C’est à la Grande Loge Nationale Française que revient cette année l’organisation de la sixième « Rencontres Lafayette » le jeudi 2 juin prochain à 20h, Temple Jean Mons, Grand Temple de la Maison des Maçons sise à Paris 17e, 12 rue Christine de Pisan.
Cette sixième édition poursuit l’histoire d’une réflexion commune. En 2015, un véritable dialogue se nouait entre le GODF et notre Grande Loge à l’occasion des « Rencontres Lafayette ». Une première en plus de 100 ans !
Avec la participation du philosophe et écrivain Luc Ferry, ancien ministre.
Sa biographie :
Luc Ferry – Photo fournie par Mme Sylvia Galmot
Agrégé de philosophie, agrégé de science politique, docteur d’Etat en science politique, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, Luc Ferry a dirigé un centre de recherche à l’ENS-Ulm, été professeur à l’université de Lyon, puis de Caen, et enseigné à la Sorbonne (Paris I) au niveau du DEA ainsi qu’à Science-Po Paris. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages. Parmi eux, Apprendre à vivre – Traité de philosophie à l’usage des jeunes générations (2006 – Prix Aujourd’hui), La sagesse des mythes Apprendre à vivre II (2008), La Révolution de l’amour – Pour une spiritualité laïque (2010), L’invention de la vie de Bohème, 1830 – 1900 (2012), L’innovation destructrice » (2014), Sagesses d’hier et d’aujourd’hui (2014), Mythologie et Philosophie – collection Le Figaro/Plon en 20 volumes (2015). La Révolution transhumaniste – Comment la technomédecine et l’uberisation du monde vont bouleverser nos vies (avril 2016). 7 façons d’être heureux ou les paradoxes du bonheur (novembre 2016), Le dictionnaire amoureux de la philosophie – Plon 2018. Sagesse et folie du monde qui vient – Comment s’y préparer, comment y préparer nos enfants ? Avec Nicolas Bouzou XO 2019. Les sept écologies – pour une alternative au catastrophisme antimoderne, éditions de l’Observatoire – avril 2021. Propos sur l’école, pour renouer avec le bon sens, Privat, septembre 2021. Luc Ferry est également chroniqueur au Figaro, à Radio Classique et à LCI.
Un belle soirée en perspective autour de la dignité. Quelques définitions …
Déclaration des droits de l’homme
Dignité : Synonymes de grandeur, majesté, noblesse, élévation, situation éminente dans l’ordre naturel. La dignité est le sentiment de ce que l’on doit à soi-même, respect de soi.
Dignité de la personne humaine : fondement de la métaphysique des mœurs. Selon Kant : La personne humaine en tant qu’Être est ce qu’il y a de plus respectable au monde et cette dignité constitue la valeur fondatrice de toute la morale. »
Le magazine vivreparis.fr propose cette semaine un gros plan sur une femme qui a marqué la franc-maçonnerie.
Féministe, journaliste, franc-maçonne mais aussi artiste… Dès sa jeunesse, la vie de Maria Deraismes n’a pas été de tout repos ! Fervente partisane de l’égalité homme-femme, la féministe n’a cessé de mener ce combat tout au long de sa vie, lui valant notamment une statue à son effigie au cœur du square des Épinettes, dans le 17e arrondissement.
Née de parents fortunés, Maria connait une éducation riche et variée qui la pousse à se poser des questions. Elle acquiert une solide culture générale… Ce qui lui permet de fonder ses valeurs sur l’histoire, les mythes et la littérature !
En grandissant, Maria Deraismes est initiée à la franc-maçonnerie. Cet ordre initiatique est basé sur desnormes et des valeurs très strictes. Par ailleurs, les femmes y sont interdites par le pasteur Anderson depuis la création du mouvement. Son initiation n’est pas vue d’un bon oeil, car à l’époque, ces groupes sont uniquement constitués d’hommes !
Peu importe, Maria souhaite devenir franc-maçonne… Alors elle crée son propre mouvement ! L’Ordre Maçonnique Mixte et International du Droit Humain devient le premier ordre franc-maçon ouvert aux femmes. En cela, elle devient une icône du féminisme français !
Une statue à son effigie
Maria Deraismes est également à l’origine de la Société pour l’amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits. À sa mort, en 1894, la société décide de dédier une statue à l’effigie de la féministe !
