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Enseignement du fait religieux à l’école ? A revoir…

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En visant le Vivre Ensemble, les autorités ont introduit l’enseignement du fait religieux il y 20 ans dans l’école publique. L’objectif n’est clairement pas atteint. Il est nécessaire de revenir aux valeurs républicaines et de former et soutenir les enseignants dans cette démarche.

Nous maçons sommes jaloux de notre liberté absolue de conscience. C’est pourquoi nous recommandons volontiers à nos adeptes de veiller à éviter les sectes qui nous amputent de nos libertés, et de ne nous engager en religion, si nous le souhaitons, qu’en toute connaissance de cause, et après avoir vérifié que notre engagement est réversible et/ou que notre droit à la critique est conservé.

Les Lumières nous l’ont imprimé dans l’esprit :  beaucoup des problèmes humains sont liés à l’ignorance. Certains en ont déduit qu’il suffit de lutter contre l’illettrisme et autres manques d’instruction ou éducation, et les choses s’amélioreront d’elles-mêmes.

Sur ce substrat, et constatant avec Régis Debray une inculture religieuse très présente, les autorités françaises se sont lancées dans l’enseignement du fait religieux à l’école peu après l’an 2000.

Aline Girard*, secrétaire générale de l’association Unité Laïque, a décortiqué comment les choses se sont déroulées.

Le texte original tel qu’exposé en conférence est disponible à l’adresse suivante : https://unitelaique.org/index.php/2021/11/27/enseigner-le-fait-religieux-a-lecole-une-erreur-politique/

L’objectif des autorités était la promotion du Vivre Ensemble et le rêve d’obtenir une paix sociale par ce biais. Hélas, tout cela se passe sur fond de réduction progressive des « humanités », bref une marche vers la fin de la culture classique : de lieu de savoir, l’école évolue vers un simple lieu de vie.

Second élément de contexte :  une offensive cléricale en France et en Europe, avec une pression de tous les groupes soutenant les écoles privées , par des moyens politiques, financiers et de lobbying.

Vingt années plus tard, force est de constater la porosité accrue entre les religions et la politique, avec entre autres une confusion entre croyance et connaissance, les tendances à la réintroduction du délit de blasphème, et la cléricalisation du vocabulaire ( la fraternité universelle a été évacuée ).

Résultat, les lois de liberté sont traitées de liberticides , surtout par les jeunes, et la laïcité se voit souvent affublée d’adjectifs déformants. Et côté école, le  cas de Samuel Paty résume tous les problèmes.

Le Vivre Ensemble n’est donc pas du tout atteint : tout le dispositif est un échec . Au lieu d’étudier le fait religieux comme tout autre fait de société, on est invité à définir son lien à la divinité . Une myriade d’associations est à la manœuvre afin de renforcer et ancrer la tendance.

La laïcité est actuellement un sujet de clivage entre la jeunesse et le reste de la population .

Pour restaurer un état acceptable, il est impératif de réintroduire avec force les valeurs républicaines , et de revenir à l’objectif de former des citoyens éclairés et libres . Cela passe bien entendu par une formation plus adaptée des enseignants, suivie d’un soutien affirmé de la part des hiérarchies.

L’exemple à se rappeler est la spectaculaire amélioration des résultats scolaires que les filles de confession musulmane avaient montrée après l’interdiction du voile à l’école.

L’école publique ne doit pas former des sujets religieux mais des citoyens émancipés.

*Aline Girard est l’auteur du livre :  Enseigner le fait religieux à l’école publique : une erreur politique ? Paris, Minerve, 2021.

La loge de Notre-Dame

L’incendie avait horrifié le monde et lorsque la flèche embrasée s’est effondrée, c’était comme si on avait amputé la licorne. Les larmes qui coulaient sur les visages tombaient en cendres sur les cœurs. Le travail des pompiers fut merveilleux, prenant des risques surhumains ils déployèrent une force pleine d’une délicatesse réellement spirituelle.

Ce qui avait disparu, disait-on, c’était le coq, symbole de la vigilance et de la fierté. « Il a fondu dans le brasier », affirmaient les journalistes, et le Recteur de Notre-Dame restait silencieux, le Bon Dieu ne l’avait pas prévenu de ce coup-là.

Le coq, lui, était tombé sur le chemin de ronde. Il s’était efforcé de voler d’une aile maladroite, mais s’était blessé dans la chute. Se traînant sur quelques pas, il avait réussi à se cacher un peu sous les feuilles mortes du dernier automne.

Le temps passant, il s’était peu à peu remis et avait regardé alentour. Ça sentait terriblement le brûlé mais il vit, près de lui, des outils. Un maillet au museau plein de terre et au manche fendu, un ciseau rouillé à cause des trombes d’eau des lances à incendie, un compas dont une des pointes s’était fichée en terre et qui tournait sur lui-même avec l’autre jambe en l’air, une règle à 24 divisions un peu tordue, une pierre taillée et une autre, brute, sur laquelle il s’interrogeait.

  • Comment se fait-il, lui demanda-t-il, que tu ne sois pas une pierre taillée, toi ? Dans une cathédrale c’est pas logique !
  • Tu as raison, Maître, lui répondit la pierre brute toute timide. En fait, j’étais derrière une superbe pierre taillée – comme elle était belle et comme je l’admirais ! J’étais fière d’être derrière elle, d’autant plus qu’entre elle et moi on avait placé un secret.
  • Un secret ?
  • Oui, il y avait un espace entre nous deux et une main avait glissé un rouleau.
  • Et tu sais ce qu’il y avait dedans, tu le connais, toi, le secret ?
  • Bien sûr, mais je ne peux pas le dire.
  • Oh ! je sais bien qu’un secret doit rester secret… mais au point où on en est, tu peux me le dire, sinon il va disparaitre avec toi, et peut-être qu’un de nous survivra et pourra le transmettre.
  • Bon, d’accord, mais il y faut une condition, c’est qu’on ne peut le donner qu’en loge.

La pierre brute expliqua ce qu’était une loge et le coq fut désigné comme Vénérable Maître. Un soir de ciel dégagé, eut lieu la première Tenue des outils de Notre-Dame, la Tenue des Ancients. Dans le ciel, les étoiles étaient allumées, la lune brillait et le soleil l’illuminait de tous ses rayons, la nature, avec beaucoup de respect et de grâce avait déroulé le Volume de la Loi Sacrée. Un grand silence s’était fait et la paix régnait sur la terre.

