Andrée Buisine – Conform édition, 2021, 128 pages, 18 €
Présentation de l’éditeur :
En 1945, quelques dizaines de Sœurs, devenues indépendantes, demeuraient marginalisées par le Rite d’Adoption qu’elles pratiquaient encore, malgré leur nouveau titre de Grande Loge Féminine de France. En 1958, elles font valoir leur droit historique à travailler au Rite Écossais Ancien et Accepté : la franc-maçonnerie féminine avait désormais sa place au sein des obédiences françaises. Il restait à compléter le Rite Ecossais par ses Ateliers supérieurs ce que Gisèle Faivre avait envisagé dès 1947. Son charisme joint à la conviction universaliste de la franc-maçonnerie d’une Anglaise, Marjory C. Debenham, débouchèrent sur la fondation du Suprême Conseil Féminin de France en 1970.
Ce premier Suprême Conseil Féminin du continent européen, est considéré avec respect et amitié par les divers Suprêmes conseils mixtes et masculins. En plus de son expansion nationale, il coopère déjà à la formation de nouveaux Suprêmes Conseils Féminins de par le monde.
Biographie de l’auteure :
Andrée Buisine, membre fondateur du Suprême Conseil Féminin de France, est entrée en Franc-Maçonnerie féminine en 1952. Docteur d’État ès Lettres (Histoire), elle a publié La Franc-Maçonnerie anglo-saxonne et les femmes, animé le groupe de rédaction de la Grande Loge Féminine de France : « Autoportrait », et coécrit avec Michaël Segall (OE) Un Panorama de l’Ordre maçonnique. Elle est chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’honneur et commandeur des Palmes académiques.
[NDLR : Forte d’une thèse de doctorat en Histoire, sous la direction de Daniel Ligou, soutenue en 1990 à Dijon, notre Sœur Andrée Buisine est bien connue pour être une inlassable combattante et défenseuse de la Franc-Maçonnerie féminine en France, en Europe et dans le monde.
Personnellement, j’en garde un excellent souvenir du temps où nous pouvions, gratuitement, venir écouter les conférences ouvertes à toutes et à tous données en son temps au sein de l’Académie maçonnique.
La première édition a reçu, en 2007 à Paris, le prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France, catégorie histoire.
Nous devons l’actualisation et les compléments de cette seconde édition revue et augmentée à Monique Rigal Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France de 2009 à 2010 et la présente préface à Michèle Roméo, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France (SCFF). L’ouvrage est conçu non seulement comme une histoire du SCFF mais aussi comme un hommage à la vision prophétique de la franc-maçonnerie féminine à la grande bâtisseuse que furent certaines Sœurs telles Gisèle Faivre, Marjory C. Debeham, Blanche Albert, Gilberte Colonari, toutes grandes bâtisseuses. L’ouvrage s’illustre de quelques bannières ou cordons, comme celles du SCFF, du Chapitre N° 1 de « La Rose Noire du Silence » ou de celle de « Les Propylées », Loge de Perfection N° 1.
En fin d’ouvrage nous devons le portrait d’André Buisine, Grand Commandeur d’Honneur née en 1922 par notre très chère sœur Marie-Dominique Massoni. Sont évoqués aussi d’autres Sœurs tel
Liberté Morte, Maria da Graça Pessoa Pons, René Vidal ou encore différents défenseurs et appuis tels que Oswald Wirth, Joannis Corneloup ou Marius Lepage.
Le livre d’André Buisine débute avec une histoire et les principes du Rite Écossais Ancien et Accepté pour traiter après de la Maçonnerie d’Adoption au sein de la Grande Loge féminine de France.
Nous vous invitons à prendre connaissance de la table des matières de cette nouvelle édition :
Préfaces (de la première édition et de la deuxième)
Le Rite Écossais Ancien et Accepté, historique et principes
De la Maçonnerie d’Adoption au Rite Écossais Ancien et Accepté en Grande Loge Féminine de France
Compléter la pyramide des grades
Pourquoi ? Comment ?
La recherche des hauts grades
Les contacts et le processus d’élaboration
La fondation du Chapitre Rose-Croix
La Consécration du Chapitre Rose-Croix, le 25 septembre 1965
La première loge de Perfection
Du 18e au 30e, du Chapitre à l’Aréopage
Du 30e au 32e degré
Le 33e degré
L’intronisation du premier Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France ; la promulgation
Le Suprême Conseil Féminin de France
La Fête de l’Ordre
Le patrimoine immobilier
Le Suprême Conseil Féminin de France, ses réalisations
En Europe
– Le Suprême Conseil Féminin d’Italie
– Le Suprême Conseil Féminin du Portugal
– En Espagne
– En Grèce
– En Pologne
En Afrique et aux Mascareignes
– Un prodigieux essor en Afrique continentale
– Le développement du SCFF en Afrique de l’Ouest
– Le développement du SCFF en Afrique centrale
– À Madagascar et aux Mascareignes
En Amérique latine
– Le Suprême Conseil Féminin du Chili
– Le Suprême Conseil Féminin du Venezuela
– En Uruguay
– Au Mexique
Création de l’Alliance des Suprêmes Conseils Féminins
La vie de la juridiction française
Les protocoles d’accord
Et maintenant ?
Évocations
– Gisèle Faivre.
– Blanche Albert
– Blanche Colaneri
– Monique Rigal
– Michèle Roméo
– Andrée Buisine
– Liberté Morte
– Maria da Graça Pessoa Pons
– Renée Vidal
– Marjory Cecily Debenham
– Oswald Wirth
– Joannis Corneloup
– Marius Lepage
Le Devenir de The Order of Ancient Free and Accepted Masonry
Les 33 Grades du Rite Écossais Ancien et Accepté au SCFF
Les ateliers supérieurs et leur date de création
Loges associées
Notons, pour le moment, que le port exceptionnellement offert par l’éditeur.
Le Grand Maître sortant de la Très Vénérable Grande Loge de Maçons, République du Libéria, Cllr. James E. Pierre exhorte les autres membres de l’artisanat maçonnique du pays à montrer un amour fraternel.
« Frères, efforçons-nous de vivre ensemble dans un véritable amour fraternel. Faisons-nous un amour fraternel les uns aux autres sans prétention, mais avec sincérité, et à la mort lorsque nous affrontons en Occident le soleil couchant de nos vies respectives », dit-il.
Cllr. Pierre a fait l’envie ici mardi 27 décembre 2021, à l’église de la cathédrale de la Trinité sur Broad Street à Monrovia, à l’occasion de la 154e célébration de la fête de la Saint-Jean-Évangéliste.