Inaugurée en 1898, la statue est réalisée par Louis-Ernest Barrias, un sculpteur parisien de l’époque. L’artiste tient à être fidèle aux idéaux de la féministe, il la représente d’une façon très réaliste en soulignant son engagement et sa détermination.
La statue actuelle n’est malheureusement pas l’originelle… Comme beaucoup d’autres statues, le monument a été fondu sous l’Occupation par le régime de Vichy. L’oeuvre que l’on peut apercevoir au square des Epinettes provient d’un modèle en plâtre conservé par la Ville de Paris !
Le site d’information Radio-Canada, vient de consacrer un article sur ce qu’il nomme le « déclin » de la Franc-maçonnerie depuis les années 60. Elle est présentée comme une « Organisation fraternelle semi-secrète » de 60 000 membres, implantée au Canada depuis le début du XVIIIe siècle. L’article met l’accent sur la difficulté à recruter des jeunes pour l’initiation.
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La morale pour Platon, c’est la connaissance des règles du jeu qui comprend également la politique et le droit d’une société. Dans La République, Platon explique que la morale consiste, non pas en ce que veut le peuple, mais en ce que le juste et la justice soient ajustés à l’ordre intelligible du cosmos.
Également en référence à Platon, en vue de la reconstruction de la cité, la mystique Simone Weil appelle «le soleil du Bien» à se lever ; pour elle, une nouvelle civilisation, plus humaine, respectant véritablement l’être humain ne peut naître que s’il existe une ferme volonté collective de faire le Bien.
Cette vie morale est indissociable de la liberté. Au-dessus des institutions destinées à protéger le droit, les personnes, les libertés démocratiques, il faut en inventer d’autres, destinées à discerner et à abolir tout ce qui, dans la vie contemporaine, écrase les âmes sous l’injustice, le mensonge et la laideur.
Pour Nietzsche, la morale est la force des faibles coalisés, elle est mortifère car elle interrompt l’élan vital, tout en ne récusant pas l’idée de bon et de mauvais, affaires de circonstances.
Aux exigences des bonnes mœurs citoyennes, la Franc-maçonnerie ajoute des exigences qui lui sont propres, et tout d’abord l’esprit du lien fraternel. «L’Ordre des Free-Maçons fut institué pour former des hommes et des hommes aimables, de bons citoyens et de bons sujets, inviolables dans leurs promesses, fidèles adorateurs du Dieu de l’Amitié, plus amateurs de la vertu que des récompenses… De sorte que notre Institution renferme toute la philosophie des sentiments et toute la théologie du cœur» écrit le Chevalier Michel de Ramsay dans son fameux Discours de 1737.
Car, comme l’écrit Chevillon dans Le vrai visage de la maçonnerie, «l’amour prend sa source dans l’universelle fraternité des êtres appelés à une même fin. De cet amour résultent la compassion, la miséricorde, la bonté, la charité et toutes les vertus. Par conséquent, le maçon doit déraciner en lui-même l’égoïsme et avec lui tous les vices dont il est le support, cultiver et élargir sans cesse l’amour et les vertus capables de fleurir sur cette tige embaumée».
Le mot hébreu «tsidakati» (צִדְקָתִי), peut se traduire par «ma droiture», sa racine signifie tout à la fois : innocence, justice, vérité, bonté, faveur, grâce, clémence, bienfait, délivrance !
C’est une aspiration vers un état de perfection, une façon idéaliste de concevoir un futur-être pour l’initié et l’humanité, avec ses kyrielles d’utopies sous-jacentes dont le temple idéal de l’humanité. Ce qui lui est particulier c’est le véhicule ; c’est-à-dire le rite initiatique. Ce dernier est en effet une allégorie élaborée de la vie qui engendre, chez l’initié, une profonde méditation, une perception et une action intérieure grâce auxquelles l’homme se révèle à lui-même, dépasse ses propres limites et son soi.
Comme pour Kant, la soumission au précepte moral est d’origine interne et procède de la seule voie de la conscience. La loi morale est obéie par respect pour l’impératif catégorique qui retentit en nous-mêmes : tu dois agir de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen.
Mais, ce qui fonde le jugement de quelque chose comme bien ou mal dépendrait-il des conséquences de cette action ou seulement de son intention ?
Paul Ricœur, définissant l’éthique comme la visée personnelle de l’action qui utilise les outils de la morale, ouvre des questionnements : L’éthique s’appuie-t-elle sur la morale ? Ou bien l’éthique se différencie-t-elle de la morale par le libre choix d’un individu qui est une prise de décision spontanée et libre, conforme à la conception du bien et du mal qu’il se fait, sans référence à une morale? «La morale : c’est un code de la société destiné à permettre la survie de l’individu ; l’éthique : c’est un code individuel destiné à permettre la survie de la société» (Théodore Sturgeon, Les plus qu’humains, p. 289, 1990).
