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Une crèmerie… maçonnique ! (pourquoi cela est-il possible ?)

Une loge maçonnique américaine, la loge « Cazenovia » de la Grande Loge de l’État de New-York, a décidé… d’ouvrir une crèmerie !

« Nelson’s Cremery » est un nouvel établissement culinaire, qui vous proposera glaces, milk-shakes et autres laitages afin d’affronter l’été avec enthousiasme !

Les frères de la loge Cazenovia, qui déclarent ouvertement être derrière ce projet ont décidé de s’approvisionner localement en lait et produits frais, afin d’offrir une qualité et un goût à la hauteur des attentes du public. Cela leur permettra également de soutenir les entreprises fermières locales.

En outre, cet établissement ne sera pas autorisé à reverser à qui que ce soit ses bénéfices, puisqu’il ouvre ses portes sous le régime « 501(c)10 » américain. Ce régime particulier, exempt de taxation désigne les établissements à buts caritatifs. Tous les fonds dégagés iront à la fois au soutien des travaux de cette loge créatrice, mais aussi contribueront au financement de bonnes œuvres dans la communauté environnante.

La maçonnerie américaine diffère quelque peu de la maçonnerie continentale, car elle considère le soutien aux œuvres caritatives comme étant l’un de ses principaux objectifs. En conséquence, les activités d’assistance aux communautés environnantes sont très communes au sein des loges des États-Unis d’Amérique. De plus, les francs-maçons Américains n’hésitent pas à se dévoiler au public, arborant souvent fièrement leur appartenance à l’Art Royal.

Le développement de la maçonnerie Américaine a suivi le développement de la société environnante, qui a permise aux maçons Américains une extériorisation qui n’existe tout simplement pas en France, pour de complexes raisons historiques. Autre différence majeure, les maçons Américains (liés à la GLUE anglaise) ne travaillent pas sur des travaux (planches) pendant leurs tenues.

La crèmerie Nelson ouvrira ses portes le 29 mai 2021.

https://www.facebook.com/nelsoncreamery

Le premier empereur des Français s’expose !

La Villette nous entraîne à la rencontre du premier empereur français, avec une exposition événement organisée à l’occasion du bicentenaire de sa mort. Découvrez l’incroyable destinée de Napoléon, du 28 mai au 19 décembre 2021.

Il est l’un des plus grands personnages de l’Histoire de France : Napoléon est au cœur de l’exposition événement installée à la Grande Halle de La Villette. Autant admiré que controversé, ses défaites et ses victoires militaires, sa politique, et son héritage culturel ont durablement marqué le pays, et même l’Europe.

Cette exposition créée en partenariat avec le Grand Palais et des musées prestigieux tels que le musée de l’Armée, le musée national du château de Fontainebleau ou encore le musée du Louvre, et la Fondation Napoléon.

Pour mémoire, en 2021 nous commémorons le bicentenaire de la mort de l’Empereur. Pour retrouver le calendrier général des événements avec toutes les manifestations classées mois par mois : https://fondationnapoleon.org/2021-annee-napoleon-calendrier-general-des-evenements/

Infos pratiques :

La Grande Halle de La Villette

211 Avenue Jean Jaurès, 75019 Paris

Du 28 mai 2021 au 19 décembre 2021 – Ouvert tous les jours de 10h à 19h.

Tarifs : jusqu’à 7 ans : Gratuit/- de 25 ans : 15 €/plein tarif : 20 €

Site officiel : lavillette.com

Réservation : bit.ly/3bXINmw

Source : expo-napoleon.fr

Emile Combes, un des héros de la laïcité française

Voici 100 ans disparaissait Emile Combes, un des héros de la laïcité française pour les uns, et fortement décrié par les autres. Notre homme n’était pas un imbécile: il était docteur en théologie. Il abandonne la carrière ecclésiastique à laquelle il se destinait d’abord, pour les cieux plus purs de la politique. Entre temps, il sera initié puis restera Franc-Maçon durant plus de 50 ans.


Au début du siècle dernier, les relations de la France avec le Saint-Siège s’enveniment du fait de la politique dite « anticléricale » menée par Émile Combes et de l’intransigeance du nouveau pape Pie X. Le 29 juillet 1904, le gouvernement décide de rompre les relations diplomatiques avec le Vatican. Dès lors, la voie est ouverte à la séparation des Églises et de l’État. Le rapporteur Aristide Briand fera adopter la loi par les députés. Elle sera promulguée le 9 décembre 1905.

