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BRESIL : Franc-maçonnerie et paix

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

Face à une nouvelle escalade à l’échelle mondiale de la folie humaine, méprisant la vie pour privilégier des élans de fausse grandeur politique, et faisant ressurgir l’ombre terrible de la guerre, il est opportun en ce moment de réfléchir un peu sur la « paix »

Nous allons donc reproduire ici, en deux parties, un article publié en 2017 par le franc-maçon Aníbal Silva, de Goiânia – GO, intitulé « La franc-maçonnerie et la culture de la paix ». 

« Fondée sur la philosophie la plus pure et la plus divine, dont l’histoire puise ses racines dans les sacro-saints enseignements chrétiens, la franc-maçonnerie développe ses pratiques dans sa discrétion habituelle, préparant l’être humain dans les domaines social, moral et spirituel (…). En faisant cela, elle entame un combat insistant pour la liberté des peuples, pour la fraternité, pour l’égalité et pour la paix, luttant toujours contre tout ce qui, par la violence, compromet la bonne coexistence sur terre.

Egalement basé sur la loi de l’évolution, comme l’affirme l’illustre franc-maçon nord-américain, le frère Albert PICKE , l’esprit de la franc-maçonnerie est antagoniste à la guerre. Sa tendance est de réunir tous les hommes dans une fraternité, dont les liens seraient affaiblis par toute discussion. Le frère Albert PICKE a défendu avec une grande intransigeance la franc-maçonnerie qui est une grande société de paix dans le monde. Partout où elle existe, elle s’efforce de prévenir les difficultés et les différends internationaux et de lier les républiques, les royaumes et les empires dans un grand lien de paix et d’amitié entre les peuples.

Le mot PAIX exprime la tranquillité, la paix, la concorde, la compréhension et l’harmonie qui règnent au sein de l’humanité, que ce soit dans les gouvernements ou dans la société en particulier. Il garantit une bonne coexistence entre les personnes et l’absence de conflits entre elles. On peut donc dire que la paix intérieure est la tranquillité de la conscience, tout comme la béatitude est la paix de l’esprit si indispensable à la vie humaine, permettant ainsi à l’homme de s’accomplir en tant qu’être créé à l’image et à la ressemblance du Grand Architecte de l’univers.

Il est important de définir la paix au sens biblique : un état d’esprit motivé par le fait que tout va bien. C’est le « shalom » des Israélites, qui à son tour se traduit par bonheur matériel, prospérité, sécurité, santé et aussi bonheur spirituel. Cette dernière n’existe que si la personne est bien comme le GADLU, qui nous a dit : « Heureux ceux qui promeuvent la paix, car ils seront appelés enfants de Dieu ». Et Il veut que les hommes vivent en harmonie les uns avec les autres, quand par l’intermédiaire de l’apôtre Paul, il a dit : « Que votre souci soit de faire ce qui est bon pour tous les hommes, cherchant, si possible, à vivre en paix avec tous, autant que possible, vous dépendez ».

En tant que chrétiens, nous devons être conscients que nous devons rechercher non seulement la paix personnelle, mais aussi la paix de la communauté dans laquelle nous vivons, afin que la prophétie d’Isaïe pour les temps messianiques puisse s’accomplir sur la terre : « Une nation n’élèvera pas le l’épée l’une contre l’autre, et ils n’apprendront plus à faire la guerre. Et le grand philosophe, politicien et mystique hindou, Mahatma Ghandi, a dit avec une grande conviction : « Il n’y a pas de chemin vers la paix ; La paix est le chemin ».

La semaine prochaine, suite de cette réflexion, qui rapproche encore plus ce sujet de chacun de nous : « la paix commence chez soi ».

Article d’Anibal Silva, membre de la Loge maçonnique « Paz Universal », de Goiânia et de l’Academia Goiana Masônica de Letras – Franc-maçonnerie et culture de la paix – Publié dans « Diário da Manhã » le 29.07.2017 – https://www. dm.com.br/opiniao/2017/06/maconaria-e-cultura-da-paz/

Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )

ARGENTINE : La vie maçonnique secrète du général San Martín

De notre confrère argentin diariopopular.com.ar – Par le Dr Antonio Las Heras

À l’occasion du nouvel anniversaire de la naissance de José de San Martín (né le 25 février 1778), l’historien Antonio Las Heras nous raconte sa vie maçonnique méconnue.

