Accueil Blog Page 630

Livres et Décors, la librairie incontournable pour tout savoir sur les francs-maçons

De notre confrère Rhône-Alpes leprogres.fr – Par Laurent IMBERT

En 2019, Yann Martin Ruffier a ouvert sa librairie sur la franc-maçonnerie. Elle rayonne dans toute la France, et au-delà : elle achemine même chaque année 700 livres en Afrique. Rencontre avec un passionné.

Livres & Décors,56 cours Tolstoï 69100 Villeurbanne 

Ne cherchez pas le dernier Goncourt dans cette librairie, vous ne le trouverez pas. La petite boutique située 56 cours Tolstoï à Villeurbanne est intime et accueillante, tenue par un ancien psychanalyste, professeur d’université puis conseiller en organisation dans des entreprises privées. A l’heure de la retraite, Yann Martin Ruffier décide de partager son savoir sur l’une de ses passions : la franc-maçonnerie.

Franc-maçon lui-même, il ouvre son établissement juste avant le COVID et… (suite de l’article pour les abonnés)

TELETES
TELETES

Pour les habitués de 450.fm, Yann Martin Ruffier n’est pas un inconnu. Dans notre papier du 30 septembre dernier, publié dans notre rubrique « ART & CULTURE – DES LIVRES & VOUS… », et intitulé Teletes, nous vous l’avions présenté, à retrouver, à nouveau, sur https://bit.ly/3UzRF6i

Côte d’Ivoire : Deux membres de la puissante Grande Loge maçonnique se battent pour la présidence du Patronat ivoirien

De notre confrère ivoirien linfodrome.com – Jean Kelly KOUASSI

Deux candidats membres de la puissante loge maçonnique de Côte d’Ivoire sont en lice pour l’élection à la présidence de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire.

La course à la succession de Jean Marie Ackah à la tête de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGCI), est ouverte. Selon Africa Intelligence qui livre l’information, deux candidats qui font figure de favoris sont déjà en campagne.

Éviter le scénario de 2016

Il s’agit de Philippe Eponon, PDG du groupe de BTP La Route africaine et Ahmed Cissé, patron du conglomérat Brandon & Mc Cain (immobiliers, mines, agricultures, Télécom …), tous deux membres de la grande loge de Côte d’Ivoire.

Afin d’éviter une éventuelle guerre fratricide comme celle qui a opposé le président sortant à son challenger, l’entrepreneur Alain Kouadio, Jean Marie Ackah préconise la mise en place d’une médiation via un Conseil des sages composé des doyens Pierre Magne, Pacôme Mondon et Théodore Hoegard, pour départager les deux hommes. En 2016, le candidat malheureux Alain Kouadio avait préféré claqué la porte de l’organisation au lendemain de sa défaite.

Mais cette initiative pourrait se heurter à la volonté de quelques administrateurs qui militent plutôt pour l’organisation d’élections ouvertes

Mais l’initiative visant à obtenir, des deux candidats, un consensus,  pourrait se heurter à la volonté de quelques administrateurs qui militent plutôt pour l’organisation d’élections ouvertes. Notre source indique que les deux candidats, membres du Conseil d’administration de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, sont membres de la toute puissante loge maçonnique de Côte d’Ivoire dirigée par le Grand Maître Sylvain Koyo.

Ils seront formellement reçus par le collège électoral à compter du 7 novembre 2022. L’élection aura quant à elle lieu le 30 novembre 2022. Les tractations sont en cours en vue d’obtenir un consensus. Dans les coulisses, ils se prévalent du soutien du Premier ministre Patrick Achi.

Chroniques d’histoire maçonnique N°90

Francs-maçons célèbres et obscurs de la monarchie de Juillet à la IIIe République

CollectifInstitut d’Études et de Recherches Maçonniques, N° 90, Automne 2022 – Hiver 2023, 96 pages, 14 € – 17 € port inclus

1re de couverture

Cette revue dont les rédacteurs en chef sont Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la franc-maçonnerie, et Éric Saunier, président de l’Institut d’études et de recherches maçonniques* (IDERM)  et historien spécialisé dans l’étude des sociétés urbaines et de la franc-maçonnerie, offre dans son numéro 90 un dossier thématique Francs-maçons célèbres et obscurs de la monarchie de Juillet à la IIIe République.

Horloge maçonnique, musée de la franc-maçonnerie

Notons que la première couverture est illustrée avec une horloge maçonnique, une des belles pièces du musée de la franc-maçonnerie, situé dans l’hôtel du Grand Orient de France, au siège du Grand Orient de France, 16 rue Cadet, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris, qui est consacré à l’histoire de la franc-maçonnerie et à la maçonnologie. Il bénéficie du label musée de France.

