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Philosophie opérative

Pour bien comprendre la franc-maçonnerie « moderne », il ne faut pas hésiter à remonter à la source. Et même s’y attarder, au début de ce premier millénaire avant notre ère. Laissons la fiction se mêler à la réalité : imaginons, écoutons…

…Dans la salle de lecture de la loge, ce soir frisquet de fin décembre, après le travail. Peter, un Maître-maçon, y forme ses trois apprentis, après le travail. Andrew, James et John.

Alors qu’un pâle soleil couchant londonien taquine les vitraux du majestueux édifice de Westminster et auréole la chevelure de l’expert, celui-ci propose à ses protégés de réaliser avec lui une expérience. Il prend une auge à mortier bien creuse et la pose vide sur la table de travail. Il la garnit lentement avec une dizaine de pierres brutes, qu’il pose les unes sur les autres. Lorsque le récipient est rempli de pierres, le Maître-maçon demande s’il est effectivement plein.

– « Sans aucun doute, Maître ! » répondent en chœur les trois jeunes gens.

  • « Moi, je ne crois pas, mes Frères ! » dit le Maître malicieux, tout en saisissant un broc de graviers, qu’il verse aussitôt dans l’auge. Ceux-ci s’infiltrent et roulent jusqu’au fond du récipient, entre les pierres.

A nouveau, Peter demande si l’auge est pleine. Les trois apprentis qui flairent une astuce de leur Maître, s’exclament d’une seule voix :

  • « Bien sûr que non, Maître ! »
  • « Effectivement, mes Frères ! » enchaîne le Maître Peter qui verse maintenant un broc de sable entre les pierres. Le sable glisse immédiatement entre les pierres et les graviers.

Une nouvelle fois, le Maître s’exclame :

  • « Et maintenant, l’auge est-elle vraiment pleine, mes Frères ? »
  • « Non, non, Maître ! » répondent narquois, les trois apprentis amusés.
  • « Vous avez raison, mes Frères ! » dit Peter, en versant cette fois un broc d’eau dans l’auge. L’eau s’écoule et remplit le récipient à ras bord.

– « Quelle vérité ai-je ainsi voulu vous démontrer, mes Frères ? demande alors le Maître Peter ?

  • « Que la tâche ne soit jamais finie, que l’on peut toujours ajouter un travail à un autre … ! répond Andrew, qui s’enflamme et parle toujours trop vite.
  • « Que l’on peut toujours enrichir son savoir, qu’il y a toujours un nouveau métier à apprendre et à faire… ! », ajoute James, qui aime les expériences créatives.
  • « Que notre emploi du temps ne soit jamais tout à fait plein, qu’il y a toujours une place pour une occupation de plus… ! ajoute John, qui est avide de rencontres.
  • « Non, mes Frères, vous n’y êtes pas ! » répond le Maître Peter. La vérité que j’ai voulue vous démontrer est que si vous ne mettez pas les pierres d’abord dans l’auge, vous ne pourrez pas les y faire entrer ensuite… !

A l’écoute de ces propos trop évidents, les trois apprentis restent dubitatifs : Andrew, penaud, regarde ses souliers, James lève les yeux au ciel et John fixe l’horizon… Le bon Maître Peter leur dit alors :

– « Imaginez-vous que ces pierres représentent les choses les plus importantes de votre vie. Par exemple, votre santé, celle de votre famille, de vos amis. Par exemple encore, votre désir d’apprendre, de comprendre, d’aimer et d’aider les démunis, d’éduquer la jeunesse. Par exemple enfin, de prendre des loisirs, de réaliser un rêve, de vous occuper de vous tout simplement…Si vous ne placez pas en premier vos pierres dans ce grand récipient qu’est la vie, vous risquez précisément de ne pas bien remplir la vôtre !

Si vous remplissez d’abord votre vie de petites choses sans importance, tels que les symbolisent ici le gravier, le sable, l’eau, vous n’aurez plus assez de temps à consacrer aux choses réellement importantes. Donc, mes Frères, demandez-vous quelles sont les pierres majeures de votre vie…et déposez-les en premier dans votre auge ! Vous y glisserez après seulement les petites choses… ! Il faut prendre le temps des choses et faire chaque chose en son temps… ! »

A ces mots, porteurs d’une philosophie si belle et si pratique, les trois apprentis restent cloués sur leur siège, l’air ravi et pensif : longuement, Andrew se gratte le crâne, James le menton, et John l’oreille. Le bon Maître Peter sourit, satisfait d’avoir conduit ses trois apprentis à la réflexion profonde. A leurs pieds, Oliver, le chat roux et blanc, qui lui paraît indifférent, se gratte le ventre…

Après cet exercice intellectuel, le sage invite ses disciples à boire une pinte de cervoise à la Golden Tavern, à deux pas de Westminster Abbay. A l’emplacement même, où mille ans plus tard, les francs-maçons français, entre autres, viendront admirer le travail de leurs illustres prédécesseurs, d’un coup d’Eurostar !

La construction est une vieille affaire : l’homme a vite compris que son court passage sur terre était lié aux pierres, ces « matériaux éternels » partout présents, à la fois objets concrets et symboles de survivance. Il a deviné leur utile superposition, et, depuis l’âge néolithique, les a empilées sur la planète entière. D’abord en montant des murs protecteurs, ensuite des abris et enfin des maisons habitables, qui, regroupées près des points d’eau, sont devenues villages. Y ont alors fait leur apparition, avec la vie en communauté, les animaux domestiqués puis d’élevage, et bien entendu, les indispensables cultures autour.

