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(Éphéméride) 9/I/1873 : Mort en exil de Napoléon III. Connaître l’état de la FM sous son emprise ou son empire…

Dans le cadre des rendez-vous culturel de la ville de Garches (Hauts-de-Seine), nous vous invitons à prendre connaissance, à l’occasion de la date anniversaire du décès de Napoléon III, de la conférence « La Franc-Maçonnerie sous Napoléon III » donnée par notre Frère Alain Queruel, auteur du livre éponyme et bien connu de notre journal, cf., entre autres, nos présentations :  

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte (1808-1873) dernier monarque français connu sous le nom de Napoléon III, empereur des Français

Et la Franc-Maçonnerie sous son règne. Vous le saurez en lisant…

Alain Queruel

La conférence

Introduction

La franc-maçonnerie en France fait partie d’un ensemble de phénomènes historiques et sociaux très divers formant un espace de sociabilité qui recrute ses membres par cooptation et pratique des rites initiatiques faisant référence à un secret maçonnique et à l’art de bâtir. Elle a vu le jour en France sous l’influence des Stuart émigrés et de leur entourage vers le début du XVIIIe siècle.

Sous le règne de Napoléon Ier l’engouement pour la franc-maçonnerie est évident mais l’histoire de la franc-maçonnerie sera mouvementée jusqu’à l’avènement du Second Empire en 1851, Napoléon III offrant sa protection aux diverses obédiences, mais là-même pour mieux les contrôler. L’âge d’or pour la franc-maçonnerie sera la Troisième République sous laquelle les membres du gouvernement étaient fréquemment francs-maçons.

I – Brève histoire de la franc-maçonnerie en France avant Napoléon III

La franc-maçonnerie moderne serait née en Angleterre au XVIIe siècle comme une conséquence de l’incendie de Londres et à son grand besoin en ouvriers et entrepreneurs du secteur de la construction afin de rebâtir la capitale. A la même époque, la lutte pour le trône d’Angleterre entre la maison d’Orange et les Stuart divise la noblesse. Jacques Stuart viendra se réfugier en France mais Louis XIV, affaibli par le Traité d’Utrecht, devra accéder aux exigences anglaises et expulser son hôte qui s’exilera dans diverses Cours européennes. Au fil des décennies, avec l’installation d’exilés stuartistes en France la franc-maçonnerie aura traversé La Manche. La première loge aurait été fondée à Dunkerque mais celle dont l’existence est historiquement bien documentée a été fondée par les britanniques à Paris vers 1725. Elle regroupait principalement des Irlandais et des exilés stuartistes. Les débuts sont difficiles car la franc-maçonnerie était déclarée persona non grata en France. Cependant, en 1728 les francs-maçons français décident de reconnaître comme « Grand Maître des francs-maçons en France », Philippe, Duc de Wharton qui avait déjà été en 1723 Grand Maître de la Grande Loge de Londres. Il faudra pourtant attendre dix ans de plus pour qu’une véritable assemblée des représentants de toutes les loges constitue pleinement la première Grande Loge de France le 24 juin 1738.

Comme en Angleterre, la franc-maçonnerie est vite pénétrée par la haute noblesse et se développe tout au long de l’Ancien Régime, à tel point qu’elle devient un phénomène de mode. Les deux loges les plus connues sont « Les neuf sœurs » où l’on trouve essentiellement des bourgeois et des intellectuels, et « La candeur », la loge des aristocrates. En 1771, Louis Philippe d’Orléans succède au Comte de Clermont à la tête de la franc-maçonnerie. La Grande Loge de France change de nom et devient en 1773 le Grand Orient de France. A la fin de l’Ancien Régime, la franc-maçonnerie est bien installée et toute l’intelligentsia en fait partie.

Durant la Révolution il y eut des Francs-maçons dans tous les camps. Cependant, alors qu’on estime que le nombre de loges était de cinq cents avant la Révolution son nombre tombe à dix-huit, mettant en grave danger l’existence de la franc-maçonnerie. Le fait qu’une loge comme « La Candeur » regroupe bon nombre de nobles et soit dirigée par Louis-Philippe d’Orléans ne peut qu’entraîner la haine des révolutionnaires. Le Grand Maître du Grand Orient lui-même devenu « Philippe Egalité » renie publiquement la maçonnerie en 1793 …peu de temps avant de finir sur l’échafaud ! Si le Grand Orient proclame son attachement à la forme démocratique de gouvernement dès janvier 1789 il est cependant contraint de cesser ses activités sous la Terreur entre 1793 et 1796.

