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(VIDEO) Les secrets d’un initié lyonnais, Jean-Baptiste Willermoz

L’une des figures les plus fascinantes de l’ésotérisme et de la Franc-Maçonnerie lyonnaise au XVIIIe siècle est sans conteste Jean-Baptiste Willermoz qui créera le Rite Ecossais Rectifié à partir des enseignements du mystérieux Martinès de Pasqually et la structure maçonnique de la Stricte Observance Templière.

Dans cet épisode d’une exceptionnelle densité, Jean-Marc Vivenza retrace avec brio la longue vie de cet homme qui était convaincu que la Franc-Maçonnerie est détentrice de grands secrets d’une haute portée spirituelle. Loin des clichés qui font fantasmer les adeptes de la théorie du complot, l’érudition et la profondeur du récit de Jean-Marc Vivenza, nous montre le vrai visage d’une organisation discrète qui propose une authentique voie de réalisation spirituelle pour ce siècle et même les siècles à venir.

PRÉSENTATION DE VERTICAL PROJECT :

Vertical Project Media est une plateforme novatrice et fédératrice qui propose du contenu numérique et organise des événements publics tels que des colloques, des conférences et des ateliers de groupe, en lien avec les thèmes liés à la conscience et à son développement. Vertical Project Media est implanté à Lyon et notre collectif compte plusieurs membres et intervenants à travers le monde.

L’ESPRIT DANS LEQUEL NOUS TRAVAILLONS Vertical Project Media n’est pas seulement une plateforme numérique qui propose des colloques, des conférence et des ateliers. C’est beaucoup plus que cela. Il est en effet important de souligner que toutes ces activités sont fondamentalement animées par un ensemble de valeurs et d’idées que nous entendons promouvoir.

L’une des idées fondatrices de Vertical Project Media est que l’être humain est un être spirituel qui vit une expérience humaine, et non l’inverse. Il découle de ce postulat que nous accordons la primauté au spirituel, c’est-à-dire à la conscience et à ses formidables possibilités.

L’article « 15a » du Manifeste post-matérialiste qui est publié dans son intégralité ICI, va totalement dans ce sens : « L’esprit représente un aspect de la réalité tout aussi primordial que le monde physique. L’esprit joue un rôle fondamental dans l’univers, il ne peut être dérivé de la matière et réduit à quelque chose de plus basique ». 

En accord avec nos idées et nos valeurs, nous défendons toutes les propositions qui sont contenues dans le manifeste pour une science post-matérialiste rédigé par un groupe d’experts et de scientifique de niveau international. Nous mettrons donc tout en œuvre pour promouvoir le contenu de ce Manifeste qui est la base philosophique et scientifique du paradigme post-matérialiste dont nous avons besoin pour construire le monde de demain. 

Le Manifeste pour une science post-matérialiste est publié dans plusieurs langues sur le site Internet Open Sciences (opensciences.org). Plus de 300 scientifiques, philosophes, penseurs et médecins cautionnent les propositions du Manifeste.

Visiter le site Vertical Project

Laurent Kupferman en dédicace chez DETRAD

30 septembre 2021, à partir de 16h00, venez à la rencontre de l’auteur de Rassembler à la librairie DETRAD, 18 rue Cadet – PARIS 9e.

L’ouvrage :

RassemblerLa franc-maçonnerie : une voie vers soi et vers les autres

Laurent Kupferman ; Éditions Dervy, 2021, 128 pages, 16 €

L’auteur :

Laurent Kupferman est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la franc-maçonnerie, entre autres, en collaboration avec Emmanuel Pierrat, Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés (First, 2010), Ce que la France doit aux francs-maçons et ce qu’elle ne leur doit pas (First, 2012), Le Paris des francs-maçons (Cherche-Midi, 2013) et, coécrit avec Jacques Ravenne, Les Aventuriers de la République – Ces francs-maçons qui ont fait notre histoire (Fayard, 2015). Laurent Kupferman est nommé Directeur des activités culturelles de l’agence de publicité Brand Station en mars 2018. Il est à l’initiative de la pétition « Osez Joséphine au Panthéon ! »