Il note que Saint Jean l’Evangéliste et Saint Jean Baptiste sont les deux saints patrons de l’artisanat maçonnique, et la célébration de la fête de Saint Jean l’Evangéliste est l’une des festivités annuelles les plus importantes de la fraternité, ajoutant qu’elle est célébrée chaque année par les maçons du monde entier, où ils se rassemblent, se réjouissent, renouvellent leur alliance et proclament. Il explique qu’au Libéria la célébration marque le début de l’année maçonnique.
Le Grand Maître Cllr sortant Pierre poursuit qu’il est inutile pour les Frères de se contenter de réciter et de faire semblant d’entendre l’accusation entendue à l’ouverture de chaque Loge. Au lieu de cela, il souligne que les Frères devraient soumettre leurs passions irrégulières et procéder à leur mépris par leurs actions.
« Combien d’entre nous », demande-t-il, « vivons des vies qui peuvent être reconnues comme témoignant de l’Amour Fraternel aux autres Maçons ? Combien d’entre nous peut-on vraiment dire être les gardiens de notre Frère ? ».
Membre respectivement de la New York Bar Association et de l’American Bar Association, Cllr. Pierre explique que la franc-maçonnerie est une société organisée d’hommes appliquant symboliquement les principes de l’architecture de la maçonnerie opérationnelle à la science et à l’art de la construction du caractère.
Il dit que ces principes de maçonnerie opératoire sont appliqués à la construction de temples intangibles où les besoins spirituels d’un homme sont développés et où son âme demeure, tout comme son corps physique est logé dans des bâtiments tangibles construits en bois et en pierre.
Il note également que la franc-maçonnerie est l’art et la science d’unir deux constructeurs en une seule personne, l’un pour construire un temple pour abriter l’être spirituel de l’homme, et l’autre pour construire des bâtiments pour protéger son corps physique des intempéries, deux constructeurs en un seul corps – l’un des temples spirituels et constructifs n’est pas fait de main, tandis que l’autre est physique, construisant des édifices dans lesquels il construit une maison pour sa famille.
Il a dit que ces deux constructeurs symboliques représentés dans le même corps pratiquent l’art de construire pour les besoins matériels et spirituels d’un homme.
« La franc-maçonnerie est construite sur l’amour. Nous sommes des bâtisseurs. Nous construisons des temples, pas en bois et en pierre, ni avec nos mains. Selon l’enseignement du prophète Osée « Quand Israël était un enfant, je l’aimais. »
Servant d’orateur national pour la célébration de cette année pour la première fois depuis qu’il est devenu membre des Maçons, Cllr. Pierre souligne que le fondement de l’accent maçonnique sur l’amour fraternel est directement attribuable aux nombreuses remontrances trouvées dans la Sainte Bible sur l’exigence que l’homme aime son prochain.
Selon lui, la franc-maçonnerie est également basée sur une discipline stricte, ajoutant que, dans le passé, ces anciens repères étaient utilisés pour inculquer la discipline à la franc-maçonnerie.
« Nous semblons avoir oublié l’un des principes de base de notre institution : il vaut mieux qu’aucun ouvrier ne soit ajouté au rôle que même un pied indigne [est] autorisé à franchir le seuil de la Loge. »
Il dit que le non-initié juge la maçonnerie par la conduite de ses membres individuels, il devrait donc être aussi attentif à la réputation de sa Loge qu’à celle de sa famille.
Le Grand Maître sortant observe que la Maçonnerie au Libéria semble avoir perdu l’essentiel de sa force morale et de son efficacité spirituelle, ce qui lui avait permis dans le passé de maintenir un sentiment fraternel particulier et un lien fraternel entre ses membres – cet amour fraternel qui lui faisait l’envie du monde profane.
« Nous semblons avoir perdu l’art de l’amour fraternel et aujourd’hui, il est difficile de dire qui est un frère maçon au Libéria. Aujourd’hui, les maçons au Libéria se tournent vers la franc-maçonnerie pour obtenir un statut, pour faire partie de l’élite perçue », ajoute-t-il.
La célébration de la fête de l’évangéliste de la Saint-Jean a été honorée par le vice-président du Libéria, le Dr Jewel Howard Taylor, ainsi que par neuf invités étrangers, dont le très vénérable frère Sadio Sow, Grand Maître de la Grande Loge Nationale du Mali, Très vénérable frère Abdoul Kabele Camara, Grand Maître National Grande Loge de Guinée, Très vénérable frère Mamadou Alata Doula, Grand Maître de la Grande Loge Nationale du Niger, RWB Bro Joseph Owoudault Berre, Grande Loge Nationale du Gabon et RSF Jean Yves Faboumy, représentant respectivement le Grand Maître du Bénin.
Faisant des remarques lors de la célébration, le nouveau Grand Maître Anthony W. Deline, II, et George E. Henries ont loué le leadership de l’artisanat maçonnique pour l’opportunité qui lui a été donnée de servir en tant que Grand Maître.
« Nous sommes honorés d’être là où nous sommes aujourd’hui en particulier, avec nos frères visiteurs de la région, nous sommes heureux d’être tous ensemble dans le bonheur en tant que frères de la Grande Loge d’Afrique », a déclaré M. Deline.
Il note que la présence de leurs visiteurs était de démontrer leur engagement envers la célébration et la fraternité, ajoutant que « cette célébration est un jour merveilleux pour nous tous et soyons solidaires les uns des autres.
La célébration a commencé par un grand défilé depuis le temple de l’artisanat maçonnique sur Benson Street, suivi d’un programme en salle à la cathédrale de la Trinité et s’est ensuite terminé par une réception chaleureuse au temple. Montage par Jonathan Browne
Le magazine Presse Evasion pose cette semaine la question des enjeux futurs :
Intellectuels et philosophes, éclairez-nous de vos lumières pour élever le débat et comprendre les enjeux de société !
et pose la question aux maçons :
Et les Francs-maçons dans tout ça ?
Où sont passées les grandes voix, les intellectuels de tous les bords et de tous les courants de pensée ? Qui va pouvoir partager une vision prospective et engagée sur la situation sociale, politique et économique d’aujourd’hui ? Des journalistes, des vrais, des philosophes, des vrais qui n’auront pas peur de s’exprimer, sans contrainte et sans la peur de se voir embastiller à la moindre incartade ou au moindre écart avec la doxa ambiante. Il est évident que la presse aujourd’hui subit les contraintes du pouvoir politique, la tyrannie des éditorialistes et le dictat des annonceurs publicitaires. Jean YANNE, dans son film « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », le dénonçait déjà, en 1972 : les rapports entre la presse, les politiques et les annonceurs sont complexes…
Le magazine interroge les « philousophes », les scientifiques et les journalistes (retrouvez l’intégralité de l’article sur presse-evasion.fr)
Il se tourne aussi vers les maçons :
Et les Francs-maçons dans tout ça ?