Ainsi, peut-on dire que la pierre a « maçonné » (de l’anglais to make, faire), a donc bâti l’homme et l’a élevé, dans les deux sens du terme ! Instruit par cette affinité avec « la roche mère », sa volonté, son effort de maîtrise des ressources naturelles, l’ont par étapes, modelé physiquement, en le dotant d’un corps mieux adapté, et sociologiquement, en induisant son nécessaire rapport aux autres. Et même aujourd’hui, la pierre, si elle remplacée dans les grands travaux immobiliers, par le béton et le fer, laisse d’évidence en eux son empreinte !

SAKYADHITA association Internationale des Femmes Bouddhistes

Sakyadhita « les filles de Bouddha », principale organisation internationale de femmes bouddhistes, est une alliance de femmes (et d’hommes) qui entend se vouer à la transformation du mode de vie des femmes dans les sociétés où fleurit le bouddhisme. Elle a été fondée lors du premier Congrès International des Femmes Bouddhistes à Bodhgaya (Inde) en 1987.

Sakyadhita cherche à unir des femmes de nationalités et de traditions bouddhistes différentes afin de promouvoir leur bien-être et de faciliter leurs activités pour le bien de tous.

Elles sont 300 millions de femmes bouddhistes dans le monde, dont plus de 130.000 moniales. Pour un très grand nombre, elles vivent dans la pauvreté et n’ont pas accès à l’éducation ou aux structures qui soutiennent la pratique bouddhiste.

De nos jours, ce n’est qu’au sein de trois traditions bouddhistes (chinoise, coréenne et vietnamienne) que les femmes peuvent recevoir une ordination dont le statut est identique à celui des hommes.

Sakyadhita œuvre à la réalisation de l’égalité hommes/femmes dans le bouddhisme, c’est-à-dire à l’obtention, pour les femmes bouddhistes du monde entier, de l’égalité des chances en matière d’éducation et de formation. Ses membres leur apportent l’aide nécessaire afin qu’elles développent leurs potentiels et capacités, en tant que chercheuses, pratiquantes, enseignantes, avocates, artistes, membres ou organisatrices de mouvements associatifs, personnes compatissantes engagées dans le domaine social.

Les objectifs de Sakyadhita sont :

Etablir une alliance internationale de femmes bouddhistes

Faire progresser le bien-être spirituel et temporel des femmes dans le monde

Œuvrer à l’égalité hommes/femmes en matière d’éducation, de formation, d’ordination et de structures institutionnelles.

Promouvoir l’harmonie et le dialogue entre les diverses traditions bouddhistes, ainsi qu’avec les autres religions.

Encourager la recherche et la publication de travaux ayant trait à des sujets concernant les femmes bouddhistes.

Favoriser l’action sociale axée sur le bien de l’humanité.

Promouvoir la paix mondiale au travers des enseignements du Bouddha.

Une conscience aigüe et un engagement pour l’action sociale se développent naturellement parmi les femmes qui participent aux Conférences Internationales Sakyadhita des femmes bouddhistes. Jusqu’ici les conférences internationales de Sakyadhita se sont tenues à Bodhgaya en 1987, Bankgok en 1991, à Colombo en 1993, au Ladak en 1995, à Phnom Penh en 1998, à Lumbini (lieu de naissance du Bouddha) en 2000, à Taipei en 2002, à Séoul en 2004, à Kuala Lumpur en 2006, à Ulanbator en 2008, et Ho Chi Minh ville en 2009, et de nouveau à Bangkok en 2011, en Inde en 2013, en Indonésie en 2015, à Hong Kong en 2017, Blue Mountain (Australie) en 2019 et la dernière s’est déroulée à Bornéo en 2021.

Les femmes ont joué un rôle très important dans l’histoire du Bouddhisme. Le Bouddha leur a conféré la pleine ordination. Elles ont été tour à tour enseignantes, Yoginis, grands Maîtres, fondatrices de lignées, et ont atteint l’illumination. Elles ont grandement contribué, de différentes manières, à venir en aide aux êtres.

L’accès à l’éducation ayant toujours été très difficile, la plupart d’entre elles ne savaient ni lire, ni écrire. Il leur était donc souvent impossible de transmettre leur haute expérience spirituelle, en tous cas d’en laisser un témoignage écrit ou durable.

Il aura fallu mener des recherches très poussées pour retrouver la trace de ces femmes d’exception et de leurs précieuses expériences.

Afin de faciliter dorénavant aux femmes l’accès à l’éducation et au savoir, de nombreux projets ont récemment vu le jour. Nous aimerions présenter et soutenir activement certains projets.

Pour plus d’infos et d’éventuels dons suivre ce lien :

www.buddhistwomen.eu/FR/index.php/Main/HomePage

Ida Radogowski

Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

Les maçons au-delà de leurs « secrets » et théories du complot

De notre confrère espagnol theobjective.com – Par Winni

Dans « L’Ordre, une histoire globale du pouvoir des francs-maçons », John Dickie va au-delà du halo de mystère et de peur qui entoure la franc-maçonnerie pour découvrir les lumières et les ombres de cette confrérie de longue date.

John Dickie a passé plus de cinq ans à faire des recherches sur l’histoire de la franc-maçonnerie. Le résultat est The Order, A Global History of Freemason Power , un livre publié par Debate. Dickie est historien, journaliste et professeur à l’University of College London. 

