Bestiaire initiatique : le Pélican, celui qui nourrit de son cœur

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Il est des animaux dont le symbole semble avoir dévoré l’animal véritable. Le pélican appartient à cette étrange famille. Oiseau des eaux, pêcheur patient, grand voilier à l’allure presque préhistorique, il est devenu, au fil des siècles, une créature du sacrifice, du sang rédempteur, de la résurrection et de la transmission. Les bestiaires médiévaux l’ont fait mourir pour ses petits ; les théologiens l’ont rapproché du Christ ; Dante l’a installé au Paradis ; Shakespeare et Musset l’ont conduit sur les scènes de la passion humaine ; les alchimistes ont donné son nom à un vase où la matière retourne sans cesse à elle-même ; les Francs-Maçons du Rite Écossais Ancien et Accepté l’ont enfin placé au cœur de l’emblématique du Rose-Croix.

Peu d’oiseaux auront ainsi accompli un aussi long voyage : de la poche sous le bec au sang du cœur, de l’étang au Temple, de l’histoire naturelle à l’histoire de l’âme.

Un pêcheur que l’imaginaire a transformé en sacrificateur

Commençons par rendre l’oiseau à lui-même. Le mot « pélican » nous vient, par le latin pelecanus, du grec pelekan, probablement apparenté à pelekus, la « hache » : image suggérée par cet immense bec qui semble avoir été taillé comme un outil. Le pélican est en effet un grand oiseau aquatique dont la mandibule inférieure porte une spectaculaire poche membraneuse.

Mais cette poche, précisément parce qu’elle est extraordinaire, a nourri l’imaginaire. Le réel est pourtant moins sanglant. Les petits pélicans reçoivent de leurs parents une nourriture régurgitée ; chez le pélican frisé, le Muséum national d’Histoire naturelle décrit d’abord une « bouillie » de poisson, puis des jeunes allant chercher eux-mêmes leur nourriture dans la gorge parentale. Le Smithsonian confirme ce nourrissage par régurgitation. Le pélican ne s’ouvre donc pas la poitrine pour alimenter sa couvée.

Et pourtant, pendant près de deux millénaires, l’Occident voulut croire qu’il le faisait.

Cette erreur d’observation est devenue une extraordinaire vérité symbolique. Voilà déjà une première leçon pour l’initié : un symbole n’est pas nécessairement la description exacte du réel ; il est parfois la révélation de ce que l’imagination humaine cherche à dire à travers lui. Le pélican zoologique ne verse pas son sang. Mais le pélican symbolique nous interroge depuis des siècles sur ce que nous acceptons de donner de nous-mêmes pour que quelque chose survive après nous.

Le Physiologus : mourir, attendre trois jours, faire revivre

La grande légende occidentale du pélican plonge ses racines dans l’Antiquité tardive et dans le Physiologus, cet étonnant ouvrage chrétien composé probablement entre le IIe et le IVe siècle, matrice d’une immense partie des bestiaires médiévaux. L’animal n’y est jamais seulement animal : lion, phénix, licorne ou pélican deviennent les lettres d’un alphabet théologique permettant de lire le monde visible comme le voile d’un monde invisible.

Le récit du pélican est particulièrement saisissant. Les petits, devenus turbulents, frappent leurs parents ; ceux-ci les frappent à leur tour et les tuent. Trois jours passent. Alors le pélican ouvre son propre flanc ou sa poitrine, selon les versions, répand son sang sur ses petits morts et les ramène à la vie. Le parallèle chrétien est transparent : création, faute, mort, attente des trois jours, sang versé et résurrection. Le Metropolitan Museum of Art, dans son étude consacrée au bestiaire médiéval, reproduit précisément cette tradition.

Isidore de Séville la transmet encore au VIIe siècle dans ses Étymologies. Il situe le pélican dans la solitude du Nil et rapporte lui aussi la mort des petits suivie, après trois jours, de leur retour à la vie grâce au sang parental.

