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Au-delà du blanc et du noir

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  Dès notre entrée en maçonnerie, nous sommes confrontés à ce que nous croyons être des antagonismes, alors qu’il s’agit de dualismes. Nous avons ainsi sous les yeux, le noir et le blanc avec le pavé mosaïque. Et également, les colonnes J et B, le soleil et la lune, le nord et le midi, l’orient et l’occident, etc.

  Selon la recommandation des Constitutions d’Anderson et Desaguliers « d’aller plus loin », il apparaît que nous pouvons « amplifier » nos raisonnements à partir des outils du symbolisme. Par exemple, il nous est loisible d’observer et de penser les oppositions apparentes que sont les principes comme la vie et la mort, le bien et le mal, l’affect et l’intellect, la passion et la raison, le dire et le faire, le singulier et l’universel, l’individuel et le collectif, l’infini et la finitude, etc.

  Or, il ne peut y avoir vraiment d’opposé que ce qui se ressemble, que ce qui se manifeste sur un même plan (ex : l’envers et l’avers d’une pièce de monnaie, d’une carte à jouer) De la sorte, nous nous apercevons que lesdits principes qui co-existent – que le pavé mosaïque peut évoquer – ne sont pas contraires mais complémentaires. Dans cet esprit, il apparaît précisément que le noir n’est pas le contraire du blanc, ni l’opposé. Ce sont deux couleurs que sépare un dégradé extrême de pigmentation.

  Ainsi il est possible d’imaginer – soyons poètes ! – en écartant une dalle noire d’une dalle blanche, toute la gamme des couleurs de l’arc en ciel entre les deux ! L’être humain a tendance à raisonner de façon binaire et symétrique, à partir de sa propre constitution (deux yeux, deux oreilles, deux narines, deux bras, deux jambes) et de voir des contraires et des opposés dans les éléments de la nature, que son intelligence réunit arbitrairement en couple. Or le monde est asymétrique : la mort n’est pas le contraire de la vie (c’est la naissance qui est le contraire de la mort), le soleil n’est pas le contraire de la lune, la terre n’est pas le contraire du ciel, l’homme n’est pas le contraire de la femme, l’homme noir n’est pas le contraire de l’homme blanc et inversement ! Ces éléments « en relation » sont complémentaires.

  L’Apprenti maçon occidental voit généralement un système binaire dans le noir et le blanc du pavé mosaïque, alors que la franc-maçonnerie l’invite à raisonner avec une pensée ternaire pour amplifier son esprit ! Il doit gérer d’entrée cette apparente contradiction pour la bonne suite de sa vie maçonnique.

Exemples de pensée ternaire : « Raison, Imagination, Intuition », « Esprit, âme, corps », « soufre, mercure, sel », « sagesse, force et beauté », « père, mère, enfant », « thèse, antithèse, synthèse ».

« Au-delà du blanc et du noir » : ce pas à franchir invite notamment le maçon, par le biais de la pensée symbolique à amplifier ses cinq sens (regarder mieux que voir, ressentir mieux que sentir, caresser mieux que toucher, écouter mieux qu’entendre, savourer mieux que goûter). La démarche initiatique permet précisément de « marcher devant soi », d’avancer vers l’autre (Construire des ponts plutôt que des murs, dit Newton) Il s’agit de gérer les tensions, transformer les antagonismes en dualismes féconds, prendre conscience des écarts, des distances, des ruptures, les accepter…et s’accepter !

  Connais-toi toi-même : la vraie traduction du grec est : « Connais-toi toi-même, laisse l’univers aux dieux, conduis-toi en conséquence ». Autrement dit, « connais tes limites, accepte-les et sois humble. Dans le mot Vanité, il y a le mot « Vain » !

  Voici un passage intéressant de « l’Ethique de Spinoza » qui peut nous éviter d’être « manichéen » avec le noir et le blanc, le bien et le mal :

« Celui qui après avoir résolu de faire un certain ouvrage est parvenu à l’accomplir, à le parfaire, dira que son ouvrage est parfait, et quiconque connaît ou croit connaître l’intention de l’auteur et l’objet qu’il se proposait dira exactement comme lui… Le bien et le mal ne marquent non plus rien de positif dans les choses considérées en elles-mêmes, et ne sont que des façons de penser, ou des notions que nous formons par comparaison des choses.

Une seule et même chose en effet peut en même temps être bonne ou mauvaise ou même indifférente. La musique, par exemple, est bonne pour un mélancolique qui se lamente sur ses maux ; pour un sourd, elle n’est ni bonne ni mauvaise. Mais bien qu’il en soit ainsi, ces mots de bien et de mal, nous devons les conserver. Désirant en effet nous former de l’homme une idée qui soit comme un modèle que nous puissions contempler, nous conserverons à ces mots le sens que nous venons de dire.

J’entendrai donc par bien, tout ce qui est pour nous un moyen certain d’approcher de plus en plus du modèle que nous nous formons de la nature humaine. Par mal, au contraire, ce qui nous empêche de l’atteindre. Et nous dirons que les hommes sont plus ou moins parfaits, plus ou moins imparfaits suivant qu’ils se rapprochent ou s’éloignent plus ou moins de ce même modèle » (Baruch Spinoza, – L’Ethique – Quatrième partie – De l’esclavage de l’homme ou de la force des passions)

   A propos de symétrie, plusieurs philosophes affirment que Ethique et Morale, c’est la même chose. Je fais pour ma part une différence : l’éthique est parfaitement individuelle, la morale vient des autres, c’est à dire du collectif. La morale peut être reçue, consentie ou refusée. L’éthique, non, elle vient de soi. Avec la pensée ternaire, nous sommes renvoyés à la trilogie « Apprenti, Compagnon, Maître ». Et à leur éthique, précisément, donc à leur réflexion consciente.

   La conscience de soi conduit l’Apprenti à l’introspection. La conscience de l’autre conduit le Compagnon à la considération altruiste en voyageant. La conscience du collectif (du groupe) conduit le Maître à sa responsabilité vis à vis de la Loge.

   La pensée binaire se fige souvent sur le passé dans la rigidité d’une morale «enfermante ». Elle érige en vérité sa conception du bien et du mal, soit un mode de fonctionnement qui «arrange» une société donnée.

   La pensée ternaire, elle, conduit au raisonnement, à la souplesse, à l’ouverture, à la liberté. En l’occurrence, elle vivifie ainsi la loge, en assurant sa pérennité par l’accueil d’idées neuves, la transmission, le recrutement, l’essaimage (construire d’autres loges !)

La méthode maçonnique vise l’interrelation et la coordination : L’Apprenti apprend DES autres, le Compagnon apprend AVEC les autres, Le Maître apprend AUX autres.

Le sens de l’homme, c’est l’homme dans sa relation à l’autre

Se regarder pour se connaître, c’est ne pas rester médusé par son propre reflet, rester figé dans une dimension achevée,  mais c’est ouvrir son visage sur l’altérité, avec l’humilité qui fait place à l’autre en l’acceptant dans la lumière nécessaire pour le voir.

Il faut également retenir le sens de visée (venant du mot mire). Le miroir doit être l’instrument qui permet la visée (morale[1]), l’alignement. C’est pourquoi le miroir n’est pas, en fait, qu’un objet d’auto-contemplation, mais aussi l’instrument de la ligne de mire qui doit révéler l’angle secret de ce qui n’apparaît pas encore, mais qui est en gestation, mon potentiel à réaliser dans le futur (voir l’article) .Ce n’est pas la complaisance que le miroir propose, c’est un «autre» mis au-devant de moi ; je dirai même «des autres», tout ce qui n’est plus moi, tout ce qui n’est pas moi, tout ce qui n’est pas encore moi.