La franc-maçonnerie s’est formée en Grande-Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles et a survécu jusqu’à ce jour. Cette confrérie a toujours été accompagnée d’un halo de mystère, ainsi que de la fierté du nombre de personnages pertinents qui l’ont traversée : Garibaldi, Simón Bolívar, George Washington, Conan Doyle, Mozart, Haydn, Peter Sellers, Nat King Cole, Oliver Hardy, Henry Ford, Oscar Wilde, Disney ou Churchill. Les hommes, bien sûr. Car, comme l’écrit Dickie : « Le plus offensant de tous, la fraternité de la franc-maçonnerie a traditionnellement exclu les femmes et a contribué à cimenter cette exclusion dans toutes les autres sphères de la vie avec lesquelles elle entre en contact. L’utopie maçonnique est ouverte à tous, sauf quand elle ne l’est pas. 

L’essence de la franc-maçonnerie n’a pas changé : c’est une confrérie d’hommes liés par serment à une méthode d’amélioration de soi. Une méthode qui se concentre sur les rituels qui se déroulent à huis clos et où les symboles représentent des qualités morales, explique Dickie dans le livre. « Le mélange de rituels, d’instructions morales et de camaraderie masculine des maçons peut toujours conférer une dignité et un plan d’amélioration de soi qui va au-delà de l’ego », écrit Dickie. « Seuls les cyniques les plus paresseux se moqueraient de l’objectif maçonnique de rendre les bons hommes meilleurs. » Pourtant, tout ce qui brille n’est pas or, « dans le passé de la franc-maçonnerie il y avait autant de lumières et d’ombres que sur le sol d’une loggia -à carreaux noirs et blancs-« , annonce Dickie. 

Image via débat éditorial.

Ni blanc ni noir, bien au contraire

John Dickie reçoit L’OBJECTIF à l’Ateneo de Madrid: «J’ai parlé avec de nombreux francs-maçons et je n’ai jamais rien trouvé d’autre que l’ouverture, la transparence et l’enthousiasme. Je commence toujours par leur demander de m’expliquer ce qu’est la franc-maçonnerie et la plupart d’entre eux veulent vraiment m’expliquer à quel point cette fraternité est puissante pour eux, le sens de la communauté qu’ils ont trouvé, d’appartenance, d’avoir un but éthique, une raison d’y aller dans le monde, pour aider les gens et aussi pour s’amuser, parce que les francs-maçons aiment manger et boire », dit Dickie avec un sourire. L’auteur admet qu’au début du livre, il se méfiait beaucoup des francs-maçons.Je pensais qu’ils étaient au centre de rumeurs, de scandales : toute la question de la corruption liée aux policiers francs-maçons britanniques, par exemple. Aussi la loge maçonnique P2 en Italie, qui était impliquée dans le terrorisme, le blanchiment d’argent pour la mafia, etc. 

« Il y a deux histoires par rapport à la franc-maçonnerie : l’une est qu’il s’agit d’une organisation aux rituels étranges, voire un peu macabres, et l’autre est l’histoire que les francs-maçons racontent d’une noble tradition de fraternité »

« L’une des raisons pour lesquelles je me suis senti si excité par ce livre est venue quand j’ai réalisé qu’il y a deux histoires par rapport à la franc-maçonnerie : l’une est qu’il s’agit d’une organisation avec des rituels étranges, voire un peu macabres, et l’autre c’est leur histoire, les maçons racontent une noble tradition de fraternité. Lorsque vous adoptez une perspective plus globale, vous voyez que les deux histoires ont des aspects vrais et qu’au milieu il y a tout un monde d’histoires qui ne rentrent dans aucun des deux modèles et qui peuvent surprendre à la fois les maçons eux-mêmes et les personnes qui ont commencé à se méfier d’eux », dit Dickie. 

John Dickie est historien, journaliste et professeur d'université
John Dickie est historien, journaliste et professeur d’université | Photo : Winnie | L’objectif.

Les secrets des maçons

John Dickie est bien conscient du pouvoir d’attraction qu’exercent les secrets de la franc-maçonnerie sur les non-maçons. « C’est pourquoi j’ai commencé le livre avec une histoire sur le secret », dit-il avec un sourire complice. « Je voulais qu’il soit clair que ce qui est important dans le secret, c’est le nombre d’histoires qu’il génère et pas tant les secrets eux-mêmes, bien que les secrets maçonniques soient le moteur de l’histoire des maçons. » Quand on devient maçon, explique-t-il, on passe par des rituels secrets et la signification de ces rituels est cachée dans des symboles. Tout au long de ces rituels, il y a d’horribles avertissements, le candidat jurant de ne pas révéler les secrets de l’ordre sous peine de mort dans les circonstances les plus désastreuses – ce qui est du pur théâtre car ces châtiments horribles ne sont jamais exécutés. «Il y a trois secrets des francs-maçons que je risque de vous dévoiler », dit Dickie amusé : « La première chose est que les secrets n’ont pas vraiment été très secrets car le premier document à ce sujet date du début du XVIIIe siècle, mais bon . Le premier secret est : essayez d’être un gentil garçon. La seconde chose est : essayez de comprendre un peu mieux le monde. Et la troisième : la mort est un sujet grave qui devrait nous faire réfléchir. 