Alors on entendit distinctement le pas lent de chameaux portant trois mages venus d’Orient qui apportaient dans des coffrets précieux, la Sagesse, la Force et la Beauté qui transformeraient le monde. Et là-haut, à la verticale, une étoile brillait, brillait jusqu’à illuminer l’univers, tandis que le chœur du vent bruissait un chant de Noël.

ESPAGNE : L’histoire du monde masqué

De notre confrère espagnol masdearte.com

Le centre de culture contemporaine de Barcelone consacre une grande exposition à ses usages politiques

Aujourd’hui, nous ne quittons pas la maison sans eux en main, mais l’histoire des masques n’a pas commencé l’année dernière et, en fait, ni notre société ni nos modes de relations ne peuvent être compris sans eux, littéralement ou symboliquement. Ils ont à voir avec les mécanismes de contrôle du visage, avec le désir ou la revendication de l’anonymat, avec la dissimulation d’identités et de dissidence et dans la fiction, ils ont été associés, de manière récurrente, à la fois aux héros et aux méchants.

Sous le commissariat de Jordi Costa, responsable des expositions au CCCB , et de l’activiste culturel Servando Rocha, le centre barcelonais présente l’exposition « Le masque ne ment jamais », dont les approches sont précisément tirées de l’essai de Rocha publié il y a deux ans des choses sombres et dangereuses. Le livre du masque et des hommes masqués . Il propose une approche particulière de l’histoire du siècle et demi dernier, prenant en compte l’évolution de l’usage et de la prise en compte des masques , de leur désacralisation à leur usage à des fins politiques, ou liées aux luttes sociales et à la construction des identités, et du Ku Klux Klan aux Pussy Riot, en passant par les stratégies de surveillance et de contrôle biopolitique.

Ils composent le parcours, structuré en sept sections comprises comme des histoires autonomes mais connectées, du matériel documentaire et audiovisuel et des objets qui viennent mettre en évidence les significations multiples attribuées aux masques en fonction de leur contexte et aussi les connotations politiques très singulières qui ont exigé ou accompagné la dissimulation des visages. Parmi les propositions spécifiquement artistiques, ne manquent pas les œuvres de Leonora Carrington, Kati Horna, Marcel Janco, David Lloyd, Lourdes Grobet, Félicien Rops ou Lavinia Schulz, ainsi que des pièces conçues spécifiquement pour cette exposition par Nico Piug, Martí Riera, Joaquín Santiago , José Lázaro, Fernando González Viñas, May Pulgarín, Dostopos, Las Migras de Abya Yala, Domestic Data Streamers, Beatriz Sánchez, Antoni Hervás et Gitano del Futuro.

L’exposition commence par rappeler que le mystère qu’implique presque tout masque a son origine à l’époque néolithique : alors que les premières structures agricoles sont apparues, de probables cultes d’ancêtres se sont développés accompagnés de ces objets, donc populaires enracinés et liés au rite. À notre époque, cet aspect religieux a été presque complètement dilué au profit de la politique, de l’activisme ou du secret ; L’une des premières manifestations de turbulence et de terreur liées au masquage se trouve dans le Ku Klux Klan, qui depuis sa naissance au milieu du XIX était caractérisé par un vêtement rudimentaire qui faisait appel à la fois au démoniaque et au carnaval; dans sa deuxième vague, issue de la chaleur du film La Naissance d’une nation et du roman The Clansman de Dixon, des visages couverts et des uniformes blancs ont continué à identifier ses membres.

Rituel de prestation de serment et d'admission au Ku Klux Klan.  Album personnel de William J. Simmons Alabama Département des archives et de l'histoire
Rituel de prestation de serment et d’admission au Ku Klux Klan. Album personnel de William J. Simmons. Département des archives et de l’histoire de l’Alabama

Un autre roman, en l’occurrence populaire et français, donnera naissance à la figure de Fantômas , que Louis Feuillade réalisera d’abord en cinéma muet et qui inspirera plus tard à la fois les peintres surréalistes et les poètes . Dans le Paris marginal, ce personnage incarnait l’homme maléfique au visage changeant qui échappait, grâce à cette fluidité des traits, à une police scientifique de plus en plus compétente. Ses aventures auraient été inspirées par le voleur espagnol Eduardo Arcos, qui prétendait avoir séduit Pierre Souvestre et Marcel Allain.

Un masque est également apparu sur la couverture des Mystères dévoilés de la franc – maçonnerie, l’un des nombreux livres que Léo Taxil a publié sur l’histoire de cette institution, et de ses cultes prétendument diaboliques, à partir de faux témoignages. Il l’admettra plus tard, générant de nombreuses polémiques entre l’Église et les sociétés secrètes, mais le contenu de ses textes constituera depuis une littérature infinie, ces fake news ayant survécu, a plus d’un siècle, malgré le déni de leurs auteurs.

Affiche du film de Louis Feuillade Fantômas : À l'ombre de la guillotine, 1913. Collection particulière
Affiche du film de Louis Feuillade Fantômas : À l’ombre de la guillotine , 1913. Collection particulière
Léo Taxil : Les mystères de la Franc-maçonnerie Paris : Letouzey et Ané, 1886. Gravure de Pierre Méjanel : Initiation au 29e degré du Grand Écossais de Sant Andreu
Léo Taxil : Les mystères de la Franc-maçonnerie. Paris : Letouzey et Ané, 1886. Eau-forte de Pierre Méjanel : Initiation au 29e degré du Grand Écossais de Sant Andreu

Laissant de côté, pour une part, le mensonge et l’obscurité, le masque est aussi intrinsèquement lié à l’histoire de l’art contemporain. Quand, dans le Cabaret Voltaire et en 1916, les initiateurs de Dada dansaient follement pour échapper à l’horreur de la Première Guerre mondiale, ils s’en servaient, entre autres, pour exprimer leur attirance pour le primitif face à l’immense violence que la technologie Moderniste qui non seulement ne s’est pas arrêtée, mais a également propulsé. Emmy Hennings ou Taeuber-Arp ils ont vu des expressions de l’enfer terrestre dans des masques à gaz et des visages dévastés, tandis que Lavinia Schulz et Mary Wigman, en marge de la danse expressionniste, ont exploré le pouvoir transformateur de la dissimulation, comme le feront également Carrington, Horna ou Remedios Varo sur cette voie.