Si l’identité c’est «a=a», l’absolument le même, «je» ne peux être que «moi» au présent alors que toute manière d’être-au-monde n’est qu’appartenance,dans sa fonction de sujet, à des sous-ensembles superposés et évolutifs : appartenance avec d’autres individus à des régions, religions, cultures rurales ou villageoises, groupes singuliers, communes locales, sexe, patrie, églises, idéologies, … et pourquoi pas à des multivers. « Réduire quelqu’un à une seule de ses appartenances peut le condamner à la persécution». (Miche Serres, corps et identité mais qui sommes-nous ? http://canalacademies.com/emissions/eclairage/michel-serres-corps-et-identite-mais-qui-sommes-nous)

Michel Serres Qu’est-ce que le moi ?

Le problème des femmes les plus imminentes dans l’Ancien Testament, appelées «les Mères», fut paradoxalement celui de leur stérilité provisoire, problème résolu et dissolu par l’épreuve de l’altérité. Ce qui apparaît de la capacité du devenir-mère dans l’infini textuel de la genèse est de l’ordre de la spiritualité, car c’est la volonté divine qui accordera la descendance comme récompense existentielle.

Les patriarches, eux, sont des hommes féconds, leurs servantes en témoignent. Mais ce qui est à entendre, c’est que l’accomplissement de la parenté légitime se fait par le changement dans les noms du père et de la mère, changement ontologique donc.

Philip Van Dick, Abraham recevant Agar, Musée du Louvre http://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010062123#fullscreen

Ainsi, Saraï devient Sarah. Le midrash explique que le yod perdu (valeur 10) de Saraï est le signe du masculin et de la puissance. Il y a cassure de ce yod en 2 hé (valeur 5). La substitution de ce yod en hé (h) dans le nom de Sarah est l’indicatif du féminin et symbole de fécondité. C’est comme si Saraï donnait quelque chose d’elle à Avram, qui devient dans le texte Avraham, comme si à partir du moment où elle reconnaissait l’Autre, Sarah devenait féconde par cette reconnaissance. «et ton nom ne sera plus appelé Abram, mais ton nom sera Abraham, car je t’ai établi père d’une multitude de nations… Quant à Saraï, ta femme, tu n’appelleras plus son nom Saraï ; mais Sarah sera son nom[2].».

De même, dans la relation d’amour passionné[3] entre Rachel et Jacob, il n’y a guère de place pour un tiers, aussi Rachel souffre-t-elle de ne pouvoir enfanter comme s’il s’agissait d’une expérience de la mort en la vie. Elle exalte ce désir, et la Tradition affirme que Dieu aime entendre les larmes des justes et de ceux qui placent le souci d’un autre qu’eux-mêmes au cœur de leur désir et de leurs oraisons. Rachel offre sa servante à Jacob pour enfanter à sa place, Dans cette ouverture à l’altérité, en acceptant une maternité de substitution, Dieu se souvient de Rachel, elle accède à une authentique maternité, elle enfantera  Joseph et demande encore, «donne-moi un autre fils», ce sera Benjamin.

À  considérer l’histoire de ces femmes au statut central dans le destin du peuple des hébreux, à penser l’éclairage si particulier de leur attente du devenir-mère, il s’impose que la capacité d’advenir mère n’est donnée qu’après une gestation spirituelle dans un temps de compréhension où cela ne va pas de soi et où il faut qu’il y ait de l’autre. Dans son ouvrage, La stérilité comme épreuve de la loi, Assoun écrit : «Ce moment d’oubli de soi et de l’autre que signe la stérilité d’origine inconsciente ne serait donc pas quelque raté d’ordre fonctionnel mais un véritable grippage symbolique : non pas temps perdu à abolir par une technique ad hoc mais, pour qui de droit, temps de comprendre que là où une femme était, une mère peut advenir».

Le Livre ne sera donc pas un recueil, pas un manuel. Le Livre sera le lieu de l’impossible simultanéité du sens. Le livre sera toujours le «livre à venir». Il nous introduit dans un temps qui ajoute du nouveau à l’être, de l’absolument nouveau comme l’écrit Emmanuel Lévinas dans Totalité et infini : « Ce changement par lequel on devient autre, cette manière de se renouveler, de triompher du temps malgré la succession du temps, pour ne pas être entraîné vers la disparition, c’est peut-être l’aptitude à comprendre ce qui nous donne la vie : l’actualisation permanente de l’impermanence. C’est pourquoi, c’est la lecture qui fait autorité, plus que l’écriture. » Le voile est à enlever au Texte qui contient une incessante altérité, il ouvrira l’intelligibilité à tous les autres textes.

Ce que Freud a génialement introduit en psychanalyse c’est le couché-écoute-debout. La mise sur le divan, pour le temps de la parole écoutée par l’analysant, suivie du relèvement de l’analysé, c’est l’être restauré dans sa verticalité après l’horizontalité où l’écoute a redonné une dimension, une consistance vécue dans l’altérité, une réparation du manque de l’autre. Il faut entendre la parole de l’autre comme un parfum qui, s’il est écouté, va développer progressivement une note de tête, puis une note de cœur, et enfin beaucoup plus tard une note de fond. Et, quand l’autre perçoit qu’il est ainsi écouté, il se sait aimé.

En français, le mot «altération», dérivé du latin, est très proche de «altérité». Alors le changement, le mouvement de l’être vers qui doit-il tendre ? Vers l’autre bruissent les mots. Quel autre ?

La différence est à comprendre comme une évidence ontologique. Dans le sud de l’Afrique, il y a un mot humaniste pour le dire UBUNTU[4]. L’autre n’est pas seulement extérieur, en face, il est en nous de tout ce que nous en avons reçu.

C’est un fragment d’altérité, d’étrangeté, qui soudain devient familier, s’inscrit en nous, dans notre corps réel ou abstrait, devient extension de notre être, et le plaisir n’est pas de s’agrandir, de s’enfler, mais de sentir vibrer ses limites. Cette vibration qui fait travailler nos limites est une musique de l’être et de la pensée sur fréquences symboliques. La Franc-Maçonnerie nous donne des clefs, des partitions, des rythmes, des notes pour permettre une mise en résonance harmonieuse de l’être avec ce qui n’est pas lui.


[1] D’ailleurs le mot « miroir» fut utilisé pour un genre littéraire né au Moyen Âge, il désignait des ouvrages destinés à conseiller le lecteur sur des questions morales. Les premiers exemples du genre remontent au IXe siècle et dans la tradition chrétienne, le Miroir sans tache (speculum sine macula) est le symbole de Marie, mère de Jésus où l’Éternel se reflète.

[2] Genèse, 17, 5 et 15. À rapprocher d’Agar devenue Hagar après sa maternité.

[3] Genèse ; 30,1et 2.

[4] On peut le traduire par « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous »

(Éphéméride) Du foot à Freemasons’ Tavern

Le lundi 26 octobre 1863, une poignée de passionnés (3, 5, 7 et +) se réunissaient dans un pub londonien, le Freemasons’ Tavern, pour fixer quelques règles communes de jeu. La première fédération de football au monde, la Football Association, était née et le football moderne avec.

Parmi les hommes à l’origine de cette révolution, deux dirigeants de club jouèrent un rôle déterminant : Ebenezer Cobb Morley (1831-1924) et Arthur Pember (1835-1886). À ce titre, ces deux pionniers injustement méconnus sont considérés comme les deux principaux pères fondateurs du football.

