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Les Cahiers de l’Alliance N°14 – La Mort au présent face à l’éternel Orient

Quatorze numéros… déjà ! De « La Lumière », thème du premier cahier de la « Revue d’études & recherche maçonniques » de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française, que de chemin parcouru.

Pour les Sœurs et Frères qui ne connaissent pas encore Les Cahiers de L’Alliance, ceux-ci proposent un regard différent sur les grands sujets intemporels de la pensée maçonnique comme sur les défis auxquels la tradition spirituelle est aujourd’hui confrontée. Ils s’adressent à un large public soucieux d’approfondir sa recherche spirituelle et de parfaire sa culture. Le Maçon étant un cherchant, ne doutons pas qu’il trouvera dans ces toujours très beaux cahiers sur le plan qualitatif, de quoi étancher sa soif naturelle de savoir.

Danse macabre de Guyot Marchant, 1486.

Cette cinquième saison des Cahiers est placée sous le regard de Ludwig van Beethoven (1770-1827) ce « génie passionné de fraternité ». Même s’il n’était pas Maçon, ce compositeur, pianiste et chef d’orchestre allemand comptait beaucoup d’amis membres de cette sociabilité.

La camarde.

La mort, c’est l’arrêt de la vie. Pour le Maçon, c’est là où tout commence…

La thématique est « La Mort au présent face à l’éternel Orient ». Notons tout d’abord que le terme Mort est écrit, ici, avec un ‘’M’’ majuscule. La Mort, représentation allégorique, prend alors l’aspect d’un squelette armé d’une faux. On dit aussi la Faucheuse, voire la grande Faucheuse).

Est-ce pour faire un pied de nez à l’Orient Éternel que les rédacteurs utilisent le terme d’éternel Orient. Du nom de cette association de fait regroupant les anciens grands maîtres qui ne s’accrochent pas à la chaire du roi Salomon et descendent de charge afin de se trouver en toute fraternité.

Le crâne humain est un symbole universel de la mort, peinture de Giovanni Francesco Barbieri.

La mort a toujours été un vaste sujet. Y compris pour les philosophes qui traitent de cette thématique sous plusieurs angles, tels Platon, Épicure ou encore Spinoza. Les approches sont donc différentes et la conceptualisation n’est pas la même. Ainsi, en philosophie, il n’est pas admis de façon absolue que la mort soit la fin de la vie. A-t-elle-même une réelle fin ? N’est-il pas inscrit au fronton du mausolée/dolmen sous lequel repose le fondateur de la doctrine spirite Allan Kardec la devise : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ».

La Faucheuse est l’une des allégories de la Mort.

Revenons à ce numéro 14 de février 2023 où la page quatre est consacrée à la façon dont les Cahiers sont perçus dans la presse maçonnique. Pas moins de 11 sites, blog, journaux et magazines sont référencés comme ayant fait, en quelque sorte, l‘éloge desdits Cahiers. Suit ensuite, après le sommaire, la brève présentation de l’Alliance, une Grande Loge créée au printemps 2012 et accueillant à ce jour 15 000 Frères et 700 loges. Une obédience s’inscrivant dans le courant de la Franc-Maçonnerie de tradition spirituelle initiatique dont elle partage les fondements et les valeurs.

Le Baiser de la Mort, célèbre sculpture de Barcelone (1930).

Sa démarche a pour vocation d’accompagner ceux qui la rejoigne dans leur quête de spiritualité sans renier leur propre famille de pensée. Il ne vous a pas échappé non plus que de six maisons des rites, la GL-AMF est récemment passée à sept – nombre supposé porter bonheur car sacré, par exemple, dans de nombreuses religions, entre autres –, en ouvrant ses portes au Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.

Un brin satirique l’avant-propos de Fred Picavet, Grand Maitre, intitulé « On ne badine pas avec la mort ». Paraphrasant le nom de la pièce de théâtre en trois actes d’Alfred de Musset, publiée en 1834 dans la Revue des deux Mondes « On ne badine pas avec l’amour ». Si Musset fait dans cette pièce une critique de l’éducation religieuse, celle-ci apprend aux jeunes filles à refuser l’amour, à ne pas céder à la tentation qu’il représente pour ne pas se détourner de Dieu.

Où l’on nous parle de la Camarde, un terme tiré de l’occitan que certains découvriront, et qui est une figure allégorique et anthropomorphique de la Mort représentée généralement sous les traits d’un squelette ou d’un cadavre décharné.

