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Rite Grossier… pour les filles

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Certains affirment que le dernier Rituel maçonnique est né au XXe siècle, cela est totalement faux ! Il est né il y a quelques années sous la plume d’une jeune sœur, un peu taquine il est vrai. Restera-t-il dans l’histoire ? Cela reste à démontrer. Sera-t-il pratiqué dans les Loges ? Rien n’est moins certain. En attendant ce futur prometteur, délectons-nous de ce morceau d’architecture que nous pouvons qualifier de plutôt « moderne » et « décalé ». 

Rite Grossier… pour les filles

 V:.M:. :      A l’aise les Sistas, on va taffer sévère

V:.M:. :      Sista la best, c’est quoi ton business de number one ?

S:. 1ère Surv:. :  Sista Rispekte, c’est de reluquer si y’a pas de boloss.

V:.M:. :      Ca va, va téma et fait péter l’info.

S:. 1ère Surv:. :  La sista mateuse, va zyeuter vite fait t’as vu.

Sita badass, a l’aise, pas de malaise.

V:.M:. :    Ca le fait ; sista deuze, c’est koi ton biz ?

S :.2éme Surv :. :  Sista vénère, c’est de viser si on peut s’ambiancer à l’aise t’as vu ?

V:.M:. : No rage, la deuze et la prems, balancez la crème et zieutez si on est dans la friendzone. Caftez fissa.

Dans la place les nanas, balancez l’kikoulol à la prems et la deuze.

S :.2éme Surv : La prems, ça le fait pour ma pomme, elles sont cleans y’a pas de méduses dans les quartiers nord.

S:. 1ère Surv:. :Sista vénère rispekte, toutes les pin-up des quartiers sont pas rageuses.

V:.M:. : C’est déker ici t’as vu.

Les reus, comme c’est nickel  et qu’on est en friendzone, que les feumeux sont cleans, on va pouvoir bosser kilou.

Les matteuses, faites pas vos chacals et filez le dar.

V:.M:. : C’est déclassé, en situation.

Sista prems et la deuze, raboulez vous pour me filer un coup de main pour ouvrir les mystérieuses cités d’or.

V:.M:. :  La ptiote matteuse, tu t’ambiances où ?

S:. 2ème Surv:. : Sous les sunlights des tropiques ma parole !

V:.M:. : Sava mdr, pourquoi zyva ?

S:. 2ème Surv:. : Pour bien chouffer l’astre et envoyer au turbin les besogneuses du taf au mojito et du mojito au taf.

Elles taffent de ouf, mais elles s’arrachent fanfaronnes.

V:.M:. :  La best, tu te poses où ?

S:. 1ère Surv:. : Vas-y chuis au nord.

V:.M:. : Explique pourquoi.

S:. 1ère Surv:. : Lol ;  En fait t’as vu le soleil y va s’pieuter à l’ouest

En général c’est clean et le taf est déker.

Moi mon biz c’est de balancer la balle sur le taf des donzelles et filer un coup de main à la vénère pour pas que ça borderline.

V:.M:. : La preum’s, c’est quoi la place de la balèze ?

S:. 1ère Surv:. : Mdr elle est au bled.

V:.M:. : Pourquoi?

S:. 1ère Surv:. : Ben t’as vu l’histoire du soleil d’accord ? son biz c’est d’ambiancer la journée de taf  ? Ben la vénère elle ambiance la leugeo

V:.M:. :      La  fayotte, dessine la marelle.

La deuze, à quelle heure on s’ambiance ?

S:. 2ème Surv :. : Midi sec patronne.

V:.M:. : Fait péter l’heure

S:. 1ère Surv:. : Sur ma vie, il est midi.

V:.M:. : Comme c’est midi et qu’c’est l’heure de bosser, la prems et la deuze, prévenez vos quartiers comme je le fais au bled qu’on s’met au turbin des p’tits lapins.

Stand up et garde à vous.

La Best, La deuze, La Fayotte et La Réceptionniste, filez le dard.

V:.M:. :   Je pose ça là comme ass t’as vu que c’est frais la sagesse pour construire la baraque.

S:. 1ère Surv:. : J’ajoute la pure force ma parole.

S:. 2ème Surv:. : Que la beaugossitude se pose là.

V:.M:. :      S :. Fayotte, balance la compote

La Best et la Deuze, dites aux guirlandes pendant que je m’occupe de l’Orient qu’on va taffer à partir de maintenant.

S:. 1ère Surv:. :  Sister prems et celles des quartiers sud, la Best nous traîne au bercail.

S:. 2ème Surv :. : Sister des quartiers nord, je vous préviens, au turbin des lapins.

S:. 1ère Surv:. : Tout le monde est dans la place.

V :.M :. : Big Up au Grand Patron, la Hola pour la Mifa, sous le troquet de la Grande Leugeo des FiFilles, comme j’ai carte blanche, je déclare open le taf au grade des lapins de cette Pure House number zéro zéro sept avec le blase Le Ris-Tu-Elle.

A bibi, par le kikou, les applauses et l’acclamation du pur malt

Wazza ! Wazza ! Wazza ! Freestyle,  Pareillitude ! Soeuritude !

V:.M:. :      On n’est plus chez le moldus, nous avons laissé nos rollex au vestiaire, laissons nos cœurs faire boum en bonnes frangines et nos cuicuis au rayon luminaire.

Sit down.

S:. Dactylo, qui qu’est là qui qu’est pas là ?

Grosses, y a des excusées ? La réceptionniste et l’assistante sociale, prenez le premier tiers.

La dactylo, à toi de jouer et nous rafraichir les ciboulonettes des taffs d’avant.

S :. Sec :. : Ca l’fait ; l’autre fois, celle que quand il a fait froid, que deux reusses sur quatre étaient au plumard, on a bossé sur la trousse d’école. La sœur Patia nous a tchatché sur l’utilité du compas Maped et du double décimètre. On a parlementé, compté la caisse, y’avait pas de quoi casser trois pattes à un canard, on a fait farandole et on s’est tiré au toquet.

Ayé.

V :.M :. : Cimer grosse. Y’en a des ceusses qu’elles veulent broncher ?

S:. 1ère Surv:. Le chutchut dodo à l’ombre comme au soleil.

V :.M :. :  La tchatcheuse, c’est toi que tu fais le bureau de vote.

S :. Or :. :  Ca va, je suis open pour qu’on selfise l’instant.

V :.M :. : Ok les potos, faut qu’on avance le taf ; le jour d’aujourd’hui y nous amène à zyeuter les sms et snapchat des autres leugeos.

Comme c’est pas comme si qu’en avait qu’un, j’vous laisse sur le coin et vous viserez taleur. C’est qu’on est pas pieutées sinon.

Le gros taf maintenant, c’est la planche à l’annso qu’elle a bossé sur l’humilitude.

La réceptioniste, va lui bouger le séant pour qu’elle se pose au Bled.

T’as la parole grosse.

(La reusse fait son taf sur la planche de l’humilitude )

V:.M:. :  Bon les nénettes, c’est pas qu’on s’emmerde mais on n’a plus grand chose à se dire, mais avant de s’arracher, j’peux quand même vous filer le crachoir si vous avez des propals dans l’intérêt de la Taule comme celui là de la Piaule.

S:. 1ère Surv:. : Taulière, motus et bouches cousues sur la place de la Nation.

V:.M:. : Ok, J’vais faire tourner la bourse aux propals en même temps que la tirelire.

La réceptionniste et l’assistante sociale, à vous sur le dancefloor.

S:. 1ère Surv:. :  Patronne, la lessive est sans tâche pour les propals, et le codevi s’pose là.

V:.M:. : ok la réceptionniste et l’assistante sociale rapprochez-vous du bled.