Même s’ils brillent par une légendaire discrétion, les Francs-maçons peuvent néanmoins éclairer la route qui nous même aux portes d’une forme de sagesse. Que disent-ils aujourd’hui pour la défense de la Veuve et de l’Orphelin, sur la fraternité entre les hommes quelques soient leur race, leur religion ou leurs idées politiques ? Voltaire, célèbre Franc-maçon (reçu à la Loge des Neufs Sœurs) nous ouvre grande la porte du « Siècle des Lumières ».
Parmi les obédiences maçonniques les plus importantes citons : le GO (Grand Orient), la GLF (Grande Loge de France) et la GLNF (Grande Loge Nationale de France).
Pour notre éclairage, on peut lire les revues éditées par les grandes obédiences : « Bulim », « Points de vue initiatiques », « Journal de la GLDF »… J’émets une réserve pour « les Cahiers de Villard de Honnecourt » édités par la GNLF. Nous sommes très loin du temps de feu René GUENON (écrivain et philosophe), qui quitta son obédience et la Franc-maçonnerie. Cette revue, est devenue un document pseudo intellectuel pour adeptes de l’épistémologie universitaire…
Les dits Francs-maçons (même s’ils ne savent ni lire ni écrire…sic) peuvent mettre à notre disposition des outils simples mais nécessaires à la bonne compréhension du monde : une règle, une équerre, un compas et un fil à plomb… A chacun de transposer ce que ces outils peuvent leur apporter.
John Yarker, dans un article sur Le rite d’York et l’ancienne Maçonnerie en général, remarque qu’«en vérité, des ouvriers complotèrent illégalement pour extorquer d’Hiram Abif un secret, celui de l’animal étonnant qui avait le pouvoir de couper les pierres. Le secret qui a été perdu par les trois Grands Maîtres est celui de l’insecte shermah (shamir), qui a été employé pour donner un parfait polissage aux pierres». Considérant cette remarque de Yarker, le secret opératoire du shamir serait-il «ce qui a été perdu» ?
De même, dans la présentation du Rituel Wooler, qui ressemble au texte de Yarker, on lit dans un catéchisme du troisième degré : «Après la construction du Temple, les ouvriers du plus haut degré, connus sous le nom de «Most «Excellent», ont accepté les grands secrets concernant le noble In… Sh…, qui était ce qui constituait le secret des trois Grands Maîtres et [pour] lequel HAB fut tué» ; l’utilisation d’abréviations prouvant le caractère autrefois ésotérique, ou supposé tel, de l’information.
Dans son Miscellanea Latomorum, le Dr William Wynn Westcott propose un passage d’un vieux rituel qui parle précisément du secret de l’insecte shamir et des trois Grands Maîtres. Cette tradition maçonnique est ignorée de nos jours
Le shamir, de l’araméen chamira, «comme un silex», était un organisme surnaturel.
Le shamir était-il un minéral, une plante ou un animal ?
Dans une légende abyssinienne, il est supposé avoir été une sorte de bois ou d’herbe.
En hébreu biblique, le mot shamir (שָׁמִיר) a été utilisé dans deux sens : soit une pointe faite d’une substance très dure comme le diamant (Jérémie 17,1 ; Zacharie 7,12), soit des épines acérées (Isaïe 5,6).
Le Talmud puis, plus tard, de grands rabbins ont décrit comment le shamir, en passant le long de la surface d’une pierre, peut la fendre de manière parfaite en deux morceaux. Le Talmud affirme que c’est le «regard» d’une créature vivante qui provoquait la cassure de bois ou de pierre. Selon Rabbi Ba’hya, le shamir aurait été utilisé par Betsaléel du temps de la construction du Tabernacle afin de graver les noms des tribus sur les pierres précieuses enchâssées dans le pectoral du Grand prêtre. Le bâton de Moïse éventuellement fait en shamir aurait ainsi pu fendre cette roche en deux pour en faire couler l’eau. Son essence surnaturelle venait du fait qu’il aurait été créé au crépuscule, la veille du premier shabbat, pendant les Six Jours de la Création[1].
Ce shamir miraculeux aurait été spécialement créée au début du monde pour cette utilisation opératoire. Selon cette légende, quand Salomon demanda aux rabbins comment construire le Temple sans utiliser d’outil de fer, pour se conformer, bien sûr, à l’injonction du Deutéronome (Exode, 20,21 ; Si toutefois tu m’ériges un autel de pierres, ne le construis pas en pierres de taille; car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues profanes), ils attirèrent son attention sur le shamir par lequel Moïse avait gravé le Nom des tribus sur le pectoral du grand prêtre.
Dans l’Encyclopédie juive on trouve cette légende qui raconte que, sur la recommandation des rabbins et afin de ne pas utiliser le fer, Salomon taillait les pierres au moyen du shamir, un animal, un ver dont le seul contact fendait la pierre. On retrouve cette légende également dans la littérature arabe et même dans le Coran.
Dans la littérature talmudique, il existe de nombreuses références à Shamir. Des qualités inhabituelles lui ont été attribuées. Par exemple, il pourrait désintégrer quoi que ce soit, même dur comme des pierres. Parmi ses possessions, Salomon la considérait comme la plus merveilleuse. Le roi Salomon était désireux de posséder le Shamir parce qu’il en avait entendu parler. La connaissance du Shamir est en fait attribuée par des sources rabbiniques à Moïse. Après avoir beaucoup cherché le Shamir de la taille d’un grain d’orge, il a été trouvé dans un pays lointain, au fond d’un puits, transmis à Salomon, mais étrangement, il perdra ses capacités et est deviendra inactif plusieurs siècles plus tard, à peu près au moment où le Temple de Salomon a été détruit par Nabuchodonosor.
Étonnant et curieux Shamir ? Qu’est-ce donc ?
On suppose que la légende est basée sur une corruption du mot Smiris, le grec pour l’émeri, qui a été utilisé par les antiques graveurs dans leurs œuvres et médaillons, et que le nom de Shamir est simplement la forma hébreu du mot grec[2].