José de San Martín a été initié à la franc-maçonnerie en 1808, à Cadix (Espagne), lorsqu’il est entré dans la loge d’intégrité n ° 7 dont le vénérable maître (président) était le général Francisco María Solano, marquis de Socorro ; dont – précisément – ​​San Martín était son aide de camp.

C’était, à cette époque, l’ordre secret et ésotérique le plus important d’Occident. Une société dont les origines légendaires remontent à l’Egypte pharaonique et, plus anciennement encore, à l’Atlantide elle-même. Alors que le contexte historique la font remonter au Moyen Âge.

Des documents prouvent qu’en octobre 1811, San Martín a été co-fondateur de la loge des chevaliers rationnels qui se réunissait à Londres.

Une loge est le lieu où un groupe de maçons se réunit pour travailler ensemble ; ce n’est pas n’importe quel franc-maçon qui peut participer à sa fondation. Pour cela, il est nécessaire d’avoir atteint le degré de « maître ». Si San Martín était co-fondateur de Les chevaliers rationnels, c’est parce qu’il avait atteint ce degré supérieur – au moins – quelque temps auparavant.

C’est à Londres que, avec l’aide de francs-maçons – parmi lesquels son grand ami le comte de Fife – San Martín a effectué les démarches pour se rendre à Buenos Aires.

Il est arrivé à Río de la Plata dans la frégate George Canning avec d’autres initiés issus de diverses loges européennes. Entre autres, Alvear, Zapiola et Chilavert.

Le Dr Julián B. Álvarez, alors président de la Loge de l’Indépendance de Buenos Aires, les attendait. C’est Álvarez qui leur a fourni les éléments rituels nécessaires pour créer la première loge Lautaro qui avait Alvear comme premier président.

Il n’y avait pas – comme l’a montré l’historien maçonnique Emilio J. Corbiere – une seule Loge Lautaro, mais une série de « loges Lautarine » dont l’objectif était que les terres de cette partie de l’Amérique accèdent à l’indépendance de l’Espagne pour former un gouvernement autonome. San Martín a rejoint la loge lautarienne à Buenos Aires et en a ensuite créee d’autres. Son compagnon de route et frère maçonnique, l’invincible général Juan Gregorio de Las Heras , fondera et intégrera également des loges qui porteront le nom de Lautaro.

Lors de son séjour à Cordoue, San Martín – toujours malade – a convoqué un groupe de patriotes en qui il avait confiance, les initiant à la franc-maçonnerie, après quoi il décida de leur confier ses projets de libération du Chili. Le 24 mai 1814, il établit une Loge Lautaro dans la ville de Cordoue. Cette date n’est évidemment pas une simple coïncidence… Au moment où San Martín assuma le poste d’intendant de Cuyo (6 septembre 1814), une Loge Lautaro naquit à Mendoza.

Le Congrès de Tucumán (9 juillet 1816) reçoit l’intervention directe de nombreux membres des loges Lautarina rejoints par San Martín et Manuel Belgrano.

San Martín est nommé général en chef de l’armée des Andes le 1er août 1816. Il fonde et assume immédiatement la présidence de la « Loge de l’armée des Andes ».

En 1822 – grâce à l’intervention de San Martín – la « Loge Paix et parfaite union» est née à Lima, au Pérou, elle continue encore aujourd’hui son travail et est enregistrée au n° 1 de la Grande Loge du Pérou.

En 1824, le « Liberator » résidait à Londres et s’était retiré définitivement de la vie militaire, il séjourna quelque temps dans le château du comte de Fife situé à Banff, en Écosse. Là, San Martín travailla régulièrement dans les loges Saint André et Saint Jean de la juridiction de la Grande Loge d’Écosse, ce qui est mentionné dans les livres de minutes et de signatures trouvés dans les archives maçonniques.

A noter que le Comte de Fife fut jusqu’en 1848 Grand Maître de la Grande Loge Provinciale du Banffshire, de l’Est de la Grande Loge d’Ecosse.