La définition d’Emmanuel Lévinas éclaire particulièrement ce concept. L’éthique n’est pas seulement un discours formaliste mais une attitude. L’éthique ouvre la possibilité de passer de l’émotion à l’action. Pour Lévinas, on n’est pas homme instinctivement. «On devient homme par la réflexion que l’on a soi-même sur l’homme». Désirer le bien dans l’élan naïf du cœur est nécessaire, mais n’est pas suffisant. La passion, dit-il, doit se méfier de son pathos, devenir et redevenir conscience. Ainsi définie, l’éthique constitue le fait de culture par excellence. Le maître mot de la définition de l’éthique est donné ici à l’étude : la conscience. «L’appartenance à l’homme en tant qu’homme suppose la tradition, la littérature et la science. La justice est difficile à l’ignorant. L’humanisme est une extrême conscience.» L’éthique, c’est «la morale plus l’étude». Nous retrouvons ici l’union de l’âme et du cœur, de l’esprit et du corps. Cette définition s’applique pleinement me semble-t-il à une démarche maçonnique adogmatique et à visée de réflexion sociale. Parler avec son cœur et son vécu émotionnel ne permet pas seul de répondre à la question : «à quoi me servent, en tant que citoyen, les outils symboliques que je manipule ?». De plus, l’émotion ne demeure souvent que le produit de notre vécu et donc de notre égo. L’émotion est furtive, changeante et manipulable, surtout lorsque l’on se déplace sur les questions de politiques et de normes sociales. L’abstraction de la réflexion construit la réflexivité de la perception, le miroir de l’esprit, peut-être est-ce cela la conscience.
Devenir Franc-maçon c’est aussi apprendre, par l’étude analogique des outils symboliques à passer du ressenti à l’engagement. Mais la réflexion en sens inverse est aussi possible : l’émotion est nécessaire, l’intellectualisation extrême ne construit pas le travail de connaissance humaniste de soi. L’identification de la globalité de chaque individu comme phénomène implique le dépassement d’un existant émotionnel non renié, mais assumé[1].
La connaissance de la symbolique des outils, des mythes utilisés et des rituels atteste que la Franc-maçonnerie veut, par leur approfondissement, permettre d’accomplir une œuvre de perfectionnement de soi en favorisant l’ouverture de la conscience. La Franc-maçonnerie se définit elle-même comme un système de philosophie morale,à visée personnelle, enseigné sous le voile de l’allégorie au moyen de symboles ; elle est une proposition d’éthique.
La Franc-maçonnerie est une pratique des vertus et un idéal avec sa spécificité quant à ses sources, sa finalité, son contenu, son domaine et sa sanction. La Franc-maçonnerie est un syncrétisme des vertus cardinales héritées de la Grèce antique, des vertus théologales obtenues de la chrétienté et des apports moraux des Lumières du XVIIIe siècle, mâtinés de modernité ; elle est une philosophie apportant des réponses à la question de la vie bonne. Pour le franc-maçon, la morale s’apparente au respect d’autrui auquel s’ajoute, surtout, quelque chose de l’ordre de la bonté, de la bienveillance, de la bienfaisance et de la prudence. À creuser un tombeau pour les Vices, on pourrait oublier d’ériger des autels à la Vertu !
«La Maçonnerie trouve dans ses traditions un idéal moral que nous croyons au moins égal sinon supérieur à celui des religions ; cependant, si les maçons disaient qu’il y a parmi eux plus de vertu effective, c’est-à-dire moins de défaillances que dans un groupe quelconque d’honnêtes gens, nous serions les premiers à rire d’une si outrecuidante sottise.» (Pierre Tempels).
Les Codes maçonniques
Il s’agit de textes où on y entend aussi la notion de préceptes, de devoirs maçonniques
Le Code maçonnique serait d’origine belge (gravé initialement sur une médaille avec le titre de Préc\ maç\) pour répondre aux accusations d’hérésie, de satanisme et de complotisme des francs-maçons qui ont conduit à leur excommunication de l’église en 1837. Cependant, ce Code possède une antériorité, maçonnique, dans un texte allemand de 1784, Taschenbuch für Brüder Freymaurer auf das Jahr en 1784 [2] .
