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Les francs-maçons en 100 questions

Les francs-maçons en 100 questions

Roger Dachez

Tallandier, Coll. « en 100 questions », 2021, 384 pages, 17,90 €

Vingt-septième volume de cette collection très pédagogique des Éditions Tallandier, maison fondée en 1901, « Les francs-maçons en 100 questions » aurait pu porter le sous-titre suivant : « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Franc-Maçonnerie sans avoir jamais oser le demander »…

Après la Nouvelle histoire des francs-maçons en France – Des origines à nos jours (Tallandier, 2018), coécrit avec Alain Bauer, Roger Dachez, Maçon depuis 40 ans qui préside aux destinées des Loges Nationales Françaises Unies et de l’Institut Maçonnique de France dont l’objectif est de promouvoir les valeurs culturelles et éthiques de la Franc-Maçonnerie, dans son dernier opus, va enchanter tant les profanes que les initiés(iées).

L’auteur nous invite à pénétrer dans ce monde discret et si passionnant qu’est cette société philanthropique, de nature initiatique et ésotérique, soi-disant secrète, qui fait toujours autant fantasmer.

Dans ce qu’il qualifie d’« observation critique et participative », Roger Dachez, en quatre grandes parties, parcourt le paysage maçonnique à travers son histoire, mais aussi son patrimoine. L’ouvrage est ainsi structuré à partir de l’« Histoire à la légende » avec des sujets tels que  « D’où vient la franc-maçonnerie ? » ou « Y avait-il des francs-maçons au Moyen Âge ? », de la « Vie interne de la franc-maçonnerie » avec « Pourquoi et comment devient-on franc-maçon ? », ou « Y a-t-il des femmes dans la franc-maçonnerie ? », puis « Symboles et mythes » pour s’achever avec « La franc-maçonnerie et la société » sur « Les frères trois-points », les fraternelles et les rapports de la Maçonnerie avec la police et la justice ou encore le monde des affaires.

Avec ses trois siècles d’histoire, l’Art Royal, en 100 questions, n’aura plus de secret pour vous !

Racisme et racialisme: comment devenir misanthrope

La lutte et l’éducation contre le racisme n’ont pas empêché l’émergence du racialisme, cette revendication de la couleur de peau comme seul marqueur de valeur morale.

Quand j’étais gamin, dans les années 80 donc, le corps enseignant tentait de sensibiliser et d’éduquer au mieux les enfants à la lutte contre le racisme. Il faut dire que ces années là, nous étions sous un gouvernement et un Etat de gauche (encore que ceci soit sujet à débat, mais c’est une autre histoire), qui se voulait humaniste et universaliste. L’idée était de rassembler et d’inclure les descendants d’esclaves antillais, des colonisés ou travailleurs immigrés des pays d’Afrique ou d’Océanie ou d’offrir une vie nouvelle aux Boat People arrivés d’Asie. Le racisme était une réalité à l’époque : insultes régulières, mesquineries policières (héritées de la guerre d’Algérie) etc. Il fallait également compter avec les messages de l’extrême-droite, selon laquelle les immigrés voleraient leurs emplois aux bons français. Notons qu’il s’agit ici d’une constante : les plus racistes sont eux-mêmes descendants d’immigrés etc. D’un côté, nous avions donc les plus conservateurs vivant dans la crainte de l’étranger susceptible d’être un agresseur/violeur/escroc/meurtrier et expliquant que notre pays était, je cite « un pays de race blanche ». De l’autre, chez les progressistes, notre pays devait être une terre d’accueil et nous devions accueillir les immigrés et exilés avec toute l’humanité dont nous pouvions être capables. Car bien souvent, les immigrés et exilés fuyaient des catastrophes que l’Occident avait provoquées. On remarquera que trente ans après, rien n’a changé… Ce qui me fait citer M. Michel Rocard (que l’on tronque trop souvent) : « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ».

Il y avait également une tentation forte : le modèle de l’Apartheid d’Afrique du Sud. Le rêve des plus conservateurs était probablement d’instaurer une forme d’Apartheid. Ce qu’ils échouèrent à faire, en dépit de singularités (discriminations à l’embauche, à l’entrée en discothèque etc.).

Les scientifiques eux-mêmes mirent tout le monde d’accord : la notion de race n’a strictement aucun sens en ce qui concerne l’humanité. Pas de race de quoi que ce soit. Et le message que tentaient de nous inculquer nos instituteurs, c’est que la couleur de peau n’est en aucun cas liée à la valeur morale de qui que ce soit. Autrement dit, le racisme n’a aucun p….. de sens.

Certes, la société n’est pas parfaite, loin de là. Il suffit de lire la presse chaque jour. Mais nous n’avons pas encore atteint le degré de l’Afrique du Sud des années 80 ou des Etats-Unis ségrégationnistes. Les problèmes que nous connaissons ne sont pas les mêmes, ce qui ne les rend pas moins graves, certes, mais ne les rend pas comparables non plus. Nous ne sommes pas aux States, et si nous pouvions éviter de les imiter (sauf en ce qui concerne la politique de M. Joe Biden, mais c’est une autre histoire), nous nous en porterions mieux.