San Martín se rend ensuite à Bruxelles et rejoint la loge La Parfaite Amitié qui fit frapper en son honneur – par Jean Henri Simon, l’un des plus grands graveurs de l’époque, qui était également maçon et pour qui San Martín a accepté de poser. – une médaille d’argent avec son visage de profil. C’est l’une des deux seules effigies réalisées du vivant du Libérateur et à travers lesquelles on peut réellement connaître ses traits. L’autre a été faite par une société initiatique et ésotérique : le Chapitre Rose Croix des Amis Philanthropiques de Bruxelles. Dans le Musée Mitre de la Ville de Buenos Aires, s’y trouve une copie.

En s’installant en France, San Martín retrouva Alejandro Aguado, Marquis de las Marismas, avec lequel il était uni par une amitié fraternelle puisque tous deux avaient appartenu – dans leur jeunesse – à la Loge d’Intégrité de Cadix. San Martín a décidé de s’installer dans un Bourg, près de Paris, parce qu’Aguado habitait à proximité. Les signatures des deux figurent dans le livre de présence aux réunions maçonniques de la Loge d’Evry.

Communiqué du DROIT HUMAIN

SOLIDARITÉ AVEC L’UKRAINE

L’invasion par la Russie de l’Ukraine, état souverain, en violation des principes de la Charte des Nations Unies, est l’évènement le plus grave en Europe depuis plusieurs dizaines d’années. Elle met en péril notre continent et, au-delà, le monde.

Il s’agit d’une violation caractérisée des principes et des valeurs que nous, Francs-maçons du DROIT HUMAIN, défendons. L’Europe est à nouveau entraînée dans un conflit armé. L’agression russe contre l’Ukraine a déjà coûté des vies humaines et de terribles souffrances. Elle expose des millions de personnes en Ukraine et au-delà, au risque d’une violence insensée, de déplacements et d’autres violations graves des droits de l’homme et du droit humanitaire international. La protection des vies humaines doit rester la priorité absolue. Nous demandons que la Russie cesse immédiatement et sans condition les hostilités et revenir à la diplomatie pour rétablir la paix et éviter d’autres conséquences dévastatrices pour l’ensemble du continent.

Nos illustres prédécesseurs, Elie Ducommun, Henri Lafontaine, Léon Bourgeois et bien d’autres francs-maçons qui œuvrèrent tant pour la Paix, ont tracé la voie pour la résolution pacifique des conflits.

L’Union Européenne ne saurait laisser, sans réagir, ses principes et ses valeurs piétinés à ses portes. Nous appelons tous les États membres à faire preuve d’unité et de solidarité avec l’Ukraine et à accueillir à bras ouverts les personnes qui fuient l’Ukraine pour les aider à protéger leur dignité, leur sécurité et leurs droits fondamentaux. La Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, condamne avec la plus grande force, la guerre déclenchée en Ukraine du seul fait de la Russie. Toutes nos pensées vont à l’Ukraine, son peuple et ses autorités.

Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN

DRAPEAU UKRAINE
DRAPEAU UKRAINE

Temple et lumière : une question d’orientation ?

Claire Reggio – Académie maçonnique Provence et Éditions Ubik, Coll. l’intégrale, 2022, 130 pages, 15 €

Présentation de l’éditeur :

Parler du temple dans lequel se manifeste une “présence” qui dé- passe l’entendement, c’est toujours parler de l’homme et de son mystère. Puisque l’homme est ce “Temple nouveau” qu’annonçait la vision d’Ézéchiel et qu’envisage la méthode maçonnique, il a, lui aussi, tout autant qu’un temple de pierre, besoin d’être orienté. C’est une question d’équilibre entre le dedans et le dehors, le haut et le bas, le microcosme et le macrocosme, la réalisation de soi et l’altérité, l’immanence et la transcendance …

La thématique de la lumière a parcouru bien des chemins, des grottes de Néandertal jusqu’aux premières maisons des hommes et des dieux du Croissant fertile, avant d’aborder l’architecture religieuse et sacrée et d’envisager la symbolique maçonnique.

Un regard rigoureux et éclairé s’imposait pour s’orienter.

Biographie de l’auteure :

Claire Reggio vit et travaille à Aix-en-Provence et Marseille. Elle enseigne l’histoire du christianisme à l’Université Domuni, à l’Institut catholique de la Méditerranée et donne de nombreuses formations et conférences en histoire, théologie et arts. Elle accompagne des voyages culturels en Espagne, Israël et Iran et en d’autres pays dans le cadre de Clio (Voyages culturels et historiques de Clio – Des voyages dans le monde entier en compagnie de conférenciers passionnés).