Certains ont prétendu que ce code fut repris par Grillot de Givry, ajoutant un texte à la fin, avec des références à l’alchimie et à l’ésotérisme, tranchant avec l’esprit moraliste de l’époque[3]. Dans son ouvrage Grand Œuvre, XII Méditations sur la voie ésotérique de l’Absolu, ne se trouve que cette partie, à la Méditation VI !
Les herméneutiques, les interprétations des mythes prennent plusieurs directions, mais la plus communément admise et la plus répandue est l’herméneutique moralisatrice. Les créateurs du mythe d’Hiram ont voulu enseigner des vérités morales. Cette herméneutique est aussi propédeutique, le mythe maçonnique a des visées pédagogiques ; se perfectionner, pratiquer la bienfaisance et respecter ses engagements sont les piliers sur lesquels s’appuie l’idéal d’un maître…
Le code maçonnique est une doctrine qui trouve tout son sens par l’engagement et le comportement du franc-maçon en loge et dans la vie profane. Le Code maçonnique constitue, surtout, une référence pour appréhender et comprendre une exigence morale, il est presque une admonition.
Il existe plusieurs codes maçonniques dont les deux exemples ci-dessous montrent le visage spécifique qui différencie sans opposer deux courants : celui qui se réclame de la Régularité de la GLUA (en trois points, croire en Dieu, pas de femme, pas de discussions politiques) et les autres.
Le Rite Standard d’Écosse est la dénomination retenue en France pour désigner la pratique maçonnique de nos frères de nationalité écossaise. Dans ce second podcast de la saison, découvrez tous les aspects historiques et la pratique grâce à notre passionnant invité Jacques Olivier !
Le Rite standard d’Écosse (RSE) est un rite maçonnique anglo-saxon pratiqué dès le début du XVIIe siècle dans les premières loges écossaises, telles Mary’s Chapel et Kilwinning n°0, fondée avant 1598. Bien qu’issu des prémices de la franc-maçonnerie, le rituel ne sera codifié qu’au XIXe siècle. Le Rite Standard d’Écosse se distingue des autres maçonneries anglophones par sa particularité à être travaillé par cœur par l’ensemble des membres d’une loge, tout comme les tailleurs de pierre des cathédrales ont pu employer la transmission orale afin de protéger leurs secrets du « Métier ». Le RSE se singularise également par le rapport essentiel qu’il entretient avec le grade complémentaire de « Maître de la marque ».
De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano
L’œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres ! Matthieu 6 : 22-23
L’œil de la Providence, également connu sous le nom d’œil maçonnique, l’œil qui voit tout. L’œil de Dieu est peut-être le symbole le plus célèbre et le plus reconnu des francs-maçons, mais sa signification n’est probablement pas entièrement comprise.
Divers auteurs et chercheurs pensent qu’il représente le troisième œil présent dans chaque homme et dans chaque femme ; quelqu’un, anatomiquement, l’incarne dans la glande pinéale.
Le célèbre écrivain américain et franc-maçon Mark Twain, en 1899, l’a décrit non pas comme l’œil d’une entité lointaine, mais comme un cadeau tangible que n’importe qui peut utiliser.
L’œil commun ne voit que la partie extérieure des choses, et juge sur la base de celle-ci, l’œil qui voit tout, quant à lui, traverse les choses en lisant cœur et âme, y trouvant des capacités qui ne sont pas perceptibles à l’extérieur et indétectables. par ceux qui sont dépourvus de ce don. Mark Twain
L’image d’un œil est courante dans les sociétés secrètes occidentales, et est l’un des symboles clés de la franc-maçonnerie : elle est visible gravée ou dessinée dans les temples et sur les tabliers, elle n’indique pas exclusivement Dieu, mais est une référence au Troisième Œil caché au milieu du visage de chaque être humain.
Il a toujours été présent sur les « Planches à tracer » maçonniques, ces dessins didactiques séculaires retrouvés dans toutes les loges, utilisés pour former les initiés.
En tant qu’organe de perception sensible, il est allégoriquement et universellement le symbole de la perception intellectuelle. Il reçoit la Lumière et la retransmet à son tour ; ainsi l’Œil du front, ou troisième Œil de Shiva, représente l’organe de la vision intérieure.