Ceux qui se cachent aussi le visage sont les combattants mexicains, protagonistes de nombreuses fictions et pratiquement une force sociale aux racines aztèques. Justiciers admirés, leur exemple sert aussi dans l’exposition à analyser les tensions entre identité, visage et féminité Ensuite, nous approchons de nos temps actuels, où le caractère obligatoire de l’identification et l’absence de pudeur dans les réseaux sociaux ont fait du masque (au moins, jusqu’à la pandémie) un exercice de subversion : ils occupent le devant de la scène dans la CECC échantillon qui a contesté ces mécanismes d’inspection du visage, de Grant Morrison, Guy Fawkes et Anonymous aux Pussy Riot susmentionnés.

Action de prière punk des Pussy Riot à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, 2012. Avec l'aimable autorisation de Pussy Riot
Action de prière punk des Pussy Riot à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, 2012. Avec l’aimable autorisation de Pussy Riot

La fermeture, presque forcée, est imposée par COVID-19 ; Nos masques omniprésents sont liés à leurs prédécesseurs, pas très différents, ceux qui, au cours des siècles passés, protégeaient de la peste, de la grippe espagnole ou du choléra ; et nos comportements face à l’incertitude et à la peur sont associés aux ressources éternelles de la foi ou de la conspiration. Dans notre carnaval actuel, paradoxalement, l’ancien clandestin et soupçonneux de se cacher devient solidaire et responsable.

Les autorités chinoises se déplacent dans la neige pour inspecter une zone frontalière dans les montagnes et fournir des informations sur COVID-19 aux habitants d'une région reculée de l'Altaï dans la province du Xinjiang, en Chine.  Ce sont des images de propagande du gouvernement chinois dirigées à l'étranger.  19 février 2020. Agence EFE
Les autorités chinoises se déplacent dans la neige pour inspecter une zone frontalière dans les montagnes et fournir des informations sur COVID-19 aux habitants d’une région reculée de l’Altaï dans la province du Xinjiang, en Chine. Ce sont des images de propagande du gouvernement chinois dirigées à l’étranger. 19 février 2020. Agence EFE

Hollande : ce grand bâtiment Leiden est un Temple maçonnique

De notre confrère hollandais indebuurt.nl – Par Mart Spierdijk et Par Willem Hogendoorn

En parcourant Leyde à vélo, vous pouvez découvrir des bâtiments particuliers. Par exemple ce bâtiment au Steenschuur à Leyde. Une porte d’entrée double, avec écrit sur le fronton année 1868 et centré au-dessus le symbole de la franc-maçonnerie, composée d’un compas et d’une équerre. Notre conteur Willem connait des histoires spéciales à ce sujet, non seulement sur la maçonnerie, mais aussi sur un meurtre.

Sur la photo, nous voyons une façade faite pour deux bâtiments. En 1664, la brasserie De Posthoorn était installée dans ces bâtiments. Elle a ensuite été déplacée vers la veste Oude (Leidse Bierkade).
Puis, les bâtiments furent achetés par une loge franc-maçonne. Dans un bâtiment se trouvait la loge (lieu de réunion ou atelier) de la franc-maçonnerie, l’autre bâtiment était la résidence de l’administrateur. Plus tard, ils ont été regroupés.

Franc-maçonnerie à Leyde

Plusieurs loges Franc-maçonnes sont situées dans le bâtiment. La Loge La Vertu est la plus ancienne loge de Leyde, fondée en 1757. Plus tard, la loge L’Age d’Or a été créée. Et en 2016, la loge Ishtar (déesse de la fertilité)les a rejoints. Cette derniere est une loge mixte, regroupant des hommes et les femmes.

Que sont ces francs-maçons ?

Les francs-maçons bâtissent Ils se construisent dans le but de devenir eux-mêmes de meilleures personnes et ainsi de créer un monde meilleur pour tous. C’est pourquoi l’équerre et le compas sont leurs symboles. L’équerre représente la terre et est le symbole de la perfection à laquelle aspire le franc-maçon. Le compas représente l’esprit et est le symbole pour ouvrir une pensée et mesurer les limites de soi.

La franc-maçonnerie est née en Angleterre vers 1717 et est active aux Pays-Bas depuis 1730. Ils travaillent avec de nombreux rituels, dans lesquels ils pratiquent mais ceux-ci ne devraient pas être dévoilés, mais qui devrait être vécu personnellement

Thriller de Leyde

L’écrivain de thrillers de Leyde, Jeroen Windmeijer a écrit le thriller « The Pilgrim Fathers Conspiracy » en 2018. Windmeijer est surnommé le Dan Brown (auteur célèbre du Da Vinci Code) des Pays-Bas. Le thriller se déroule en partie à Leyde et commence avec un cadavre qui se trouve dans le bâtiment de la franc-maçonnerie de Leyde. Et ce qui le rend encore plus excitant : j’y apparaîs également en tant que guide de la ville Willem the Leiden. Si vous aimez les thrillers : c’est un ouvrage captivant sur Leyde.

ARGENTINE : Les francs-maçons de Salta se sont souvenus du jour de leur fondation sur la Plaza Árabe

De notre confrère argentin nuevodiariodesalta.com.ar

Avec cette action devant le Monument à la franc-maçonnerie, situé sur la Plaza Árabe, les francs-maçons de Salta ont commémoré le jour de la franc-maçonnerie en mémoire de la fondation de la Grande Loge d’Argentine des francs-maçons libres et acceptés, le 11 décembre 1857.

L’événement était dirigé par le Grand Conseiller de Zone , Sebastián Rodríguez , qui était au nom du Grand Maître Pablo Lázaro , le président sortant du Collège des présidents et anciens présidents de la franc-maçonnerie de Salta, Diego Comba et le président élu, Claudio Prados , avec la participation des membres de toutes les loges masculines et féminines de la Province.

À l’ouverture de la cérémonie, Comba a souligné qu’il est très important de réaliser ce type d’événement public, qui sert à défaire certains mythes qui existent encore autour de l’Ordre.

À son tour, Rodríguez a souligné l’esprit du Cher Frère dans l’Orient éternel, José Roque Pérez , le premier Grand Maître de la Grande Loge qui a aidé à fonder la loge, dans la recherche non seulement d’unir la franc-maçonnerie argentine, mais de réaliser l’union nationale , un fait qu’il a réalisé en dirigeant la tenida (rituel maçon) de l’Union nationale dans laquelle se rapprochaient les positions de Justo José de Urquiza et Bartolomé Mitre (également Frères de l’Orient éternel) et avec elle l’annexion de Buenos Aires à la Confédération argentine , avec la réforme constitutionnelle de 1860.

