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Chrétienté et maçonnerie

La branche irrationnelle est nourrie par l’occultisme, les mystères et la foi. A ce propos, la FM s’éloigne progressivement de son berceau chrétien. Faire le comparatif :

            1) « Aime ton prochain comme toi-même » est devenu « Aime-toi toi-même comme tu aimeras ton prochain »

            2) la chrétienté fondée sur la lâcheté (Pierre) et la FM sur le courage (Hiram)

            3) La faute, le péché originel qui pèse sur l’Homme est remplacée par « la seule satisfaction de sa conscience ». On rapatrie la responsabilité en l’Homme.

            4) Il faut que meure le fils pour que vive le père et le contraire pour nous

            5) la religion dit : « C’est la société qui crée l’individu » et la FM, est prométhéenne : « c’est l’individu qui crée la société »

            6) le père est omniprésent, tout puissant et unique contre les pères qui sont nombreux et effacés et inefficaces pour transmettre la loi.

            7) la religion préconise une morale et la FM aussi. Evolution vers la réflexion éthique ?

            8) Les chrétiens sont frères en Christ, par le baptême ; les FM sont frères per se, entre eux sans médiation

            9) La religion est fascinée par la torture quand Hiram est tué rapidement

            10) Même chose : la religion et la FM diffusent une morale différente : tolérance contre dogme

            11) la faute, la punition, la culpabilité = tristesse, vallée de larmes. La Voie ne gardera de cela que les aspects positifs, la joie, comme le gospel

            12) Chrétien = aucun recul. La Voie : la vision lucide dont une des preuves est l’humour.

            13) Chrétien : le passé conditionne ; la Voie selon moi, autant un passé qu’un avenir (théorie du repiquage). Car la Voie est jeune par rapport à la religion et elle invente toujours par rapport à une religion ancienne et tenue d’une main de fer

            14) la transcendance est extérieure pour la religion : un dieu. Elle est intérieure pour les Maçons : mon humanité au service de l’Humanité

            15) Les religions rassurent en répondant à la question de l’après-mort par une existence post-mortem ; elles sont tournées vers l’après. Alors que la Voie répond à la question « d’où je viens ? » et, de ce fait est tournée vers l’avant, le fœtus puis les 3,5,7 ans

« Le christianisme en Occident a été en son temps l’ouverture sur l’avenir. Il semble que la religion de demain soit –directement ou non- d’inspiration maçonnique par son universalisme, son éclectisme, par sa référence à l’homme éternel. Et cela en raison de la spécificité du travail maçonnique, qui est personnel dans le cadre d’une communauté traditionnelle. » Mourgues PUF 93 P. 137

« Évitons deux dangers : celui de singer les Église et celui de singer les Universités. Évitons deux illusions : celle d’être mieux informés que d’autres, et celle d’être des informateurs. Mourgues P. 160 »

 La Voie échappe au temps ; elle est la sculpture humaine. Mais la vêture, elle, est dans l’espace/temps, celui de l’histoire. S’il y a une histoire, elle est en deux aspects : celui de la vêture culturelle. Il domine largement et a pour ressort la question métaphysique : « D’où je viens ? » et celui de l’apparition des parties de la sculpture, éléments qui sont dans le fond commun du psychisme humain.

Peut-être un Dominique jardin ? Descendre c’est aller de la raison à l’émotion et à la sensation, de la vêture (les idées rationnelles, les raisonnements, la logique, les faits, le regard scientifique bref le visible) à la sculpture, les émotions et les sensations. A ce titre, les éclats de la pierre brute acquièrent, avec force, le sens de « contenus rationnels » qu’il faut enlever.

Passer du dualisme religieux à la dualité. Et de la morale collective à l’éthique individuelle. La religion conditionne l’intérieur par l’extérieur ; le contraire pour nous.

Jean Mourgues : « le baptême est une action venue de l’extérieur, qui vise à l’épanouissement d’une vertu intime. L’initiation maçonnique est un mouvement de l’intérieur qui s’épanouit dans l’Ordre social et cosmique » La Pensée maçonnique, une sagesse pour l’Occident PUF 1993 p. 66

« Le christianisme, en Occident, a été en son temps l’ouverture vers l’avenir. Il semble que la religion de demain soit –directement ou non- d’inspiration maçonnique, par son universalisme, par son éclectisme, par sa référence à l’Homme éternel. Et cela en raison de la spécificité du travail maçonnique, qui est personnel dans le cadre d’une communauté traditionnelle » p ; 137