Selon les auteurs médiévaux, Rachi, Maimonide et d’autres, Shamir était une créaturevivante, un ver ; soutenant que Shamir ne pouvait pas être un minéral parce qu’il était actif. Ce ver magique était doté du pouvoir de modifier la pierre, le fer et le diamant, par son simple regard. Par ailleurs, les sources rabbiniques ont transmis la description de la gravure des noms des douze tribus sur les douze pierres précieuses de la cuirasse du grand-prêtre (le pectoral) ; Moïse le fit non pas par sculpture, mais en écrivant avec un certain fluide et en les «montrant» à Shamir, ou en les exposant à son action. De l’avis des auteurs modernes, l’expression «montré à Shamir» indique clairement que c’était le regard d’un être vivant qui a effectué la division de bois et de pierres. On admet cependant que dans les sources talmudiques et midrashiques, on ne dit jamais explicitement que le Shamir était une créature vivante. Alors Shamir/ schamir/ samur, comme on en trouve l’expression, un ver de la taille d’un grain, ou autre chose, une pierre selon les différentes sources littéraires ?[3]
Une vieille source, La Légende de Soliman et testament de Salomon ouvrage écrit en grec, probablement au début du troisième siècle de l’ère actuelle, se réfère à Shamir comme une pierre verte, le shamir serait une pierre de cristal vert de grande puissance[4].
Un seul shamir est reconnu avoir existé. Il est sculpté en forme de coléoptère, scarabée de l’espèce sacer ateuchus. C’est la raison pour laquelle on a confondu le shamir avec un insecte.
Mais comment une pierre verdâtre aurait-t-elle pu couper le plus dur des diamants avec son seul regard ?
Reprenons ce que raconte Louis Guinzberg, en 1909, dans Les légendes des juifs, qui, inspiré par l’exégèse rabbinique, rapporte l’histoire de manière très fantastique : le shamir fut créé au crépuscule du sixième jour avec d’autres choses extraordinaires. Il n’était pas plus grand qu’un grain d’orge et possédait le pouvoir remarquable de tailler les diamants les plus durs. C’est pour cette raison qu’il aurait été utilisé par Betsaléel (ל אֵ לְ צַ בְּ), et non Moïse, du temps de la construction du Tabernacle pour graver les pierres du pectoral porté par le grand prêtre (minimannamoments.com/sapphire-ten-sayings-part-2-and-a-rebel-lion/ ). D’abord on traça à l’encre les noms des douze tribus sur les pierres qui devaient être serties dans le pectoral ensuite le shamir fut conduit sur les lignes tracées et celles-ci furent ainsi gravées. Circonstance miraculeuse, le tracé ne porta aucune particule de pierre.
On avait également utilisé le shamir pour tailler les pierres dont fut construit le Temple, car la loi interdisait d’utiliser des ustensiles de fer pour tout ouvrage destiné au Temple. Pour le conserver, il ne faut placer le shamir dans aucun réceptacle de fer, ni d’aucun métal, il le ferait éclater. On le conserve enveloppé dans une couverture de laine qui à son est tour est placée dans une corbeille de plomb remplie de son d’orge. Le shamir fut gardé au Paradis jusqu’au jour où Salomon eut besoin de lui. Il envoya l’aigle pour y chercher le ver.
La manière dont Shamir était gardé en sûreté peut nous donner un indice: «Le Shamir ne peut être mis dans un vase de fer pour la garde, ni dans aucun vaisseau métallique: il éclaterait un tel récipient. Il est gardé enveloppé dans de la laine à l’intérieur d’une boîte de plomb rempli de son d’orge. Cette phrase est tirée du chapitre 48b du Talmud de Babylone et contient un indice important ; car, avec la connaissance actuelle nous pouvons facilement deviner qui ou plutôt ce qu’était Shamir : c’était une substance radioactive ; les sels de radium, par exemple, agissant sur certaines autres substances chimiques, peuvent émettre une luminescence de couleur jaune-vert.
Cela expliquerait comment le pectoral du grand-prêtre avait été gravé : les lettres étaient écrites à l’encre, et les pierres étaient exposées l’une après l’autre au «regard» ou au rayonnement du Shamir. Cette encre devait contenir du plomb en poudre ou des oxydes de plomb. Les parties des pierres qui n’étaient pas protégées par le plomb se désintégrèrent sans laisser de particules de poussière qui, selon ce Talmud, paraissaient particulièrement merveilleuses. Les parties protégées par de l’encre de plomb se dressaient en relief sur la surface des pierres précieuses (la plupart des gemmes, tels que le diamant, le saphir, l’émeraude ou la topaze, sont décolorés par la radioactivité. D’autres pierres précieuses, comme l’opale, sont constituées de cristaux de silice hydratée. Le rayonnement alpha les désintègre en rompant la liaison avec l’eau ; celle-ci se volatilise sans laisser de résidu).
La possession la plus précieuse de Salomon, son Shamir, n’a pas survécu avec le temps, il est devenu inactif. La version habituelle de l’histoire, «le Shamir disparu», ne correspond pas à la traduction exacte du texte hébreu. Le mot batel utilisé pour décrire la fin, ou la disparition, de Shamir n’a qu’une seule signification : « Pour devenir inactif. ». Dans les quatre cents ans qui ont passé de la construction du premier Temple à sa destruction par Nabuchodonosor en -587, une substance radioactive aurait pu devenir inactive (le radium perd environ un pour cent de sa radioactivité tous les 25 ans).
Le secret d’Hiram serait-il celui de l’utilisation d’une sorte de laser radioactif que les mauvais compagnons auraient voulu arracher à Hiram.
Le kabbaliste Adolph Grad en donne une semblable interprétation ; une sorte de laser :
Et pour des représentations de l’animal Schamir – shamira, and the building of king Solomon’s temple : thesunkeepers.net/22-blog-posts/sacred-texts,-ancient-studies-myth/10.
[1] Dans le sixième chapitre du cinquième livre du Pirké Avot –le livre des pères- il est écrit : Dix choses ont été créées la veille du Shabbat au crépuscule : la bouche de la terre, la bouche du puits, la bouche de l’ânesse, l’arc-en-ciel, la manne, la verge (de Moïse), le shamir, l’écriture, la (pointe) graveuse, et les tables (de la Loi)
De notre confrère italien icalabresi.it – Par Saverio Paletta
Qui étaient les quatorze noms sur la liste des inscrits à la loge Gelli ? Et qu’est-ce qui ressort des enquêtes de l’ancien procureur de Palmi ? Petits poissons, soupçons sur les grands et mystères sur les relations entre la franc-maçonnerie locale et les clans ‘Ndrangheta.