Le musée de la franc-maçonnerie renferme une importante collection de sceaux, bijoux, médailles,  objets, montres maçonniques, peintures ainsi qu’un grand nombre de manuscrits, de patentes, de gravures, de livres d’architecture, de photographies…

Éric Saunier, rédacteur en chef

Pour mémoire, les « musées de France » sont des musées agréés par l’État et bénéficiant prioritairement de son aide, selon les termes de la loi du 4 janvier 2002. L’Appellation « Musée de France » peut être accordée aux musées appartenant à l’État, à une autre personne morale de droit public ou à une personne de droit privé à but non lucratif. À ce jour, 1216 musées ont reçu l’appellation « Musée de France ». En France, le musée de la Franc-maçonnerie est le seul à posséder ce statut… Ce qui en fait une grand musée ! En savoir plus https://www.museefm.org/

Jean Étienne Marconis de Nègre

Au sommaire du dossier Francs-maçons célèbres et obscurs de la Monarchie de Juillet à la IIIe République :

  • Jacques-Étienne Marconis de Nègre et le rite de Memphis par André Combes
  • Michel-Auguste Peigné, homme de progrès et de procès par François Gaudin
  • Émile Fernand-Dubois (1869-1952) : un statuaire franc-maçon, matérialiste et libertaire par Frédéric Cépède
  • Emmanuel Arago, 1812-1896,  du maçon sans tablier au haut dignitaire, initiatique d’un républicain romantique par Paul Baquiast et Bertrand Sabot
Tombe de Michel-Auguste Peigné, cimetière du Montparnasse, division 7

Un dernier opus que présente aussi un illustration, page 4, du temple Johannis Corneloup**, le numéro 4, temple de la rue Cadet classé monument historique, aménagé en 1924. Il dispose d’une voûte étoilée, plafond réputé avoir été peint par le peintre et dessinateur tchèque, fer-de-lance du style « Art Nouveau » Alfons Muchà (1860-1939) lors de son séjour à Paris. Il reçut la lumière en 1923 et fut, par la suite, élu Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de Tchécoslovaquie.

Temple Corneloup, détail voûte étoilée

L’avant-propos du Comité éditorial, extrait :

« Le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle ont été un temps très privilégié pour le rayonnement, pour l’influence et pour les tentatives de rénovation de la franc-maçonnerie française.

Temple Corneloup, détail mur du Septentrion

Dans ce cadre d’évolution, les loges n’ont peut-être jamais autant réussi à attirer des figures qui ont accédé à la célébrité maçonnique ou politique durable, dont ont été privés d’autres maçons, en dépit d’un talent et d’un engagement maçonnique reconnus de leur vivant, qui leur permet parfois d’accéder à de hautes fonctions maçonniques et profanes qui ont été un peu oubliées… »

Émile Fernand-Dubois dans son atelier, photographie anonyme, Cosne-Cours-sur-Loire, musée de la Loire.

* L’Institut d’études et recherches maçonniques (IDERM) a été créé en 1974. Son but est de promouvoir, soutenir, favoriser les recherches historiques, institutionnelles, etc. se rapportant à la franc-maçonnerie universelle. Si l’histoire de la maçonnerie reste l’essentiel de ses préoccupations, toute étude aussi bien de sociologie, de philosophie voire de linguistique maçonnique peut y trouver place.

Emmanuel Arago caricaturé par Daumier

L’institut a pour vocation de rassembler tous les chercheurs, mais aussi tout simplement ceux qui s’intéressent de près ou de loin à l’étude de ce qu’on peut appeler le phénomène maçonnique, quel que soit le temps ou le lieu.

**François-Joannis-Gabriel Corneloup (1888-1978) était ingénieur des arts et métiers. Il a collaboré à la revue Le Symbolisme : organe du Mouvement universel de régénération initiatique de la franc-maçonnerie, puis en a été le directeur de 1945 à 1956. Célèbre revue maçonnique publiée de 1912 à 1971, dont le martiniste et membre de la Société des Philalèthes Oswald Wirth (1860-1943), par ailleurs secrétaire de Stanislas de Guaita avec qui il dessina un Tarot, réédité depuis sous le nom de Tarot de Wirth, fut l’un des fondateurs. Ce Tarot est expliqué et commenté dans son ouvrage Le Tarot des imagiers du Moyen Âge, devenu un classique. Il fut Grand commandeur d’honneur ad vitam du Grand Collège des Rites du GODF.

Pour la première fois, la quatrième de couverture s’enrichit d’un code QR, en anglais QR code – quick response code, « code à réponse rapide » – permettant l’accès au site de l’éditeur.

Pour toute commande, Conform édition https://www.conform-edit.com/livres-maconniques-collection-godf/chron-n89-1559-detail.html

Temple Johannis Corneloup, GODF

Un Trésor des Templiers découvert dans une église des Landes

De notre confrère CNEWS cnews.fr

C’est une trouvaille inespérée qui a été réalisée dans les Landes. En rénovant des murs, un trésor caché depuis 800 ans a été découvert sous plusieurs couches. Il s’agit de fresques cachées, qui démontrent le passage des Templiers dans la région, auparavant contesté.