L’œil unique est sans paupière et désigne la connaissance métaphysique. Dans la tradition maçonnique, sur le plan physique c’est le symbole du Soleil visible d’où émanent la Vie et la Lumière ; sur le plan astral intermédiaire, il s’agit du Verbe, du Logos, du Principe créateur ; sur le plan spirituel, du Grand Architecte de l’Univers.
Presque toujours, il se trouve à l’intérieur d’un triangle au-dessus d’une pyramide tronquée, peut-être est-ce une réminiscence des anciennes pyramides et du troisième œil, dont les traces se retrouvent dans presque toutes les ruines antiques des civilisations passées.
Dans le livre » The Uncommon Vision of Sergei Konenkov, 1874-1971: A Russian Sculptor and His Times « , publié par Rutgers University Press en 2000, les chercheurs John Bowlt, Wendy Salmond et Marie Turbow lisent :
La Grande Pyramide est un symbole occulte central qui est souvent représenté à côté de l’œil qui voit tout ou du troisième œil en son sein. Sous cette forme, il est le symbole de la franc-maçonnerie mystique.
Aussi belle est la réflexion du Dr Jeffries Joye Pugh :
L’Ordre de la franc-maçonnerie reconnaît l’Oeil qui voit tout comme l’Oeil de la grande sagesse. On dit que cette grande sagesse accorde à ceux qui recherchent les mystères sacrés, l’illumination, la vision de leur propre Soi et la connaissance intuitive.
Le contact avec cette grande sagesse se fait à travers le troisième œil identifié comme déjà mentionné avec la glande pinéale, située à l’intérieur du front.
Est-ce à dire que nous avons tous un troisième œil caché ? Et qu’on peut le réveiller ? Apparemment, oui.
Le Dr Buck en a également donné une description physique et a lié la capacité de le « contrôler » au troisième degré de la franc-maçonnerie. Dans son livre « Mystic Masonry », il déclare :
Il s’appelait « Troisième œil ». Les anciens Hindous l’appelaient l’Œil de Shiva. IL est atrophié et donc latent chez l’individu moyen. L’œil de Shiva est, en fait, un œil qui voit tout ; à travers ce dernier, il est possible d’annuler les concepts d’espace et de temps sur le plan physique. Un vrai Maître Maçon a donc l’Œil de Shiva. La glande pinéale dormante chez d’autres est active en lui.
Si sa théorie était vraie et c’est-à-dire que la pratique d’une doctrine occulte orientale fait partie de l’enseignement maçonnique, le secret forcé auquel la franc-maçonnerie a été contrainte en Europe serait compréhensible. En raison de la puissance et de la brutalité de l’Inquisition, ainsi que de son objectif déclaré de détruire les hérétiques, les francs-maçons ont été contraints de se cacher, afin de préserver leurs traditions, leurs connaissances et leurs rites sur le troisième œil.
Cette doctrine occulte est un « enseignement » très ancien, un « secret » que les ésotéristes ont jalousement gardé au fil des millénaires :
L’objet premier et principal de notre Ordre, le fondement sur lequel il repose.
Dans les temps modernes, des auteurs, peintres et poètes célèbres l’ont décrit comme le « secret perdu » de la franc-maçonnerie.
L’auteur Grace Morey, dans le livre ‘Mystic Americanism’ écrit :
L’oeil qui voit tout… emblème de la glande pinéale ou troisième oeil de l’être humain… a été retrouvé parmi les ruines de toutes les civilisations de la planète, témoignant de l’existence d’une religion universelle, à une époque lointaine.
Albert Pike, dans ‘Legend and Readings of the Ancient and Accepted Scottish Rite of Freemasonry’ note :
C’est dans ses symboles anciens et leur signification occulte que consistent les véritables secrets de la Franc-Maçonnerie. Mais ceux-ci n’ont aucune valeur si l’on ne voit rien dans les symboles de la loge, au-delà des interprétations banales. Les gens ont ignoré la vérité, à savoir que les symboles de l’Antiquité n’étaient pas utilisés pour révéler mais pour « cacher ».
Chaque symbole est une énigme à résoudre et non une leçon à apprendre. Comment le franc-maçon intelligent peut-il ne pas voir que les diplômes ne sont que préparatoires, pour enrôler et rassembler les rangs et les armements de l’armée maçonnique à des fins qui ne leur sont pas révélées, qui sont les moindres mystères dans lesquels les symboles sont utilisés pour cacher la vérité ?
Que savent les francs-maçons modernes de l’Oeil qui voit tout ?
