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Mystères, clichés, tabous… le monde secret de la franc-maçonnerie

Avec Au Fil de l’eau. Réflexion sur un chemin maçonnique, Guy Lecourt livre son propre témoignage concernant son adhésion au Grand Orient de France, plus ancienne obédience maçonnique. A travers ce récit, il aspire à redorer l’image de ces Ordres considérés comme des sectes malfaisantes. « En réalité, la franc-maçonnerie est une voie initiatique censée améliorer l’Homme et la société. »

De notre confrère actualitte.com

Voici bientôt vingt-huit ans que je suis rentré en franc-maçonnerie, le 21 octobre 1993 exactement, au Grand Orient de France à Paris. Un peu par hasard comme souvent. C’est à l’occasion d’un voyage en Égypte avec des amis proches que la question s’est posée : « Que penses-tu de la franc-maçonnerie ? »

J’ignorais complètement ce qu’était réellement cette association, à part les bêtises diffusées régulièrement dans des médias en quête de sensationnel.

« Une espèce de secte. »

Après des heures d’échange, j’ai découvert la réalité de l’Ordre. Il est vrai que le secret qui entoure nos travaux n’est pas fait pour éclaircir la brume qui plane au-dessus de cette honorable institution. Une situation particulière en France, héritage du gouvernement de Vichy, grand persécuteur des francs-maçons comme dans tous les États totalitaires.

Par contre dans les pays anglo-saxons il n’est pas rare de découvrir lors d’une promenade, un temple ayant pignon sur rue.

Depuis quelque temps, des efforts sont faits pour dédiaboliser cette vision étriquée en organisant des espèces de conférences ouvertes à tout le monde. Ce que nous appelons des « tenues blanches ouvertes. » Pourtant la méfiance persiste sur des mystères supposés ou des prétendus complots.

En réalité, la franc-maçonnerie est une voie initiatique censée améliorer l’Homme et la société, même si cela peut sembler présomptueux. Elle utilise des mythes et des symboles inspirés des constructeurs du temple du roi Salomon.

Lors des assemblées, chacun s’exprime librement, sans juger ou être jugé, sur des sujets variés, mais essentiellement symboliques ou philosophiques. Cette introspection, véritable quête de l’impossible, amène l’initié sur un chemin de liberté et une remise en cause permanente. Des questions sans réponse.

C’est ce chemin que j’ai voulu coucher sur le papier afin de le partager avec vous.

Le résumé d’après son éditeur : 

La franc-maçonnerie est une voie initiatique construite sur des mythes et des symboles inspirés des bâtisseurs du Temple de Salomon…

…Elle possède ses propres outils pour permettre à ses initiés de recevoir un peu de la lumière qu’ils perçoivent. Maçon depuis plus de vingt-cinq ans, j’ai eu l’honneur de diriger mon obédience, d’en être le Grand Maître.
C’est en quittant cette charge que j’ai eu envie de poser mes interrogations sur le papier. Sans doute pour prolonger le questionnement.

Je me suis servi de petites histoires vécues ou inventées à partir de situations réelles.

En espérant vous faire découvrir une voie bien éloignée des clichés colportés de-ci de-là avec des intentions parfois malveillantes…

Lien vers l’éditeur

À Morlaix, un débat sur la fraternité à Langolvas avec le Grand Orient de France vendredi 27 août

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Ce week-end, le Grand Orient de France tient son congrès des loges de l’ouest à Morlaix. L’occasion de sortir un peu de l’ombre en organisant aussi, vendredi 27 août, une conférence publique.

Morlaix accueillera pour la première fois, du 27 au 29 août 2021, le congrès des loges de l’ouest, qui réunit les délégués des 104 loges maçonniques de la région 9 (Bretagne, Normandie et Pays de la Loire) affiliées à l’obédience du Grand Orient de France (GOF). (Lire l’article de notre confrère breton – Le Télégramme)

Quelle fraternité après la crise sanitaire ?

Conférence publique du Vendredi 27 août 2021 à 20h30 au Lango de MORLAIX (29)

Lire l’info complète sur le site officiel du GODF

ESPAGNE : De Napoléon à Franco : l’influence de la franc-maçonnerie dans les combats qui ont changé l’histoire de l’Espagne

De notre confrère espagnol ABC Histoire – Par Manuel P. Villatoro

Mario Escobar, auteur de « History of Freemasonry in the United States », révèle à ABC Histoire l’influence des maçons dans la chute de l’empire d’Espagne

Mario Escobar nous attend et nous souhaite le bonjour. La chaleur du mois d’août n’altère pas l’envie d’enquêter, même si, selon l’historien et écrivain, il se languit déjà de l’arrivée des vacances. Dans ce cas, celui qui est devenu l’un des auteurs les plus vendus aux États-Unis ouvre les portes pour dissiper les doutes sur les relations de l’Espagne du XIXe siècle avec la franc-maçonnerie. Ce groupe de pouvoir est né il y a trois siècles. Encore aujourd’hui, il est entouré d’un halo d’obscurantisme. L’écrivain, qui a illuminé « L’histoire de la franc-maçonnerie aux États-Unis », est clair sur l’influence des loges dans le passé militaire de notre pays : « La Franc-maçonnerie a collaboré à la chute de l’Empire espagnol, comme tant d’autres ‘lobbies’ de l’époque.« 

Quelle a été la période de splendeur de la franc-maçonnerie ?