Une découverte incroyable. A Linxe, dans les Landes, une association de défense d’une petite église a lancé une opération de rénovation de l’édifice. Mais surprise : pendant le chantier, les ouvriers ont découvert un véritable trésor sous plusieurs couches de plâtre.

« C’est le hasard», a confié Anne de Lestapis-Boulart, présidente de l’association des amis de l’église de Linxe. «En partant de peintures du XVIIIe, on est remonté au XIIe. Ils ont dégagé six couches de badigeon, ce qui a fait qu’on est tombé sur ces fameuses peintures templières » a-t-elle continué.

UN LONG SÉJOUR DES TEMPLIERS DANS LA RÉGION

Ces fameuses peintures représentent des arbres de vie, des grandes croix ou encore des couronnes d’épines. Il s’agit bel et bien de signes appartenant à l’ordre du Temple. Ces peintures auraient été réalisées durant un long séjour des templiers dans la région, de plusieurs décennies.

« Il y avait bien un chemin le long du littoral qui était protégé par les Templiers. Mais c’était controversé. Là, maintenant, nous avons la preuve qu’ils étaient installés ici », a expliqué Anne de Lestapis-Boulart.

Pour le moment, il reste encore plusieurs dizaines de mètres à gratter et nettoyer au sein de l’église, qui peuvent révéler d’autres œuvres. « Ça a le mérite d’interpeller les historiens », a confié Thierry Galea, maire de Linxe. « Tout ça va amener de la curiosité. Nous avons eu la chance de découvrir ce trésor-là, qui va amener un développement complémentaire à notre territoire ».

En attendant, les travaux et rénovations ont été mis en suspens, en attendant le classement de l’église aux monuments historiques. Ce classement permettrait à l’association de demander des aides financières : il leur faudrait près d’un million d’euros pour finir les rénovations et ainsi découvrir d’autres trésors templiers.

Le dessin de Jissey… « Service Après-Vente »

1

450 FM a publié le 10 nov 2022  un article titré :« 5 Tombes qui font l’objet de rituels ésotériques ». le dessinateur JISSEY s’en est inspiré pour sa créativité… toujours un peu décalée

Public Sénat : La mémoire volée des Francs-Maçons

0

Juin 1940, les nazis investissent Paris. Des commandos spécialisés s’emparent des loges maçonniques et pillent leurs archives. Un scénario qui se répète dans toute la zone occupée. En quelques semaines, ce sont des centaines de milliers de pièces d’archives, dont beaucoup remontent au XVIII° siècle, qui prennent le chemin de l’Allemagne. En effet les nazis sont fascinés par les francs-maçons, qu’ils tiennent pour responsables aussi bien des révolutions européennes que du déclenchement de la Première Guerre mondiale, et ils veulent percer leurs secrets. Réalisé par : Jean-Pierre Devillers

https://youtu.be/y5-y64m2YMg

Zoom sur Baphomet, le démon aux origines occultes

0

De notre confrère dailygeekshow.com –  Par Jasmine Foygoo

Conspirations, sociétés secrètes, satanisme, malédictions templières… son nom évoque de nombreuses choses .

Baphomet est un nom qui évoque de nombreuses choses : on bascule ainsi dans tout un univers fait de conspirations, de sociétés secrètes, de satanisme, de messes noires et de malédictions templières. Baphomet est un nom lié à l’histoire médiévale, et aux chevaliers Templiers. Dans cette nouvelle vidéo de Nota Bene, zoom sur Baphomet, le démon aux origines occultes.

La Chaîne d’Union – Octobre 2022

Collectif – Conform édition, N° 102, octobre 2022, 96 pages, 13 € – 16 €, port inclus

La Chaîne d’Union est la revue trimestrielle d’études maçonniques, philosophiques et symboliques du Grand Orient de France. Une revue entièrement vouée à la réflexion maçonnique. Créée en 1864 à Londres par des francs-maçons français exilés, fuyant le régime autoritaire de Napoléon III.

Le dossier de ce numéro est consacré à « Hiram, questions sur un crime parfait et utile ».

Le sommaire est le suivant :

Jacques Garat, rédacteur en chef

ÉDITORIAL par Jacques Garat

MATIÈRE À DÉBATS

– Symbolisme contre symbolâtrie Philippe Foussier

– Tu seras humaniste Philippe Foussier

– Geminiani : un maçon au violon Naudot Taskin

– Un crâne, deux enquêteurs et quatre cordes Naudot Taskin

– Francs-maçons, éducation et transmission Naudot Taskin

CHRONIQUE INACTUELLE

Vivre, sans laisser mourir Daniel Beaune

DOSSIER : HIRAM, QUESTIONS SUR UN CRIME UTILE ET PARFAIT

– Avant Hiram, Euclide Jean-Pierre Villain

Solange Sudarkis

– L’énigme d’Hiram, au-delà du personnage Solange Sudarskis

– Relire le mythe d’Hiram Jean-Marc Berlioux

– Hiram chez les compagnons du Tour de France J.-M. Mathonière

ÉTUDES ET RECHERCHES

Henri Bonis (1868-1921) Philippe Langlet

NOTES DE LECTURE

par Yonnel Ghernaouti et Naudot Taskin

Un extrait de l’édito :

