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« La Zélée » de Bayonne (GODF) est une vieille dame qui fête ses… 250 ans

De notre confrère sudouest.fr – Par Pierre Sabathié

La loge maçonnique du Grand Orient de France « La Zélée » commémore les 250 ans de sa fondation à Bayonne, les 3 et 4 juin 2022. Un choix qui n’est pas dû au hasard. La loge maçonnique du Grand Orient de France « La Zélée » n’a pas choisi Bayonne par hasard pour célébrer ses 250 ans. La ville a une forte tradition maçonnique par son passé de port commercial au carrefour de nombreux échanges et brassages. « Un lieu à la fois de passage et de refuge depuis toujours avec les Espagnols ou les Portugais qui correspond à notre état d’esprit, et qui se poursuit autrement aujourd’hui. Quarante rues de Bayonne portent le nom de maçons », est-il précisé.

La commémoration se déroule sur deux jours, vendredi 3 et samedi 4 juin, avec des conférences publiques. Des moments rares pour ceux qui se qualifient de « discrets mais pas secrets ». Leurs représentants préfèrent néanmoins ne pas voir leurs noms paraître dans la presse. Par prudence plus que par pudeur face à des « extrémistes » qui ne supportent pas les francs-maçons. On les appellera les frères, mais ça ne les empêche pas de lever un coin du voile sur des pratiques que d’aucuns considèrent comme « mystiques ».

« Cette célébration publique est une occasion unique d’ouvrir notre loge au monde profane, expliquent-ils. Nous pourrons éclairer les gens qui ont envie de l’être. Nous sommes tenus de prendre une part active dans la société, que ce soit à titre individuel ou collectif ». Plus précisément, ils « se réunissent pour réfléchir sur les problèmes philosophiques et sociétaux » et « apportent une aide pour construire certaines lois qui sortiront plus tard ». Les grands thèmes tels que la fin de vie, l’avortement, la bioéthique ou la laïcité sont souvent évoqués dans leurs soirées de réflexion. « La Zélée » s’engage « pour l’amélioration de la société ». « On réfléchit sur un thème donné, ce qui peut aboutir à une vérité commune », ajoutent-ils.

La tentation est grande de savoir comment on entre en franc-maçonnerie. Les frères n’éludent pas la question. « Il faut que les gens soient initiés et n’aient pas de discours ostracisants, on prend l’image d’une pierre brute qu’il faut polir petit à petit, avec un fort désir de transmission. En loge, on apprend beaucoup de choses grâce au passage intellectuel des anciens aux plus jeunes. On efface progressivement les aspérités et les idées reçues, avec une très grande tolérance. Rien n’est gravé dans la pierre ». Ils n’hésitent pas non plus à « se remettre en cause face à la société qui évolue, on réactualise nos vérités ».

Dans cette logique d’ouverture, Georges Sérignac, Grand maître du Grand Orient de France, parlera des actions de « la Zélée » au cours d’une conférence de presse ce vendredi à Bayonne, avant d’inaugurer samedi une exposition au Musée basque sur « la Franc-maçonnerie basque d’hier à aujourd’hui » (en place jusqu’au 31 juillet), et de rendre visite à l’Hermione. « Nous allons remettre aux responsables de l’Hermione un parchemin de La Fayette qui a fait partie de la maçonnerie. Il y remercie le maire de Bayonne de l’avoir fait, en 1785, citoyen d’honneur de la Ville ». Un livre retraçant les noms maçonniques célèbres de Bayonne sera aussi présenté ce week-end.

Les Zoulous, ce groupe néonazi niçois qui déteste les Francs-maçons

Le quotidien Var-Matin met un coup de projecteur sur ce groupe ultra violent. Les niçois, racistes et complotistes. Ce serait une dizaine de personnes connectées à d’autres groupes fascistes en France. L’autre quotidien, Nice-Matin revient sur les origines du groupe néonazi « les Zoulous ».

De notre confrère Var Matin

Pour Yvan Gastaut, historien et maître de conférences à l’Université Nice Côte d’Azur,« les Zoulous, c’est un mot qui est récemment apparu dans le paysage local, paysage niçois et azuréen ». Pour d’autres, comme Maxime, militant du collectif antifasciste 06, « les Zoulous utilisent très clairement la culture hooligan ».

Mais qui sont-ils en résumé ? 

