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San Marin : La Grande Loge de San-Marin agit en faveur de la population ukrainienne

De notre confrère de San Marin libertas.sm

Le Grand Maître de la Grande Loge de la République de San-Marin, en bref SGLRSM, dr. Emidio Troiani, au nom de tous les francs-maçons de sa Grande Loge, a remis le produit de la collecte de fonds avec la protection civile de San-Marin pour aider les quelque 300 ukrainiens venus se réfugier à San-Marin grâce à la générosité de la population.

Cela a été rapporté dans un communiqué de presse. « La Grande Loge Régulière des Anciens Maçons Libres et Acceptés de la République Sérénissime de San-Marin est la seule Franc-Maçonnerie régulière présente sur le territoire de San-Marin, fondée par le regretté Prof. Federico Micheloni, et en relations d’amitié fraternelle avec plus de 100 Grands Loges régulières du monde entier.

Le produit a été remis par le Grand Maître Troiani et le Grand Officier Antonio à Eng. Francioni de la Protection Civile de San-Marin à leur siège de Tavolucci. L’initiative, respectant les valeurs maçonniques de Liberté, Fraternité et Solidarité, complète les projets caritatifs que les francs-maçons de San-Marin réalisent au cours de l’année. L’an dernier, des aides avaient été allouées à l’ISS pour faire face à l’urgence sanitaire du Covid-19.

Les francs-maçons de San-Marin « , souligne le Grand Maître Troiani, » respectent les principes initiatiques qui constituent les francs-maçons ; parmi ces principes « Tolérance et Solidarité » sont considérées parmi les premières vertus d’un franc-maçon ».

« La considération que nous, francs-maçons, accordons à ces principes permet à des hommes de caractère, de croyances religieuses, d’idéologies et de conditions sociales différents, de siéger fraternellement dans le même Temple et de travailler, aux mêmes fins, dans le plus absolu, affectueux, respect mutuel et aussi pour atténuer les malheurs de ceux qui en ce moment ont moins de chance que nous et sont dans des conditions défavorables ». « Nous appelons à l’arrêt immédiat de la guerre et de la violence en Ukraine où, dans une lutte fratricide, des armées inégales s’opposent et un nombre inimaginable de civils innocents sont en train de tout perdre ».

A propos des émotions… Cinq habitudes à abandonner, ou à revisiter

1) Arrêtez de croire tout ce que vous pensez.

 Le « fonctionnement » de la pensée est dépendant de deux paramètres : Moi (raison, intuition, imagination) et le monde (pression sociale). Sachant qu’aucun n’est vérité.

Il y a – pour dire simple – les pensées exigeant une réponse immédiate par l’action (de l’ordre de la survie, pour soi ou autrui) et celles pouvant être reportées et « muries » par la réflexion.

Penser dans le cadre de « la vie de l’esprit » (définition classique de la spiritualité) relève d’un dialogue intérieur qui implique l’analyse, le doute, la critique. 

C’est un processus qui s’oppose aux réactions de notre instinct et aux influences extérieures. 

Qui est un jour juré dans une cour d’assises a immédiatement conscience que l’acte de penser équivaut à prendre une RESPONSABILITÉ

Il ne s’agit donc pas de croire (tenir pour vrai) tout ce que l’on pense (ou ce que l’actualité nous donne à penser !) mais faire la part des choses (trouver le juste milieu, la bonne mesure)

C’est pourquoi la justice humaine (qui relève d’un dialogue entre les représentants du peuple) a pour emblème une balance.

2) Arrêtez de vous juger sur vos émotions

 Le mot « émotion » vient de l’ancien français motion, c’est à dire mouvement, qui a généré émouvoir, puis émeute, et ensuite émoi.

D’abord distinguons les émotions (productions physiques) des sentiments (élaborations mentales)

Il y a classiquement cinq émotions de base : la peur, la colère, la tristesse, la joie, l’amour. 

C’est à partir de chacune d’elles que notre esprit génère les sentiments

  • De la peur : appréhension, crainte, souci, anxiété, etc.
  • De la colère : rancune, irritabilité, rage, mépris, etc.
  • De la tristesse : morosité, peine, regret, nostalgie, etc.
  • De la joie : jubilation, gaité, satisfaction, euphorie, etc. 
  • De l’amour : désir, affection, tendresse, compassion, etc.

Chaque émotion (avec son corollaire sentimental) est une source vive : elle ne demande qu’à jaillir pour exprimer ce que nous avons sur le cœur. Il ne s’agit donc pas de l’étouffer mais de la libérer à propos.

L’émotion est à la fois arme et outil, ouverture et bouclier. 

C’est l’imagination qui la décline en sentiments et forme ainsi nos jugements sur nous-même et les autres

Il faut les comprendre par un auto-questionnement. Pourquoi j’appréhende cette rencontre ? Pourquoi je n’aime pas telle personne ?

Ce sont nos réponses qui peuvent stopper les jugements inopportuns…et « habituer » notre cerveau à déclencher nos émotions à bon escient.

3) Arrêtez d’avoir besoin de trouver un sens à tout

 Dès qu’il s’est dressé sur ses pattes arrière devenues jambes, l’homme a découvert l’horizon. C’est la curiosité qui l’a incité à quitter son berceau africain et à entreprendre le tour du monde. Il a cherché à comprendre son environnement au fur et à mesure de sa progression.

Avec une volonté, à la fois « questionnante » et directionnelle, que le vocabulaire a désigné par le mot « sens », précisément à double signification.