Il s’agit en fait d’une revendication ancienne (et essentielle) des républicains dont l’anticléricalisme s’apparentait à une « foi laïque», rationaliste et positiviste, en partie issue des Lumières. Le progrès, la science, l’éducation devaient faire reculer l’ignorance, l’obscurantisme et la superstition. Le pouvoir civil devait soumettre le pouvoir religieux et l’exclure de la vie politique et de la société.

Deux visions de la laïcité

Sénateur, président du Sénat, ancien ministre, Emile Combes devient président du Conseil en mai 1902. Figure importante du radicalisme, il est appelé, après la victoire du Bloc des gauches, à mener une politique anticléricale destinée à réduire la puissance de l’Eglise catholique dans la société civile, et une politique de fermeté destinée à républicaniser l’administration de l’Etat, la magistrature et l’armée. La loi du 7 juillet 1904 dite loi Combes sera intransigeante dès son article premier: « l’enseignement de tout ordre et de toute nature est interdite en France aux congrégations ».
Il existe cependant, plusieurs positions concernant la laïcité. En fait, il s’agit de divers courants d’interprétation politique et culturelle partagés entre la tradition rationnelle héritée de l’empire romain et la tradition sémitique judéo-chrétienne plus symbolique et relationnelle. Cela s’est traduit dans l’opposition entre Aristide Briand préconisant une séparation libérale, tolérant la pluralité des institutions catholiques, leur expression publique et leur spécificité de fonctionnement « dans la mesure où leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi », se référant ainsi à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et Émile Combes voulant maîtriser l’action de l’Église par le contrôle des évêques selon le vœu des auteurs de la Constitution civile du clergé, les réduisant à un rôle de fonctionnaires.

Plus de 50 ans en Franc-Maçonnerie

Né à Roquecourbe, dans le Tarn, le 6 septembre 1835, dans un milieu modeste, Emile Combes fait des études grâce à un parrain et cousin curé. Docteur en philosophie avec une thèse sur saint Augustin et une autre en latin sur saint Bernard et Abélard, il est nommé professeur dans l’enseignement catholique. Mais il perd la foi et, pour se marier avec son amoureuse, d’un milieu plus aisé, il change de métier, devenant docteur en médecine (1868), nous apprend le quotidien L’Humanité.

Initié en 1869 à la loge maçonnique du Grand Orient de France, « Les Arts Réunis de Barbezieux », ce républicain commence une vie politique au niveau local. Avant de poursuivre une carrière nationale et de devenir sénateur, plusieurs fois ministre. Au moment de l’affaire Dreyfus, il s’affirme comme un des partisans les plus déterminés de la révision du procès et entreprit dans le pays, dans la presse et au Parlement, une lutte passionnée pour la « défense républicaine et laïque ». 
Nommé président du Conseil en mai 1902, il quitte la fonction en janvier 1905 à la suite des remous causés par l’affaire des fiches qui avait déjà amenée le général André à se retirer le 15 novembre 1904. Il occupe une dernière fois, le poste de ministre entre octobre 1915 et janvier 1916, avec comme président du Conseil Aristide Briand. Emile Combes est réélu sénateur quelques mois avant son décès, le 25 mai 1921.

Les Francs-Maçons Anglais tentent d’aider l’Inde, ravagée par le virus

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Les Francs-Maçons de la GLUE ont récolté parmi leurs membres 50,000 £, destinés à aider l’Inde à sortir de la grave crise sanitaire liée à la COVID-19 qu’elle subit actuellement.

Depuis quelques semaines, les infections ont explosé en Inde, mettant le gouvernement du pays en difficulté face à la rapidité des contagions.

Données utilisées avec l’accord du COVID-19 Data Repository by the Center for Systems Science and Engineering (CSSE) at Johns Hopkins University.

Si le taux d’infection commence tout juste à baisser, les difficultés restent très grandes pour la majeure partie de la population, pour qui les tâches quotidiennes de la vie sont difficiles à exécuter. Ainsi, pour beaucoup se nourrir est devenu un défi, et la somme réunie par ces frères servira à acheter et distribuer 1700 colis alimentaires d’urgence.