Et puis sont arrivés les machins-studies, l’intersectionnalité des luttes, la désignation de l’Homme Blanc Dominant comme ennemi universel responsable des malheurs du monde, l’appropriation culturelle, le mouvement woke et cette absurdité qu’est le racialisme.

Selon les tenants de cette dernière idéologie, le méchant Homme Blanc Dominant serait incapable de compassion, d’empathie et donc ne devrait pas s’exprimer au nom d’autres que lui, qui eux sont les gentils parce que minoritaires, dominés et oppressés historiquement…

C’est avec ces théories que des polémiques ont été déclenchées parce qu’un éditeur a choisi une traductrice européenne blanche de peau pour traduire en langue néerlandaise l’oeuvre de la poétesse américaine Amanda Gormani

En fait, il faut comprendre que pour le racialiste, la valeur morale de l’individu est liée à la couleur de son épiderme. Mieux, elle est une fonction croissante de la concentration en mélatonine de l’épiderme. Donc, si on a la peau blanche, on est une personne mauvaise et si on a la peau noire, on est une personne bonne… Et si on est entre les deux, tant pis, on est prié de ne pas chercher à s’intégrer aux « réunions non mixtes racisées ». J’imagine qu’il faut correspondre à un nuancier, non ? Mais du coup, que fait-on des personnes atteintes d’albinisme ? Dans quelle case du nuancier faut-il les cataloguer ?

Assigner une identité en fonction de la concentration en mélanine, ou attribuer une valeur morale à la couleur de peau, n’est-ce pas exactement la définition du racisme, que cherchaient justement à combattre les instituteurs des années 80 ?

J’ai l’impression que le travail fait par la société civile, l’Education Nationale, SOS Racisme, la Marche des Beurs, Amnesty International mais aussi les loges maçonniques a volé en éclats ! Et je suis très en colère. Mes parents, nos prédécesseurs se sont battus contre le racisme. Je me suis moi-même engagé contre l’extrême-droite durant mes études. Tout ça pour quoi ? Pour entendre dire que je suis une personne mauvaise parce que homme et blanc de peau. Heureusement, il suffit d’observer les personnes dans les transports en commun pour se rendre compte que les théories racialistes n’ont strictement aucun sens : l’incivisme, l’égoïsme et la bêtise n’ont pas de couleur de peau. Les hautes valeurs morales non plus, d’ailleurs.

Certains soirs, j’aimerais déposer les armes mais mon serment de Franc-maçon m’en empêche. En fait, ces comportements sont avant tout le fait d’ignorants, de fanatiques et d’ambitieux, dont le but est d’imposer un modèle communautariste dans une société universaliste. Autrement dit, de séparer ce qui ne devrait pas l’être. C’est un combat de tous les instants que de rassembler ce qui est épars et de réunir tout le monde. Pourtant, des outils, des ciments existent : la fraternité comme valeur, la laïcité, l’amour pour ceux qui y croient encore… Ou la misanthropie, qui permet elle aussi d’abolir les frontières.

Moralité : quand vous en avez assez des discours communautaires en tout genre, quand les étiquettes diverses vous agacent, ou quand la course au misérabilisme vous fait désespérer de l’humanité, faites comme moi, soyez inclusifs, soyez universalistes, devenez misanthropes.

Je vous embrasse.

PS : Faites encore mieux : lisez Tania de Montaigne ou Rachel Kahn. Des regards nuancés et intelligents.

iIl est aussi possible que cette polémique n’ait été qu’un coup grossier destiné à créer un buzz autour de la sortie de l’ouvrage d’Amanda Gorman, the Hill we climb.

Alors, ça, par exemple !

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La franc-maçonnerie fonctionne encore un peu comme l’école d’autrefois. Vous savez du temps où les élèves devaient, chaque matin, l’esprit frais, se concentrer sur la leçon d’instruction civique. Il s’agissait d’imprégner d’effluves républicains des petites têtes encore embrumées de rêves incontrôlables car l’école publique formait, d’abord, des citoyens. On apprenait à se respecter soi-même, à respecter l’autre et à se faire respecter, non point avec les poings mais avec les points sur les « i », précisément comme dans « instruction civique » ! Trois points, c’est tout. CQFD.

Dans cette France qui, d’un même cœur, était censée avoir gagné la guerre mais qui perdait convulsivement son Empire colonial, il s’agissait de rallumer le flambeau d’une nation qui se voulait, d’abord, un  peuple. Nombreux devaient être ses enfants à donner l’exemple ! C’est là  que la franc-maçonnerie a renouvelé le terreau de son exemplarité laïque. Mais, comme toute mythologie intéressée, celle-ci était trompeuse. Car, si l’exemplarité a beaucoup à voir avec la morale, la morale religieuse en tout premier lieu, à mon sens, elle a peu à voir avec l’initiation. On ne cherche pas comme initié à donner l’exemple. Cette intention est une vanité.