La mort étant un sujet qui fascine toutes les sociétés et qui, depuis toujours, donne lieu à de nombreuses recherches anthropologiques, le professeur de philosophie Gaston-Paul Effa, quant à lui,  et son « Les morts ne sont pas morts », nous apporte son regard éclairé sur la vision africaine de la vie et de la mort qui sont indissociables. Nous retenons aussi la très belle interview de Jean Dumonteil, directeur de rédaction auprès de Marie de Hennezel, psychologue, psychothérapeute et écrivaine, connue pour son engagement à l’amélioration des conditions de la fin de vie.

Marie de Hennezel, en 2016.

Son « Face à la mort, nous sommes frères » remet, en quelque sorte, l’église au milieu du village. Où notre société qui escamote la mort ne peut toutefois pas l’ignorer, n’hésitant pas à citer François Mitterrand dans la préface de son ouvrage La mort intime (Éd. Robert Laffont, 1995) :

Président François Mitterrand
Président François Mitterrand

« Comment mourir ? Nous vivons dans un monde que la question effraie et qui s’en détourne. Des civilisations, avant nous, regardait la mort en face ? Elle dessinait pour la communauté et pour chacun le chemin du passage. Elle donnait à l’achèvement de la destinée sa richesse et son sens. Jamais peut-être le rapport à la mort n’a été si pauvre qu’en ces temps de sécheresse spirituelle où les hommes, pressés d’exister, paraissent éluder le mystère. Point, ils ignorent qu’ils tarissent ainsi le goût de vivre d’une source essentielle. » Tout est dit !

François-Xavier Tassel, praticien de l’urbanisme qui a enseigné la sociologie du travail au CRA-CNAM de Reims et par ailleurs Grand Orateur du Grand Chapitre du Rite Français nous invite à un décryptage de la mort dans nos sociétés. Une véritable sensibilisation quant au rites funéraires comme manifestation de la civilisation.

Les autres textes que nous devons à des plumes connues, telles celles de Pierre Pelle Le Croisa, Jacques Trescases, Gaël de Kerret ou encore Jean Dumonteil, nous font vraiment prendre conscience,

de l’approche paléontologie avec la découverte de rites funéraires comme élément important pour déterminer le degré d’éveil social d’un hominidé à l’approche philosophique des Lumières en Europe, que la mort n’est pas la fin…

Gardons à l’esprit notre batterie de deuil « Gémissons, Gémissons mais Espérons », à couvrir par une batterie d’Espérance « Espérons, Espérons en confiance, Espérons en confiance et en sérénité ! »

Le sommaire : Avant-propos : On ne badine pas avec la mort, Fred PICAVET:Les morts ne sont pas morts, Gaston-Paul EFFA:Face à la mort, nous sommes frères, Marie de HENNEZEL/La mort pour décrypter la société, François-Xavier TASSEL/La mort est le sens de la vie, Pierre PELLE LE CROISA/Réflexions d’un initié sur la mort, Jacques TRESCASES/Du songe à la mort : une lecture des Tenues funèbres, Gaël de KERRET/La Franc-maçonnerie ou l’amour de la mort, Jean DUMONTEIL

Chez Numérilivre : Acheter ce cahier N° 14 – Abonnement annuel à la revue de la GL-AMF comportant 3 numéros Ou sur esophoros, la boutique de l’Alliance.

Les Cahiers de l’Alliance N°14 – La Mort au présent face à l’éternel Orient / Collectif – GL-AMF, 2023, 116 pages, 20 €

Les illustrations de cet article ne sont pas celles reproduites dans ce 14e volume, mais issues de Wikimedia Commons.

Ludwig van Beethoven travaillant à la Missa solemnis – Portrait de Joseph Karl Stieler, 1820.
L’Ankou – en breton an Ankoù – : la légende bretonne aux origines celtes…

Franc-maçonnerie – Grand Orient du Brésil sous une nouvelle direction

De notre confrère brésilien 180graus.com

Le Grand Orient de l’État de Piauí – GOB-PI, a tenu une élection le 11 mars de cette année 2023 pour les fonctions de Grands Maîtres et Grands Maîtres adjoint (2023/2027). Ont été élus : l’Éminent Grand Maître, Francisco Valdeci de Sousa Cavalcante et le Grand Maître Adjoint, Salomão Oka, tous deux concurrents, obtenant 100 % des voix dans toute la juridiction GOB.