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la Maçonnerie a vécu sa plus grande splendeur avec l’époque des lumières, dont elle s’est nourrie en tant que mouvement intellectuel et à travers laquelle elle a voulu concilier raison, foi et État. Ses membres aspiraient alors à une révolution d’en haut.

Était-ce un groupe ouvert aux différentes classes sociales ?

La maçonnerie était très tolérante ; ce fut l’un des premiers groupes à admettre des juifs et, dans certaines loges, même des musulmans . La seule prémisse est que cette personne devrait avoir une idée globale et humaniste du monde, ce qui était au-dessus des visions locales. Ils ont parfois soutenu le nationalisme, en effet, mais ils l’ont fait pour combattre les empires, qu’ils considéraient comme contraires à la liberté. Le groupe a cherché la montée des classes moyennes, l’autonomisation de la bourgeoisie et la création de républiques oligarchiques (dans lesquelles il y avait une minorité qui dominait le reste). Ils voulaient le meilleur à la tête des pays.

Où est-elle née et comment est-elle arrivée en Espagne ?

La franc-maçonnerie moderne a été fondée en Angleterre, mais s’est rapidement répandue dans toute l’Europe. En Espagne, par exemple, il y avait plusieurs loges d’influence française, comme la « Grand Orient ». Celles-ci étaient le trait d’union de tous les peuples qui, d’une certaine manière, étaient contre les pouvoirs traditionnels. Pour beaucoup, la franc-maçonnerie était le seul moyen de créer un nouvel État et de transformer l’être humain d’un point de vue philosophique.

Comment a-t-il été reçu dans notre pays ?

L’Espagne, avec sa monarchie absolutiste, affrontait diamétralement la maçonnerie. Cela a amené de nombreux francs-maçons, à la fois en Amérique et dans notre pays, à conspirer contre le roi et l’Église.

Quelle a été la première grande représentation de la franc-maçonnerie dans les guerres d’Espagne ?

La franc-maçonnerie a eu une grande importance à la fois dans la guerre d’indépendance et dans les mouvements indépendantistes américains. En fait, beaucoup de ceux qui ont été contraints de fuir l’Espagne après la restauration de la monarchie ont rejoint les processus d’indépendance de l’autre côté de l’Atlantique. Ils ont aussi collaboré d’une manière ou d’une autre avec les États-Unis pour nous prendre Cuba, Porto Rico et les Philippines.

Quelle a été sa participation dans la guerre d’indépendance ?

Pendant la guerre d’indépendance, il y avait l’influence de la maçonnerie britannique, qui était contre la France. Il a une certaine logique. Au final, le soutien anglais à la résistance de Cadix contre les troupes gauloises fit prendre beaucoup de poids à leurs loges en Espagne.

la franc-maçonnerie a t’elle affronté l’Espagne pendant la guerre d’indépendance ?

Francisco de Miranda , celui qui fut le grand conspirateur qui tenta de soulever dans une révolte la région du Venezuela et de la Grande Colombie contre l’Espagne, créa la loge ‘Lautaro’, l’une des plus importantes d’Amérique, en l’honneur d’un indigène qui s’était rebellé contre les conquérants du Chili. C’était l’un des plus importants et tous les pères de l’indépendance américaine comme Simón Bolívar, qui en faisait partie . Il a également créé le « Great American Gathering » à Londres. De l’autre côté de l’Atlantique. On sait que des personnages comme José Morales ou Manuel Hidalgo étaient des francs-maçons. Ce dernier est célèbre pour l’Appel à l’indépendance.

N’y avait-il pas des maçons espagnols qui soutenaient Napoléon ?

Il y avait de grands maçons péninsulaires qui étaient avec la France. L’un d’eux était Antonio Llorente , le dernier secrétaire de l’Inquisition. Joseph Bonaparte le chargea de dissoudre le Saint-Office et de créer une nouvelle religion pour l’Espagne. Celui qui était libéral, indépendant de Rome et moins proche de l’État. Il a fait un livre dans lequel il a forgé une sorte d’église anglicane, mais l’expérience n’a pas été réalisée. Il s’enfuit après le retour de Fernando VII . Il est allé à Paris, où il a vécu avec l’aide de la Maçonnerie française, qui l’a protégé et aidé.