La voie initiatique s’efforce de construire en nous un chemin de vérité, c’est-à-dire de partage, de lucidité et d’honnêteté : dégager la pensée juste, accomplir l’acte juste qui se conformera à la réalité et la conformera au mieux des possibilités présentes. C’est de cette vigilance-là que l’initiation instruit discrètement le maçon. Il agit et fait agir inlassablement dans le sens d’un  perfectionnement de l’humanité. Lui-même ne cherche pas à apparaître comme le héros du jour mais à servir en profondeur, parmi tous et avec eux, les causes qui les rassemblent le plus positivement et le plus durablement possible. Dans un tel contexte, la recherche de l’exemplarité est un miroir aux alouettes. Elle s’envole un jour, dans le vertige de sa bonne conscience. L’initié, quant à lui, garde modestement, indistinctement son cap dans le monde. Il aide.

Histoire et technique de l’enluminure

Histoire et technique de l’enluminure : les artistes s’exposent au Musée Français de la Carte à Jouer

Les artistes de 2e année du Centre International des Traditions de l’Image de Lumière (CITIL) fondé par notre Frère Jean-Luc Leguay, s’exposent au Musée Français de la Carte à Jouer.

Jean-Luc Leguay, sous le nom d’Héraclius, est l’un des derniers Maîtres Enlumineurs de renommée internationale. Il ne resterait à l’heure actuelle que quelques enlumineurs réguliers, non issus d’une école d’art avec enseignement collectif, mais d’une transmission de maître à disciple, individuelle et ininterrompue, remontant au VIIIe siècle. Héraclius est aujourd’hui le seul héritier de sa filiation italienne.

Les artistes, en route vers une certification à l’issue de leur troisième et dernière année, exposent leurs œuvres, toutes changées de symboles, dans ce magnifique lieu qu’est le Musée Français de la Carte à Jouer, un des rares musées existant dans le monde consacré à ce thème.

Infos pratiques :

Musée Français de la Carte à Jouer

16, rue Auguste Gervais – 92130 Issy-les-Moulineaux

Espace Matisse

Jours et heures d’ouverture :

Mercredi, jeudi et vendredi : de 11h à 17h Samedi et dimanche : de 14h à 18h Eté : ouvert jusqu’au 14 août Fermé les jours fériés et du 15 août au 31 août Groupes : sur rendez-vous du mardi au dimanche

Profitez-en aussi, si tel est votre désir, pour visiter « L’ANNÉE TERRIBLE 1870-1871, REGARDS CROISÉS » du 26 mai au 14 août 2021.

Liberté de pensée , que tes chemins sont escarpés !

Les neurosciences ont montré d’où vient le succès mondial des religions. Elles apportent moult avantages aux humains, mais aussi des inconvénients et risques . Nous pouvons choisir de suivre notre besoin de liberté et de vérité.  

Dans un article précédent, nous apprenions que nous possédons deux systèmes de pensée :  l’intuitif et l’analytique, le premier étant le système par défaut, en partie inconscient , qui saute rapidement à la conclusion sans s’embarrasser de longues vérifications, surtout si elle correspond à nos attentes/envies/intuitions. Le second, amoureux de la vérité, ne s’acquiert qu’après une longue éducation, un apprentissage de la méthode scientifique et nécessite une volonté permanente de l’utiliser : il est très consommateur d’énergie.

Nous apprenions aussi que, enfants, nous passons tous par une phase de pensée magique, où tout est susceptible d’interagir avec tout. Il y a ensuite régression progressive du magique, mais les adultes conservent toujours quelques superstitions bien cachées sous des couches de rationalité.

Les tests psychologiques montrent une corrélation forte entre des adultes aux idées magiques résiduelles très présentes et le fait qu’ils n’utilisent quasiment que leur système intuitif. Et ce type de personnes sont la majorité, même dans nos pays à niveau élevé d’éducation. Freud disait « le moi n’est pas maître dans sa maison », le système intuitif étant clairement sous l’emprise de désirs et de motivations inconscientes . Donc, si nous clamons «  je suis libre de penser ce que je veux », il y a de fortes chances que l’on puisse traduire cela par «  je crois ce qu’on m’a inculqué, et lutter pour secouer toutes ces contraintes importées de l’ extérieur c’est trop fatigant, alors tant pis, je me laisse aller à ce qui me vient sans réfléchir ».

A ce stade, vous me direz que les pensées magiques ne sont plus qu’un petit monde avec quelques arnaques aux esprits faibles. Mais quid des religions ? Terrain miné, bien sûr, mais soyons un peu plus courageux qu’Anderson.

Les études psychologiques et neurologiques récentes montrent que les mécanismes de la croyance magique et de la croyance religieuse sont exactement les mêmes. Le rejet officiel de la magie par les religions n’est qu’une guerre de concurrence : la compatibilité des deux types de croyances est avérée par le succès qu’a connu le New Age, gros amalgame de religions et de croyances magiques .