Comme l’explique Dickie, l’architecture rituelle qui se crée autour de ces secrets est disproportionnée. Pour cette raison, ce qui compte, c’est le sentiment d’appartenance, la sacralité qu’ils créent et non le contenu des secrets eux-mêmes. Ces secrets sont si basiques car à la naissance de la franc-maçonnerie il y avait beaucoup de conflits religieux et ajouter une composante théologique, éthique ou morale à l’ordre aurait causé des problèmes avec les autorités, explique l’auteur. Il y a le cas des maçons qui après être entrés dans la confrérie ont été déçus d’apprendre les secrets. Comme l’écrit Dickie, il se peut que « la vérité sur la franc-maçonnerie soit absolument décevante ». 

A long terme, les secrets ont été une arme à double tranchant pour les francs-maçons tout au long de leur histoire : d’une part, il y a le pouvoir de créer une identité collective au sein de l’ordre grâce à eux et, d’autre part, les nombreux malentendus et méfiances que les maçons ont toujours soulevés. Comme l’écrit Dickie, « cela inspire la loyauté et attire les ennuis ». 

L’influence de la franc-maçonnerie et la théorie du complot

Les États-Unis ont eu quatorze présidents maçonniques du gouvernement. Pendant le mandat de George Washington, la franc-maçonnerie est devenue le credo de la nouvelle nation américaine. L’Église mormone, la mafia sicilienne ou le Ku Klux Klan doivent leurs origines à la franc-maçonnerie . Les maçons ont été influents malgré eux, dit Dickie. « Partout où la franc-maçonnerie s’est installée, son influence a imprégné la société », écrit-il. « Pendant longtemps, les francs-maçons ont aspiré à vivre selon un code de tolérance religieuse et raciale, de démocratie cosmopolite et d’égalité devant la loi . » Des idéaux qui n’ont pas toujours été réalisés, ni au sein de la franc-maçonnerie, ni dans les différents groupes qui en sont nés. 

John Dickie avec son livre sur l’histoire et l’influence de la franc-maçonnerie sur la société. | Photo : Winnie | L’objectif.

La franc-maçonnerie est responsable de la naissance des théories du complot. Le secret et le mystère de l’ordre ont conduit de nombreuses personnes à travers l’histoire à le craindre. « Depuis le début du 19e siècle, les conspirations maçonniques ne se sont jamais démodées, allant de l’étrangement plausible à l’excentrique. Les francs-maçons ont empoisonné Mozart, Jack l’éventreur était un franc-maçon et ses pairs ont couvert sa piste. Les francs-maçons ont été les architectes de la Révolution française, de l’unification de l’Italie, de la chute de l’Empire ottoman et de la Révolution russe », écrit Dickie, citant certaines des théories du complot les plus célèbres liées aux francs-maçons.

« Internet regorge de pages consacrées aux Illuminati, une branche de la franc-maçonnerie dont les membres, dont Bono, Bill Gates et Jay Z, ont signé un pacte occulte qui les lie à un plan diabolique de domination mondiale. Certains de ces mythes sont inoffensifs. D’autres sont très dangereux

« Internet regorge de pages consacrées aux Illuminati, une branche de la franc-maçonnerie dont les membres, dont Bono, Bill Gates et Jay Z, ont signé un pacte occulte qui les lie à un plan diabolique de domination mondiale. Certains de ces mythes sont inoffensifs. D’autres sont très dangereux. Mussolini, Hitler et Franco ont soupçonné les francs-maçons de conspirer et ont assassiné des milliers d’entre eux. Les communistes ont toujours considéré la franc-maçonnerie comme une clique bourgeoise malveillante, et elle est toujours interdite en RPC. Le monde musulman a également une forte tradition de paranoïa anti-maçonnique – elle n’est autorisée qu’au Liban et au Maroc », écrit-il. Evidemment les loges ont aussi parfois été des nids de personnes sans scrupules, d’intrigues et de complots, donc toutes les théories et suspicions qu’elles suscitent ne sont pas fausses.

Dickie pense que les francs-maçons ont moins d’influence aujourd’hui parce que le nombre de membres diminue. « Les francs-maçons adorent attirer des personnes célèbres, également pour attirer de nouveaux membres, mais souvent ces derniers sont trop occupés pour passer trop de temps sur tout ce que la franc-maçonnerie exige : il y a de nombreux rituels, de nombreuses réunions, etc. Les francs-maçons réfléchissent aux raisons de ce déclin et réfléchissent à comment renverser la situation et recruter des jeunes », explique Dickie. 

« La mondialisation et Internet nous obligent à repenser et à réinventer un besoin humain fondamental : la communauté. À un tel moment, notre quête du bien-être ferait bien de contempler l’histoire tragi-comique de la façon dont une forme de communauté née à une époque mondiale antérieure a tenté de mettre en pratique certains de ses idéaux les plus chers », écrit Dickie. Une histoire tragi-comique pleine de clairs-obscurs qui va au-delà des secrets et des théories du complot. 

L’étude du symbolisme est-elle primordiale à la construction du Franc-maçon ?

Comme à l’accoutumée, il est difficile de répondre à une question qui sous-entend clairement des opinions qui ne sont pas, faute de place, expliquées clairement. Je vais m’y risquer et, à chaque lecture, je ferai part de ma réponse. Ce faisant je laisserai de côté les interrogations sur le symbolisme, « primordial » et « construction »

Allons-y. La question-mère est « Qu’est-ce donc le franc-maçon auquel nous pensons ? ». Là encore un tiroir à ouvrir en répondant maintenant à la seconde question grand-mère « Quelle franc-maçonnerie avons-nous en tête ? »

J’en propose sept visions qui sont interdépendantes les unes des autres, bien entendu. C’est une question d’accent. Une même loge peut cumuler plusieurs finalités, en les faisant varier au long des tenues.