Cette habitude a traversé les siècles : en manque d’origine pour lui-même, l’homme, grâce à sa faculté de penser et à son imagination       (encore elle !) a inventé le RÉCIT, et partant un début à sa propre histoire ;

Sont ainsi nés les mythes, les contes, les fables et les légendes, autant de fictions qui ont apaisé son angoisse existentielle tout en créant le réflexe devenu besoin, de d’expliquer le monde par son intelligence. Voire, parfois, de croire lesdites fictions et de les ériger en vérités !

Les premiers philosophes grecs ont commencé par penser la nature, puis Socrate, par eux formé, s’est mis à penser l’Homme. Depuis, la philosophie affirme que tout peut être pensé! (Pas sûr !)

Penser, c’est réfléchir et la réflexion questionne, à double sens (signifiance, destination) « Qu’est-ce que ça veut dire ? » « Où ça nous mène ? » 

Et entre deux personnes : « Qu’est-ce que tu me racontes? » « Où veux-tu en venir? » 

La technologie (Internet) qui a imposé l’immédiateté et la réponse à toute question a en même temps rendu l’homme vaniteux!

Le fait de « tenir le monde dans sa main » lui permet de penser qu’il est omniscient!

Il compense ainsi son impossibilité à expliquer le mystère de l’univers !

En cette période où « un plus petit que soi » domine le monde, s’impose un retour à l’humilité. L’homme doit accepter de ne pas tout savoir et a défaut d’ignorer si la vie a un sens, c’est à la sienne qu’il doit en donner un!

L’estime de soi et du semblable constitue ce sens même !  

La religion apporte des réponses. La franc-maçonnerie pose des questions. Il est plus important de chercher que de trouver !

Mieux que le sens, c’est souvent notre bon sens qu’il convient d’écouter. Car il est sagesse!

4) Arrêtez d’essayer de tout contrôler

Nous revenons ici à la peur, première de nos émotions inscrites en nous, depuis l’homme des cavernes. 

Celui-ci se trouvait devant une alternative qui a été définie par le concept des « 3F » (en 1915 par le neurophysiologiste Walter Cannon)

Frigth (peur) = Fight (combat) ou Flight (fuite)

Cette peur (vulnérabilité) dans un milieu hostile, est devenue notre méfiance d’aujourd’hui. Quand elle se traduit par « la volonté de faire face soi-même », le sujet s’expose à tous les fronts (tel un joueur de tennis qui recevrait plusieurs balles à la fois !)

Une obsession de la perfection lui donne une illusion de pouvoir sur les évènements. Le bénéfice secondaire (trompeur) est de penser que l’on est ainsi admiré, aimé davantage, préféré même ! 

Cette subordination volontaire au regard de l’autre est dangereuse en ce qu’elle aboutit à une mise sous stress et devient vite épuisante.

La névrose obsessionnelle (c’est de cela qu’il s’agit) conduit à la culpabilité, voire à la dépression. Comment s’en défaire?

Il convient notamment de passer par le Connais-toi toi-même (prendre conscience de ses limites). Puis aussi d’opter pour la délégation de tâche, qui revient à reconsidérer l’autre, aller vers lui, non en termes de regard gratifiant mais de confiance.

Certes le « lâcher prise » ne se commande pas. Mais remettre la raison aux commandes, c’est possible! Alors intervient le passage de la co-errance (avec des sentiments parasites : illusions, haute opinion de soi, « grandiosité » ) à la cohérence (modestie) !

 5) Arrêtez de prendre vos décisions en s’appuyant sur vos émotions (plutôt que ses valeurs)

Nous sommes ici dans le prolongement du « conseil » précédent. Notre vie quotidienne est une succession de décisions, donc de choix à opérer (et choisir, c’est éliminer, c’est se priver du reste !).

La raison est constamment nécessaire pour décider en toute sécurité (physique, matérielle, financière, entre autres).

Ce qui ne signifie pas l’exclusion de l’émotion (le bon choix rend serein, voire joyeux !).

Acheter une voiture, c’est pratiquement toujours passer par la raison   (moyens financiers) et la passion (esthétique du véhicule).

Si l’acte d’achat est prévu « pour épater la galerie » (montrer un rang social), donc avec le « registre émotionnel » aux commandes, il est à éviter.

La légende d’Ulysse illustre bien la question du choix entre émotions et valeurs : Au retour de la guerre de Troie, Ulysse fait escale sur l’île merveilleuse de la déesse Calypso. Elle en tombe folle amoureuse et lui promet l’éternité s’il reste avec elle.

Tenté, il pose son armure. Après sept ans de délices le jour, mais aussi de remords en secret la nuit, Ulysse décide de rentrer chez lui à Ithaque où l’attend sa femme Pénélope. Zeus permet ce retour. 

Plutôt que la vie éternelle, Ulysse choisit donc une vie de mortel réussie (appuyée sur des valeurs) plutôt qu’une vie d’immortel manquée (sans vécu de la gamme émotionnelle) !

L’éternité se vit au présent, chaque jour étant un « ici et maintenant ».

Ces valeurs (morales, spirituelles, existentielles) n’excluent pas l’émotion, bien au contraire (de la joie à la tristesse, laquelle a aussi son rôle adéquat). Et en l’occurrence, la plus belle, qui s’appelle l’Amour!