«  La Chaîne d’Union a déjà publié de nombreuses études sur la légende d’Hiram, au cœur même du grade de Maître. Deux importants numéros hors-séries y ont été notamment consacrés : un premier en 2004, rapidement épuisé, et un deuxième en 2011. C’est beaucoup plus modestement que le dossier de ce numéro 102 y revient, avec quelques questions.

le mythe d’Hiram tel qu’il nous est parvenu, semble avoir surgi du néant ou presque, dans les rituels de la franc-maçonnerie londonienne au début du XVIIIe siècle. C’est ma Masonry Dissected de Samuel Prichard qui nous en fournit le premier récit écrit que l’on connaisse… »

Hiram représenté entre les deux colonnes du temple, vitrail de St John’s Church, Chester (Angleterre, 1900)

Le philosophe, le pape et le président : histoire d’un livre ancien et d’une polémique qui n’avait pas lieu d’être

De notre confrère courrierdeuropecentrale.fr Par JEAN-CHARLES GESLOT

Le Courrier d’Europe centrale republie ici avec l’autorisation de son auteur l’article que l’historien Jean-Charles Geslot, maître de conférences à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, a récemment consacré au livre que le président de la République française a offert au Pape comme cadeau diplomatique et à la polémique suscitée par ce geste.

Un cadeau et une controverse

Le 24 octobre 2022, lors d’une visite officielle au Vatican, le président Emmanuel Macron offrait au pape François un exemplaire du Projet de paix perpétuelle du philosophe allemand Emmanuel Kant. La publication d’une photographie de cet ouvrage sur le compte Twitter de Vatican News déclenchait la polémique en Pologne : sur la page de couverture figure en effet un tampon indiquant que le volume a appartenu à une institution culturelle polonaise. Ce qui devait immédiatement déclencher une tempête de protestations au sein d’un pays particulièrement éprouvé dans le passé par les pillages culturels, au fil des occupations étrangères et des démembrements qui ont marqué son histoire, notamment à l’époque du nazisme.

L’absence de bibliothèque nationale en Pologne avant 1928 a favorisé, à partir du XVIIIe siècle surtout, la création de plusieurs riches collections publiques ou privées. Or, « la Pologne a perdu plus de la moitié de son patrimoine livresque pendant l’occupation nazie », rappelle ainsi Zdzisław Pietrzyk. La présidence de la République française fut donc immédiatement accusée, notamment par le journaliste polonais Stanisław Janecki, cité ici par le Visegrád Post, d’avoir offert un livre issu d’un pillage orchestré durant la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs voix cependant, en France comme en Pologne (à commencer par le ministre de la Culture Piotr Glinski), se sont rapidement élevées pour contester cette version des faits, en prouvant que l’ouvrage était arrivé en France bien avant l’occupation nazie. Au-delà de cette polémique qui n’a pas lieu d’être, l’affaire de ce cadeau diplomatique révèle une histoire qui n’est pas sans intérêt : celle d’un livre fabriqué à la fin du XVIIIe siècle dans ce qui est aujourd’hui la ville de Kaliningrad, aux confins de l’Europe de l’Est, qui se retrouve aujourd’hui, en 2022, à 2000 km de là, au cœur de la ville de Rome. De la Baltique à la Méditerranée, l’ouvrage est passé de ville en ville, faisant étape successivement à Lviv, dans l’actuelle Ukraine, puis à Paris ; il a circulé de main en main, depuis celle de Kant qui tenait la plume – soit l’un des plus importants philosophes européens du XVIIIe siècle – jusqu’à celles d’un président de la République française et d’un chef du monde catholique du début du XXIe. Retracer l’itinéraire – on pourrait presque dire les aventures – de ce volume d’une centaine de pages peut s’avérer passionnant.

Faire l’histoire d’un livre

Car les livres ont une histoire : ils naissent, vivent, circulent, s’abîment, se multiplient, prennent des formes variées, disparaissent, réapparaissent, meurent aussi parfois (pensons aux autodafés qui ont marqué l’histoire de l’imprimé, jusqu’à l’acmé particulièrement dramatique qu’ont représenté les destructions massives de livres par les nazis). On peut tenter de retracer ces itinéraires, enquêter sur les différentes éditions, suivre à la trace le cheminement de tel ou tel exemplaire. Cela a été fait, à plusieurs reprises : Robert Darnton a ainsi raconté L’Aventure de l’Encyclopédie, et Bert Andréas a fait de même pour le Manifeste du Parti communiste ; Antoine Vitkine et Claude Quetel ont eux étudié l’histoire de Mein KampfPascale Nivelle et Alexander G. Cook le Recueil de citations du président Mao, plus souvent appelé le « Petit Livre rouge ». D’autres livres moins connus du grand public ont fait aussi l’objet de telles investigations : La Nef des fous de Sébastien Brant par Frédéric Barbier, la Vie de Jésus de Renan par Nathalie Richard, ou encore l’Histoire de France de Victor Duruy, par moi-même.