DETRAD vous propose aussi son service de « DÉDICACE EN LIGNE » et recevez votre ouvrage dédicacé par l’auteur. Rendez-vous sur www.detrad.com

ITALIE : Franc-Maçon Il est temps de remettre le tablier

De notre confrère expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Vous utiliserez le tablier toute votre vie et, à votre mort,

il sera déposé sur le cercueil destiné à garder votre cadavre et avec lui il restera sous terre. Faites que sa candeur vous exhorte toujours à la pureté des mœurs et à la droiture morale qui inspirèrent nobles actions, hautes pensées et grandes réalisations. Extrait d’un ancien rituel maçonnique

Le tablier du Franc-Maçon est blanc, symbole d’innocence et de pureté, qualités essentielles pour être admis à la Loge Céleste présidée par le Grand Architecte de l’Univers . Bordé de différentes couleurs pour distinguer les frères Apprentis et Compagnons, des Maîtres.

Plantagenet rappelle qu’il était à l’origine fait de peau d’agneau pour se souvenir de celle avec laquelle dans la légende biblique sont habillés Adama et Eve, contraints de quitter le Ciel et voués à la douleur.

Par rapport à cette dernière, il note :

[la douleur] n’est pas une malédiction pour l’homme, c’est la cause génératrice de son bonheur; celui qui découvrira le mystère des deux colonnes ne pourra en douter. Il apprendra aussi que le travail n’est une punition que s’il est poursuivi à des fins égoïstes ; pour qu’il soit une source inépuisable de joie, il faut qu’il soit aimé pour lui-même, qu’il ne soit pas dans la seule fonction de motifs dégradants, et voilà pourquoi le Tablier est blanc, immaculé et pur. En le conservant ainsi, chacun peut, à son niveau, réaliser cette perfection à laquelle aspire tout initié.

L’architecte Hiram Abif a dirigé les travaux de construction du premier temple à Jérusalem, il était l’enseignant et le guide moral de tous les constructeurs de moindre importance, à tous les degrés et à tous les niveaux. Il distinguait les attributions de ses ouvriers en trois catégories : les Apprentis, les Compagnons d’Art et les Maîtres Francs-Maçons : chacun, selon le travail qu’ils accomplissaient et l’effort qu’ils apportaient à la construction du Temple, était entouré de tabliers de peau d’agneau, pour se défendre contre les coups d’outils et d’éclats.

Le tablier d’Art est donc un élément historique de la tradition opérative , qui avec l’avènement de la franc-maçonnerie spéculative prend valeur de symbole initiatique.

L’utilisation dans sa forme et sa substance en tant que symbole rituel a ses racines dans les coutumes des Esséniens, et à partir de là, elle devient un « habitus » maçonnique. L’élément qui entoure les hanches, sans lequel il n’est pas permis de participer aux travaux rituels et sans lequel on ne peut se sentir Frères en Franc-Maçonnerie, est donc le symbole des symboles de l’ Institution.

Il se réfère également au corps physique dont l’esprit doit être revêtu afin de réaliser le Temple Universel ; selon d’autres, il aurait pour but de couvrir la partie inférieure du corps, siège des passions et des instincts, signifiant que dans le Temple seule la partie supérieure, celle qui est le siège des facultés spirituelles et rationnelles, doit participer intensément dans le travail.

Il rappelle au Franc-Maçon certains des Devoirs Anciens : protéger sa santé, agir comme il sied à un homme moral et sage et se comporter de manière équilibrée même lorsque la Loge est fermée car il est porté, réellement, lors des travaux en atelier, mais surtout il reste invisible même à chaque instant de notre vie profane.

Esotériquement donc, il représente le travail constant auquel le Maçon doit se consacrer ; la marque la plus caractéristique du franc-maçon qui a donc pour tâche de le garder pur.