Ceux qui utilisent beaucoup leur système analytique, qu’on peut appeler sceptiques, activent plus leur gyrus frontal inférieur gauche que les croyants, or cette structure neuronale joue un rôle fondamental dans la capacité inhibitrice :  le doute « clignote » dans le cerveau des sceptiques en incitant à la prudence et bloquant ainsi la validation « automatique » de la nouvelle croyance proposée.

Différences majeures religion / croyance magique :

  • Les religions ( 10000 dans le monde actuel ) sont souvent des institutions faisant partie intégrante d’une culture donnée, ce qui leur confère racines et légitimité ; l’étiquette de schizophrène est vite accolée à une personne qui a des visions, la légitimité de la religion fait que Bernadette Soubirous est vue comme simplement fervente ; par suite, la religion impose des droits et devoirs moraux, ce qui est peu courant pour les pensées magiques, souvent très locales
  •  Les religions comportent des explications « complètes » du monde et ses mystères, dont celui de la mort, afin de donner du sens .

Les religions ont des effets positifs collectifs et individuels :

  • Collectivement, elles ont participé à la stabilisation et ainsi la jugulation progressive de la violence dans les sociétés post-néolithique, par leurs valeurs communes, la cohésion et la cohérence permise par les rituels partagés
  • A l’échelon de l’individu, la religion est le meilleur des placebos anxiolytiques, apaisant les angoisses métaphysiques et autres, et très bien toléré puisque correspondant à ce que l’intuition nous suggère ; la science a montré que sous stress le niveau de crédulité augmente : le système intuitif, plus archaïque, reprend le dessus en « pilotage automatique » ; bref, les récits religieux constituent un « baume au cœur » qui peut devenir une addiction.

Néanmoins, on ne saurait ignorer les points négatifs et risques :

  • La prise de pouvoir par les clergés, dont certains membres peuvent inciter à la haine des croyants « d’en-face », des non-croyants ou des « pas assez croyants »: violence, communautarisme, guerres ..
  • L’énergie gaspillée ( se rappeler les processions pendant les épidémies de peste ) .

Avis très personnel : nous les francs-maçons, nous nous targuons de rechercher la vérité ; celle-ci doit inclure de débusquer toutes les fausses vérités . La mauvaise nouvelle est qu’il faut alors renoncer aux calmants artificiels que sont toutes les croyances évoquées ci-avant.

Les béquilles permettent aux handicapés de se mouvoir et ont une utilité certaine, mais que la marche est agréable quand on a récupéré ses jambes ! On découvre plein de nouveaux territoires passionnants .

Reconnaissons-le, les représentations de la divinité présentées par les religions sont trop souvent des copies d’humain à peine améliorées ; ceci peut expliquer que le déisme et l’agnosticisme soient  aussi présents que le théisme dans nos loges.  Les cosmogonies religieuses, tout à leur intention de tout expliquer simplement, ont des spiritualités « petites » : elles se privent de souligner la beauté des mystères du monde , et du côté passionnant qu’ont les sciences progressant lentement de découverte en découverte, suivies par des interrogations toujours aussi puissantes : et si finalement la plus élevée des spiritualités c’était la pensée athée ?

Et vous, que croyez-vous ?

Que penser de la médecine quantique ?

La médecine quantique ou la psychothérapie quantique et tout ce qui est quantique, intéresse ! Les francs-maçons peuvent-ils y trouver un intérêt ?

Résumer en quelques mots l’émergence de la « médecine quantique » est une gageure et je sollicite l’indulgence de la lectrice et du lecteur. Aujourd’hui celle-ci devient un phénomène de société et il n’est peut-être pas inintéressant que les francs-maçons s’en préoccupent.

Aux origines de la médecine quantique, de grands physiciens: Max Planck, Fritzz- Albert Popp, Edmund Jacobson.

Dans la succession des nouvelles connaissances Max Planck (1858-1947) révolutionne en 1900 la connaissance de la matière atomique en conceptualisant la théorie des quanta, que l’on peut comprendre comme une modélisation des échanges énergétiques au niveau de l’atome. Cela lui valut le Prix Nobel de physique en 1918. A sa suite la physique change d’envergure où l’être humain gravit une haute marche dans l’approche de la matière. Max Planck — Wikipédia (wikipedia.org)

Conséquemment d’autres chercheurs, impliqués dans la recherche biologique, explore la dynamique de la lumière au niveau de la matière vivante. En 1970, Fritz-Albert Popp biophysicien allemand propose d’analyser la qualité des aliments à partir de l’étude des modifications de la lumière à leurs contacts par l’utilisation de la spectrométrie. Delà naît une nouvelle spécialité « la médecine quantique », spécialité plutôt conçue par ce que l’on pourrait appeler la « médecine parallèle » mais qui aujourd’hui interroge le monde universitaire à travers l’utilisation associée de la technique du biofeedback.