C’est ainsi que le 26 octobre 1863, les représentants et capitaines de huit clubs et trois écoles – tous londoniens ou proche région – se réunissent au Freemasons’ Tavern près de Covent Garden à Londres – réunion appelée « The Meeting of Captains » – pour, enfin, arrêter officiellement quelques règles communes.

Lors des six réunions tenues du 26 octobre au 8 décembre 1863, le comité va peaufiner le règlement pour finalement adopter, à 13 voix contre 4, les treize règles suivantes, alors surnommées les « London Rules » https://bit.ly/3B7SOY3

Les deux principaux fondateurs

Avant cette date, le football était un sport assez brutal, sans règlement unifié et possédant une organisation chaotique. Ainsi pour réduire la violence, créer un rythme plus ordonné et plus fluide, se mettre d’accord sur les règles structurant le jeu, il a fallu du temps et une volonté de fer. Deux joueurs y contribuèrent :

Ebenezer Cobb Morley
  • Ebenezer Cobb Morley

Il est un avocat et un joueur émérite. En tant que président et capitaine du club londonien de Barnes, il a contacté l’hebdomadaire sportif Bell’s Life pour suggérer la création d’une instance dirigeante et proposer de nouvelles règles destinées à sortir le football de l’ornière. Il met en exergue le succès de la codification du cricket un siècle plus tôt, ainsi que celle du baseball. Le journal approuve l’initiative et lui prête son concours.

Arthur Pember
  • Arthur Pember

Il était un sportif britannique – avant-centre du club londonien de No Name Kilburn -, agent de change, avocat, journaliste d’investigation et auteur, connu pour avoir été le premier président de la Football Association de 1863 à 1867

L’un comme l’autre ne semble pas avoir reçu la lumière.

  • Freemasons’ Tavern

La Taverne des Francs-Maçons a été créée en 1775 au 61-65 Great Queen Street, dans le West End de Londres. Il a servi de lieu de rencontre à diverses organisations notables du XVIIIe siècle jusqu’à sa démolition pour faire place à l’hôtel Connaught en 1909.

En 1769, la Grande Loge d’Angleterre décida de construire son siège. Un immeuble a été acheté dans la rue Great Queen en 1775 et Thomas Sandby a été chargé de construire une salle dans le jardin. La maison d’origine devint la taverne avec une deuxième maison permettant aux Francs-Maçons d’y établir des bureaux.

Freemason’ Hall UGLE
  • De Freemasons’ Tavern au Freemasons’ Hall de Londres

Situé dans le quartier de Covent Garden, le Freemasons’ Hall est un imposant immeuble de 8700 m2. Son architecture est reconnue comme l’une des plus belles œuvres en matière de style art déco. Il est le siège de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Il a été construit en 1927-1933 pour commémorer les nombreux Francs-Maçons morts en service actif pendant la Première Guerre mondiale. Initialement connu sous le nom de Masonic Peace Memorial (Mémorial de la paix maçonnique), il a été rebaptisé Freemasons’ Hall lors de la déclaration de la guerre en 1939.

Sources : Wikipédia ; Cahiers du football

JAPON : Symboles de la franc-maçonnerie dans un cimetière d’étrangers de Hokkaidō

De notre confrère nippon.com – Par Nishino Takashi

En 1854, le commodore américain Matthew Perry débarqua à Hakodate, Hokkaidō, dans le nord du Japon. Deux membres de son équipage qui étaient morts de maladie ont été enterrés sur les pentes du mont Hakodate, c’est le début du cimetière des étrangers .

La section protestante du cimetière comporte plusieurs pierres tombales gravées d’un symbole particulier : un compas et une équerre, tous deux utilisés comme outils par les tailleurs de pierre. C’est le symbole de la franc-maçonnerie,le compas représentant la vérité et la morale. La franc-maçonnerie a ses origines à l’époque médiévale, lorsque la guilde des tailleurs de pierre a été créée ; elle s’est largement répandue avec les extensions maritimes de l’Empire britannique.

Les membres venaient principalement de la classe moyenne et comprenaient de nombreux intellectuels ; ils utilisaient des mots codés pour reconnaître les autres membres et avaient des rites secrets. Le groupe était ouvert à toutes les confessions, mais s’est caché dans la clandestinité en raison de l’opposition de l’église catholique et des gouvernements pour sa promotion de la libération de la politique réactionnaire. Mozart en serait membre, et certains voient son opéra La Flûte enchantée comme fondé sur les rites d’initiation.

Le cimetière d’Hakodate abrite au total quatre tombes de francs-maçons. Les citoyens britanniques qui y reposent sont le capitaine James Kilgour et l’ingénieur en chef George Todd, qui ont servi à bord d’un bateau à vapeur, et James Marr et James Scott, deux collègues d’une entreprise dirigée par leur compatriote Thomas Blakiston.

La tombe de James Scott porte un symbole de la franc-maçonnerie avec la lettre G au milieu, représentant des termes comprenant Dieu et la gloire.


La tombe de James Scott porte un symbole de la franc-maçonnerie avec la lettre G au milieu, représentant des termes comprenant Dieu et la gloire.

James Scott a immigré au Japon, où il a vécu pendant un demi-siècle jusqu’à sa mort à l’âge de 88 ans en 1925. Après avoir rencontré Blakiston, Scott a travaillé comme ingénieur en mécanique dans son entreprise de bois d’œuvre, d’abord dans la région du fleuve Amour en Sibérie et plus tard en l’aidant à ouvrir une usine à Hakodate et y gérer l’entrepôt.

À l’époque, il était tabou pour les francs-maçons de parler de leur appartenance à l’organisation, même à d’autres membres de leur propre famille. Cela présente cependant un mystère : comment le symbole de la franc-maçonnerie a-t-il été gravé dans les tombes ?

La vue du coucher de soleil depuis le cimetière. 
(2019)

le Cimetière des étrangers

se trouve à 15 minutes à pied de l’arrêt Hakodate Dock-mae sur le tramway de la ville de Hakodate

(Cliquez pour voir la carte )

(Publié à l’origine en japonais. Traduit par Aikawa Kōki dans le cadre d’un programme de stage avec l’Université Ritsumeikan et édité par Nippon.com .)

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Lundi 25 Octobre

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🎥 Les Cathares : https://450.fm/2021/10/21/video-les-cathares-et-le-saint-graal-la-france-des-mysteres/

🎥 La Belle Histoire de Cathédrales : https://450.fm/2021/10/24/la-belle-histoire-des-cathedrales/

🎥 TOP 5 Sociétés Secrètes : https://450.fm/2021/09/30/ff-5-organisations-secretes-les-plus-mysterieuses-au-monde/

📰 3 POINTS C’EST TOUT Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

– Réalisation Laurent Sirguy

– Présentation Hadrien Berthaut

– Directeur de la Publication Franck Fouqueray

4ème Paramita – La persévérance – énergie enthousiaste

La persévérance est le courage héroïque de ne pas abandonner quand les choses deviennent difficiles, mais au contraire de maintenir nos efforts avec constance jusqu’au bout. Les avantages de la persévérance :

  • Elle nous donne la force de finir ce que nous avons commencé, sans nous décourager.
  • Elle nous aide à vaincre les sentiments d’inadéquation et de paresse qui nous poussent à tout remettre au lendemain et à nous laisser distraire par des futilités.
  • Elle nous permet d’accomplir les tâches les plus difficiles et nous empêche de stopper notre aide aux personnes les plus difficiles à aider.