            La première c’est d’être le centre de l’union comme le racontait James en 1717 ; à savoir vivre une fraternité conviviale en faisant bien attention à ne pas aborder les sujets qui fâchent, en restant des gentlemen relativement tolérants. C’est la position toujours actuelle de la maçonnerie anglo-saxonne (80% des effectifs).

            La deuxième vision c’est de considérer une loge comme « un laboratoire d’idées » sociales ou sociétales pour faire plus moderne, comme le répétaient quelques Grands Maîtres du GO. À charge pour chacun de répandre la bonne parole dans son entourage et d’influencer le cours des évènements. Ce fut le cas sous la IIIème République.

            La troisième vision propose que le voyage maçonnique nous mène dans les contrées spirituelles et, dans certains cas, occultes. Avec une nuance : spiritualité religieuse ou spiritualité laïque.

            La quatrième conception veut que les loges soient comme des clubs-services et interviennent pour des causes caritatives. Option manifeste chez les frangins américains (qui trouvent que nous ne sommes pas des Maçons !)

            La cinquième finalité est proche au cœur des Français, en particulier : le maître sait et il enseigne. Il détient le savoir et par là, le pouvoir.

            Le sixième choix est bien aimé aussi dans notre pays gaulois : chacun y va de son avis sur des sujets qui touchent la conception de la vie, l’humanité, le bonheur, et toute autre question philosophique. Mariée à la précédente, cette option institue les maîtres à penser de la loge.

            Enfin la septième est une des plus anciennes ; il s’agit de l’étude de la morale ; en fait la morale maçonnique émerge dès les Constitutions d’Anderson et ne varie guère depuis. Car on peut maintenir que l’humanisme, l’altruisme sont des valeurs universelles par-delà les lieux et les siècles.


            Bon voilà des rayonnages de livres hâtivement résumés. Je vais esquisser sept réponses par rapport à la question, une par finalité, puis je donnerai ma conception de la Voie maçonnique, qui est en train d’émerger.

  1. Centre de l’union. Les symboles ne sont pas primordiaux pour se sentir bien ensemble. Les cérémonies à caractère religieux des Frères du Missouri suffisent à remplir cette tâche.
  2. Laboratoire d’idées sociales. Surtout laisser les symboles, auxquels on ne comprend rien et qui bouchent les débats, de côté. Comme ce fut le cas dans l’entre-deux guerres en France. Et aujourd’hui dans plusieurs loges du Grand Orient de France. Un grand risque est lié à ce genre de « débat » pour la simple raison qu’il ne saurait y avoir de « débat » en loge. Quand la rigueur de la technique de demande de la prise de parole est écornée, c’est le génie du voyage maçonnique qui en prend un coup.
  3. La spiritualité ne peut être un voyage sans les symboles. Si la phase fondamentale de la quête spirituelle telle qu’on l’observe dans maintes sagesses est de se connaître soi-même, dans ce cas la méthode d’exploration des symboles est inévitable. Car c’est elle qui permet la trame exceptionnelle des miroirs : « En ce que tu dis, mon Frère, je me reconnais un peu…beaucoup…pas du tout ».C’est une voie de croissance personnelle familière à la Grande Loge de France. Elle constitue un idéal de : loges de plus en plus fréquemment. Mais attention, il ne s’agit pas de « l’étude du symbolisme » comme le porte le libellé de la question mais du « vécu des symboles » ce qui est notoirement différent. Étudier l’étiquette d’une bouteille de vin n’est pas le goûter !
  4. Club-service. Point n’est besoin de symboliser. Peut-être une étude de-ci de-là comme la question le dit ; mais pas une descente en soi. Le Diner’s club n’a pas besoin de symboles. À écarter donc.
  5. Conférences érudites Elles portent sur tous sujets. La relation est celle du maître-qui-sait aux élèves-qui-ne-savent-pas. Très typique de la culture française. Surtout pas de symbolisme, jugé comme peu clair, sans références et qui permet de dire « n’importe quoi », ce dont a horreur un érudit .
  6. Le débat philosophique  Il tourne autour de l’Homme, sa place dans la nature, l’humanité voire maintenant sa responsabilité dans le désastre écologique. Ce débat, par le mot même montre bien que nous sommes dans une confrontation d’idées. Les symboles peuvent être accueillis comme des arguments du genre : « la perpendiculaire met l’Homme vertical au centre de la nature, ralliant la terre par ses pieds et le ciel par la voûte crânienne » En ce cas le symbole fait image et a une vocation pédagogique.
  7. Étude de la morale Elle tient de la philosophie, de la catéchèse qui répète inlassablement les vertus maçonniques traditionnelles, mais aussi des plus actuelles. Le symbole est convoqué comme une illustration, dans le genre : l’équerre, c’est la droiture. C’est de la morale mais pas de l’éthique, à savoir la réflexion personnelle qui débouche, en soi, sur une attitude et des comportements que l’on estime moraux.