Ces colis alimentaires seront acheminés en Inde grâce à l’organisation non gouvernementale (ONG) Plan International, qui est focalisée sur une aide à destination des enfants en bas âge et de leurs familles dans le besoin.

Image par Raam Gottimukkala de Pixabay, libre de droits d’auteur.

La maçonnerie anglaise (UGLE) a pour particularité de considérer les actes de charité comme un devoir des membres de leur Ordre. Les francs-maçons en France sont moins enclins en général à concevoir le don comme un devoir, mais des actions caritatives collectives sont quand même régulièrement observées par certaines obédiences.

Sans parler des frères et sœurs qui, dans leur quotidien, peuvent choisir d’agir afin de venir en aide à leur prochain. Les frères et sœurs français devraient-t-ils aussi, selon vous venir en aide au peuple Indien ? Laissez-nous votre commentaire ci-dessous !

Pour plus d’informations en anglais, veuillez consulter le lien suivant: https://www.oxfordmail.co.uk/news/19327755.50-000-aid-sent-india-help-crisis/

Faut-il se battre pour des mots (maux) ?

Les francs-maçons, pour peu qu’ils soient érudits, adorent se prendre au sérieux ! Attention, faut pas ci, faut pas çà !

Les francs-maçons de base eux s’en balancent aisément ! Pour eux, ce qui compte c’est d’être en bonne compagnie, de savoir vivre et aussi de bien se tenir à table ! Un zeste de philosophie, une certaine solennité et tout va bien Madame la Marquise !

Il y a bien des puristes qui vont vous démontrer que les valeurs c’est sacré !  Et d’autres que le bon Dieu, c’est de la calotte pur sucre !

On va pas en faire un fromage, chacun a le droit d’avoir sa marotte !

Moi ce qui me plaît, c’est de ne pas me prendre la tête et d’être de bonne humeur !

Faut dire qu’aujourd’hui, la bonne humeur et les gens simples et heureux, cela ne court pas les rues !

Et en plus les grincheux qui ont peur de tout, ils sont souvent vieux et souvent hargneux !  On essaye bien de leur faire parler d’autre chose mais, y a pas ; plus régulier que moi tu meurs  ou plus laïc que moi j’y crois pas, c’est selon !

Tout cela c’est pas grave ! Faut bien que vieillesse se passe ! Heureusement que la plupart du temps, tout va pour le mieux et on rigole bien quand on se retrouve !

Ne serait-ce pas cela l’initiation ? Apprendre à rigoler !

Loge maçonnique et Fight Club, mêmes combats !

Par leur fonctionnement, une loge maçonnique et les fights clubs du roman de Chuck Palahniuk sont plus proches qu’on ne le pense.

Entre deux déconfinements, j’ai lu un très intéressant roman : Fight Club de Chuck Palahniuk, paru en 1996. Les plus cinéphiles auront reconnu la base du film éponyme de David Fincher de 1999, considéré comme culte (et en dépit de sa qualité, moins fouillé que le roman).

Le roman nous plonge dans le flux de conscience du narrateur, un jeune cadre dynamique en pleine crise de sens. Le narrateur, qui occupe un emploi très lucratif d’expert pour l’industrie automobile (en termes contemporains, on parle de bullshit job) fait la connaissance d’un homme très particulier ,Tyler Durden. Suite à un concours de circonstances, le duo va d’abord cohabiter, puis commettre des plaisanteries potaches plus ou moins osées (insérer des images pornographiques dans un film d’animation destiné aux enfants, par exemple), avant de créer le fight club, un club très particulier où l’on obéit à un certain nombre de règles. La première règle est : « on ne parle pas du fight club ». La deuxième, dans le même esprit, est : « on ne parle pas du fight club ». Puis petit à petit, malgré la règle du secret, d’autres clubs vont naître un peu partout, et se fédérer en organisation violente, nihiliste, dont le but est d’anéantir l’aliénante société de consommation et faire émerger autre chose. Un équivalent de notre Ordo ab KO, je suppose…
Je vous épargne la révélation finale et l’épilogue, vous la lirez dans le livre.