Les Sistas, le sac des propals est impecc, on comptera les p’tits sous après la fiesta et on en      causera la prochaine fois.

V:.M:. :  Les filles, on fait la chenille .

« Que nos palpitants se rapprochent en même temps que nos mimimes , que l’amour de nous même envers nous toutes fasse une jolie guirlande libre et indépendante que c’est nous qu’on la choisie.

Pijons bien qu’ c’est pas de la rigolade et rappelons-nous que c’est pas du toc.

C’est un bijou qui nous vient de la grand-mère mais qu’on filera à nos petiotes . Cette chaîne les filles, qui date d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, elle nous rattache à nos vieilles vieilles daronnes qu’on kiffe toujours.

Par la guirlande, que tous les brothers et les sisters de tous les goûts et de tous les pays ne forment qu’une seule et même bonne soupe. Rajoutons-y les épices du père Ducros qu’on se décarcasse pour que tout le monde becquete à la même table. »

V:.M:. : Sister la prems, les bosseuses ont-elles le smiley ?

S:. 1ère Surv:. Patronne, c’est la fête des voisins dans les quartiers.

V:.M:. :  La seconde mateuse, à quelle heure les lapines rentrent au clapier ?

S:. 2ème Surv :. : Elles ont la permission de minuit.

V:.M:. : La prems, t’as l’heure s’te plaît ?

S:. 1ère Surv:. : Minuit tout rond.

V:.M:. : Comme c’est minuit tout rond, les deux mateuses aidez-moi à débarrasser la table.

La fayotte et la réceptionniste, filez-nous un coup de main.

Stand up et garde à vous, chopez les lampes Ikéa faut qu’on continue notre taf dehors, mais tâchons pas de nous faire gauler par les moldus.

V:.M:. : Que la sérénitude plane sur la Terre, la lovatittude ambiance tous les Hommes et le LOL dans tous les palpitants.

Big Up au Grand Patron, la Hola pour la Mifa, sous le troquet de la Grande Leugeo des FiFilles, comme j’ai carte blanche, je déclare open le taf au grade des lapins de cette Pure House number zéro zéro sept avec le blase Le Ris-Tu-Elle.

A bibi, par le kikou, les applauses et l’acclamation du pur malt

Wazza ! Wazza ! Wazza ! Freestyle,  Pareillitude ! Soeuritude .

La fayotte, fais ta Cendrillon, au ménage.

La réceptionniste  vire-moi  les pontes fissa, les besogneuses, bronchez pas, on s’arrache OKLM.

Par Anne-Sophie Braure

(Tous droits réservés 2018 – Editions LOL – A.S. Braure)

17/03/22 : Fête de la saint Patrick

Origine de la Saint-Patrick

La fête de la saint Patrick, célébrée, à date fixe, le 17 mars, est une fête chrétienne irlandaise où l’on célèbre saint Patrick, le saint patron de l’Irlande, mais aussi la christianisation de l’Irlande. Elle est devenue par la suite la fête nationale de l’Irlande.

Selon la légende, saint Patrick, de son vrai nom Maewyn Succat, serait né en Écosse vers 385. Toutefois, un certain mystère entoure sa naissance, car il se dit aussi qu’il serait né aux environs de 394 en Bretagne insulaire, région qui correspond à l’actuel pays de Galles.

Il aurait été enlevé à l’âge de 16 ans par des pirates et emmené en Ulster. Il fut ensuite vendu comme esclave à un druide irlandais qui le fit berger pendant six ans.

Il découvrit la religion chrétienne dont il devient vite un fervent pratiquant. Après avoir fait un rêve dans lequel il rencontra Dieu, il s’échappa et s’enfuit en Angleterre où il devint prêtre. Il compléta son éducation religieuse en France, notamment à l’abbaye de Lérins située en Provence, dans le sud de la France, et implantée sur l’île Saint-Honorat dans les îles de Lérins, face à Cannes.

Le pape Célestin lui demanda en 432 de retourner en Irlande dans le but de convertir les irlandais, jusque-là païens et proches des druides. Il parcourut alors le pays pour initier la construction de monastères, d’églises et d’écoles, et pour former d’autres croyants, notamment les rois irlandais.

Le trèfle, symbole de l’Irlande

C’est à saint Patrick que l’on doit le trèfle, symbole de l’Irlande. La légende raconte que pour convertir les irlandais, saint Patrick l’utilisait dans l’explication de la Sainte Trinité. Les feuilles du trèfle représentant le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

La légende de saint Patrick raconte qu’il aurait chassé tous les serpents du pays, en les faisant tomber d’une falaise. Il faut plutôt voir ce fait comme une métaphore de sa victoire dans la conversion au christianisme face aux croyances païennes.

Par la suite, il fut nommé évêque et fonda son propre évêché à Armagh (Irlande du Nord). Il mourut le 17 mars 461 dans une Irlande majoritairement chrétienne. Son rôle dans la vie religieuse irlandaise est si grand qu’on commémore le jour de sa mort tous les ans, le 17 mars.

Il est enterré aux côtés de sainte Brigitte et de saint Columcille, tous deux également patrons de l’Irlande.

Une fête religieuse devenue fête nationale

La coutume à la saint Patrick était de porter à sa boutonnière un trèfle et d’aller à la messe. Au XVIIe siècle, l’Église catholique la reconnut comme fête religieuse et le pape Urbain VIII l’intégra au calendrier chrétien en 1631. Bien que la saint Patrick se déroule pendant le Carême, il est accepté de rompre le jeûne pour la fête.

Kilbennan St. Benin’s Church – Window St._Patrick Detail

En 1903, le parlement du Royaume-Uni consacre la fête de la saint Patrick jour férié par le Bank Holiday Ireland Act. Elle est célébrée par une parade et diverses festivités dans plusieurs pays, dont l’Irlande, depuis 1931, mais aussi les États-Unis, le Canada et l’Australie. La première fête de la Saint-Patrick n’a pas eu lieu en Irlande, mais à Boston aux États-Unis, en 1737, où de nombreux Irlandais se sont installés aux XVIIe et XVIIIe siècles.

En 1995, le gouvernement irlandais a décidé de transformer la parade en un festival de 5 jours. Danses, parades, musiques et feux d’artifices composent cette joyeuse célébration. La couleur verte y est très présente puisqu’elle symbolise le trèfle de saint Patrick, mais aussi l’arrivée du printemps, ainsi que les leprechauns Un leprechaun, en irlandais « leipreachán », est une créature humanoïde imaginaire issue du folklore irlandais. Il est souvent représenté sous forme d’un vieil homme de petite taille avec une barbe, coiffé d’un chapeau et vêtu de rouge ou de vert. Le leprechaun passerait son temps à fabriquer des chaussures, commettre des farces et compter ses pièces d’or qu’il conserve dans un chaudron caché au pied d’un arc-en-ciel. Si jamais il se fait capturer, il peut exaucer trois vœux en échange de sa libération. Le leprechaun est rattaché aux créatures du « petit peuple » et parfois comparé ou confondu avec le lutin ou le farfadet du folklore français.

La saint Patrick et sa célébration en France

La célébration de la saint Patrick en France n’est pas aussi suivie qu’en Irlande ou dans les pays anglo-saxons. Néanmoins, il est possible de se mettre à l’heure irlandaise en se rendant dans les pubs arborant fièrement la couleur verte et pratiquant les « happy hours ». Depuis une dizaine d’années, le Festival Interceltique de Lorient organise à chaque saint Patrick un concert géant.