« Le cher frère Pérez a non seulement combattu pour l’unité, mais il a également pris la tête de la lutte contre l’épidémie de fièvre jaune, avec son frère et ami, le médecin Manuel Gregorio Argerich, pour les plus pauvres », a expliqué Rodríguez, qui a rappelé que Roque Pérez mort de la fièvre jaune à Buenos Aires en 1871.

Le Solstice d’hiver : un Janus, deux Jean

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Le 21 décembre prochain, nous vivrons un événement astronomique extraordinaire ! Le soleil va s’arrêter ! C’est du moins ce que nous dit l’étymologie du mot « solstice » (du latin sol, pour soleil et stat pour arrêter). En fait, nous le savons, il paraîtra s’arrêter ce jour du solstice d’hiver – après la déclinaison de la lumière solaire – et nous connaîtrons un ensoleillement progressif ensuite, jusqu’au solstice d’été.

Ce 21 décembre, nous fêterons la Saint-Jean d’hiver (Jean l’Evangéliste) et le 21 juin 2022, la Saint-Jean d’été (Jean le Baptiste). Ainsi, il n’est pas inutile de rappeler qu’au REAA, les loges de Saint-Jean doivent leur appellation à deux Jean, qu’il faut distinguer. Qui sont-ils ?

 Jean le Baptiste et Jean l’Evangéliste.

 La Bible nous indique que Jean dit le Baptiste, était le fils de Zacharie et d’Elisabeth, elle-même cousine de Marie, mère de Jésus. Nous apprenons que Zacharie, inspiré par Dieu, a imposé le prénom de Jean à son fils. Notons que Jean vient de l’hébreu ancien Jeho annan, généralement traduit par « celui qui fait naître, qui donne la lumière », c’est à dire le soleil. Jean ou Jehan est ainsi synonyme « d’homme éclairé ».

Jean est appelé Jean le Baptiste, précisément, parce qu’il baptise. Non en versant quelques gouttes d’eau sur le front de l’initié ! Mais par immersion dans les eaux du Jourdain. Immersion signifie une mort symbolique par plongée du corps entier sous l’eau, dans le néant, puis redressement hors de l’eau, ce qui veut dire naissance à l’air et à la lumière. C’est le passage du profane au sacré. Ce rituel est pratiqué depuis très longtemps en Mésopotamie et en Egypte.

Baptiser, c’est nommer. Et donner un nom, c’est créer, c’est donner vie. Jean le Baptiste est ainsi l’initiant. Il baptise dans la plaine, il aplanit le corps avant de le relever. Il est en quelque sorte le niveau et le créateur de la verticalité potentielle, de l’homme debout, prêt à apprendre. Il devient le transmetteur, le passeur. Parmi de nombreux profanes, Jean le Baptiste, dit aussi Le Précurseur, rencontre et baptise Jésus. Il en fait ainsi un apprenti. Avant, malheureusement, d’être décapité sur ordre du romain Hérode Antipas, gouverneur de Galilée, qui n’apprécie pas ce rituel et sa symbolique.

Adulte devenu, formé au travail du bois et instruit à la synagogue, Jésus quitte la menuiserie paternelle pour voyager lui-même en Galilée et porter avec talent et conviction la bonne parole. Il instruit à son tour des disciples. Parmi eux, un autre Jean – fils de Zébédée et de Salomé, la sœur de Marie, mère de Jésus – ce Jean se distingue également, par ses dons oratoires. Cousin et, dit l’histoire, préféré de Jésus, qualifié par lui de « fils de la lumière », il devient tout naturellement Jean l’Evangéliste. Pécheur sur le lac de Tibériade, il nourrit de ses poissons Jésus et ses autres disciples, lesquels recueillent du pain autour d’eux. C’est le temps du compagnonnage. Du latin companem, qui partagent le pain.

Jean l’Evangéliste aime les hauteurs, où il prêche. Sur le mont Thabor, sur le mont des Oliviers ou sur le Golgotha. Par rapport à Jean le Baptiste qui est le niveau, Jean l’Evangéliste est la perpendiculaire. Il est le seul apôtre à assister à la crucifixion. Jean l’Evangéliste est là quand Jésus meurt sur le Golgotha, dans les ténèbres. Né au solstice d’Hiver, Jésus renaît à la Saint Jean d’hiver. Le cycle est achevé.

Jean l’Evangéliste ne plait pas non plus à l’occupant romain. Il est arrêté et déporté à Patmos, puis heureusement libéré, il devient évêque d’Ephèse. Il mourra à l’âge de 99 ans. Par l’intermédiaire de Jésus, existent donc des liens étroits entre les deux Jean. Ainsi horizontalité et verticalité rapprochées, on peut dire, pour faire image, qu’ils forment en maçonnerie, les deux branches de l’équerre.

Les fêtes solsticiales chrétiennes sont directement inspirées du symbolisme italique et romain. Elles renvoient en l’espèce au dieu Janus (lui-même d’inspiration indo-européenne, donc avant même le cadre biblique) aux deux visages opposés. Cette tête à deux faces adossées de son effigie, contrôle l’avant et l’après, le passé et le futur. Janus est le dieu bicéphale créateur, qualifié de « chronotator ». Il est décrété le maître du temps et de l’éternité. Janus, du latin janua, « qui ouvre la porte de la maison », (entre autres sens) ouvre aussi la porte de l’année, de la saison. Janus a ainsi donné son nom à Janvier, premier mois de l’année.

Considéré comme la divinité des « commencements » et des « fins » (semence et récolte), Janus regarde à la fois en direction de la phase ascendante et de la phase descendante du soleil. Il est le gardien des portes solsticiales ouvrant sur ces deux phases et détenteur de deux clés qui sont ses principaux attributs. La clé d’or ouvre ou ferme la voie ascendante vers la lumière (connaissance). La clé d’argent ouvre ou ferme la voie descendante vers l’obscurité (ignorance).

Avec ces clés, Janus est le dieu des Portes.

– La porte des Hommes, associée au solstice d’été. Elle donne accès aux « petits mystères » qui consiste en une régénération psychique complète produisant « l’individu ». En cela, cette porte ouvre la voie à l’état humain et à ce qui en relève.