Valdeci est un homme d’affaires, avocat et professeur d’université ; Président du Système Fecomércio-PI/Sesc/Senac/Ifpd et Administrateur de la Confédération Nationale du Commerce (CNC).

Doté d’un haut degré d’entrepreneuriat. Son plan de gouvernement comprend une longue liste d’objectifs innovants, considérés comme une priorité pour la revitalisation de l’Ordre en général, tels que : l’élaboration d’une planification stratégique pour le GOB-PI ; mise en œuvre du réseau du système d’information électronique ; création de TV-GOB-PI numérique ; Appui à l’Académie Maçonnique des Lettres (AMALPI) ; exécution d’accords avec des entités publiques et privées dans le domaine de la santé, des loisirs, de l’éducation et du tourisme ; promotion et organisation de conférences, séminaires et actions avec la participation d’autorités et de spécialistes du monde profane pour débattre de sujets d’intérêt pour la société, parmi de nombreux autres sujets compatibles avec la modernisation et la préservation des institutions sociales.

Le nouveau Grand Maître apparaît comme l’un des plus grands leaders idéalistes de la franc-maçonnerie Piaui contemporaine.

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Franc-maçonnerie et mafia en Sicile

De notre confrère italien editorialedomani.it

Dans la petite ville de Castelvetrano, patrie et siège criminel des Denaros de Messine, il existe plusieurs loges maçonniques (six sur les dix-neuf opérant dans toute la province de Trapani) et que dans l’administration municipale de Castelvetranese, il y avait une forte présence de membres de la franc-maçonnerie parmi les élus (4 sur 5), et (7 sur 30)chez les cadres et employés communaux.

Il était notamment arrivé qu’en novembre 2014, l’un des conseillers municipaux de Castelvetrano ait été arrêté pour crimes mafieux. Dans le cadre de l’enquête connexe, entre autres, une conversation a été enregistrée par lui qui, à un autre conseiller municipal, racontait son lien avec la famille Messina Denaro, des visites et des rencontres avec Francesco Messina Denaro (père di Matteo) quand il était un fugitif, et avec Matteo lui-même, également un fugitif, soulignant l’émotion que lui causaient de tels contacts et son dévouement à ces personnages.

Le directeur a donc été suspendu de ses fonctions puis réintégré suite à son acquittement en première instance en décembre 2015. Son retour, cependant, en mars 2016, a entraîné la démission de vingt-huit administrateurs justement en rapport avec le contenu de ces écoutes téléphoniques des conseils municipaux ( sur trente) et, par conséquent, la mise en service du conseil municipal de Castelvetrano avec la nomination, le 24 mars 2016, par la Région Sicilienne, d’un magistrat à la retraite. Selon la législation régionale, cependant, le maire et le conseil sont restés en fonction.

Main ensanglantée

Quelques mois plus tard, précisément à l’été 2016, trente ans après la découverte à Trapani de la loge secrète « Iside 2 », née sous la bannière du club culturel « Scontrino », et dans laquelle, aux côtés de personnages issus des institutions, assis les plus importants patrons de la mafia, la franc-maçonnerie est revenue pour parler comme un possible lieu clé, selon certaines enquêtes des procureurs de Trapani et de Palerme, pour la composition des intérêts mafieux, politiques et commerciaux, y compris ceux attribuables à Messina Denaro.

Au-delà des résultats de ces investigations toujours en cours, la Police et la Préfecture ont d’emblée mis en évidence que dans la petite ville de Castelvetrano, patrie et quartier général criminel des Denaros de Messine, il existe plusieurs loges maçonniques (six sur dix-neuf opérant dans l’ensemble du province de Trapani) et que dans l’administration municipale de Castelvetranese, historiquement déjà l’objet d’intérêts mafieux mais aussi, comme mentionné, abritant certains partisans du fugitif, il y avait une forte présence de membres de la franc-maçonnerie parmi les conseillers (4 sur 5), autres conseillers (7 sur 30) étant cadres et employés communaux.

En effet, la préfecture de Trapani elle-même a souligné que les listes officielles des membres de la région de Trapani semblaient incomplètes par défaut et qu’il n’était donc pas possible d’obtenir une description globale du phénomène.