[NDLR : Nous vous avions déjà présenté à la fois cette belle collection que nous devons à l’Académie Maçonnique Provence et aux Éditions Ubik https://bit.ly/3BLSKiF mais aussi les conférences proposées par l’Académie https://bit.ly/3mU5Fbk

En effet, la collection l’Intégrale a vocation d’approfondir les thèmes abordés par les conférenciers lors des journées de l’Académie maçonnique Provence. L’éditeur nous dit que cet objectif prend tout son sens avec cet ouvrage de Claire Reggio qui nous offre ainsi l’occasion de cheminer plus loin en sa compagnie, car que « l’on soit croyant, intuitif ou simplement émotif, peu importe, on ne peut se départir d’une expérience dans un temple, car l’affectation du lieu et la mise en scène qu’elle induit, son architecture et ses ornements, tout contribue au questionnement de soi, au dépassement d’une conscience sensible et conceptuelle, à la révélation du transcendant dans l’immanent ». »

Claire Reggio a déjà publié Repentances catholiques : l’Eglise face à l’histoire (Presses universitaires de Rennes, Coll. Sciences des religions, 2013) et Le christianisme des premiers siècles : Ier-IIIe siècles : naissance et premier développement du christianisme(Domuni Press, Coll. Histoire, 2016).

Cinq grands thèmes forment la colonne vertébrale de cet ouvrage qui s’inscrit dans le cadre de « Le Temple, les Bâtisseurs » :

  • Une « Enquête sur la lumière », l’auteure abordant la définition des propriétés scientifique de « la Lumière est un enjeu symbolique central » ;
  • « Les premiers temps étaient-ils orientés », donnant une définition du sanctuaire, du temple et du rite ;
  • « Les orientations sidérales des temples antiques » en traitant des présupposés communs des sociétés antiques, s’intéressant aussi à l’architecture au service de la lumière, avec notamment le De architectura, « au sujet de l’architecture » de Vitruve (c. 80 av. J.-C.-c. 15 av. J.-C.) ;
  • « La Lumière dans le temple : un enjeu théologique » ;
  • « La lumière dans le temple maçonnique : une question d’orientation ? » Bien au-delà de la simple résonance dans de nombreux milieux, le Temple de Jérusalem, appelé aussi Temple de Salomon, en prenant en compte son origine, tel que décrit dans la Bible, son histoire et ses influences, reste LE symbole, notamment au 3e grade en Franc-Maçonnerie. Bâti à la demande de Dieu par le roi Salomon, fils de David, sur le Mont Moriah, afin de protéger l’Arche d’alliance, contenant les Tables de la Loi – tables en pierre sur lesquelles Dieu a gravé le Décalogue remis à Moïse –, il est une allégorie du travail d’édification intérieure qu’effectue le Frère, tout au long de son chemin initiatique, dès sa réception.

Dans sa conclusion, l’auteure relève que la thématique de la lumière qui a parcouru bien des chemins – de Neandertal et Cro-Magnon aux premières maisons des hommes – a aussi concernée l’architecture religieuse et sacrée.

Comment envisager la question de l’Orient, lieu d’où nous vient la vraie lumière, et donc aussi de notre orientation, comment envisager et interpréter la symbolique maçonnique, et surtout comment s’en nourrir pour favoriser, selon notre état de conscience, et faire naître en nous un processus d’unité, pour trouver la paix intérieure. Puisse cet ouvrage nous apporter quelques pistes…]

24e édition de « La Semaine du cerveau » avec Saint Jean d’Écosse, Mère loge écossaise de Marseille

Saint Jean d’Écosse, Mère loge écossaise de Marseille organise, samedi 12 mars 2022 à 17 heures, une conférence dans le cadre de « La Semaine du cerveau » :

Musique et cerveau : de la neuroimagerie à la clinique

Vous pouvez vous inscrire à cette conférence et, si vous le désirez, au repas qui suivra https://bit.ly/3BKm21p

Par ailleurs, nous avons le plaisir de vous communiquer les autres événements de la semaine du cerveau, que vous trouverez en pièce jointe à ce courriel.