La persévérance est définie en sept points : inconvénients et avantages issus respectivement de l’absence et de la présence de la persévérance, l’essence de la persévérance, la classification, les caractéristiques essentielles de chaque aspect, la façon de l’accroître, les moyens pour la purifier, le résultat.

Inconvénients dus à l’absence de persévérance

Celui qui, bien que pratiquant les Paramitas telles l’éthique, la générosité et la patience, est dénué de persévérance, sera paresseux. Etant pris de paresse, il n’accomplira pas d’actions vertueuses. Sans activité bénéfique, il ne pourra pas réaliser le bienfait des êtres. N’ayant pas cette capacité, il ne lui sera pas non plus possible d’obtenir l’Eveil.

Avantages issus de la persévérance

Celui qui a de la persévérance dans la pratique est un être dont les qualités positives, bénéfiques ne diminuent pas, mais au contraire s’accroissent sans cesse. Dans un autre Soutra, le Bouddha exprime les bienfaits de la persévérance : « Celui qui possède cet enthousiasme développera et ne laissera jamais décroître les qualités positives ; par cela même il sera comme celui qui obtient un trésor royal, le trésor de la sagesse transcendante. »

L’essence de la persévérance

L’essence de la persévérance est le fait de se réjouir dans la vertu, de trouver sa joie dans l’action positive. Soutra : « Qu’est-ce que l’énergie enthousiaste ? C’est le remède à la paresse, c’est l’état d’esprit dans lequel on éprouve de la joie manifeste à se tourner vers la vertu, vers l’accomplissement spirituel. » Soutra : « Le fait de se réjouir complètement et parfaitement de l’activité positive, de l’accomplir avec beaucoup d’élan, d’inspiration, voilà ce que l’on peut appeler l’essence de la persévérance. »

La paresse du découragement

Cette forme de paresse, liée à un état dépressif, de manque de confiance, est entretenue à travers des réflexions du genre : « comment quelqu’un de vil et ordinaire comme moi pourrait, même en s’efforçant, obtenir l’Eveil qui est quelque chose de tellement éloigné de moi ? » Cette paresse résulte du fait de s’entretenir dans un état de découragement et une attitude d’impuissance. Ne pas se laisser aller au découragement et cette forme de paresse doit être rejetée.

La paresse grossière

La troisième forme de paresse est celle qui consiste, sous l’emprise de l’attachement, à s’appliquer à des actes négatifs, à utiliser son énergie soit pour vaincre des ennemis, soit pour accumuler richesses, renommée, pouvoir, etc., à travers des actions erronées. Etant donné que toutes ces formes d’activités sont la cause de la souffrance, on s’abstiendra de telles attitudes.

LA PERSEVERANCE SEMBLABLE A UNE ARMURE :

La perseverance de l’activite meme

Ce deuxième aspect se présente sous trois formes : – l’activité de la persévérance qui consiste à abandonner les émotions conflictuelles ;

– l’activité de la persévérance qui consiste en l’action positive ;

– l’activité de la persévérance qui s’exprime dans l’accomplissement du bienfait de tous les êtres.

Agir positivement

Cet aspect de l’énergie enthousiaste consiste à s’efforcer à la pratique des six vertus transcendantes : « Celui qui s’exerce à la pratique des six Paramitas doit le faire avec beaucoup d’énergie, sans aucun regard sur son propre corps ou sa propre vie. Il doit être uniquement concentré sur le fait de mettre le Dharma (enseignement du Bouddha) en pratique. » Milarépa disait : « La seule raison de pleurer se trouve dans toutes les souffrances qui sont endurées dans le monde. Les seules raisons de se réjouir se trouvent dans toutes les difficultés de la pratique du Dharma. »

– la persévérance qui fait que l’on s’exerce constamment, sans relâche.

– la persévérance qui fait que l’on s’exerce avec respect, dévotion et aspiration.

– la persévérance qui demeure immuable ;

– la persévérance qui ne se détourne pas de son but, qui garde confiance ;

– la persévérance qui est libre d’orgueil, sans vanité.

– La persévérance sans relâche.

Accomplir le bien des etres

C’est l’énergie enthousiaste dans l’activité qui s’efforce à la réalisation du bienfait d’autrui à travers onze formes d’actes spécifiques, tels que venir en aide à ceux qui sont sans secours, etc.

La façon d’accroître la persévérance

La sagesse primordiale va rendre cette qualité de persévérance parfaitement pure, authentique ; la conscience transcendante permet de la développer, de l’accroître, et le pouvoir de la dédicace parfaite la rend définitive. Du fait que cette activité positive est dédiée vers tous les êtres, c’est-à-dire qu’elle est marquée de la dimension de sagesse, parce qu’elle est soutenue par les souhaits que l’on fait pour qu’elle s’accroisse sans cesse et demeure comme quelque chose de vivant qui va se développer constamment, cette vertu n’est plus limitée à nous-même.

On se libère de l’idée du sujet qui a créé cette activité vertueuse, ce qui fait qu’elle peut continuer à s’accroître et être disponible pour tous les êtres, comme un trésor inépuisable. Ainsi, gräce à une parfaite dédicace, l’activité bénéfique demeure indestructible, à l’abri de toutes les perturbations et émotions dues aux actions antérieures.

Les moyens pour la purifier

La façon de rendre parfaitement pure cette énergie enthousiaste est l’union de la vacuité et de la compassion : par la conscience de la compassion et de la vacuité comme étant deux aspects indissociables, le bienfait que l’on crée est réellement dirigé vers tous les êtres, on n’a pas d’autre intention que de créer des conditions positives pour tous les êtres.

La persévérance est une qualité difficile à entretenir, mais elle permet d’aller plus loin dans nos agissements et les buts que nous nous fixons.

Ida Radogowski

Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-maçons (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

«La Tradition, arme spirituelle contre le progressisme»

De notre confrère FIGAROVOX/LECTURE Par Christophe Boutin 

En recherchant incessamment le progrès, la modernité dévalorise le passé, estime le sociologue Michel Michel. Contre cet écueil, il n’oppose pas la nostalgie, mais Le recours à la tradition, titre de son dernier livre, raconte l’universitaire Christophe Boutin.

Christophe Boutin, agrégé de droit public, est professeur à l’université de Caen-Normandie où il enseigne le droit constitutionnel et l’histoire des idées politiques. Il a récemment codirigé avec Olivier Dard et Frédéric Rouvillois le Dictionnaire du conservatisme et le Dictionnaire des populismes (éditions du Cerf).


C’est dans la collection Théôria que dirige Pierre-Marie Sigaud, aux côtés d’ouvrages de Jean Hani, Jean Borella ou Frithjof Schuon, que Michel Michel vient de faire paraître un ouvrage qui évoque la place nécessaire de la Tradition – avec une majuscule – dans notre monde moderne. Sociologue, l’auteur s’est en effet intéressé depuis toujours à cette famille intellectuelle particulière, celle dite de la «pensée de la Tradition», dont l’un des principaux auteurs aura été le Français René Guénon, aux côtés de Schuon, Coomaraswamy ou Evola, et selon laquelle, pour faire court, existerait dans l’histoire spirituelle de l’humanité une Tradition primordiale d’où découleraient des traditions spirituelles particulières.

Le fait religieux n’est pas, comme on le croyait au siècle dernier et au début du XXe siècle, une étape dans l’histoire de l’humanité, mais une dimension irréductible qui perdure même dans le cadre apparemment désacralisé des sociétés modernes.