C’est pourquoi, au cours de la mission, la Commission a procédé à une série d’auditions, en grande partie secrètes, d’autorités locales, de conseillers municipaux qui s’étaient ouvertement prononcés contre Messine Denaro et, pour cette raison, étaient devenus la cible d’attaques et de menaces, des Trapani judiciaires (le procureur de Trapani et les juges qui avaient traité l’affaire du meurtre de Rostagno) sur les enquêtes en cours et sur les aspects particulièrement inquiétants d’une série de crimes graves commis dans cette province.

Un peu plus tard, la confirmation définitive et éclatante des préoccupations de la Commission est avérée. Il était évident et documenté, en effet, que cette même municipalité de Castelvetrano, également peuplée de nombreux membres des différentes loges maçonniques, avait souffert d’infiltration mafieuse et a été dissoute conformément à l’art. 143 Tuel.

Cible

A Trapani, d’ailleurs, au mois de juin 2017, en pleine campagne électorale, Girolamo Fazio, ancien maire et candidat aux élections administratives, a été rejoint. Par mesure de précaution,  les élections ont été invalidées faute d’avoir atteint le quorum d’électeurs et un commissaire a pris ses fonctions à la place du maire.

Rien qu’en 2017, d’autres enquêtes importantes se sont succédées à un rythme effréné : pour des raisons mafieuses, le tribunal de Trapani a ordonné d’importantes mesures personnelles et patrimoniales contre des hommes politiques comme Giuseppe Giammarinaro, un ancien parlementaire régional ; en novembre, Gianfranco Becchina, un marchand d’art bien connu, considéré comme un proche de Matteo Messina Denaro, et son financier, a fait l’objet d’une mesure de sûreté patrimoniale : des saisies et confiscations pour plusieurs millions d’euros ont été ordonnées.

En outre, dans la province de Trapani, pour la première fois, l’administration judiciaire conformément à l’art. 34 décret législatif n. 159/2011 d’un établissement de crédit, la Banca di Credito Cooperativo Sen. Pietro Grammatico, dont le siège social est à Paceco.

Actuellement, dans la région de Trapani, la présence d’environ 200 sujets, déjà détenus pour crimes mafieux et trafic de drogue, fait également l’objet d’une enquête, qui, après avoir purgé leur peine, sont désormais en état de liberté.

Par conséquent, à la suite de la mission de Trapani, les déclarations faites par le président et les membres de la Commission lors de la conférence de presse finale, les réactions journalistiques ultérieures des conseillers maçonniques qui se sont sentis criminalisés par l’attention des institutions sur l’affaire Castelvetrano, donc, Stefano Bisi, Grand Maître de l’association maçonnique dite « Grande Oriente d’Italia » (Goi) a demandé, par une lettre datée du 28 juillet 2016, à être entendu pour expliquer la position de son obédience par rapport à une éventuelle perméabilité mafieuse.

La Commission anti-mafia a accueilli cette demande avec un vif intérêt et, quelques jours plus tard, le 3 août 2016, Stefano Bisi a été entendu en séance plénière au Palazzo San Macuto.

L’attitude assumée par le Grand Maître, cependant, loin d’apparaître transparente et collaborative dans la poursuite de l’objectif, que l’on croyait commun pour empêcher la pollution par la mafia des associations privées licites et historiques, s’est révélée être celle d’un bouclage manifeste et d’une forte méfiance à l’égard de l’institution.

De là découle donc la nécessité pour la Commission d’ouvrir les enquêtes appropriées également par l’exercice des pouvoirs d’enquête parlementaire.

Ainsi, des épisodes récents d’infiltration mafieuse dans la franc-maçonnerie ont été mis en évidence et des faits graves similaires du passé ont été mis à jour, suggérant à la fois l’existence et la récurrence dans le temps d’infiltrations par la Cosa Nostra et la ‘Ndrangheta dans la franc-maçonnerie, et que, parallèlement à la métamorphose des mafias de moins en moins violentes et plus collusoires, la composition d’intérêts illicites pourrait parfois se faire précisément par le biais de loges maçonniques auxquelles appartiennent, entre autres, des représentants de la classe dirigeante et des entrepreneurs du pays.