CONCLUSION

Il est à remarquer que ces cinq injonctions ont un point commun : elles renvoient à l’ORGUEIL. Il est nécessaire en termes de dignité, d’assertivité, d’estimation de sa valeur personnelle. Il est inapproprié lorsqu’il devient opinion trop avantageuse de soi, supériorité et vanité. Il ne convient pas non plus de déduire que les réactions émotionnelles sont néfastes. Une idée reçue, encore très répandue, fait penser qu’elles doivent être maîtrisées.

Combien d’enfants apprennent ainsi dès leur plus jeune âge à masquer leur ressenti, combien d’adultes « coincés » n’osent pas prendre la parole en public (en loge!) pour formuler un avis ou un désaccord? Rires et larmes sont ainsi ravalés, compliments et reproches rentrés.

A noter au passage ce principe (sorti de nulle part !) qui énonce qu’il ne faut pas dire « merci » ou complimenter en maçonnerie !

Toutes les émotions contrariées puis enfouies se transforment en toxines qui empoisonnent littéralement l’organisme. De la sorte, peuvent se fabriquer, dans notre société si cruelle, les timides, les anxieux, les stressés, les aigris ou les hargneux !

N’oublions jamais que l’émotion, c’est la vie !

ITALIE : Que fait un franc-maçon à l’ombre d’une pyramide ?

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Les hypothèses ésotériques, portant surtout sur la pyramide de Khéops, puisqu’il n’y a pas d’inscriptions, ont conduit à supposer des significations astronomiques précises exprimées dans les mesures extérieures : ces relations révéleraient des relations existantes dans l’Univers.

A l’inverse, les mesures intérieures, se référant au système de couloirs et de passages, nous permettent d’imaginer une profonde signification mystique – symbolique.

Il semble établi que les seuls endroits sur Terre sans constructions pyramidales sont l’Australie et l’Antarctique.

Il n’y a pas non plus de doute sur le rang des peuples qui les ont construits : un savoir-faire constructif remarquable et une connaissance approfondie des calculs mathématiques et astronomiques. Si nous nous référons aux grandes pyramides, celles d’Amérique centrale et d’Égypte, nous devons immédiatement préciser que nous sommes face à des chefs-d’œuvre d’architecture, d’ingénierie et de construction.

Il est étonnant que des hommes de ces temps anciens, dépourvus de technologie et d’outillage mécanique, aient été capables de pareils travaux ; tout comme il est étonnant que ces cultures aient été pratiquement distantes l’une de l’autre de milliers de kilomètres, voire de centaines d’années, et qu’il s’agisse de structures dont la construction remonte presque à la préhistoire.

Égypte antique, Egypte antique, frise
Égypte antique

Personne ne nous a jusqu’à présent donné une explication complètement convaincante quant à leur destination : s’il s’agissait de tombes ou de temples, pourquoi ils ont été érigés, combien de temps a duré leur construction, comment leurs alignements pouvaient être presque parfaits, comment leur peau extérieure pouvait être lissée et placés avec une précision incroyable.

Un mystère, donc, qui a toujours fasciné et tourmenté l’humanité.

De nombreux intellectuels se sont interrogés sur leur signification.

François-René de Chateaubriand écrit :

Si l’homme a érigé de telles tombes, ce n’est pas par conscience de son propre néant, mais plutôt par désir d’immortalité : cette tombe ne représente pas une limite, qui marque la fin de quelque chose, mais un point de départ vers une vie éternelle, et une sorte de porte immortelle bâtie au bord de l’éternité.

Victor Hugo le définit :

Montagne humaine… échelle ardue !

Enfin, Manley P. Hall :

La Pyramide reste le signe visible du pacte entre la sagesse éternelle et le monde. La Pyramide est la maison de la sagesse, solidement fondée sur la nature et ses lois immuables, les coins sont le silence, la profondeur, l’intelligence et la vérité. Les visages triangulaires sont les emblèmes d’une triple puissance spirituelle.

Egypte Anubis dieu de la mort
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Parmi les significations symboliques, celle de monument solaire se distingue certainement. À travers elle, il était possible d’atteindre Dieu le Soleil et cela est confirmé par les soi-disant textes des Pyramides, un précieux document religieux de l’Égypte ancienne, trouvé en 1881, qui s’y réfère continuellement comme un escalier qui vous permettrait d’atteindre les sphères célestes.

Il est sans doute probable que la forme avait un sens figuratif, qu’elle reflétait une conception du monde, une somme de mystères.

On parle de la symbolique de la Pierre, dont la clef d’interprétation vient du célèbre « Livre des Morts » , rituel funéraire, qui, à travers des allégories supérieures, honorant le Dieu Unique, celui des initiations secrètes, permet de saisir le caché sens de l’intérieur des Pyramides. Il est ainsi possible d’identifier les termes de la Pyramide sur la base du « Livre des Morts » .

La descente équivaut au passage descendant, de la chambre double de vérité à l’ascendante et à la grande galerie ; la porte de l’ascension à l’entrée et la salle de vérité dans les ténèbres au passage ascendant. La salle de vérité à la lumière revient à la grande galerie.

L’intersection des routes pures de la vie à l’intersection des passages supérieurs. Le bien à celui de la vie. L’arc royal du solstice à l’entrée du passage de la chambre du Roi La chambre du triple voile à l’antichambre.

Le passage du voile au passage de la chambre du Roi.

La chambre de la Résurrection, avec celles du Grand Orient et le tombeau ouvert, jusqu’à la chambre du Roi.