Pour l’agir, au début du XXème, on insistait sur le fait que la FM (française) traite des causes et non des conséquences, comme la Fm anglo-saxonne. Je prétends qu’il faudra bien changer : traiter des causes fait dire n’importe quoi et n’incite pas à l’action. C’est devenu la culture du « pourquoi ? » qui est donc aujourd’hui, avec un regard concret, insuffisante. A ne traiter que des causes, on perd son temps quand ce qui est dénoncé perdure. Par exemple, les 12 000 enfants qui meurent de faim chaque jour : d’abord les nourrir avant de rechercher les causes, innombrables de la famine. Les trois femmes qui meurent, en une semaine, en France, sous les coups de leur conjoint. La prolifération de l’homo sapiens et le saccage écologique. Oui, il faut à la fois du curatif concret (club services) et du préventif concret lui aussi, pour les causes. Et aller à la cause première, la violence humaine.

Appel du CLIPSAS : à toutes les Obédiences maçonniques du monde afin de travailler ensemble

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Barranquilla, République de Colombie,
24 février 2022

Aux Très Respectables Grandes Maîtresses et Grands Maîtres des Obédiences signataires de l’Appel de Strasbourg, membres du CLIPSAS, et de toutes les autres Obédiences.

L’aggravation de la crise en Ukraine risque de provoquer une guerre avec pour conséquences de grands maux pour l’humanité et l’écosystème mondial.

Préoccupé par cette situation, le Bureau fondé sur les valeurs universelles de l’Appel de Strasbourg du 22 janvier 1961, fidèle aux principes et buts de la Charte des Nations Unies, et dans le plein respect des Droits de l’Homme, a réuni ce jour 24 février 2022 son en session extraordinaire :

1. Rejette toute forme de violence et de menaces comme moyens de résoudre les conflits entre les peuples et les États.

2. Lance un appel à toutes les Obédiences membres du CLIPSAS ou non, pour qu’elles extériorisent la Chaîne Universelle d’Union fondée sur la totale liberté de conscience et la parfaite tolérance mutuelle. Ces principes sont ceux inscrits dans l’Appel de Strasbourg ; ils traduisent la volonté visant au développement collaboratif et à la solidarité entre les nations.

3. Demande à tous les Sœurs et Frères du monde, de s’impliquer activement pour créer un climat international favorable au dialogue, et pour rechercher une solution pacifique au conflit.

4. La stabilisation des relations internationales et la consolidation d’une paix juste et durable doivent être les buts recherchés par tous.

Mail : secretaire@clipsas.org

Avec toute ma considération et ma fraternelle affection.

La mort est omniprésente en Franc-maçonnerie

La mort est l’amie des Francs-maçons et Francs-maçonnes. Elle apporte la tristesse mais aussi la joie ! Elle est l’objet de réflexions multiples ; en un mot elle est omniprésente ! Pourquoi ?

C’est une banalité de rappeler qu’il y a plusieurs entrées possibles dans l’univers maçonnique ; pour certains il s’agit d’une illumination spirituelle, pour d’autres ce serait plutôt un club de bons vivants, d’autres encore s’y voient en défenseurs d’une laïcité anticléricale, sans oublier celles et ceux qui y découvrent les joies du mysticisme, et plus encore les convaincus que la vraie originalité de la Franc-maçonnerie se situerait dans l’apprentissage de la mort.  Et d’autres vécus sont encore possibles !

Mais dans toutes ces approches différentes, il y a un élément que l’on retrouve, au détour d’une phrase, dans une allégorie ou un fait social, dans la spiritualité ou la sociabilité : la mort !

La mort c’est d’bord celle de Maître Hiram dont le drame illustre le rituel du degré de Maître ou Maîtresse , le plus haut degré de la symbolique maçonnique (rappelons que les degrés des hauts grades n’ont rien à voir avec le maçonnisme authentique ; ils sont à connotation folklorique avec un symbolisme fait de bric et de broc !). Cette mort est le prétexte qui justifie notre raison de vivre mais c’et aussi une interrogation qui alimente notre recherche !

Si, dans une approche simple et conviviale, on présente la loge comme un espace dépassionné où l’on peut réfléchir tranquillement sur l’existence humaine en dehors de toute religiosité, ce serait heure d’oublier que la mort est notre préoccupation principale.

En loge, personne ne cherche à convaincre et chacun peut, au travers de planches, faire part de son expérience, de ses interrogations et de ses doutes. Aujourd’hui, l’euthanasie et le suicide médicalement assisté nous préoccupe et nombreux sont les maçons qui militent pour que ces procédures deviennent légales.