.Michel Michel

L’auteur découvre au cours de ses années d’études René Guénon ou Joseph de Maistre, fréquentations intellectuelles qui le conduiront à choisir d’être «un sociologue de terrain» et non un énième idéologue, au moment où l’Université se politise plus encore à gauche. Et s’il évoque «à la fin des années 70, la prompte débâcle de l’utopie gauchiste», sans doute convient-il de relativiser cette dernière, car si le mouvement de mai 68 s’est effectivement rapidement éteint politiquement, il n’en a pas moins conduit à la victoire culturelle de nombre de ses thématiques – et à la captation du pouvoir intellectuel par ses membres.

«À mes yeux, écrit l’auteur, le monde moderne n’a pas engendré une culture parmi d’autres, mais une exception anthropologique». Michel Michel pose en effet la question de la dimension religieuse de l’homme – et, ce faisant, de la manière dont il serait possible de l’étudier, qu’il s’agisse de le faire autour des référents de l’ethnologie ou de ceux de l’anthropologie.

Or, il constate cette pratique qu’ont nos sociétés modernes, tout entières tournées vers un progrès déifié, de dévaloriser le passé pour mieux imposer leur doxa. Inventant de fort utiles «légendes noires» répétées ensuite à satiété, présentant systématiquement le monde ancien comme celui de l’obscurantisme le plus sinistre et le plus sectaire, elles imposent notamment cette idée que les faits magiques et/ou religieux n’étaient en fait que des formes primaires de pseudo-compréhension du monde, avant que l’avènement du rationalisme moderne nous fasse passer des ténèbres aux Lumières.

Évoquant les recherches, notamment, de Georges Dumézil, Carl Gustav Jung, Mircea Eliade ou Roger Caillois, Michel Michel se refuse pour sa part à accepter cet évolutionnisme simpliste pour affirmer, au contraire, que «le fait religieux n’est pas, comme on le croyait au siècle dernier et au début du XXe siècle, une étape dans l’histoire de l’humanité, mais une dimension irréductible qui perdure même dans le cadre apparemment désacralisé des sociétés modernes».

La preuve de cette attente fondamentale de l’homme serait d’ailleurs l’apparition de cette fausse religiosité se retrouvant dans ce que l’on nommera les religions séculières, dans la manière dont les totalitarismes du XXe siècle joueront sur les mythes religieux, et, plus encore, dans l’avènement de cette «religion prométhéenne» qui semble à notre auteur être l’idéologie dominante de notre temps.

Une religion prométhéenne qui serait, en fait, la subversion par excellence, renversant l’ordre même du monde : alors, rappelle-t-il, que «toutes les cultures humaines ont reconnu la supériorité et l’autorité de principes transcendants», la culture occidentale post-révolutionnaire qui prétend devenir la «culture monde» affirme, elle, «l’absolue autonomie de la volonté humaine et nie la légitimité de toute loi dont les fondements ne seraient pas contractuels».

Selon Michel Michel, il conviendrait de relever la puissante énergie spirituelle toujours présente dans certains secteurs de l’Église catholique.Christophe Boutin

Inversions donc : «Le progressisme prend la tour de Babel pour la Jérusalem céleste», écrit encore Michel Michel, attaché à retrouver le sens des symboles et des mythes. Il évoque ainsi ce rêve moderne de l’unité, celui, finalement, de notre «mondialisation heureuse», qui repose selon lui sur trois éléments clefs : délocalisation d’abord, et ce dans tous les sens du terme, des usines comme des hommes coupés de leurs appartenances ; dématérialisation ensuite, ou désincarnation ; unification globale du monde enfin, par arasement de toutes les identités. Mais cette unité niveleuse et destructrice de la beauté du monde relèverait d’une hubris contre laquelle, rappelle-t-il, un certain nombre de mythes, qu’il s’agisse de la chute du jardin d’Éden ou de l’échec de la tour de Babel, avaient pourtant mis en garde l’Humanité. «La confusion totalitaire – écrit-il – tente en vain de trouver l’unité par l’homogénéisation du monde, elle vise à l’égalité, l’indistinction par l’atomisation universaliste, le “libre marché” ou tout équivaut à tout devient le paradigme de toutes relations entre les hommes».

Ce «Progrès» a-t-il «du plomb dans l’aile», comme l’écrit notre auteur ? Il semble parfois un peu confiant. Certes, il évoque la critique nouvelle d’une Science qui, aux XVIIIe et XIXe siècles, «apparaissait comme une sorte de grand mouvement prométhéen, parti à la conquête de la connaissance totale, la preuve du pouvoir illimité de la raison humaine, dès lors qu’elle se libérait des obscurantismes métaphysique et religieux». De fait, en dehors du retour du religieux, on peut noter le foisonnement actuel des sectes, des psychologies diverses, de l’occultisme, le goût du fantastique, et jusqu’aux fameuses théories du complot, autant d’éléments qui prouvent que l’esprit humain se satisfait peu du seul rationalisme dogmatique et cherche d’autres raisons de croire.

Mais ces travestissements d’une véritable relation au spirituel ont été justement dénoncés par Guénon, et force est de constater que le Système en place entend bien toujours se poser comme le seul avenir possible et imposer pour cela son pseudo-ordre destructeur –la situation actuelle, où le pouvoir politique appuie sur la Science , sa prétention à régenter jusqu’au plus intime de l’humain, détruisant une après l’autre les libertés, en étant une preuve.

La première manière de lutter contre ce monde moderne serait la transmission d’une histoire et d’une culture qui nous font connaître « les hommes d’avant, les hommes d’ailleurs et l’homme de toujours […], ce qui permet de relativiser les croyances naïves des hommes d’aujourd’hui », écrit notre auteur. Dans ce cadre, il convient aussi de redonner toute leur place aux mythes, retrouvant, comme le fit Eliade, leur sens universel. Et Michel Michel évoque encore la place que doit tenir l’art, et notamment l’art sacré, dans cette nécessaire reconstruction du lien entre l’homme et la transcendance.

Mais face à ce monde moderne empli « d’idées chrétiennes devenues folles », selon le mot célèbre de Chesterton, l’auteur se pose aussi la question de ce que pourrait apporter à l’Église catholique la pensée de la Tradition. Car Michel Michel écarte l’approche que font certains traditionalistes «guénoniens» pour lesquels le christianisme ne serait jamais qu’une forme parmi d’autres d’expression de la Tradition primordiale. Pas de relativisme ici pour un auteur s’affirmant profondément chrétien et souhaitant voir l’Église retrouver son cadre traditionnel. Or il ne lui semble pas qu’il y ait d’opposition entre la pensée de la Tradition et le christianisme, selon lui, par exemple, parce que la Tradition suppose «la transmission d’une influence surnaturelle, d’une influence spirituelle, que les chrétiens appellent la Grâce», ou parce que le christianisme retrouve et maintient « des formes religieuses découlant de la tradition immémoriale de la prêtrise. »

« La chrétienté a réussi à transformer des soudards en chevaliers », écrit celui qui souhaite voir naître une nouvelle chevalerie, car pour lui la Tradition n’est pas seulement un concept intellectuel, mais doit être vécue. Christophe Boutin

Le problème serait que l’Église actuelle ne se place plus dans cette logique de transmission. Pour Michel Michel, «dans la première moitié du XXe siècle, l’Église de France a été institutionnellement vaincue dans la guerre de la laïcité et confinée au domaine “privé”».