Karnak, en Egypte - monuments
Karnak, en Egypte – monuments

La vie de l’avancement de l’âme régénérée au passage de la chambre de la Reine, de la chambre de régénération à celle de renaissance. De la chambre de la Lune à celle de la Reine. De la chambre d’essai et du feu central au souterrain. Les lieux secrets du Dieu cachés dans les chambres de la constitution.

Tout cela apparaît comme un chemin tortueux et semé d’embûches, à l’image de la vie, mais qui, pour qui saura marcher et l’affronter, conduira à des découvertes exceptionnelles.

Ainsi le couloir d’entrée est la période de préparation et d’initiation aux mystères de l’Univers. Le couloir descendant est la dégradation de l’individu qui, n’ayant pas trouvé la vérité, s’enfonce dans les ténèbres de la Terre.

La chambre souterraine, où les hommes renversés marchent comme des mouches au plafond en s’arrachant la cervelle à coups de hache, renvoie plutôt à la folie.

A l’intersection entre le couloir d’entrée et le couloir descendant se trouve le premier passage ascendant appelé « Salle de la Vérité dans l’Ombre », architecturalement construit comme un couloir étroit et bas, qui permet le chemin de l’homme, même s’il est courbe, plus en douceur, par rapport au passage descendant.

Le passage horizontal et la chambre de la Reine indiquent la renaissance spirituelle, la venue de la vraie lumière de l’Orient, durant les derniers jours de la loi. Suit la grande galerie qui est la « Salle de vérité dans la lumière », où l’initié sera introduit après de nouvelles épreuves de son courage et de son intégrité.

La grande étape, c’est-à-dire le début de la préparation en vue de la consommation de l’heure et de la restauration de toutes choses, sera accessible en passant des épreuves de sagesse et de progrès accomplis.

Suivent les passages bas, brièvement interrompus par l’antichambre, dont les murs de granit présentent des sculptures verticales, emblématiquement destinées à recevoir les motifs ultérieurs, qui, en s’ouvrant, permettaient d’accéder à la salle la plus secrète, au Saint des Saints.

L’antichambre était le lieu où le triple voile commençait à se lever.

En y pénétrant, l’initié, pas encore Maître, témoigna de son humilité, s’abaissant sous la dalle verticale de granit, pour entrer, tout courbe, dans le dernier passage bas, symbole de l’humiliation déjà signalée plus haut.

Dans le Livre des Morts ce milieu porte les noms les plus extraordinaires : c’est la chambre du Mystère et du Tombeau ouvert, la chambre du Grand Orient des anciennes prophéties, la salle de jugement et de purification des nations, le retour de la vraie Lumière, celle qui vient de l’Occident.

Dans la chambre du Roi, le drame de la « seconde mort » se joue. Ici le candidat, après avoir été crucifié sur la croix des solstices et des équinoxes, fut enterré dans un grand sarcophage…
Le candidat fut placé dans le grand cercueil de pierre et pendant trois jours son esprit, libéré de l’enveloppe morale, erra sur le seuil de l’éternité.

Réalisant que son corps était une maison qu’il pouvait quitter et retourner sans mourir, il atteignit la véritable immortalité. Au bout des trois jours, il revenait à lui-même, et après avoir ainsi expérimenté le grand mystère, il était vraiment un initié… envers qui la religion avait rempli son devoir, l’amenant à la lumière de Dieu.

La pyramide de Giza et son Sphinx
La pyramide de Giza et son Sphinx

La chambre du Roi était la porte entre le monde matériel et les sphères transcendantes de la nature, la Grande Pyramide, l’accès par lequel les anciens prêtres laissaient passer quelques élus pour se lancer dans la réalisation de la perfection individuelle.

Et il est également utile de porter notre attention sur le sommet manquant, caractéristique commune aux constructeurs d’édifices religieux, qui laissent leurs travaux inachevés comme pour indiquer que seul Dieu est complet, total.

Et nous pouvons à nouveau conclure avec Hall :

 La pierre de couronnement, bien qu’elle existait, était formée par une pyramide miniature, surmontée d’un bloc plus petit et ainsi de suite « à l’infini ». Pour cela, la pierre de couronnement est la quintessence de l’ensemble de la structure.

La Pyramide peut être comparée à l’Univers et la Pierre Couronnement à l’homme.

Suivant la chaîne des analogies, l’esprit est la pierre angulaire de l’homme, l’esprit est de l’esprit, et Dieu, la quintessence de tout, est la pierre angulaire de l’esprit.

Comme un bloc brut et inachevé, l’homme est extrait de la carrière et, grâce à la culture secrète des mystères, se transforme en une véritable et parfaite couronne pyramidale. Le Temple n’est complet que lorsque l’initié devient le sommet vivant par lequel le pouvoir divin est concentré dans la structure divergente sous-jacente.

UK : Les francs-maçons du Somerset font un don au projet Strawberry Line

De notre confrère anglais thewestonmercury.co.uk – Par Charly Williams

La forêt des francs-maçons de Mendip a fait don d’un chèque au Strawberry Line Café et au projet cycliste la semaine dernière pour aider à poursuivre son soutien aux jeunes ayant des troubles d’apprentissage.

Un chèque de 700 £ a été remis au projet le 9 mars, ce qui aidera à financer des stages pour ces jeunes apprenants à Yatton. 

Les membres de la loge maçonnique ont fait don de 500 £ et ont été jumelés à 200 £ de la Grande Loge provinciale du Somerset. Dans le cadre des principes directeurs de la franc-maçonnerie, la loge fait régulièrement des dons à des œuvres caritatives. 