Le renouveau a lieu en 1797 grâce à Roëttiers de Montaleau qui comprend qu’il faut s’appuyer sur le pouvoir en place. Ainsi on propose, en 1804, la Grande Maîtrise à Bonaparte mais celui-ci la refuse. Bonaparte devenu Napoléon 1er veut bien accepter la franc-maçonnerie, mais à condition qu’elle soit à son service et qu’elle défende ses intérêts. En règle générale on peut dire que sous Napoléon Ier la franc-maçonnerie a connu une période calme, toute la famille Bonaparte étant initiée et la quasi-totalité des maréchaux de l’Empire étant francs-maçons (18 sur 24). Finalement c’est Joseph Bonaparte qui est mis à la tête du Grand Orient de France dont l’administration effective est confiée à Jean-Jacques Cambacérès. Une légende affirme que Napoléon 1er lui-même aurait été maçon mais nous n’avons aucune preuve écrite. L’engouement pour la franc-maçonnerie peut s’expliquer par le fait que lors des nombreuses campagnes militaires, les blessés recevaient bien souvent le coup de grâce sur place mais les francs-maçons ayant des signes particuliers pour se reconnaître pouvaient s’entraider. Être membre d’une loge maçonnique pouvait donc sauver la vie. Pendant le Premier Empire, le Grand Orient de France, étroitement contrôlé par le pouvoir politique, réunit progressivement sous son égide la quasi-totalité de la franc-maçonnerie française qu’il développe pour atteindre 1200 loges dont de très nombreuses loges militaires.

À la fin du Premier Empire, la franc-maçonnerie est exsangue, il n’y plus de grand maître depuis le départ de Joseph Bonaparte et de Cambacérès. Par ailleurs, la franc-maçonnerie a tellement été identifiée au régime napoléonien que sous la Restauration elle fait profil bas. Sous Louis XVIII, le Duc Decazes lui redonne un peu de lustre. Mais après l’assassinat du Duc de Berry, elle souffre de répression. Cependant peu à peu la franc-maçonnerie française se politise et de nombreux francs-maçons seront parmi les révolutionnaires de 1830 et, à l’exception de Lamartine et Ledru-Rollin, tous les membres du gouvernement provisoire de 1848 sont francs-maçons. Entre 1848 et 1852 le Grand Orient de France devient quasiment hégémonique c’est pourquoi il est si important pour le pouvoir de le contrôler. Pourtant il existe trois autres obédiences : le Suprême Conseil de France, l’Ordre de Memphis, rite apporté de la campagne d’Egypte et l’Ordre de Misraïm, également un ordre égyptien.

Il faut souligner que l’on ne doit pas associer les rites à une obédience. Le rite français est né suite à la querelle des « anciens » et des « modernes ». Le rite écossais ancien et accepté est la conséquence d’un rite ramené du nouveau monde ; quant au rite rectifié, il provient d’Allemagne et a une forte connotation religieuse.

II – La franc-maçonnerie sous Napoléon III

En 1851 Napoléon III met fin à la Seconde République et met en place le Second Empire. Il offre sa protection à la franc-maçonnerie tout en la mettant sous tutelle. Il obtient du Grand Orient de France que celui-ci élise le Prince Lucien Murat à la Grande Maîtrise. Prince fantasque qui doit tout à l’Empereur, il est autoritaire. Il achète un immeuble pour le siège du Grand Orient dans la rue Cadet, qui est toujours le siège du Grand Orient. Cependant, une certaine méfiance commence à s’installer entre l’obédience et son chef. Certains membres réclament l’élection d’un nouveau chef mais Murat cherche à se faire réélire et l’obédience est au bord du schisme, finalement la rupture est évitée de justesse grâce à l’Empereur qui impose le Maréchal Bernard Magnan. C’est un pilier de l’Ordre à qui l’Empereur doit sa réussite du coup d’Etat du 2 décembre. Magnan n’était pas franc-maçon et il passera les trente-trois grades du rite écossais ancien et accepté en une journée (le 6 février 1862). Cependant les opposants de Murat ne voient pas Magnan d’un bon œil. Les projets de Magnan sont d’arriver à l’équilibre financier car le Grand Orient de France est endetté essentiellement à cause des salaires très élevés versés à ses grands maîtres. Magnan cherche aussi à fusionner toutes les obédiences. Par ailleurs, Murat est en opposition avec Jean-Pons Viennet grand-commandeur du Conseil Suprême de France. Viennet, déjà octogénaire, ne voulait obéir qu’à l’Empereur qui de son côté ne décide rien et attend la mort de celui-ci. Viennet obtient le soutien de certaines gazettes. En ce qui concerne la fusion de toutes les obédiences, le succès est mitigé. Si le rite de Memphis accepte rapidement de passer sous contrôle du Grand Orient, le rite de Misraïm, quant à lui refuse catégoriquement toute idée de fusion.