Des informations complémentaires se trouvent sur le site web de l’association (notamment les résumés des événements): www.cerveaupointcomm.fr.

Hervé Platel

Le thème de la conférence d’Hervé Platel :

Apprendre un instrument de musique modifie le cerveau et produit des effets de neuroplasticité tels que la reconfiguration des régions auditives, motrices et de la mémoire. Ainsi, l’entrainement musical est devenu un domaine d’étude privilégié des neurosciences cognitives afin de mieux comprendre comment l’acquisition d’une expertise dans un domaine comme la musique change profondément ce que nous sommes, psychologiquement et biologiquement. Nous illustrerons ces changements à partir de résultats scientifiques marquants et discuterons les grandes hypothèses proposées pour expliquer comment la pratique individuelle et collective de la musique change notre fonctionnement cognitif et permet même de « soigner » le cerveau. Notamment, dans le domaine des maladies neurodégénératives, la musique est intéressante dans la régulation de l’humeur mais elle est surtout une stimulation cognitive qui nous a permis de révéler chez des patients Alzheimer à un stade sévère des capacités d’apprentissages insoupçonnées.

La Semaine du Cerveau

La Semaine du Cerveau, du 14 au 20 mars 2022, est un ensemble de manifestations scientifiques ayant pour but de sensibiliser à l’importance de la recherche sur le cerveau.

Infos pratiques :

Accueil à partir de 15 heures ; clôture des émargements à 16h50.

Parking gratuit surveillé, bar, comptoir du livre.

Accès sous condition du respect des consignes sanitaires en vigueur.

Château Saint-Antoine, 10 boulevard Jules Sebastianelli – 13011 Marseille

L’accès à la conférence est gratuit, mais l’inscription préalable est obligatoire. La conférence sera suivie d’un moment de jazz avec le trio Duchemin.

Communiqué des Obédiences maçonniques libérales belges

Communication commune des Obédiences maçonniques libérales belgesGuerre en Ukraine

C’est avec effroi que les Obédiences maçonniques libérales belges ont pris connaissance de « l’opération militaire » qui se déroule actuellement en plein continent européen. Cette intervention armée par une puissance étrangère à l’encontre d’une nation souveraine est d’autant plus inquiétante qu’elle est le fait d’une puissance militaire qui en des termes à peine voilés menace de recourir à l’arme nucléaire si un quelconque pays tiers osait s’interposer. Cette invasion russe en Ukraine constitue une violation de la Charte des Nations Unies.

Les Obédiences maçonniques libérales belges constatent que leurs valeurs essentielles sont profondément bafouées : sauvegarder toujours, en dépit de toutes les menaces et contraintes, les aspirations fondamentales des hommes à la liberté, à l’égalité et à la fraternité.

De plus, les Obédiences maçonniques libérales belges s’inquiètent particulièrement des conséquences humanitaires de cette invasion. Non seulement ce conflit militaire engendrera son lot de victimes et de destructions de tous ordres, mais de très nombreux êtres humains fuient déjà les zones de conflit. Ces réfugiés, qui chercheront refuge dans des pays avoisinants ou plus lointains, risquent d’être plongés dans le désarroi, la précarité et la vulnérabilité.

Enfin, les Obédiences maçonniques libérales belges ne peuvent rester sourdes aux interrogations suscitées dans les pays démocratiques proches du conflit : qui, quoi, où ensuite ? Qu’il soit opportun en ces moments troubles de rappeler les paroles du philosophe Georges Santanaya : « Those who cannot remember the past are condemned to repeat it».

Aussi, à tous et à toutes en position de le faire, les Obédiences maçonniques libérales belges en appellent-elles à intervenir au mieux et au plus vite pour soulager les souffrances des victimes, mettre fin à ce conflit, établir une paix juste, équilibrée et durable et permettre aux citoyens ukrainiens de disposer librement et souverainement de leur avenir.

Les Grands Maîtres/Président :

Alain Cornet, Grand Orient de Belgique, 

Alix Bruwier, Fédération belge du Droit Humain,

Léon Gengoux, Grande Loge de Belgique, 

Raymonda Verdyck, Grande Loge Féminine de Belgique,

Marc Bontemps, Lithos Confédération de Loges.