Si une franc-maçonnerie pépère et mémère convient généralement assez bien à des sœurs et frères âgés qui ne veulent pas se prendre la tête, ni se lancer dans je ne sais quelle croisade, qui se méfie des pseudo-mystiques qui cherchent à leur démontrer qu’il existe un espace sacré, ces soeurs et ces frères savent bien qu’ils et elles sont en fin de vie et que leur tour approche !

Sœurs et frères sceptiques, adeptes du doute, méfiants sur la nature humaine et les différentes formes d’ambition, pratiquent ainsi une franc-maçonnerie à deux visages : l’un d’une convivialité apparente et l’autre d’une gravité mélancolique !

Au-delà de cet aspect sociétal, on peut se demander si cette propension à philosopher dans un contexte de fin de vie et de bilan d’une existence n’entre pas en résonnance avec un aspect peu développé du rituel maçonnique, à savoir celui du « rituel funéraire ».

Tout le rituel maçonnique tourne autour de la mort ; on botte souvent en touche en se limitant à la mort profane laissant penser à une résurrection que l’on pourrait imagier de différentes façons .

Mais en fait, il s’agit bien d’un rituel funéraire comme on le voit dans de nombreuses communautés même si le notre a une spécificité maçonnique.

Cette spécificité on la retrouve dans un élément de la gestuelle durant l’élévation à la maîtrise.

Il s’agit de l’enjambement du cénotaphe ; cette gestuelle est réellement une énigme car on ne la retrouve nulle part dans la symbolique chrétienne. (SAUF INSUFFISANCE DE RECHERCHE DE MA PART)

Les explications habituelles sont fumeuses et non crédibles. On retrouve ce rite d’enjambement dans différentes cultures africaines ; l’explication que l’on en donne renvoie à une épreuve car le mort peut être capable de se réveiller » pour mordre un orteil, signant par là sa « désapprobation » !

Cette élévation à la maîtrise est un réel rituel funéraire et elle a son pendant dans le rituel de la tenue funèbre, cérémonie pendant laquelle les membres de la loge rendent « hommage » à un ou une des leurs précédemment décédé.

Aujourd’hui on évoque un « hommage » mais en fait il s’agit de bien d’autre chose ; car dans la symbolique maçonnique, la mort physique correspond à l’accès à l’orient éternel ou à la loge céleste. Et dans ce sens c’est d’abord une joie !

Les rituels funéraires, en général, ont deux fonctions :

  • Accompagner la famille du défunt et consolider le lien social
  • Conforter les croyances communautaires : croyance dans l’éternité de l’âme, dans la réincarnation ou dans l’accès au Paradis (pour les francs-maçons, l’orient éternel ou la loge éternelle.

A une époque où la croyance en l’existence d’une persistance de l’âme après la mort est de plus en plus remise en cause et où l’incinération détruit le squelette, il peut être normal que la 2ème fonction soit difficile à être comprise de la même manière par tous les francs-maçons.

La mort est aussi présente dans le symbolisme de l’acacia ; cette branche d’acacia qui marque le lieu où le corps d’Hiram a été enseveli renvoie à la nécessaire résilience qui accompagne la mort.

Tout n’a pas été dit mais vous aurez compris l’importance de la mort en franc-maçonnerie.

Bien que, généralement, le rituel maçonnique soit vécu comme un rituel d’initiation, surtout si on ne prend en compte que le premier degré, si on prend la globalité des trois degrés, il peut aussi être compris comme un rituel funéraire en l’honneur d’Hiram.

Tout se passe comme si l’inspiration funéraire traditionnelle des rituels maçonniques était un important élément qui attache le franc-maçon (ou la franc-maçonne) à l’ordre maçonnique et à sa loge.

05/03/2022 : Conférence sur le temps des Templiers à Lanouaille (Dordogne)

Nous apprenons, grâce à notre confrère Sud-Ouest – de par sa diffusion deuxième quotidien régional français – que le samedi 5 mars 2022, le Comité d’animation touristique et culturelle du pays de Lanouaille invite à découvrir, à 16 heures, à l’auditorium de la médiathèque, à travers deux conférences, la présence de possessions templières sur le territoire de la Communauté de communes.

Il a fait appel à Jacqueline Desthomas, conférencière et auteure, et Michel Deléron. Ils font partie du petit cercle d’histoire de l’association Mémoire de pierres. L’an passé, avec quatre autres « fouineurs », ils ont publié un ouvrage, « Vallées des Templiers », sur le secteur Isle Loue Auvézère, communauté de communes française située dans le pays Périgord vert, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Chacun a traité, selon ses recherches et ses compétences, des chapitres sur l’histoire, la localisation, l’architecture des sites connus et moins connus.