À partir de 1864, la franc-maçonnerie commence à débattre des thèmes de société comme l’éventuelle entrée des femmes dans la franc-maçonnerie, la religion etc. Le plus grand mérite de Magnan est d’avoir obtenu le droit pour le Grand Orient de nommer lui-même son Grand Maître, permettant ainsi à la franc-maçonnerie de se libérer du contrôle du pouvoir. Magnan meurt en 1865, juste un an après sa réélection. Son successeur, le général Mellinet, laisse faire les choses. Lors de cette décennie la France est devenue une puissance coloniale où les loges maçonniques sont présentes.

Le général Mellinet qui est un libéral, est favorable aux initiatives sociales de l’Ordre du Grand Orient. Ainsi en 1867, au Grand Orient on crée une caisse de retraite pour les employés, et une sorte de sécurité sociale avant l’heure. On note aussi une nouvelle liberté de ton dans les loges avec l’affiliation de nombreux radicaux.

En 1870 c’est la débâcle. La Prusse inflige une sévère défaite à la France à cause d’une armée mal préparée et des oppositions antimilitaristes. Les Prussiens sont à Paris et cet événement sonne le glas du Second Empire.

Babaud-Laribière lance un appel à souscription pour les victimes de guerre. En 1870 on compte environ 18 000 francs-maçons au Grand Orient et 6000 au rite Ecossais.

En 1871, c’est la Commune de Paris dans laquelle les francs-maçons de la capitale s’impliqueront fortement. Pourtant dès la fin de la Commune, le Grand Orient désavoue officiellement l’action des loges parisiennes pour se rallier à Adolphe Thiers et à la Troisième République dans laquelle il va être amené à jouer un rôle de premier plan.

III – La franc-maçonnerie et l’Église

Dès avril 1738, le Pape Clément XII excommunie la franc-maçonnerie par une Bulle. Cette condamnation est le début d’une vague de persécutions dans les pays européens les plus soumis à l’autorité de Rome. Il n’en va pas de même en France où aucune bulle ne pouvait avoir d’effet sans être enregistrée par le Parlement, ce que ce dernier se garda bien de faire pour des raisons politiques. Très rapidement la franc-maçonnerie française sera donc principalement composée de catholiques dont de nombreux prêtres.

Avec l’établissement du Concordat de 1801, les excommunications étant applicables, les catholiques quittent progressivement les loges et en 1877 on supprimera toute référence à la religion.

En septembre 1865 le Pape Pie IX se lance dans une violente diatribe contre les sociétés secrètes et surtout la franc-maçonnerie. Il affirme que la franc-maçonnerie est une secte aspirant le crime et s’attaquant aux choses saintes. Toutes ces attaques et excommunications répétées engendrent un sentiment anticlérical de la part des francs-maçons.

De plus en plus les loges débattent des thèmes de société et la tendance est à l’ouverture. Ainsi, sous l’influence d’Isaac Adolphe Crémieux, membre de la loge du « Bienfait anonyme » à Nîmes et célèbre avocat, est passé un décret qui porte son nom et qui attribue d’office en 1870 la citoyenneté française aux Juifs d’Algérie, une communauté de 35 000 personnes. Crémieux est également le promoteur de la création de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) et le fondateur de l’Ecole Normale israélite orientale. Cet universalisme amène la franc-maçonnerie à commencer à accepter les Juifs.