Francisco de Miranda
Francisco de Miranda – ABC

Comment était la répartition des loges à cette époque ?

La franc-maçonnerie a été divisée, en partie, en zones d’influence. L’Amérique du Nord s’est développée dans tout le Mexique – le rite écossais y était très puissant –; les Français à travers la Grande Colombie, le Pérou, le Venezuela et les Caraïbes et les Anglais à travers l’Argentine, le Chili et le Paraguay.

La maçonnerie a-t-elle influencé la guerre de Cuba ?

La guerre de Cuba avait certaines réminiscences de la guerre civile américaine elle-même. Aux États-Unis, certains groupes maçonniques étaient en désaccord les uns avec les autres ; chacun, avait ses propres élites. Personne ne cachait son appartenance à une loge. Le Rite écossais, qui soutenait le Sud, tenta de continuer à influencer la politique américaine malgré la défaite. Il voulait augmenter son poids dans les Caraïbes et dans les États d’Amérique centrale, et le seul moyen d’y parvenir était de favoriser l’indépendance des territoires qui appartenaient à l’Empire espagnol. Des personnages comme Martí ont rapidement été conquis.

Y a-t-il eu une réponse des loges espagnoles ?

Pas trop. Au sein de la franc-maçonnerie espagnole, l’indépendance a été saluée par certains. Ils étaient contre la monarchie absolue et les empires. Ils cherchaient à créer des républiques. Un exemple est qu’ils ont favorisé le coup d’État de Riego en 1820 pour empêcher l’arrivée de troupes de l’autre côté de l’Atlantique.

La maçonnerie a-t-elle collaboré à la chute de l’empire espagnol ?

La franc-maçonnerie a collaboré avec les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France pour lutter contre l’Empire espagnol et contre leurs monopoles avec les colonies. Ils voulaient ouvrir ce gigantesque marché dans les Caraïbes, en Amérique centrale… Dans de nombreuses loges il y avait des marchands profondément enracinés qui étaient désireux de participer au commerce qui se faisait de l’autre côté de l’Atlantique et d’obtenir de bons profits.

Mais il est important de comprendre que la maçonnerie ne l’a pas fait en tant qu’entité commune. La franc-maçonnerie mondiale ne s’est pas battue pour détruire l’ empire espagnol . Plusieurs loges anglaises, françaises et américaines l’ont fait de leur côté, soutenant le mouvement indépendantiste économiquement, moralement et militairement. Ils constituaient ainsi un groupe influent de plus qui considérait notre pays comme un obstacle.

Quel était l’objectif de la maçonnerie en Amérique sur le plan politique ?

Encourager la division et transformer l’Amérique centrale en plusieurs États plus faciles à dominer de l’extérieur par de petites oligarchies. En ce sens, la vision des premiers francs-maçons comme Miranda, qui voulaient unir tous les territoires latino-américains, a été phagocytée par les loges qui préféraient l’atomisation. Ils ont brisé cette idée panaméricaine et transformé la région en un système complexe de républiques artificielles qui ont contribué au retard de l’Amérique espagnole et permis son contrôle effectif ultérieur par les États-Unis.

Mario Escobar
Mario Escobar

Retard?

Oui, je dédie ceci au président du Mexique : le grand problème de l’Amérique latine n’était pas l’héritage espagnol, c’était la vision maladroite et mesquine de certaines élites qui n’ont pas voulu le développement pour leurs peuples et les ont maintenus dans un retard incroyable. Avec le soutien efficace des États-Unis, ils ont fait de ces pays un grand grenier à blé pour se procurer des matières premières à bon marché et mener des expériences politiques de toutes sortes. Ces loges dans les petites républiques nouvellement fondées travaillaient pour la Maison Blanche et contre les intérêts nationaux de leurs propres peuples.

Escobar déclare dans son livre que la maçonnerie chargea tête baissée contre les jésuites…

Les jésuites, créés dans un premier temps pour être missionnaires au Japon et dans les pays musulmans, ont fini par être « programmés » pour lutter contre la franc-maçonnerie. En fait, on sait aujourd’hui qu’après l’expulsion de cet ordre de certains pays, il y avait des souverains maçonniques.

Jusqu’à quand le pouvoir de la Maçonnerie s’est-il étendu ?

Au fil des années, la maçonnerie perdait de la force qu’elle avait aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il y avait des groupes et des facteurs qui étaient derrière cela. Marxisme, fascisme… Les nouvelles générations cherchaient dans ces mouvements ce qu’elles avaient trouvé jusque-là dans les loges.

La maçonnerie était-elle la clé, comme le croyait Franco, dans la Seconde République ?