Le narrateur est un homme sans réelle histoire, mais qui semble avoir réussi sa vie : il a bouclé ses études à l’université, a trouvé un emploi assez lucratif, est devenu propriétaire de son appartement et consomme bien ce qu’on lui dit de consommer. Mais à y bien regarder, sa vie est d’une tristesse infinie : il n’a ni famille, ni amis et n’entretient guère de relations avec ses collègues. A l’inverse, l’autre protagoniste, Tyler Durden a une vie très riche mais très instable, vit dans un bâtiment en ruines, n’a pas d’emploi du temps régulier et semble vivre plus intensément que le narrateur. Et Tyler a bien un sens à son existence : la libération par la violence du carcan aliénant et destructeur de la société de consommation.

Le fight club fonctionne selon un ensemble de règles très précises : on ne parle pas du fight club, on se bat torse et pieds nus, on y oublie toutes les conditions sociales. Tout le monde doit combattre, dès la première fois. Le fight club n’existe qu’entre l’ouverture et la fermeture des combats. Le narrateur y parle de « tout démolir pour faire quelque chose de mieux que soi-même ». Les personnages poussent d’ailleurs cette idée à son point le plus extrême, mais ne divulgâchons pas.

A ce stade, je ne puis m’empêcher de faire un parallèle avec une Loge maçonnique : celle-ci ne fonctionne qu’entre l’ouverture et la fermeture des travaux, on y dépose ses métaux (richesses, ornements, conditions sociales etc.). Et il y a bien évidemment le secret sur les rituels, le secret d’appartenance et le secret du vécu intime. De là à penser à un fight club… Certes, il existe des prises de bec et des moments de canonnades très violents, sans compter les rivalités et les inimitiés (pour mémoire, la fraternité, c’est bien joli, mais n’oublions pas que le premier meurtre du mythe judéo-chrétien était un fratricide). Néanmoins, nous n’en sommes pas à nous battre. Mais allons plus loin que le simple symbole de l’affrontement viril.

Dans le cadre du fight club, des gens bien sous tout rapport se livrent à cet exercice primitif du duel, pour des raisons apparemment individuelles. Mais pour chaque combattant, qui est son adversaire ? Est-ce son clone dans la société ? Ou bien est-ce autre chose ? Et si c’était lui-même que le combattant affrontait ? Vaincre son adversaire pour se détruire soi-même et se reconstruire après, n’est-ce pas là une forme d’initiation ?

En fait, qu’il s’agisse d’une Loge ou d’un fight club, c’est l’inévitable confrontation qui nous fait avancer. Sans friction, rien ne peut se passer. C’est pour cela que la démarche initiatique nous enseigne à concilier les contraires, à canaliser les « oppositions nécessaires et fécondes ». Les idées et leur réalisation naissent dans la friction, le contact, l’opposition. Il n’y a pas à proprement parler de sentiers fleuris de l’initiation, mais plutôt des pentes abruptes et escarpées. La construction du sens de sa propre existence ne peut se faire que lors de la rencontre avec l’autre, et qui dit rencontre dit friction, désaccord, affrontement, différence, altérité etc. L’initiation doit nous aider à transcender ces oppositions et donner le meilleur de nous mêmes. Après, y-a-t-il un sens à devenir meilleur dans un monde toujours plus absurde et aliénant ? La réponse à cette question est individuelle, propre à chacun et ne pourra être construite que par la confrontation. La confrontation, pacifique ou guerrière nécessite de se dépouiller des artifices et d’être nu face à soi-même, mais avec les autres. Elle nécessite aussi un certain courage pour se dépasser, tant elle est coûteuse en énergie. A une petite différence : le fight club fait appel à la sauvagerie, aux passions et à l’animalité que nous portons tous, quand la Franc-maçonnerie nous amène justement à faire le contraire, à savoir soumettre nos volontés et vaincre nos passions. L’acceptation des règles et la soumission à ces règles (les cinq règles du fight club comme les rituels, incluant la délicate question de la prise de parole) sont les clefs initiatiques de la libération de soi. Abandonner les artifices, permettre l’expression de soi dans un cadre défini, n’est-ce pas là l’initiation, justement ? En un sens, une loge et un fight club ont bien plus de points communs qu’on ne l’imaginerait.

Sur ce, je vous laisse, j’ai rendez-vous dans un genre de club dont il est interdit de parler.

Je vous embrasse.