Pour de nombreux auteurs, la théorie quantique appliquée à la médecine conforte la notion d’énergie utilisée dans la médecine chinoise. Comme chacun sait, la médecine chinoise est une des applications de la philosophie taoïste. La notion d’énergie, le Qi, induit le fait qu’en dehors de la physiologie des organes et des fonctions, il existe dans le corps humain, une potentialisation des échanges (l’énergie) qui circule dans les différents espaces de la matière vivante.

La théorie des quantas appliquée à la biologie donne un certain crédit à la théorie énergétique chinoise tout en se vulgarisant sur sa propre dénomination de médecine quantique.

Source : https://www.xwhos.com/person/edmund_jacobson-whois.html

C’est sur la base des travaux d’Edmund Jacobson (1888-1983), médecin américain, qui, dès 1908 mit en évidence l’importance du contrôle psychique sur le comportement somatique, que dans les années 1970 est mis au point le premier appareil destiné à permettre à l’utilisateur de contrôler la production des ondes alpha : le biofeedback EEG (EEG pour électro-encéphalogramme). Rappelons que les ondes alpha enregistrées à l’EEG apparaissent lorsque la personne enregistrée éveillée ferme les yeux et se détend.

Aujourd’hui, l’EEGfeedback a été perfectionné et est devenu le neurofeedback. D’autres appareils de biofeedback sont proposées sur le marché ; ils concernent l’enregistrement du rythme cardiaque, du tonus musculaire (en particulier pour les troubles périnéaux), de la douleur, de l’attention, etc. Le principe est toujours le même : la visualisation du signal exprimant une activité somatique permet à l’activité cérébrale de se concentrer sur lui pour modifier son intensité et réguler l’activité en question.

La médecine quantique est en quelque sorte l’association de l’utilisation de spectromètres (conséquences des travaux de Fritz-Albert Popp) et d’appareils de biofeedback (conséquences des travaux d’Edmund Jacobson).

L’apparition de la psychologie quantique

A cela s’est ajoutée la psychologie quantique et son versant thérapeutique la psychothérapie quantique qui elle aussi utilise l’appareillage décrit ci-dessus pour traiter les troubles psychosomatiques. La psychologie quantique se fonde en particulier sur les travaux de Roger Penrose, mathématicien, cosmologiste et philosophe des sciences britannique, né en 1931 et qui, dans les années 1970, a conceptualisé la notion d’esprit quantique ; rappelons que Roger Penrose a participé aussi à la notion d’espace-temps (qui pourrait permettre une compréhension du concept du 450, mais c’est une autre histoire). L’esprit quantique ou la conscience quantique concerne l’interaction des phénomènes d’activité de physique quantique au niveau des atomes des médiateurs chimiques sur l’activité cérébrale.

Quelle implication dans la démarche maçonnique ?

Chacun sait que pour certains auteurs, la démarche maçonnique est d’abord un processus d’engagement volontaire ; Jean Mourgues dans son livre « La Pensée Maçonnique » évoque ce qu’il appelle les trois composantes du travail maçonnique que l’on pourrait résumer par se soumettre, observer et rechercher.

D’autres auteurs et en particulier, les tenants d’un mysticisme qui serait inhérent à la démarche initiatique évoque un « processus transcendantal » qui se manifesterait. D’autres mystiques parlent de « l’esprit divin » qui illuminerait l’initié !  

Toujours est-il qu’il est clair que quelle que soit l’hypothèse ou la conviction, tout se joue au niveau cérébral.

Connaître et contrôler son activité cérébrale peut se comprendre comme une des composantes du « Connais-toi toi-même ! ».

On a vu dans un précédent article que la méditation participait à la prise en compte de cette préoccupation.

L’utilisation du biofeedback appliqué à la « maitrise » de son activité cérébrale pourrait être adapté à la démarche maçonnique ; plusieurs appareils de neurofeedback existent sur le marché. Certains psychothérapeutes quantiques en utilisent aussi.

Même si de nombreux ouvrages ont popularisé leur application, il est souhaitable, malgré tout, de bénéficier d’un accompagnement pour bien maîtriser leur utilisation.

En ce qui concerne les appareils de spectrométrie qui prétendent diagnostiquer des troubles de fonctionnement en analysant des parties du corps humain ou la qualité des aliments, de nombreux travaux sont encore nécessaires pour démêler la réalité des convictions.

Ce qui est sûr aussi, c’est que les « marchands du temple » sont omniprésents et toujours très convaincants !  