Des chevaliers de Saint-Patrick, une des composantes de la Franc-Maçonnerie irlandaise

Le très illustre ordre de Saint-Patrick

À partir de 1749, la Franc-Maçonnerie irlandaise se développe à l’initiative de Robert King, Grand Maître de la jeune Grande Loge d’Irlande, en créant la première « Grand Master Lodge » composée de membres désignés. Elle se dote rapidement d’une structure formée de Grandes Loges Provinciales qui lui sont subordonnées comme celle de Munster en 1754, d’Ulster en 1764 ou de Connaught en 1776. Connaissant un essor certain la Franc-Maçonnerie irlandaise compte environ 750 loges à la fin du XVIIIe siècle. Dès ses débuts, elle s’intéresse également, à l’image de sa sœur la Franc-Maçonnerie écossaise, aux Loges militaires et délivre de nombreuses charte, les « Chartes Militaires Ambulantes » à des régiments irlandais.

Durant le XVIIIe siècle, la Franc-Maçonnerie irlandaise est surtout composée d’anglo-irlandais protestants, ces instances dirigeantes sont principalement constituées d’anciens du Trinity College de Dublin, de députés du parlement, de membres du conseil privé d’Irlande, de chevaliers de Saint-Patrick – le très illustre ordre de Saint-Patrick est un ordre de chevalerie britannique associé à l’Irlande – et de pairs du royaume qui sont tous Grand Maître. Les Irlandais catholiques sont moins représentés, le plus souvent pour des raisons économiques et sociales.

Ordre de Saint-Patrick – Banquet Fondation de l’ordre 17 mars 1783 château de Dublin

Les migrations intérieures d’Irlande vers l’Angleterre ou extérieures vers le continent jouent un rôle global dans la création en 1751 de la Grande Loge des Anciens à Londres, mais également dans le développement de la jeune Franc-Maçonnerie continentale, par la constitution de Loges dans les villes françaises de Bordeaux ou de Toulouse, ces dernières étant principalement formées d’Irlandais catholiques.

450.fm souhaite à tous, en général, une belle Saint-Patrick et, en particulier, à tous nos Frères de la Grande Loge d’Irlande fondée en 1725.

Sources : Wikipédia ; « Saint Patrick et la christianisation de l’Irlande », Jean Guiffan, Juillet 2002, Le Monde de Clio ; http://icalendrier.fr ; www.sortiraparis.com

COLOMBIE : Ce qui assombrit la relation entre la franc-maçonnerie et l’Église catholique…

De notre confrère colombien mdzol.com

Les francs-maçons sont excommuniés de l’Église catholique depuis plusieurs siècles pour péché grave. Était-ce à cause de leur croyance ? Pour le pouvoir ? Ou y a-t-il une raison politique ? Dans une interview accordée à MDZ, Camilo Pineda, un maître maçon colombien et catholique pratiquant, explique ce qui se cache derrière ce conflit de longue date.

Camilo Pineda est un maître franc-maçon de Colombie. Il travaille comme conseiller auprès de plusieurs maires et gouverneurs de son pays. En outre, il est professeur à l’Universidad del Norte de Barranquilla. Dans une note précédente, Camilo nous a expliqué ce qu’est la franc-maçonnerie, son origine et les révolutions clés de l’histoire du monde dans lesquelles les francs-maçons sont intervenus .

Bien qu’il existe différentes approches et manières de voir la franc-maçonnerie, ainsi que de la vivre, on peut dire que la franc-maçonnerie est un ordre initiatique de nature symbolique qui présente une structure de morale. La franc-maçonnerie  cherche à rendre  les gens de mieux en mieux en leur fournissant des outils que chaque membre peut utiliser pour polir sa pierre brute. C’est un ordre ésotérique, étroitement lié à la tradition judéo-chrétienne et à la Kabbale hébraïque. Du point de vue symbolique, il est très lié aux allégories symboliques du peuple juif. C’est-à-dire que la  franc-maçonnerie  est une formation spirituelle et humaine. Cependant, l’Église catholique a excommunié les francs-maçons et entretient une relation complexe avec la franc-maçonnerie .

CAMILO PINEDA, MAÎTRE MAÇON DE COLOMBIE

– Quelle est la relation entre la franc-maçonnerie et l’Église catholique ?

  • Personnellement, je me considère comme un catholique avec un esprit de rébellion contre les impositions. Je crois en la Sainte Trinité, je suis le credo catholique, je communie… Fondamentalement, ma relation avec Jésus est au-dessus du Vatican et de toute religion. Mais je suis la tradition catholique parce que j’aime ça. Cela me donne la paix. Il existe deux bulles papales, une de 1700 et une autre de 1800, qui stipulaient que les francs-maçons étaient excommuniés, c’est-à-dire hors de l’Église catholique pour péché grave. C’est un péché très grave et nous ne pouvons recevoir aucun sacrement. C’est un problème pour les frères catholiques, comme moi. Le pape n’a pas supprimé ces bulles. Et cela met le catholicisme en conflit avec la  franc-maçonnerie . À leur tour, il y a quelques francs-maçons qui n’aiment pas l’Église et résistent à l’autorité du Vatican.

– Pourquoi pensez-vous que cela soit arrivé ? 

  • En général, ce sont des positions également liées au Siècle des Lumières, aux sentiments révolutionnaires de la Renaissance et autres. C’est en quelque sorte l’esprit libéral contre l’esprit conservateur. Toutes ces sortes de choses ont généré une résistance en Occident contre l’Église catholique. De même, il existe de nombreuses religions chrétiennes protestantes qui n’aiment pas la franc-maçonnerie, les témoins de Jéhovah et les évangélistes, par exemple. Mais vraiment il n’y a pas de campagne officielle pour salir l’Église par la franc-maçonnerie, il y a plutôt des francs-maçons qui sont comme ça. Ils n’aiment pas ça et c’est respectable.

– Mais la franc-maçonnerie a été excommuniée de l’Église malgré sa base judéo-chrétienne…

  • Il y a plusieurs raisons. D’abord, une raison politique et de pouvoir puisque les francs-maçons, en participant, par exemple, à la Révolution française, ont essentiellement commencé à générer un mouvement où l’Église catholique a perdu beaucoup de pouvoir. Nous devons également nous rappeler que l’Église – le Vatican, en fait – est un État. Un tout petit qui avait un pouvoir immense dans toute l’Europe et qui, par l’action de quelques francs-maçons, commençait à perdre de l’influence. Il y a aussi une raison théologique. Cela a à voir avec le fait que les religions imposent des dogmes et que tout ce qui est en dehors du dogme est contraire. En ce sens, il existe des positions philosophiques liées au rationalisme, à l’humanisme, au naturalisme qui ne sont pas bien vues dans les cercles les plus conservateurs de l’Église . La pensée libérale génère des conflits dogmatiques et est mal vue.

Pensez-vous qu’il y a autre chose ? 

  • Enfin, je pense qu’il est aussi mal vu que la franc-maçonnerie soit considérée comme un centre d’union où converge un grand pluralisme religieux. Il y a des frères de tradition chrétienne, juive, musulmane et même athée. Du point de vue catholique, certaines de ces traditions sont païennes, de sorte que la franc-maçonnerie favorise cette union des religions et des comportements sur un système moral, religieux et ésotérique peut être un peu mal vu par l’Église. Car, en plus, la franc-maçonnerie est aussi très gnostique et il y a beaucoup de mystère et beaucoup de choses auxquelles il faut accéder par des serments pour s’initier et gravir les degrés. Ce secret n’est certainement pas aimé.

– L’Église, c’est-à-dire le Vatican, connaissez-vous ces secrets que vous acquérez au sein de la franc-maçonnerie ?

  • Oui bien sûr. Je crois que oui. Aussi, parce que vous pouvez acquérir les informations sur Google. Vous avez accès à tout.