LA VOCOTHERAPIE

par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Désormais, l’utilisation des sons à des fins thérapeutiques est admise par de nombreux médecins sous le nom de « sonothérapie ». D’une manière générale, cette pratique consiste à produire des sonorités à proximité d’un patient, au moyen d’instruments de musique ou d’appareils électroniques, afin d’agir par résonance sur ses cellules, ses organes et ses fonctions vitales, mais aussi sur ses processus mentaux.

Cela étant, aucun sonothérapeute sérieux ne prétendra guérir ainsi toutes les maladies dont l’être humain peut souffrir. En règle générale, la sonothérapie s’inscrit d’ailleurs dans un protocole médical dont elle n’est que l’un des éléments.

Les sons mystiques

Si l’usage des sons par la médecine est relativement récent, la vocothérapie est très ancienne, puisqu’elle était enseignée dans les Écoles de Mystères de l’Antiquité. Les Esséniens, Fraternité mystique établie à l’origine en Égypte, puis en Israël et en Grèce, où ils étaient connus sous le nom de « thérapeutes » (mot qui signifie littéralement « ceux qui prennent soin des autres »), l’utilisaient également. Spécialisés dans la guérison, ils entonnaient souvent des sons vocaux à proximité des malades, qu’ils soignaient en même temps au moyen du magnétisme, par imposition des mains. À défaut de les guérir, cette pratique permettait au moins de soulager leurs souffrances, ne serait-ce que quelque temps.

De nos jours, la vocothérapie fait parte intégrante des enseignements de l’A.M.O.R.C. Elle est fondée sur l’utilisation de sons vocaux (douze au total) ayant chacun des effets physiques, psychiques et spirituels particuliers. Certains de ces sons étaient employés jadis par les Esséniens ; d’autres sont spécifiques à la Tradition rosicrucienne et font partie de l’héritage que l’Ordre de la Rose-Croix a reçu d’un passé plus ou moins lointain. Lorsqu’ils sont entonnés correctement, sur la note qui leur est propre et en se concentrant sur leur pouvoir thérapeutique, ils produisent des vibrations qui agissent d’une manière positive sur nos cellules, nos organes et nos fonctions vitales.

La vocothérapie

Chacun s’accorde à dire que la musique exerce une influence sur l’être humain. Selon son style, son rythme et son intensité, elle excite ou apaise, rend joyeux ou triste, inspire ou “lobotise”. S’il en est ainsi, c’est parce qu’elle agit à la fois sur les plans physique, mental, émotionnel et spirituel de notre être. Étant donné que la voix humaine est en elle-même un instrument, les sons qu’elle émet ont nécessairement un effet sur nous. Parmi ces sons, et comme je l’ai expliqué précédemment, certains ont des vertus thérapeutiques. Ceux-là sont universels, de sorte qu’ils peuvent être entonnés par tout individu, quelle que soit la langue dans laquelle il s’exprime. À titre d’analogie, Aïe est celui que quasiment toute personne prononce lorsqu’elle s’est fait mal…

Est-ce à dire que la vocothérapie peut se substituer à la médecine ou à la chirurgie ? Bien sûr que non. Il faut plutôt la considérer comme un complément. C’est précisément ce que font les Rosicruciens. À ce propos, il est peut-être utile de préciser qu’environ 10 % des membres de l’A.M.O.R.C. exercent une profession médicale ou paramédicale. Ceci n’est pas vraiment nouveau, car l’Ordre de la Rose-Croix, depuis ses origines historiques au XVIIe siècle, a toujours  compté des médecins éminents dans ses rangs : Robert Fludd, Jean-Baptiste van Helmont, Thomas Vaughan, William Crookes, William Harvey, Charles Littlefield… De nos jours, l’Université Rose-Croix Internationale, parrainée par l’A.M.O.R.C. depuis le début du XXe siècle, comporte une section en médecine, dont les travaux sont régulièrement publiés dans la revue Rose-Croix, accessible au public.

Côte d’Ivoire: Sylvère Koyo, Grand maître de la GLCI pour une seule année

Successeur provisoire d’Hamed Bakayoko à la tête de la Grande loge de Côte d’Ivoire, l’avocat d’affaires Sylvère Koyo devrait réformer les textes qui régissent l’institution maçonnique. Il aura seulement un an, pour assurer cette tâche jugée titanesque.

Sans attendre la fin du deuil maçonnique de trois mois, les frères de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI) ont donc désigné un remplaçant au premier ministre décédé Hamed Bakayoko, en attendant la prochaine assemblée générale de l’obédience.