Sceau templier – illustration YB

Michel Deléron, homme de terrain, évoquera ces présences templières d’Angoisse à Cherveix-Cubas, en passant par Excideuil et Saint-Pantaly-d’Excideuil. Jacqueline Desthomas fera découvrir un ecclésiastique ambitieux et sulfureux, Hughes Géraud, évêque de Cahors de 1313 à 1317, né à Beaulieu de Lanouaille. Célèbre pour avoir côtoyé Philippe le Bel, il a assisté au procès des Templiers mais a surtout comploté contre le pape Jean XXII en Avignon. Il a fini sur le bûcher, condamné pour sorcellerie et tentative d’assassinat par le poison et les maléfices sur la personne dudit pape Jean XXII.

Source : Sud-Ouest, article de Jacqueline Poltorak, publié le 23 février 2022

Sur les pas de Dante, l’invitation à penser !

La Divine Comédie est l’un des chefs-d’œuvre de la littérature italienne, écrit par Dante Alighieri entre 1303 et 1321. Galilée qui a connu jeune, cette œuvre littéraire voyait en Dante : « un architecte et un chorégraphe ! ». Deux qualificatifs pour imaginer l’au-delà chrétien et le saisir comme extrêmement peuplé ! Un urbanisme surprenant et bien des destinées de l’humanité à méditer ….

« Architecte » puisque Dante élabore une architecture de mondes, capable d’accueillir tous les effets du Jugement dernier. Sous l’escorte de l’éminent Virgile, le poète païen, les lecteurs de « La Divine Comédie » découvrent un premier endroit : un enfer structuré comme un entonnoir s’enfonçant au fond des ténèbres, en dessous de la Jérusalem Céleste, un endroit pénible et malodorant…

Un second lieu ensuite : le Purgatoire ! Cet endroit que les théologiens chrétiens de l’époque venaient à peine de concevoir dans le souci d’éviter la brutalité d’un envoi direct des défunts en enfer, Dante nous le donne à voir. Pour lui c’est une montagne isolée et escarpée. Flottant sur un océan dans l’hémisphère austral de la Terre, elle est un lieu de transition, propice à des purifications, à des purges salutaires pour des âmes déliées de leur corps, expiant à chaque corniche des péchés capitaux … 

Troisième lieu : le Paradis ! À la suite d’une éprouvante marche ascensionnelle, le Paradis est un endroit merveilleux ! Il s’ouvre à Dante, voyageur persévérant, derrière les pas de la belle et douce Béatrice. Elle passera le relais de la contemplation de l’endroit à Saint Bernard de Clairvaux, un grand homme de foi. Deux guides emblématiques pour la fin du chemin vertical qui conduit vers la Lumière ! Une femme qui s’avance sous une pluie de roses et un homme pieux, connu pour son engagement dans les affaires de son temps. Tous deux aimés et admirés par Dante sont là, disponibles et proches de lui ; au travers d’un dialogue clair et lumineux, ils lui font pressentir toute la jouissance infinie de l’Eden et, au niveau de l’Empyrée, considérer l’immense beauté de la sphère supérieure où habite le Divin…

 « Chorégraphe » puisque le rêve exploratoire de Dante est empli de personnages empruntés à ses lectures, comme celles de l’Enéide ou de l’Apocalypse des apôtres, mais ses personnages côtoient également des personnes connues du monde de la société italienne de l’époque…

Dans son livre « choral », Dante justifie les apparitions en enfer de nombreux misérables, jeunes ou vieux. Certains pourraient être excusables mais ils n’ont pas eu le temps de se repentir tels ces jeunes amoureux de son époque, Paolo et Francesca : ce couple adultérin uni en un instant coupable par un baiser et tué par le mari jaloux qui les avait surpris !

D’autres individus moins recommandables sont présents puisqu’ils ont dépassé dans leur vie des limites impardonnables, inexcusables : des blasphémateurs, des sodomites, des ensorceleurs, même quelques florentins et toscans reconnus en ce lieu de terreur… Tous ! Tous, une fois entrés, peuvent laisser là toute espérance !