Le poète Robert Burns, initié le 4 juillet 1781, entré dans la franc-maçonnerie parce qu’il croyait à la Fraternité des hommes et aimait toutes les créatures de Dieu, hommes et bêtes, lui dédie un de ses vers les plus célèbres :

Parmi les nombreux symboles, il y a un étrange vêtement
Avec des rubans, des tresses et des rubans ;
Que les rois et les princes le portent
Mais donnez-moi le tablier de Maître !
Le tablier honnête de l’artisan,
Le tablier animé du maçon,
Qu’il soit à la maison ou à l’extérieur
Avant que son toucher ne soit entravé et empêché,
Les portes de la fortune sont grandes ouvertes
Entrez mais portez le tablier !
Quant à la richesse et à l’honneur, à la dignité et au pouvoir,
Que les pierres sur lesquelles ils reposent soient pulvérisées ;
La Fraternité dominera le temps
Et tout maçon digne !
Chaque Maçon Libre et Accepté
Chaque Maçon de l’Art Ancien.
Alors, frères, qu’un sang vigoureux
coule dans les rangs de l’amitié !
Les enseignants et les enfants chantent joyeusement

À l’ancienne Loge avec le lien du tablier
Qui est porté par Maître Maçon !

Ragon, dans son Rituel de l’Apprenti Maçon , dit au néophyte :

Recevez ce tablier que nous portons tous, et que les plus grands hommes sont honorés de porter ; c’est l’emblème du travail : il vous rappellera qu’un franc-maçon doit toujours avoir une vie active et laborieuse. Ce Tablier, qui est notre tenue maçonnique, vous donne le droit de vous asseoir parmi nous et vous ne devez jamais vous présenter dans ce Temple sans en être vêtu, la bavette relevée.

La couleur blanche du tablier de l’apprenti établit l’étape précise dans laquelle se trouve le travail alchimique que le néophyte s’apprête à accomplir.

Lorsqu’on est initié aux entrailles de la terre représentées symboliquement par le cabinet de réflexion, on commence à se familiariser avec les éléments du Grand livre.

Le passage au grade de Compagnon implique le remplacement du tablier blanc par un autre qui diffère, dans notre institution, pour la bordure, qui est d’une autre couleur : le vert.

Ainsi, une autre communication est reçue : il est temps de continuer son voyage avec une autre phase du processus alchimique ; c’est un pas de plus vers la construction de l’ Art Royal .

Le vert a de nombreuses significations, mais, dans le cas du compagnon, cela signifie que, s’il est capable de manipuler correctement les éléments, il obtiendra une nouvelle pierre qui, contrairement à celle de l’apprenti, encore brute et imprécise, sera cubique et, toujours selon l’école alchimique, d’une belle couleur émeraude.

Ce que le compagnon, travaillant sur lui-même, tentera de trouver, avec des temps et des moyens adaptés à ses capacités, sera, en fait, l’émeraude des philosophes.

Le tablier continue de protéger les points d’énergie du franc-maçon, de rappeler ses principales fonctions à l’intérieur et à l’extérieur de l’atelier, mais surtout il communique le changement qui n’est certes pas matériel, mais placer à un niveau plus profond et plus subtil.

Il indique quel type de travail est en cours, comme cela s’est également produit dans la franc-maçonnerie opératoire, mais cette fois dans la spéculation. Finalement, il identifie le porteur avec la phase alchimique qu’il a vécue à ce moment précis.

À ce stade, je trouve naturel de faire une observation : peut-être qu’en plus des coutumes et des traditions anciennes, il y a une raison subtile pour laquelle les deux colonnes du temple maçonnique se font face.

L’apprenti, rituellement positionné dans sa colonne, a face à lui celle des compagnons comme pour se souvenir : travaillez sur vous-même, puisque votre travail doit continuer.

Même le compagnon reçoit un message du tablier porté par les frères du grade précédent, qu’il a toujours sous les yeux pendant la séance : souvenez-vous qu’en vous vous resterez toujours un apprenti .

Cette pensée trouve en moi sa représentation maximale dans un dessin peu connu de Goya, conservé au Prado, qui date probablement des dernières années de la vie de l’artiste et qui, selon certains, serait un autoportrait. Il représente un vieil homme à la barbe blanche flottante qui marche difficilement appuyé par deux bâtons, en haut à droite apparaît la courte écriture J’apprends encore , j’en apprends plus !