« Les Zoulous sont une sorte de mouvement qui se veut jeune, actif, réactif et défendant des valeurs qui sont des valeurs assez claires et précises autour de ce que peut représenter l’identité », détaille l’historien. Mais pour leur adversaire de toujours, Maxime, le groupe fait partie de la frange la plus extrémiste de l’extrême-droite : 

Les Zoulous, c’est un groupe qui se revendique nationaliste-révolutionnaire. Dans l’idéologie des Zoulous, le monde est contrôlé par les juifs et la franc-maçonnerie qui diffuseraient tout ce qu’ils détestent, c’est-à-dire la culture LGBT soi-disant ou le capitalisme. 

Vous pensez ne jamais les avoir croisés? Certains auraient été aperçus lors de manifs (contre le pass sanitaire notamment), mais ils sont surtout cagoulés pour frapper ou se prendre en photo. Vous les cherchez sur les réseaux sociaux? Peine perdue – contrairement aux Nemesis par exemple – surtout depuis un premier procès en 2019. Hormis si vous traînez du côté des comptes d’Ouest Casual, une chaîne Telegram qui partage les contenus de ces groupes d’extrême-droite, tantôt néonazis, tantôt fascistes.

Et pourtant, vous avez très certainement aperçu leurs autocollants dans les rues de Nice. « Leur blason, c’est vraiment un copier-coller du blason des néonazis de, enfin je veux dire les nazis de la division Charlemagne, sauf que le niçois est coupé avec une croix celtique », explique Christophe Cécile-Garnier, journaliste pour le média Streetpress, qui suit de près l’extrême-droite française. En rappel, la division Charlemagne était une division de SS français pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sur Nice, les Zoulous fréquentent parfois les mêmes endroits que les Ultras, notamment un bar qui s’appelle le 15-43 (en référence au siège de Nice), qui a aussi un club de boxe qui se serait monté à peu près au même moment où les Zoulous auraient commencé à faire preuve de violence, d’après le journaliste de Streetpress. 

Mais d’où viennent-ils ? 

Maxime revient un peu aux origines : « En fait l’extrême-droite a été divisée en deux grandes tendances . Il y a la tendance identitaire qui pense que la lutte primordiale doit être menée contre l’Islam, donc ce sont ceux qui vous parlent de musulmans tout le temps ». Puis il y a la seconde à laquelle appartiennent les Zoulous , celle « qui pense que tous les problèmes viennent des juifs et des francs-maçons en y rajoutant l’islam et tous les autres trucs qu’ils n’aiment pas voire le vocable identitaire … Quand (Phillipe) Vardon a créé avec ses camarades les Identitaires, il y a eu cette scission qui a eu lieu dans l’extrême-droite niçoise et ce sont les identitaires qui ont été les plus puissants pendant dix ans, entre 2000 et 2013 environ ». 

Mais d’après le militant antifasciste, tout aurait basculé quand Philippe Vardon a rejoint le FN (ex-Front National) en 2013, aujourd’hui dit le RN (pour Rassemblement National) :« c’est cette partie des identitaires qui n’a pas accepté ce revirement qui est devenue nationaliste -révolutionnaire-néonazie, en disant que les identitaires devenaient trop à gauche, que Marine Le Pen était à gauche et que le vrai problème, c’était la judéo-maçonnerie ». 

Pour Yvan Gastaut, ce sont des mouvements qui ont toujours existé chez les jeunes. Ils s’inscrivent aussi dans une histoire plus “profonde” de l’extrême droite locale.

La forêt de Notre-Dame au musée du Compagnonnage de Tours

15 avril 2019 : Notre-Dame de Paris s’enflamme, la charpente médiévale et la flèche du 19e siècle partent en fumée. Dans le tumulte de l’incendie et plus encore des débats sur la restauration, les compagnons charpentiers du Tour de France ont souhaité rendre hommage à la cathédrale et à leurs ancêtres « Indiens », constructeurs de la flèche. Trois jeunes « aspirants compagnons » ont réalisé une maquette époustouflante inspirée de la « forêt » disparue : un chef-d’oeuvre, symbole de l’amour des compagnons pour le patrimoine, la préservation et la transmission des savoir-faire. Ils racontent leur aventure dans cette exposition. L’occasion aussi de tordre le cou à quelques idées reçues sur les liens entre Notre-Dame et les compagnons, et d’initier les plus jeunes à « l’art de la charpente » !

Visites flash de l’exposition (20 mn) en juillet et en août tous les jeudis, samedis et dimanches à 15h.