Tentons donc de faire l’histoire non pas du livre d’Emmanuel Kant dans ses différentes déclinaisons, mais simplement de l’exemplaire qui se situe au cœur et à la base de la polémique déclenchée en cette fin du mois d’octobre 2022.

Voyons d’abord ce qu’il en est de l’origine cet ouvrage. Le Projet de paix perpétuelle fut publié par Emmanuel Kant (1724-1804) en 1795. Il s’agit d’un essai de philosophie politique qui, d’après Véronique Le Ru, professeure de Philosophie à l’université de Reims, marque une étape dans la conception de l’idée de paix en Europe, ainsi qu’elle l’explique dans un article publié en 2016. Plus spécifiquement, le volume au cœur de l’affaire est une réédition de l’ouvrage, parue à Königsberg, en Prusse orientale (actuellement Kaliningrad), en 1796, et édité par le libraire Friedrich (Frédéric) Nicolovius (1768-1836).

Portrait d’Emmanuel Kant par Johann Gottlieb Becker, huile sur toile, 1768. Schiller-Nationalmuseum, Marbach am Neckar / Wikimedia Commons
Un volume rare et précieux

Il s’agit d’un livre rare, qu’on ne trouve plus aujourd’hui qu’à quelques exemplaires. Le catalogue WorldCat, qui centralise les données fournies par les bibliothèques nationales et universitaires d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, n’en indique la présence que dans six institutions : la British Library de Londres, la Bibliothèque nationale de France (qui possède deux exemplaires de cette édition), et quatre bibliothèques allemandes : la bibliothèque d’État de Berlin, celle des universités de Göttingen et Erfurt, ainsi que la bibliothèque Herzogin Anna Amalia de Weimar. On en trouve aussi un exemplaire à l’Université de Gand, en Belgique, et un autre à l’Université du Michigan aux États-Unis – tous deux consultables en ligne.

En France, cette édition est également présente dans le fonds précieux de la bibliothèque de Sciences humaines et sociales de l’Université de Lille, ainsi qu’à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. En Pologne, le catalogue Nukat indique la présence de trois exemplaires de cette même édition, à Varsovie (Polaczone Biblioteki, Bibliothèque de l’Université) et Cracovie (bibliothèque des Académies des Arts et des Sciences de Pologne).

La rareté de cette édition explique qu’elle ait pu faire l’objet d’un cadeau diplomatique, tout autant que le prix auquel on peut aujourd’hui le trouver en vente : 5 500 € sur certains sites de librairie en ligne. Les services de l’Élysée ont, eux, acquis l’exemplaire offert au pape à la librairie de Patrick Hatchuel, à Paris, qui l’avait mis en vente à 2 500 € – mais qui le leur a cédé, d’après ses dires, pour une somme moindre.

Un livre itinérant : en bleu, les villes européennes où l’on trouve aujourd’hui des exemplaires de l’édition Nicolovius de 1796 ; en rouge, une tentative de reconstitution de l’itinéraire de l’exemplaire offert au pape François en octobre 2022. © Jean-Charles Geslot.

C’est l’Agence France-Presse qui a interrogé le libraire peu de temps après le déclenchement de la polémique et permis d’y voir plus clair sur cette affaire de cadeau empoisonné. Repris par plusieurs journaux, ainsi que sur le site ActuaLitté, son témoignage, complété par la notice descriptive de l’exemplaire en vente publiée par le journaliste Arnaud Bédat, permet en effet de retracer une partie de l’itinéraire suivi par le livre, depuis la Pologne jusqu’à la France, puis Rome. Une partie seulement, car si on peut être sûr aujourd’hui qu’à aucun moment l’exemplaire n’a été entre les mains des nazis, on ne sait à ce jour comment il est passé de Königsberg en Pologne, puis de Pologne à Paris.

Des indices à même le livre

Penchons-nous sur le principal facteur de la discorde, le tampon figurant sur la page de couverture figurant sur la photographie diffusée par le Vatican. Il porte une indication en polonais : « CZYTELNIA AKADEMICKA WE LWOWIE », ce qui signifie : « Salle de lecture académique de Lviv ». La ville de Lviv, située aujourd’hui dans l’Ouest de l’Ukraine, capitale de la région historique de Galicie, a pendant plusieurs siècles appartenu à la Pologne (sous le nom de Lwów que l’on retrouve sur le tampon), y compris lorsque celle-ci appartenait, pour sa partie méridionale, à l’Empire d’Autriche-Hongrie (1772-1918), avant d’être occupée puis annexée par l’URSS à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Comme on peut le lire sur le site Lviv Interactive (LIA), ainsi que sous la plume de l’historien polonais Adam Redzik, repris par le site Salon24, la « salle de lecture académique » en question est une institution culturelle fondée en 1867, une sorte de club ou de cercle réunissant des universitaires et des étudiants de la ville, à la fois lieu de sociabilité et de travail, offrant à ses adhérents, jusqu’à sa disparition en 1939, des programmes de conférences et une bibliothèque. C’est donc des collections de cette dernière que l’ouvrage offert au pape est issu : le tampon en fait foi, tout comme le chiffre « 784 » qui figure à ses côtés, lequel indique sûrement une cote ou un numéro d’inventaire.