Le Volume de la Loi Sacrée

Le Manuscrit Lansdowne, Ancien Devoir de 1550, apporte cette précision : «Il en fit un livre sur la manière dont la science fut inventée. Et lui-même ordonna qu’on le lirait [en silence] ou à voix haute quand on ferait un maçon pour lui donner son Devoir… Alors un des anciens tient le livre afin que le ou les [récipiendaires] pose ou posent la main sur le livre et ensuite les préceptes doivent être lus» (p.75/105). Le «livre» présenté au nouveau maçon n’est pas la Bible, ni le Livre des évangiles, mais un «livre» de la Confrérie. Par contre les Moderns de 1717 (donc des spéculatifs) utilisaient bien la Bible en Loge pour le serment comme l’atteste le Ms  Simon and Philip. La note © du document indique : «leur main droite sur la Bible».

Dans les rites christiques ou déistes, c’est la Bible sur laquelle sont posés l’équerre et le compas croisés, ouverte au premier chapitre de l’Évangile de Saint Jean.

Le rituel de la Grande Loge des Anciens de 1751 à Londres appelle pour la première fois la Bible, le Compas et l’Équerre les trois grandes lumières, avec cette précision : « La Bible pour diriger et gouverner notre foi ; l’équerre pour mettre nos actions d’équerre ; le compas pour nous maintenir dans de justes bornes envers tous les hommes, particulièrement envers un frère.»  Les rituels successifs, imprimés depuis par la Grande Loge de France, jusques et y compris le rituel de 1984, encore en vigueur dans les années 90, consacrent le serment de l’apprenti «sur les trois grandes lumières de la Franc-Maçonnerie: le Volume de la Loi Sacrée, le Compas et l’Équerre» et précisent que «Le volume de la Loi Sacrée peut-être ouvert à tout endroit.»

Un volume de loi sacrée – généralement l’édition de 1611 de la version autorisée ou King James de la Sainte Bible dans les loges nord-américaines – doit reposer ouvert sur l’autel.

Divers livres considérés comme des volumes de la loi sacrée trouvent place sur les autels de la Maçonnerie dans les loges (recensés par Mariette Cyvard) : Védas, recueil d’écrits hindous, qui comprennent les quatre saints Beids de la Connaissance des Brahmanes ; Tripitaka(ou Triple Panier), comprenant les trois divisions canoniques des écrits de Bouddha ; Coran(ou Alkoran), qui contient les préceptes religieux et moraux des Musulmans et qui règle non seulement leur foi spirituelle, mais leurs transactions militaires, légales et civiques ; Tao Teh King, taoïste (le mot Tao signifiant «chemin») ; Livre de Confucius, connu sous le nom des Cinq classiques ; il traite des changements, de l’Histoire, des Rites, du printemps et de l’automne, etc, il est le livre sacré de quelques chinois ; Zend Avesta, unique livre de foi et de pratique des Perses et des Mèdes, se réfère à Zarathoustra (Zoroastre), qui réforma la religion des Mages (avesta signifie monde vivant).

Si ce volume est la Bible on l’ouvre de préférence à II Chroniques 2-5 ou à I Rois 6-7 où il est question de la construction du Temple de Salomon…»

Dans les faits tout s’ordonne en fonction des systèmes pratiqués, soit les Rites dits Anciens qui utilisent la base vétéro-testamentaire, soit les Rites, dits Modernes qui utilisent le Nouveau Testament. Les Trois Coups Distincts [séparés] de 1760, catéchisme des Anciens, stipule  que le Vénérable lui-même procède au positionnement du compas et de l’équerre, ainsi qu’à l’ouverture de la Bible, à la 2ème épître de Pierre pour les apprentis, au 12ème chapitre des Juges pour les compagnons, au chapitre 7ème  du premier Livre des Rois  pour les maîtres.