Cette défaite est-elle définitive ? Sans doute pas, car, alors que, selon notre auteur, nombre de structures officielles «contrôlées par l’appareil ecclésiastique apparaissent comme plus vermoulues», il conviendrait de relever la puissante énergie spirituelle toujours présente dans certains secteurs de l’Église catholique. Mouvements de jeunesse, communautés charismatiques ou traditionalistes, retour en force du pèlerinage de Compostelle, autant d’éléments qui prouveraient la vitalité du catholicisme, mais conduisent notre auteur à cette conclusion : «Tout se passe comme si la vitalité des institutions religieuses était en relation proportionnelle avec leur capacité à contester les modèles dominants du monde et les “valeurs” de la modernité». Est-ce nouveau ? Michel Michel rappelle, prenant le cas de l’Église catholique, que sont régulièrement apparus des mouvements de «régénération» qui, soit secouaient un certain assoupissement, soit revenaient à la source pour éviter des dérives hérétiques. Et l’on relèvera que le même type de phénomène a existé dans la plupart des grandes religions.

Or, sur ce plan de la restauration du lien avec le spirituel, la forme n’est jamais neutre, et Michel Michel ne cache pas son «souci de voir l’Église abandonner la pastorale catastrophique qu’elle a adoptée depuis plus de deux générations». Il lui semble en effet indispensable qu’elle le fasse parce qu’«en deçà de la “disputatio” des théologiens, c’est la pastorale adoptée – liturgies, prêches, retraites, pratique des sacrements, cantiques, etc. – qui modèle la foi du peuple de Dieu».

Ce n’est donc pas un hasard pour notre auteur, qui cite ici les travaux de Guillaume Cuchet, si le grand décrochage de l’Église catholique en termes de fréquentation des fidèles a eu lieu après le concile de Vatican II et ses conséquences en termes de pastorale. Et l’on pense ici bien sûr à La fin d’un monde, le dernier ouvrage publié par Patrick Buisson, dans lequel ce dernier étudie justement cet éloignement, ou à l’image de ce prêtre canadien désemparé que met en scène Denys Arcand dans Les invasions barbares.

On comprend alors que semble nécessaire pour notre auteur, dans l’hypothèse où l’Église choisirait de définir une nouvelle pastorale pour se détacher du modernisme auquel elle aurait décidément donné trop de place, qu’elle s’appuie, en partie au moins, «sur les écoles de pensées qui ont su résister à l’hégémonie de l’idéologie moderne», dont la pensée de la Tradition. Une Église qui écarterait alors le risque de l’angélisme, car pour Michel Michel sa dérive actuelle «ne consiste pas d’abord dans la négation du spirituel, mais dans une sorte d’angélisme» qui conduit à oublier le combat nécessaire pour proclamer et défendre ses valeurs. «La chrétienté a réussi à transformer des soudards en chevaliers», écrit encore celui qui souhaite voir naître une nouvelle chevalerie, car pour lui la Tradition n’est pas seulement un concept intellectuel, mais doit être vécue.

Pour Michel Michel, la Tradition, qu’il vit dans le christianisme, est en fait «l’éternel présent de l’homme», ou, comme le rappelle la règle de saint Vincent de Lérins, qu’il cite, «ce qui a été cru toujours, partout et par tous». C’est contre cette Tradition que le progressisme, aujourd’hui au travers de son déconstructionnisme généralisé, mène une lutte sans répit, une lutte qui n’a pas épargné l’Église. Ce livre propose une voie de reconstruction par un retour à une Tradition vécue.

Style Émulation – Apprenti, Compagnon, Jeune Maître

Hervé H. Lecoq – Independently Published, 2021, 232 pages, 20 €

Présentation de l’éditeur :

Parce qu’il vous accompagnera plusieurs années.

Pourquoi les Apprentis doivent-ils monter la Loge ? Pourquoi les Compagnons doivent-ils « voyager » ? Quels sont ces petits détails qui ne vous seront jamais expliqués alors que vous venez de devenir Maître ? Vous prenant par la main, comme au premier jour, ce livre vous accompagnera, tout au long de votre progression jusqu’au grade de Maître, à trouver, voire construire, votre place dans la Loge. Un livre à lire après chaque cérémonie que vous allez vivre.

Parce qu’il s’adapte à toutes les obédiences.

Conçu à l’origine comme 3 guides distincts, depuis 2018, cet ouvrage compilé et enrichi, a réussi à accompagner au début de chaque grade de nombreux « masonic students » en leur apportant des réponses à toutes ces questions qu’ils n’auraient jamais osé formuler sur l’Histoire et les origines de certains éléments mystérieux. Conçu de manière universaliste, il peut être utilisé par des frères, mais aussi des soeurs, de n’importe quelle obédience qui souhaitent débuter leur compréhension du rite Anglais style Émulation.

Parce qu’il répond aux questions que vous n’aviez jamais osées poser, ou qui n’avaient pas trouvé de réponses.

« Tu verras ça plus tard… ». Grâce à cet ouvrage, « plus tard » c’est « maintenant ». Vous le verrez dans l’extrait gratuit, quasiment tous les questionnements que vous vous posez, et qui ne trouvent généralement jamais de réponse directe, sont ici abordés. Vous verrez même certaines réponses à des questions non encore posées. L’auteur vous présente ses excuses par avance.

Parce qu’il apporte des réponses documentées à la pratique d’Émulation.

99 % des livres maçonniques écrits en français ne concernent absolument pas le Rite Anglais Style Émulation. Ce livre a été conçu principalement pour réparer cette perte. Vous y verrez ainsi des réponses à des questions comme : Comment se déroule l’Instruction ? Comment mémoriser « par coeur » un rituel ? Comment appliquer les Outils dans la vie morale ?

Pour lire la table des matières et le préambule https://bit.ly/2YZ5mEq

(Source site de l’auteur)

Biographie de l’auteur :

Hervé H. Lecoq (P.M., M.M.M., M.C., M.R., S.E.M., E.M., C.A.R.), né en 1982, travaille comme responsable dans le domaine de la vente en ligne. Membre de l’Académie de Vaucluse et de diverses associations historiques, ayant reçu la Lumière en 2009, depuis 2010, il a administré différents sites internet ayant trait à la franc-maçonnerie.

Auteur d’articles en langue française mais aussi anglaise dans des revues, des magazines ou sur des sites d’information, il est l’auteur du roman de science-fiction maçonnique L’Apprenti Perdu (éditions ECE-D, 2021) et de Mes premières questions sur la franc-maçonnerie (Independently Published, 2021). Il administre la chaîne YouTube accessible au grand public, mais aussi aux Frères et aux Sœurs qui, comme lui, veulent faire de nouveaux progrès en franc-maçonnerie French Freemason.

[NDLR : À noter, l’illustration de la première de couverture est une aquarelle de l’auteur représentant Freemasons’Hall de la Grande Loge Unie d’Angleterre, Great Queen Street à Londres, Royaume-Uni. Le Rite Émulation, parfois appelé Emulation Working ou encore Rite Anglais Style Émulation, arrive en France à l’aube du XXe siècle. Au Rite Émulation, nous trouvons toujours les Trois Grandes Lumières que sont la Bible, l’Équerre et le Compas, toujours assemblés. Ce rite est l’héritier des plus anciens devoirs des bâtisseurs. Hervé H. Lecoq aborde tous les aspects du rite, à commencer par l’organisation de la franc-Maçonnerie symbolique ou « bleue »]

INDONESIE : Kemal Atatürk, la laïcité, l’islam et la franc-maçonnerie

De notre confrère indonésien indonesiainside.id

Lorsque l’auteur lit, à propos de Kemal Ataturk, « The Face of Western Civilization » (2005) du Dr. Adian Husaini, il y a pas mal de données qui parlent de manière critique de Kemal Atatürk, de la laïcité et de l’islam.

En Indonésie, depuis les années 1970, lorsque la pensée laïque était l’hégémonie, les enseignements laïcs étaient enseignés, par exemple, à travers des cours d’histoire aux collégiens.

