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10/05/22 : « La Franc-Maçonnerie : une tradition d’avenir » – Conférence à Appoigny (89)

La Grande Loge Provinciale de Bourgogne Franche-Comté vous invite à une conférence afin de mieux faire connaître la Franc-Maçonnerie régulière et de tradition.

Une très belle façon d’échanger sur une démarche spirituelle d’actualité avec la Grande Loge Nationale Française (GLNF). Et, sans doute, d’en apprendre plus sur le goût du secret, les réseaux, leurs influences – ou pas – et toutes les idées – fausses ? – reçues…

Initié il y a bientôt 30 ans à la Grande Loge Nationale Française, Pierre Jacob, conférencier d’un soir, a été Grand Maître Provincial de ladite Province et Assistant Grand Maître de la GLNF. Il est sophrologue et dirige deux écoles de sophrologie à Dijon et à Besançon.

Blason GLP Bourgogne Franche-Comté

Infos pratiques

Conférence « La Franc-Maçonnerie : une tradition d’avenir »

Mardi 10 mai 2022 à 19h/Hôtel Mercure Auxerre, RN 6 – Lieudit « Le Chaumois » 89380 APPOINGNY

Invitation gratuite – La conférence sera suivie d’un cocktail

Le flic et les francs-maçons ou le mystère de la Franc-maçonnerie naissante

Lorsqu’il prend ses nouvelles fonctions de lieutenant général de police de Paris, le 28 août 1725, René Hérault de Fontaine a 34 ans. Il vient de réussir brillamment comme intendant de la généralité de Tours et il est loin d’imaginer qu’il va devoir s’intéresser à la franc-maçonnerie en plus de la lourdeur de sa tâche.

Car assurer la sécurité publique n’est pas une mince affaire quand on songe au pullulement des tire-laines, coupe-jarrets, crocheteurs et filous de toute espèce, qui se sont concentrés sur Paris, attirés par la Cour et son luxe, et qui prennent les traits de la mendicité gémissante et pitoyable pour mieux commettre leurs méfaits. Ces hors-la-loi ont même créé des secteurs interdits où nul n’ose s’aventurer, comme la fameuse Cour des Miracles, ainsi nommée parce que le soir venu les culs-de-jatte y retrouvent – comme par miracle – leurs jambes, les manchots leurs bras et les aveugles leurs yeux. En fait, ces hordes de malandrins ne rendent de comptes qu’à un chef et un seul, le « Roi de Thunes »…

Le « grand Coësre ». Gravure extraite du Recueil des plus illustres proverbes divisés en trois livres : le premier contient les proverbes moraux, le second les proverbes joyeux et plaisans, le troisième représente la vie des gueux en proverbes, Jacques Lagniet, Paris, 1663

Et puis Paris est une ville sale, encombrée d’immondices jetées en pleine rue depuis les fenêtres d’où l’on vide les seaux d’aisance, tandis que les égouts sont situés en pleine ville : les rues étroites, creusées en leur centre par un caniveau, sont de vrais cloaques et les épidémies, véhiculées par les rats, les mouches et les parasites divers ne sont pas rares. En été l’odeur est pestilentielle. C’est pourquoi les belles, en chaise à porteur, soutiennent sous leur nez, d’une main gantée, un mouchoir imbibé de parfum. Face à cette triste réalité, Hérault prend des initiatives : il commande que les égouts et les décharges d’ordures soient refoulés à l’extérieur de la ville ; il fait arroser les rues pendant les fortes chaleurs d’été ; par décret du 30 juillet 1729 il instaure aussi une signalétique en apposant des plaques de pierre portant le nom des rues, mais échoue dans sa tentative de numéroter les maisons, la noblesse se refusant à enlaidir les façades de ses hôtels particuliers.

Ces initiatives sont d’autant plus méritoires que le vieux cardinal Fleury que Louis XV a nommé Premier ministre pour le récompenser d’avoir été son précepteur, voit des complots partout, ce qui mobilise le lieutenant général de police sur des vétilles. Or, il s’inquiète d’un groupuscule qui, à cette époque, est encore… anglais ! Car la première loge créée à Paris, le 12 juin 1726, était due à lord Derwentwater accompagné d’une poignée d’exilés. Les tenues avaient lieu tantôt chez le traiteur anglais Hure, à l’enseigne « Au Louis d’Argent », tantôt à l’auberge Debure, et la loge avait pris « Saint-Thomas » pour patron et patronyme.