Patrick Hatchuel, le libraire qui a vendu le livre à l’Élysée, nous révèle la présence d’un autre élément permettant de suivre l’itinéraire de l’ouvrage : une étiquette figurant sur le contre plat (soit au verso de la couverture) au nom de « L. Bodin » (on en voit une partie sur la photographie de l’ouvrage twittée par le ministre polonais de la Culture le 26 octobre). Il est relativement fréquent de trouver sur un livre ancien ce genre d’étiquette indiquant le libraire chez qui l’exemplaire a été acheté. C’est en général un indice précieux pour reconstituer l’itinéraire d’un livre.

Photographie de l’ouvrage sur laquelle l’étiquette du libraire est visible, postée par le ministre polonais de la Culture, Piotr Glinski.
Un libraire féru d’occultisme

Nous savons ainsi de façon certaine, grâce à ce petit bout de papier collé, que l’ouvrage a quitté, à un moment ou à un autre, les rayons de la Salle de lecture académique de Lwów/Lviv pour rejoindre la vitrine d’un libraire parisien. Ce libraire s’appelle Lucien Bodin, un homme dont le nom n’est pas inconnu des amateurs de livres anciens, mais sur la vie duquel nous savons peu de choses. Il est actif à la fin des années 1890 et dans les années 1900 à Paris, au 5 de la rue Christine, dans le sixième arrondissement, un quartier situé entre l’Odéon et le Pont-Neuf où l’on trouve encore aujourd’hui plusieurs librairies anciennes.

La Bibliothèque nationale de France conserve une dizaine de catalogues de ce libraire. La série en est lacunaire : n’y figurent que les numéros 2 et 3 (non datés), 4 et 5 (1898-1899), 18 à 21 (1904-1905), 31 à 34 (1907-1908). En tête du 34e, un avis informe les lecteurs que Lucien Bodin a cédé son fonds à une autre libraire Marguerite Claudin, le 29 juillet 1908. C’est vraisemblablement la fin de son activité. 31 ans avant l’invasion de la Pologne par les nazis.

Lucien Bodin est un libraire et éditeur original : sa spécialité, ainsi que l’indiquent bien ses catalogues, ce sont les « Livres d’occasion anciens et modernes relatifs aux sciences occultes et philosophiques ». On peut apprécier la mise en page de la couverture d’un de ses catalogues, qui regroupe en un triangle – forme caractéristique – l’ensemble des thématiques offertes par son fonds, de l’astrologie au spiritisme, de la chiromancie au vampirisme, du magnétisme à la sorcellerie, sans oublier la kabbale et la franc-maçonnerie. Tout ce qui peut sembler surnaturel, mystérieux, souterrain : voilà ce qui intéresse Lucien Bodin – et sa clientèle, dans un siècle où le culte du progrès scientifique et du positivisme n’est que l’avers d’une médaille au revers de laquelle figure une fascination marquée pour l’irrationnel (on se souviendra du goût de Victor Hugo pour les tables tournantes, et que c’est durant cette époque que se constituent des mythes littéraires emblématiques comme celui du vampire).

Page de couverture du catalogue de Lucien Bodin, n° 4, 1898. Source : Bnf Mss : F. M. Imp 414 11

Qu’est-ce que le Projet de paix perpétuelle d’Emmanuel Kant peut bien venir faire dans cet assemblage hétéroclite d’ouvrages plus ou moins farfelus ? Notons tout d’abord que, si l’étiquette figurant sur l’ouvrage offert par la France au Vatican indique bien que l’ouvrage y fut en vente, cette information n’est pas confirmée par les catalogues conservés à la Bibliothèque nationale. On trouve bien des ouvrages du philosophe allemand, qui par ses écrits peut aussi inspirer les férus de réflexion mystique : sa Critique de la raison pure (catalogues n° 31 et 35), sa Critique de la raison pratique (n° 31), La Religion dans les limites de la raison (n° 32), ainsi qu’un exemplaire en allemand de l’Unique fondement possible de la preuve de l’existence de Dieu (n° 19). Mais point de Projet de paix perpétuelle : s’il a été en vente chez Lucien Bodin, c’est dans les années pour lesquelles ces catalogues n’ont pas été conservés, vraisemblablement en 1900-1903 ou 1906, en tout cas au tout début du XXe siècle.