– La porte des Dieux, en relation avec le solstice d’hiver, permet l’accès aux « grands mystères » qui conduisent l’être de l’état humain à l’état supra-humain (spirituel). L’individu s’identifie ainsi à l’être total, résidence de « l’Un ».

Janus « patronnait » les corporations des métiers de l’antiquité   méditerranéenne (Collegia Fabrorum) et de Grande-Bretagne. Les constructeurs ne transmettaient leur art qu’aux disciples initiés aux « mystères ». La tradition antique de l’initiation a été transmise au monde chrétien et s’est prolongée au Moyen Age, dans les corporations de Compagnons bâtisseurs (tailleurs de pierre, verriers, sculpteurs, forgerons, charpentiers, menuisiers) qui prirent ensuite les deux Saint-Jean pour patrons.

La plupart des loges opératives tenaient leur assemblée le jour de la Saint-Jean d’été. En dehors de leur nom individuel, elles répondaient au terme générique de « Loges de Saint-Jean », nous l’avons dit. L’une des plus anciennes références connues sous ce patronage date de 1427 à York. Par ailleurs, la première pierre de l’abbaye de Westminster, a été posée par Henry VII, au solstice d’été le 24 juin 1502. A noter que le manuscrit Sloane (n°3329), publié aux environs de 1700, mentionne une loge de Saint-Jean, inaugurée aussi un 21 juin. Remarquons encore que la Grande Loge de Londres fut créée également le 24 juin 1717, jour de la Saint-Jean.

Avec les deux Jean, en un seul, c’est le passage d’un état à un autre, d’une année à une autre, cycle perpétuellement renouvelé. Qui dit cycle, dit cercle et centre. Rappelons au passage que le temple de Salomon, bâti judicieusement sur le mont Moriah (dans l’enceinte du Palais) au-dessus de Jérusalem, symbolise ce cycle annuel. Il constitue un point central offert à toutes les phases du parcours de la lumière solaire.

Cette notion de parcours peut être rapportée à notre vie maçonnique. Les deux Jean précités tracent notre itinéraire. Jean le Baptiste ouvre au profane la voie initiatique. Jean l’Evangéliste, en marque le terme. Avec l’escorte du divin pour ceux qui croient au ciel, ou, simplement, celle de la vie de l’esprit, pour ceux qui n’y croient pas. La Bible, sur l’autel de nos temples, nous offre à lire dans l’Evangile de Jean : « Il faut qu’il grandisse et que je diminue », une parabole évoquant Jésus, en adéquation avec les phases ascendantes et descendantes du soleil.

Il est intéressant de remarquer que Janus symbolise toujours aujourd’hui les oppositions, entre autres toutes les contradictions et les ambiguïtés, les aspects positifs et négatifs d’un acte ou d’une chose. Il personnifie les couples d’opposés. L’introversion et l’extraversion. La méditation et l’action. L’intérieur et l’extérieur. Le haut et le bas. La montée et la descente. Le devant et le derrière. Le oui et le non. Il est le point de divergence et l’unité fondamentale.

Nous retrouvons lesdites oppositions avec l’été et l’hiver. De tous temps, les solstices ont été fêtés pour marquer les saisons. L’Eglise a fixé arbitrairement les fêtes des deux Saint-Jean à des dates proches des solstices. Elle a inscrit les fêtes païennes dans la symbolique chrétienne, avec le jour le plus court et le jour le plus long de l’année, sous nos latitudes tempérées. A la Saint-Jean d’été la lumière est à son maximum, le jour va commencer à décroître. La Saint-Jean d’Hiver venue, le jour va rallonger, la lumière va revenir, grâce à l’irruption du messie, dans le ciel chrétien.

Qui dit lumière, dit feu. Les deux symboles du feu terrestre et céleste se retrouvent dans les coutumes des deux Saint-Jean. La fête de la Saint Jean d’été est populaire et extérieure. Celle de la Saint-Jean d’hiver est intérieure, dans l’intimité du foyer.

Le bûcher de la Saint-Jean d’été n’est pas un amas de branchage. C’est une construction pyramidale étudiée. L’usage de chanter et danser en cercle autour du feu symbolise le mouvement de la « roue cosmique ».

Le bûcher de la Saint-Jean d’hiver, coupé dans un tronc d’arbre symbolise l’axe vertical du bucher de la Saint-Jean d’été. Comme lui, il représente en ligne directe, la liaison terre-ciel.

La coutume de laisser se consumer les deux bûchers jusqu’à extinction marque « la fin du voyage ». A la lumière visible, fait place la lumière invisible, celle intérieure caractérisant l’être, connecté au centre du monde.

L’évangile de Jean nous confirme que chacun de nous est un flambeau. Comme l’ont été les sages de tous les temps. Un grand tribun du 20ème siècle, Jean Jaurès, nous rappelle à sa façon la valeur symbolique des feux de la Saint-Jean :

 « La tradition, ce n’est pas transmettre des cendres, mais la flamme » !

Notre Frère Antoine Faivre est passé à l’Orient Éternel

Nous vous prions de bien vouloir trouver ci-dessous la biographie de notre Très Cher et Bien-Aimé Frère Antoine Faivre (1934-2021) telle que nous l’avons publiée, en partie, dans le « Livre 300 » de la Grande Loge Nationale Française. Obédiences au sein de laquelle il avait été régularisé en 1984.

In Memoriam.

Attaché de Recherches au C.N.R.S. 1965-1969. Professeur d’université en ‘Techniques d’Expression’ à Paris-XIII 1969-1972, ensuite en ‘Études Germaniques’ (Bordeaux-III puis Rouen, 1972-1991). En 1979, nommé à la Direction d’Étude ‘Histoire des courants ésotériques et mystiques dans l’Europe moderne et contemporaine’ (École Pratique des Hautes Études, Section des ‘Sciences Religieuses’). Nommé Professeur Émérite de cette institution à compter de 2002. Nombreuses ‘missions’ scientifiques en France et à l’étranger ; par exemple, quatre nominations – deux semestres et deux trimestres – en tant que Visiting Professor à l’université de Berkeley (Section de ‘Religious Studies’, et de ‘Germanistics’) dans les années 1980 et (pour un semestre en 2015) en tant que Professeur invite à l’École Polytechnique de Zurich .