Mais il y a des variantes. Ainsi les anciennes Loges du Yorkshire ouvraient au 1er degré aux Psaumes,133 ; 2ème degré à Amos 3,7 ; 3ème degré à Ecclésiaste, 2, 12. Autre variante issue du Bristol : 1er degré  à Ruth,2 ; 2ème degré au Livre des Juges,12 ; 3ème degré à Genèse 1,4. Autre variante, toujours pour le système Ancien, pour les 3 Degrés aux Chroniques 2,6. Concernant le REAA, le Guide du maçon écossais, en son article 10, indique que la Bible est ouverte au 12ème Chapitre des Juges. Actuellement, seule l’ouverture du Nouveau Testament à l’évangile de St Jean est autorisée à la GLDF.

La présence de cet évangile est mentionné dès 1737 dans la divulgation du lieutenant de police Hérault,  choqué de ce qu’il considérait comme une profanation de l’évangile : «On a este indigné de voir qu’au milieu des puérilités, des indécences et même des choses irréligieuses de cette réception, on fasse prêter serment sur l’évangile de Saint- Jean».

Le Volume de la loi sacrée a été remplacé par un autre symbole, comme par les Constitutions dites d’Anderson, ou par les règlements généraux dans les rites laïcisés, parfois même, dans certaines loges, par un livre dont les pages sont blanches.

Dans le rituel du Rite Français moderne, utilisé en Belgique, il est dit :

«Que mettons-nous sous l’équerre et le compas, F/S 1er Surv ? VM, nous n’y mettons rien. Pourquoi avons-nous choisi de n’y rien placer, F/S Orat ? La pensée ne sera pas concrétisée sous l’équerre et le compas afin de ne pas en limiter l’expression.»

Compléter avec la lecture du texte de Louis Trébuchet, Le Volume de le Loi Sacrée, 2019.

PORTUGAL : Je vais promouvoir un débat large et approfondi sur les femmes au GOL

De notre confrère portugais ionline.sapo.pt

Carlos Vasconcelos, 43 ans, est le candidat qui représente la continuité de la direction actuelle de GOL. En tant qu’Assistant Grand Maître, il comprend que le moment est venu de gravir une marche.

La loi approuvée par l’AR, proposée par le PSD, sur l’obligation pour les titulaires de charges politiques et publiques de déclarer leur appartenance à des associations, s’applique-t-elle aux francs-maçons ?

A mon avis, ça ne s’applique pas. À mon avis, la loi exempte clairement de l’obligation la matière qui affecte les libertés politiques, comme la liberté de conscience. Or, comme cela est étroitement lié à l’affiliation maçonnique, à mon avis la loi ne s’applique pas.

Considérez-vous que le secret qui guide la franc-maçonnerie continue d’avoir un sens dans les temps nouveaux où la transparence est de plus en plus une exigence de la société ?

Dans une démocratie, la franc-maçonnerie n’est pas un secret. C’était secret quand il fallait défendre la démocratie. C’est juste le contraire. Dans une démocratie, le seul secret qui reste est le secret initiatique, qui se vit de l’intérieur et n’est donc pas transférable.

Que pensez-vous du fait que la Grande Oriente Lusitano continue de ne pas admettre de femmes parmi ses membres ?

Cette matière n’est pas une matière de la compétence du Grand Maître. Malgré cela, je suppose – et je suis en mesure de prendre l’engagement – ​​que je ne cacherai pas cette question, que je ne ferai pas semblant qu’elle n’existe pas, et que je favoriserai un débat large et approfondi sur la matière. Le Grand Maître étant le centre de l’union, il ne doit pas prendre parti dans ce débat, étant certain que la Grande Oriente Lusitano sera toujours à l’avenir ce que ses membres veulent qu’elle soit.

Les femmes doivent-elles continuer à être reléguées à une organisation maçonnique autonome ?

La manière dont la question est posée repose sur l’idée que la grande boutique féminine au Portugal a un statut mineur par rapport à la Grande Oriente Lusitano. Maintenant, je rejette cette idée du revers de la main.