            Je réfléchis à notre engagement depuis si longtemps que je me suis fait une idée claire que je trimballe de livre en livre. Pour moi, la voie maçonnique c’est Une spiritualité pour agir. Chacun de ces quatre mots pèse lourd dans mon esprit. Ce sont donc les options 3) pour laquelle le vécu des symboles (pas leur « étude » ; ce n’est pas une classe, une tenue !) est primordial. Et l’option 4), qui n’a pas du tout besoin de symbole.

             Le génie de notre voie, telle qu’elle se dessine, dans les pays latins est dans cette alliance de la spiritualité et de l’action. Ce faisant je me situe dans une lignée ouverte en 1894 par Oswald Wirth et prolongée depuis par Arthur Groussier, Daniel Béresniak et d’autres. Lis ce qu’a écrit magistralement un de nos Frères du Grand Orient de France, Joannis Corneloup : « Médite dans le temple, agis sur le forum ». Je crois que l’avenir est dans une loge qui privilégie la quête spirituelle, menée, entre autres, à l’aide de la réflexion, la méditation sur les symboles et de leur vécu, quel qu’il soit.

Une bonne descente

An de grâce 6054…

…La franc- maçonnerie, consciente de la nécessité de trouver de nouvelles voies de recherche spirituelle vient, par bonheur, de faire une découverte que l’on peut qualifier de « fondamentale » : les jeunes maçons des Etats Unis d’Europe se sont enfin aperçus que la verticalité, si chère aux anciens et qu’ils tentaient d’atteindre en levant orgueilleusement les yeux vers le ciel… ne pouvait guère les mener très haut. Pour la bonne raison que la vieille échelle galactique à 33 barreaux était bien trop courte, afin d’atteindre les sommets et autres organes… zénithaux, tant convoités.

Avec cet esprit curieux et novateur – précisément après la lecture d’un vieux grimoire des années 6000, déniché dans une librairie libertine de Soho, à Londres, indiquant que « tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut » – un maître anglais, fraîchement élevé, A. London, frère de la « Big Ben Lodge », décide de faire un nouveau séjour dans le cabinet de réflexion. Sa judicieuse méditation lui rappelle les vertus de l’humilité… et, tout naturellement il baisse la tête vers l’humus. Eureka! Il a soudain la révélation. En redécouvrant sous une épaisse couche de poussière, la formule alchimiste V.I.T.R.I.O.L. (Visita Interira Terrae, Rectificandoque, Invenies Occultum Lapidem : Visite l’intérieur de la terre et, en la rectifiant, tu trouveras la pierre cachée) gravée dans le sol, il comprend que la verticalité peut aussi s’obtenir en descendant plutôt qu’en montant. Il fallait y penser…

…C’est ainsi que, par un juste retour des choses, on repassa de la maçonnerie spéculative à la maçonnerie opérative…

Le 1er avril, trois maçons allemands berlinois, appétents de spirituel et de spiritueux, de la sorte impatients de mesurer leur grandeur d’âme et leur contenance alcoolique, décident de descendre dans une grotte à 100 mètres sous terre, avec leurs sacs à dos lestés d’une « kolossale » provision de bière. Après un examen minutieux du terrain, et 50 boîtes de bière plus tard, ils aperçoivent dans la boue, plusieurs filaments de cuivre. Ils les remontent à la surface et, en grand secret, les apportent à Otto Büss, Vénérable Maître de la « Gross Bertha Logius ». Quelques jours plus tard, la maçonnerie opérative allemande, triomphante, annonce à la radio aux Etats-Unis d’Europe que, preuves à l’appui, les Goths disposaient d’un réseau téléphonique !

Le 1er mai, trois maçons écossais de Dublin, après avoir bien arrosé la fête du travail, mais très assoiffés de spiritualité, veulent éprouver… leur profondeur personnelle. Jaloux de l’exploit des maçons allemands, ils font le pari de descendre dans une ancienne mine de charbon à 200 mètres sous terre, non sans emporter quelques magnums de vieux whiskey. Après une sieste méritée au fond de la galerie, dégrisés, ils découvrent sous leurs pieds des débris de verre, qu’ils remontent précieusement à la surface et remettent à Vénérable Maître de leur atelier, Mac Intosch, « The Lodge Fantom in kilt ». Quelques heures avant le week-end, la maçonnerie écossaise, enthousiaste, déclare par voie de presse au monde entier que, pièces à conviction expertisées, les Vikings bénéficiaient d’un réseau câblé en fibre optique !

Le 14 juillet, trois maçons français de Paris, membres de la loge « Les Copains d’abord », piqués au vif par les découvertes de leurs frères allemands et écossais, et désireux aussi de fêter dignement la Liberté, décident de faire un super-coup. Revêtus d’une tenue de spéléologue, un container de 20 litres de beaujolais accroché à leur cordon tricolore, cinq baguettes de pain et deux camemberts dans leur musette, ils descendent dans une champignonnière désaffectée, à 300 mètres sous terre. Ils cherchent toute la journée, la langue pendante. Ils râclent, ils creusent toute la nuit. Puis encore une journée, encore une nuit…mais rien, ils ne trouvent rien! Penauds, les patates au fond du filet, à court de gros rouge, ils remontent à l’air libre et foncent expliquer leur mésaventure, d’abord à Sam’ Dirien, Vénérable de la loge. Celui-ci, dubitatif, les renvoie vers le Grand Maître de l’Obédience, Gérard Manvussat, qui s’enflamme aussitôt, véritablement enthousiasmé! …

…Le lendemain, la maçonnerie française, par le biais de toutes les chaînes de télévision, annonce au monde entier ébahi – que, sans aucun doute possible… les Gaulois communiquaient avec des téléphones portables !