Il faut ici être prudent avec une affirmation souvent répétée selon laquelle « la légende viendrait de l’Égypte ancienne ». Les textes médiévaux situent volontiers l’oiseau sur les bords du Nil ; cela ne suffit pas à établir que le mythe sacrificiel lui-même appartienne à la religion pharaonique. Entre une géographie imaginaire de l’Égypte et une filiation religieuse démontrée, il existe une distance que l’histoire oblige à respecter.

Cette prudence n’ôte rien à la puissance de l’image. Trois jours séparent la mort de la renaissance : désormais, le pélican appartient à cette famille de créatures où se rencontrent le phénix, le grain mis en terre, Osiris recomposé ou la matière alchimique dissoute avant sa régénération. Quelque chose doit cesser d’être ce qu’il était pour devenir ce qu’il doit être.

Du désert biblique au sang eucharistique

Une autre voie conduisit le pélican au cœur de la pensée chrétienne. La tradition latine du psaume 101 de la Vulgate faisait entendre : Similis factus sum pellicano solitudinis, « je suis devenu semblable au pélican de la solitude ». Augustin commenta lui-même cette image et rapprocha l’oiseau de la chair du Christ dont le sang donne la vie.

Le Moyen Âge fit alors du « pélican en sa piété » l’une des figures les plus reconnaissables de la charité sacrificielle. Dans les enluminures, les sculptures, les crosses, les objets liturgiques, les vitraux et les pièces d’orfèvrerie, l’oiseau se penche sur son nid, le bec contre la poitrine, tandis que les petits recueillent les gouttes de son sang.

Le Metropolitan Museum conserve ainsi un plat du XVe siècle montrant le pélican entouré de trois jeunes, associé à des grappes de raisin : l’allusion eucharistique devient presque explicite, le sang de l’oiseau répondant symboliquement au vin. Le musée conserve également un somptueux pendentif espagnol du début du XVIIe siècle où un rubis placé sur la poitrine du pélican matérialise le sang du sacrifice.

La tradition attribuée à Thomas d’Aquin poussera l’identification à son sommet dans l’Adoro te devote : « Pie Pellicane, Jesu Domine », « pieux Pélican, Seigneur Jésus ». Le pélican n’est plus seulement une comparaison zoologique : il devient un nom poétique du Christ.

La symbolique prend alors une dimension que le Franc-Maçon peut entendre au-delà même de sa formulation chrétienne : donner la vie en donnant quelque chose de soi. Non pas mourir nécessairement pour l’autre, mais consentir à ce que l’autre vive de ce que nous avons reçu, travaillé, transformé.

Dante : le Christ devient « notre Pélican »

La littérature ne pouvait demeurer étrangère à une image aussi forte. Dans le chant XXV du Paradiso, Dante évoque saint Jean comme celui qui reposa sa tête sur la poitrine du Christ lors de la dernière Cène. Mais il ne nomme pas directement le Christ. Il écrit : celui qui « giacque sopra ’l petto / del nostro pellicano » – celui qui reposa sur la poitrine de « notre Pélican ».

Quelle extraordinaire métamorphose poétique ! Le symbole est devenu suffisamment puissant pour que le nom de l’oiseau puisse remplacer celui du Sauveur. Dante sait que son lecteur comprendra.

Il y a là quelque chose de profondément initiatique.

Le langage symbolique atteint sa pleine puissance lorsque l’image n’a plus besoin d’être expliquée. Ceux qui possèdent la clef reconnaissent derrière l’oiseau une réalité qui le dépasse. Il en va de même du compas, de l’équerre, de l’acacia, de la pierre brute ou de l’étoile : pour le passant, ce sont des objets ; pour celui qui a appris à regarder, ils deviennent des portes.

Shakespeare : l’amour nourricier et son terrible envers

Shakespeare connaissait lui aussi la légende. Dans Hamlet, Laërte affirme qu’il ouvrirait ses bras à ses véritables amis et, tel le pélican qui rend la vie, les nourrirait de son propre sang.

Mais le dramaturge, comme toujours, sait retourner le symbole. Dans Le Roi Lear, le vieux souverain, dépouillé par celles auxquelles il a tout donné, appelle Goneril et Régane ses « pelican daughters ». L’image est terrible : les enfants que le père a nourris de sa propre substance deviennent ceux qui le dévorent.