Kenley Talmer devient le premier haïtien élu Grand Maître Adjoint à la Grande Loge ANI du Canada

De notre confrère juno7.ht – Par Dimitry Charles

Kenley Talmer devient le premier haïtien à occuper la fonction de Grand Maître Adjoint aux affaires intérieures de la Grande Loge ANI du Canada. La Grande Loge ANI, la plus grande obédience libérale au Canada, a organisé le 12 février dernier l’élection de son nouveau Collège d’officiers pour l’année 2023. Dix nouveaux membres ont été élus dont l’haïtien Kenley Talmer qui va occuper le poste du Grand Maître Adjoint aux affaires intérieures pendant trois ans. Lors d’une interview accordée à Juno7, l’originaire de la ville de Fort-Liberté a parlé de son parcours, son contentement, sa mission et tant d’autres sujets liés à ce nouveau poste.

En effet, tout a commencé pour Kenley en Haïti à la Loge Jean-Jacques Dessalines le Grand #5 à la Grande Loge d’Haïti de 1961. ” J’ai par la suite continué mon parcours initiatique au Québec, à la Loge l’Arche d’Alliance #7, où j’ai eu le privilège d’assumer le rôle de Vénérable Maître pendant trois ans. J’ai siégé au Conseil de l’ordre de la Grande Loge ANI du Canada pendant un an avant de devenir Grand Maître Adjoint aux affaires intérieures de la Grande Loge Ani du Canada”, a-t-il expliqué.

Kenley Talmer qui est un passionné de lecture, d’écriture et de politique, a exprimé sa satisfaction après son élection à ce poste. “Je suis le premier Haïtien à occuper cette fonction au sein de l’obédience. Je suis très fier de mon cheminement initiatique. Être Grand Maître Adjoint est d’abord pour moi un honneur, un privilège, mais aussi un devoir envers la communauté haïtienne”, a-t-il dit. “Le titre me donne l’opportunité de représenter la communauté, la jeunesse et de continuer mon cheminement à un autre niveau.”

Pendant trois ans, Kenley Talmer aura pour mission d’accompagner le sérénissime Grand Maître dans ses fonctions. Parallèlement, il veillera au bon fonctionnement de toutes les loges de la Grande Loge ANI, a-t-il déclaré.

Il a profité de cette interview pour donner quelques détails sur la franc-maçonnerie qui selon lui est une association philosophique et progressive basée sur la vraie fraternité, ayant pour objectif la recherche de la vérité et la pratique de la solidarité qui en est l’expression. “Le Franc-maçon invoque le Grand Architecte de l’Univers. La Maçonnerie professe la croyance en l’immortalité de l’âme, mais elle n’impose aucun précepte. Aucun culte n’y est enseigné. Aucune vérité n’y est révélée”, a-t-il ajouté.

Kenley Talmer devient le premier haïtien élu Grand Maître Adjoint à la Grande Loge ANI du Canada

Focus sur Kenley Talmer

En dehors de la franc-maçonnerie, Kenley Talmer est un courtier en assurance, Podcasteur et animateur de Radio.
Il a suivi diverses formations en Administration électorale et en politique. Il a été élu député, puis sénateur du Parlement Jeunesse haïtien, ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales du Gouvernement Jeunesse haïtien, jeune parlementaire au Parlement mondial de la Jeunesse pour l’eau et représentant officiel des Cercles nationaux de Réflexion sur la Jeunesse pour la Caraïbe.

Engagé dans la défense des droits de l’homme et l’éducation sanitaire, Kenley devient secrétaire général de Diagnostik Group. Il est l’initiateur de la première École d’été de la Gouvernance en Haïti. En 2014, il représente Haïti à la Simulation de l’organisation mondiale du Commence à Montréal où il décroche le prix Coup de cœur. L’année suivante, il incarne un eurodéputé à la Simulation du Parlement européen Canada-Québec-Europe (SPECQUE). De 2015 à 2018, il est coordonnateur de projets au Centre pour la Promotion de la démocratie et de l’éducation participative (CPDEP).

5 vidéos maçonniques courtes qui cartonnent sur les réseaux

Certaines vidéos devenues virales dépassent le million de vues. Nous avons sélectionné pour vous les 5 vidéos les plus populaires de la toile. Vous remarquerez qu’elles proviennent généralement de chaines profanes.

N° 1 : Je me suis plongé au coeur des francs-maçons. Qui sont-ils ? Pourquoi tout ce mystère ? Y’a-t-il un complot ? Reportage !

N°2 : Pourquoi la franc-maçonnerie est-elle en déclin depuis 60 ans ?