Quel est le rôle de la franc-maçonnerie dans la société moderne. Et quelles sont les limites de votre performance ?

La franc-maçonnerie doit être une institution qui défend les valeurs démocratiques, les droits de l’homme – nécessairement, aussi, les nouveaux droits de l’homme émergents (comme l’environnement, l’utilisation des technologies de l’information, la bioéthique, ou l’intelligence artificielle, etc.) -, une élite morale, une avant-garde sociale intervenante, une institution qui promeut le mérite et une institution qui pratique la solidarité. Concernant les limites : pour moi, le respect de la loi et la sauvegarde de l’intérêt public sont pour moi.

Quel bilan faites-vous des mandats de Fernando Lima qui, en poste depuis 10 ans, s’avère être le plus ancien grand maître de l’histoire de la franc-maçonnerie ?

Le bilan est, de mon point de vue, positif dans la mesure où, au cours de ces dix années, le Grand Maître Fernando Lima a créé les conditions pour résoudre deux problèmes qui, de mon point de vue, sont au cœur du Grand Orient Lusitanien. Le premier est lié à la politique patrimoniale et à la création de conditions, d’un point de vue économique et financier, pour le renforcement du Grand Orient lusitanien – conditions qui permettront la mise en œuvre de projets plus vastes, permettant notamment la création d’emplois dans le domaine social, dans la société portugaise. Le deuxième aspect concerne un travail – qui, évidemment, n’est pas terminé – qui est très important du point de vue de la communication en ce qui concerne une certaine normalisation des relations entre la Grande Oriente Lusitano et la communauté.

Vivre à Guimarães ne vous empêchera-t-il pas de suivre la vie quotidienne de GOL ? Ou le fait d’être grand maître vous donne-t-il un avantage économique qui vous permet de passer plus de temps à Lisbonne ?

Le XIXe siècle est révolu depuis longtemps. Aujourd’hui, la réalité est différente. Je pense que tout le monde reconnaîtra, dans la Grande Oriente Lusitano, que j’ai toujours été proche de tout le monde quelles que soient les distances géographiques. Il n’y a pas de territoire dans lequel la Grande Oriente Lusitano est présente et a moins de dignité. Et l’obéissance n’en est qu’une : par conséquent, le grand maître de la Grande Oriente Lusitanien appartient à Guimarães, Lisbonne, le Nord, l’Algarve, les Açores, Madère, Cap Vert, Macao, il appartient à tous les membres de la Grande Oriente Lusitanian. Concernant la deuxième question : je n’ai jamais bougé par intérêts – en particulier dans la franc-maçonnerie. Je ne représente pas les intérêts. Je dois d’ailleurs dire que j’ai horreur des intérêts et, très franchement, si le plus important pour moi était les questions financières, je n’étais pas candidat.

Et le fait d’être un illustre inconnue dans la société ne semble pas être un inconvénient pour le poste ?

Quiconque pense que celui qui est grand maître adjoint de la Grande Oriente Lusitano – comme moi – n’a pas de relations parfaitement établies dans la société portugaise, ne connaît pas la Grande Oriente Lusitano. Évidemment, ces relations ne sont pas annoncées ou révélées car, naturellement, si je le faisais, je démontrerais que je n’étais pas préparé pour l’exercice du rôle pour lequel je postule, qui est le rôle de Grand Maître du Grand Orient lusitanien. . Quoi qu’il en soit, je ne peux manquer de dire que le grand défi est la notoriété et la reconnaissance publique de l’organisation – la Grande Oriente Lusitano et la Franc-Maçonnerie. Et c’est précisément dans cette notoriété que je m’engage à travailler.

(VIDEO) Sous le Bandeau #55 – La souveraineté

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Le sujet de cette émission ne traite en aucune manière d’une forme de souveraineté démocratique ou théocratique, mais bien d’une souveraineté autocratique (soi-même au pouvoir), ce qui signifie :

Reprendre son pouvoir créateur sans être limité par un autre et qui n’est susceptible d’aucun contrôle de soi-même et des autres.