Depuis un mois, l’avocat d’affaires Sylvère Koyo assure l’intérim du Grand maître de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), décédé le 10 mars. Selon nos confrères de JeuneAfrique, il assurera cette fonction durant un an. Un temps court pour réaliser la réforme en profondeur des textes de son obédience maçonnique. Elle voudrait revoir totalement la durée du mandat, qui ne serait plus comme actuellement, mais limitée dans le temps. D’autres sources estiment qu’il a été désigné pour gérer les affaires courantes et maintenir en éveil la Grande Loge.

Le Franco-ivoirien Sylvère Koyo est familier des arcanes de l’État pour avoir conseillé plusieurs gouvernements. Ancien Grand maître de la province du sud-est, rapporte JeuneAfrique, il avait été élu en 2017 député Grand maître (soit le numéro deux de la GLCI), après le décès de de Cadio Come Justin Joseph Coffie alias Pomelie Coffie en novembre 2016. Il aurait ainsi développé un important réseau, sur lequel il s’appuierait dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

Une franc-maçonnerie plurielle

Fruit d’une longue histoire liée au fait colonial, la franc-maçonnerie en Côte d’Ivoire est une constellation d’obédiences réparties entre obédiences dites « régulières » et obédiences dites « libérales et a-dogmatiques ».
Pour Francis Akindès, professeur de sociologie à l’université Alassane Ouattara, l’aventure maçonnique ivoirienne a commencé en 1930 avec la création à Abidjan d’une loge affiliée au Grand Orient de France (GODF), nommée « Fraternité africaine». En 1957, la Grande Loge de France (GLDF) ouvrait une première loge à Abidjan appelée « Concorde universelle ».
Un an après l’indépendance, en 1961, le projet de fusion des loges promu par le GODF et la GLDF, aboutit enfin. Fraternité africaine, affiliée au Grand Orient de France, et trois loges affiliées à la Grande Loge de France – Concorde universelle et Fraternité Indépendance à Abidjan et Unité et progrès à Bouaké – fusionnèrent pour créer une nouvelle obédience nationale appelée la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI).
Selon les documents que nous avons pu consulter, née officiellement en 1989, l’actuelle Grande Loge de Côte d’Ivoire se réclame de la Franc-maçonnerie Régulière et revendique des liens étroits avec la Grande Loge Nationale Française (GLNF) et la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA).
À ce jour, la GLCI compterait, plus de 2000 membres, dont des ministres, des magistrats, des hommes d’affaires ou encore des officiers généraux, comme des anonymes.

Mon voisin est un sentimental

Il s’est installé un jour dans la maison d’à côté. Le bonhomme était un peu effrayant, une peau velue, des pieds immenses, des yeux plus ahuris que méchants et une bouche énorme comme prête à manger un marmot en une seule bouchée. Qui était- ce ? « Monsieur Ogrousky, natif de Moscovie » !

Mr Ogrousky affichait « une inquiétante étrangeté » mais ce titan avait plutôt un air débonnaire et paraissait affligé d’une grande timidité. Elle le conduisait à marcher seul à travers notre campagne et à retourner discrètement à son logis….

Un jour du mois d’avril, quelle fut ma surprise, dans un petit chemin de mousses, de voir cet humanoïde solitaire, assis en boule, (en grosse boule) et en proie à des sanglots si longs qu’ils vous arrachaient l’âme. Mon voisin faisait vraiment peine à voir  et à entendre ! Difficile dans ces conditions de passer indifférente à une telle affliction. Je m’arrêtais et interrogeais Monsieur Ogrousky pour tenter d’identifier l’origine d’un désespoir aussi bruyant. Sans doute sensible à mon amabilité, il me confia d’une voix accablée que réfugié volontairement loin du monde depuis plusieurs mois, il n’arrivait pas à se débarrasser malgré ses efforts, de la culpabilité immense qui l’habitait : celle d’avoir si longtemps défrayé la chronique des contes populaires par ses repas carnassiers et anthropophages d’autant de veuves et d’orphelins qu’il avalait d’un coup, comme une huitre au fond du palais !  