La figure de Kemal Atatürk est décrite comme un héros turc, dont les services sont si grands et presque innocents. À cette époque, des articles tels que la rubrique From Heart to Heart dans le magazine Panjimas de Buya Hamka sont devenus de nouvelles munitions pour le Dr. Jeune Adian pour critiquer Atatürk et la laïcité.

Depuis la lutte pour l’indépendance de l’Indonésie, certains l’ont même loué et fait de lui un exemple idéal pour le peuple indonésien. L’un d’eux est Bung Karno. Au point qu’en 1940, Soekarno en grand admirateur de Kemal écrivit un article dans le magazine Pandji Islam numéro 12 et 13 intitulé « Young Islam ». Dans cet article, les pas de Kemal vers la sécularisation sont loués par Bung Karno. Cet article a ensuite reçu de vives critiques de la part de M. Natsir et A. Hassan. On peut le lire dans le livre « Islam et Nationalité » de A. Hassan.

Mustafa Kemal Ataturk est né en 1881 dans la région de Salonique. Le nom de son père est Ali Riza, un alcoolique qui travaille comme employé de bureau dans la ville de Salonique. Sa mère s’appelait Zubaidah, une femme qui était religieuse et portait toujours le purdah. 

Selon les récits de certains écrivains occidentaux, Kemal était membre du mouvement de la franc-maçonnerie, une organisation juive secrète fondée à Londres en 1717.

Atatürk, selon les archives de Maryam Jameelah, ne se cachait pas en tant qu’athée. Il n’est pas surprenant qu’à son arrivée au pouvoir, de nombreux enseignements islamiques aient été modifiés et même hostiles aux oulémas. Kemal Atatürk est décédé le 10 novembre 1938 à l’âge de 57 ans.

Kemal Atatürk a historiquement rejoint le mouvement Jeune-Turc qui avait été infiltré ou influencé par les idées du mouvement sioniste. L’une des preuves que l’infiltration et l’influence étaient réelles est que les Jeunes Turcs n’ont pas considéré la question de la vue séparant la Palestine de la Turquie que le sultan Abdul Hamid II a défendue avec tant de persévérance.

Dans un discours prononcé le 2 février 1923 devant les Juifs, Kemal a qualifié les Juifs de nation fidèle à la Turquie. Ils vivront confortablement et prospèreront dans l’avenir.

Kemal Atatürk n’était pas d’accord avec l’idée d’un califat, mais préférait la laïcité et l’occidentalisation. Ce n’est qu’alors, a déclaré Kemal, que le pays serait à l’abri de son ralentissement. En 1925, il prononça un discours à Ankara déclarant que la révolution turque était un changement majeur pour remplacer l’ancienne unité politique obsolète. Si vous voulez survivre et exister, vous devez accepter la civilisation occidentale à l’époque contemporaine.

Enfin quoi ? La civilisation occidentale a été retracée dans divers aspects de la vie. Surtout après la chute du califat ottoman en 1923. L’hypothèse est qu’en imitant l’Occident et en quittant l’Islam, la Turquie deviendra un pays fort et grand. L’utilisation de ce système à l’occidentale est allée trop loin en interdisant l’appel à la prière en arabe, en interdisant le foulard, en dissolvant les tribunaux religieux; l’islam n’est plus la religion officielle, les vêtements sont changés à l’occidentale, etc. l’Islam est loin de la liberté. Ce qui ressemble à un régime autoritaire.

Le processus de sécularisation existe depuis la proclamation de l’État turc le 29 octobre 1923, au cours de laquelle Kemal Atatürk a été élu président. La réforme religieuse a été menée à grande échelle; non seulement l’appel à la prière, mais la lecture des prières au nom du nationalisme étaient sur le point d’être changés en turc.

Un autre impact de la politique de Kemal fut que la Faculté de théologie, ou Ushuluddin, fut fermée en janvier 1935 et transformée en Institut de recherche islamique. Plus que cela, le jour férié qui était habituellement le vendredi a été remplacé par le dimanche. Les dirigeants des mouvements laïques de Turquie déclarent souvent que leurs réformes ne sont pas seulement contre l’islam mais aussi contre le règne du clergé. En fait, l’islam est considéré comme responsable du déclin et du retard de la nation turque.

Peu importe à quel point Kemal Atatürk a essayé de séparer la religion de l’État, en particulier de l’islam, ses efforts n’ont pas été entièrement couronnés de succès. En 1950, le Parti démocrate dirigé par Adnan Mandaris l’emporte sur le Parti républicain formé par Kemal Atatürk.

Au cours de ses 10 années au pouvoir, Adnan Mandaris a tenté de placer l’islam dans la société turque de manière très subtile. À son époque, l’appel à la prière a de nouveau fait écho en arabe, les mosquées détruites ont été rénovées, les facultés de théologie ont été rouvertes et même l’institution coranique tahfizul a réapparu. Les Mandaris se sont heurtés à l’opposition des laïcs et ont finalement été renversés en 1960, le président du Parlement Bulatuqan et le ministre des Affaires étrangères Fatin Zaurli ont été exécutés.

En lisant les luttes de Kemal pour la socialisation de la sécularisation, la séparation entre la religion et l’État et son attitude dure envers l’islam et les oulémas, les lecteurs auront au moins matière à être plus critiques à l’égard de la figure qui sera désormais le nom d’une rue de Jakarta. (MBS)

Chiromancie : passé, futur, caractère… Ce que vos mains révèlent de vous

De notre confrère Planète

INTERVIEW. Depuis des millénaires, l’ésotérisme passionne les foules. Vous aimez jouer les détectives ou souhaitez en savoir plus sur vous ? Une simple lecture des lignes de vos mains ou de celles de votre entourage pourrait déterminer les grandes étapes de vos vies respectives et de vos tempéraments. Roberta Vernon, autrice du livre Lignes de la main (Ed. Albin Michel) nous dévoile les mystères de cet art divinatoire.

Lignes de vie, du cœur, du destin, empreintes digitales… Avez-vous déjà tenté de savoir ce que désignent les lignes de vos mains ? Si, comme le rapporte Femme Actuelle, le chercheur Jean de Bony a créé la Biotypologie pour étudier les mains afin d’offrir une connaissance de soi à tout un chacun via les multiples signes et caractéristiques d’origine génétique, il assure que cela n’a rien à voir avec la divination. Pourtant, de nombreux éléments observés dans cette science empirique sont aussi étudiés dans la chiromancie, vieille de milliers d’années.

Afin de vous faire votre propre idée sur la question, nous avons interviewé Roberta Vernon, chiromancienne et autrice du livre « Les lignes de la main », faisant partie de la collection Les 4 clés de l’ésotérisme (Ed. Albin Michel). Amour, relations humaines, carrière, enfants, santé, aptitudes et talents, réussites et échecs… Tout serait gravé dans nos mains. Voici, plus en détails, comment en apprendre plus sur vous-même et sur votre entourage.

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Avant toute chose, l’experte tient à rappeler que « les éléments donnés dans cet article doivent être considérés comme des généralités et ne peuvent être considérées comme des faits absolus. Vous devez vous faire votre propre opinion sur le contenu. Gardez aussi en tête qu’il peut y avoir des exceptions ».

Chiromancie : depuis quand cet art divinatoire existe-t-il ?

Planet. Pouvez-vous nous définir ce qu’est la chiromancie ? Depuis combien de temps cette pratique divinatoire existe-t-elle?