N°3 : A Part Média avait interviewé Franck Fouqueray sur la Franc-maçonnerie – Rencontre avec un franc-maçon

N°4 : TCQ ❘ La Franc-maçonnerie avec Vincent

N°5 : Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le complot – #DATAGUEULE 50

Histoire oubliée des Hébreux

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Si le scribe Aménophis, fils de Hapou et le patriarche Joseph (Bible Génèse 41) sont une seule et même personne c’est que les prêtres du Temple d’Amenophis comme les artisans dits hébreux, bâtisseurs des tombes secrètes de la Vallée des rois étaient des Egyptiens d’ascendance sémitique. On découvre comment et pourquoi eut lieu l’Exode vers 1060 avant JC et combien le monothéisme de Moïse – Grand intendant du temple d’Aménophis – est lié  au culte d’Aton, Dieu unique,  à l’époque d’Akhénaton et Nefertiti.

Un retour étonnant sur une histoire datée de 3400 ans. Les exilés sémites  n’étaient pas esclaves en Egypte mais plutôt des artisans dirigés par des notables, scribes, scientifiques et techniciens créateurs de citernes et creuseurs de canaux …Une population que le ploythéisme traditionnel égyptien dénonça comme « hérétique ». Les pharaons, successeurs d’Akhenaton reprirent les concept de « pierre taillée » Pour effacer les techniques des « pierre agglomérée » Les débats de 2023 entre géologues spécialistes des constructions d’Egypte reproduisent ces débats techniques et politico-historiques de plus de 3000 ans.

Joseph Davidovits est un scientifique français , docteur en sciences et professeur des universités. Inventeur du concept de géopolymère et de la chimie de la géopolymérisation. Il est ou a été membre actif des sociétés scientifiques internationales suivantes :
American Chemical Society, American Ceramic Society, American Concrete Institute (en) New York Academy of Sciences.
Spécialiste des bétons romains, il est également amateur d’histoire de l’Egypte et est l’auteur d’essais où il développe des hypothèses sur la construction des pyramides d’Egypte en pierre réagglomérée ou sur la Théorie concernant l’origine des Israélites.

Franco est devenu obsédé par la franc-maçonnerie parce qu’il avait besoin de s’inventer un ennemi commun

De notre confrère espagnol diariodeteruel.es

C’est ainsi que notre confrère Juan José Morales Ruiz, historien et journaliste présente son nouveau livre sur la répression dictatoriale des loges d’Alcañiz. Juan José Morales Ruiz est docteur en sciences de l’information de l’Université autonome de Barcelone (UAB).

Il est professeur du Master d’histoire de la franc-maçonnerie en Espagne et en Amérique dans le département d’histoire du droit et d’histoire des institutions de la faculté de droit de l’Université nationale d’enseignement à distance (Uned); membre du Centre d’études historiques de la franc-maçonnerie espagnole (CEHME) et professeur tuteur d’histoire contemporaine de l’Espagne (Uned). Morales s’est spécialisé dans l’étude du discours anti-maçonnique et de la répression de la franc-maçonnerie pendant la guerre civile espagnole et pendant le régime de Franco. Cette semaine, dans le cadre de la conférence sur la mémoire démocratique qu’Alcañiz a organisée à l’occasion du 85e anniversaire de l’attentat de mars 1938, Morales a présenté son dernier livre, Franco et la franc-maçonnerie. Le terrible ennemi qui n’abandonne jamais.

Qu’apporte ce livre à vos recherches précédentes ?

Ce livre est le premier que je dédie à Franco et à la franc-maçonnerie, car le dictateur était énormément obsédé par ce sujet.

Est-il vrai que Franco détestait les francs-maçons parce qu’ils ne l’avaient jamais accepté dans une loge ?

C’est un mythe. On parle d’une loge de Larache qui l’a rejetée, mais cette loge n’a jamais existé. Ce qui se passe, c’est que c’était très utile d’en parler pour diaboliser Franco. Celui qui avait été franc-maçon était son petit frère, Ramón Franco, qui avait appartenu à la Loge Concordia, à la Mare Nostrum numéro 11, au Plus Ultra de Paris et à la Persévérance numéro 70 de Larache.

Pourquoi les dictateurs sont-ils devenus si obsédés par la franc-maçonnerie ?