« Franc-maçon et j’en suis fier ! ». Ainsi, au lendemain de l’affaire P2, alors que les institutions étaient encore ébranlées par la découverte de la liste saisie à Licio Gelli , Costantino Belluscio , alors membre du PSDI, a gelé Montecitorio. De nature très particulière, Belluscio s’est inscrit dans la franc-maçonnerie à Rome (où il résidait et où il avait fait une carrière remarquable aux côtés de Giuseppe Saragat, dont il était l’homme de l’ombre) et non dans sa Calabre, où il était maire d’Altomonte .
Combien de Calabrais étaient inscrits en P2 ? Parmi les listes examinées par la commission d’enquête présidée par Tina Anselmi, on en compte treize, en plus de Belluscio . Ce sont tous des professionnels sans rôles principaux : Carmelo Cortese de Catanzaro , Paolo Bruno de Cosenza , Antonio Cangiano, Antonio Messina, Italo Aloia, Domenico Fiamengo et Domenico De Giorgio, Franco Morelli, Carlo Satira, Giuseppe Strati, Aurelio Tripepi, Umberto Giunta de Reggio . , Giuseppe Arcadi .
L’affaire Loizzo
La seule « victime » calabraise du scandale P2 était Ettore Loizzo de Cosenza , qui était déjà un franc-maçon à l’époque, mais pas un « piduiste ». Loizzo, dont l’appartenance à la franc-maçonnerie était bien connue, avait également un rôle important dans le PCI, au nom duquel il était conseiller municipal à Cosenza. C’est une histoire bien connue, qui a refait surface récemment suite à la réédition de l’ouvrage Confessioni di un gran maestro (Cosenza, Pellegrini 2021), le livre contenant l’interview de l’ancien Grand Maître Assistant de Goi avec le journaliste Francesco Kostner .
Ettore Loizzo
Loizzo a été contraint de quitter le Parti communiste par Fabio Mussi, qui était à l’époque secrétaire régional du parti de Berlinguer et a subi l’énorme pression politique et médiatique d’Italo Garraffa, qui dirigeait alors la section Cosenza du PCI.
A cet égard, il faut rappeler que les statuts du Parti communiste de l’ère Berlinguer n’envisageaient (contrairement à ceux du DC, du MSI et du PSI) aucune incompatibilité entre appartenance à la franc-maçonnerie et militantisme communiste. C’est également pour cette raison que le vénérable calabrais a publié de lourdes déclarations, qui faisaient allusion à un sujet bien précis : la ‘Ndrangheta .
À propos de Paul Getty
« Compte tenu de ma position maçonnique, dans des circonstances particulières, les dirigeants de mon ancien parti m’ont souvent demandé un coup de main », a déclaré Loizzo dans l’interview fleuve. Il a rajouté : « J’ai été contacté à l’occasion de l’ enlèvement du jeune Paul Getty . Les investigations, selon les enquêteurs, ont conduit à la Calabre : une piste qui a également été suivie avec la contribution de la franc-maçonnerie ».
Jean-Paul Getty III
On ne sait pas ce que Loizzo a réussi à faire dans l’affaire Getty. Mais un de ses mots énigmatiques clarifie certains points : « S’il avait conscience des ramifications de notre Institution, en Calabre comme dans toute autre partie de l’Italie, et de notre réseau de contacts sur lequel on peut compter… ». Il n’est pas nécessaire d’en rajouter.
Le secret de Pulcinella
Un détail suggère que beaucoup de choses sur la P2 sont le secret classique de Pulcinella. En fait, le journaliste d’ Espresso Roberto Fabiani s’est beaucoup consacré à Licio Gelli , qui a écrit I Massoni in Italia en 78 , un dossier plein d’informations et de suggestions, reçu d’un piduiste très particulier : l’ancien chef du bureau des affaires réservées Federico Umberto d’Amato .
L’inquisiteur de Cordoue
Retournons en Calabre et arrivons au présent. Il y a quelques mois, le tribunal civil de Reggio de Calabre a rejeté une demande de dommages et intérêts déposée par l’ancien procureur général de Palmi Agostino Cordova contre le Grand Orient d’Italie. Le fait, en lui-même secondaire (la Cour s’est bornée à considérer comme légitimes les critiques faites par le Grand Maître Stefano Bisi à l’Orient de Cordoue), a rouvert de vieilles polémiques qui n’ont jamais été résolues sur l’enquête qui, au début des années 90 , a secoué la Calabre et fait trembler l’Italie. Ce qui reste de cette enquête, qui n’a pratiquement rien donné, est une énorme quantité d’informations et des noms qui courent encore sur le net.
Stefano Bisi
La Calabre qui compte (va)
En 1992 , alors que Tangentopoli n’avait pas encore éclaté et que la mafia haussait la barre de sa contestation envers l’État, l’enquête de Cordoue aboutit dans la presse d’investigation et de contre-information. Un dossier de Franco Giustolisi, publié chez Espresso le 22 novembre de la même année, regorgeait de noms qui comptaient. On parle du démocrate-chrétien Riccardo Misasi, Bruno Napoli et Leone Manti. Mais surtout, on parle de socialistes, dont beaucoup ont encore des rôles importants dans la vie politique calabraise : Sandro Principe, Saverio Zavattieri et Leopoldo Chieffallo .
Augustin Cordoue
Ces noms et d’autres ont été « chantés » à Cordoue par Angelo Monaco, un médecin socialiste de San Mango d’Aquino et ont suscité une très forte impression. Surtout parce que l’enquête de Palmi s’est inscrite dans la ligne des relations « interdites » entre la mafia et la franc-maçonnerie. Celui de l’ Espresso n’était pas le seul dossier : même Avvenimenti (un hebdomadaire né de l’expérience de l’Ora di Palermo, dont il a hérité la rédaction) avait publié, environ un mois plus tôt, un long réquisitoire de Laura Cortina et Michele Gambino sur les mésaventures du Docteur Monaco, d’où partit l’enquête.
Le hachoir à viande
Historiquement derrière tout, la Calabre risquait d’anticiper Tangentopoli . L’enquête de Cordova, la retraçant avec le recul, semblait regarder dans deux directions. D’une part, dans sa recherche effrénée des liens entre loges et ‘ndrine, le procureur de Palmi a retracé les itinéraires effectués les années précédentes par les magistrats siciliens et par la Commission d’enquête sur le P2. En revanche, l’enquête sur la prétendue massomafia a été proposée comme lien avec d’autres opérations judiciaires très lourdes. Il fait référence à l’assassinat de Ludovico Ligato , à l’enquête sur les pots-de-vin à Reggio, dans laquelle Manti était impliqué, et à d’autres affaires peu claires, qui n’ont abouti à rien.