Quelques autres étaient nées ensuite, à Paris ou en province, comme la célèbre loge d’Aubigny-sur-Nère (au nord de l’actuel département du Cher), qui se réunissait dans la propriété de la duchesse de Porstmouth et avait reçu, le 12 août 1735, Desaguliers en personne, en présence de Montesquieu. Mais le 31 mars 1731, quand meurt le duc de Wharton – à qui J. T. Desaguliers avait dédié ses Constitutions de 1723, et qui, exilé, était naturellement devenu Grand Maître des loges françaises – on ne compte guère que quatre loges à Paris. C’est dire le caractère confidentiel d’un mouvement surtout composé d’émigrés stuartistes qui rêvaient de restaurer sur le trône Jacques III (Jacques II était mort en 1701), héritier légitime des royaumes d’Écosse, d’Angleterre et d’Irlande, évincé du trône en raison de son catholicisme. Mais leur complot, si complot il y avait, n’était guère concluant…

Pourtant la franc-maçonnerie progresse et sort du cercle anglais. Des traductions de rituels circulent parmi les membres. Louis-François de La Tierce, alors membre de la Loge du Duc de Lorraine à Londres, traduit en français les Constitutions (d’Anderson) et son livre paraît à Francfort en 1742. Mais déjà en 1737 il existe 9 loges sur Paris et 8 en province.

René Hérault, dépourvu d’états d’âme, suit de près les activités des frimassons pour le compte du Conseil du Roi, dominé par Fleury. En 1737 il l’informe que de « nombreux » seigneurs pratiquent la franc-maçonnerie. Il donne des noms. Louis XV décide alors de leur refuser l’accès à la Cour « en raison du secret impénétrable qui semble couvrir un dessein qui pourrait aboutir au désavantage du royaume ». La bataille est engagée.

Le ton va se durcir à la suite d’un revirement politique. En 1737, la France et son ennemie jurée l’Angleterre, se réconcilient. Fleury et Walpole, le conseiller particulier de George II d’Angleterre qui fait fonction de Premier ministre, doivent faire face, l’un comme l’autre, aux ambitions espagnoles et à la crise polonaise, sans compter la menace prussienne qui se dessine avec l’électeur Frédéric-Guillaume qui met en place une forte armée. Ce rapprochement sera, certes, de courte durée, mais il est mis à profit par l’ambassadeur d’Angleterre à Paris, Lord Waldegrave, qui « oublie » son appartenance maçonnique pour servir son pays et… sa gloire personnelle ! Or, il connaît bien le grand maître de la maçonnerie française, Charles Radcliffe, comte de Derventwater, et le sait très engagé en faveur de la restauration des Stuarts. S’il pouvait éliminer la franc-maçonnerie de France, se dit-il, il éliminerait du même coup ces comploteurs d’exilés qui soutiennent l’émigré Jacques III d’Angleterre et VIII d’Écosse, qu’on nomme « chevalier de Saint George ».

Notre ambassadeur demande donc au cardinal Fleury de prohiber les réunions maçonniques dans tout le royaume. Il parvient à ses fins. Le 17 mars 1737 : « toutes associations, notamment celles des freys-massons » sont interdites, en dépit de quelques interventions courageuses comme celle de Ramsay qui remettra au cardinal, à titre d’explications sur la nature de la franc-maçonnerie, un exemplaire modifié de son fameux discours. Mais ayant essuyé un refus ferme et définitif (« ces assemblées déplaisent au roi »), il démissionnera aussitôt de toutes ses fonctions maçonniques pour préserver ce que nous appellerions aujourd’hui ses avantages sociaux…

C’est ici qu’entre en scène le lieutenant général de police de Paris, René Hérault de Fontaine, puisqu’il lui revient de faire appliquer l’interdiction. Et ce n’est pas si facile : comment arrêter un noble de haut rang ?