De la politique en Loge

Il paraît qu’on ne parle pas de politique ou de religion en Loge. En effet, ça pourrait, dit-on, diviser la concorde, la paix ou l’harmonie. Pire, cela pourrait donner à des Frères l’impression d’être contraints et d’adopter une position qu’ils n’auraient normalement jamais adoptée.

Mais quelle tartufferie ! Ce simple fait relève déjà de la politique. D’ailleurs, les conservateurs de tout bord apprécient beaucoup la maçonnerie qui ne discute ni politique ni religion et qui se contente de cérémonies au demeurant bien faites.

Et je rappelle aux esprits chagrins que des discussions et des sessions d’informations sur les sujets sensibles peuvent être organisées, sans que celles-ci ne donnent lieu au vote d’une quelconque position politique.

En fait, la moindre de nos actions, y compris en Loge est politique. La preuve, dans nos loges, nous avons nos propres politiciens et nos calculs politiques, puisque nous votons.

Le mandat d’un Vénérable de la Loge a une durée déterminée dans les règlements de la Loge, ou à défaut, dans la Constitution de l’Obédience. Comme dans toute association ou organisation, la Loge dispose d’un exécutif dirigé par son Vénérable. Le Vénérable est élu sur la base d’un programme, qu’il s’engage à respecter. Et si j’étais cynique, je rajouterais que « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Généralement, ça se passe plutôt bien. Mais il y aura toujours une poignée de mécontents qui au moindre dysfonctionnement exigeront la démission du Vénérable.

Cette posture d’exigence m’a toujours un peu gêné, même s’il m’est arrivé de considérer qu’un Vénérable pouvait se révéler incompétent ou si j’étais en désaccord avec l’action du Vénérable. En fait, le Vénérable est élu sur la base d’un système démocratique. En tant qu’élu, il n’a pas à démissionner même si sa démission est exigée. Car ceux qui exigent sa démission n’ont tout simplement pas la légitimité nécessaire pour le faire. Et du point de vue légal, on ne peut pas, on ne doit pas forcer un élu à démissionner. Par contre, on peut toujours demander sa destitution auprès de l’instance juridique compétente, sur la base de faits et le respect du débat contradictoire. Mais cela peut prendre du temps. Beaucoup de temps pour un résultat pas forcément à la hauteur de l’espérance engagée. En fait, dans un système autoritaire et non démocratique, on peut exiger la démission d’un responsable ou faire pression sur l’autorité pour que le responsable incriminé soit éjecté. Mais dans un système démocratique, dont les modes de scrutin sont contrôlés, exiger une démission est un contresens complet, même si sur l’instant, ça soulage.

C’est là le jeu de la démocratie : accepter que son camp a perdu l’élection et se soumettre à l’autorité du représentant de la loi, en l’occurrence de la Vénérable de la Loge.

La seule solution valable reste politique : au moment du renouvellement des instances de pouvoir, faire campagne et espérer que son camp l’emporte.

Parlant de scrutin, il me paraît important de rappeler cet acte de civisme élémentaire : quand il y a une élection, on se déplace et on vote. Et on ne vient pas protester après parce que le Vénérable ne nous plaît pas. Trop souvent, je vois des moments démocratiques souffrant de ce mal contemporain, l’abstention. Certes, on a toujours de bonnes raisons de ne pas venir voter : j’ai piscine, le petit fait une rougeole, il y a un match de foot à la télé etc. Mais dans ce cas, on se tait et on attend les prochaines élections ! Et on s’arrange pour avoir le droit d’exercer son devoir de voter. Car les candidats et leurs militants ont une approche plutôt efficace : ceux qui veulent voir leur candidat réussir viendront voter, même si numériquement, ils ne représentent pas la majorité. Petit exemple, prenons un atelier de 60 personnes, qui doit élire son Vénérable. Le candidat est populaire auprès de 20 % de l’effectif, et les autres ne l’apprécient pas. Il peut avoir des concurrents, mais sans réelle possibilité de le mettre ne fût-ce qu’en ballotage. Le jour du scrutin, ne viennent vraiment que ses sympathisants, les autres décidant de s’abstenir. Comme le quorum est atteint, le candidat est élu à la majorité des suffrages exprimés, sachant que l’abstention est très forte. Se pose alors un véritable problème de démocratie : un candidat ne représentant pas la majorité de l’effectif des votants de la Loge mais seulement une fraction mais ayant rassemblé la majorité au scrutin est-il légitime ? J’avoue ne pas avoir de réponse. Mais je m’interroge réellement sur le sens de ce type de scrutin et sur le danger qu’il fait peser sur la démocratie : la construction d’un suffrage non plus universel, mais restreint aux seuls militants d’un candidat. D’où la vraie question qui me taraude : comment ramener les électeurs vers les urnes pour éviter un déni de démocratie ? Peut-être que la solution est à chercher dans le passé, notamment dans la Commune de Paris, qui en 1871 avait instauré un mandat impératif. Le candidat devait respecter son programme, sous peine d’être éjecté par une instance de contrôle de la démocratie. Peut-être que l’instauration de tels mandats motiverait les électeurs à se déplacer et les Vénérables de la Loge à respecter le programme pour lequel ils se sont engagés… Et peut-être devrions-nous réfléchir à une meilleure prise en compte du vote blanc, quitte à éjecter les candidats ne rassemblant pas assez les votants et refaire le tour de scrutin si aucune tendance sérieuse ne s’est dégagée ?

La Franc-maçonnerie devant améliorer l’Homme et la Société, peut-être que nos Ateliers et Obédiences devraient y réfléchir et tester ce mode de scrutin et de mandat pour le proposer ailleurs ?

Mon texte vous a plu (ou déplu) ? Je vous propose l’expérience suivante : dans ce qui précède, vous substituez Président à Vénérable et République à Loge, en vous appuyant sur l’excellent ouvrage du chercheur français en mathématiques David Chavalarias, Toxic Data – Comment les réseaux manipulent notre opinion, qui pose la question de la démocratie en termes de mathématiques. Et on en reparle en avril prochain.

Je vous embrasse.

BRESIL : Paix – Education et Franc-maçonnerie

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Dans notre série de sujets d’intérêt permanent pour la Franc-maçonnerie, après une pause nécessaire pour parler de « Paix », nous revenons au thème « Education »

Dans notre série de sujets d’intérêt permanent pour la Franc-Maçonnerie, après une pause nécessaire pour parler de « Paix », nous revenons au thème « Éducation ». Bien qu’ils puissent être séparés pour l’analyse, ce sont en réalité deux aspects de la vie humaine qui sont profondément liés : sans véritable éducation, il ne peut y avoir de véritable paix.

Il y a un mois, nous avons commencé cette série sous prétexte de la Journée internationale de l’éducation, créée précisément pour mettre en lumière le « rôle de l’éducation pour la paix et le développement économique et social des peuples ». L’Unesco affirme qu’« actuellement, 258 millions d’enfants et de jeunes ne sont toujours pas scolarisés ; 617 millions d’enfants et d’adolescents ne savent pas lire et faire des calculs de base ; moins de 40 % des filles d’Afrique subsaharienne terminent leurs études secondaires et on estime que quatre millions d’enfants et de jeunes réfugiés ne sont pas scolarisés. Leur droit à l’éducation est violé et c’est inacceptable. »

De toute évidence, cette inégalité engendre la pauvreté et les conflits, rendant la paix impossible. Un problème bien connu dont la solution implique deux aspects de l’éducation : l’accès et le contenu. Des projets tels que « Persévérer en éducation » sont des alternatives pour élargir l’accès au système éducatif. C’est vraiment d’une importance primordiale, une priorité dans l’étape actuelle du développement humain, ce que révèlent les chiffres de l’Unesco. 