Être souverain, c’est être libre et responsable. Être libre et responsable, c’est apprendre à « agir librement » et à assumer les conséquences (positives et négatives) de nos choix (conscients et inconscients). Être libre, c’est agir consciemment et sereinement, libre de peurs (comme celle du blâme, de la critique …) et de désirs (comme ceux de de reconnaissance, de louange, de gratitude …) dans le seul but de répondre consciemment à ce que la situation requiert.

Pour le dire autrement, une « action libre » n’est dictée ni par l’ego ni par les conditionnements psychiques qu’il induit, telles que la recherche d’admiration, de louange, de gratitude ou la peur du blâme, de la critique, de la jalousie des autres. La souveraineté est aussi associé avec l’Art Royal.

Elle désigne le savoir et la connaissance, c’est aussi l’art de la construction par excellence puisque le but est d’établir le temple, demeure de la divinité. L’Art Royal est donc avant tout un art, c’est à dire un savoir-faire, une mise en œuvre, une pratique, non pas une théorie.

Il est lié à la vie même, à la fonction humaine, au devoir d’être humain : le Chef d’œuvre. La franc-maçonnerie spéculative réalise la jonction entre maçonnerie opérative et spéculation intellectuelle ayant pour but la spiritualisation de l’homme.

L’équipe des interviewers-chroniqueurs Sous le Bandeau présente pour cette journée : Franco H., Sylvain et Claudia.

Merci à nos Patrons (https://www.patreon.com/SousleBandeau)

Pierres brutes: Le Fat Pack – Podcast
Auditeurs flamboyants: Michael S., Le K., Sam R., Cyndie, Carl-Henri, Vincent R. et Thomas D.
Maîtres podcasteurs: Éric B., Raymond N., Oli Ver T, Dominique L., Michel B., Cedric T., Thibault Adam S., Ronan G., Joe A., Shawn Q. et Sylvain C.
Très Illustre Patron: Pierre D.

#SousLeBandeau​​ #Franc​Maçonnerie​ #FrancMaçon

CANADA : Le symbole perdu – comment fonctionne la machine à halluciner de Mal’akh, l’Araf

De notre confrère canadien screenrant.com – Par Debopriyaa Dutta

L’épisode 2 de The Lost Symbol  offre un aperçu de la machine à hallucinations de Mal’akh (Beau Knapp), également surnommée l’Araf, qu’il utilise sur le franc-maçon et le secrétaire du Smithsonian Peter Solomon (Eddie Izzard). Également surnommé « The Araf », l’épisode 2 de The Lost Symbol de Dan Brown   poursuit la course contre la montre de Robert Langdon (Ashley Zukerman) pour aider à sauver Solomon en suivant une piste de symboles qui mènent potentiellement à un portail secret sous Washington DC. Alors que les motivations de Mal’akh sont restées voilées dans le pilote de The Lost Symbol , « The Araf » permet un aperçu de ses motivations premières et de sa connexion possible avec Salomon.

Après avoir kidnappé Salomon et placé sa main coupée pour imiter la Main des mystères dans le bâtiment du Capitole pour que Langdon la trouve, Mal’akh passe à l’étape suivante de son grand plan en plaçant Salomon dans un état de transe. En tant que franc-maçon au 33e degré, Salomon a accès à des connaissances interdites menant à un état d’ascension, ce qui est exactement ce que Mal’akh semble être après – l’apothéose. En tirant parti de la captivité de Salomon, Mal’akh force Langdon à mener à bien sa quête en son nom, le nourrissant de miettes sous forme d’indices et de directions secrètes de temps en temps.

Au milieu de l’épisode, Mal’akh plonge Salomon dans un réservoir de privation sensorielle, tout en injectant une sorte de drogue hallucinogène ou psychotrope dans le système de Salomon. Cela plonge Salomon dans le terrier du lapin de son propre passé chargé, en particulier sa décision d’abandonner son fils Zachary lorsqu’il a été mis en prison pour possession de substances illégales. Pour une raison quelconque, le symbole perdu  n’a pas encore été expliqué, Mal’akh souhaite raviver la culpabilité de Salomon via des symboles lorsqu’il s’agit de son fils, alors que le franc-maçon se retrouve à tituber d’un paysage de cauchemar à l’autre, tout en trouvant des indices sur la disparition ultime de Zachary. . Cela comprend un récipient en verre transparent composé de la peau pelée de Zachary arborant un tatouage et plusieurs références pendant son séjour à Ankara, en Turquie.