Si autrefois elle était symbole de providence divine, de vérité spirituelle et d’éveil, aujourd’hui que la franc-maçonnerie perd sa précieuse symbolique, elle est souvent mal interprétée voire pas vraiment « considérée ».
L’homme contemporain n’a plus de mythes et de traditions, il a perdu les idées religieuses, et même les symbologies initiatiques sont désormais l’apanage de quelques-uns. Il a remplacé tout cela par ce que lui offrent les médias de masse. Il n’est plus capable de saisir et de comprendre les contenus inconscients. Massimo Graziani – Psychologie de la franc-maçonnerie symbolique
Tout au long de l’histoire, dans divers continents et dans différentes cultures, il a été beaucoup utilisé pour indiquer une force créatrice et bienveillante, qui regarde au-delà, aidant et protégeant l’humanité et représentant la part spirituelle qui se trouve en chacun de nous.
C’est peut-être à partir de là que nous, francs-maçons, devrions recommencer, en baissant les paupières et en ouvrant notre Troisième Œil, celui qui nous a été « activé » avec l’Initiation et que nous gardons souvent volontairement fermé, oubliant que dans la pensée collective, il donne un ton solennel de pouvoir et de contrôle pour ceux qui « l’utilisent ».
Peut-être que le monde a changé d’apparence, peut-être qu’il a évolué, ou peut-être que le temps vient de passer et que nous avons oublié ; plus on recule, on recule, plus on prend conscience de la tromperie…
Alors faisons de notre mieux pour reprendre possession de ce que nous avions déjà conquis et que, tout simplement, nous avions mis de côté.
Jean Vassort – Éditions Ouest-France, 2022, 286 pages, 23 €
Présentation de l’éditeur : Les Lumières, développées notamment en France au XVIIIe siècle, sont un sujet ouvert sur la modernité et qui demeure au cœur des débats contemporains les plus vifs ? Un sujet qui ne relève pas que de l’histoire intellectuelle, mais qui touche aussi les aspects, économiques, politiques et artistiques du XVIIIe siècle ? Un thème cultivé par les philosophes français (Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Diderot) et qui rayonne en Europe, mais que contribuent à développer aussi de grands penseurs étrangers, Locke et Newton, Adam Smith et Kant ? Le souci du livre est non seulement de présenter les philosophes et leur pensée, mais encore de les replacer dans l’époque et dans la société au sein de laquelle ils vivent. Les Lumières, ce n’est pas seulement une affaire d’idées : c’est aussi une manière d’être présent au monde et de se le représenter ? Le livre est très attentif à cette dimension concrète, en traitant de manière très illustrée des points aussi divers que la science ou la médecine, le problème du luxe ou celui de la paix et de la guerre.
Biographie de l’auteur : Agrégé d’histoire, docteur d’État, professeur honoraire de khâgne au lycée Descartes de Tours, Jean Vassort a travaillé sur l’histoire sociale et culturelle des provinces ligériennes et a collaboré à de nombreux manuels de l’enseignement secondaire.
Les jardins de France – Une histoire du Moyen Âge à nos jours
[NDLR : Jean Vassort a notamment publié Les jardins de France – Une histoire du Moyen Âge à nos jours (Perrin, 2020), L’histoire des châteaux de la Loire (Ouest-France, 2018), Les châteaux de la Loire (Ouest-France, Coll. Délipoche, 2016) consistant en des fiches illustrées et Les châteaux de la Loire au fil des siècles art, politique et société (Perrin, 2012).
Cette fois-ci, il s’intéresse au siècle des Lumières qui, juste après celui de la Raison – le XVIIe – constitue une transition entre la Renaissance et la Révolution française. Un mouvement des Lumières tirant son nom de la volonté des philosophes européens dudit siècle de combattre les ténèbres de l’ignorance par la diffusion du savoir.
Pour comprendre la genèse de la Franc-Maçonnerie au début du XVIIIe siècle en Angleterre, il faut se tourner – encore une fois – vers le passé. Même proche. Avec l’histoire de ce qui n’est pas encore le Royaume-Uni – le traité d’Union entre l’Angleterre et l’Écosse est signé en 1707, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande naît en 1808 – qui a été fort agitée – nouvelle dynastie, les Stuarts ; tentatives d’établir l’absolutisme ; guerre civile entre partisans du roi et partisans du parlement ; dictature militaire d’Olivier Cromwell, etc.
Pour comprendre la genèse de la Franc-Maçonnerie au début du XVIIIe siècle en France, il faut se pencher sur le siècle des Lumières définit souvent comme celui correspondant à un mouvement littéraire et philosophique qui se développe entre 1715 et 1789 dans toute l’Europe. Mais pas que !