Parce que la franc-maçonnerie se concentre sur les principes de la Révolution française : liberté, égalité et fraternité. L’Église les a également persécutés à travers la doctrine anti-maçonnique des papes, en particulier Léon XIII.

L’obsession de Franco pour la franc-maçonnerie est-elle comparable à celle d’autres dictateurs comme Mussolini, Hitler, Staline… ?

Non, ces autres étaient plus intéressés par le judaïsme. Mussolini n’est pas allé jusqu’à faire une loi pour la répression de la franc-maçonnerie et du communisme, comme l’a fait Franco, qui même dans son dernier discours d’octobre 1975 évoque encore la « collusion judéo-maçonnique ». Il était obsédé jusqu’à la dernière minute et cette colère est telle qu’à titre d’anecdote je peux dire qu’on a demandé à Carrero Blanco de donner à Severo Ochoa une chaire à l’Université, et Carrero a répondu que Severo Ochoa n’avait rien reçu parce qu’il était maçon. Et c’était faux. Severo Ochoa était un prix Nobel de médecine et se consacrait à la recherche. Je n’avais pas le temps pour autre chose.

Mais savez-vous d’où vient cette obsécration pour les francs-maçons ?

Non. Ce n’est pas à cause de son père, ce n’est pas à cause de son frère, ce n’est pas parce qu’ils l’ont humilié en le rejetant des loges. Ce qui se passe, c’est qu’il lui était très commode d’avoir un ennemi invisible pour unifier le franquisme, qui était monarchiste, traditionaliste, phalangiste, militaire… Il s’agissait de trouver un ennemi commun, et cela n’apportait que des avantages, surtout s’il était un artisan ennemi, c’est-à-dire l’ennemi que voulait Franco.

Combien de lois Franco a-t-il promulguées contre la franc-maçonnerie ?

Dans la deuxième partie de mon livre, je consacre une bonne section au cadre juridique de la répression en Espagne. D’un côté, nous avons la loi sur les responsabilités politiques de février 1939. La guerre civile se termine et une loi est promulguée, que j’appelle ‘le percepteur’, car elle consiste à mettre à l’amende des personnes qui étaient même mortes 20 ans avant la guerre civile, donc les héritiers allaient payer. Ainsi tous les « ennemis de la patrie » encourent des responsabilités politiques. La seconde, en mars 1940, est la loi de répression de la franc-maçonnerie et du communisme. La troisième est la loi sur la sécurité de l’État, avec la peine de mort et dans laquelle certaines activités sont considérées comme une attaque contre l’État.

Combien de loges y avait-il en Espagne avant la guerre civile ?

Il y a ceux qui affirment qu’il y en avait 5 000, mais je ne le crois pas. Il n’y avait pas tant de gens à cette époque qui pouvaient faire partie d’un si grand nombre.

Combien sont restés à la fin de la dictature ?

En Espagne, ils ne sont pas restés, bien qu’ils aient été en exil.

Et, pendant ce temps, pendant les 40 ans de dictature, qu’est-il arrivé aux francs-maçons ?

La Loge de Saragosse a été agressée le 19 juillet, la Loge de Pythagore à Majorque aussi…

Même avant la guerre ?

Oui, parce que ça faisait partie du plan militaire… le siège des syndicats, des partis politiques. Pendant la guerre, cela dépendait de l’emplacement de chaque loge. A Saragosse, qui était en territoire national jusqu’à la fin de la guerre, le massacre était complet. Dans d’autres régions comme Barcelone, Mahón, Valence, etc., il y avait une activité maçonnique jusqu’à ce qu’ils voient que la guerre était perdue. À ce moment-là, ils ont quitté le pays et ont pris toute la documentation, car l’un des problèmes de la franc-maçonnerie était qu’ils rédigeaient des procès-verbaux de chaque réunion.

Votre prochain projet ?

J’ai deux projets : étudier Franco, les francs-maçons et la mémoire démocratique, car il est essentiel d’étudier la mémoire historique et le franquisme. Nous sommes entourés de festivités le 18 juillet, de monuments, de quartiers et de quartiers nommés d’après la division bleue, etc. Franco lui-même a promu la Mémoire historique.