Ces expériences ou états de transe sont clairement utilisés pour évoquer une forme de réaction émotionnelle chez Salomon, faisant allusion au fait que la quête de Mal’akh et la disparition de Zachary sont en quelque sorte liées. La machine utilisée pour y parvenir est intéressante, bien nommée l’Araf, qui signifie grossièrement le purgatoire ou un espace entre la vie et la mort. Selon le matériel source de Dan Brown , l’Araf était une sorte de dispositif de privation sensorielle, la fonction clé de la machine étant d’induire un sentiment de désorientation chez l’utilisateur. Alors que les réservoirs de privation sensorielle standards sont généralement utilisés comme une expérience d’évasion pour la relaxation, Mal’akh inverse cette notion en mettant l’utilisateur dans un état constant d’inconfort et de malaise à l’aide des médicaments qu’il administre.

Comme l’eau agit comme le conduit dans cette machine, elle confère à Salomon un sentiment d’apesanteur, aidant son esprit conscient à se dissocier davantage et à plonger plus profondément dans son subconscient. Ceci est intéressant à noter, car Brown explique le processus en détail à la fin du livre, dans lequel Langdon lui-même est immergé dans un réservoir rempli de perfluorocarbures oxygénés, ou de liquide respirable, ce qui crée un voyage dissociatif si intense que l’expérience s’apparente à celui d’une renaissance. Par conséquent, la machine à hallucinations de Mal’akh n’est pas seulement un dispositif de torture psychologique, mais aussi un moyen d’interrogatoire, dans lequel le sujet est rendu impuissant et est plus réceptif aux suggestions et à la révélation éventuelle. Il reste à voir quelle est exactement la phase finale de Mal’akh dans le prequel de Robert Langdon,  The Lost Symbol., et comment il entend mener à bien sa folle quête.

Sisyphe – En mixité : évolution ou révolution ?

Collectif ; Conform édition, numéro 3, septembre 2021, 56 pages, 13 € port compris

Sisyphe est la revue semestrielle de la Grande Loge Mixte de France. Le 3e numéro consacre son dossier à « En mixité : évolution ou révolution ? »

Au sommaire :

ÉDITO, par Édouard Habrant

CHEMINEMENT, par Édouard Habrant

DOSSIER « EN MIXITÉ : ÉVOLUTION OU RÉVOLUTION ? »

  • Deux modèles révolutionnaires
  • La mixité condition de l’égalité ?
  • La féminisation des plateaux
  • Au commencement était le corps
  • La Franc-maçonnerie mixte : une famille recomposée ?
  • Le déni de la mixité dans l’art

RECENSION, par Michel baron

[NDLR : L’éditorial, signé de la plume d’Édouard Habrant, commence avec, en exergue, une belle citation du poète Victor Hugo (1802-1885) « Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes, c’est là un État violent, il faut qu’il cesse ». Il était aussi, et c’est sans doute moins connu, président honoraire de la Ligue française pour le droit des femmes. Association qui œuvre pour l’amélioration de la condition de la femme où, en ce XIXe siècle, elle est exclue de toute vie politique, car avant tout mère et épouse et dont le rôle est strictement limité à la sphère privée…

La mixité porte d’abord un enjeu d’universalité. Nous vous invitons à lire le dossier et vous laissons opter, soit pour une évolution, simple processus continu de transformation, ou un révolution tel u changement brusque de l’ordre des choses. Une recension de l’ouvrage de Corine Pelluchon Les lumières à l’âge du vivant (Seuil, Coll. L’ordre philosophique, 2021) achève ce dernier opus de la GLMF.]

Pour commander sur le site de Conform édition : https://bit.ly/3lY7Hqj