Antoine Faivre était membre de la Respectable Loge « Les Antients » N° 549 (Rite Écossais Rectifié), à l’Orient de Paris, de la Grande Loge Nationale Française.

Ouvrages (outre plus d’une centaine d’articles divers). Un certain nombre d’entre eux ont été traduits en une ou plusieurs langues, ce qui ne figure pas dans la présente liste :

Kirchberger et l’Illuminisme du XVIIIè siècle (La Haye : Nijhoff, 1965);Eckartshausen et la théosophie chrétienne (Paris : Klincksieck, 1969) ; Mystiques, Théosophes et Illuminés au siècle des Lumières (Hildesheim: G. Olms, 1977) ; Les Contes de Grimm: mythe et initiation ; Paris : Minard (‘Topologie de l’Imaginaire’), 1979 ; The Golden Fleece and Alchemy (Albany [NY], SUNY Press, 1993) ; The Eternal Hermes : From Greek God to Alchemical Magus (Grand Rapids [Mi]: Phanes Press, 1995 ;Philosophie de la Nature. Physique sacrée et théosophie, XVIIIè-XIXè siècles (Paris : Albin Michel (‘Idées’), 1996); Accès de l’ésotérisme occidental, Paris : Gallimard (‘Bibliothèque des Sciences Humaines’), t. I, 1996 (2é éd.), et 2000 (2é éd.) ; L’Ésotérisme (Paris : Presses Universitaires de France (‘Que Sais-Je?’), 2012, 5th ed..

Activités éditoriales diverses :

Directeur des collections (45 volumes depuis 1977) Cahiers de l’Hermétisme et Bibliothèque de l’Hermétisme (Paris : Albin Michel / Dervy). Co-éditeur (co-editor) : avec Wouter J. Hanegraaff, Roelof van de Broek et Jean-Pierre Brach, du Dictionary of Gnosis and Western Esotericism  (Leyde etc. : E. J. Brill, 2005) ; et (de 2002 à 2010) avec Wouter J. Hanegraaff et Nicholas Goodrick-Clarke, de Aries: Journal for the Study of Western Esotericism. Également co-editor de nombreux ouvrages collectifs (Actes de Colloques, pour la plupart). Anciennement membre du Comité editorial de la revue US Religion, et du Steering Committee du ‘Western Esotericism Group’ de l’American Academy of Religion.

Prix et distinctions :

Palmes Académiques (01/1989) ;

Titre de Reconnaissance de la Nation (07/1995) ;

Ordre National du Mérite, 10/2009.

Engagement militaire :

Officier de Réserve IRAT (jusqu’au grade de Commandant). De 1969 à 1991, nombreux exercices en France et en Allemagne.

Sur le site https://www.glnf.fr/, écoutez son discours prononcé à la RL Loge Nationale de Recherche Villard de Honnecourt N° 81, don’t le TVF Antoine Faivre était member honoraire, rubrique “Les Voix de Villard”, podcast Antoine Faivre.

“Réflexions à propos de deux « Lumières » constitutives de l’histoire maçonnique” avait été le titre de la contribution d’Antoine Faivre à « Trois cents ans de franc-maçonnerie » (Éd. Dervy, 2017), dit “Livre 300”, de la GLNF/Loge Nationale de Recherche Villard de Honnecourt, prix IMF 2017, catégorie « Spécial Tricentenaire ».

« Gémissons, Gémissons mais Espérons ».
« Espérons, Espérons en confiance, Espérons en confiance et en sérénité ! »
Puisse Dieu, l’Être Éternel, le Très Haut, Grand Architecte de l’Univers, accueillir ce digne Fils de la Lumière en Sa demeure céleste où, désormais, il résidera en paix.

CORSE : Joséphine Baker au Panthéon ou le patriotisme cosmopolite immortalisé

De notre confrère corse journaldelacorse.corsica

Alors qu’Eric Zemmour déclarait sa candidature au moyen d’un document présenté sur YouTube, prônant la réconciliation de Pétain et de De Gaulle.

Joséphine Baker au Panthéon ou le patriotisme cosmopolite immortalisé

Alors qu’Éric Zemmour déclarait sa candidature au moyen d’un document présenté sur YouTube, prônant la réconciliation de Pétain et de De Gaulle, la détestation des étrangers, le président Macron choisissait la personnalité de Joséphine Baker, artiste américaine de couleur, résistante gaulliste et mère adoptive d’une « famille arc-en-ciel » . À l’occasion de cette entrée au Panthéon, le président Macron a prononcé le mardi 30 novembre un discours émouvant et juste.


Elle se sentait libre à Paris

Pour le Président Macron, il s’agissait de prôner une sorte de communion unitaire à l’occasion de cette cérémonie hautement symbolique. Freda Josephine McDonald dite Joséphine Baker était originaire de l’un des états les plus racistes des États-Unis, le Mississipi où elle voit le jour en 1906. Ses origines sont afro-américaines, amérindiennes et espagnoles. Après une petite enfance passée à travailler comme domestique, elle est mariée à 13 ans qu’elle quitte bientôt. Elle décide alors de tenter sa chance dans le music-hall. À seize ans, elle gagne la France et en 1925 passe en première partie de la Revue nègre. Elle écrira son bonheur de vivre dans une France qui n’est pourtant pas débarrassée des préjugés racistes, mais qui ne pratique pas l’apartheid : « Un jour, j’ai réalisé que j’habitais dans un pays où j’avais peur d’être noire.
C’était un pays réservé aux Blancs. Il n’y avait pas de place pour les Noirs. J’étouffais aux États-Unis. Beaucoup d’entre nous sont partis, pas parce que nous le voulions, mais parce que nous ne pouvions plus supporter ça… Je me suis sentie libérée à Paris ». Dans ses spectacles, elle joue d’une façon drolatique ce qui est pour elle une façon de se moquer des racistes. Dotée d’une personnalité explosive, elle devient l’égérie des cubistes et favorise l’ascension du jazz en France. Mais elle se bat aussi aux États-Unis pour l’émancipation du peuple noir. Elle participe ainsi au mouvement de Renaissance de Harlem dont les lieux emblématiques sont le Cotton Club ou l’Apollo Theater. Amie en France du peintre Fernand Léger, de l’écrivain Georges Simenon, elle devient une des personnalités les plus connues du music-hall français.
En 1937, elle acquiert la nationalité française. Elle adhère à la Ligue internationale contre l’Antisémitisme, antisémitisme dont est victime son propre mari. Deux ans plus tard, elle devient un agent du contre-espionnage français puis après la défaite de 1940, elle entre dans les services secrets de la France libre remplissant des missions extrêmement dangereuses. Elle sera à ce titre décorée de la médaille de la Résistance et recevra les insignes de la Légion d’honneur et la Croix de guerre.