Car il est exact de dire que la Franc-Maçonnerie est l’héritière du siècle des Lumières. Siècle des Lumières qui fut le mouvement intellectuel et philosophique qui domina le monde des idées.
Diderot par Louis-Michel van Loo en 1767 (Musée du Louvre)
D’ailleurs l’« Encyclopédie », dirigée par Diderot et d’Alembert, n’est-elle pas le meilleur symbole de cette volonté de rassembler toutes les connaissances ? Et de les répandre auprès du public, surtout public éclairé.
L’« Encyclopédie » étant cet ouvrage majeur dudit siècle titré exactement « l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers », éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Denis Diderot (1713-1784) et, partiellement, de Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783), avec la contribution de plus de 160 auteurs. Rappelons que cette première encyclopédie française est conçue comme un vaste système de classement, de hiérarchisation et d’appréhension des connaissances humaines. Elle est composée de 17 volumes de texte, dont les 71 818 articles sont classés par ordre alphabétique, et de 11 volumes de planches dessinées par Louis-Jacques Goussier (1722-1799).
De ce siècle des Lumières et de sa philosophie, nous retiendrons sept points :
Isaac Newton – Copie d’une peinture de Sir Godfrey Kneller (1689)
– la primauté de l’esprit scientifique sur la Providence dont la révolution newtonienne est l’illustration la plus marquante. Rappelons-nous que Isaac Newton (1642-1727) fut membre, dès 1762, de la Royal Society, la présidant de 1703 au 20 mars 1727, jour de son décès, faisant, en 1714, élire son « disciple », un certain John Theophilus Desaguliers (1683-1744), par ailleurs membre très actif dans la toute récente Grande Loge de Londres et de Westminster, fondée le 24 juin 1717 selon certains et dont il fut Grand Maître de 1719 à 1721, puis le Député Grand Maître à partir de 1722 ;
– la diffusion et la compréhension du Discours de la Méthode du mathématicien, physicien et philosophe René Descartes (1596-1650) ;
– la réflexion politique marquée par la théorie contractuelle, influencée par les travaux du philosophe anglais John Locke (1632-1704) ;
Pierre Bayle – École allemande (19e siècle)
– les progrès de l’esprit critique à l’œuvre, par exemple, dans le Dictionnaire historique et critique (1697) du philosophe, écrivain et lexicographe Pierre Bayle (1647-1706) et la critique lockienne des idées innées ;
– une première désacralisation de la monarchie dont les Dialogues de M. le baron de Lahontan et d’un Sauvage dans l’Amériquedudit baron sont l’une des manifestations (édition de 1703).
Satiriques et polémiques y annoncent avec vigueur les grands débats philosophiques des Lumières – religion, politique, justice, mœurs – où le contraste du dialogue entre le Sauvage et l’Européen met en cruelle évidence les vices de notre civilisation ;
Gotthold Ephraim Lessing
–l’affirmation de l’idée de tolérance dans une Europe marquée par les divisions religieuses dont l’œuvre Nathan le Sage de Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781), pièce publiée en 1779 mais représentée pour la première fois à Berlin qu’en 1783, est une brillante illustration ;
– le déisme.
L’ouvrage de Jean Vassort nous conduit à la fois à cette découverte mais aussi nous entraine dans une connaissance de tout l’environnement de siècle en cinq chapitres avec « La progressive affirmation des Lumières », « La présence des Lumières », « Des Lumières en religion et en politique », « Les Lumières et le monde » et, avant l’épilogue, « Les Lumières à la fin du siècle ».
Nous y découvrons volontiers les salons littéraires où se réunissaient hommes et femmes lettrés et beaux esprits.
Nous y découvrons, page 82 et suivantes entre autres, comment la Franc-Maçonnerie apparaît en France en 1725 et se répand tout au long du siècle, au sein de la société française.
Mais aussi comment les Lumières restent essentiellement urbaines et donc limitées à une certaine élite…
De belles illustrations renforcent le texte nous rappelant que la culture visuelle joue un rôle dans notre mémoire.
Un livre éclairant qui nous fait mieux comprendre ce que sont les sciences, la société d’alors, les choix religieux et politiques, mais aussi l’engagement artistique.]