John Coustos

Pourtant le 17 juillet 1737, quatre mois après l’édit royal, il donne l’ordre à la police d’effectuer une descente dans la loge Coustos-Villeroy qui se réunit « À la Ville de Tonnerre », rue des Boucheries, dans le faubourg Saint-Germain. Cet atelier avait été créé le 18 décembre 1736 par John Coustos, peintre du roi, qui en avait cédé le maillet quelques mois plus tard, à Louis de Neufville, duc de Villeroy, juste après l’avoir initié, le 17 février 1737, et lui avoir conféré, au cours de la même cérémonie, les trois premiers grades. Il lui avait semblé habile de s’abriter derrière un pair de France et, en cette soirée de juillet, face aux agents, l’avenir lui donnait raison.

Les policiers saisissent le livre d’architecture de la loge, divers objets symboliques et les rituels qui nous sont aujourd’hui précieux. Le listing nous montre la diversité des 71 membres : on trouve aussi bien des nobles de tout rang que des roturiers, des artistes et même un ecclésiastique. Mais pas de pauvres : les droits d’entrée sont de huit louis (cent soixante livres), soit la moitié du salaire annuel d’un ouvrier ! On y apprend aussi que la fréquence des Tenues peut atteindre quatre fois par mois et que l’assiduité est faible, de onze à vingt Frères ! Cette perquisition permet à Hérault d’affiner sa tactique.

Ne pouvant arrêter personne eu égard à la qualité des frères présents, il s’attaque aux cabaretiers qui les accueillent en les menaçant de lourdes amendes (3 000 livres ! soit quelque 20 000 de nos euros) et de voir leur établissement muré. C’est ce qui arrive au malheureux Chapelot, à l’enseigne de Saint-Bonet, quai de la Rapée, qui héberge des Tenues suivies d’agapes. Dénoncé par un indicateur, il est pris en flagrant délit le 10 septembre 1737, et sera condamné par Hérault malgré la présence, ce soir-là, du duc d’Antin lui-même, pair de France, qui deviendra grand maître de la maçonnerie française le 28 juin 1738. Toutefois l’aubergiste sera secouru par des frères de la haute noblesse qui paieront l’amende à sa place.

Délogés, les frères trouvent une parade : ils tiendront désormais leurs Tenues dans les hôtels particuliers de la noblesse où il ferait beau voir que les argousins osent entrer ! Pour sa part, Hérault ne s’avoue pas vaincu. Il obtient un rituel d’une « dame de petite vertu », la Carton, qui l’aurait dérobé à un Frère ayant succombé à ses charmes. Il se hâte de le lire pour y découvrir enfin le fameux secret, mais n’y trouve que des discours insipides et des cérémonies qui lui semblent des mascarades. Il imagine alors une stratégie redoutable : les publier. Une gazette à scandales s’en charge et la franc-maçonnerie devient ainsi la risée du public – ce n’était donc que ça ! … – ce qui freinera son développement durant plusieurs années.

Le Vatican, institution absolutiste elle aussi, s’en mêle. Le pape Clément XII fulmine, le 28 avril 1738, la Bulle In eminenti (du nom de ses premiers mots) où il condamne un mouvement clandestin qu’il ne connaît pas, mais qui lui paraît séditieux, car « si leurs actions étaient irréprochables, ils ne se déroberaient pas avec tant de soin à la lumière », écrit-il. Cela servit Fleury, mais patatras ! C’est l’inverse qui se produit. Le Parlement refuse d’enregistrer la bulle, gallicanisme oblige.

René Hérault de Fontaine

René Hérault de Fontaine quittera ses fonctions le 30 décembre 1739 pour l’Intendance de Paris et mourra peu après, le 2 août 1740. Il sera remplacé par son gendre, Claude-Henri Feydeau de Marville qui s’efforcera, lui aussi, de persécuter les francs-maçons. Mais son acharnement sera de courte durée : le cardinal de Fleury meurt le 29 janvier 1743 et celui qui lui succède, Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, est… franc-maçon !