Le pélican révèle ainsi l’ambivalence du don. Donner n’est pas posséder celui à qui l’on donne. Transmettre n’est pas acheter la reconnaissance. Le véritable sacrifice ne peut exiger son remboursement sous la forme de l’obéissance, de la gratitude ou de la soumission.

Voilà une méditation qui vaut aussi pour la Loge. Celui qui transmet ne fabrique pas un disciple destiné à lui ressembler. Il permet à un autre de devenir davantage lui-même.

Musset : le poète offre son cœur en nourriture

Mais c’est sans doute Alfred de Musset qui a donné au pélican sa plus célèbre incarnation dans la littérature française. Dans La Nuit de mai, publiée en 1835, la Muse décrit le grand oiseau revenant vers ses petits après avoir vainement cherché de la nourriture. L’Océan n’a rien donné ; alors le père pélican offre ce qu’il lui reste : lui-même.

Musset écrit cette formule foudroyante : « Pour toute nourriture il apporte son cœur. »

Le pélican chrétien devient ici le poète. L’œuvre véritable ne serait jamais totalement extérieure à celui qui l’écrit : elle prendrait quelque chose de sa blessure, de ses échecs, de ses amours, de ses morts intérieures. Les « grands poètes », poursuit Musset, nourrissent leurs lecteurs comme les pélicans nourrissent leurs petits : il demeure toujours quelque goutte de sang suspendue à leur parole.

Nous retrouvons une vieille conception initiatique de l’œuvre : nul ne transmet vraiment ce qu’il n’a pas éprouvé. Le savoir seulement livresque demeure froid. La connaissance devient sagesse lorsqu’elle a traversé l’être.

Dans le labORratoire : quand le pélican devient un vase

Puis survient une métamorphose fascinante : l’oiseau entre dans le labORatoire.

Les alchimistes nomment « pélican » un vase de verre destiné à la circulation. Sa forme explique son nom : le récipient possède des bras latéraux permettant aux vapeurs qui s’élèvent, se condensent puis redescendent de revenir dans le corps même du vase. Le distillat retourne donc continuellement vers la matière dont il est issu. Princeton décrit explicitement ce dispositif dans les traditions liées aux Ripley Scrolls : les « bras » du pélican permettent une circulation continue dans le flacon. Wellcome conserve par ailleurs une représentation d’un « double pelican » attribuée à la tradition du Liber de arte Distillandi de Compositis de Hieronymus Brunschwig, publié en 1512.

Nous sommes devant une extraordinaire rencontre du labORatoire et du mythe.

Le vase ressemble au pélican penché sur lui-même ; mais il accomplit également chimiquement ce que le symbole raconte spirituellement : ce qui sort de lui retourne en lui pour le transformer.

La circulatio alchimique n’est donc pas un simple mouvement circulaire. La matière monte, se volatilise, se refroidit, redescend, recommence. Chaque passage travaille la substance. Rien n’est véritablement perdu ; ce qui s’est élevé doit revenir dans le corps de l’Œuvre.

Pour l’initié, l’analogie devient presque trop belle pour être ignorée. Nous aussi revenons sur les mêmes symboles. L’équerre aperçue à vingt ans n’est plus tout à fait celle que nous contemplons trente ans plus tard. Le rituel est le même, et pourtant il ne l’est plus, parce que celui qui revient au symbole a changé.

Le pélican alchimique enseigne ainsi la fécondité du retour. Reprendre n’est pas répéter. Relire n’est pas recommencer. La circulation transforme.

De la nigredo au rouge du sang

On comprend pourquoi le pélican a naturellement rencontré la grande grammaire de l’alchimie : dissolution et coagulation, mort et renaissance, séparation et réunion. Les Ripley Scrolls figurent précisément un vase-pélican dans lequel la matière première subit son processus de dissolution ; Princeton rappelle la proximité symbolique entre la matière sanguine représentée dans le vase, la légende de l’oiseau et le sacrifice christique.