Cependant, il ne suffit pas de garantir un accès à 100 % aux établissements d’enseignement, aucun enfant ou adulte sans éducation, si la gratuité des contenus éducatifs n’est pas garantie, visant ce que l’on pourrait appeler la « véritable éducation » : celle qui offre des connaissances larges et permet la liberté de choix, ne pas être capturé et dominé par des idéologies de toute nature, politique, économique, religieuse, etc. L’éducation idéologique impose des concepts qui représentent, comme exclusifs, la « vérité » d’un certain groupe social, dans le seul but de dominer, de réduire et parfois même de criminaliser et de persécuter ceux qui osent diverger. 

L’histoire regorge d’exemples extrêmes, tels que l’Inquisition, l’autodafé par les nazis et les maoïstes, la censure culturelle, l’index des livres interdits et autres absurdités avec lesquelles nous vivons encore.

La franc-maçonnerie suppose que les valeurs morales sont naturellement atteintes par l’intelligence humaine à travers la liberté de pensée à tous les niveaux, ce qui présuppose également que le respect de l’opinion d’autrui est incontournable, ce que la même liberté de pensée améliorera à un moment donné, sans imposition. Ce degré d’évolution de l’homme, et par conséquent de l’humanité, requiert une éducation de base dégagée de tout lien idéologique, visant à transmettre des connaissances mais surtout à fournir des outils intellectuels pour que chacun apprenne à penser par lui-même. 

Sachant raisonner et ayant un accès ample et libre à tout type d’information, l’individu aura le discernement nécessaire pour tirer ses propres conclusions sur ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, sans dépendre de personne – personnes, institutions, partis ou gouvernements – pour vous dire ce qui, ou qui, est bon ou mauvais, bon ou mauvais. On peut alors idéaliser que l’ensemble des individus libres et pensants formera une société libre et pensante, qui atteindra naturellement les hautes valeurs morales qui promeuvent la vraie Paix. 

Il n’y a rien de nouveau dans cette perspective d’une société idéale, et encore moins dans le fait qu’elle s’oppose toujours farouchement à ceux qui s’intéressent au maintien du statu quo. Il y a 2 500 ans, Platon l’identifiait dans le célèbre mythe de la caverne, dans lequel le personnage qui a vu la lumière de la connaissance et tenté de convaincre les autres de se libérer des chaînes de l’ignorance, est convaincu qu’il était fou et assassiné. Au Moyen Âge, Thomas More a passé en revue une telle société dans le livre Utopia de 1516. « U-topia » en grec signifie littéralement « non-lieu », un lieu inexistant. 

Aujourd’hui, cette allégorie est définie comme « un lieu ou un état idéal, de bonheur complet et d’harmonie entre les individus », ou « toute description imaginative d’une société idéale, basée sur des lois justes et sur des institutions politico-économiques véritablement engagées pour le bien-être de la population ». La paix infinie, obtenue par une pleine éducation à la liberté de pensée, restera une utopie tant que la plupart des hommes seront enfermés dans la caverne platonicienne. 

Avec des informations de unesco.org, significas.com.br, wikipedia.org, Oxford Languages ​​​​dictionary.

Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )

À propos des quatre éléments

Par Serge Toussaint, Grand Maître de l’Ordre de la Rose-Croix

Nul doute que vous connaissez les quatre éléments que sont la terre, l’air, l’eau et le feu. Dans leur expression courante, ils correspondent aux quatre grandes manifestations que l’on trouve dans la nature : la terre correspond au sol et à tous les minéraux qui le composent ; l’air au fluide éthéré qui remplit l’atmosphère ; l’eau aux rivières, aux fleuves, aux mers, aux océans, etc. ; le feu au Soleil qui nous éclaire et nous réchauffe, mais également aux éclairs qui zèbrent le ciel lorsqu’il y a des orages ou aux flammes qui consument telle plaine asséchée. En fait, c’est la combinaison harmonieuse de ces quatre éléments qui rend la vie possible sur Terre.

Les quatre éléments

L’existence des quatre éléments et le rôle qu’ils jouent dans la nature, l’univers et même la Création dans son ensemble ont toujours intrigué les penseurs et les philosophes, notamment ceux de la Grèce antique. Pour Thalès, c’était l’eau le plus important ; pour Anaximène, c’était l’air ; pour Empédocle, c’était le feu… Cela étant, tous admettaient que ces quatre éléments provenaient d’une même essence invisible et intangible : la Quintessence. Et selon eux, cette Quintessence était une émanation de Dieu, qu’ils assimilaient à l’Essence primordiale d’où toute la Création a émané. Pythagore désignait cette Essence primordiale sous le nom de «Divine Tétraktys», qu’il représentait par la somme des quatre premiers nombres (et non pas chiffres) : 1 + 2 + 3 + 4 = 10, 10 étant appelé «Décade» par les Pythagoriciens.

Mais c’est Aristote qui poussa le plus loin l’étude des quatre éléments, et c’est à lui que nous devons la plupart des correspondances que la Tradition en général leur attribue : la terre : ouest, automne, froid et sec… ; l’air : est, printemps, chaud et humide… ; l’eau : nord, hiver, froid et humide ; le feu : sud, été, chaud et sec… De plus, il associa chacun d’eux à l’un de nos sens et les mit en relation avec les tempéraments qui s’expriment à travers l’être humain : terre : toucher, nerveux ; air : ouïe, sanguin ; eau : goût, lymphatique ; feu : vue, bilieux.

Le quaternaire

Beaucoup plus tard, dans l’Europe du Moyen-Âge, les alchimistes complétèrent ces correspondances, mais surtout les appliquèrent à l’Art royal. Sous leur influence, les quatre éléments, associés aux trois principes qu’étaient pour eux le soufre, le sel et le mercure, devinrent le fondement d’opérations subliminales ayant pour but, comme chacun sait, de transmuter les métaux vils, notamment le plomb et l’étain, en or. Ils les associaient également à chacune des quatre dimensions de l’être humain : la terre au corps physique, l’air au mental, l’eau à l’âme et le feu à l‘esprit. À leurs yeux, c’était le feu le plus important, car sans lui, aucune combustion n’était possible.

De leur côté, les Rosicruciens ont une double approche des quatre éléments. Sur le plan matériel, ils voient plutôt en eux les principes de base du monde terrestre, le mot «éléments» étant mieux approprié selon eux pour désigner les atomes, comme c’est le cas dans l’appellation «Tableau périodique des éléments», lequel regroupe tous les atomes qui ont été répertoriés et classés à ce jour. Sur le plan spirituel, ils les font correspondre aux quatre étapes majeures de l’initiation, depuis l’état de simple disciple, jusqu’à celui de Maître. Cette correspondance initiatique est étudiée en profondeur dans l’Ordre de la Rose-Croix, mais je ne peux, dans le cadre de ce blog, en dire davantage…

Hier mardi, le CNRS rendait hommage au Frère Jean Zay

De notre confrère lejournal.cnrs.fr – Par Antoine Prost Professeur émérite

Le 15 mars 2022, le CNRS rendait hommage à Jean Zay en baptisant de son nom la salle de son conseil d’administration. L’occasion de relire le portrait que l’historien Antoine Prost avait dressé de ce grand homme, lors du transfert de ses cendres au Panthéon le 27 mai 2015.

La panthéonisation de Jean Zay honore à la fois le grand ministre de l’Éducation nationale du Front populaire et le républicain décidé à résister à Hitler, victime de ses engagements et de ses convictions.