Une bonne partie des hommes politiques, des militaires et des personnalités marquantes de la Seconde République étaient des francs-maçons : Álvaro de Albornoz , Manuel Azaña , Domingo Batet , Blas Infante , Ramón Franco Bahamonde , José Miaja … La liste est très longue. Et avant cela, Alejandro Lerroux et la plupart des présidents. La majorité, tous des politiciens libéraux.

Et pendant la guerre civile ?

Au début de la guerre, la maçonnerie avait plus de pouvoir des deux côtés. Mais, à partir de 1937, le Parti communiste commença à avoir une grande influence du côté républicain et Franco consolida ainsi son pouvoir. Les loges furent alors relayées à l’arrière-plan. Staline fit les purges à Barcelone des anarchistes, des trotskystes… Et du côté des rebelles une persécution commença contre eux.

La réalité est qu’en Espagne, l’armée avait une grande tradition maçonnique jusqu’au 20ème siècle. Cela a du sens, car ils étaient fondamentalement libéraux. Cependant, après Franco, tout a changé et notre pays s’éloigna de la maçonnerie jusqu’à aujourd’hui.

Nous remercions pour cet excellent article ABC Histoire

Rendez-vous de l’histoire de Blois 2021 – « Le goût du travail, une valeur maçonnique historique au sein de la société »

Save the date ! Dimanche 10 octobre 2021 de 11h30 à 13h.

Une belle table ronde maçonnique… Carte blanche est donnée à l’association Culture et Patrimoine Maçonnique en Région Centre (CPMRC), présidée par notre Sœur Sylvie Testard, le dimanche 10 octobre 2021 de 11h30 à 13h, campus de la CCI, amphi vert, situé 6 rue Anne de Bretagne à Blois.

Rappelons que les Rendez-vous de l’histoire, 24e édition cette année, accueillent plus de 30 000 personnes. 2021 a pour thème « Le Travail ».

Une table ronde en présence de Jacques Ernewein, professeur au CPGE Chartres, Philippe Foussier, journaliste et Cécile Révauger, professeure émérite de l’Université Bordeaux-Montaigne. Et votre serviteur en qualité d’animateur.

L’interdiction du fer

Dans ses instructions maçonniques, le pasteur Anderson reprend le texte de I Rois ; 6, 7 où il est dit que lorsque l’on bâtit la maison (le Temple de Salomon), on se servit de pierres toutes taillées et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer ne furent entendus dans la maison pendant qu’on la construisait.

De même, il est écrit en Exode ; 20,21: «Si toutefois tu m’ériges un autel de pierres, ne le construis pas en pierres de taille; car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues profanes».

Cet interdit est décrit par Maïmonide dans les Lois de la Maison d’élection: les dalles du Heikhal et de la Azarah qui se seraient éraillées – ou ébréchées – sont impropres au Culte : elles ne peuvent être réaffectées à un usage profane et doivent être enfouies. Elles sont impropres ainsi qu’il est dit «car tu as posé ton glaive dessus et tu l’as profanée».  C’était une loi très stricte au point que celui qui utilisait pour la construction de l’Autel ou de la Rampe une pierre travaillée par du fer était passible de flagellation. Les précautions étaient telles que lorsqu’on crépissait l’Autel[1], on le lissait avec des tissus et non avec une truelle métallique, de peur qu’elle n’érode une pierre et ne la rende inutilisable[2].

Pourtant cette dimension métallurgique se confirme par la surabondance des métaux dans la construction du Temple de Jérusalem, de l’or en particulier, et en la personne d’Hiram qui était un fondeur[3]

Les rabbins Rachi et Nachmanide, quant à eux, expliquent : l’outil forgé en fer est un symbole de destruction, alors que l’autel prolonge la vie.

L’autel est un symbole de réconciliation entre Dieu et l’homme, mais l’outil de fer est un symbole de désunion et de séparation.

En hébreu, le fer, barzel (ברזל), est l’acrostiche des noms des femmes de Jacob (Bila, Rachel, Zilpa et Léa) qui donnèrent naissance aux douze tribus d’Israël. Parce qu’ils naissent de 4 mères différentes et opposées (maitresses et servantes), les douze fils de Jacob ne connaîtront l’unité fraternelle, que lorsque sera instaurée l’égalité entre leurs mères génitrices. L’unité entre les 12 tribus d’Israël, condition essentielle à l’avènement de Mashia’h», explique pourquoi il sera autorisé, dans le troisième et dernier Temple, d’utiliser un matériau jusque-là interdit.

Les instructions anglaises du XVIIIe siècle en donnent une raison : c’était le meilleur moyen de montrer l’ingéniosité de la maçonnerie à cette époque, car ces matériaux étaient préparés à une si grande distance de là que, quand on les assemblait, ils s’ajustaient de façon si parfaite qu’on eût dit l’œuvre du Grand Architecte de l’Univers plutôt que celle d’un mortel.