La montée anticléricale apparaît particulièrement dans le domaine de l’enseignement. Ainsi, en 1866 Jean Macé avait été fondée la Ligue de l’Enseignement qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque mais dans un premier temps elle n’est pas soutenue par la franc-maçonnerie. Avec la montée de l’anticléricalisme de cette fin de XIXe siècle, et la présence importante de socialistes et radicaux dans la franc-maçonnerie, elle finira par soutenir la Ligue de l’Enseignement trois ans plus tard. L’Eglise quant à elle s’y oppose vivement car cela met en danger le monopole de l’enseignement qu’elle détient. La franc-maçonnerie est accusée d’introniser la laïcité dans l’enseignement.  Finalement la tendance progressiste soutenue par la franc-maçonnerie aboutira aux lois Ferry.

Conclusion

Dès son arrivée en France au début du XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie a connu des périodes difficiles et d’autres plus prospères qui ont permis d’influencer la société vers des évolutions progressistes. Contrôlée dans les premiers temps par le pouvoir, la franc-maçonnerie a pu gagner son indépendance et se développer librement. La fin du XIXe siècle lui est particulièrement propice car les gouvernements de la Troisième République sont souvent constitués de Francs-maçons. C’est également en cette fin de siècle, entre 1893 et 1899 que la France voit se constituer la première obédience maçonnique mixte, qui deviendra très rapidement internationale.

Un ouvrage disponible dans votre zone, chez votre libraire préféré. N’hésitez pas à privilégier les éditeurs qui conçoivent, fabriquent et font imprimer en France. À lire, si tel est votre désir :

La franc-maçonnerie sous Napoléon III

Alain Queruel

Préface Yves Hivert-Messeca

Cépaduès, Coll. de Midi, 2019, 324 pages, 22 €

TAGS découverts sur le temple maçonnique de Pau

De notre confrère sudouest.fr – Par Tiphanie Naud

Notre confrère de Sud Ouest nous apprend qu’hier samedi 8 janvier, le temple maçonnique du 6 rue Lapouble à Pau (Pyrénées Atlantiques) a été tagué dans la journée. Il faut dire que le bâtiment offre une inscription « 1914 – Les Acacias » qui ne laisse aucune doute sur la destination maçonnique de l’édifice.

Deux inscriptions visant les francs-maçons ont été constatées l’après-midi du samedi 8 janvier sur la porte d’un temple maçonnique du centre-ville de Pau

Un temple maçonnique de Pau a été dégradé par des tags :

« Fuck franc-maçon »

et « Fuck les franc-maçons » (sic). Les deux inscriptions, faites visiblement au marqueur indélébile, ont été découvertes sur la porte samedi 8 janvier. Les dégradations remonteraient à la fin de matinée ou au début d’après-midi.

Le président de l’association propriétaire de ces locaux qui accueillent plusieurs loges de diverses obédiences compte déposer plainte ce lundi pour dégradations de bien privé.

« Nous déplorons cette nouvelle attaque d’un local maçonnique, quelques mois après les dégradations – beaucoup plus importantes – commises dans le temple de Tarbes […] »

soulignent dans un communiqué les présidents des loges paloises du Grand Orient de France :

« Ce n’est pas qu’un local qui a été visé, mais bien les valeurs de la République française – liberté, égalité, fraternité, laïcité – que défendent tous les francs-maçons ».

Le Franc-maçon est-il un «Gobe-mouches !» ?

De notre confrère Le Figaro – Par Maguelonne de Gestas

Le quotidien français nous proposait cette semaine

« Cinq façons de dire des grossièretés avec raffinement »

Parmi ces 5 choix, un a retenu notre attention puisqu’il est question de Franc-maçon :

« Gobe-mouches ! »

Niais, crédule, naïf, bête… Le «gobe-mouches» est une expression argotique qui désigne bien des choses. L’image est évocatrice: elle décrit une personne qui «ingurgite» tout ce qu’on lui dit, sans aucune forme de discernement, à la manière d’un animal qui avale tout ce qui se présente à sa bouche. Selon le dictionnaire vivant de la langue française, qui répertorie les termes d’argot, le «gobe-mouches» est aussi un «espion», un « franc-maçon », et un «flâneur qui s’arrête à chaque boutique».

Il reste maintenant à retrouver l’origine de cet usage fort surprenant !