07/05/22 : François Morel dédicace ses cahiers de vacances chez DETRAD

Le cahier de vacances du franc-maçon-Programme officiel Apprenti
Le cahier de vacances du franc-maçon-Programme officiel Apprenti

À partir de 14h, samedi 7 mai, Christine Ribes sera heureuse de vous accueillir pour une séance de dédicace de l’illustrateur François Morel pour ses « LES CAHIERS DE VACANCES DU FRANC-MAÇON » -ÊTRE SÉRIEUX SANS SE PRENDRE AU SÉRIEUX… »

Les Concernant, vous pouvez (re)lire notre « Flash infos » du 29 avril courant https://bit.ly/3LCX8F1

DETRAD vous propose aussi son service de « DÉDICACE EN LIGNE » et recevez votre ouvrage dédicacé par l’auteur. Rendez-vous sur www.detrad.com

Infos pratiques : DETRAD – Fabricant : Décors-Bijoux-Accessoires maçonniques-Editeur et Libraire – 18, rue Cadet 75009 PARIS/À retrouver sur www.detrad.com

DETRAD : Dédicace François Morel
DETRAD : Dédicace François Morel

Le GODF mène une enquête sur l’image de la maçonnerie

Le Grand Orient de France a missionné l’IFOP, le célèbre institut de sondages d’opinion, aux fins de conduire une étude portant sur la perception de la franc-maçonnerie en France.

Celle-ci a été réalisée, du 16 au 21 octobre 2020, auprès d’un échantillon représentatif de la population française de plus de 1000 personnes. Les « individus statistiques » ont, tout d’abord, été invités à visionner le film de présentation ci-dessous :

ainsi qu’un PowerPoint détaillant les apports de la franc-maçonnerie pour soi, au sein de la loge et pour la société. Puis, chacun a ensuite répondu à un ensemble de questions.

Deux groupes furent constitués afin d’affecter les répondants en une classe de 25 à 35 ans pour le premier et en une autre de 45 à 65 ans pour le second.

Le GODF se pose des questions, en réalité, pertinentes pour toutes les Obédiences car la compréhension des attentes des profanes vis-à-vis de la franc-maçonnerie reste, en général, assez floue.

Une autre question, qui n’est pas non plus dépourvue de conséquences, émerge par la suite : c’est celle des causes de la démission des Sœurs et des Frères, afin de comprendre pourquoi autant de maçons, aussi bien dans les rangs des Apprentis ou dans ceux des Compagnons que dans ceux des Maîtres, rendent leur tablier, chaque année. Par exemple, la Grande Loge de France enregistre une moyenne de 1000 démissions annuelles de Maîtres maçons. Ces derniers ont suivi le cursus des trois premiers grades et abandonnent ensuite, pourquoi ? Ne serait-il pas temps de mener une vaste enquête auprès de ces milliers d’initiés ? Sont-ils déçus de la méthode ou de l’environnement maçonnique ? Sont-ce d’autres circonstances de vie qui les déterminent ?

Pour le moment, le GODF s’est polarisé sur l’image de notre maçonnerie auprès du public profane. Les questions de cette enquête, que notre rédaction s’est procurée, permettent de constater un très fort déficit d’image et de clarté. En effet, plus de la moitié des interrogés déclarent ne pas vraiment connaitre la maçonnerie. Plus inquiétants sont certains termes associés à notre pratique : Secret, Secte, Élite, Mystère, Réseaux, Confrérie, Argent, Politique, Influence... Fort heureusement, il ressort aussi de bonnes images : Rites, Réunion, Réflexion, Société, Culte, Solidarité, Fraternité, Ordre, Bâtir, Métier, Groupe…

Au fil des questions, on perçoit assez vite que la franc-maçonnerie reste associée à une image de secret, animée par des appétits de pouvoir. Les résultats constatés avant et après explications durant la série de questions posées par l’IFOP démontrent qu’une explication de texte, auprès du public, modifie singulièrement sa perception.  

Ce qui devrait alerter l’ensemble des obédiences, ce sont les trois statistiques suivantes : « pour 91 % des sondés, la franc-maçonnerie c’est la culture du secret ; pour 84 %, c’est l’implantation dans les cercles du pouvoir et, pour 79 %, c’est du réseautage ». Partant de ce constat, ne serait-il pas utile de regrouper toutes les forces des instances maçonniques pour travailler à un message commun à l’intention du grand public ?