À la fin du XVIIIe siècle, les instructions proposent une autre interprétation : pour que le Temple ne soit pas souillé il y a cette interdiction qui renvoie à Exode, 20, 22 à 25 et Josué, 8, 30,31. Les rituels écossais ont conservé cette version. Parce que les Philistins, après l’envahissement de la Judée, s’étaient arrogés le monopole du fer, empêchant les Hébreux de fabriquer ainsi des armes métalliques, par haine, ces derniers considérèrent le travail du fer comme équivalent à la fabrication d’une idole et passer un outil de fer sur un objet sacré revenait à le souiller.

Les rituels maçonniques reprennent l’interdiction du fer par l’expression «laisser les métaux à la porte du Temple[4]». Au moment de l’initiation, le profane est effectivement séparé de tout objet en métal qu’il aurait eu sur lui. L’allégorie reprend sans doute les propositions précédentes en les développant jusqu’à expliquer que les métaux sont tout ce qui peut, au nom de la tolérance, diviser, violenter, heurter les consciences des frères (et sœurs) réunis en loge. La confiance faite au nouvel initié de dominer cette violence est marquée par le fait que ses métaux lui sont rendus à la fin de la cérémonie d’initiation.

Les ésotéristes considèrent que la présence de métal sur l’impétrant «gêne la circulation des courants [des vibrations] pour que l’acte «magique» de l’initiation s’accomplisse par la rencontre de forces, l’une passive émanant de la matière, l’autre active [et spirituelle] dispensée par le Vénérable par l’intermédiaire de son glaive flamboyant».

Jean-Jacques Gabut, Les sentiers initiatiques : à partir de 26’.

Alors que penser du port de l’épée me diriez-vous ?

Dans les plus anciennes divulgations maçonniques françaises, imprimées à partir de 1744, il était explicitement précisé que, dans le cadre idéal de la Loge, et pour le temps de ses Tenues, tous les Frères devenaient égaux et on fit choix de l’égalité «par le haut». Tous les Frères étant réputés gentilshommes, tous furent appelés à porter l’épée, qu’ils fussent nobles ou non «à l’extérieur». Tout quidam était annoncé au XVIIIe s. «gentilhomme » (qui vaut deux degrés de noblesse) sauf les domestiques annoncés «particulier»[5]. C’est pourquoi, en loge les bourgeois purent, dès lors, porter l’épée (réservée aux nobles) et ne s’en privèrent pas.

Toutefois, il devenait alors difficile de passer l’épreuve d’initiation une épée au côté, au risque de voir un chandelier enflammé bousculé par l’épée du candidat aveuglé par le bandeau. On connaît la peur d’incendie des Anglais depuis le grand incendie de la City de Londres en 1666. Ce serait pour cette raison que le symbolisme de « laisser les métaux à la porte du temple » aurait été inventé, justifiant la privation de l’épée, entre autres. Les gravures maçonniques du xviiie siècle sont d’ailleurs éloquentes à ce sujet montrant que l’épée n’était pas portée aux initiations du premier degré mais conservée aux autres degrés[6].

Alors, ne faut-il pas considérer que l’expression « laisser les métaux à la porte du Temple » ne concernerait que la cérémonie d’initiation ? De là à ne pas confondre avec l’expression « abandonner le vieil homme » ni avec le symbolisme du « ni nu ni vêtu » !

Dessin de JKN.bd

L’«interdiction» DE faire est une invitation à la méditation pour mieux faire, mais cela est un autre sujet de réflexion.


[1] Deux fois par an, à l’approche de Pessa’h et de Souccot

[2] Chapitre 1: Le Temple, Histoire, sa perfection Verset 16 

[3] La tribu de Nephtali dont il est originaire est celle des forgerons (1R 7, 14). « Son père était un Tyrien, ouvrier en cuivre; lui-même était plein de talent et d’industrie, habile à tous les travaux du cuivre. Il se rendit auprès du roi Salomon et exécuta tous ses ouvrages [de métal]. »

[4] Le Manuscrit Graham évoquait déjà cet interdit du fer. Note 19 :<lechampdesroseaux.fr/images/textes_fondateurs/MANUSCRIT GRAHAM.pdf>

[5] Attribué à Gabanon, Nouveau catéchisme des francs-maçons contenant…, daté de 1440 depuis le Déluge, avec approbation & Privilège du Roi Salomon, p. 46 : <gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k130898h/f51.image>

[6] Gravures de Thomas Palser : <worthpoint.com/worthopedia/four-masonic-prints-thomas-palser-310558829>

MEXIQUE : La maçonnerie dans l’histoire hispanique

De notre confrère mexicain sintesis.com.mx par Klaus Feldmann Petersen

La maçonnerie dans l’histoire actuelle hispanique, c’est une des raisons pour lesquelles nous sommes comme nous sommes.