Il faut cependant résister à la tentation de fabriquer une équivalence trop mécanique – « le pélican signifie la Pierre philosophale », « son sang est forcément le Soufre », « ses petits représentent nécessairement telle opération ». L’alchimie n’est pas un dictionnaire où un symbole posséderait une traduction unique. Elle fonctionne davantage comme la poésie : par correspondances, déplacements et résonances.

Dans cette perspective, le pélican parle magnifiquement de l’Œuvre qui se nourrit d’elle-même. La matière est travaillée par ce qu’elle produit ; l’adepte est transformé par le travail qu’il accomplit ; le commencement, après de nombreuses circulations, devient la matière même de l’accomplissement. Le vase est fermé, mais il n’est pas immobile. Voilà peut-être l’une des plus belles définitions de l’intériorité initiatique.

Le Pélican du Rose-Croix

Et nous voici arrivés au seuil du Temple. Dans le Rite Écossais Ancien et Accepté, le pélican appartient publiquement à l’emblématique du 18e degré, Chevalier Rose-Croix. Des présentations officielles du Rite écossais américain montrent sur le bijou du degré un pélican nourrissant ses petits, associé à la rose, à la croix et au compas ; une iconographie classique le représente avec sept petits.

Le rapprochement avec la tradition chrétienne est historiquement évident. Les sources officielles du Scottish Rite rappellent d’ailleurs que le 18e degré s’est construit sur une très forte imagerie chrétienne, progressivement interprétée, dans plusieurs juridictions, selon une lecture plus universaliste centrée sur la loi d’amour, la tolérance et la fraternité humaine. Pour autant, réduire le pélican Rose-Croix au seul commentaire de l’iconographie chrétienne serait manquer une partie de sa profondeur initiatique.

Car que fait-il ? Il donne. Et ce qu’il donne ne vient pas de ce qu’il possède extérieurement, mais de son propre centre.

Le Franc-Maçon pourrait alors lire la poitrine ouverte comme une autre manière de représenter ce centre intérieur vers lequel conduit tout travail véritable. Après avoir cherché longtemps hors de lui les matériaux du Temple, l’initié découvre qu’une part de l’Œuvre doit être tirée de lui-même. Non de son ego, mais de ce qu’il a lentement rectifié, purifié, pacifié.

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Le pélican devient ainsi l’antithèse de l’avare spirituel. Il ne conserve pas la connaissance. Il ne collectionne pas les degrés comme des décorations. Il ne thésaurise pas les mots, les fonctions ou les secrets. Ce qu’il a reçu doit circuler.

Pourquoi sept petits ?

L’iconographie maçonnique du pélican montre fréquemment sept oisillons. Le nombre invite évidemment au commentaire : sept jours de la Création, sept planètes traditionnelles, sept métaux de l’alchimie, sept arts libéraux, sept vertus dans la tradition chrétienne, accomplissement d’un cycle…

On peut également être tenté d’y voir l’union du trois, traditionnellement associé au principe spirituel, et du quatre, lié à la manifestation, aux éléments, aux directions de l’espace : 3 + 4 = 7, rencontre du Ciel et de la Terre.

Mais il convient ici de distinguer la documentation historique de la méditation symbolique. Toutes ces correspondances ne constituent pas nécessairement l’explication originelle et officielle des sept petits du pélican Rose-Croix. Elles appartiennent à cette liberté herméneutique que pratique depuis toujours l’esprit symbolique.

Et c’est peut-être mieux ainsi. Un symbole que l’on aurait définitivement expliqué serait un symbole mort.

Le maître véritable ne donne pas ses réponses : il donne de quoi vivre

Le pélican possède enfin une signification particulièrement belle pour la Franc-Maçonnerie : la transmission.

Dans une Loge vivante, les anciens ne sont pas ceux qui savent tout. Ils devraient être ceux qui ont suffisamment travaillé pour pouvoir donner sans s’appauvrir. Ils transmettent une mémoire, une méthode, une attitude devant le symbole ; puis ils acceptent que les plus jeunes en fassent quelque chose qu’eux-mêmes n’avaient pas prévu.