En paraphrasant le célèbre proverbe, on pourrait dire « Prudence est mère de sainteté ! »


Lire aussi : Théorie quantique et médecine : le point de vue d’un physicien

Nouvelles de la GLIF ( avec un seul F)

La Grande Loge Indépendante de France (GLIF), fédération de Loges travaillant selon les règles de la Maçonnerie universelle, née d’une scission de la Grande Loge Nationale Française et consacrée le 12 janvier 2013, à ne pas confondre avec la GLIFF (Grande Loge Initiatique Féminine Francophone) fondée le 25 novembre 2017, émet, depuis peu, des notifications sous la dénomination « Notification de Le blog de la GLIF ». La dernière en date est publiée ce dimanche 16 mai. Il s’agit d’un papier de Thierry Mudry sur « Le romantisme comme quête du Centre », à lire sur https://bit.ly/3ye1xI1

Don Juan le Profane – II

II – LE FAUX VISAGE DU « MASQUE »

Don Juan, « l’homme sans nom », est le masque des apparences que nous portons tous pour cacher notre vrai visage.

Le miroir de la femme et le masque de Don Juan

Celui qui ne vit que le présent n’a ni passé ni avenir. Et une conscience sans souvenir ni projet est une conscience vide. Pour la remplir, Don Juan doit lui trouver un contenu extérieur. La seule façon d’associer la présence et la conscience, c’est de la médiatiser, de la sortir de soi, de la transférer à un autre qui puisse la ré-fléchir. Il lui faut donc prendre conscience – ou plutôt : prendre la conscience – d’un autre, la vampiriser, l’aspirer et l’en vider pour combler le vide de son être. Pour se voir, il a besoin d’un miroir.

Et la femme est le plus beau des miroirs. Le problème, c’est qu’en la transformant en objet de désir, il la réifie. Il ne l’identifie pas, il l’assimile à la fonction qu’elle est censée remplir : l’instinct refoule la passion, la relation n’est plus que rapport, le sexe prévaut sur la caresse. Véritable collectionneur, il est sans cesse à la recherche de la pièce qui lui manque, courant toujours après de nouvelles conquêtes. Et comme la femme inconnue se matérialise dans des femmes à connaître, l’aventure se traduit par des aventures. Sganarelle le proclame : “Je connais votre cœur pour le plus grand coureur du monde ; il se plaît à se promener de liens en liens et n’aime guère à demeurer en place.”

Un homme sans nom

Alors vite, il faut toujours aller plus vite ! Quand Don Luis lui demande : “Combien de jours vous faut-il pour chaque femme que vous aimez ?”, il répond : “Un pour les énamourer, un autre pour les conquérir, un autre pour les abandonner, deux pour les remplacer et une heure pour les oublier.” Dans cet éternel présent qui cherche à se perpétuer, un désir efface l’autre et préempte le suivant. Et Don Giovanni, cynique, renchérit : “C’est tout l’amour. Qui a une seule est fidèle, est cruel envers les autres.”

Le Catalogue est la trace de son plaisir. Mais ce n’est qu’une liste de noms ; et ces noms ne signifient rien, vidés de leur contenu, de leur substance : ils sont sans chair, sans corps, sans visage. Ils n’évoquent que des idylles mortes, des existences brisées, des femmes trahies[1]. L’ironie, c’est que celui qui a été un “homme sans nom”… a passé son temps à les recenser !

Ainsi renverse-t-il les valeurs qu’on prête aux femmes ; et parce qu’il les renverse, il est celui qui les trompe : “Séville à grands cris me nomme l’Abuseur, et le plus vif plaisir que je puisse trouver, c’est d’abuser une femme et de l’abandonner privée de son honneur[2].” Il se présente comme leur châtiment. Il se donne, et les aban-donne.

“Sa vie est une moquerie qui embrasse hommes, choses, institutions, idées.” Il est le maître des “illusions de la vie[3]”, confirme Balzac ; un mot dont la racine latine, “ludere”, signifie “jouer”.

Don Juan est le “Jocus”, “celui qui joue”, qui se joue de ce qu’il y a de sacré dans ce monde (le Roi, la Loi, la Foi) et dans le monde de l’au-delà (Dieu). Sganarelle s’est longtemps souvenu de la leçon qu’il lui avait donnée : “En servant, tu es comme le joueur : si tu veux gagner vite, fais toujours, car au jeu, qui fait le plus gagne le plus.”

Au jeu de l’amour, les femmes sont ses atouts maîtresses : “Tout a commencé par un pari, tout a continué par une folie, qui engendra ensuite un désir”, poursuit-il avec Zorrilla. Il parie qu’il séduira Doña Ana, la fiancée de Don Luis. Et il lui dit : “Voyez, je l’ai gagnée, elle est l’enjeu d’un pari.” Don Luis conclut : “Et le prix, c’est la vie.”

L’homme du masque


Il joue en portant un masque (de l’italien maschera », « faux visage ») pour se protéger de l’intrusion des autres en lui-même. Toujours déguisé, il est insaisissable. Il se costume, l’habit fait l’homme. Son caprice vient à changer, il se métamorphose : il vit alors une autre histoire, pour une nouvelle aventure.