Guide à l’usage du franc-maçon élu secret

1er Ordre du Rite Français

Gael Carniri

Préface Roger Dachez

Conforme Edition, Coll. les presses Maçonniques, 2021, 112 pages, 17 €

Présentation de l’éditeur :

Le nouveau GAEL CARNIRI – En forgeant, au milieu des années 1780, le système en quatre Ordres qui devait mettre de l’ordre dans le maquis des hauts-grades, le Grand Chapitre Général du Grand Orient de France composa un « Elu raisonnable », c’est le terme qui fut retenu : une vengeance qui n’en était finalement pas une, un remord providentiel du coupable qui épargnait au vengeur le fardeau d’avoir à accomplir son forfait honorable. Du grand art !

Élu secret est un grade, parmi les plus humbles, et recèle plus de virtualités que son titre et le résumé de sa légende ne le suggèrent.

Gael Carniri propose dans cet essai ciselé et bien balancé, comme l’indique Roger Dachez dans sa préface, une vision plus nuancée d’un grade apparemment simple et pourtant complexe… comme la franc-maçonnerie, et peut-être comme la vie elle-même.

Biographie de l’auteur :

Sous le nom de « Gael Carniri », les Éditions Conform éditent des guides pour et sur les Francs-Maçons.

[NDLR : Comment bien comprendre et vivre le Rite des français pratiqué au tout début de l’apparition de l’Art Royal en France dans les années 1725 et devenu à la fin du XVIIIe siècle le Rite Français, si le Maçon ne termine pas son « parcours » en entrant dans les Ordres de Sagesse qui sont au nombre de quatre, dont le premier d’entre eux est celui d’Élu Secret. Précisons toutefois qu’il s’agit du Français et des Ordres de Sagesse pratiqués au Grand Orient de France.

Roger Dachez, historien la Franc-Maçonnerie et président de l’Institut Maçonnique de France, nous rappelle que le grade d’Élu, qu’il faudrait d’ailleurs écrire au pluriel, n’a pas été, comme nous l’avons souvent cru, le premier parmi tout ce que le XVIIIe siècle a appelé haut grade.

L’auteur aborde en tout premier lieu l’histoire des origines commençant dès 1740 donnant réponse à la traditionnelle question « d’où venons-nous ? »

Ce livre permet de comprendre toutes les arcanes du Premier Ordre du Rite Français qui s’avère être comme un nouveau départ dans la carrière maçonnique. À en juger par la table des matières ci-dessous, il traite de nombreux sujets, quasiment tous, notamment de quelques symboles en particulier comme l’étoile du jour – Soleil ou Vénus –, du poignard, du chien, de la lanterne, des décors du grade et du titre porté par le président : Très Sage.  Une référence à la sagesse du roi Salomon. D’ailleurs sa sagesse ne surpassait-elle pas celle de tous les fils de l’Orient et toute celle Égyptiens ?

La table des matières :

Préface de Roger Dachez

L’Élu Secret

Introduction

Un peu d’histoire

– Aux origines

– Éclipse et renouveau

Les thèmes du grade

Vengeance !

– Vengeance et justice

– Vengeance contre vindicte

Le contenu du grade

Le récit

– L’assassin

– Le Conseil

– La découverte de la grotte et des complices

 -Le sort d’Abibala

– Le retour

Le rituel de la réception

Les lieux

– La Chambre de préparation

– La Chambre du Conseil

– La Chambre obscure ou Caverne

Les décors

La cérémonie

– Le passage par la Chambre de préparation

– La recherche des assassins

– Le secret

– Le conseil

– L’expédition

– Le guide

– La punition du crime

-Le retour

– La clôture des travaux

De quelques symboles en particulier

– L’étoile du jour.

– Les lieux

– Les mots et les choses

– Le poignard

– Le chien

– La lanterne

– La source

– Le 9

– Les décors du grade

– Le signe

– Les titres

Conclusion

Bibliographie

Le Rite Français offre cette belle continuité en sept grades que nous pourrions qualifier d’initiatique. Après ceux de la Maçonnerie dite « bleue », cet ouvrage aborde avec sérieux le travail du Premier Ordre.

À commander sur https://www.conform-edit.com/nouveautes-livres-maconniques/livres-maconniques/239-361-1518-detail.html]

(Éphéméride) 8/I/1996 : Décès de l’ancien président François Mitterrand. Quels étaient ses rapports avec la Franc-Maçonnerie ?