C’est un chapitre très important pour qui veut comprendre pourquoi nous sommes tels que nous sommes devenus aujourd’hui. Historiquement, la franc-maçonnerie avait son centre d’action en Angleterre. Elle commença ainsi à attaquer l’Espagne et l’Église à travers la légende noire (en profitant d’Henri VIII, Luther, Calvin et Zwingli). Puis avec des actions guerrières contre-productives (Francis Drake, Elizabeth I d’Angleterre). 

Ensuite, l’infiltration a commencé avec la fondation d’une Loge maçonnique à Gibraltar en 1726, pour s’établir plus tard avec la première Loge maçonnique en Espagne, en 1728 à Madrid. Mais le Chapitre dont nous allons traiter débute lorsque le centre d’action de la Franc-Maçonnerie se déplace de l’Angleterre vers les États-Unis, qui englobaient alors les 13 colonies britanniques de l’Atlantique.

Eh bien, tout a commencé avec une mission d’exploration en 1803 de deux soldats Lewis et Clark, déguisés en civils. Ils ont voyagé dans le nord des États-Unis actuels, jusqu’en Oregon, descendant à San Francisco et à Los Angeles, revenant par le Nevada, Arizona , Nouveau-Mexique et Texas. L’étape suivante fut d’inviter Alexander von Humboldt à Washington en 1804. Il retourna alors en Europe, après avoir fait des études méticuleuses de la vice-royauté du Pérou et de la vice-royauté de la Nouvelle-Espagne au nom du roi d’Espagne. Jefferson, alors président des États-Unis, obtient des informations très précieuses sur le futur Mexique. Celui lui permit de planifier les ses actions futures.

Après le cri d’indépendance à Dolores, les États-Unis offrent une aide économique et militaire à Hidalgo et une reconnaissance une fois l’indépendance obtenue en échange de l’abandon de l’État du Texas. Hidalgo refusa. L’offre fut faite à nouveau à Morelos. Mais Morelos exécuta les deux maçons envoyés pour négocier en tant que traîtres.

Une fois l’indépendance acquise avec Iturbide et Guerrero, les États-Unis se lancèrent à fond, comptant sur la complicité d’importants francs-maçons (traîtres au Mexique, Santa Ana, Gómez Farías, Zavala et autres), se prêtant le malheureux Poinsett, expulsé d’Argentine et Chiles pour leur travail subversif. Connaissant son passé, Iturbide interdit son entrée dans le pays, mais Santana, malgré cela, lui facilita la tâche.

Poinsett fit la proposition à Iturbide, qui non seulement ne la reçu pas, mais par l’intermédiaire de son officier Juan Francisco Azcarate (le document ne mentionne pas le grade), lui demanda de quitter le pays.

Poinsett, comptant sur le soutien de toute la franc-maçonnerie Mexicaine, porta l’intrigue au Congrès et ignora Iturbide. Il accepta son exil et plus tard, sans jamais informer Iturbide foula de nouveau les terres mexicaines. Il fut reçu comme un traître et fut exécuté sans aucun procès. Ils fut abattu au retour d’Iturbide, mettant son épée (c’était un brillant militaire) au service de son pays, alors qu’il y avait des menaces d’intervention de l’Espagne et des États-Unis. Peu de temps après avoir été président du Mexique, Vicente Guerrero, se rendant compte des machinations de la franc-maçonnerie, tenta de la mettre de côté. Le Congrès le disqualifia de ses fonctions, le déclarant également traître et l’exécuta. 

DANS QUEL AUTRE PAYS LES HÉROS QUI VOUS ONT DONNÉ LEUR INDÉPENDANCE ONT-ILS ÉTÉ DÉCLARÉS TRAITRES ? 

La question coule de source :

QU’AURAIT ÉTÉ DE L’HISPANITÉ, SI L’EMPIRE MEXICAIN D’Iturbide AVAIT ÉTÉ CONSOLIDÉ ? 

C’est dommage qu’il n’existe pas, mais l’histoire aurait été bien différente.

Il y a une étape dans laquelle le gouvernement du Mexique entre dans un différend entre les LIBÉRAUX (maçons) et les CONSERVATEURS, au cours de laquelle ils auraient réussi (ils avaient de brillants militaires, Miramón, Márquez et Mejía), si les soi-disant libéraux n’avaient pas eu le Le soutien militaire et économique des États-Unis, Juárez et Lerdo de Tejada, mènent la nation à la ruine, le produit de richesse de la saisie des biens de l’Église leur est distribué puis elle fut mise en faillite. Ils furent incapables de payer la dette envers l’Angleterre, la France et l’Espagne, provoquant l’invasion par la France. 