Le musée du Compagnonnage

Municipal et classé « Musée de France », le musée du Compagnonnage, réaménagé dans l’ancienne abbaye Saint-Julien de Tours, présente des collections exceptionnelles. Chefs-d’œuvre collectifs du XIXe siècle, chefs-d’œuvre de patience, les chefs-d’œuvres qui sont exécutés en vue de la réception, mais aussi les attributs des Compagnons (cannes, gourdes, couleurs), des tableaux souvenirs, des outils, des archives, les traditions et les œuvres des Compagnons du tour de France, depuis leurs origines jusqu’à nos jours sont représentés.

Des animations périodiques, des expositions, des visites thématiques, des activités pour les enfants en font un lieu vivant. Les collections, notamment les œuvres contemporaines, sont souvent renouvelées.

Le Compagnonnage est inscrit par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Musée du Compagnonnage

Infos pratiques :

Musée du Compagnonnage de Tours

8 rue Nationale 37000 Tours

Tél. 02 47 21 62 20

Site https://www.museecompagnonnage.fr/

Du 27 juin au 8 novembre 2022, de 9h à 12h30 et de 14h à 18h.

Du 27 juin au 15 septembre, tous les jours. Du 16 septembre au 6 novembre tous les jours, sauf le mardi.  Fermé le 14 juillet et le 1er novembre.

Pierre Reynal, dit « Corrézien la Fraternité », de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs Unis – Enseigne du musée du Compagnonnage – Collection privé

Durant les travaux du haut de la rue Nationale, l’accès s’effectue par la cour du musée (parvis de l’église St-Julien). Attention : un escalier ne permet pas aux personnes à mobilité réduite d’accéder au musée.

Nouvelle adresse postale : 1, square Prosper-Mérimée 37000 TOURS

Source : Newsletter Musée du Compagnonnage juin 2022

Guide du visiteur – Musée du Compagnonnage, Tours, 1980

04/06/22 : Hommage à Agricol Perdiguier Compagnon et Franc-Maçon

Le samedi 4 juin à 14H30, les Compagnons de l’Union Compagnonnique des Devoirs Unis et la Société des Compagnons et Affiliés, Menuisiers et Serruriers du Devoir de Liberté ont l’honneur de vous inviter à l’inauguration de la plaque en hommage à Agricol Perdiguier au 16, passage de la Bonne Graine, Paris 11e.

Après les cérémonies de la journée, un vin d’honneur sera offert à partir de 18H30 par les Compagnons et vous pourrez participer au repas qui sera organisé dans deux brasseries situées à la sortie du cimetière (Restaurant Le Père-Lachaise – prix : 18€/personne)

Pour une question d’organisation, nous vous demandons de répondre grâce au lien ;

Un seul choix possible pour la réponse : Uniquement à l’hommage/À l’hommage et au vin d’honneur/À l’hommage, au vin d’honneur et au repas.

Nous vous rappelons nos papiers sur Agricol Perdiguier, l’un de Jean-François Maury « Agricol Perdiguier et George Sand : Une légende du Compagnonnage » https://bit.ly/38X9rhn et de votre serviteur « 29/05/22 : Fête des Mères. Nous honorons aussi les femmes de lettres »  https://bit.ly/3t5msMK du dernier dimanche de mai et

AGRICOL PERDIGUIER
AGRICOL PERDIGUIER

« Agricol Perdiguier », en date du 2 janvier dernier https://bit.ly/3tMJkSn

Chroniques d’histoire maçonnique N° 89

La franc-maçonnerie et les années sombres de l’Occupation

Collectif

Institut d’Études et de Recherches Maçonniques, N° 89, Printemps-Été 2022, 96 pages, 17 € Port inclus

Cette revue dont les rédacteurs en chef sont Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la franc-maçonnerie, et Éric Saunier, président de l’IDERM et historien spécialisé dans l’étude des sociétés urbaines et de la franc-maçonnerie, offre dans son numéro 89 un dossier sur La franc-maçonnerie et les années sombres de l’Occupation.

Au sommaire, ce dossier se structure en trois parties :

La présence du Grand Orient Lusitanien Uni à Macao (1906-1930) par Joaquim Grave dos Santos

La dénonciation des francs-maçons en Bretagne, 1941-1944 par Jean-Yves Guengant

La franc-maçonnerie dans les îles Anglo-Normandes occupées par Amanda Peroy

L’avant-propos du comité éditorial nous le précise d’emblée : « La première moitié du XXe siècle fut pour l’histoire de la franc-maçonnerie en Europe un temps contrasté durant lequel de belles conquêtes furent suivies de funestes persécutions. C’est une période d’ombres et de lumières… »

Nous aurions pu même entendre de Ténèbres et de Lumières !