Sandro Príncipe
Il en était ainsi pour Riccardo Misasi , contre qui le parquet de Reggio a demandé l’autorisation de procéder par association de malfaiteurs de type mafieux et corruption. Et il en a été ainsi pour Sandro Principe, à l’époque sous-secrétaire des gouvernements Amato et Ciampi, qui a fait l’objet d’une enquête de Cordoue pour fraude électorale présumée en sa faveur dans la Piana di Gioia Tauro. Dans le cas de Principe, l’affaire a pris des allures grotesques : la Chambre a rejeté à plusieurs reprises la demande d’autorisation de procéder de Cordoue et le même procureur de Palmi a finalement proposé l’archivage. Toujours sur la base d’une considération : Prince avait pris très peu de votes dans la Plaine. Seul un imbécile, ce que n’est pas l’ancien sous-secrétaire, se serait exposé pour un si maigre butin. Résultats judiciaires similaires pour Misasi : refus d’autorisation de procéder et donc d’archivage .
Pas de tabliers pour les grands noms ?
Et l’appartenance des deux grands noms de la franc-maçonnerie ? Il ne ressort ni des papiers judiciaires ni des listes saisies au Goi, dont certaines continuent de circuler sur le net. Idem pour Saverio Zavettieri, qui n’a jamais parlé de franc-maçonnerie. Le seul à avoir un rôle confirmé dans la franc-maçonnerie est Chieffallo. Mais ce militantisme n’est lié à aucune hypothèse judiciaire . Les déclarations de Munich restent, enfouies dans les décombres de l’enquête.
Revenons à Loizzo. Le vénérable Cosentino s’est retrouvé au sommet du Goi en tant que « régent » avec Eraldo Ghinoi après que le grand maître Giuliano Di Bernardo , un autre super confident de Cordoue, eut abandonné le Goi pour fonder la Grande Loge Régulière d’Italie . Di Bernardo, il y a quelques années à peine, a pris une revanche posthume contre Loizzo. L’ancien Grand Maître du Goi avait déclaré que Loizzo lui aurait confié que sur 32 loges calabraises, 28 auraient été infiltrées par la ‘Ndrangheta. Un ancien notable du Goi a démenti ces déclarations : il s’agit de Franco Chiarello de Cosenza, qui à l’époque de la régence Loizzo était le secrétaire régional du Goi et est maintenant l’animateur de la Fédération des Loges de San Giovanni, une communion maçonnique indépendante.
Giuliano Di Bernardo
« J’ai parcouru les listes plusieurs fois et je peux dire que je n’y ai jamais trouvé de noms suspects. » Et encore : « Comment se fait-il que Di Bernardo ait parlé seulement 25 ans après cette enquête et cinq ans après la disparition de Loizzo ? ». Enfin : « Loizzo n’estimait pas du tout Di Bernardo, au contraire : il le trouvait peu fiable et désagréable. Pourquoi lui aurait-elle fait ces confidences ? Ce sont aussi des questions sans réponse. Probablement que le « mystère » maçonnique est constitué de ces malentendus et d’autres, qui s’éternisent d’une décennie à l’autre et d’enquête en enquête.
Ce documentaire daté de 2016 et diffusé sur RMC Découverte, chaîne de télévision thématique nationale française et gratuite – canal 24 de la TNT -, ne peut manquer de susciter l’intérêt des Sœurs et Frères et amis(ies) profanes
Avec des commentaires de Frédéric Lenoir. sociologue, écrivain, journaliste, conférencier français et docteur de l’École des hautes études en sciences sociales.
Une vidéo très instructive que nous devons à David Galley, auteur, journaliste indépendant, réalisateur de documentaires et auteur de plusieurs ouvrages dont « La France mystérieuse ». Il est un spécialiste reconnu des énigmes historiques qu’il étudie depuis près de 20 ans…
Ecrit comme un scénario de film ce roman est aussi un essai et un récit pour initiés.
Qu’est-il arrivé au sous-marin argentin SAN JUAN ? Pourquoi le calme qui s’installe dans les banlieues difficiles est-il inquiétant ? Comment des centaines de paquets de cocaïne se sont-ils échoués sur les plages de la côte atlantique ? L’auteur ancien membre du Ministère des Affaires étrangères a beaucoup voyagé et les aventures de ses héroïnes et héros se déplacent de Lima à Nazca, de Paris à Ghiseh, pour en explorer les incidences géopolitiques. Mais l’ouvrage est aussi une recherche historique qui remonte à la guerre de Troie et à la construction des pyramides sans oublier les cheminements ALCHIMIQUES explicatifs d’une énergie nucléaire de fusion froide. Nous rencontrons sur le site de Nazca un des derniers descendants SHAVAS qui va révéler à nos « indiana jones » modernes, bien des surprises. SHAVAS renoue avec les interrogations posées par la revue PLANETE sur l’HISTOIRE INCONNUE DES HOMMES DEPUIS 100 000 ans. 486 pages qui se dévorent d’un trait tant les rebondissements de ces énigmes sont passionnants.
L’AUTEUR
Bernard DENIS-LAROQUE, polytechnicien spécialiste de l’audio-visuel et des télécom a œuvré au Ministère des Affaires étrangères pendant 12 ans. Il a consacré une grande partie de sa carrière à faciliter les échanges culturels avec la France dans les domaines de la Télévision. Il a déjà écrit deux ouvrages issus de ses connaissances géographiques et culturelles : l’ AMBASSADEUR & WOURISTOCK. Sera –til le scénariste d’un prochain James Bond ou d’un film de SF à mi chemin entre DUNE et le CINQUIEME ELEMENT ?
Nous vous invitons à prendre connaissance de la décision de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
Save the date ! Samedi 4 juin 2022, inauguration donc d’une plaque commémorative. Une manifestation organisée par les Compagnons de l’Union compagnonnique et la Société des Compagnons et affiliés menuisiers et serruriers du Devoir de Liberté.