Par contre, dans le Purgatoire, où des âmes sans corps errent sur ses flancs de la montagne, dans un monde aérien où il est possible de contempler les étoiles, Dante s’apitoie sur leur douleur et leur affliction. Étonné d’y retrouver Casella, son vieil ami, le compositeur italien, Dante souffre à l’identique de toutes ces ombres qui aimeraient retrouver une corporéité pour prendre dans leurs bras ceux et celles qu’ils aiment…

Après avoir escaladé la montagne comme des pénitents en quête de repentance, après bien d’efforts obligés, ces âmes touchent l’entrée du Paradis, soutenus parfois par des prières qui montent de la terre et qui intercèdent en leur faveur …

Au Paradis, cet endroit de l’infini situé dans l’infini, avec ses neuf sphères concentriques dirigées vers le haut, on croise évidemment de nombreux saints ; on retrouve des hommes ou des femmes classés selon des péchés définitivement expiés ou remis.

Là, on voyage « de ciel en ciel » selon la planète de sa naissance. Le lieu est proprement félicité ! Pas de matérialité ! Plus de temps ! Partout règne et s’entretient l’Amour !

Lorsque son voyage poétique et prophétique s’achève, Dante, « un fidèle d’amour » reprend sa place dans le cours de sa vie. Sa conscience est alors portée par la joie d’avoir trouvé des réponses, après ses interrogations, vécues au creux d’un sommeil productif de tant de vérités !

La Comédie de Dante est un récit qui se hâte et ne s’attarde pas ; en dépit de débuts difficiles, le personnage principal donne une fin heureuse à sa quête intérieure ! Le livre jusqu’à ce jour a multiplié des lecteurs pour partager la volonté de savoir et d’approcher le mystère, de s’éteindre dans le mouvement éternel qui meut le ciel et les étoiles…

Dernière prière ou intercession pressante ?  Avant de quitter ses lecteurs, Dante murmure à chacun :

 « Je t’ai servi ; à présent nourris-toi par toi-même ! »

L’alchimie des francs-maçons – Histoire d’une tradition transmutée – Les grades bleus

Dominique Jardin – Éditions Dervy, Bibliothèque de la Franc-Maçonnerie, Coll. Renaissance Traditionnelle, 2022, 352 pages, 28 €

Présentation de l’éditeur :

L’alchimie fait partie des centres d’intérêt majeurs pour le franc-maçon contemporain : elle sert, dans la représentation qu’il s’en fait, de « porte basse » ou d’entrée dans le monde des Mystères, propres à alimenter sa quête initiatique et à lui permettre l’appropriation de l’histoire et du symbolisme maçonniques. La connaissance des métaphores que l’alchimie déploie est devenue indispensable à la démarche maçonnique dès les trois premiers grades  » bleus « . Il est donc utile de se demander quand, pourquoi et comment une partie du corpus alchimique intéresse et infuse, en partant des hauts grades, la maçonnerie « bleue ». L’auteur s’appuie sur l’histoire des représentations pour éclairer ici la manière si particulière avec laquelle les maçons s’approprient l’alchimie. Ce livre est un outil : il examine comment les maçons, à partir des lectures d’Oswald Wirth, à la fin du XIXe siècle, récupèrent tardivement les motifs alchimiques pour développer certains symboles essentiels des grades bleus comme VITRIOL, les thèmes des épreuves des initiations et de la légende d’Hiram. Ce travail s’appuie sur des textes de référence et une riche iconographie accompagnée de légendes nourries et de commentaires précis. Le franc-maçon ou le lecteur curieux pourra ainsi croiser les deux domaines de la franc-maçonnerie et de l’alchimie et saisir leur mise en regard afin, de l’Art Royal mais aussi  » du Grand Art, comprendre le Mystère « .

Biographie de l’auteur :

Dominique Jardin est agrégé et a obtenu un doctorat « double sceau », en Histoire (Université de Nice) et en Sciences religieuses (EPHE) en soutenant une thèse sur les rituels, les tableaux de loge et la construction de la tradition maçonnique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles dans des revues spécialisées telles que Sources, Les Essais écossais, Kilwinning, La Chaîne d’Union ou encore Les Cahiers Villard de Honnecourt.

Dominique Jardin

Il a aussi transcrit avec Claude Gagne (1932-2021) Aux sources du REAA Le cahier de loge du Vénérable Tarademanuscrit témoin de la vie maçonnique de 1761 à 1776 (DERVY, 2017) et a publié, avec le soutien du Musée de la GLNF Aux sources de l’Écossisme, le premier Tuileur illustré (XVIIIe siècle) – 80 Tableaux de loge et bijoux maçonniques (DERVY, 2019). Lors de la World Conférence on Fraternalism, Freemasonry & History (Bibliothèque nationale de France, 2019), Dominique Jardin a été distingué par le Bartholdi Award pour ses années de recherche et ses nombreuses publications sur les tableaux de loge.