Le premier contributeur est Joaquim Grave dos Santos, membre de la Grande Oriente Lusitano, depuis mars 2011. Membre de la Loge Romã, à l’Orient de Lisbonne, il a été aussi membre du conseil d’administration du Musée maçonnique portugais, entre 2013-2015 et organisateur du programme des conférences au cours de ces années. Il a été l’un des initiateurs de la Commission du XIVe Congrès de la Grande Oriente Lusitano de 2014.

À cette heure, Joaquim Grave dos Santos est membre honoraire des Lojas Romã, Delta et Liberdade e Justiça, ainsi que le Vénérable Maître de la Loja Fiat Lux de 2018 et 2019, toutes à l’Orient de Lisbonne. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’Histoire et le Rituel du Rite Français, et le Rite Écossais Ancien et Accepté, ainsi que membre du Grand Chapitre Général du Portugal – Rite Français, appartenant au Chapitre de la Fraternité (Lisbonne). Il a été membre fondateur du Chapitre Sabedoria (Porto, 2019). Il est actuellement Grand Orateur de ce Chapitre.

Il s’est vu décerné les décorations suivantes : Ordre du Rite Français et Membre de la Commission du Rituel, et de la Commission de Régulation du Grand Chapitre Général du Portugal – Rite Français.

Membre du Comité d’organisation du Congrès capitulaire du Grand Chapitre général du Portugal – Rite Français, pour les années 2017, 2018 et 2019, il est aussi rédacteur en chef de la Revista Mazónica du chapitre Fraternidade et coordinateur du cours de troisième cycle en franc-maçonnerie et directeur des archives historiques de la Grande Oriente Lusitano.

Jean-Yves Guengant, professeur d’histoire-géographie puis devenu personnel de direction et ayant publié parallèlement des articles puis des ouvrages consacrés au mouvement social en Bretagne, il se consacre aux loges dès 1939. Des orients tels que Brest, Lorient, Rennes, l’auteur analyse la situation et surtout les incidences sur les personnes et reposables maçonniques devant répondre aux convocations de police. Une situation s’aggravant dès le 5 août 1941 à la suite du rapport publié au Journal officiel et cosigné de l’amiral Darlan (1881-1942), ministre vice-président du Conseil et de Pierre Pucheu (1899-1944), ministre de l’Intérieur. En annexe est publiée la liste des dénonciations des francs-maçons bretons, par départements.

Quant à Amanda Peroy, professeure agrégée d’anglais à l’Université de Bordeaux, elle est l’auteure d’une thèse de doctorat en études anglophones. Ses recherches portent sur la franc-maçonnerie anglaise au XXe siècle, et en particulier sur la notion de secret liée à la Grande Loge Unie d’Angleterre. Sa directrice de thèse, soutenue en 2016, étant Mme Cécile Révauger. En 2018, elle a obtenu le prix Ludovic Marcos de la recherche maçonnique décerné par l’Institut d’Études et de Recherches maçonniques (IDERM). Ces écrits nous donnent un riche et exhaustif aperçu de ce que les Loges ont fait pendant la Seconde Guerre mondiale… À la demande de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

L’illustration de la première de couverture représente cette belle œuvre intitulée « Marianne républicaine » ou « Marianne maçonnique », revêtue d’un sautoir maçonnique.

Entre vérité et mensonge, le bullshit nous guette, francs-maçons compris

Le bullshit c’est un propos trouble, apparemment dénué de sens , dont le but principal est de valoriser son auteur. Se rangeant parmi les demi-vérités, il est plus ardu à détecter et à désarmer que le complotisme. Connaître le phénomène aide à y résister.

Le terme générique bullshit, en francophonie nous le voyons comme un synonyme de connerie, qui existe depuis bien longtemps.  Mais voici que les réseaux sociaux ont étendu leur domination sur la communication humaine,  et ceci a contribué à spécialiser quelque peu la définition de la chose. 

On nous a longuement entretenus des dangers de la prolifération virale des fake news. Le mot nous évoque un tissu de contrevérités intentionnellement lancées sur la toile. Par qui donc ? Par de vilains trolls, parfois payés par des puissances malveillantes   qui cherchent à nous démoraliser,  nous diviser, etc.