Blason des cinq Obédiences libérales belges – Hiram.be

En complément, à lire l’article « Guerre en Ukraine: la franc-maçonnerie sort du bois » sur l’avenir.net – actu en direct – Belgique soulevant « … une rare communication publique tranchant avec leur traditionnelle discrétion… » https://bit.ly/3Mau8oP

Source : Site Grand Orient de Belgique

Communiqué de la Grande Loge d’Espagne

L’Europe doit se préparer à l’exode sans précédent de millions de réfugiés ukrainiens. La crise humanitaire est déjà une réalité en Ukraine. Alors que les hommes en âge de combattre sont mobilisés pour faire face à l’invasion russe, des millions de femmes, d’enfants et de personnes âgées tentent d’échapper à l’horreur de la guerre. Ceux qui parviennent à quitter le pays disent que les routes de l’ouest sont déjà pleines de véhicules abandonnés par ceux qui sont à court d’essence et qui marchent vers un avenir incertain sans vêtements chauds, sans nourriture et sans eau.

L’Ukraine a des frontières avec sept pays. Deux d’entre eux, la Russie et le Biélorussie, l’envahissent férocement. Les cols des cinq autres pays sont devenus des voies d’évasion : Pologne, Hongrie, Slovaquie, Roumanie et Moldavie. Tous, même ceux qui ont été plus touchés par le passé avec des exodes similaires, ont déclaré leurs portes ouvertes. Au moment de la mise sous presse, au moins 370 000 réfugiés avaient déjà quitté l’Ukraine. Cependant, les agences internationales avertissent l’Europe de se préparer à un exode sans précédent de réfugiés ukrainiens. Selon les estimations de l’Unicef et du HCR, jusqu’à cinq millions d’Ukrainiens pourraient tenter d’échapper à la guerre dans les prochains jours, la plupart d’entre eux se dirigeant vers la Pologne.

La Grande Loge d’Espagne maintient son appel « à la communauté internationale et surtout à notre patrie, cette Espagne qui connaît de première main ce que sont l’émigration et l’exil, mais qui a aussi été un lieu de rencontre de races et de cultures différentes, pour qu’elle soit généreuse dans ses devoirs humanitaires d’aide, d’asile et d’accueil ». Les communautés autonomes de Castille-La Manche, de Cantabrie et de Catalogne, ainsi que les villes de Madrid et de Barcelone, ont été les premières à se manifester après le début de l’invasion russe en Ukraine. Au moment de la publication de ce communiqué, l’Aragon, les îles Baléares, l’Estrémadure, Madrid, Murcie et la Communauté valencienne avaient déjà rejoint l’initiative.

Newsletter Gran Logia de España

Source : Gran Logia de España – Comunicacion – Segunda época – Número 474 – Lundi 28 février 2022

Le Rite Opératif de Salomon – Au cœur de l’Art Royal

Didier Ozil – Éditions DETRAD aVs, Coll. Récits maçonniques, 2022, 280 pages, 21 €

Présentation de l’éditeur :

Le Rite Opératif de Salomon a été élaboré à partir de la fin des années soixante. La création de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, en 1974, lui donne une structure pour s’épanouir. C’est donc l’un des rares rites maçonniques créés au 20e siècle, si ce n’est le seul. Nourri des différents rites et traditions maçonniques du 18e et 19e siècles, il possède pourtant son âme propre : une beauté formelle des cérémonies, un rythme, une approche résolument différente du travail en Loge. Son échelle en 9 degrés articule les principaux mythes de la franc-maçonnerie dans un réarrangement nouveau, appuyé sur la Tradition.

Mais d’où vient l’idée de sa création ? Quel est son projet initiatique ? Pourquoi se revendique-t-il opératif ? Cet ouvrage entend répondre à ces questions par l’étude de ses textes et de sa pratique.

C’est en amoureux du Rite, que l’auteur nous entraine au coeur de l’Art Royal, voie de réalisation de soi par l’initiation maçonnique, une initiation pensée pour le monde d’aujourd’hui.




Didier Ozil, Grand Maître Général de l’OITAR (2013-2016) Photo François Koch

Biographie de l’auteur :

Réalisateur de films, Didier Ozil a travaillé de nombreuses années pour la télévision. Initié en 1992 au sein de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, il a appartenu à plusieurs Loges. Grand Maître Général de 2013 à 2016, il a été également membre du Suprême Conseil.