D’autres questions, telles que la perception de la finalité de la pratique maçonnique, nous éclairent sur les faibles motivations des jeunes pour notre Art. Nous sommes perçus comme ambigus et parfois dépassés par la multitude de plateformes sociales proposées sur le marché.

Sur la question du travail introspectif, il apparaît de nombreuses réticences car naissent alors des confusions avec des voies comme le yoga ou la méditation. Par ailleurs, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le lien entre le travail collectif et l’introspection individuelle. Il est, cependant, reconnu que la méthode de travail permet l’écoute, le respect de l’autre. La phrase qui ressort souvent est : « La mise en valeur d’un débat apaisé et d’un apprentissage de celui-ci. » Le second point saillant résulte de la possibilité de s’extraire des activités professionnelles et de l’urgence de pouvoir passer un moment avec soi… et les autres.

Concernant la communication de la franc-maçonnerie

Le public souhaite une démarche plus transparente. Il est dit, par exemple, qu’il y a une « attente d’un discours relativement transparent sur le pourquoi de la démarche de communication ». Cela concerne plus particulièrement l’identité des personnalités appartenant à la franc-maçonnerie. On peut s’interroger sur le bien-fondé d’une telle demande. Car le souci du public interrogé est-il réellement la transparence ou la curiosité ?

Les attentes concrètes de ce public concernent essentiellement le libre accès à nos travaux, sur des supports appropriés à tous, une diffusion plus large des conférences ou des réunions publiques et, bien entendu, des prises de position plus claires sur les sujets de société. Cela passe bien évidement par une présence plus assidue sur les réseaux sociaux.

La conclusion de l’étude

Il apparaît que les attentes des 40/60 ans ne sont pas les mêmes que celles des plus jeunes générations. Les plus âgés manifestent un intérêt pour les valeurs défendues par la franc-maçonnerie. Ils semblent intéressés par la bulle de réflexion que constitue la franc-maçonnerie. Une forme de protection propice à l’introspection.

Les plus jeunes sont plus critiques à l’égard de la maçonnerie. Ils ne perçoivent pas très bien le sens de sa pratique et la mettent rapidement en concurrence avec des laboratoires d’idées (couramment appelés « think tanks ») ou des centres de développement personnel voire avec des associations menant des combats sur divers fronts de la société contemporaine.

L’étude précise qu’il convient de trouver un équilibre en matière de communication.

En résumé, on perçoit assez vite que la maçonnerie n’est pas assez précise sur ses objectifs et ses résultats. Elle serait, pour certains, « victime de son mystère ». D’autres affirmeront que ce mystère est précisément le garant de sa longévité, pour assurer la sélection de ses membres et éviter de tomber ainsi dans un mercantilisme pseudo spirituel.

Il serait peut-être bon de réfléchir à des formes de communication globale sur des axes communs. Sachant que la franc-maçonnerie est polymorphe et polysémique, ne serait-il pas temps de créer une commission inter-obédientielle susceptible de formuler un ensemble de propositions illustrant la pluralité des pratiques et, surtout, reflétant la diversité de l’offre maçonnique et son intérêt ?

L’initiative du GODF est à saluer ; elle ne doit pas rester lettre morte, mais servir de tremplin à une réflexion fraternelle étendue à d’autres maisons maçonniques de poids, afin d’harmoniser et de dynamiser des lignes directrices de communication au service de l’Art Royal, en général, et de chaque Obédience en particulier. C’est à ce prix, semble-t-il, que seront mieux perçues la présence et l’action des Sœurs et des Frères sur le terrain… et aménagées les voies de l’avenir.

« Meurtres, espions et francs-maçons : l’incroyable affaire Athanor » s’invite chez « Complément d’enquête » 

Jeudi 5 mai 2022, après le 21h10 et « Envoyé spécial », ne manquez pas le magazine d’information présenté par Tristan Waleckx

Tristan Waleckx

« Complément d’enquête », de 23h à 00h15, sur « Meurtres, espions et francs-maçons : l’incroyable affaire Athanor ».