La parade est une vigilance, par des amoureux de la vérité comme les francs-maçons. Les debunkers et autres zététiciens sont là pour ça,  et nos autorités mettent en place les armes juridiques ad hoc.

Le bullshitteur est une version édulcorée du complotiste partageur de fake news. Il ne cherche pas à vous persuader à la hussarde comme ses cousins intégristes.  Il se contentera de vous éblouir par son savoir encyclopédique. Et oui, il adore le vocabulaire rare et les références à des auteurs connus mais peu lus. Il souhaite obtenir du prestige à vos yeux mais ne veut surtout pas être démasqué ou raillé, c’est pourquoi il choisira un tissu de demi-vérités difficiles à réfuter.

Jeune apprenti ou compagnon, il est bien possible que vous en ayez croisé comme surveillant. La probabilité augmente si l’ésotérisme est à l’honneur dans votre atelier.

La raison principale du succès du bullshit, c’est que ça marche.  Et si les « victimes » sont nombreuses, c’est qu’elles y trouvent un bénéfice : par exemple, la confirmation de croyances intimes, ou un sentiment d’appartenance à une communauté de convictions.

Des études ont montré que l’intelligence protège plutôt mal contre la mise sous influence des bullshitteurs.

La raison semble être que l’intelligence produit deux effets antinomiques, qui du coup s’annulent mutuellement. Le premier effet est une meilleure « filtration », l’intelligence décelant  » le vide derrière le bla-bla ». Le second effet est que l’esprit intelligent sait que l’explication correcte d’une situation ne se voit parfois pas facilement . Il est donc plus ouvert aux situations et déclarations inhabituelles et ne les rejette pas d’office .

Néanmoins c’est parmi les personnes à la pensée intuitive que le bullshit trouve la meilleure réceptivité.

Parmi les techniques utilisées par les bullshitteurs, les citations de célébrités est une des plus connues. Plus remarquable est leur usage des domaines où la science est encore lacunaire . Comme dans les exercices scolaires « complétez les mots manquants », le bullshitteur mettra une explication plausible mais allant dans son sens. Le cas typique est une corrélation déguisée en causalité.

Autre technique :  pousser un peu le curseur. On reprend un argumentaire existant, on en exagère les termes, puis on en souligne l’absurdité et l’outrance pour le discréditer.

On peut aussi renforcer une croyance répandue en la renommant «  sagesse populaire », tous les populistes savent cela.

Il arrive qu’on veuille faire adopter son point de vue alors que beaucoup d’alternatives se présentent. La solution est alors de présenter des choix fermés permettant l’élimination de possibilités gênantes. Exemple :  «  tu es avec moi ou tu es contre moi ».

Cette existence d’autres voies est mise à profit par le bullshitteur coincé par de bons arguments. Comment ? En allumant un contre-feu, c’est-à-dire déplacer la discussion sur un terrain différent.

Je vous ai gardé la meilleure arme pour la fin.

Imaginons un vieil érudit, tout à sa joie d’épater un cercle de jeunes adeptes par ses vastes connaissances  . Et la connaissance, c’est tellement plus classe que le savoir, n’est-ce pas ?

Mais voilà qu’est posée une question un peu vache, par un adepte qui laisse paraître qu’il n’est pas dupe de l’esbroufe. Que faire ?

La solution :  «  tu comprendras quand tu auras le bon grade ».

Bon, je dis ça, je dis rien. A bientôt !

Vous voulez découvrir une Initiation au Rite du Bwiti ?

Le bwiti (ou bwetebouitibouitymboetimbueti) est un rite initiatique dont il est affirmé qu’il provient des Pygmées, qui l’auraient ensuite transmis aux Mitsogo, aux apindji et au sango et qui eux on transmis au d’autre ethnie du Gabon.

Le bwiti est aujourd’hui largement répandu au Gabon, aussi bien parmi les populations du sud du pays que chez les Fang du Nord (diffusion autour de 1910 chez les Fang), aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. À travers les Fang, le bwiti s’est également diffusé en Guinée équatoriale et au sud-Cameroun. Il est mentionné à propos des figures d’ancêtres du bwiiti (bwete), par Louis Perrois qui commente les recherches de l’anthropologue américain Leon Siroto chez les Kota et Mahongwe et chez les Bakwele. Par ailleurs, Louis Perrois a produit une recherche approfondie sur le culte du bwete chez les Kota, dont participent les célèbres figures d’ancêtres, gardiens de reliquaires.