Mais que cache celui qui se masque ? C’est “un homme sans nom”, clame Tirso de Molina. Et parce qu’il n’a plus de nom à mettre sur son visage, il prend celui des autres. Un masque qui devient miroir réfléchissant : il renvoie l’image qu’on attend de lui, mais il n’est pas cette image, il est l’image d’un autre semblable qui a pris sa place. La parodie est à son comble : derrière son masque, l’autre ne trouvera… qu’un autre ! C’est l’autre mystifié par lui-même. “Tromper est mon plus antique vêtement”, dit-il. 

Ses victimes sont ses doubles. Il s’en sert, il les manipule. Et c’est toujours par le même stratagème : prendre la place d’un autre, en s’accaparant son nom, son apparence et sa défroque. Quand son ami Don Pedro lui demande : “Comment l’as-tu trompée ?”, il répond sans ambages : “J’ai feint d’être le Duc Octave.” “Encore un tour de Don Juan”, devine le Duc, accablé.

Il est acteur, il joue un rôle. Sous le masque il démultiplie sa vie. Il n’évolue pas, son histoire se répète. Seuls les personnages changent. Là encore, il s’attaque à Dieu et au respect que les hommes lui portent : devant l’Innomé – celui dont le nom est caché, mais qui nomme les choses pour les créer -, il est celui qui cache son nom, mais qui nomme les êtres qu’il détruit. C’est un diable d’homme.

L’infraction exprime son opposition aux normes, il en fait un style de vie. Ainsi la transgression, sous toutes ses formes, appelle la règle : transgression licencieuse pour connaître les interdits, transgression illicite pour connaître le châtiment, transgression du vice pour connaître la morale, transgression du doute pour connaître la vérité, transgression des idéaux pour connaître l’absolu, transgression de Dieu pour connaître l’homme ; mais aussi transgression amoureuse pour connaître les cœurs, transgression des corps pour connaître les esprits, transgression de la mort pour connaître la vie…

Pierre PELLE LE CROISA, le 18 mai 2021

[1] DA PONTE L., MOZART W.-A., Don Giovanni.

[2] TIRSO DE MOLINA, L’Abuseur de Séville.

[3] BALZAC H. de, L’Élixir de longue vie.

Shâvû‘ôth et la Pratique Spirituelle

Nous approchons de notre Fête de Shâvû‘ôth – qui a lieu le 6 sîwân (tombant le 17 mai 2021 cette année) – cinquante jours après celle de Pèsa (Pessah). Elle célèbre la saison de la moisson du blé dans le cycle agricole, et commémore le Don de la Torah (Mattan Tôrâ) au Mont Sinaï dans le cycle liturgique. C’est aussi l’une de nos trois fêtes de pèlerinage au Temple de Jérusalem, avec Pèsa (Pessah) et Sukkôth (Souccot). En diaspora (gâliyyôth), la fête dure deux jours (6 et 7 sîwân), au lieu d’un seul en Terre Sainte (pour des raisons essentiellement historiques et spirituelles que j’expliquerai dans un autre article).

Nous avons la coutume de passer toute la nuit éveillés en étudiant la Torah (à la synagogue ou chez soi) afin de montrer à notre Créateur notre empressement à recevoir à nouveau Sa Révélation dès les premières lueurs de l’aube. Certaines communautés ont la tradition de lire en plus la Meghillathth (Livre de Ruth). Nous avons aussi l’habitude de consommer spécialement des aliments lactés et doux, car les paroles de Torah sont comme “du miel et du lait sous ta langue” (Cantique iv:11).

Ce chemin de transformation personnelle qu’est la Torah, permettant à l’être humain de réaliser sa nature divine, est particulièrement embrassé dans les cercles mystiques juifs. Chez eux, la pratique spirituelle de base est essentiellement fondée sur la liturgie, la même que celle dite dans toutes les synagogues, mais avec la kawwânâ (l’intention dévotionnelle) spéciale en plus. La prière, récitée habituellement en 5 minutes, prend plus d’une heure chez nos mystiques. Si vous avez l’occasion de voir une page du siddûr (livre de prières) des qabbalistes (comme celui dit « du shâsh »), vous verrez en haut un seul mot de la liturgie, avec tout autour les diverses kawwânôth (intentions) adéquates, essentiellement sous forme d’exercices avec les lettres qui composent les divers Noms divins. Ainsi toute la tefillâ (prière), mot par mot.  

Le but de toutes ces pratiques est de faire lâcher prise à notre ego, d’enlever cette idole du temple de notre cœur afin que s’y dévoile la Présence divine. Comme Dieu le dit à propos de l’orgueilleux (gass-rûa, litt. “grossier d’esprit”) : « lui et Moi ne pouvons coexister dans tout l’Univers (T. Sôṭâ 5a). » Cette nécessité est exprimée dans une petite supplique dite à la fin de la prière rituelle, plusieurs fois par jour : « que mon ego (nafshî, litt. “mon âme”) soit envers tous comme de la poussière. » Notre tradition mystique confrérique utilise donc à cet effet différents outils spirituels, en plus de la prière, qui sont dévoilés au disciple par le maître au fur et à mesure de son initiation, souvent sous le sceau du secret.