[NDLR : Posons dans un premier temps le décor.

OITAR, Quésaco ?

L’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal (OITAR) apparaît officiellement en janvier 1974, à l’issue d’une longue période de gestation. Il procède d’une initiative de Jacques de La Personne, ancien Grand Orateur Adjoint du Conseil de l’Ordre (1970-1971), et président de la Commission des rituels du Grand Orient de France, avec l’assistance de huit autres Frères, tous membres du GODF. Il résulte d’une réflexion sur la pratique maçonnique inspirée entre autres par la démarche traditionnelle des anciennes fraternités de métiers comme le sont encore les compagnonnages en France. L’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal – Rite Opératif de Salomon – Fraternité de maçons libres et de Loges souveraines dont le site https://www.oitar.info/ nous précise que « La Franc-maçonnerie offre un art de vivre et une science du bonheur » est forte à ce jour de quelques 70 Loges et comptent environ 1200 Sœurs et Frères

Puis dans un second temps, interrogeons-nous sur l’auteur de cet ouvrage, notre Frère Didier Ozil, qui fait sienne cette déclaration du regretté Frère Marc Jode tirée de la préface de l’ouvrage des « 40 ans de l’OITAR… » sur le Rite Opératif de Salomon (ROS) qu’il définit comme « un manteau d’Arlequin dont on ne voit plus les coutures ».

L’OITAR, Obédience naturellement mixte mais sans militantisme, doit à son Ancien Grand Maître Général le fait d’être plus visible dans le paysage maçonnique français, en signant des communiqués avec d’autres Obédiences, ou en participant à des manifestations publiques, comme début 2015, après l’attentat contre Charlie Hebdo, ou les 1ers mai au cimetière du Père-Lachaise, devant le mur des Fédérés. Didier Ozil est l’un des contributeurs du « OITAR 1974-2014 – Renaissance d’une franc-maçonnerie initiatique et traditionnelle » (Éditions DETRAD aVs, 2014), ouvrage qui proposait, au travers de très nombreux témoignages, de retracer l’histoire de cet Ordre.

Pour un Maçon deux termes sont essentiels : « Ordre Initiatique » – et non une obédience – et « Traditionnel » – c’est-à-dire en rapport avec un savoir et une connaissance que les anciens ont mis à la disposition de l’humanité. C’est exactement l’objectif premier des fondateurs qui estimèrent que la Franc-Maçonnerie devait accentuer la vigueur de la quête spirituelle, tout en retrouvant ladite Tradition.

Préfacé par Roger Dachez, historien de la Franc-Maçonnerie et Président de l’Institut Maçonnique de France, et avec un avant-propos signé par Laurence Sidersky, dite « Bretagne la Rayonnante », Grand Maître Général de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal, Didier Ozil ouvre son livre avec la question, qui s’adresse tant à l’initié qu’au profane « Qu’est-ce qu’un rite ? » Rappelons qu’un rite est un ensemble de règles et de cérémonies fixant le fonctionnement et se présentant sous forme de textes. Et de définir aussi ce qu’est un rituel. Tout en nous faisant savoir qu’il nous offre une vision, la sienne, grâce à son vécu et son expérience. Partager et transmettre, c’est bien le but de l’auteur qui souhaite faire connaître le spécificité de son Ordre et son riche d’un patrimoine culturel bientôt cinquantenaire, alliant tradition et modernité.

Dider Ozil retrace son parcours, sa rencontre avec le fondateur du OITAR, disserte sur les notions de secret/discret et dissèque le Rite Opératif de Salomon, le seul mis en œuvre au sein du OITAR, et ses spécificités telles les galeries, ces soirées réservées à l’accueil des profanes. Un rite peu connu des Maçons en France, même si ce dernier est pratiqué au sein du GODF mais seulement par deux ou trois Loges, dont l’une, la Loge historique « Les Hommes » fête ces 50 ans en février 2022. Il nous propose un chantier, celui de vivre les cérémonies des trois premiers grades, grades traditionnellement pratiqués en Loge bleue, mais aussi d’aller au-delà puisque le ROS offre un parcours en 9 degrés d’avancement. Les 6 degrés après la maîtrise sont structurés en trois Ordres : Œuvrier, Chevaleresque et Sacerdotal.