Notices de deux ouvrages d’Emmanuel Kant figurant au catalogue du libraire Lucien Bodin n° 31 (1907), p. 18. Le philosophe précède, dans l’ordre alphabétique, Allan Kardec, le grand promoteur français du spiritisme. Source : BnF Mss : F. M. Imp 414 18.
De la Poltva à la Seine : questions autour d’un livre voyageur

C’est donc au plus tard au début des années 1900 que l’exemplaire, désormais conservé à Rome, est arrivé sur les bords de la Seine. Quand, pourquoi, et comment, nous n’en savons rien aujourd’hui. Il n’y a que deux grandes hypothèses possibles : soit il y est arrivé de manière illégale, frauduleuse, peut-être par l’intermédiaire d’un lecteur indélicat de la salle de lecture de Lwów/Lviv qui l’aurait volé – ou aurait au moins « oublié » de le rendre, ce qui revient au même. Soit, et c’est plus probable, cela s’est fait de façon tout à fait légale : la pratique du désherbage est fréquente dans les bibliothèques, lorsque, pour gagner de la place ou faciliter la gestion de leurs collections, elles se décident à se débarrasser de doublons, d’ouvrages trop anciens et/ou trop peu demandés. Il n’est pas rare alors qu’elles les donnent ou les vendent : les livres se retrouvent alors souvent dans les circuits commerciaux de la librairie d’occasion, et ceux-ci peuvent être internationaux. C’est particulièrement le cas en cette deuxième moitié du XIXe siècle, époque de mondialisation accélérée de l’industrie du livre.

On peut imaginer, par exemple, qu’un étudiant de Lwów/Lviv aura acquis l’ouvrage lors d’un désherbage (ou de façon moins honnête…), et que, venu en France dans le cadre de ses études, il aura pu vendre l’ouvrage pour se faire un peu d’argent. Ce n’est bien sûr qu’un cas de figure possible. Les élites polonaises, comme d’ailleurs les élites européennes, sont alors encore largement francophiles et francophones – en témoigne la présence dans la salle de lecture académique d’une édition de Kant en français. Le poète Adam Mickiewicz (1798-1855), le compositeur Frédéric Chopin (1810-1849), la scientifique Marie Curie, née Sklodowska (1859-1906) sont des figures bien connues aujourd’hui de personnalités polonaises du XIXe siècle ayant passé une grande partie de leur vie en France. Les relations culturelles étroites entre les deux pays fournissent un cadre privilégié, pouvant facilement expliquer que le livre en question ait traversé les frontières pour se retrouver à Paris.

Portrait de Marie Curie, vers 1920. Wikimedia Commons.

La suite de l’histoire, c’est le libraire Patrick Hatschuel qui la raconte à l’AFP : acheté à Lucien Bodin par un client inconnu, l’ouvrage passe ensuite dans d’autres mains (mais combien ?), jusqu’à l’héritier de son dernier propriétaire, qui décide de le revendre au libraire. Avant que celui-ci ne le cède à son tour à la présidence de la République française, laquelle l’offre ensuite au pape François en cet automne 2022.

Livre, patrimoine et identité

En définitive, il semble bien compliqué de déterminer à qui l’ouvrage devrait être rendu, s’il doit l’être à quelqu’un. De nombreuses voix polonaises se sont élevées pour le réclamer. Mais la présence de ce tampon attestant une ancienne propriété polonaise suffit-elle à justifier une telle requête ? N’y a-t-il pas d’autres pays qui pourraient légitimement en réclamer la possession ? Attention les propositions de réponse qui suivent sont volontairement provocatrices, ça s’appelle un raisonnement par l’absurde. L’Autriche, puisque Lwów appartenait alors à l’Empire des Habsbourg ; l’Ukraine, puisque c’est dans ce pays qu’est aujourd’hui située la ville de Lviv ; l’Allemagne, puisque l’ouvrage a été fabriqué à Königsberg, qui appartenait alors à la Prusse ; et même la Russie, tiens, puisque, après tout, Königsberg, c’est aujourd’hui Kaliningrad.

L’histoire de l’Europe orientale est complexe : les questions de patrimoine et d’identité aussi. Les livres font partie du patrimoine, bien sûr, surtout les livres d’une telle ancienneté et d’une telle rareté. Il peut sembler normal, pour un peuple ou une nation, d’en revendiquer la propriété. De ce point de vue la réclamation exprimée par certains Polonais rejoint celles des anciennes colonies qui demandent depuis des décennies que les musées européens leur rendent les objets d’art pillés durant la colonisation. Il y a cependant une différence : c’est que, contrairement à ce que certains ont affirmé, et du moins jusqu’à ce que cela puisse être prouvé, le passage du livre de Lviv à Paris ne s’est pas fait par le biais d’un pillage ou d’une spoliation.

Il faut ici rappeler qu’un livre possède une double valeur : symbolique et matérielle. La valeur symbolique, c’est celle du contenu, de l’œuvre elle-même, de la plus ou moins grande puissance du message qu’il contient, de l’influence qu’il a pu avoir, tout autant que de la dimension patrimoniale qu’il peut recéler ; la valeur matérielle, c’est celle du contenant, de l’objet, cet assemblage prosaïque de papier, d’encre, de carton voire de cuir, qui n’est finalement qu’un produit comme un autre – n’était sa valeur symbolique –, qui s’échange sur un marché.