Né en 1904 à Orléans, d’un père journaliste et d’une mère institutrice, Jean Zay avait commencé une brillante carrière d’avocat avant d’être élu député en 1932, à 28 ans. Il fut l’un des artisans du ralliement du Parti radical-socialiste au Front populaire. Sous-secrétaire d’État à la présidence du conseil depuis janvier 1936, réélu en mai, il avait fait le lien entre le gouvernement sortant qui expédiait les affaires courantes et le nouveau gouvernement, qui ne pouvait être investi que début juin. Mais les affaires courantes ne l’étaient guère : c’étaient les grèves et les occupations d’usine. Ces circonstances exceptionnelles permirent à Léon Blum d’apprécier son intelligence et son sens politique. Aussi lui confia-t-il l’Éducation nationale ; il n’avait pas encore 32 ans. Il y réussit si bien qu’il fut reconduit jusqu’à sa démission, à la déclaration de guerre.

Il se fait initier, le 24 janvier 1926, à 21 ans, dans la loge Étienne Dolet du Grand Orient de France où son père avait lui-même été initié le 27 mai 1906. Il était aussi affilié à une Loge de la Grande Loge de France « L’éducation civique », à l’Orient de Paris. En 1931, Jean Zay rejoint le groupe des Émules d’Etienne Dolet des libres penseurs le 1er novembre.

La culture et le sport entrent à l’école

Jean Zay a laissé au ministère de l’Éducation nationale un souvenir lumineux. Il est le seul qui ressorte dans la grisaille des ministres de l’entre-deux-guerres. Sa réussite s’explique par la conjonction d’un projet et d’un style, nous dirions un mode de gouvernance. Le projet est celui des républicains : prolongation de la scolarité et démocratisation. Le style est pragmatique et libéral : il ne réforme pas d’en haut, il fait appel à la base, expérimente, mobilise, puis encadre et réglemente.

La prolongation de la scolarité est décidée par une loi du 9 août 1936, qui porte, dès la rentrée, l’obligation scolaire de 13 à 14 ans. Au lieu de définir aussitôt par circulaire le contenu et les programmes de cette année de fin d’études primaires, Jean Zay laisse « toute liberté d’initiative » aux instituteurs. Il se contente de leur fixer la triple mission d’assurer dans ces classes un complément d’instruction, une initiation à la culture et une orientation professionnelle. Les programmes viendront plus tard. Il agit de même pour introduire trois heures d’éducation physique dans le primaire : il lance une expérimentation dans trois départements, puis dans vingt-neuf. Les activités dirigées, les classes promenades, l’étude du milieu par l’observation active sont développés de la même façon, avant d’être intégrées à de nouvelles instructions officielles en septembre 1938.

Inauguration des cours de Jiu-Jitsu au club de France, 1 rue Thébard (Paris 6e), 10 février 1939. Archives nationales

La démocratisation consistait à mettre fin à la structure de classe de l’enseignement français. Il y avait à l’époque deux filières cloisonnées, le primaire pour le peuple, le secondaire pour les classes privilégiées. Un tout petit secondaire d’ailleurs : 10 000 professeurs et 250 000 élèves. Le secondaire avait son propre primaire, payant : les petites classes, de la 12e à la 7e, qui représentaient près du tiers des élèves. Le primaire avait développé son propre secondaire, gratuit, avec les cours complémentaires et les écoles primaires supérieures, de la même façon qu’aujourd’hui les lycées ont développé leur propre supérieur, avec les classes préparatoires et celles de techniciens supérieurs. Le projet consistait à unifier l’enseignement élémentaire, pour créer un premier degré, et à organiser un second degré diversifié, incluant les anciennes classes primaires supérieures. Le remplacement des anciennes désignations primaire et secondaire par les nouvelles, premier et second degrés, n’est pas une coquetterie linguistique : elle signe un changement de structure.

Un souffle nouveau sur l’Éducation nationale

Ce projet de loi déposé en mars 1937 a beaucoup heurté les défenseurs du secondaire traditionnel, puissants à la Chambre, qui l’ont de fait enterré : en septembre 1939, il n’avait toujours pas été discuté. Mais Jean Zay n’avait pas attendu pour réaliser par décret ce qui pouvait l’être. Il a réorganisé l’administration centrale, avec une direction du premier degré, compétente pour les petites classes des lycées, et une direction du second degré, compétente pour l’enseignement primaire supérieur. Il a donné des programmes communs aux quatre années d’enseignement primaire supérieur et au premier cycle du second degré, préfigurant ainsi nos collèges. Il a surtout expérimenté une classe de 6e d’orientation, avec l’objectif de proposer aux familles une orientation entre le classique, le moderne et le technique. C’était un « tronc commun » d’où devaient partir les branches. Pour cela, il fallait observer les élèves, et donc leur proposer une gamme plus large d’exercices, et un fonctionnement différent, avec des études de milieu, du travail d’équipe, des activités artistiques et manuelles. Cette innovation a été préparée par un stage, suivie et analysée. Les leçons qui en ont été tirées ont présidé après la guerre à l’organisation des classes nouvelles, qui constituent sans doute ce que la France a fait de mieux en matière de pédagogie.

Jean Zay a ainsi fait passer sur l’Éducation nationale un souffle nouveau. Ce fut un des rares ministres à laisser un souvenir, dont témoignent les écoles, collèges et lycées qui ont pris son nom. Et de ce bon souvenir, il a lui-même reçu le témoignage. Dans une lettre de septembre 1939, alors qu’il a rejoint l’armée, il écrit : « Souvent des universitaires, des instituteurs anonymes sortent des rangs pour me serrer la main. Quatre ans de gouvernement ne m’ont rien procuré dont je puisse être plus fier. » Et Célestin Freinet lui décerne un compliment d’autant plus remarquable qu’il en est avare : « Si nous avions, dans l’histoire de l’évolution scolaire française, quelques lustres aussi riches en innovations hardies que les deux dernières années, il y aurait bientôt quelque chose de changé dans l’éducation française. »Départ d’une colonie de vacances en présence de Jean Zay, ministre de l’Éducation nationaleDépart d’une colonie de vacances en présence de Jean Zay, ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts, Juillet 1937. Archives nationalesPartager

Mais Jean Zay ne s’est pas limité à l’éducation. Il a jeté les bases d’un réseau de centres d’orientation, en rendant obligatoire la consultation d’un centre avant tout contrat d’apprentissage. Il a aussi fondé la politique de recherche, avec comme secrétaires d’État d’abord Irène Joliot-Curie, puis Jean Perrin, et le début d’une administration. C’est lui qui a fondé le CNRS, même si le décret de création est signé par son successeur un peu plus tard. Comme ministre de l’Éducation nationale, il était en outre chargé des Beaux-Arts, de ce qui relève aujourd’hui de la Culture, et il a multiplié les initiatives, créant la réunion des théâtres nationaux, le musée des arts et traditions populaires et le festival de Cannes, qui aurait dû avoir lieu pour la première fois en septembre 1939 s’il n’y avait eu la guerre.

Condamné par le régime de Vichy

On connaît la fin sinistre de l’histoire. Dans le gouvernement de l’époque, qui signe les accords de Munich, Jean Zay est partisan de faire face à l’Allemagne hitlérienne. En septembre 1939, alors qu’il pouvait rester ministre, il démissionne et rejoint l’armée comme sous-lieutenant du train. Apprenant que les Chambres se réunissent à Bordeaux, il s’y rend et, le gouvernement ayant décidé de poursuivre la lutte depuis l’Afrique du Nord, il s’embarque sur le Massilia pour gagner le Maroc, le président de la République devant rejoindre Port-Vendres puis Alger. Mais Laval retourne le Président, le gouvernement renonce à son projet de résistance et le vote du 10 juillet 1940 donne les pleins pouvoirs à Pétain. Arrêté au Maroc, transféré en France, Jean Zay est condamné par un tribunal militaire à la réclusion à perpétuité pour « abandon de poste en présence de l’ennemi », alors qu’au moment où il avait quitté son unité, avec l’accord de ses chefs, les Allemands étaient 90 kilomètres de là ! C’était un jugement purement politique. Le régime de Vichy réglait son compte à un juif – il ne l’était pas, mais la propagande antisémite l’avait pris pour cible –, à un franc-maçon, au grand maître d’une université dont il rendait les instituteurs pacifistes responsables de la défaite, au républicain du Front populaire qui avait voulu résister à Hitler.