Une bande-annonce percutante !

Les fauteuils emblématiques de « Complément d’enquête »

https://www.cesoirtv.com/programme/1082112837/complement-d-enquete.php

Le résumé : « Meurtre, espions et francs-maçons : l’incroyable affaire Athanor » : retour sur une affaire tentaculaire qui mêle des élus, des notables francs-maçons et des agents secrets. La tentative d’assassinat raté d’une formatrice en coaching à Créteil en juillet 2020 et l’arrestation d’un commando appartenant à la DGSE entraînent la découverte de plusieurs projets d’exécution orchestrés par trois membres d’une petite loge des Hauts-de-Seine appelée Athanor. Les trois hommes sont soupçonnés d’avoir organisé et monnayé des « contrats » : surveillances, filatures, passages à tabac et même meurtre. (Source : https://www.cesoirtv.com/)

Une « affaire » qui finalement n’en n’est pas une – car nous trouvons des brebis galeuses partout ! – et dont la presse, papier notamment, s’était déjà fait l’écho l’an dernier…

La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas

Sans parler du croustillant article du « Canard enchaîné », grand hebdomadaire de la presse satirique, daté du 24 février 2021 – avec en première page « Les nouveaux exploits des « Blaireaux des légendes » p. 4 » et, à ladite page, nous avons, signé de Christophe Labbé, sur presque une demi-page « Derrière les Blaireaux des légendes, des tentatives d’assassinat en série » ayant pour chapô « La loge Athanor logeait de drôles de frangins à l’origine de plusieurs tentatives de meurtre et autres intimidations musclées ».

À la une, la présentation sur franceinfo https://bit.ly/3OYjYsP

Ainsi que sur le même franceinfo – France Télévisions, mis à jour le 05/05/2022

« C’est une affaire folle qui mêle des élus, des notables et des agents secrets. Tout commence à Créteil un matin d’août 2020 avec l’arrestation de deux agents de la DGSE armés, en planque dans une voiture volée. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu éliminer une femme, et affirment être en mission pour le service « action » de la DGSE. En réalité, ils sont au cœur d’un règlement de comptes privé… Tous deux sont francs-maçons, membres d’une petite loge des Hauts-de-Seine appelée Athanor, devenue, selon les enquêteurs, une glaçante officine du crime…« 

Vous y verrez en caméra cachée, ou non, des interviews réalisées à Clichy, dans le département des Hauts-de-Seine, au 6-8 Rue Gesnouin, siège de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF). Et pourquoi pas avec un brin d’antimaçonnisme ?

Guide & Compendium du Franc-Maçon

L’OUVRAGE

Ce compendium se révèle un instrument indispensable pour l’instruction et la formation de tout jeune maçon. Quel que soit son rite ou son obédience, tous les aspects de la vie maçonnique, depuis son histoire ancienne, ses textes réglementaires, son fonctionnement au quotidien sont abordés, avec clarté, avec pédagogie et avec le recul historique qui sied à tout historien digne de ce nom. Quelle que soit la qualité de l’instruction dispensée à tous les Frères d’une loge, Apprenti, Compagnon ou Maître, ces Frères trouveront dans cet ouvrage ce qui leur permettra de faire chaque jour des progrès dans le savoir maçonnique si sérieusement recommandé par le Maître à chaque initié.

NDLR = COMPENDIUM :Terme littéraire dérivé du latin et qui renvoie à un écrit est résumé un ensemble de connaissances. Le plus souvent, ces connaissances concernent un domaine assez précis.

L’AUTEUR

Gérard ICART, Universitaire, a été Professeur de Lettres Classiques ; franc-Maçon régulier depuis 35 ans ; LGR de la Grande Loge Unie d’Angleterre.Auparavant, il eut la charge à la Grande Loge de la formation et de l’instruction des Frères pendant une quinzaine d’années. Maître d’œuvre de la collection TRANSMETTRE L’HISTOIRE, il est Grand Chancelier de la Grande Loge Nationale Française. Il est co-traducteur avec Georges Lamone et adaptateur de l’original compendium écrit par  Bernard Jones en 1950  et enrichi par la loge de recherche de la Grande Loge Unie d’Angleterre N°2076 : QUATUOR CORONATI.Il est auteur d’une dizaine d’ouvrages sur la formation, l’instruction, l’histoire et les origines de la Franc-Maçonnerie de tradition.