Une famille arc-en-ciel

Victime de la ségrégation raciale aux États-Unis où elle retourne en 1947, elle participe à une campagne internationale contre l’acquittement de deux assassins du Ku Klux Klan d’un jeune Noir dans le Mississippi. Le 6 mars 1960, elle est initiée au sein de la loge maçonnique La nouvelle Jérusalem de la Grande loge féminine de France. Soutien de Fidel Castro, elle est chargée d’une mission par le Général de Gaulle qui lui dit publiquement son amitié et son admiration. Dans l’impossibilité d’avoir des enfants, elle en adopte douze nés dans tous les continents de la planète qu’elle appelle sa tribu arc-en-ciel. « Cette famille permit à Joséphine Baker de prouver aux yeux du monde que les couleurs de peau, les origines, les religions pouvaient non seulement cohabiter, mais vivre en harmonie », a fort justement remarqué le Président Macron.
Elle décède à 68 ans et est enterrée à Monaco. C’est donc une sorte de cosmopolitisme heureux qu’incarne cette « grande femme » qui parlait de la France comme de sa patrie. Mais Joséphine Baker est aussi une formidable démonstration de résilience humaine. Enfant battue, violée, victime du sexisme et du racisme, elle a su imposer sa magnifique personnalité dans une France qui n’a plus vu en elle qu’une femme exceptionnelle. Combattante pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King, pour la liberté aux côtés du général de Gaulle. D’une certaine façon, Joséphine Baker fut la démonstration qu’il existait une communauté française de destin capable d’imaginer un patriotisme cosmopolite. Elle fut une « noire défendant les Noirs, mais d’abord femme défendant le genre humain », a insisté le président Macron mettant l’accent sur « l’universalisme » et « l’égalité de tous avant l’identité de chacun », que prônait Joséphine Baker.

Une leçon pour nous tous.

Merci à notre confrère journaldelacorse.corsica

La Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité : Spécial solstice !

Dans sa Newsletter du 14 courant, la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) nous convie, en téléconférence, à une Tenue Blanche Solsticiale, le mardi 21 décembre 2021 à 20h, sur :

« Le renouveau initiatique »

Inscription recommandée sur : secretariat@glcs.fr

Nous invitons à prendre connaissance de l’éditorial du Grand Maître Christine Sauvagnac.

Christine Sauvagnac, Grand Maître de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité

« Éditorial solsticial

Mes biens aimés S:. et F:., mesdames, messieurs, amies, amis,

Nous y sommes, nous parvenons enfin au renouveau qu’annonce le solstice d’hiver ! En ce jour de fête, j’espère que vous vivrez quelque chose de fort et de joyeux. Mais ce nouveau soleil, ce neo-helios qui va grandir, est également une espérance que nous formons au plus profond de nous-mêmes pour la projeter sur la société, au sortir tant espéré d’une période qui a fait chavirer nombre de nos certitudes.

Nous avons un besoin vital de ce renouveau, chacun et la société tout entière, le besoin urgent d’un renouveau initiatique, c’est-à-dire de retrouver foi, d’initier de nouveaux chemins pour dépasser tout ce qui grève notre humanité.

Depuis l’aube des temps, hommes et femmes observent les deux portes par où se lève et se couche le soleil. Ce sont aussi des portes intérieures, spirituelles et nos regards concomitants forment une expérience personnelle irremplaçable, mais que nous savons partagée en conscience.

Le moment d’un partage plus grand encore est venu.

L’initiation, nous l’avons reçue à la naissance de nos parents. Mais c’est une expérience qu’il faut revivifier, à la rencontre du ciel et de la terre. Voilà ce que nous proposons dans nos temples, comme un rappel à la beauté de l’univers, une invitation à faire corps avec la voûte étoilée, comme un réenchantement. Quelle meilleure période pour méditer sur elle que ces jours où le soleil, symboliquement, va peu à peu gagner sur la nuit ?

Soyons clairs ! À la naissance, nous recevons passivement ce don de lumière et de vie. Dans l’initiation maçonnique, il s’agit désormais d’un engagement de soi pour le restant de sa vie. Le solstice nous rappelle que rien n’est jamais perdu si nous nous engageons pour les valeurs que symbolise la lumière.

Car c’est dans l’engagement pour des valeurs que l’on se trouve soi-même, dans l’harmonie avec nos Sœurs et nos Frères.

Avec tous les membres de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes, et pour que nous la partagions totalement, je vous engage à « donner », donner de votre amour pour l’autre, de la vie par les paroles et par les actes, donner un peu à ceux qui manquent : faites un geste pour retrouver le vrai sens de la fraternité.

Ensemble avec le renouveau, redonnons du rêve à la vie commune.

Bonnes fêtes et bon renouveau !

Christine Sauvagnac

Le Grand Maître »

GLCS

En savoir plus sur la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) : http://www.glcs.fr/accueil-1/

La seule Obédience française théiste, laïque et mixte :

  • Le théisme est ainsi à la base même de notre fraternité comme de notre spiritualité maçonnique ;
  • La laïcité est ainsi consubstantielle à notre démarche initiatique ;
  • La mixité est ainsi au cœur de notre Union spirituelle.

Le Campus Maçonnique présente son Programme pour 2022

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En cette fin d’année le Campus Maçonnique nous communique son programme pour l’année prochaine.

10 CYCLES – 59 COURS – 89 HEURES

Voici la liste des conférenciers retenus et les sujets traités :

Yves Bomati : S’initier aux grands mythes

Roger Dachez : Histoire maçonnique

Luc Ferry : Philosophies d’aujourd’hui

Leili Anvar, Yves Bomati et Eric Vinson : Tradition et Spiritualité 

Dominique Reynié : Sociologie politique 

Bruno Pinchard :  Platon, une voie initiatique 

Céline Bryon Portet : Temporalités

Hervé – Elie Bokobza : La Bible autrement 

Françoise Bonardel : La psychologie des profondeurs peut-elle être une voie initiatique ? 