Le Strawberry Line Café est un lieu communautaire qui emploie du personnel ayant des difficultés d’apprentissage.  

La gérante du café, Zoe Barker, a déclaré : « Nous sommes extrêmement reconnaissants de l’aimable don de Forest of Mendip Lodge. »

« Cet argent aidera à financer tous les placements incroyables que nous faisons pour les jeunes apprenants ayant des troubles d’apprentissage dans le cadre du projet Strawberry Line. »

« J’ajouterais que nous sommes également extrêmement reconnaissants envers la communauté locale pour avoir soutenu notre projet au fil des ans. »

De la méritocratie

S’il est un concept avec lequel on nous rebat les oreilles depuis la Révolution, voire avant, c’est bien la méritocratie. L’idée serait née de l’indignation du Maréchal de Vauban, sous Louis XIV. Vauban, lui-même issu de la petite noblesse, mais élevé à la dignité de maréchal par la force de son mérite, mais aussi de son travail, ne supportait pas l’idée que les postes à responsabilité fussent confiés à des incompétents qui n’avaient pour mérite que celui d’être bien nés. En effet, comme ingénieur et mathématicien de génie, il devinait au mouvement des troupes qui allait gagner ou perdre la bataille.

Vauban, vers la fin de sa vie, fut aussi très critique envers le pouvoir royal. Ainsi, son essai De la dîme royale est un magnifique appel à la redistribution des richesses collectées vers l’État. De nos jours, on lui cracherait à la figure qu’il serait un utopiste ou un dangereux gauchiste. D’où peut-être l’admiration que je lui porte… Vauban fut aussi le fondateur de la première grande école, l’Ecole des Ponts et Chaussées, qui allait inaugurer la tradition élitiste française : le concours d’accès. L’idée initiale était de permettre aux élèves méritants, quelle que pût être leur origine sociale, d’accéder à des postes à responsabilité, dans lesquels ils auraient pu exprimer leur talent. Et aussi de véhiculer l’idée que la réussite, ça se mérite ! On reconnaîtra dans la pensée de Vauban une idéologie proche de celle que Max Weber décrira au début du XXe siècle dans l’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme.

Le maréchal de Vauban est peut-être l’un des précurseurs de cette idée d’ascenseur social qui fit rêver la jeunesse de la Restauration une centaine d’années après lui. Rappelons qu’au XVIIIe siècle, sous le Régent, la société française est ruinée par les guerres menées par le Roi Soleil et qu’elle ne se relève que près d’un siècle plus tard, avant d’être bouleversée par une Révolution « qui n’a jamais éliminé ni la misère et l’exploitation ». N’oublions pas que la Révolution portait une belle idée : celle de l’égalité devant la loi : le noble, le clerc, le bourgeois, le paysan devaient avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs. Et par conséquent, les mêmes possibilités d’ascension sociale. Ainsi, un avocat de basse extraction pouvait devenir un vrai chef d’État…

Encore maintenant, nous vivons avec cette idée de la méritocratie : si on travaille bien, si on prend bien soin de soi, si on se prive de vivre, alors pour sûr, on sera récompensé. Et si tout cela était de la foutaise ? Une vaste escroquerie ? Dans le fond, quelle arrogance que de s’imaginer avoir une quelconque influence sur son sort ! Notre capacité à inventer des récits ou établir des corrélations vraisemblables nous pousse à croire qu’il existe des leviers pour accomplir notre destinée. Mais tout cela reste un ensemble de leurres.

J’ai visionné il y a peu un excellent documentaire du réalisateur Philippe Pichon, la Ligne Bleue. Dans ce beau film, Philippe Pichon nous livre le portrait d’une jeunesse diplômée, voire très diplômée, qui en a bavé pour en arriver à ce niveau, mais qui ne parvient pas à s’insérer dans le monde du travail. La cause ? Personne n’aura le cran de le dire, mais ces jeunes ont le tort, pour les recruteurs, de ne pas avoir le bon patronyme, la bonne couleur de peau, la bonne adresse… Méritocratie ? Non, plutôt un entre-soi sociologique et amour inconscient du même. Mais ces jeunes diplômés de Dauphine, des Arts et Métiers et autres établissement prestigieux méritent-ils de s’insérer à des postes moins qualifiés que ceux auxquels leurs titres leur donneraient le droit de prétendre ? Et qu’on ne dise pas qu’ils n’ont fait aucun effort, ou qu’ils méritent leur galère. A propos de galère imméritée, comment expliquer à un jeune de 35 ans qu’il va mourir d’un cancer du poumon alors qu’il n’a jamais fumé et toujours pris soin de lui ? Comment expliquer à un jeune couple la mort de leur bébé alors qu’ils ont scrupuleusement respecté les prescriptions médicales et sociales ? Ces exemples montrent bien que malheureusement, notre sort n’est pas toujours lié à notre conduite, et qu’au fond, notre existence est aussi fragile qu’absurde.