Le rite de passage du bwiti est centré sur la manducation par le néophyte d’écorces de racines de l’arbuste appelé iboga* ou eboga (Tabernanthe iboga). Divers alcaloïdes présents dans cette plante (notamment l’ibogaïne) possèdent des propriétés psychodysleptiques de type hallucinogène. Pendant le rite de passage, l’absorption d’une dose massive d’iboga permet ainsi au néophyte d’obtenir des visions spectaculaires dont le récit aux initiateurs serviront à valider son initiation.

La branche originelle du rite initiatique parmi les Mitsogo est appelée bwiti dissumba. Il s’agit d’un rite de passage pubertaire, strictement masculin. Le bwiti dissumba s’appuie sur le culte des ancêtres, notamment à travers des reliquaires contenant les ossements des ascendants défunts.

Le bwiti misoko constitue une branche initiatique dérivée et postérieure au dissumba. Le bwiti misoko possède une fonction avant tout thérapeutique (rite d’affliction) : le néophyte choisit de se faire initier en cas d’infortune inexpliquée, dont on suspecte la plupart du temps qu’elle a été causée par un sorcier malveillant. Les initiés du bwiti misoko sont appelés les nganga-a-misoko, ou plus simplement nganga. Ils ont une fonction de devins-guérisseurs. Contrairement au bwiti dissumba des Mitsogo et des Apinzi, le bwiti misoko accepte souvent (et de plus en plus) les femmes en son sein.

Voir une initiation

* L’iboga est inscrit officiellement sur la liste des produits stupéfiants en France. « Au regard des préoccupations de santé publique », cet arrêté a été confirmé par le Conseil d’État le 20 mars 2009 (n° 305953).

Depuis 1989, l’ibogaïne fait partie des produits dopants interdits par le CIO et diverses fédérations sportives. Outre la France, plusieurs pays, dont la Belgique, la Pologne, la Suisse et les États-Unis, ont classé le produit comme stupéfiant.

Le Rameau d’Or organise une conférence pour découvrir comment marketer le sacré avec l’Internet

Après la crise COVID de nombreuses loges ont vu leurs effectifs fondre, puis peiner pour regarnir les colonnes. Il s’est alors posée la question des moyens technologiques à disposition pour redynamiser son Atelier. Comment recruter, comment inviter, comment faire-savoir sans pour autant sombrer dans le marketing de supermarché ?

L’art de commercialiser le sacré est un art subtile que le clergé manie avec dextérité depuis quelques siècles. La cloche dominicale n’est-elle pas un moyen pour appeler les fidèles à la prière ? Les diverses fêtes et cérémonies ne sont-elles pas des occasions pour rassembler le troupeau de fidèles ? Au fil des siècles, le clergé a su développer des moyens acceptables pour remplir ses églises. Au cours du XXè siècle, elles se sont fortement vidées, mais cela est une autre histoire.

En Franc-maçonnerie, l’exercice est nettement plus complexe et schizophrénique. En effet, comment être discret en ameutant ses troupes ? Il fut un temps, ou les fiacres et autres carrosses stationnaient devant le Temple, car à cette époque le cours du temps défilait paisiblement et les hommes savaient tenir leurs engagements quant à leurs rendez-vous mensuels. Mais en ce début de XXIe siècle, les tentations de loisirs sont devenues tellement pléthores que les Vénérables doivent redoubler d’effort et d’inventivité pour réunir l’ensemble de la Loge… ainsi que quelques visiteurs, du moins s’ils veulent ouvrir les travaux.

C’est alors que les outils modernes sont entrés en scène. La panoplie complète a pu être mobilisée : email, SMS, WhatsApp, Messenger, Zoom… il fallait relancer les troupes. Mais voilà, comment utiliser raisonnablement ces outils avec le bon dosage ? Comment et quand les utiliser ? Aujourd’hui, des Obédiences recrutent grâce aux réseaux sociaux. Des opérations séductions sont montées avec des blogueurs. Les Loges n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’agences spécialisées ou de personnes dédiées à la mise en place de ces opérations qui peuvent se révéler onéreuses.

Pourtant, avec peu de moyens techniques et très peu d’investissement, une Loge ou une Obédience peut se faire connaitre et réussir son entrée dans le cyberespace afin de créer des liens nouveaux ou stimuler des liens déjà existants.