Dès mon premier regard, je l’avais déjà compris : Mr Ogrousky était un ogre. Mais en ce triste instant je saisissais avec ses explications délivrées entre deux suffocations, qu’il avait, en s’installant loin des sombres et inquiétantes forêts, pris la décision de se retirer définitivement des histoires bien trop cruelles. Malheureusement pour lui, le souvenir de ses mauvaises habitudes le plongeait dans un remords dévorant, le livrait cœur et esprit à un tourment d’enfer dont il ne voyait pas comment il pourrait s’en libérer ! Cette peine écrasante et son désir de rédemption me touchèrent. Ayant quelques expériences passées à tenter d’éviter de m’égarer sur les sentiers de l’erreur, je compatissais à son abattement. Avec humanité je lui proposais que nous prenions, puisque nous habitions à proximité, des moments où en confiance, au bord de la rivière apaisante, sous un acacia, il se laisserait aller à – comment dirais je ?- à « la verbalisation de ses peurs ». La parole est en effet toujours salutaire. Comme je l’avais entrepris moi-même, de rendez vous en rendez vous avec une oreille « écoutante », je pouvais lui attester que c’était la seule manière de dominer la vision effrayante du monde que j’imaginais autrefois comme devant être emporté par le fanatisme, l’ignorance et l’ambition ! J’avais du être convaincante. Il accepta ma proposition : il espérait comme je le lui promettais, pouvoir ramener, en des jours prochains, paix et sérénité dans son cœur en tordant le cou à ses effrois personnels.

De fait, les choses allèrent assez vite ! Plus nous évoquions ces lourds drames qui le hantaient, plus ceux-ci se délitaient, confrontés à une saine raison critique. Ainsi Monsieur Ogrousky venait à penser différemment les situations qu’il avait vécues. Ainsi  reconnaissait- il avoir été un benêt pour s’être   fait voler par le Petit Poucet ses magnifiques bottes de sept lieues. Il prenait conscience de son orgueil froissé et de sa rage idiote contre le Petit Poucet lui même. De plus, Monsieur Ogrousky me confia qu’il possédait alors une autre paire de bottes dans son armoire et qu’il n’avait nullement eu à craindre de l’impossibilité de se déplacer par grands bonds …  Quant à l’aventure avec le Chat du Marquis de Carambar, il admit qu’il s’était un peu trop vite laissé aller à l’enthousiasme des métamorphoses. Il avait indubitablement manqué de prudence en se changeant en souris. Mais, selon lui la façon dont l’histoire avait été par la suite racontée, était le choix d’un conteur soucieux d’une fin rassurante pour satisfaire les enfants en faisant perdre la face à l’ogre, encore une fois ! Convenons-en, au moins ici, entre initiés, ajoutait mon voisin si particulier, la supériorité accordée au félin n’était que fausseté puisque c’était bien par son agilité que lui (alors en petite souris) avait su échapper au dangereux coup de patte du matou ! Il y a des mutismes de l’histoire qui vraiment font du tort !

Cette finesse dans l’analyse de son passé m’impressionnait et je constatais qu’elle portait ses fruits puisque Monsieur Ogrousky allait de mieux en mieux. Il pleurnichait moins. Il me semblait même qu’il faisait pour chacun de nos rendez vous des efforts de toilette, allant jusqu’à mettre un joli nœud papillon à son col de chemise et un peu d’ordre dans sa tignasse habituellement en révolte. Peut être devenait-il content et satisfait du travail qu’il accomplissait sur lui-même, en affinant son jugement au travers de silences féconds et d’aveux courageux ? De mois en mois, de progresser ainsi en sagesse et en connaissances, lui faisait vaincre son état dépressif ! J’avoue qu’en tant qu’alter ego fonctionnel, la vérité pour moi se découvrait universelle : l’injustice faite aux ogres qu’on imagine sortis des Enfers pour dévorer les hommes pouvait bien être une manœuvre des Dieux (ou des conteurs ?) pour faire croire qu’ils tiennent en leur pouvoir le destin des hommes. Des ogres dans le monde entier existent et existeront toujours. Ils incarnent autant de terreurs que de cruauté, de Kronos au cyclope Polyphème en passant par le géant obèse avide de chair fraîche et guidé par son odorat infaillible. Ces monstres dans les pages de nos livres ne seraient-ils pas là pour que les jeunes âmes dominent leur peur, mobilisent leurs intelligences et se délivrent enfin par les mots et les images d’une inquiétude originelle ?   