Partenariat avec l’Institut Européen Emmanuel Lévinas AIU : L’éthique de vie

La présentation est alléchante tant sur les sujets traités que sur la qualité des intervenants :

Nous vous proposons, pour l’année prochaine, un programme fondamentalement dédié à la spiritualité maçonnique  mais ouvert sur les problématiques contemporaines. Vous y trouverez vos conférenciers habituels sur des sujets nouveaux mais également de nouveaux intervenants comme Leili Anvar, spécialiste des spiritualités orientales…  Pour cette nouvelle session, le Campus vous propose un partenariat exceptionnel avec l’Institut Européen Emmanuel Lévinas AIU pour un cyce sur « L’Éthique de vie » auquel participent Armand Abécassis, Sébastien Allali, Alain Bauer, Alain-Noël Dubart, Jean Dumonteil,  Christian Hoffman, Christian Huglo, Ryvon Krigier, Laurent Kupferman, Gérard Rabinovitch, jacques Sémelin,

 Sisyphe ou l’éternel effort (29/03) Les voyages d’Enée et la fondation de Rome Les grandes images des femmes dans la mythologie greco- romaine ( Héra, Aphrodite, Ariane, Sapho, Junon ) Les grandes images des femmes ( 2e partie )  
«La Franc-Maçonnerie est-elle née en Angleterre ou en Ecosse ? ( ou en Irlande ? ) Etat des connaissances actuelles». 31/01
«Comment initiait-on un profane à la Franc-Maçonnerie en France et en Angleterre avant 1750 ? Les plus anciens rituels maçonniques. » 14/03
«La Franc-Maçonnerie d’adoption, ( 1740-1850 ) fantaisie de salon ou vraie franc-maçonnerie ?» 16/05
«Qu’était ce qu’une loge écossaise au XVIIIe siècle ? Polysémie d’une expression commune.» 12/09
«Les grands acquis de l’historiographie maçonnique internationale depuis 1970 : découvertes, controverses, remises en question. » 21/11  

La 3e révolution industrielle : défis, enjeux, promesses 13/01/2022
La question du bonheur : sagesse ou illusion
Les 7 écologies
La révolution de la longévité  

Leili Anvar : l’initiation par l’amour
« La religion de l’Amour » en littérature persane: amours profanes, amour mystique
Centralité de l’Amour dans le Cantique des Oiseaux de ‘Attâr (XIIème siècle)
Rûmi et Shams ( XIIIe siècle): « l’Amour est l’astrolabe des secrets divins » La légende de Majnûn selon Jâmi (XVe siècle): l’Amour fou comme seule sagesse
Yves Bomati : Pouvoirs spirituel et temporel en Iran : les leçons de l’histoire
Eric Vinson : Les grandes personnalités spirituelles (année 2) Le Dalai Lama 25/02
Martin Luther King 19/04
René Guénon  03/06  

L’institution de l’élection présidentielle ( 1947-1965 ) 10/02
Le triomphe de l’élection présidentielle : de l’après de Gaulle à l’élection de F. Mitterrand ( 1969-1981)
Entre abstention et risque populiste : la crise de l’élection présidentielle ( 1988-2017 )
2022 : Une élection protestataire ?  

Les Lettres de Platon ou le silence de l’initié 03/02
La République ou la caverne 14/04
Le Banquet ou l’amour
Le Phédon ou la mort
Le Parménide ou le grand jeu

« Le temps, ce grand mystère »  25/01
« La mort : approches philosophique, historique et socio-anthropologique »  21/03
« Quêtes d’immortalité : mythes, religions, arts et sciences » 02/05 « Accélérations : les révolutions temporelles et l’ère de la vitesse » (1 séance de 1h30/2 heures) 14/06
« Le bouleversement des mémoires : des inflations mémorielles à la cancel culture » (1 séance de 1h30/2 heures)
« Le phénomène du médiévalisme, entre nostalgie et recréation du passé »  

Noé, le déluge et l’échec de Dieu 22/02
Ésaü et Jacob (Occident et Israël)
Joseph et ses frères
David dans ses relations amoureuses (analyse biblique de l’âme sœur)
Le Cantique des cantiques, antidote de la faute originelle
Acte d’amour et justice divine (Lecture de Qohélet)   

Psychanalyse freudienne et psychologie analytique jungienne : histoire d’une parenté puis d’une rupture. 24 mars 
Crise du Midi de la vie et confrontation avec l’inconscient, individuel et collectif 7 Avril
Mythes, symboles et archétypes : quelles rencontres fait-on quand on dialogue avec l’inconscient ? 21 avril
Individuation et transmutation : une voie alchimique ou gnostique ? 5 mai Une religiosité nouvelle pour accueillir des vérités anciennes 19 mai

L’Ethique de vie ( partenariat Institut Emmanuel Lévinas AIU )

Linéaments :
1. La « vie bonne » Alain-Noël Dubart, Ancien Grand Maitre GLDF ( 18 janvier )
2. « La vie et la mort sont au pouvoir de la langue » Gérard Rabinovitch, Philosophe, Directeur Institut E. E. Lévinas AIU ( 2e mardi  8 février )
3. « Un homme ça s’empêche » Albert Camus.  Jean Dumonteil, Président de la Loge Nationale de recherche de l’Alliance Maçonnique (  2e mardi 8 mars )
L’éthique de vie en pensée
1. La « réflexion sur les mœurs » et la nature humaine. De Montaigne aux moralistes du Grand siècle Sébastien Allali, philosophe ( 2e mardi 12 avril )
2. Le serment d’Hippocrate et la Médecine de Maïmonide Christian Hoffmann, psychanalyste et Philippe Abastado, cardiologue
3. Le « Pikkouah Nefesh » D’abord la vie… Rivon Krigier, rabbin
L’éthique de vie en action
1.  Les Justes des Nations Jacques Sémelin, historien
2. Les Francs-Maçons qui ont fait la République ( Léon Bourgeois, Adolphe Crémieux, Victor Schoelcher, Pierre Brossolette, Jean Zay ) Laurent Kupferman, essayiste
3. Droits et Devoirs de l’Humanité : Christian Huglo, avocat
Conclusions et perspectives
1. De la responsabilité en politique Alain Bauer, Ancien Grand Maître GODF
2. Pas de vie sans Loi, l’enseignement de la « sortie d’Égypte » Armand Abecassis, philosophe
3. Une Ethique du XXIe siècle ?  Jean-Michel Dardour, Gérard Rabinovitch  

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