L’OITAR et sa Loge d’Ivry sur Seine, « Le Rameau D’or » ont invité Franck Fouqueray, pionnier de l’Internet et spécialiste du marketing de réseaux, pour animer une conférence fort instructive et ouverte à toutes les Sœurs et Frères :

Dimanche 12 Juin à 14h30 à Ivry S/Seine. Il y sera question d’Internet et de Réseaux appliqués aux besoins des Loges et Obédiences.

Le nombre de places étant limité, il est demandé de réserver au plus tôt, au risque de trouver porte close = rameaudor@protonmail.com

« Je vais vous expliquer pourquoi la Franc-Maçonnerie et l’Église sont incompatibles » (Père Zbigniew Suchecki)

De notre confrère italien lanuovabq.it – Par Nico Spuntoni

Il existe environ six cents documents, approuvés par les papes, qui condamnent la franc-maçonnerie, sous quelque forme que ce soit. La franc-maçonnerie « nie par principe la valeur de la vérité révélée », rejetant toute foi dans les dogmes enseignés par l’Église. L’indifférentisme religieux des maçons se caractérise par une « conception déiste », incompatible avec la conception catholique. La Bussola interviewe le père Zbigniew Suchecki, l’un des principaux experts de la relation complexe entre l’Église et la Franc-Maçonnerie.

Le jugement de l’Église sur la franc-maçonnerie a toujours tenu compte non seulement du fait que l’organisation opère contre l’Épouse du Christ ou non, mais plus généralement de son être en contradiction philosophique et morale avec la doctrine catholique. Elles vont de la bulle d’excommunication In eminenti apost o lat us specula (1738) de Clément XII à la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 26 novembre 1983 , rédigée par le cardinal Joseph Ratzinger et approuvée par saint Jean-Paul II. Les prises de position de l’Église contre la franc-maçonnerie se répètent au fil des siècles et ont réaffirmé que jusqu’à présent rien n’a changé dans la législation en la matière.

The New Compass a parlé de la relation complexe entre la Franc-Maçonnerie et l’Église catholique avec le père Zbigniew Suchecki, professeur à la Faculté pontificale de Saint-Pétersbourg. Bonaventura – Seraphicum et l’un des plus grands experts en la matière, sur lequel il a écrit les volumes La Franc-Maçonnerie dans les dispositions du « Codex Iuris Canonici » de 1917 et 1983 et Église et Franc-Maçonnerie . Des volumes dont il s’est inspiré pour répondre à nos questions.

Père Suchecki, sur les rapports entre l’Église et la Franc-Maçonnerie, quels sont les documents qui méritent d’être rappelés ?
Le canon 2335 du Code de droit canonique de 1917 déclare que ceux qui s’inscrivent dans la franc-maçonnerie ou d’autres associations du même genre, qui complotent contre l’Église, encourent ipso facto l’excommunication réservée au Siège apostolique. Au cours des derniers siècles, la franc-maçonnerie, qu’elle soit régulière, légitime, irrégulière ou « déviante », sans distinction, a été condamnée par divers papes dans environ six cents documents. Cependant, la question est très actuelle car de nombreux catholiques appartiennent à la franc-maçonnerie.

Quelles ont été les positions qui ont émergé sur la M axonrie lors du Concile Vatican II ?
La Commission pré-préparatoire du Concile Vatican II avait rassemblé en six points les propositions des évêques et la documentation qui concernait explicitement la franc-maçonnerie, De secta Francomurariorum. Les évêques demandent explicitement que la condamnation de la franc-maçonnerie soit confirmée. Au cours du Concile Vatican II, certains ont essayé de présenter la franc-maçonnerie dans une perspective différente, poussant à une révision de la position prise dans le passé par l’Église. Par exemple, le thème concernant la franc-maçonnerie était rappelé par carte. Ernesto Ruffini lors de la 89ème Congrégation Générale et trois fois par l’évêque de Cuernavaca, au Mexique, Mgr. Sergio Méndez Arceo, qui lors de la 35e Congrégation générale a souligné qu’il y a dans la franc-maçonnerie de nombreux chrétiens non catholiques, qui, s’ils connaissaient mieux l’Église, pourraient être un levain pour éliminer de la franc-maçonnerie ce qu’elle a d’antichrétien et d’antichrétien. -Catholique. Lors de la 71ème Congrégation Générale, Monseigneur S. Méndez Arceo, se référant à la Franc-Maçonnerie,