Statue d’Agricol Perdiguier dans le Square Agricol Perdiguier d’Avignon
« DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES 202 1 DAC 409
Apposition d’une plaque commémorative en hommage à Agricol Perdiguier 16 passage de la Bonne Graine à Paris 11e
PROJET DE DELIBERATION EXPOSE DES MOTIFS
Fils de menuisier, Agricol Perdiguier naît en 1805 à Morières- lès- Avignon, dans le Vaucluse. Il fait son apprentissages dans un atelier d’Avignon après avoir quitté celui de son père. Il part ensuite pour faire son Tour de France dans les rangs des compagnons du Devoir de Liberté. Son périple a duré au total quatre ans et demi, après qu’il a été déclaré inapte au service militaire en raison de sa mauvaise denture et échapp a nt ainsi aux sept années de présence dans un régiment. Après quelques mois de halte dans l’atelier paternel, il reprend la route. Il désire vivre plus activement qu’à Morières, s’instruire et entreprendre un combat pour l’extinction des rivalités compagnonniques, dont il avait eu à souffrir sur le Tour de France. Agricol Perdiguier conçoit alors des plans de réforme du compagnonnage en vue de réduire les rivalités, en transformer l’esprit et moderniser l’institution. Il a également pris goût aux aspects les plus techniques des groupements compagnonniques, arrivant à faire des « compagnons finis » de véritables professeurs d’enseignement technique, capables de former leurs élèves, en leur apprenant aussi bien les doctrines de la société compagnonnique dont ils sont membres, que des éléments de géométrie dans l’espace, et des principales méthodes de travail utilisées dans leur métier. Grand amateur de théâtre et de chansons, il publie des chants fraternels et des dialogues édifiants. Il est un membre typique de la première génération de travailleurs manuels accédant à la culture écrite, et marque le temps des « ouvriers poètes ». Ainsi naissent en 1834 et 1836, en deux parties, Devoir de Liberté : Chansons de compagnonnage et autres, puis en 1836 également Compagnonnage : la rencontre de deux frères, scène récente adressée aux compagnons de la France, brochure éducative comme les deux recueils poétiques précédents. En 1840, il publie Le Livre du compagnonnage qui sera réédité en 1841 puis en 1857, livre militant diversement apprécié par les compagnons, mais qui assure à ses idées une très large diffusion et l’estime quasi générale de la presse et des littérateurs. Ce livre attire alors l’attention de Victor Hugo ; il inspire largement George Sand, pour son roman écrit en 1841 Le Compagnon du tour de France ; Eugène Sue le loue dans Le Juif errant ; Frédéric Mistral s’en souviendra en évoquant Calendal. Perdiguier est élu député à l’Assemblée nationale constituant e en 1848, réélu en 1849 au sein de l’assemblée nationale législative, il siège sur les bancs de la gauche modéré e, luttant pour la défense des ouvriers. Il est emprisonné au moment du coup d’État du 2 décembre 1851, avant d’être expulsé de France. Il se réfugie alors à Bruxelles, ensuite à Anvers, puis à Genève, où il demeure jusqu’en décembre 1855. C’est là qu’il fit paraître l’ouvrage qui pour la postérité demeure certainement son chef-d’œuvre : les Mémoires d’un Compagnon, en deux volumes datés de 1854- 1855. Revenu à Paris, où sa femme et ses filles ont, durant son absence, vécu difficilement de l’exploitation d’une maison garnie dite Hôtel des Travailleurs, il installe une école de trait dans le 12e arrondissement, au 38 de la rue Traversière Saint- Antoine, aujourd’hui rue Traversière. À l’école, Perdiguier ajoute une librairie à l’usage des compagnons et, en général, des ouvriers du faubourg Saint-Antoine tout proche. Il meurt le 26 mars 1875. Il est proposé d’apposer une plaque commémorative en hommage à Agricol Perdiguier au 16 passage de la Bonne Graine à Paris 11e dont le texte est le suivant :
« AGRICOL PERDIGUIER
1805- 1875
HOMME DE LETTRES
COMPAGNON MENUISIER DU DEVOIR DE LIBERTÉ
DÉPUTÉ DE LA DEUXIÈME RÉPUBLIQUE
ADJOINT AU MAIRE DU 12 E ARRONDISSEMENT
A VÉCU DANS CETTE MAISON DE 1839 À 1852 »
Je vous prie, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir en délibérer.
La Maire de Paris »
À Morières, sa ville natale, le rond-point dédié à cet enfant du pays
Retrouvez notre article du 2 janvier courant sur la BD Agricol Perdiguier – Compagnon menuisier du Devoir de Liberté dit Avignonnais la Vertu – Pacificateur et rénovateur du compagnonnage
Dans la franc-maçonnerie, le temps est vécu comme quelque chose d’essentiellement bénéfique. Ce qui est positif est éternel et dure. Ce qui est négatif est éphémère et transitoire.
2022. Le début d’une nouvelle année, le sentiment du temps qui passe et des cycles alternés, offrent à beaucoup l’occasion de réfléchir sur ce qui a été possible de faire, ce qui n’a pas été possible et quels sont les projets pour l’avenir.
En pensant librement, on pourrait même spéculer que cette réflexion, cette analyse et cette programmation sont encore une sorte informelle de planification stratégique individuelle qui, dans le groupe de personnes, est importante pour faire avancer, plus ou moins lentement dans le sens du progrès de l’humanité au fil du temps.
Le franc-maçon ne manque pas l’extraordinaire vibration de ces jours, et vit naturellement et pleinement dans ces moments privilégiés, autant que n’importe qui d’autre. La différence, pour lui, c’est que la réflexion à la recherche du progrès, le sien et celui de la Société, est un devoir constant, et donc non lié à des moments précis du calendrier.
Étant idéalement attaché à l’investigation de la « Vérité » par l’étude, à un moment donné de votre voyage maçonnique, vous ressentirez également le besoin d’essayer de comprendre les nombreuses significations physiques, philosophiques et/ou symboliques du « temps ». Comprise la « Vérité » comme objet de recherche à la fois de la Science et de la Philosophie, elle représente pour le Franc-Maçon la notion d’un travail qui n’a pas de fin, mais que le temps lui-même essaie d’accomplir. Cela lui apprend que le temps, la patience et la persévérance le rendent capable d’atteindre ses objectifs.
Définie comme une mesure intrinsèque du mouvement, comme la durée relative des choses qui crée chez l’être humain l’idée du présent, du passé et du futur, comme une période continue dans laquelle les événements se succèdent, ou comme la durée des choses dans le succession de jours, d’heures et de moments, le temps est lié, dans la franc-maçonnerie, au symbole de la persévérance bien orientée vers l’accomplissement du devoir.
La « persévérance » est une qualité, attribuable à ceux qui font preuve de constance et de permanence, étant constants et persistants dans la poursuite d’un objectif. La persévérance est toujours le produit d’une bonne résolution, d’une décision imposée par la volonté. Elle est considérée comme une vertu, intimement liée dans la Franc-Maçonnerie au maintien constant (persévérance) dans l’action (volonté) visant à acquérir la Connaissance (objectif).
Certes, c’est la vertu de « persévérance » qui a aidé l’humanité à atteindre la notion actuelle de « temps », qui a pris des millénaires. S’appuyant sur des progrès scientifiques constants, on peut également dire que cette notion n’est peut-être pas encore la « correcte » et encore moins la définitive.