C’est ce qui est appelé « mourir à soi-même » – perdre une vie illusoire pour gagner une vie véritable – ainsi que nous le demande le verset (Deutéronome XXX:19) : « wuvâḥartâ baḥayyîm (tu choisiras la Vie) » – ici, “la Vie” avec un V majuscule. C’est l’enseignement de nos Sages ici (T. Berâkhôth 18a-b ; cf. Rachi sur Genèse XI:32) : « Les justes (ṣaddîqîm) même morts sont appelés vivants (ḥayyîm), et les impies (reshâ‘îm) même vivants sont appelés morts (thîm). » Telle est la vertu par excellence de notre Patriarche Jacob (Ya‘aqov), en allusion dans le verset (Genèse XXV:27) : « Ya‘aqov îsh tam yôshév ohâlîm (Jacob était un homme simple résidant sous les tentes). » Selon l’enseignement de ribbî Shim‘ôn ben Lâqîsh (T. Berâkhôth 63b, T. Shabbâth 83b, etc.) : « La Torah ne s’accomplit qu’en celui qui se tue (mémîth ‘aṣmô) sur elle ; comme il est écrit (Nombres XIX:14) : “Zè Tôrath hâ-Âdhâm kî yâmûth bâ-ohel (voici la Torah de l’Homme qui meurt sous la tente)”. »

Chacun doit s’efforcer d’arriver à ce niveau extrême d’humilité, la vertu par excellence de Moïse (shè, paix sur lui) – cf. (Nombres XII:3) : « Or Moïse est le plus humble (‘ânâw) des hommes sur Terre. » C’est la symbolique véhiculée par le midhbâr (le désert) – lieu par excellence de retraite et de théophanie des prophètes dans la Bible –, de la racine d-b-r qui se retrouve également dans dâvâr (la parole). À l’instar de Moïse, pour recevoir la Parole divine – représentée par les dix commandements (en hébreu : les dix « paroles [dibberôth] ») – l’être humain doit se faire désert, c’est-à-dire se vider de tout ego. C’est par l’humilité que s’obtient la Torah (T. Sôṭâ 21b), comme le Talmud rapporte (T. Ta‘anîth 7a) : « Pourquoi les paroles de Torah (divrê-Thôrâ) sont-elles comparées à de l’eau ? – enseignement tiré du verset (Isaïe LV:1) : “Hé ! tous les assoiffés, allez vers l’eau !” – De la même manière que l’eau délaisse les hauteurs pour se rassembler en bas, ainsi les paroles de Torah ne subsistent qu’en celui qui est humble. »

Excellente Fête de Shâvû‘ôth à tous les lecteurs !

La franc-maçonnerie dans l’Ain

La franc-maçonnerie dans l’Ain

Deux siècles et demi d’histoire (1750-2020)

Christian Buiron

Préface de Pierre-Yves Beaurepaire

Aderm Éditions, 2020, 448 pages, 45 €

Si le département de l’Ain offre un riche patrimoine historique, s’il en est un qui passe souvent aux oubliettes, c’est bien celui de la maçonnerie ! C’est sans compter sur Christian Buiron, frère du GODF, président de l’association d’études et recherches historiques (Aderm) et auteur de nombreux ouvrages sur l’Ain et l’Art Royal, qui a su rassembler, avec talent, dans son dernier chapitre, les 7 obédiences et les 25 loges présentes en Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, les quatre régions principales de l’Ain.

Préfacé par Pierre-Yves Beaurepaire, Professeur d’histoire moderne à l’Université Côte d’Azur, l’auteur, dans son introduction, guide le lecteur quant au bon usage du livre.

Dans un premier temps, Christian Buiron décrit les origines de la maçonnerie au XVIIIe     siècle en traitant des généralités (légendes, Angleterre, Constitutions d’Anderson de 1723 et 1738) pour ensuite aborder son apparition dans l’Ain avec la première loge à Pont-de-Vaux en 1750 sans oublier de dresser un tableau de la présence maçonnique dans ce département au XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Il analyse aussi comment, à la suite de grands évènements (Révolution française, guerres mondiales et l’entre-deux), une loge est reflet et acteur des mutations sociales, politiques et religieuses.

La franc-maçonnerie dans l’Ain, c’est d’abord « une histoire d’hommes » constate cet humaniste, propagateur de la liberté de conscience. Dans son « miscellanées maçonniques » il convoque d’ailleurs Voltaire ou encore Joseph Jérôme Le François de Lalande, des Neuf Sœurs, et Edgar Quinet, tous deux nés à Bourg-en-Bresse.

Ce beau-livre, fruit de 40 ans de recherche, très richement et remarquablement illustré, marque d’une pierre blanche un sujet qui passionnera le cherchant. Il s’achève avec une présentation du musée de la franc-maçonnerie et un glossaire.