Décédé à l’âge de 79 ans, François Mitterrand a été, de 1981 à 1995, président de la République. Il a joué un rôle de premier plan dans la construction de l’Europe et a transformé le paysage politique de la France. Sous son premier septennat surtout, nous découvrons le nouveau visage de la Franc-Maçonnerie.

Extrait de l’excellente revue mensuelle de vulgarisation consacrée à l’histoire, le magazine L’Histoire (mensuel 49 – daté octobre 1982) : « Avec le septennat de François Mitterrand, la franc-maçonnerie connaît un nouvel essor. Pourtant, elle n’est plus exclusivement de gauche, elle n’est plus unanimement anticléricale, elle se féminise un peu, son recrutement socio-professionnel se diversifie… Elle reste un pôle d’attraction, un centre d’influence. Mais jusqu’où ?

Si le président de la République, M. François Mitterrand, et son Premier ministre, M. Pierre Mauroy, n’appartiennent à aucune obédience maçonnique, il est certain que depuis la victoire de la gauche, en mai 1981, les francs-maçons sont nombreux dans leur entourage : une dizaine au gouvernement et beaucoup plus dans les cabinets ministériels ou les différents organes de la puissance publique : Mme Yvette Roudy, ministre des Droits de la femme ; MM. Charles Hernu, ministre de la Défense, Edmond Hervé, ministre chargé de l’Énergie, Jean Auroux, ministre du Travail, André Henry, ministre du Temps libre, Louis Mexandeau, ministre des PTT. Plusieurs secrétaires d’État : MM. Autain, Lemoine, Abadie. Au cabinet du président de la République : MM. Guy Penne, conseiller pour les Affaires africaines. Comme ces personnalités disposent souvent – mais pas toujours – des relais nécessaires dans les niveaux inférieurs de l’administration, dans les municipalités, les départements, les régions … « (Source : https://www.lhistoire.fr/)

Sceau GODF

Rappelons aussi qu’« En mai 1987, François Mitterrand est le premier président de la République à recevoir officiellement le Grand Orient à l’Elysée, le grand maître Roger Leray met beaucoup d’espoir dans cette invitation : « Je vais le remercier d’avoir reconnu la franc-maçonnerie comme une institution culturelle importante dans le devenir de la France. Elle est encore considérée comme une organisation occulte, subversive. Désormais les francs-maçons ne seront plus considérés comme ils l’étaient naguère. » »

François Hollande en 2015

Et le lundi 27 février 2017, la visite du président François Hollande, cette fois-ci au Grand Orient, est-elle de nature à définitivement changer l’image de la franc-maçonnerie ?

En savoir plus, avec « Histoires d’info » de Thomas Snégaroff https://bit.ly/3HKuUpj

ITALIE : Adieu au frère Luigi Nidito. Il a contribué à la renaissance de la franc-maçonnerie en Albanie

De notre confrère italien grandeoriente.it

Luigi Nidito est passé en Orient éternel dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 décembre. Nidito avait 75 ans, ancien conseiller municipal de Prato et ancien conseiller municipal dans les années 80 avec le maire Lohengrin Landini puis avec Alessandro Lucarini.

Il a été frappé par une crise cardiaque à Tirana, où il vivait maintenant depuis de nombreuses années, faisant la navette avec sa ville. Fier d’appartenir à la Franc-Maçonnerie du Grand Orient d’Italie, Palazzo Giustiniani avait été le vénérable Maître des Prato Loggia Meoni et Mazzoni et ces dernières années, après la chute du régime en Albanie, il avait contribué à la renaissance dans le pays de la franc-maçonnerie. 

Vénérable Maître à Tirana de la Loge Giuseppe Garibaldi, journaliste et éditeur, passionné par les études d’anthropologie, en Albanie, il a été pendant de nombreuses années directeur de l’association Confimi Industria des entrepreneurs italiens. 

En tant qu’éditeur, il a contribué à apporter les premiers textes traduits de Pirandello et Guareschi en Albanie, avec sa maison d’édition LBN. Il vivait depuis les années 90 dans le centre de Tirana avec sa femme. Il revenait souvent à Prato. Les funérailles ont été fixées au lundi 3 janvier. La nouvelle soudaine de la mort de Luigi Nidito a frappé ceux qui le connaissaient depuis des années, militants politiques et apolitiques. 