Jean Zay aux Armées. Archives nationalesPartager

Devant l’impossibilité de le transférer à l’île du Diable comme Dreyfus, le dernier condamné à cette peine, Vichy l’emprisonna à Riom. Il y écrivit alors un livre attachant, Souvenirs et solitude, où, dans un style limpide, il mêle des réflexions ironiques ou profondes, des notations sur la vie de la prison, des témoignages sur son expérience politique. Il communiqua, on ne sait comment, à une organisation de résistance un projet de ministère de la vie culturelle qui fut publié par un cahier clandestin. Sa femme, ses deux filles et son père l’avaient rejoint à Riom, et il connut dans sa cellule en 1942 une vie de famille un peu étrange, avant que son régime ne se durcisse radicalement.

Assassiné et jeté dans un trou

Sans doute aurait-il pu s’évader, mais la crainte des représailles sur les siens l’en dissuada. Et, le 20 juin 1944, des miliciens vinrent le chercher sous prétexte de le transférer dans une autre prison, puis ils l’assassinèrent dans un bois et jetèrent son corps dans un trou, sans vêtements ni rien qui puisse l’identifier. Quand des chasseurs le découvrirent deux ans plus tard, il fut donc enterré anonymement à Cusset. C’est en 1948 seulement que le témoignage de son assassin, arrêté en Amérique latine sans qu’on sût qu’il l’était, permit de donner son nom à sa dépouille. Elle fut honorée à Paris, dans la crypte de la Sorbonne, où reposent des membres de toute l’Université française victimes des nazis, avant d’être inhumée à Orléans. Lumineux, le souvenir de Jean Zay est aussi tragique.

Mais il s’inscrit pleinement dans la tradition républicaine. Jean Zay est dans la continuité de son père, qui fonda un journal dreyfusard. Il est dans la continuité de Jules Ferry qui, contrairement à ce qu’on croit, loin de limiter l’enseignement primaire au lire, écrire et compter, voulait en faire un enseignement pleinement libéral – les mots sont de lui – , largement ouvert à la culture. Il s’inscrit dans une tradition pédagogique qui va de l’exemple à la règle, qui attend beaucoup de l’activité des élèves, de leur travail, et qui ne confond pas faire classe et faire cours. L’école, pour ce ministre supérieurement intelligent et cultivé qui avait le culte de l’intelligence, ne se bornait pas à instruire : pour citer les derniers mots des instructions de 1938, elle devait développer chez les élèves « les dons de corps, de cœur et d’esprit qui font les travailleurs, les citoyens, les hommes véritables ». Parce qu’elle était républicaine, elle devait être une œuvre d’éducation. En ce sens, la mémoire de Jean Zay est aussi un programme.

UK : Le comte de Wessex et le duc de Kent assistent au don du prix du duc d’Édimbourg au Freemasons’ Hall

De notre confrère anglais inyourarea.co.uk

« C’est un moyen merveilleux et très pratique de poursuivre l’incroyable héritage du Duc et de diffuser plus que jamais les avantages du DofE. »

Chacun des 30 000 jeunes handicapés ayant des besoins éducatifs spéciaux (SEND) pourra faire sien le Prix du Duc d’Édimbourg grâce à un partenariat stratégique de trois ans, qui fera don d’un total de 300 000 £ de la part des francs-maçons.

Pour rendre possible ce partenariat avec le DofE, l’UGLE s’est associée à la Masonic Charitable Foundation (MCF).

L’Isaac Newton University Lodge, qui se réunit à Cambridge, a versé 35 000 £ en reconnaissance des 35 années pendant lesquelles Son Altesse Royale a été chancelier de l’université.

Le MCF est devenu un partenaire stratégique du DofE en 2021 et a financé un nouveau programme national pour améliorer les compétences de son équipe et de ses bénévoles.

Le programme permet également d’inscrire davantage d’écoles et de clubs qui soutiennent les jeunes avec SEND, afin de garantir que tous les jeunes ont accès au DofE.

SAR le duc d’Édimbourg, qui a fondé le DofE en 1956, était lui-même franc-maçon et a été initié à la Navy Lodge, n° 2612 le 05 décembre 1952.

L’ambition est d’utiliser les fonds pour augmenter le nombre de centres, tels que les écoles et les groupes de jeunes, offrant DofE aux jeunes avec SEND et pour former des centaines de leaders qui peuvent soutenir des groupes de jeunes tout au long de leurs parcours DofE.

Le Dr David Staples, directeur général de l’UGLE et franc-maçon du Cambridgeshire, a déclaré: «Les francs-maçons sont extrêmement fiers d’avoir compté Son Altesse Royale, le duc d’Édimbourg, en tant que membre de la Navy Lodge depuis 1952.

« Leur affection et leur respect se sont clairement manifestés dans la réponse au lancement de cet appel, et nous sommes ravis que les fonds collectés soient utilisés à bon escient. »

Les Hutchinson, directeur général du MCF, a ajouté : « La charité est dans notre ADN et quelque chose que nous pratiquons à chaque fois que nous nous rencontrons.

« En quelques années seulement, nous avons déjà accordé des subventions totalisant 100 millions de livres sterling et soutenu plus de 3 000 organisations caritatives ; avec des subventions allant de quelques milliers à des centaines de milliers de livres, y compris la subvention que nous célébrons aujourd’hui. »

Caroline Glen, directrice de la collecte de fonds pour le DofE, a déclaré : « Nous sommes très reconnaissants à la Masonic Charitable Foundation pour sa généreuse subvention qui donnera à plusieurs milliers de jeunes handicapés et ayant des besoins éducatifs spéciaux la chance de participer au DofE et profiter de ses avantages qui changent la vie.

« C’est une façon merveilleuse et très pratique de poursuivre l’incroyable héritage de The Duke et de diffuser les avantages du DofE plus loin que jamais. »

Le programme a été conçu pour rendre possible la participation au DofE pour les jeunes ayant des besoins supplémentaires. Il aidera les jeunes à acquérir des compétences vitales essentielles, à développer des compétences d’employabilité et à devenir plus indépendants.

L’impact de l’obtention d’un prix DofE est remarquable et change souvent la vie des jeunes ayant des besoins supplémentaires qui peuvent être exclus des activités d’aventure en raison d’un manque d’équipements accessibles, d’installations, de personnel de soutien formé et de financement.

25ème forum sur le spiritisme à Saint-Max (54)

Le Cercle spirite Allan Kardec organise son 25ᵉ forum sur le spiritisme, les 26 et 27 mars 2022 au Foyer culturel Gérard Léonard, place de l’Europe à Saint-Max (54).

Le week-end des 26 et 27 mars 2022 sera consacré au spiritisme par le cercle Allan Kardec. Avec des conférences-débats, une exposition d’arts médiumniques, des vidéos, un stand d’informations et des réponses aux questions que vous vous posez, explique l’annonce du forum. « Pour les femmes et les hommes qui s’interrogent sur le sens de la vie et sur l’éventuelle continuité au-delà du tombeau, le Spiritisme apporte les réponses de celles et ceux qui reviennent décrire ce qui se passe après ».