Il reste un des rares auteurs à avoir été couronné deux fois aux prix littéraires de l’Institut Maçonnique de France, en 2012 avec un prix spécial du jury pour Voyages dans les tapis de loge et Le temple ésotérique des francs-maçons (Éd. J.-C. Godefroy) et en 2014, en catégorie « Essais », pour La tradition des francs-maçons : Histoire et transmission initiatique (Éd. Dervy).

[NDLR : Quel est le point commun donné par le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL), créé en 2005 par le CNRS, dans les définitions des termes alchimie et franc-maçonnerie ?

L’alchimie est une « pratique de recherche en vogue notamment au Moyen Âge, ayant pour objet principal la composition d’élixir de longue vie et de la panacée universelle, et la découverte de la pierre philosophale en vue de la transmutation des métaux vils en métaux précieux ».

Quant à la franc-maçonnerie, il s’agit d’une « association ésotérique visant à l’édification d’une société rationnelle, la construction du Temple, qui professe la fraternité entre ses membres organisés en loges et qui se reconnaissent par des signes et des emblèmes symboliques pris aux maçons du Moyen Âge ».

Moyen Âge, cette période de l’histoire de l’Europe couvrant dix siècles environ, s’étendant de la fin de l’Antiquité au début de la Renaissance – fin du Ve à la fin du XVe siècle – est bien le mot repris dans les deux définition ci-dessus.

Quelles relations pouvons-nous donc trouver entre alchimie et franc-maçonnerie ? Le cabinet de réflexion avec des coupes contenant du Sel, du Soufre et du Mercure évoque immédiatement le Grand Œuvre dont le but principal est la réalisation de la Pierre philosophale, qui permettrait de changer les métaux vils – comme le plomb – en métaux nobles – or et/ou argent. Le néophyte, homme bon, deviendrait-il, grâce à cette transmutation, avec toutes ces incidences sur son Corps, son Âme et son Esprit, homme meilleur, un Maçon ? Le profane désirant rejoindre la Fraternité est ainsi mis en contact avec l’alchimie…

Dominique Jardin, docteur en Histoire et sciences des religions – cf. sa thèse soutenue en 2008 sous la direction de Pierre-Yves Beaurepaire « Emprunts opératifs, religieux et ésotériques dans les rituels et l’iconographie des tableaux de loge des systèmes français à hauts grades au XVIIIe siècle : contribution à l’étude de la tradition maçonnique » -, est un spécialiste connu et reconnu de l’iconographie maçonnique et de l’étude des tableaux de Loge. Déjà avec son Aux sources de l’Écossisme, le premier Tuileur illustré (XVIIIe siècle) – 80 Tableaux de loge et bijoux maçonniques (DERVY, 2019), il nous offrait un ouvrage rassemblant des connaissances indispensables au Maçon pour répondre aux questions posées en dévoilant et étudiant le plus ancien tuileur maçonnique manuscrit et aquarellé connu. Il en est de même avec son dernier opus.

Il est vrai que dès son entrée dans le Cabinet de la Réflexion, au moment de sa réception, le Franc-Maçon a noté un lien fort entre la symbolique de la science alchimique et, le début de la construction de son propre Temple personnel. Il va se découvrir alchimiste et plonger au fond de lui-même en se transformant intérieurement.

Dans le terme « Al-Kimia », le préfixe « Al » a le sens d’Être suprême ; étymologiquement donc, l’alchimie est la science divine, celle qui conduit l’homme de bonne volonté à éveiller en lui l’étincelle divine. L’alchimie représente donc une voie de mise en œuvre du potentiel spirituel.

Dans son avant-propos l’auteur tisse les liens entre Franc-Maçonnerie et Alchimie, qui n’est pas une société initiatique, mais constituent toujours une toile de fond du discours maçonnique délivré par certains grades du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il nous précise, bien évidemment, que l’alchimie préexiste de plusieurs siècles à la Franc-Maçonnerie.

Dominique Jardin s’interroge sur les différentes formes et à quelle époque l’alchimie, dite spirituelle, est présente dans les grades maçonniques. Il décrit les matériaux qui ont servi de base à son étude : textes et iconographies alchimiques et rituels et tableaux de Loge maçonniques.

Ce livre est un véritable outil traitant des trois gardes bleus. L’auteur analyse, pour le grade d’Apprenti, le cabinet de réflexion, le dépouillement des métaux et le mot de passe tout en abordant les épreuves, la lumière re due au candidat ainsi que de la découverte du temple.