En effet, l’observation des cycles de la nature et des astres qui a conduit à reconnaître que le temps existe et doit être mesuré a été l’une des conquêtes de l’intelligence qui a vaincu l’homme et les animaux. « Si nous n’avions jamais vu les étoiles, le soleil et le ciel, aucun des mots que nous prononçons sur l’Univers n’aurait été prononcé. Mais la vision du jour et de la nuit, et des mois, et les révolutions des années, ont créé un nombre et nous ont donné une conception du temps, et le pouvoir d’enquêter sur la nature de l’Univers. (Platon).
L’écrivain José Barbosa Louro commente que « les impressions mêmes de l’environnement donnaient à l’homme l’idée qu’il devait obéir à un ordre supérieur, car les nuits cachaient les jours, le soleil chassait le sommeil, les marées montaient et descendaient, les fleurs s’épanouissaient et se fanaient, les enfants devenaient jeunes, les adultes vieillissaient. Quelque chose de puissant, d’incontrôlable, d’éternel et de très impitoyable contrôlait le cycle de la vie humaine ! Il fallait clarifier et apprendre à connaître cette chose, tantôt amicale, tantôt adverse, palpable et abstraite : le Temps. »
Dans la franc-maçonnerie, le temps est vécu comme quelque chose d’essentiellement bénéfique. Ce qui est positif est éternel et dure. Ce qui est négatif est éphémère et transitoire. Le temps n’est pas une date limite à respecter et l’intervalle entre les événements n’est pas long. « Tout a son temps fixé, et il y a un temps pour chaque but sous le ciel. » (Ecclésiaste 3:1)
Nous continuerons à parler de temps et de persévérance la semaine prochaine.
(Basé sur les travaux de N. Aslan, O. Luz, HF Sampaio Júnior, K. Ismail, JB Louro, António Jorge, également sur www.freemason.pt, noesquadro.com.br, focoartereal.blogspot.com, cienciaecultura. bvs .br, bibliaonline.com.br, Wikipedia et définitions du dictionnaire en ligne Oxford Languages.)
Responsable : Perseverance Store ( store159@fgsia.com ) – Jorn. Fernando Gerlach (DRT-PR n°2327)
La bibliothèque consacre 2021 à l’ésotérisme, thème à la croisée de plusieurs pôles forts de ses collections : sciences religieuses, philosophie, psychologie et histoire des sciences. De nombreux événements culturels et scientifiques scandent cette année, parmi lesquels une exposition et un colloque scientifique international organisés sous l’égide d’un comité scientifique présidé par Jean-Pierre Brach, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études (EPHE).
Une collection labellisée CollEx
Après les départements de la Bibliothèque nordique en 2017 et de la Réserve en 2019, le Fonds général s’est lancé dans la labellisation CollEx (collections d’excellence pour la recherche) de ses fonds avec sa collection dédiée à l’ésotérisme, labellisée en 2020.
Fruit d’une attention constante depuis plusieurs décennies, ce fonds est unique en France par sa richesse et sa diversité. Le thème de l’ésotérisme y est abordé des points de vue de nombreuses disciplines (philosophie, histoire, sociologie, sciences des religions, littérature, art, psychologie, psychanalyse, histoire et philosophie des sciences, etc.) et dans une extension temporelle très large (les documents les plus anciens au département de la Réserve complètent parfaitement ceux, plus récents, du Fonds général). Collection très vivante, ce fonds ésotérisme est connu, reconnu et apprécié des chercheurs qui y trouvent un matériau très riche pour leurs travaux.
La bibliothèque Sainte-Geneviève participe régulièrement à l’événement national des Nuits de la lecture. En 2021, en raison des contraintes liées à la crise sanitaire, une conférence-lecture filmée sans public dans les espaces de la bibliothèque est diffusée en ligne. Intitulée « Ésotérisme et poésie au XIXe siècle », elle est organisée en partenariat avec l’association La Voix d’un texte (ENS). La captation de cet événement est disponible ici et sur la chaîne YouTube de la bibliothèque. Au programme : une sélection de poèmes de Nerval, Mallarmé et Laforgue lus par Mélanie Traversier, comédienne et maîtresse de conférence en histoire moderne à l’Université de Lille, qu’accompagnent les commentaires éclairés de Bertrand Marchal, professeur des universités en littérature française à l’Université Paris-Sorbonne.
Annie Besant, née Wood en 1847, est une femme à la vie marquée par des engagements forts pour les droits des femmes et des plus faibles. Figure de proue de la Société de Théosophie entre 1889 et 1933, elle a mis sa plume, son énergie et sa force de conviction au service de ce mouvement spirituel et culturel, alors en cours de structuration. […]
Texte publié en 1896 par Jean Finot dans la Revue des revues dont il est le directeur, cet article fait l’objet d’un tiré à part de l’éditeur Charles Mendel, spécialiste des innovations photographiques. Il expose un panorama de la question des esprits des personnes décédées, pris sur le vif comme autant de preuves de leur réalité ou de fraudes. Restituer cette substance solide, liquide ou gazeuse par la photographie, ne serait-ce pas dire que celle-ci peut rendre visible l’invisible à l’oeil nu, surprendre ce que le Larousse universel définira pour la première fois en 1922 comme l’ectoplasme, « plasma à l’origine psychique émané d’un médium » ? […]
Le Paris fantastique de Charles Meryon : estampes ésotériques
Ces trois estampes de Charles Meryon (1821-1868) mêlent le fantastique au réalisme, le mystère et l’ésotérisme à la précision topographique. Dans la série des Eaux fortes sur Paris, qui représentent des quartiers du Vieux Paris voués à la disparition car objets des démolitions et des transformations du baron Haussmann, Meryon insère dans certaines de ses vues pourtant très précises, des figures étranges, allégoriques, voire énigmatiques. L’interprétation de ces apparitions surnaturelles reste très délicate […]
Unique dans les collections universitaires françaises, le document exposé illustre la richesse des publications ésotériques entrées à la bibliothèque par Dépôt légal pendant plus d’un siècle. Cette brochure de Mme Daubigny éditée en 1900, témoigne de la permanence et du renouveau des arts divinatoires sous l’effet conjugué de l’engouement pour l’occultisme et des progrès scientifiques. S’interrogeant sur l’origine et le sens de la vie, elle répond par la pratique des sciences occultes dont elle se dit héritière. Elle expose alors l’ordonnancement du « monde humain » à travers un panel concis et instructif de techniques, connues de longue date dans la culture populaire ou apparues il y a peu. […]