Pour en revenir à cette idée de méritocratie, j’ai lu il y a quelques temps l’essai du philosophe américain Michaël Sandel, la tyrannie du mérite, dans lequel il fustige cette idée fausse qu’est la méritocratie aux Etats-Unis. La société américaine est habitée par la même illusion que la société française : le mérite par le travail personnel. D’où cette idée très forte, mais capable de soumettre une société : chacun est responsable de son sort. Et Michaël Sandel de torpiller cette idée. La thèse qu’il défend est que les élites sont avant tout des classes endogènes : on y naît, on y reste, et on dispose des capitaux financier, intellectuel, social, relationnel etc. pour réussir dans la vie. Pierre Bourdieu ne disait pas autre chose : les classes dirigeantes sont endogènes et les parents transmettent à leurs enfants les clés de la réussite : biens, codes, etc. C’est ainsi que des enfants de profs deviennent sauf accident profs (ou médecins ou profession intellectuelle), les enfants d’ouvriers restent le plus souvent ouvriers, et ainsi de suite. Chacun reste à sa place, mais avec l’idée qu’il est responsable de sa situation et de son histoire. A y bien réfléchir, la méritocratie n’est jamais qu’une manière pour la classe dirigeante de conserver sa place et de ne laisser entrer personne dans son pré carré. Toutefois, pour que tout le monde continue à y croire (et se soumette aux règles), il faut bien que l’ascenseur social et les épreuves du méritent fonctionnent, sinon, plus personne n’y croira et ne se soumettra. Un peu comme avec les miracles…

Et la Franc-maçonnerie dans tout ça, me direz-vous ? Le travail maçonnique est ainsi fait : on travaille et on évolue à hauteur de son travail. On « mérite son salaire », comme on dit. Nous sommes censés être une vraie méritocratie. Après, nos passages de grade ne sont jamais que des soutenances de petits mémoires, accessibles à n’importe qui ayant fait des études. Et c’est là ce qui me pose problème. De plus en plus de Loges tendent à se transformer en sociétés savantes et à en adopter les codes, sans toutefois en comprendre toutes les subtilités. Les Loges deviennent aussi un entre-soi de groupes sociaux homogènes. Ainsi, dans ma Loge-mère, on compte une grande proportion d’ingénieurs… Dans d’autres Loges que je connais, on y trouve une grande proportion d’avocats, de journalistes, de médecins. En général, peu d’ouvriers, de personnel d’entretien, ou d’aide à la personne. J’en viens à me poser cette question : serions-nous en train de perdre une fonction d’ascenseur social ? En effet, lorsque l’on mélange différents individus de différentes classes sociales, il arrive que ces individus puissent faire une chose rare : faire connaissance ! Dans la Franc-maçonnerie telle qu’elle fut pensée par ses fondateurs, le « maçon est l’ami du riche comme du pauvre, s’ils sont vertueux ». Autrement dit, un ouvrier peut s’intéresser à la vie d’un cadre (et réciproquement) et s’en trouver considérablement enrichi. Il aura augmenté son capital social, culturel et intellectuel ! Attention, on ne vient pas en Loge que pour ça, enfin, j’espère. Et c’est un peu ce qui me gêne dans le recrutement : un entre-soi, qui signifie la perte d’une chose importante, la contribution de la Franc-maçonnerie à l’ascenseur social. La Franc-maçonnerie mérite-t-elle vraiment ça ?

Je vous embrasse.

GLDF : Franc-maçonnerie « Le confinement a réveillé le besoin de spiritualité » (L’Alsace)

De notre confrère l’Alsace – Par  par Clément TONNOT 

Pierre-Marie Adam, Grand maître de la Grande Loge de France, a donné hier vendredi une conférence au Pôle média culture à Colmar. L’occasion de lever quelques idées reçues sur une franc-maçonnerie qui suscite toujours autant de fantasmes.

Ancien commissaire de police aux Renseignements généraux, Pierre-Marie Adam est depuis 2018 le Grand maître de la Grande Loge de France (GLDF), une des plus importantes obédiences maçonniques du pays avec 33 000 membres – la deuxième derrière le Grand Orient et ses quelque 50 000 adeptes. Non mixte, libre en matière de croyance religieuse, la Grande Loge se présente comme « un pôle de référence d’une franc-maçonnerie de tradition, de spiritualité et d’humanisme ».

Pierre-Marie Adam, ça veut dire quoi, aujourd’hui, être franc-maçon ?

Cela veut dire réfléchir sur ce qu’on est et ce qui nous motive. S’intéresser ensuite au sens que nous devons donner à notre existence et à l’action que nous devons avoir dans le monde. Tout cela est soutenu par une réflexion spiritualiste, une espèce de conscience morale universelle. On cultive des valeurs humanistes : le respect de l’autre, la liberté, l’égalité, la fraternité, tout ce qui participe à construire une communauté humaine bienveillante et harmonieuse. Et cet humanisme est porté par la croyance que nous devons nous dépasser : sortir de ce que nous sommes pour être plus et mieux.

La franc-maçonnerie sort de l’ombre depuis plusieurs années. C’est le but de cette série de conférences ?

Nous sommes toujours regardés avec suspicion. C’est pour ça que nous essayons de faire comprendre que nous sommes un courant de pensée, peut-être plus discret que d’autres, mais avant tout des gens normaux qui essaient de donner du sens à leur existence. On essaie de démythifier et démystifier ce qu’est la franc-maçonnerie.

« Un objectif de bienfaisance, pas de trafic d’influence »

Vous traînez toujours l’image d’un réseau d’influence…

Oui, la franc-maçonnerie est un réseau, mais avec un objectif de bienfaisance, pas de trafic d’influence. Nous avons nos règles et nous sanctionnons les mauvais comportements. Ceux qui viennent pour de mauvaises raisons sont souvent vite partis, car ils se rendent compte qu’on les sert moins qu’un club de tennis… Mais c’est vrai que cette image nous colle à la peau. Ça et le goût du secret, où le soupçon naît de notre discrétion. Il n’y a qu’à regarder les marronniers dans les hebdomadaires sur le pouvoir des francs-maçons, qui font toujours vendre.