La nourriture du pélican n’est donc pas seulement le sang du sacrifice : elle devient la connaissance transformée en nourriture. Il existe une différence immense entre instruire et initier. Instruire consiste souvent à remplir. Initier consiste à éveiller une faim, puis à montrer où chercher. Le mauvais maître veut être indispensable. Le véritable transmetteur travaille à devenir inutile. À ce point précis, le pélican rejoint le geste de tous ceux qui ont vraiment enseigné : parents, maîtres, poètes, artistes, initiateurs. Ils savent qu’un jour leur parole devra continuer sans eux.

Du pélican au phénix : deux manières de renaître

Dans le grand bestiaire initiatique, le pélican forme avec le phénix un couple particulièrement fécond. Le phénix meurt afin de renaître lui-même. Le pélican, lui, se blesse afin qu’un autre vive.

Le premier est le symbole d’une régénération personnelle ; le second, d’une régénération transmise. Avec le phénix, je traverse le feu pour devenir autre. Avec le pélican, ce que je suis devenu devient nourriture pour ceux qui viennent. Ainsi pourrait-on lire les deux oiseaux comme deux temps de l’initiation : se transformer, puis transmettre.

La première opération serait incomplète sans la seconde. Car à quoi servirait d’édifier son Temple intérieur si aucune de ses pierres ne contribuait jamais à la construction du Temple de l’Humanité ?

Le cœur comme ultime nourriture

Au terme de son voyage, le pélican apparaît donc très différent de l’oiseau que nous apercevions au bord de l’eau. La zoologie nous disait : un pêcheur, une poche, une régurgitation. L’imaginaire en a fait un animal qui donne son sang. Le christianisme en a fait une image du sacrifice rédempteur. Dante l’a élevé jusqu’au Paradis. Shakespeare en a montré la tendresse comme la face tragique. Musset en a fait le patron sanglant des poètes. Les alchimistes l’ont transformé en vase de circulation. Le Rose-Croix l’a placé parmi les grandes figures de l’Amour et de la régénération.

Mais derrière toutes ces métamorphoses demeure une même question. Qu’avons-nous véritablement à donner ?

Nos titres ? Ils disparaîtront. Nos fonctions ? D’autres les occuperont. Nos certitudes ? Le temps les érodera. Même nos bibliothèques – dispersées – finiront entre d’autres mains.

Il reste ce que nous avons transformé en nous et que nous aurons su transmettre.

C’est peut-être pourquoi le pélican demeure l’un des animaux les plus profondément initiatiques du bestiaire. Il ne montre ni la puissance du lion, ni l’ascension de l’aigle, ni l’immortalité flamboyante du phénix. Il accomplit un geste infiniment plus humble : il se penche vers ceux qui viennent après lui.

Et Musset avait trouvé les mots qui pourraient presque lui servir de devise : « Pour toute nourriture il apporte son cœur. »

Dans le Temple comme dans la vie, il arrive un âge où l’on comprend que la vraie question n’était peut-être pas de savoir tout ce que nous pouvions recevoir de l’initiation, mais ce que, devenus à notre tour pélicans, nous serions capables d’en transmettre.

Si tel est ton désir, quelques repères pour prolonger la lecture

Le Physiologus ; Isidore de Séville, Étymologies, livre XII ; Adoro te devote, traditionnellement attribué à Thomas d’Aquin ; Dante Alighieri, Divine Comédie, Paradiso, chant XXV ; William Shakespeare, Hamlet et King Lear ; Alfred de Musset, La Nuit de mai (1835) ; Hieronymus Brunschwig, Liber de arte Distillandi de Compositis (1512) ; Giambattista della Porta, De Distillationibus (1608) ; iconographie des Ripley Scrolls et du 18e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté. Images générées par IA

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Erwan Le Bihan
Erwan Le Bihan
Né à Quimper, Erwan Le Bihan, louveteau, a reçu la lumière à l’âge de 18 ans. Il maçonne au Rite Français selon le Régulateur du Maçon « 1801 ». Féru d’histoire, il s’intéresse notamment à l’étude des symboles et des rituels maçonniques.

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