Le grade de Compagnon aborde à la fois la pierre brute et cubique, l’étoile et surtout un rituel peu connu celui dit « de Vilmorin » qui illustre parfaitement la manière dont les motifs alchimiques sont venus imprégner la cérémonie de passage au grade de Compagnon.

Quant à celui de Maître, étant donné la complexité des multiples facettes qu’il propose, l’auteur nous conduit à travers trois thèmes que sont la parole perdue, la mort de l’Architecte, sa tombe et la putréfaction ainsi que la sortie du tombeau, motif alchimique illustré par un ensemble de croquis issus du « Margarita Pretiosa Novella », soit « La précieuse nouvelle perle » (vers 1450 – 1480), l’un des six manuscrits complets connus d’un traité alchimique du XIVe siècle.

L’ouvrage, richement illustré, s’achève en proposant une ouverture vers les hauts grades, non sans avoir traité au préalable des rapports entre alchimie et Régime/Rite Écossais Rectifié et autres lectures de la légende d’Hiram…]

AUSTRALIE : Les francs-maçons fêtent leurs 100 ans

De notre confrère australien coastcommunitynews.com.au

La Franc-Maçonnerie a fêté ses 100 ans sur la Péninsule, marquant son Centenaire avec un bijou maçonnique et un livre détaillant son histoire.

L’organisation locale a été formée le 4 février 1922 (sous la juridiction de la Grande Loge Unie de NSW & ACT) pour « répondre aux besoins des frères de la région de la péninsule de Woy Woy ».

La loge a été consacrée dans l’ancienne salle de l’église presbytérienne de Woy Woy, sur un terrain à l’arrière de l’hôtel Bayview d’origine.

À cette époque, sans routes à l’intérieur ou à l’extérieur du district, sans électricité ni eau courante, certains membres d’origine se rendaient aux réunions en petit bateau via les voies navigables.

Temple maçonnique Woy Woy
Photo : Michael Cummins

Les francs-maçons ont déclaré que pour faciliter le voyage, des réunions étaient organisées pour coïncider avec les phases de la lune – le lundi le jour de la pleine lune ou avant – permettant de rendre le voyage en eau libre plus sûr, en rentrant chez lui à la lumière de cette ‘ brillante étoile du matin ‘.

Lodge Morning Star a emménagé dans le Woy Woy Masonic Hall (dans Railway St, en face de la gare) en 1926.

En juin 2005, ils ont déménagé au Gosford Masonic Centre, qui était à l’origine à William St, Gosford jusqu’en février 2016, date à laquelle il a déménagé à Mann St.

L’organisation a déclaré qu’elle avait « toujours rendu service » à la communauté avec des membres impliqués dans le gouvernement local, notamment en tant que présidents de comté et maires.

D’autres ont été maîtres de poste, pompiers, propriétaires de compagnies d’autobus et propriétaires d’un assortiment d’entreprises.

Les membres ont également été impliqués dans Ocean Beach Surf Life Saving Club – célébrant également 100 ans de service cette année – certains remplissant le rôle de président.

L’organisation a déclaré qu’elle prévoyait également un dîner officiel plus tard cette année pour marquer le centenaire.

Source :
Communiqué de presse, 18 février
Lodge Morning Star No.410

SENEGAL : Ouverture du convent aujourd’hui

De notre confrère seneweb.com

La Grande Loge du Sénégal (GLS) sera en convent à Dakar à compter de ce jour.

Selon le quotidien Les Échos (Sénégal) qui donne l’information, la rencontre aura lieu, en leur Temple de Ngor, ce 26 février 2022, à 11h00.

Selon  Mame Mactar Guèye, Charles Médor, le Grand-Maître de la Grade Loge du Sénégal, qui a remplacé Me Yérim Thiam, a convoqué l’Assemblée générale de son Obédience.

Importée d’Europe, l’existence d’une franc-maçonnerie au Sénégal est peu connue. Il a existé un monde maçonnique colonial au xviiie siècle dont les blancs, originaires d’Europe ou créoles, ont été la composante presque exclusive. Depuis la création de la première loge par le Grand Orient de France, en 1781, à Saint-Louis du Sénégal, plusieurs francs-maçons ont illustré l’histoire de la colonisation française. La sphère de la société initiatique française a d’abord souffert des conflits avec l’Angleterre, notamment lors de la guerre de Sept ans et lors des luttes en faveur des insurgents américains. Les catastrophes naturelles du pays ont également ébranlées les temples maçonniques, mettant à mal la survie des activités qui s’y déroulaient. Si une partie de l’histoire de la franc-maçonnerie peut aujourd’hui s’écrire c’est grâce à l’importante présence de marins et de négociants en loges maçonniques qui transportaient par navire de nombreuses lettres à propos du cours des activités et formulant d’éventuelles demandes.