La franc-maçonnerie souffre-t-elle de la crise de l’engagement collectif ?

Nous avons perdu environ un millier de frères suite à la pandémie, mais les départs ont été en partie compensés par de nouveaux initiés. Le confinement a plutôt réveillé le besoin de spiritualité et l’envie de trouver du sens à son existence. Il y a une vraie demande chez les jeunes, les trentenaires, d’une recherche spirituelle qui ne soit pas dogmatique, imposée, mais qui permette à chacun de se réaliser.

Mot du mois : TOLÉRANCE

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L’idée générale induite par l’indo-européen *tel-, *tol-, *tla, est de « supporter, soulever, prendre la responsabilité ».

*Tolmê, c’est l’audace qui soulève le héros grec, *anatolê, le lever du jour, donne son nom à l’Anatolie. *Talanton, concrètement, est le plateau de la balance, et le poids à y déterminer. Les Grecs mesurent le prix en talents d’or ou d’argent. La langue chrétienne en infère une valeur morale définissant le don inné que l’on fait ou non fructifier, avec la charge morale que cela suppose. Le géant Atlas porte le poids du monde aux Colonnes d’Hercule, nom antique de Gibraltar, qui ouvre une  porte vers l’Atlantique. Les atlas seront les cartes des voyages que cet océan permettra.

*Telos en grec marquela fin, l’accomplissement d’une charge, dont on s’affranchit, comme on paie le timbre qui permet l’acheminement d’une lettre, objet de collection pour le philatéliste.

De manière détournée, l’acquittement d’une obligation, *telesma, se retrouve dans l’arabe et, s’assortissant d’une valeur d’envoûtement, devient le talisman.

Quant au latin, *tollere reprend l’idée de soulever. D’où le tollé d’indignation.

*Tolerare, c’est supporter un fardeau. Tolérer, tolérance.

La tolérance… Une notion bien ambiguë, largement exploitée dans le champ du tolérable ou de l’intolérable. Si souvent associée à la morale de la souffrance, que la religion ne se fait pas faute de considérer comme la « juste » rétribution du péché. La connotation n’est guère laudative…

La tolérance fait aussi l’objet de questions réitérées lors du bandeau. « Madame, Monsieur, que pensez-vous de la tolérance ? ». On se prend à rêver d’un impétrant qui répondrait comme Paul Claudel, « La tolérance ! Mais il y a des maisons pour cela ! « . Nul, hélas, ne se hasarderait, en ces circonstances, à une insolence éliminatoire…

Qu’est-ce qui relève du tolérable, sinon ce qui mériterait de soulever un intérêt plein de sollicitude, en quête de solutions ? Et où passe la frontière avec l’intolérable ? Difficile appréciation, particulièrement subjective. Relevant, à coup sûr, de la bonne conscience, d’une condescendance au mieux indifférente, au pire méprisante, la tolérance s’avère trop souvent en être le cache-misère, sous les oripeaux de l’apitoiement, de la sensiblerie, de la commisération affichée.

La prudence, voire la méfiance, s’imposent à l’égard d’une tolérance qui dispenserait du souci sincère de l’Autre.

ANNICK DROGOU

Pauvre tolérance qui, en France, n’aurait la qualité que de demi-vertu. La tolérance comme un fardeau, un pis-aller, toujours octroyée à celui que l’on tolérerait sans vraiment l’accepter. Comme une violence faite d’abord à soi-même, un renoncement à nos propres jugements, une amputation, pour s’achever et se vautrer dans un lâche relativisme ou une confortable indifférence.

Non, la tolérance que nous avons à construire est tout autre chose. C’est un dépassement et d’abord une ascèse. Souplesse contre rigidité. Les charpentiers le savent bien : pour constituer une structure solide, tous les éléments doivent parfaitement s’ajuster mais ils ont besoin d’une tolérance qui permet à l’ensemble de rester vivant, pour ne pas casser et supporter toutes les contraintes. Tolérance et résistance des matériaux, tolérance et résistance de l’homme, de l’homme par rapport à lui-même ; de l’homme en société, par rapport à ses frères, dans ce qui est notre condition d’homme, à savoir notre exercice permanent plus ou moins réussi de la fraternité. Ajuster, c’est accueillir l’autre, le respecter et entrer en dialogue pour construire une paix vraiment charpentée. La tolérance n’est pas un but, un point d’aboutissement, c’est plutôt une condition première. La tolérance comme étape nécessaire à la reconnaissance de l’autre.

Si vous avez des difficultés avec le mot « tolérance », passez alors par le mot « intolérance », et vous comprendrez tout de suite de quoi il s’agit. Car de même qu’on peut avoir des difficultés à définir la paix, on sait ce qu’est la guerre. Et quand vous aurez accompli ce détour, vous conviendrez peut-être – avec moi, en toute tolérance – que le contraire de l’intolérance n’est plus exactement la tolérance, mais peut-être le mot « respect ». Alors peut commencer un chemin de fraternité. Patience et persévérance. Acceptation, comme une réception. Pas de “eux“ et “nous“, il n’y a que le seul nous qui vaille. Aimer plus, juger moins.