Amour, guerre et météo : des effets causals !

Une boucle de causalité, dans un contexte de voyage dans le temps ou de rétro-causalité, est une séquence (d’actions, d’informations, d’objets, de personnes), dans laquelle un événement est en partie la cause d’un autre événement, qui à son tour est l’une des causes du premier événement mentionné…

Déjà Homère l’observe dans un des épisodes de l’Iliade : alors que la bataille entre les Grecs et les Troyens s’engage dans une phase critique, vue du haut de l’Olympe par la famille des Dieux et des Déesses – les uns et les autres partagés entre l’un ou l’autre camp des belligérants –, Héra cherche comment détourner l’attention de Zeus. En effet la situation vient de prendre un tour désavantageux pour les Grecs qu’elle protège depuis le départ des bateaux du port d’Agamemnon vers Troie…

Grâce à son intelligence de femme et de déesse, Héra a l’idée d’une ruse. Elle se pare de ses plus beaux atours et, par précaution, sollicite d’Aphrodite un talisman d’amour avant de s’élancer de l’Olympe vers l’île de Lemnos, proche de la Troade, à la pointe de l’Asie mineure. Là, elle trouve Hypnos, le dieu du sommeil et elle l’emmène avec elle vers la région montagneuse de l’Ida.

Prudente, elle ne s’approche de l’île qu’avec beaucoup de précautions, protégée par le talisman d’Aphrodite. Hypnos, deux fois plus prudent qu’elle, n’accepte de l’accompagner que jusqu’à la clairière, à la limite du sanctuaire de Zeus. Or celui-ci, dès qu’il aperçoit Héra, « un voile de désir obscurcit sa raison, comme la première fois où ils s’étaient unis en amour, en se rejoignant dans la même couche, à l’insu de leurs parents ». La rusée feint la pudeur. Confronté à cet émoi féminin, Zeus couvre le sommet de la montagne d’un nuage de rosée.

Le nuage d’où perle l’abondante rosée n’est pas seulement le moyen de protéger la Déesse, il est aussi le signe que les ondées vont faire reverdir non seulement les flancs du Mont Ida, mais la région de la Troade tout entière. Quand Héra s’abandonne dans les bras de Zeus, l’accouplement divin garantit la fertilité des champs et la fécondité des troupeaux. Zeus avisé va même jusqu’à faire surgir une herbe fraîche, dense et moelleuse, parsemée de trèfle humide et parfumée de jacinthes et de ces fameux crocus jaunes qui fleurissent abondamment en fin d’hiver dans ces lointaines contrées…

Le Zeus de l’Ida mêle donc les traits d’une divinité climatique et bucolique à celle d’un Dieu montagnard localisé dans un point central de régulation météorologique de toute la Troade. Le massif montagneux est en effet le véritable château d’eau de la région, qui rassemble les nuages chargés de pluies fréquentes sur ses cimes, mais qui est aussi un lieu d’énergie cosmique déclenchant des éclairs et des tonnerres incroyables !

Dompté par l’amour et le sommeil, Zeus s’endort contre le corps de son épouse pendant qu’Hypnos court porter la nouvelle au dieu Poséidon pour qu’il puisse intervenir dans l’évolution de la bataille. Ainsi, Poséidon rassemble les héros du camp en une phalange soudée et prend ouvertement la tête de l’armée achéenne, cet ensemble des peuples engagés pour assiéger Troie. Hector de son côté range les Troyens, mais la partie est inégale. Hector est touché au plexus solaire par une pierre que lui lance un adversaire. Il s’écroule. On l’emporte à l’arrière. Les Achéens progressent… 

Alors que la déroute des Troyens est totale, Zeus se réveille. Il voit la fuite des Troyens et Poséidon s’agitant au milieu des Achéens. Il comprend aussitôt de quelle ruse il a été victime même si Héra lui jure (ses grands dieux ?) qu’elle n’y est pour rien ! Sur son ordre, Iris et Mercure sont mandatés par le Dieu souverain : l’une conseille au Maître de la Mer, Poséidon de respecter la décision originellement établie, à savoir que Zeus possède toute royauté sur la terre et ce, de manière indivise et qu’il doit cesser ce défi fraternel insensé. Quant à Apollon il ranime Hector, lui redonne force et vigueur pour le relancer au combat, notamment en agitant l’égide, le bouclier magique en peau de chèvre, frangé d’or, qui provoque tant de tonnerre et de vacarme qu’il sème un véritable vent de panique dévastateur dans les rangs achéens…[1]

Notre observation : dans les rituels maçonniques, les lieux élevés sont fréquemment évoqués, comme autant d’étapes symboliques décisives et souvent conflictuelles sur le chemin de la spiritualité. Elles localisent ou un mont entre ciel et terre, choisi pour une rencontre séparée afin que le prophète dialogue avec Dieu, ou un point de vue dominant retenu après accord pour ériger le Temple – ou un sanctuaire suffisamment grand pour rassembler le troupeau d’âmes pieuses. Parfois le mont fait « symbole » et souvenir du sacrifice accompli pour la rédemption de l’humanité. Quelquefois, il se nomme « calvaire », et comme pour toute montagne sont exigés, (cela va de soi) moult efforts d’endurance à ceux et celles qui tentent ou se hâtent d’en gravir les pentes !