07/05/2022 : Le Mans – « Corporations, bâtisseurs de cathédrales et sociétés initiatiques » par Jean-François Blondel

La Grande Loge Nationale Française nous informe de la conférence publique et gratuite de Jean-François Blondel avec un regard tout particulier sur la remarquable cathédrale Saint-Julien du Mans, un des plus grands édifices de l’époque gothique-romane de France et un cas unique dans l’Ouest !

Jean-François Blondel

À l’invitation de la Grande Loge Provinciale de Maine-Atlantique, dont dépend la ville du Mans, venez nombreux profiter de ce bel événement synonyme d’échanges et d’enrichissement !

Infos pratiques : Samedi 7 mai 2022, à 15h00, Espace culturel Henri SALVADOR, 2 rue de la Gironde 72190 Coulaines (Le Mans)

Débit, débats

« Le langage est le lieu même du malentendu ».

Plus que jamais, ce constat de Charles de Talleyrand est d’actualité ! Il n’est qu’à voir ou entendre les « discussions » télévisées ou radiophoniques : parce que personne n’écoute personne, nous assistons, non plus à de vrais dialogues prenant en compte toutes les opinions, mais à de tristes monologues croisés au cours desquels, dans la cacophonie et devant un présentateur vite désespéré, chaque intervenant veut débiter et imposer son point de vue !

On a critiqué en son temps « Droit de réponse », l’émission-chahut de Michel Polac, mais on ne fait guère mieux aujourd’hui, en matière de caquetage, à quelques exceptions près !

C’est ainsi, le vrai débat clairement et rondement mené se perd. Et avec lui disparaît, ou est soigneusement évité dans nombre de groupes, l’usage de toute forme de « poil à gratter ». Qu’il s’agisse de la polémique, la critique, la controverse, la satire, la réplique, la riposte, autant d’arts verbaux – sains et constructifs quand ils ne sont pas méchants – autant d’occasions de « frottements de cervelles » dans lesquels nos aînés excellaient et qui font peur aujourd’hui. Dommage, car si les étincelles brûlent, elles peuvent aussi éclairer !

C’est ainsi, nous vivons l’ère du politiquement correct et de la pensée unique ! Dans « l’associatif », nous n’échappons pas à cette tendance, semble-t-il (Même si en franc-maçonnerie, la parole circule !) Alors que nombre de mouvements auraient besoin de novateurs, d’humoristes, de « dérangeurs » ; alors que maintes sociétés de pensée, sont en recherche – sinon en panne – d’idées et d’expériences nouvelles, leurs membres créatifs, parfois las de parler dans le vide ou ne voulant plus « faire de vagues », par crainte de déplaire, se taisent bien souvent maintenant.

Sans y prendre garde, les groupes sont en train de se réfugier dans une pensée lisse, impersonnelle et surtout improductive. Bref, en ce début de millésime, nous voici, au plan discursif, dans « l’associativement correct ».

Mais point de catastrophisme, il faut l’espoir garder ! Puissent les cercles et forums, colloques et tribunes, assemblées et réunions, permettre à leurs participants de se ressaisir et se rappeler que dans l’authentique et souriant échange – celui dont les paroles vivantes enrichissent locuteurs et auditeurs – l’important n’est pas d’avoir raison mais de raisonner. Encore convient-il que, de leur côté, les meneurs de jeux, l’œil trop fixé sur horloges et chronomètres, se préoccupent moins du temps de parole de chacun que de la forme et du fond de cette parole. Pour faire en sorte que les débatteurs échappent au « tic-tac », et retrouvent… le tac au tac !

Les secrets de la franc-maçonnerie (Podcast)

De notre confrère belge lalibre.be – Par Dorian de Meeûs

Dans ce podcast en 3 épisodes, « Parlons d’Histoire » revient sur les origines de la franc-maçonnerie et ses pratiques. Mais aussi sur ses secrets.