Le général Porfirio Díaz, d’abord franc-maçon à la tête du gouvernement pendant 30 ans, fit passer le pays de la ruine à des niveaux insoupçonnés. 

Le Mexique était à nouveau au niveau des pays les plus avancés, économiquement, culturellement et militairement. Encore une fois, c’était un danger pour l’hégémonie yankee. Ils utilisèrent un idéaliste rêveur Francisco Madero, qui, en n’obéissant pas aux injonctions fut assassiné par l’ambassadeur yankee Woodrow Wilson, au début de l’époque des révolutions, où les États-Unis lui accordèrent une reconnaissance et un soutien, notamment des armes, de l’argent et même des hommes. il était prêt à obéir aveuglément.

C’est pourquoi Venustiano Carranza et même Calles et d’autres tombèrent. Sur recommandation de l’Ambassadeur, le PRN fut d’abord créé. Il s’appellera plus tard le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel), avec lequel la succession était sous contrôle total. MORENA était un membre de la franc-maçonnerie, dans laquelle tous les partis de gauche devaient obéir, bien qu’apparemment ils soient rivaux. 

Ils infiltrèrent le PAN et profitèrent de l’orgueil des candidats pour annuler toute union. Restant un franc-maçon publiquement déclaré LOPEZ OBRADOR resta aux commandes. 

Visite d’un temple maçonnique lors de la 38ème édition des Journées européennes du patrimoine

Visitez un temple maçonnique lors des Journées européennes du patrimoine qui se dérouleront du 18 au 19 septembre 2021 avec pour thème le « patrimoine pour tous »

Après la longue période de fermeture des lieux culturels que nous avons connue, les Journées européennes du patrimoine offriront à tous l’occasion de se rassembler autour de la richesse du patrimoine français avec un thème fédérateur :

« Patrimoine pour tous, ensemble, faisons vivre le patrimoine ».

En métropole comme dans les territoires d’Outre-Mer, les propriétaires publics et privés de monuments historiques, les associations de sauvegarde et de valorisation du patrimoine, les restaurateurs et conservateurs de biens patrimoniaux, guides conférenciers et architectes se mobiliseront pour accueillir le public dans une multitude de lieux.

Lancée en 2019, l’opération « Levez les yeux ! », en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, sera reconduite cette année, le vendredi 17 septembre. Les publics scolaires pourront ainsi découvrir ou redécouvrir le patrimoine de leur région, et s’éveiller à l’importance de sa protection et de sa valorisation.

Plus que jamais en cette année particulière, le ministère de la Culture et ses partenaires se mobilisent pour donner à tous les Français l’occasion de se retrouver, de partager, d’apprendre et de s’émerveiller ensemble.

Le programme complet des Journées européennes du patrimoine 2021 sera accessible en ligne dans le courant de l’été sur le site : https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr

Avant que l’image des femmes ne disparaisse d’Afghanistan

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Le retour au pouvoir des Talibans sonne le glas des espoirs du peuple afghan. Nos principes et nos valeurs maçonniques nous engagent à la solidarité envers nos sœurs et nos frères en humanité.

Une fois de plus les femmes seront les premières victimes de cette reddition dramatique, en redevenant des êtres fantômes. Il faut craindre à nouveau, pour elles, humiliations et privations de liberté : ségrégation stricte, enfermement sous le tchadri, perte d’autonomie, non accès à l’éducation, à une vie professionnelle et à la santé, mariages forcés et violences multipliées…

Avant que les ténèbres de l’obscurantisme ne s’abattent tragiquement sur le destin des femmes afghanes dans le silence, la résignation et l’oubli, il est de notre devoir de faire entendre la voix de ces femmes opprimées afin que la communauté mondiale agisse. Les Afghanes le font déjà, manifestant au péril de leur vie dans les rues de Kaboul et d’ailleurs. Mais pour combien de temps encore, et à quel prix ?

Comme elle a su le faire il y a vingt ans, la Grande Loge Féminine de France, première obédience maçonnique féminine au monde, poursuivra son engagement auprès des femmes afghanes et des associations qui les accompagnent.

Contact presse : communication@glff.org

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BRESIL : 20 août, jour de la franc-maçonnerie brésilienne !

Le Suprême Conseil du Brésil du Degré 33 au Rite Écossais Ancien et Accepté, « Mère des Diplômes Philosophiques Écossais au Brésil » (Campo de São Cristóvão/RJ) en la personne du Souverain Grand Commandeur Frère Antônio Carlos Barbosa Ramos et de l’autre Souverain Frères de votre Saint Empire, saluez tous les francs-maçons pour leur journée !

« La meilleure façon d’être heureux est de contribuer au bonheur des autres. »

(Robert Baden Powell)

Félicitations aux maçons du Brésil !