Au début de l’automne, Monsieur Ogrousky a déménagé. Il m’avait informée que sa culpabilité était dépassée, qu’il n’était plus assailli par la souffrance de son questionnement, que tout était consommé ! Il avait décidé de reprendre son rôle de monstre dans les récits et les mythes prêts à l’accueillir. Ainsi, pourrait-il de nouveau offrir aux âmes vaillantes une pratique du combat sans que de son côté il en éprouvât une quelconque amertume ou un zeste de ressentiment ! Son départ m’attriste encore mais je me réjouis infiniment de la réussite de sa démarche !

A lire pour le plaisir : L’ogre et la Fée, poème de Victor Hugo

ESSENTIEL ?

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On n’imagine pas une culture, quelle qu’elle soit, où ne soit pas posée la question de l’existence, de l’essence même du vivant. Sous toutes ses formes envisageables.

Alors on pense immédiatement au verbe « être ». Sans savoir toutefois que dans certaines langues, beaucoup plus nombreuses qu’on pourrait le croire, il n’existe pas de forme spécifique pour ce verbe ontologique, pourrait-on dire. Ainsi en va-t-il du mandarin abondamment parlé en Chine, ou encore du russe qui n’en a pas de forme au présent, mais l’exprime en revanche au passé.

La racine indo-européenne est *ES-. Une des formes de participe présent qu’en tire le grec, *ontos, sera utilisée dans le vocabulaire philosophique, ontologique. Le verbe latin, quant à lui, *esse, et sa conjugaison, avec préfixes entre autres, ouvre un vaste champ lexical, entité, essence, absence, présent, représenter, et leurs diverses déclinaisons. *Interesse signifie « être au milieu » des choses, des situations, des gens, d’où l’intérêt ou le désintérêt qu’on leur porte. *Pro(d)esse, c’est « être utile, en faveur de », donc se montrer preux, manifester une prouesse, initialement la pruderie caractéristique du prud’homme. Quitte à en tirer une certaine fierté, comme le dit l’adjectif anglais proud.

Le latin renforce son verbe *esse, en formant un composé avec *potis, chef de clan, maître. *Posis en grec, c’est l’époux, le despote… Le podestat, omnipotent et ventripotent.

*potis sum, je puis, je peux avoir de l’influence. En est issu le lexique du pouvoir, *potestas, *potentia, *possibilis. Puissance, potentiel, possible.

Quant au verbe être, sa double composition, *esse + *stare, atteste l’ambivalence de l’idée qu’il exprime. Être ou exister, un état ou un mouvement, structurel ou conjoncturel, définitif ou anecdotique ? Il n’est qu’à se référer à la langue espagnole qui tente de solder la difficulté avec ses deux verbes ser et estar.

Le propos, ici, n’est pas de se lancer dans une querelle ontologique, mais de s’interroger sur ce qui est, semble, apparaît essentiel. La conjoncture pandémique nous prouve la pertinence, hélas dérangeante, de ces nuances.

Le philosophe Bergson dit que l’essentiel du vivant est dans le passage. Mais de qui vers qui ? De quoi pour quoi ?

Qui décide de ce qui est ou serait essentiel ou non essentiel ? Au nom de quel critère, singulier ou pluriel ? Face à l’arbitraire de certains choix imposés, par le détenteur de la puissance justement, le pouvoir politique par exemple, il est légitime de s’interroger sur ce qui fonde à dépasser les préconçus. Les exemples abondent dans le présent, jusqu’à la caricature parfois. Un livre ou un spectacle théâtral seraient-il moins essentiels qu’un baril de lessive ou une provision de bières ? Qu’est-ce qui nettoie plus efficacement les idées sombres ou enivre moins dangereusement les consciences ?

À ces questions essentielles qui ressortissent à la fois au conjoncturel et au structurel, la Franc-maçonnerie se propose de répondre par le rituel et son rapport au sacré, non pas religieux, mais dans son sens premier de délimitation momentanée d’un espace propre à accueillir autre chose que l’ordinaire prosaïque. Chez les Romains de l’Antiquité, la volonté divine par présages matérialisés sous forme d’oiseaux ou de signes divers. En Maçonnerie, une réflexion élargie sur soi et sur le monde, en y autorisant, entre autres, la vertu essentielle du silence et de la fraternité en actes.