JEAN DUMONTEIL

CANADA : Plaque commémorative high-tech dévoilée au Temple de Maple Ridge

De notre confrère canadien de Colombie-Britannique mapleridgenews.com

Célébration du 150e anniversaire des francs-maçons en Colombie-Britannique

Une nouvelle plaque high-tech a été dévoilée à Maple Ridge le samedi 19 mars en l’honneur du 150e anniversaire des francs-maçons de la province.

La plaque en bronze coulé est montée sur les marches du Prince David Masonic Hall et comporte un code QR qui peut être scanné à l’aide d’un smartphone qui se connectera immédiatement à des sites Web, des photos, des vidéos et des informations sur l’histoire du Temple et le rôle des frères après 150 ans de présence dans la province.

En scannant le code QR, les visiteurs pourront également faire une visite virtuelle des Temples de la Colombie-Britannique et du Yukon et découvrir comment ils ont façonné la côte ouest du Canada avant la fondation de la grande loge provinciale en 1871.

Il s’agit de la première de 45 dédicaces de plaques à travers la province et le territoire.

Le Très Vénérable Grand Maître Don MacKenzie est à la tête de la franc-maçonnerie en Colombie-Britannique et au Yukon, et assisté à cette commémoration, accompagné par tous les francs-maçons de sa juridiction et les officiers de son Grand Collège.

« La franc-maçonnerie est une partie active mais relativement calme des communautés de la Colombie-Britannique depuis 150 ans », a expliqué MacKenzie.

« Les gens voient nos bâtiments mais ne savent pas ce qui s’y passe. Donc, c’est une invitation à nous connaître », a-t-il déclaré.

Maple Ridge a été choisi pour le premier dévoilement de plaque en raison du lien de MacKenzie avec la ville.

« La franc-maçonnerie se dresse sur le seuil en regardant en arrière sur 150 ans de succès, et en avant pour les 150 prochaines années de fraternité, charité et communauté », a-t-il déclaré.

06/04/22 : Mauges. L’ancien Grand Maître du Grand Orient en conférence à Ancenis

De notre confrère Ouest-France

Spécialiste des questions de défense, Philippe Foussier interviendra à Ancenis le 6 avril prochain sur le thème «Face aux passions identitaires, l’idéal universaliste».


Ancien Grand Maître du Grand Orient de France de 2017 à 2018, Philippe Foussier sera l’invité le mercredi 6 avril du Cercle Lamoricière d’Ancenis – Saint-Géréon, l’association support de la loge franc-maçonnique « Reconnaissance et amitié ». Journaliste, ancien rédacteur en chef de la revue « Communes de France » et contributeur régulier à l’hebdomadaire Marianne, Philippe Foussier interviendra sur le thème « Face aux passions identitaires, l’idéal universaliste » à 20h à l’Espace Édouard Landrain (salle Loire).

Universalisme

Pas d’ambiguïté derrière l’intitulé, il s’agira pour le Cercle Lamoricière et son invité de défendre l’idéal l’universaliste face à la montée de « l’obsession identitaire ». En exaltant sans cesse les racines, le passé, la « souche », les passions identitaires véhiculent une conception réactionnaire de l’homme, enfermé dans son histoire, assigné à ses origines. À l’inverse, l’universalisme, adossé à l’idée de l’unité du genre humain au-delà des distinctions ethniques ou socioculturelles, reconnaît des individus pour leurs mérites, non pour leurs caractéristiques biologiques ou religieuses. Il affirme l’égalité des droits pour l’ensemble des êtres humains », ​préviennent les organisateurs.

Diplômé de l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Paris, Philippe Foussier est titulaire d’un troisième cycle en études stratégiques et politiques de défense. Spécialisé dans les questions de défense et de géostratégie, il a été collaborateur du Ministre Louis Mermaz. Il a aussi présidé le Comité Laïcité République de 2005 à 2009.

BRESIL : Bicentenaire du Grand Orient du Brésil

De notre confrère brésilien jornalminuano.com.br – Par Viviane Becker

Le vice-président de la République est conférencier lors d’un événement, ce samedi, au complexe muséal Dom Diogo de Souza.

L’année 2022 marque un moment historique pour la franc-maçonnerie, alors que tous les États brésiliens célèbrent le bicentenaire du Grand Orient du Brésil (GOB). De nombreux programmes se déroulent dans le pays, dans le cadre des festivités du 200e anniversaire de ce premier pouvoir maçonnique régulier du pays.

Bagé, par exemple, a accueilli, ce samedi 19 mars, à 8h30, un acte solennel, au complexe muséal Dom Diogo de Souza, avec la présence et la conférence du vice-président de la République, le général Antonio Hamilton Martins Mourão, qui est un membre actif de la franc-maçonnerie.

« La commémoration de la date montre l’importance, la pérennité et la performance du GOB, qui est la plus ancienne institution du Brésil dans le troisième secteur », explique l’Éminent Grand Maître Lucas Moraes Sityá, promoteur de l’initiative à Bagé, assisté de Telmo Carvalho Barcellos, qui est le sous-coordinateur régional de la Grande Oriente do Brasil RS.

L’événement local rassemble plus de 250 participants, faisant également référence à la commémoration du 177e anniversaire du Traité de paix / Convention de la Ponche verte. L’acte rappelle la fin de la Révolution Farroupilha, officialisée dans la ville de Ponche Verde, entre Bagé et Dom Pedrito, le 1er mars 1845.