Jamais (à notre connaissance) n’est cité le Mont Ida ! Il est pourtant bien connu comme siège des tempêtes, des tornades et des orages, du moins comme le lieu de la confusion la plus extrême. Certains estiment que, cachés du côté de son adret ou de son ubac, il abriterait quelques cavernes secrètes comme autant de lieux de vie et de régénérescence… Mais les cartographies manquent à ce jour de précisions scientifiques…

En conséquence, nous hésitons à vous en donner une adresse plus complète, même si, le Mont Ida fut, au moins une fois, le site d’un accouplement charnel et voluptueux avec des effets climatiques très spécifiques dans une boucle causale devenue depuis très réputée !  


[1] La suite de cet épisode est à retrouver dans le récit d’Homère, grand reporter de guerre… si vous ne connaissez pas la fin ?

GLFF : Conférences à Brive et à Limoges de la Grande Maîtresse

La Très Respectable Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France Catherine LYAUTEY donnera 2 conférences publiques :

– Le 6 mai à 19 H Espace Chadourne à BRIVE avec pour thème :

« La GLFF, un engagement au féminin : réfléchir, agir dans notre société »

– Le 7 mai à Limoges à 15 H Salle Anne et Georges-Emmanuel Clancier, ayant pour thème

« Franc-Maçonne, Femme Libre, Architecte de l’avenir »

L’influence politique de la franc-maçonnerie (Podcast)

De notre confrère belge lalibre.beDorian de Meeûs

Il y a les symboles, les rites, les pratiques ou encore les ateliers hebdomadaires, mais celles et ceux qui entrent dans la franc-maçonnerie évoquent surtout un « grand voyage » philosophique, intellectuel et finalement très personnel.

Mais pour les autres, qui en restent éloignés, qui observent ou ne se posent pas trop de questions, les loges maçonniques restent un mystère. Un secret bien gardé, ou presque. « Ce qui se dit en loge, ne sera pas répété à l’extérieur… » : voilà pour le dicton.

Dans ce troisième et dernier épisode de « Parlons d’Histoire » sur la franc-maçonnerie, nous évoquons son influence politique en compagnie d’Hervé Hasquin, ancien Ministre-président MR de la Communauté française et ancien recteur de l’Université libre de Bruxelles. Selon lui, « les maçons ne parlent pas de politique en loges, mais bien de sujets de société (IVG, euthanasie…) qui peuvent faire débat en politique ou qui ont des résonances politiques. On n’attend pas des maçons qu’ils aient un comportement moutonnier au Parlement. Ce qui importe, c’est la liberté de conscience, d’autant qu’il n’y a pas de sujets tabous. Et non, on n’écrit pas les lois en loges. »

« Qu’est-ce que la Gnose ? » Un film : Les Sentiers Initiatiques

La chaîne YouTube les Sentiers Initiatiques a posé la question à Jean-Claude Pascal, qui, contre toute attente ne nous a pas perdu dans de grandes considérations théologiques ou cosmogoniques, mais nous a mené, à travers les mythes gnostiques jusqu’à éveiller un questionnement quant à l’origine de nos propres croyances.

Que raconte le mythe de Sophia, récit incontournable et sous-jacent à de nombreux écrits gnostiques ? Qu’est-ce que la gnose, si ce n’est pas une connaissance secrète, mais belle et bien révélée ?

Pourquoi suscite-t-elle tant d’engouement, de passion, voire de malaise ?
Dans cet entretien illustré et précédé d’une animation résumant une partie du récit de l’Apocryphon de Jean, récit gnostique par excellence, le spectateur, l’auditeur, pénétrera ce mythe constitutif de ces enseignements s’étant répandus sur ces terres qui deviendront chrétiennes.
Comme le faisaient les gnostiques de l’époque, levant le voile sur certains écrits de la bibliothèque de Nag-Hammadi, décryptant les mythes, de la Chute de Sophia, de la création de l’homme, du discours du Serpent à Eve, ou encore de Caïn et d’Abel, Jean-Claude Pascal nous interroge sur l’essentiel de notre humanité, sur l’illusion ou la réalité du monde, sur le sens d’une quête :
«Sommes-nous enfermés dans nos croyances? »
Les Sentiers Initiatiques.

Contact Rémi SANCHEZ
Courriel: lessentiersinitiatiques@gmail.com

Gros plan sur le Serment Maçonnique (Podcast de la Loge)

Durée : 26 min 37 secondes

La pratique apparemment archaïque du serment maçonnique reste d’une parfaite actualité. Pourquoi ? Parce que le serment fait renaître celui qui le donne. Paradoxalement, alors qu’il s’engage solennellement à respecter les « obligations » qui lui sont demandées, l’initié inaugure un chemin de libération fondé sur la parole donnée à condition qu’elle ne soit pas juste répétée mais intégrée, digérée, restituée. Bref, que ce soit une parole de vie ! Explorant à la fois l’histoire et les différentes dimensions du serment, cet essai ouvre une porte capitale : celle de la responsabilité !

À propos de l’auteur,

Boris Nicaise est membre de la Grande Loge de Belgique où il a exercé diverses fonctions, dont celle de Vénérable Maître. Il préside actuellement le Conseil Initiatique Supérieur du Souverain Collège du Rite Ecossais pour la Belgique, au 33e degré. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Celui-ci est son dixième essai maçonnique.