Les condoléances à la famille ont été exprimées par le secrétaire provincial du PSI, Paolo Noci, en mémoire de l’expérience politique vécue ensemble au cours des dernières décennies. Le maire Matteo Biffoni et le conseil municipal ont également exprimé leur chagrin pour la disparition de Nidito. « À de nombreuses reprises, nous avons organisé des initiatives et Luigi a été un pont entre Prato et Tirana », rappelle le maire. Les condoléances de l’administration municipale vont à la famille.

DOMINIQUE : L’Ordre dominicain des francs-maçons est né

De notre confrère dominicain listindiario.com

Une cérémonie solennelle a été organisée à l’hôtel El Embajador, où l ‘« Ordre dominicain des francs-maçons » a été formellement constitué, en tant que fédération de loges maçonniques symboliques régulières.

Le nouveau groupe est composé de cinq loges, une de San Francisco de Macorís, une de San Juan de la Maguana et les trois autres de Saint-Domingue. Discret, humaniste et philosophique, il s’est fondé autour d’un sentiment de fraternité entre les hommes.

Dans son Acte de Constitution, il est établi que pour entrer dans l’Ordre des Francs-Maçons, vous devez être un homme, né libre, majeur et sans casier judiciaire.

Pour qu’une loge puisse prétendre à l’adhésion à la fédération maçonnique, tous ses membres doivent croire en Dieu et en l’immortalité de l’âme. Aussi, dans toutes les réunions des loges devrait être présente la Sainte Bible, qui s’ouvre dans le Psaume de David n° 133 qui commence par dire : « Voyez comme il est bon et délicieux de vivre les frères en harmonie.

Cependant, la maçonnerie n’est pas une religion et ses membres sont libres d’appartenir à la croyance de leur choix.

L’organisation sera dirigée dans son premier mandat par les officiers suivants : Grand Maître Gustavo, Adolfo Ortiz Malespín ; Grand Maître adjoint, Hugo Alfonzo Paulino Guzmán; Grand Premier Gardien, Adalberto Hongrie Soto Peña; Grand Second Gardien, José Alejandro Smester López; Grand Secrétaire, Braulio Eliezer Almonte Reynoso; Grand Chancelier, Miguel Angel Saviñón-Antoni; Grand Orateur, Juan Pablo Rodríguez Castillo; Grand Trésorier, Gregorio Antonio Cáceres Suriel et Grand Hospitalier, José Gregorio Frías Pérez.

La Maçonnerie est une école philosophique, initiatique, humaniste et philanthropique, qui invite ses membres à suivre les chemins de la Vertu et de la Vérité, à travers un travail constant dans leur formation morale, éthique et spirituelle, pour le progrès et l’amélioration de la société.

ITALIE : Une bonne résolution de début d’année : devenir franc-maçon !

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Le jour viendra où l’homme se réveillera son propre oubli et comprendra enfin qu’il est vraiment et A qui il a abandonné les rênes de son existence, à un esprit trompeur, menteur, qui le met en esclavage ET L’Y MAINTIENT.
Giordano Bruno

Le secret pour être à la hauteur des résolutions du Nouvel An ? Changez votre routine ! Une tradition qui remonte à la nuit des temps.

Ce sont les Babyloniens, il y a même 4000 ans, parmi les premiers à célébrer le début de la nouvelle année en dressant une liste de bonnes intentions ante litteram .

Pour les plus audacieux, qui recherchent une vision différente de la vie, qui veulent simplement « renaître »… Frapper à la porte du Temple maçonnique pourrait être cette « bonne résolution » dont ils ont besoin pour 2022.

Pourquoi devenir franc-maçon ?

La franc-maçonnerie a une histoire ancienne et merveilleuse. C’est une société d’hommes et de femmes soucieuse d’élever les valeurs morales et spirituelles de l’individu, une partie du tout.

Fondée sur trois grands principes, Amour Fraternel, Charité, Vérité, elle a pour but de rassembler des personnes de bonne volonté, indépendamment des différences sociales et extérieures.

Certains pensent que devenir franc-maçon est très difficile. Ce n’est pas vrai. Les exigences essentielles du candidat : ​​être majeur; croire, de manière non sentimentale, en un Être suprême, ne pas avoir commis de crimes graves et infâmes, pouvoir assister et participer au travail rituel avec les autres Frères, être disponible et accepter les Règlements approuvés, (qui ne contiennent aucune norme contraire aux lois en vigueur de l’État).