La présence de la franc-maçonnerie au Brésil est évoquée dans quelques documentations à partir de 1797. Interdite plusieurs fois pendant des périodes plus ou moins longues au cours de son histoire, elle connait entre ces interdictions un essor rapide dans le pays et un rayonnement au Paraguay et en Uruguay. La première obédience créée est le Grand Orient du Brésil en 1822, par trois loges françaises. Elle connait une forte opposition du clergé catholique et s’unit en 1883 après une longue période de division jusqu’en 1927. La franc-maçonnerie brésilienne est la plus importante d’Amérique du Sud en nombre de membres, en 2017 l’ensemble des courants obédientiels est présent sur son territoire.


José Bonifácio de Andrada e Silva

Affirmée comme existante depuis 1797 par la création d’une loge maçonnique à la fin du xviiie siècle, la franc-maçonnerie brésilienne est reconnue comme une puissance maçonnique d’importance majeure en Amérique du Sud1. Cependant certains historiens divergent en 2017 sur la véracité de cette existence avant le début du xixe siècle, d’autres situent les premières créations documentées vers 1801. Elle est toutefois interdite une première fois entre 1806 et 1819 par le vice-roi, le conte dos Arcos. À la proclamation comme empereur de Pierre Ier du Brésil en 1822, trois loges françaises fondent le Grand Orient du Brésil. José Bonifácio de Andrada e Silva patriarche de l’indépendance en est un temps le grand maître. Il cède sa place à l’empereur qui fait interdire de nouveau la franc-maçonnerie par crainte de leurs activités politiques. Après son abdication et à partir de 1831, l’activité des loges recommence. La franc-maçonnerie brésilienne affirme à cette époque un caractère politique très marqué qui s’engage dans les mouvements de sédition visant à l’indépendance du Brésil.

Dès lors le Grand Orient du Brésil se reconstitue et commence une extension significative, il étend son influence jusqu’en Uruguay et au Paraguay. La situation de la franc-maçonnerie reste toutefois instable et connaît de multiples divisions, jusqu’en 1883 où une majorité de loges se rallie à l’obédience, face à l’hostilité d’un clergé catholique très actif dans l’antimaçonnisme. Cette alliance perdure jusqu’en 1927. Un schisme entre juridiction de hauts grades et de loges symboliques va déboucher sur la création de 22 grandes loges dont les souverainetés se calquent sur les frontières des États constitutifs du Brésil. Ces créations créent une multiplicité de relations d’amitiés diverses, les 22 grandes loges étant reconnues par la grande majorité des obédiences américaines et canadiennes et le Grand Orient du Brésil, obédience historique ayant conservé la reconnaissance des grandes loges anglaises, écossaises et irlandaises et principalement celle de la Grande Loge unie d’Angleterre qui lui accorde une reconnaissance exclusive en 1935. (Sources complémentaires)

CHILI : La franc-maçonnerie invite divers états pour créer un nouveau contrat social

De notre confrère chilien eldinamo.cl – Par Cristián Meza

La rencontre Fraternitas Republicana 2021 aura lieu le 9 septembre à 11h00, via la retransmission en direct sur les réseaux sociaux de la Grande Loge du Chili et de la Grande Loge féminine du Chili.

La franc-maçonnerie chilienne tiendra sa traditionnelle Fraternitas Republicana 2021 dans laquelle elle annoncera son objectif de collaboration pour un nouveau contrat social dans une perspective éthique, laïque et humaniste.

La Grande Loge du Chili et la Grande Loge féminine du Chili ont souligné qu’elles organisent « une cérémonie d’intégration qui cherche à construire un dialogue fraternel entre les différents domaines ».

« Nous sommes à un moment clé, où il est important d’inviter les différents pouvoirs de l’État, les constituants conventionnels, le monde académique et scientifique et tous les citoyens à réfléchir à ce que nous voulons en tant que société. Nous sommes convaincus qu’un dialogue constructif est possible. Faire le premier pas est complexe et nous le ferons à Fraternitas », a indiqué Adriana Aninat, Grand Maître de la Grande Loge Féminine du Chili.

Pour sa part, Sebastián Jans Pérez, Grand Maître de la Grande Loge du Chili , a souligné que « Fraternitas est une invitation à une conversation publique sur les idées qui impactent l’avenir du pays, où il y a des opinions et des réalités variées, contribuant à notre croissance en tant que société. Pour la franc-maçonnerie, c’est un exercice qui doit exister, tant qu’il se fait sur la base de la tolérance et du respect ».

La rencontre Fraternitas Republicana 2021 aura lieu le 9 septembre à 11h00, à travers la retransmission en direct sur les réseaux sociaux de la Grande Loge du Chili et de la Grande Loge des Femmes du Chili, une cérémonie qui cette année a pour devise :

« La récolte de la Patrie naît des semailles fraternelles ».