Les six autres degrés ne faisant que développer et approfondir l’Initiation acquise en Maçonnerie dite « bleue » seule à donner la transmission initiatique selon la tradition du métier de bâtisseur à laquelle se réfère l’OITAR.

Un livre découverte permettant de mieux connaître le ROS qui était ignoré, inconnu, voir caché et le place maintenant en pleine lumière.]

Figures historiques et légendaires de la Franc-maçonnerie de Bernard Dat

par Irène Mainguy

Nota Bene : La Rédaction a demandé à l’auteure maçonnique bien connue Irène Mainguy, présidente de SFERE (Société Française d’Études et de Recherches sur l’Écossisme) et, par ailleurs, préfacière du livre ici recensé, de bien vouloir en faire une brève présentation. Elle l’en remercie. (N.d.l.R.)

Nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, au cours des trente dernières années, ont apprécié les articles et les conférences de Bernard Dat, chercheur formé à l’école de René Guilly.

Dans un style clair et didactique, cet historien nous fait ici découvrir, sous des aspects inattendus, plusieurs Figures historiques et légendaires de la Franc-maçonnerie. Il nous livre des biographies passionnantes de personnages atypiques, qui ont tous marqué l’évolution historique de l’Ordre maçonnique, en en étant soit membres pour la plupart, soit, à tout le moins, philosophiquement proches, qu’il s’agisse de :

  • Jean-Théophile Desaguliers, né à La Rochelle, membre de la Royal Society, qui sera Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre en 1719 et contribuera à la rédaction des Constitutions maçonniques de 1723 ;
  • Pierre-Ambroise-François Choderlos de Laclos, dont l’appartenance et l’activité maçonniques sont ordinairement aussi peu mises en lumière que sont célèbres ses Liaisons dangereuses, roman épistolaire conçu comme un brûlot politique contre la noblesse oisive mais quasiment reçu comme un manifeste en faveur du « libertinage » ;
  • Condorcet, ce bienfaiteur de l’Humanité, attaché à la laïcité de l’état civil et de l’Instruction publique, dont l’appartenance à une loge maçonnique n’a jamais été prouvée ;
  • Nicolas de Bonneville, écrivain révolutionnaire et anticlérical, fortement présumé franc-maçon, qui déclare, dans sa vision originale de la Franc-maçonnerie, une hostilité virulente à l’égard des Jésuites ;
  • Dans les trois chapitres suivants, les figures de proue du XIXe siècle de la maçonnerie anglo-américaine, que sont Albert Pike, originaire de Boston, personnage haut en couleur à la vie extraordinaire,  Grand Commandeur du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des États-Unis, John Yarker, habitant de Manchester en Angleterre, franc-maçon collectionneur de rites et grand propagateur de la maçonnerie Opérative aux côtés de son ami Clement Stretton  et, enfin, Charles Webster Leadbeater, d’abord, prêtre de l’Église Anglicane, puis évêque de l’Église Catholique Libérale, qui a considérablement marqué la naissance et le développement des fédérations anglo-saxonnes de l’Ordre international du Droit Humain… et la tradition occultiste ;
  • Aristide Briand, homme d’État à la renommée internationale, lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1926, qui fut admis à être initié à la Loge Le Trait d’Union de Saint-Nazaire en 1887, mais ne s’y présenta pas, et qui fut membre d’une société paramaçonnique maintenant oubliée : La Chevalerie du Travail.

Dans les deux derniers chapitres, Bernard Dat nous offre une autre facette de son  talent, en démêlant l’écheveau complexe de la saga des différents Hiram au fil des grades et des rites maçonniques : le Maître architecte Hiram, Hiram de Tyr  et les autres Hiram dont Adoniram qui a donné naissance à la maçonnerie adonhiramite.

C’est tout à l’honneur des éditions Dervy de publier ce livre passionnant de bout en bout, dont les chapitres seraient, autrement, restés confinés dans des revues savantes, sans compter que l’ouvrage est agrémenté de nombreuses illustrations et de tableaux récapitulatifs.

Références : Bernard Dat, Figures historiques et légendaires de la Franc-maçonnerie, préface d’Irène Mainguy, illustrations, Paris : éditions Dervy, 2022, 219 p., 18 €.