Devenir Franc-Maçon, c’est travailler sur soi, rejoindre une école de mystères, devenir Initié, contribuer à l’amélioration et au bien de l’Humanité : la recherche ésotérique ne doit pas être prise à la légère, il faut savoir se remettre en question et déterminer si la Franc-Maçonnerie est le chemin approprié pour soi-même.

Celui qui veut le devenir, c’est parce qu’il en ressent le besoin. L’objectif de la franc-maçonnerie n’est pas de « produire » plus d’affiliés, mais de rendre ses membres meilleurs. Les critères d’admission sont stricts, mais la procédure est la même pour tout candidat.

Dans les principes éthiques de la franc-maçonnerie il est écrit de

faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous fassent, c’est-à-dire aimez votre prochain comme vous-même.

L’Institution n’est pas ouverte à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les idéaux de Fraternité, Tolérance, Egalité et surtout de Liberté.

Sa pertinence réside dans ses valeurs universelles et intemporelles qui permettent le développement de l’Homme, en tant qu’individu et en tant que partie de la société dans laquelle il vit, même dans les contextes historiques les plus complexes.

Comme elle est adogmatique, elle n’impose pas de croyance ou d’idéologie, mais indique comme objectif à poursuivre constamment, la pleine liberté de chacun, objectif défini uniquement par le sentiment de respect de sa dignité personnelle et de celle d’autrui.

Le franc-maçon doit intervenir activement, de manière correcte et discrète, dans la société, en inspirant des pensées et en mettant ses valeurs, sa culture et son éthique à la disposition des autres.

Il est essentiel d’expliquer la spécificité de la « méthode » maçonnique. Cela représente un instrument de développement personnel, en adaptation continue à notre époque : en effet, l’élévation de l’homme dans la perspective des valeurs indiquées par la franc-maçonnerie est un objectif qui n’est pas affecté par le temps.

Contrairement à d’autres « écoles » de pensée, elle n’indique ni voies ni réponses toutes faites : elle fournit à l’Initié une méthode fondée sur certains Principes, qu’il peut suivre et, par la connaissance et la compréhension des Symboles, Allégories et Mythes, il pourra emprunter ce chemin qui lui permettra d’agir, même dans la vie profane, en respectant les valeurs de Tolérance, d’Égalité et de Justice sociale, pierres angulaires de notre fraternité.

En défendant ses principes, la Franc-Maçonnerie n’a pas d’intérêts matériels à défendre, ni de positions de pouvoir et de privilèges à maintenir : c’est pourquoi elle apparaît comme, sinon la seule, institution la plus apte à contribuer à l’amélioration et au développement de Homme.

Celui qui devient franc-maçon, celui qui reste et grandit dans la franc-maçonnerie le fait principalement parce qu’il apprécie le défi de s’améliorer moralement et de vivre l’expérience de la Fraternité que propose l’Institution.

Donc, si vous voulez vraiment avoir une bonne résolution pour 2022, trouvez le courage de frapper à la porte du Temple ! Bref, si vous voulez devenir franc-maçon, c’est à vous de demander !

Ensuite, la vie met sur votre chemin quelqu’un que vous n’avez pas choisi de rencontrer. Certains appellent ça le destin et une fois qu’il est devant vous, vous n’avez plus le choix… c’est écrit pour toujours.
Mari na

Sydney Poitier est mort… il avait mis le Tablier en 1975

Après une carrière cinématographique hors du commun avec une cinquantaine de films en qualité de comédien et une dizaine comme réalisateur, à l’âge de 94 ans, l’acteur Sydney Poitier est mort le 6 janvier à Los Angeles.

Il avait été le premier comédien noir à avoir remporté l’Oscar du meilleur acteur en 1964 pour le film Le Lys des champs de Ralph Nelson.

Il avait mis le tablier de Shriners en 1975

Ce n’était pas pour son Initiation personnelle, mais pour le tournage d’un film qui réalisa : Let’s do it again.

Le synopsis :

Clyde Williams et Billy Foster ont promis de trouver des fonds pour l’ordre de Frères et Soeurs de Shaka. Ils partent à la Nouvelle-Orléans parier sur l’outsider maigrichon qu’ils on hypnotisé et qui devient une bête de ring. Il gagnent le gros lot mais les problèmes commencent!

L’intégralité du film ci-dessous

Let’s do it again 1975