Il y a les symboles, les rites, les pratiques ou encore les ateliers hebdomadaires, mais celles et ceux qui entrent dans la franc-maçonnerie évoquent surtout un « grand voyage » philosophique, intellectuel et finalement très personnel.

Mais pour les autres, qui en restent éloignés, qui observent ou ne se posent pas trop de questions, les loges maçonniques restent un mystère. Un secret bien gardé, ou presque. « Ce qui se dit en loge, ne sera pas répété à l’extérieur… » : voilà pour le dicton.

Dans ce podcast en 3 épisodes, « Parlons d’Histoire » revient sur les origines de la franc-maçonnerie et ses pratiques. Mais aussi sur ses secrets : comment y entre-t-on ? Qui recrute les nouveaux membres ? Et avec quel objectif et quelle volonté d’influence politique, économique ou sociétale ? Enfin, que recouvre réellement le « Secret maçonnique » ?

Pour en parler sans tabou, La Libre reçoit le franc-maçon Hervé Hasquin, ancien Ministre-président (MR) de la Communauté française et ancien recteur de l’Université libre de Bruxelles.

6e « Rencontres Lafayette » : Réservez la date !

C’est à la Grande Loge Nationale Française que revient cette année l’organisation de la sixième « Rencontres Lafayette » le jeudi 2 juin prochain à 20h, Temple Jean Mons, Grand Temple de la Maison des Maçons sise à Paris 17e, 12 rue Christine de Pisan.

Cette sixième édition poursuit l’histoire d’une réflexion commune. En 2015, un véritable dialogue se nouait entre le GODF et notre Grande Loge à l’occasion des « Rencontres Lafayette ». Une première en plus de 100 ans !

Avec la participation du philosophe et écrivain Luc Ferry, ancien ministre.

Sa biographie :

Luc Ferry – Photo fournie par Mme Sylvia Galmot

Agrégé de philosophie, agrégé de science politique, docteur d’Etat en science politique, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, Luc Ferry a dirigé un centre de recherche à l’ENS-Ulm, été professeur à l’université de Lyon, puis de Caen, et enseigné à la Sorbonne (Paris I) au niveau du DEA ainsi qu’à Science-Po Paris. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages.  Parmi eux, Apprendre à vivre – Traité de philosophie à l’usage des jeunes générations (2006 – Prix Aujourd’hui), La sagesse des mythes Apprendre à vivre II (2008), La Révolution de l’amour – Pour une spiritualité laïque (2010), L’invention de la vie de Bohème, 1830 – 1900 (2012), L’innovation destructrice » (2014), Sagesses d’hier et d’aujourd’hui (2014), Mythologie et Philosophie – collection Le Figaro/Plon en 20 volumes (2015). La Révolution transhumaniste – Comment la technomédecine et l’uberisation du monde vont bouleverser nos vies (avril 2016). 7 façons d’être heureux ou les paradoxes du bonheur (novembre 2016), Le dictionnaire amoureux de la philosophie – Plon 2018. Sagesse et folie du monde qui vient – Comment s’y préparer, comment y préparer nos enfants ? Avec Nicolas Bouzou XO 2019. Les sept écologies – pour une alternative au catastrophisme antimoderne, éditions de l’Observatoire – avril 2021. Propos sur l’école, pour renouer avec le bon sens, Privat, septembre 2021. Luc Ferry est également chroniqueur au Figaro, à Radio Classique et à LCI.

Un belle soirée en perspective autour de la dignité. Quelques définitions …

Déclaration des droits de l'Homme
Déclaration des droits de l’homme

Dignité : Synonymes de grandeur, majesté, noblesse, élévation, situation éminente dans l’ordre naturel. La dignité est le sentiment de ce que l’on doit à soi-même, respect de soi.

Dignité de la personne humaine : fondement de la métaphysique des mœurs. Selon Kant : La personne humaine en tant qu’Être est ce qu’il y a de plus respectable au monde et cette dignité constitue la valeur fondatrice de toute la morale. »