C’est ce qui est arrivé à l’exemplaire offert par Emmanuel Macron au pape : acheté au libraire Nicolovius, il a rejoint la salle de lecture académique, laquelle l’a vraisemblablement a son tour vendu, puis s’est retrouvé chez un autre libraire, Lucien Bodin, qui lui-même l’a revendu à un client, avant qu’une troisième libraire, Patrick Hatchuel, n’en fasse à son tour l’acquisition pour le revendre à l’Élysée… À moins donc de prouver que l’ouvrage a bien été acquis frauduleusement à une étape de son itinéraire, il est évident qu’il appartient, selon les logiques du marché du livre en vigueur depuis au moins le XVIIIe siècle, au dernier acquéreur en date. Et non à tel ou tel pays, à telle ou telle nation. N’en déplaise à tous les hérauts du nationalisme éditorial.

Certes, l’itinéraire ainsi retracé contient bien des lacunes. On ne sait ni comment l’exemplaire a rejoint les collections de la Salle de lecture académique de Lwów, ni comment il les a quittées pour se retrouver au milieu des traités d’occultisme et autres études sur les sorcières de la librairie Lucien Bodin. Comme souvent, les sources manquent pour faire une histoire complète du livre et, si elles existent, elles sont pour des raisons évidentes dispersées entre la Prusse orientale, la Galicie et l’Île-de-France. On en est donc, sur certains points, réduit aux conjectures. Mais en tout état de cause, ce cas montre, une fois de plus, qu’en faisant un peu plus d’histoire, et un peu moins de polémique, on s’éviterait bien des indignations infondées et bien des crises d’hystérie inutiles. Et on marcherait ainsi peut-être plus fermement sur la voie de cette paix perpétuelle rêvée par Kant il y a plus de deux siècles.

La Cotinguiba Masonic Lodge a fêté ses 150 ans de fondation

De notre confrère brésilien sosergipe.com.br

Le 10 novembre dernier, cela a fait exactement 150 ans que la Loge Symbolique Cotinguiba a été fondée sous les auspices de la Grande Oriente do Brasil. L’objectif était de sédimenter en terres aracajuanes les enseignements maçonniques qui réclament l’égalité des peuples.

Pour commémorer le cent cinquantenaire de la Loja Simbólica Cotinguiba, un programme spécial a été préparé entre le 8 et le 11 novembre. Le programme comprenait des conférences, des lancements de livres et une grande danse.

Programme:

Le 8 novembre à 20h, au Teatro Atheneu, a eu lieu la Cérémonie d’Ouverture avec la participation de l’Orchestre Symphonique Sergipe et du Coral Canto Fraterno formé par des francs-maçons et belles-sœurs de la Grande Oriente do Brasil.

Le 9, à partir de 19h00 , il y a eu une session publique Magna au siège du magasin, au 171, rue Santo Amaro, dans le centre d’Aracaju, avec une conférence donnée par le général Antônio Carlos de Oliveira Freitas (Chief GSI | Republic) qui aura pour thème – “Cyber ​​​​and Information Security”.

Peu de temps après la conférence, à 21h30, il y eu le lancement des livres – « Maçonaria – Educação, Cultura e Direitos Humanos » de José Anderson Nascimento et « Saudade dos Bons Tempos » de Valdir Feitosa Nunes.

Le 10 novembre, à 20h , a eu lieu l’Installation et l’Inauguration de la Fraternité Féminine Tânia Tojal Mendonça.

Et le 11 novembre , la clôture en célébration du cent cinquantième anniversaire en beauté. Au programme de l’événement, une session Magna, dans le bâtiment du magasin, et peu après 22h, un dîner de gala au son de la Banda Água Viva, dans le salon du Yacht Club à Aracaju.

Ces célébrations sont un moment important pour tous les frères maçonniques, et elles servent aussi à faire prendre conscience à chacun de l’importance du mouvement maçonnique dans la construction d’une société plus juste et fraternelle.

Histoire de la fondation de Loja Cotinguiba N 235

Selon les érudits de la franc-maçonnerie, Cotinguiba est née le 10 novembre 1872, de la fusion de 3 loges qui n’ont pas prospéré, et était initialement composée d’hommes d’affaires de différents secteurs , de professionnels libéraux, de fonctionnaires et de militaires.

Selon l’historien Clodomir Silva, la Loge était initialement exploitée dans un bâtiment privé, pour la raison que la construction du temple n’était pas encore terminée, dont le projet n’a commencé qu’en 1885.

Installée depuis lors rue Santo Amaro, Loja Cotinguiba a traversé le temps, et au fil des décennies les frères se sont battus pour une société libre, avec de bonnes coutumes, basée sur la démocratie.