ITALIE : L’amour vrai

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

L’amour est le ciment pour construire le monde « pierre par pierre », se perfectionner dans la connaissance de Soi-même et de l’Univers
Amour entre Orient et Occident

Le but, le désir implicite dans la vie en général est de trouver quelque chose de gratifiant, d’agréable ; nous voulons une certaine forme de sécurité, de protection, e manière à ne plus avoir pas de doutes, d’interrogations, d’angoisse ou de peur.

En nous, nous aspirons à quelque chose de permanent auquel nous raccrocher.
C’est la partie humaine, notre partie sentimentale.

Pour nous initiés, ce concept acquiert une toute autre valeur : les francs-maçons aiment quand ils ne possèdent pas, quand ils ne sont ni envieux ni cupides, quand ils montrent du respect, de la pitié et de la compassion pour les autres.

La franc-maçonnerie repose sur trois grands principes : l’amour fraternel, la charité et la vérité.

Amour fraternel : tout franc-maçon fait preuve de tolérance et de respect envers les opinions d’autrui et se comporte avec courtoisie et compréhension envers ses semblables.

Charité : chaque Frère s’efforcera d’aider ceux qui en ont besoin.

Vérité : le franc-maçon travaille en lui-même pour se connaître et s’améliorer moralement et dans la société en tant qu’individu singulier afin que les valeurs de la Vérité s’affirment.

L’Amour en Franc-Maçonnerie s’exprime et se libère sous la forme de la Fraternité qui est en

un amour intense, charitable, doté d’une force prodigieuse qui anime le monde.
Pedro Salinas – L’amour idéal

Ainsi s’établit un lien ardent, réel et réciproque, qui constitue l’un des piliers de l’Ordre.

D’ailleurs, comment pourrions-nous nous définir comme Communion de Frères si nous n’étions pas liés par des sentiments supérieurs et bien plus profonds que ceux de l’amitié commune que l’on trouve dans le monde profane ?

Notre tâche, dès la première initiation, est d’apprendre à aimer.

L’amour fraternel signifie altruisme, solidarité, tolérance, patience, compréhension, humilité ; c’est donc l’ensemble de toutes les vertus dont la pratique ne s’improvise pas, puisqu’elle ne peut être atteinte qu’avec une volonté constante et un exercice quotidien.

Seul l’atteinte d’un tel lien, sincère et vrai, permet de s’unir symboliquement dans une chaîne fraternelle.

Le franc-maçon est celui qui cherche, allant dans les domaines de la morale et de la spiritualité. C’est donc un travail intérieur, constant et acharné vers l’ésotérisme dans lequel il est impératif de se connaître, de connaître l’univers !

Quiconque est conscient de son propre ego microcosmique est également conscient du Grand Architecte macrocosmique de l’Univers ; la compréhension intuitive d’ Un et du Tout panthéiste. Mais seul l’amour fraternel a le pouvoir de provoquer cette évolution.

Les sentiments que nous donnerons à nos compagnons de route nous serons restitués dans une évolution cognitive spirituelle. Et si cette évolution est collective et transmise par l’exemple et l’altruisme vers le monde profane, nous pourrons atteindre l’amélioration de l’humanité. La Fraternité s’étendra au-delà de nos Temples et impliquera tous nos semblables et cette réalisation du Temple de l’Humanité deviendra une réalité.

L’union des francs-maçons disséminés dans le monde, sans distinction de classe, de race, de religion, se reconnaît, au sein de notre Temple, au cordon qui orne les quatre murs, s’étendant du nord à l’est avec ses nœuds d’amour, de couleur rouge , dans la mesure de sept, dont trois au nord, trois au sud et un à l’est : nœuds qui représentent symboliquement à la fois l’amour fraternel et le lien du créateur avec la création, la médiation entre Dieu, l’homme et la nature, le lien entre l’être humain et le Grand Architecte de l’Univers.

GODF – Cycle « Les Dignités Humaines » : Vidéo « La Déportation »

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Dans le cadre de la conférence sur « La Déportation », qui s’est tenue le 8 janvier 2022 à l’université de Montauban, un film de celle-ci a été réalisé, il est visible sur la chaine Youtube du GODF