Comment la Muratoria libre interroge -t-elle l’Église ? Cette position a -t -elle évolué avec le temps ?
Le fait que la franc-maçonnerie questionne l’Église de manière fondamentale n’a pas changé. Cette circonstance devient particulièrement claire si l’on considère quelle compréhension de soi concrètement, quelle base culturelle, quelle conception du présent et quelle perspective d’avenir les francs-maçons se sont donnés comme programme fougueux et combatif dans le document : Thèse pour l’an 2000 , publié il y a 22 ans. La valeur de la vérité révélée y est niée en principe, et avec cet indifférentisme une religion révélée est exclue d’emblée.

Pourquoi parmi les raisons de l’incompatibilité figure le concept de « vérité » propre au Libre Muratoire ?
Dans les années 1974-1980, la Conférence épiscopale allemande met en place une Commission officiellement chargée d’examiner la compatibilité de l’appartenance contemporaine à l’Église catholique et à la franc-maçonnerie. Suite aux pourparlers officiels entre l’Église catholique et la franc-maçonnerie, des déclarations conclusives de l’œuvre ont été produites dans lesquelles les raisons de l’incompatibilité ont été exposées. On y lit que « les francs-maçons nient la possibilité d’une connaissance objective de la vérité. La relativité de chaque vérité représente la base de la franc-maçonnerie ». Puisque le franc-maçon rejette toute foi dans les dogmes, il n’admet aucun dogme même dans sa Loge. Une telle conception de la vérité n’est pas compatible avec la conception catholique de la vérité, ni du point de vue de la théologie naturelle,

En 1983, la Congrégation pour la Doctrine de la Fédé , alors dirigée par le Cardinal Ratzinger, ressentit le besoin de rédiger un document sur l’incompatibilité entre l’Église et la Franc-Maçonnerie, écrivant qu' »il y avait la possibilité que l’opinion erronée selon laquelle l’appartenance à une loge maçonnique était désormais légale ». Peut-on encore dire que l’initiation des rituels maçonniques est en contradiction explicite avec celle des sacrements chrétiens ?
Au cœur des rituels maçonniques se trouve le concept du « Grand Architecte de l’Univers ». Malgré la manifestation de bonne volonté dans une tentative d’embrasser n’importe quelle religion, c’est une conception déiste. Cette représentation d’un Architecte universel qui domine dans un éloignement déiste sape les fondements de la conception catholique de Dieu et de leur réponse au Dieu qui les interpelle comme Père et Seigneur. Comme le note l’affirmation conclusive de la Déclaration précitée de la Conférence épiscopale allemande de 1980 concernant l’appartenance des catholiques à la franc-maçonnerie, « les oppositions signalées touchent donc aux fondements de l’existence chrétienne ».

3 Loges de Madagascar s’associent pour prospérer

De notre confrère africaintelligence.fr

La COVID-19 n’aura pas eu raison de la Franc-maçonnerie malgache. Pour faire face et survivre durablement, 3 Loges ont décidé de s’unir. Il s’agit de la Grande Loge Initiatique Mixte de Madagascar (GLIMM), la Grande Loge de Memphis Misraïm de Madagascar (GL3M) et celle du Droit Humain Mixte International (DHMI).

Herry Rakottomanana, l’ex-patron de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), mais surtout, le très respectable Grand Maître de la GLTSM (Grande loge traditionnelle et symbolique de Madagascar, la plus importante du pays), a réuni tout ce petit monde afin de signer une convention tripartite . Cette alliance donnera un élan nouveau à ces trois Loges.

Cette initiative sur la Grande Île n’est pas isolée. En effet, la Fraternelle des bâtisseurs de la Cité (Frabaci), dirigée par Jean-Jacquess Ramananttssoa, un ingénieur agronome à l’origine de la foire annuelle dédiée à l’agriculture avec ses membres, organisent chaque mois des réunions de réflexion en présence de hauts fonctionnaires.

De son côté, l’Amicale de Madagascar et des Mascareignes (AMAMAS), dirigée par Jean-Claude Rattssiimiivony et Marrie-Claude Ravelloarriisson, s’attellent à l’organisation de la Journée maçonnique de l’océan Indien (JMOI). L’événement, qui doit rassembler tous les francs-maçons de la zone, qui doit se tenir dans la ville de Mahajanga fin octobre 2022.