Samedi 26, dimanche 27 mars de 9 h 30 à 18 heures. Prix d’entrée : 10 € pour une journée, 15 € les deux jours. Tarifs réduits à 3 € et 5 €.

La franc-maçonnerie a parrainé le communisme et continue de l’endosser

De notre confrère espagnol nuestraespana.com – Par Curro Jiménez

Il est très surprenant que rien en rapport avec le nazisme ne puisse être posté sur YouTube, et que les vidéos des camps de jeunesse marxistes-léninistes soient librement accessibles et sans aucun problème. Surtout lorsque l’Union européenne a officiellement placé  le communisme au même niveau que le  nazisme, après avoir approuvé une résolution dans laquelle il était condamné que les deux régimes commettaient des meurtres de masse, des génocides et des déportations, et étaient la cause d’une perte de vies humaines et de liberté sur un échelle jamais vue dans l’histoire de l’humanité. Pire encore, nous savons que les crimes du communisme ont largement dépassé ceux du nazisme, ceux-ci étant exagérés et les autres cachés.

N.d.l.R.: Les propos qui suivent, traduction fidèle de notre confrère nuestraespana.com, sont frappés du coin d'un antimaçonnisme farouche. Chacun pourra en relever l'outrance et se faire une idée des lourdes accusations portées à l'encontre de célèbres acteurs financiers de l'époque. Nous livrons, cependant, ce papier à la sagacité de nos lecteurs pour ne pas rester à l'écart des polémiques rampantes et radicales qui cherchent à ternir le rôle historique de notre mouvement de pensée. Nous invitons tous ceux qui veulent éclairer le débat à rédiger des commentaires qui remettront les choses à leur place et préciseront les enjeux.

Dans ces vidéos, une apologie claire du communisme est faite. Des phrases telles que les suivantes peuvent être entendues :

  • Nos idées sont celles de l’avenir, ce sont celles du progrès, ce sont celles de la Révolution. Nous sommes le futur, ils sont quelque chose d’archaïque du passé. Nous voulons détruire ce qui existe et construire quelque chose de nouveau.
  • La devise de l’école que nous créons ici est « mourir avant d’abandonner », être communiste c’est travailler à construire ce parti dans ce pays, pour que le parti puisse servir d’avant-garde pour la prise du pouvoir, que est le seul acte révolutionnaire qui puisse réellement transformer la réalité.
  • C’est nous qui mettons la théorie en pratique. Ni les États ni les groupes révisionnistes ne nous arrêteront. Nous sommes fidèles aux principes du marxisme-léninisme. Nous sommes l’avenir, nous sommes le bélier qui fera tomber cette porte pourrie de cet État capitaliste.
  • Nous nous préparons physiquement à notre vie militante. Nous luttons pour l’émancipation de notre classe, la classe ouvrière. Nous sommes l’espoir. L’espoir de construire une jeunesse combattante.

Nous laisserons ici un lien vers les vidéos de ce camp. Si l’on ajoute les commentaires aux images dans lesquelles ils s’entraînent à la boxe et au maniement des battes de baseball, il n’est pas nécessaire d’être très méfiant pour imaginer qu’il s’agit d’une sorte de camp d’entraînement paramilitaire.

Mais nous voulons nous concentrer sur les détails de la raison pour laquelle YouTube autorise l’apologie du communisme tout en réprimant à ce point le nazisme. Ce serait juste qu’il réprime les deux idéologies, surtout quand on sait que le communisme est la cause de la mort de plus de cent vingt millions de personnes.

La société YouTube a été créée par trois anciens employés de PayPal. En octobre 2006, elle a été racheté par Google. Google est à son tour une filiale principale de la multinationale américaine Alphabet. Alphabet compte quatre groupes très importants comme actionnaires majoritaires : Vanguard, Blackrock, JP Morgan et Fidelity. Conservons ces données et nous continuerons à raconter une histoire à lier à cela plus tard.

La franc-maçonnerie a aidé à l’implantation du communisme en Russie contre toute attente, puisqu’elle était censée avoir lieu dans des pays qui avaient déjà commencé la révolution industrielle. À partir de 1798, les Warburg (francs-maçons issus d’une famille de banquiers de Hambourg), commencèrent à diriger une maison de change et de prêt appelée MM Warburg & Co., et furent ceux qui financèrent plus tard Lénine et Trotsky (ce dernier franc-maçon) à leur retour. en Russie de leurs exilés respectifs pour lancer la révolution communiste.

Les Warburg vivaient divisés entre l’Allemagne et les États-Unis. D’Allemagne, ils ont financé Lénine et des États-Unis, ils ont financé Trosky (puisque Lénine était en exil en Suisse et Trotsky aux États-Unis), Lénine est parti dans un train avec une bonne cargaison d’or et Trosky avec vingt millions de dollars. Dans les deux cas financés par ces banquiers. Dans le cas américain, non seulement ils ont aidé Trosky à se rendre en Russie, mais Trosky est parti accompagné de 200 autres communistes. Dans le cas d’Alemán, le soutien apporté à Lénine est compris, car si Lénine prenait le pouvoir en Russie, il avait promis de ne pas attaquer l’Allemagne. Mais dans le cas américain, il n’y avait aucune explication, puisque les Allemands n’avaient pas à être utilisés sur le front oriental contre les Russes, ils avaient les mains libres pour tuer plus d’Américains.

Trotsky embarqua à New York avec un entourage si pittoresque, et à son arrivée à Halifax (Canada) il fut arrêté par les autorités. Et voici la chose la plus surprenante ; il demande l’aide des États-Unis et après l’administration de l’assistant du président Woodrow Wilson ; Ils sont tous partis là-bas, et aussi avec un passeport.

Cet aide ou assistant était un certain Mendel Haus, qui était plus que l’assistant du président, ils l’appelaient le Shadow President. Haus n’était pas seulement un maçon, mais il appartenait aussi à une obédience illuministe, c’est-à-dire luciférienne par définition appelée  » Maître de Sagesse «  .

En bref : d’un côté, nous avons les Warburg en tant que personnes chargées de fournir financièrement et logistiquement, avec Mendel Haus, ceux qui seront plus tard des figures de proue de la Révolution communiste. Et d’autre part, nous laissons en suspens les quatre groupes d’investisseurs qui dirigent pratiquement le monde et que nous pourrions dire qu’ils possèdent YouTube.

 Ces quatre groupes d’investisseurs, nous avons dit qu’ils étaient : Vanguard, Blackrock, JP Morgan et Fidelity. Les huit familles qui dominent le monde à travers ces groupes que nous citons et d’autres sont : Goldman Sachs, Rockefeller, Loeb Kuhn et Lehman (à New York), les Rothschild (de Paris/Londres), les Warburg (de Hambourg), les Lazard (de Paris) et Israel Moses Seifs (de Rome). Et le plus drôle, c’est que nous avons les Warburg qui financent le communisme précoce, et nous avons les Warburg comme actionnaires majoritaires de YouTube.

Nous pouvons alors avoir une idée de la raison pour laquelle YouTube condamne le nazisme et non le communisme. Il est surprenant de voir comment le communisme a été parrainé à ses origines par la franc-maçonnerie capitaliste et continue de l’être aujourd’hui. Il convient également de noter que dans les camps mentionnés dans la première vidéo, l’hymne de l’irrigation est chanté , dont les paroles ont été composées par le franc-maçon Evaristo José Fernández San Miguel. Après ce qui a été fourni dans cet article (et bien d’autres qui existent), nous pouvons assurer sans crainte de nous tromper : que la franc-maçonnerie capitaliste est le parrain du communisme.