La R:.L:. Les Amis du Creuset, organise avec Les RR:.LL:. Excalibur, Au fil du Nil, Arc-en-Ciel sous les auspices de la G:.L:.M:.F:. en association avec les RR:.LL:. L’internationale et Sophia Phronesis du G:.O:.D:.F:. une Tenue Blanche Fermée avec une Colonne d’Harmonie Vivante formée par 3 joueurs de Fado Lino Ribeiro, Jean-Philippe Vieira et Alexandra Vieira autour du Livre d’Alexandra VIEIRA « Julia Florista » le 14.05.2022 à 9H30 au 5 rue Jules Breton à Paris.
L’inscription préalable est obligatoire à l’adresse suivante : jp.adoum@gmail.comMob : 06 02 71 56 17
Il a été offert à Mexico le 26 avril 2022 et a des estimations comprises entre 18 000 et 22 000 pesos mexicains
Le 26 avril à 5 heures de l’après-midi, la maison de vente aux enchères Morton a proposé, dans sa » Vente aux enchères de livres anciens et contemporains « , un Dictionnaire encyclopédique de la franc-maçonnerie en trois volumes , écrit par Lorenzo Frau Abrines et Aurelio Almeida et publié en 1890.
Il s’agit d’un ouvrage très complet sur la franc-maçonnerie, qui contient non seulement son histoire, mais aussi ses règles, lois, statuts et règlements, biographies de francs-maçons célèbres, science kabbalistique, iconographie, mythologie et statistiques de la population maçonnique. Suivi d’un guide des dignitaires et officiers des loges et d’un recueil de rituels.
Dans sa lecture vous pouvez découvrir des vues, des portraits, des symboles, des cérémonies, des blasons et des scènes historiques de la franc-maçonnerie. Selon les spécialistes et catalogueurs de Morton, son auteur, Lorenzo Frau Abrines , était un maître maçon au 33e degré de l’ancien rite écossais accepté, bien qu’il semble que plusieurs auteurs aient participé à l’élaboration de l’ouvrage ; il a été publié sous la direction de Rosendo Arús y Arderiu, Grand Maître de la Grande Loge Régionale Catalane des Baléares.
Parmi les révélations contenues dans ce dictionnaire, la participation des femmes à la franc-maçonnerie à travers le soi-disant rite d’adoption se distingue, à la fois dans ses degrés symboliques et philosophiques. D’autre part, dans la rubrique « Atelier général de la franc-maçonnerie », la forme et la symbologie des loges maçonniques, leurs liturgies et rituels dans leurs divers degrés sont détaillés. Cet atelier se termine par le développement des principales cérémonies, telles que l’inauguration et la consécration du temple maçonnique, les exigences pour la constitution d’une loge et sa cérémonie d’installation. De même, dans ces volumes, la Bible est expliquée dans sa relation avec les mythes et les traditions de la franc-maçonnerie.
Les francs-maçons sont une fraternité ou une loge considérée comme secrète en raison de la discrétion de leurs pratiques originaires de Londres, en Angleterre, et qui ont des adeptes dans le monde entier depuis plus de 300 ans.
Le prix estimé par les spécialistes de Morton Subastas pour ces trois tomes, marqués du lot 80 de leur catalogue, se situe entre 18 000 et 22 000 pesos. Les parties intéressées pouvaient participer en personne le jour de la vente aux enchères, qui a eu lieu le 26 avril à 17h00 au Cerro de Mayka 115, Lomas de Chapultepec. Ils pouvaient également le faire en ligne sur www.mortonsubastas.com ou en appelant le 5552833140.
Le dimanche 1er mai 2022, la Fédération française du DROIT HUMAIN a été comme chaque année massivement présente avec ses Frères, Sœurs et dignitaires au cimetière du Père-Lachaise lors du rassemblement interobédientiel organisé par le Grand Orient de France et célébrant la Commune de Paris, pour la République et la défense de la Laïcité.
Un hommage particulier a été rendu sur la sépulture de Nelly ROUSSEL (1878-1922), libre penseuse, féministe, antinataliste, néomalthusienne, femme de lettres libertaire française et franc-maçonne de la Respectable Loge n° 4 du DROIT HUMAIN.
Amande PICHEGRU, Grand Maître National de la Fédération française du DROIT HUMAIN a tenu son allocution devant le mur des Fédérés avec d’autres dignitaires d’obédiences françaises. Vous pouvez la retrouver via ce lien de la chaîne Youtube du DROIT HUMAIN ou en cliquant sur cette image ci-dessous.
La retranscription complète de cette allocution est également disponible via ce lien