Roberta Vernon. « La chiromancie ou la lecture des lignes de la main est l’art de lire tout ce que vous pouvez voir sur une main pour déterminer le caractère, le destin, la santé, les talents, les relations et plus encore d’une personne.

Les premiers textes de cet art ésotérique ont été découverts dans le nord de l’Inde il y a plus de 5 000 ans, et je soupçonne qu’il était déjà très ancien à l’époque. Il existe cependant une autre forme de chiromancie en Chine qui pourrait être tout aussi ancienne. Après avoir été démodée pendant des siècles, la chiromancie a commencé à revenir en France au 19e siècle, puis elle a traversé la Manche vers le Royaume-Uni et s’est répandue dans le monde entier. Je ne serais pas étonnée si cela avait quelque chose à voir avec Napoléon Bonaparte, car il aimait particulièrement tout ce qui a trait à la divination. »

Que révèle alors la forme de nos mains de notre passé et de notre futur ?

Chiromancie : que révèle la forme de vos mains ?

Planet. Les lignes de la main peuvent-elles évoluer au fil du temps ? Grandes, petites, carrées, longues, rondes… Que révèlent ces caractéristiques ?

Roberta Vernon. « Tout à fait. Elles changent en réponse à nos choix et à l’évolution de nos modes de vie.' »

Les petites mains appartiennent à des personnes qui agissent rapidement, mais qui sont meilleures pour élaborer un grand plan que pour s’occuper des détails.

Les mains carrées suggèrent une personne pratique qui pourrait être un bon constructeur (maçon par exemple) ou agriculteur, mais qui n’est pas particulièrement spirituel ou poétique.

Les mains longues appartiennent à un type de personne sensible, poétique et artistique.Les gens aux mains rondes sont sociables, amicaux, pleins d’humour et quelque peu paresseux. »

Planet. Que révèlent également la longueur, la forme de l’extrémité des doigts et des ongles ?

Roberta Vernon. « Les doigts longs indiquent un type de personne artistique, qui peut aussi être quelque peu nerveux. On peut trouver des doigts longs et fins sur quelqu’un qui aime faire des remarques critiques.

Les doigts courts appartiennent à une personne occupée qui fait beaucoup de choses rapidement. Ces personnes peuvent être étonnamment musicales ou douées pour cuisiner (et manger).

Les doigts lisses désignent également quelqu’un qui peut agir rapidement, tandis que les doigts « noués » appartiennent à quelqu’un qui aime réfléchir lentement et agir lentement.

Les gros doigts peuvent indiquer une personnalité plus lente et plus paresseuse, mais cette personne peut être matérialiste et intelligente pour trouver et garder de l’argent ou des biens ou en hériter, surtout si les coussinets des phalanges inférieures sont pleins.

Les bouts des doigts arrondis et les ongles arrondis appartiennent à un type de personne sociable et amical.

Le bout des doigts carrés suggère la praticité et l’intelligence avec le travail de la figure et l’argent. Regardez également la base du petit doigt, car un certain nombre de petites lignes suggèrent ici un bon mathématicien ou analyste.

Les doigts pointés peuvent être artistiques, mais ils peuvent aussi faire allusion à une personne dont la santé n’est jamais bonne, ou qui est nerveuse et anxieuse.

Les phalanges supérieures qui ont une formation de gouttelettes se trouvent sur les mains des créateurs de vêtements, des bijoutiers, des fabricants de sacs à main et de toute autre personne qui utilise ses mains pour un travail détaillé et beau.

Le pouce est intéressant, car s’il est épais, la personne est susceptible de bousculer les autres pour obtenir ce qu’elle veut. S’il est mince avec une « taille », la personne est un penseur avec un esprit logique.

Un pouce long montre de l’intelligence, mais peut-être un manque de sens pratique, tandis qu’un pouce court montre un manque de « cerveau » ou un manque de bon sens. Un pouce court et épais pourrait désigner un tyran.

Le pouce est souvent tourné vers les mains des acteurs, des interprètes, des artistes, des orateurs, des politiciens et de ceux qui veulent être aimés et admirés. Le président Trump et le président Biden ont tous deux ce genre de pouces. Ces gens ont du charme, et ils sont superficiellement populaires, mais ceux qui travaillent pour eux ou vivent avec eux ne les trouvent pas du tout charmants, car ils sont durs et égoïstes.

Les ongles suivent la même logique :

  • Carré : pratique.
  • Arrondi : sociable, amical.
  • Long : un penseur.
  • Court : quelqu’un qui agit rapidement.
  • En forme d’éventail : ne s’intéresse pas aux opinions des autres.
  • Grand : bon pour les travaux détaillés, surtout si le doigt supérieur est assez plein.
  • Petit : colérique, vif d’esprit, mais pas doué pour les aspects pratiques.
  • Large : facile à vivre.
  • Étroit : nerveux et anxieux. »

Quid des taches sur les mains ?

Chiromancie : que révèlent les taches ou les verrues ?

Planet. Qu’en est-il des signes, des taches, verrues ou encore des empreintes sur la peau des mains ?

Roberta Vernon. Des taches rouges sur le devant ou le dos de la main indiquent toujours un problème actuel, mais une tache rouge au bas de la main, ainsi que de nombreuses petites lignes brisées peuvent indiquer une grossesse ou un problème avec les organes reproducteurs. Une tache rouge sur le côté de la main sous l’index montre que le frère ou la sœur du sujet traverse une période difficile.

Les taches grises sont rares, mais elles sont un mauvais signe, indiquant une maladie. Vous devez savoir quelle partie de la main se rapporte à quelle partie du corps pour travailler celle-ci.

Les grilles sont également assez rares, et elles indiquent un problème de santé. Une grille commune signifie le diabète, et elle devient plus importante si la personne ne prend pas soin de sa glycémie.

Les verrues suggèrent le stress, le malheur, l’inquiétude et la peur. Ils peuvent disparaître après un divorce ou après avoir quitté un mauvais travail ou après s’être éloigné de mauvais voisins, etc. Vous devez regarder le doigt ou la partie de la main sur laquelle ils se trouvent et noter s’ils sont sur le dos ou le devant de la main pour comprendre leur signification.

Les empreintes sur la main, telles que les empreintes digitales, sont en fait appelées motifs de crêtes cutanées. Il est intéressant de noter que la police et les médecins légistes utilisent la même terminologie que nous, mais nous avons été les premiers à imaginer ces termes et ils nous ont pris les noms !

Les empreintes digitales peuvent former des lignes droites le long du bout des doigts, des arcs, des arcs en tente, des boucles, des verticilles et des yeux de paon. Certaines de ces marques sont courantes, tandis que d’autres sont inhabituelles. Chacun a sa propre signification. La plus courante étant la boucle qui arrive du côté du cubitus, qui montre une personne coopérative, amicale et compétente qui veut une vie normale.

La main est couverte de lignes, ce qui devrait être agréable et clair. Si ce n’est pas le cas, en particulier sur la partie inférieure du cubitus de la main, pensez à l’alcoolisme ou à la toxicomanie.

Certaines empreintes palmaires forment des boucles, et selon l’endroit où elles se trouvent, elles peuvent suggérer de l’humour, un amour des animaux de compagnie, du style, un amour de la campagne, une bonne mémoire, une tendance au surmenage et du sang royal.

J’ai lu une fois les mains de deux frères lors d’un festival psychique, et ils avaient tous les deux des boucles raja sur les deux mains. Je leur ai demandé s’ils étaient liés à la royauté, et ils ont été étonnés de l’exactitude de la question – et m’ont dit qu’ils étaient Bragance, dont la famille avait autrefois gouverné le Portugal ! »