Les francs-maçons traditionnellement secrets ont ouvert les portes de leur nouvelle loge de Christchurch – Nouvelle Zélande

De notre confrère de Nouvelle Zélande 1news.co.nz – Par Lisa Davies, journaliste de 1News

Le nouveau centre remplace un certain nombre de bâtiments perdus lors des tremblements de terre de Christchurch et est destiné à aider à répondre aux besoins d’un nombre croissant de membres. 1 NEWS a été invité à filmer l’inauguration de la nouvelle loge des francs-maçons à Woolston, l’apparat de l’événement n’est plus à huis clos depuis que le Grand Maître a décidé d’une nouvelle approche il y a deux ans.

« Dire que nous défendons la franc-maçonnerie, je pense, sous-estime la mesure, nous sommes en train d’être transparents », a déclaré le Grand Maître Mark Winger à 1 NEWS.

« Nous avons fait don de dix millions de dollars à la société, nous devrions en être fiers et nous devrions dire au monde le bon travail que nous faisons. »

La loge de Christchurch est l’une des quatre nouvelles loges qui ouvriront en Nouvelle-Zélande cette année, avec une augmentation du nombre de membres à plus de 6000 hommes kiwis, une augmentation qu’ils ont attribuée au changement de politique.

« Nous avons été approchés par de grandes loges en Australie et en Amérique et dans d’autres parties du monde qui ont vu la valeur de ce que nous faisons », a déclaré le Grand Maître Winger.

Une partie de ce que font les cinq millions de francs-maçons dans le monde restera secrète, y compris le tablier.

« Il y a une poignée de main secrète et un mot secret, et ils sont donnés à nos jeunes membres, on leur dit de ne pas communiquer ces secrets à ceux qui n’y ont pas droit et c’est un test de leur intégrité », a-t-il déclaré.

Le week-end prochain, cette loge accueillera le public pour percer les mystères de la franc-maçonnerie.

Rites funéraires catholiques et Franc-maçonnerie au Togo

De notre confrère newsfet.com

Dans la foulée du décès d’Ignace Clomegah, l’influent conseiller de Faure Gnassingbé, l’archevêque de Lomé lui a refusé les cérémonies funéraires. La famille du Grand Maître se tourne donc vers l’église méthodiste. La décision de Barriga est-elle justifiée ? Entre la confrérie d’origine écossaise et l’institution romaine depuis plus de quatre siècles, en cinq questions-réponses.

Le 22 décembre, Ignaz Cromega était un très grand conseiller du président de la République et une personne publique dont l’influence était très grande. Mais une lettre ouverte, adressée à ses prêtres, par l’archevêque de Lomé suffit à ébranler cette volonté et à susciter une vive polémique sur les réseaux sociaux. Le « trop » catholique Clomegah doit se contenter de veillées funèbres et de messe corps-présent dans une église méthodiste de la ville de Lomé. Qu’en est-il, depuis l’apparition de la confrérie d’origine écossaise en 1598, des Relations avec l’Eglise ? N’influencez-vous pas les saints et ne prenez-vous pas des décisions ?

1- Comment l’archevêque justifie-t-il sa décision ?

C’est à travers une lettre rendue publique le 14 mars que Mgr Barrigah annonce l’information. « Je viens vous annoncer que nous ne sommes pas autorisé à célébrer les obsèques de Ignace Anani Kokouvi Clomegah selon les rites catholiques du fait de son appartenance à la franc-maçonnerie » a précisé l’archevêque, s’adressant à sa curie diocésaine et aux curés de la capitale togolaise. Une mise en garde pour les personnalités publiques dans un pays où les loges sont un puissant cercle de promotion, diversité et réseaux à 25 000 environnements.

2- Quelles sont les statistiques disponibles pour le Togo ?

Pas de statistiques officielles, la confrérie étant par nature secrète: le Grand Orient de France, la Grande Loge Nationale de France, la Grande Loge Nationale du Togo que dirigeait Ignace Cromega. Ces dernières années, des Loges liées aux obédiences britanniques et écossaises ont fleuri. La Grande Loge Nationale Symbolique du Togo et des Pays associe en est une dépendance qui orchestre de discrets recrutements dans le pays avec environ 150 membres. Cette loge est répertoriée comme un format ‘freelance’. Abalo Emmanuel en est l’énigmatique et très secret Grand Maître. Si les chiffres ne sont pas précis, environ 25 000 Togolais seraient membres des diverses obédiences.

3- Pourquoi les Relations entre l’Église et la Franc-maçonnerie sont-elles si tumultueuses ?

Les relations plutôt tumultueuses entre maçons et catholiques ne datent pas d’hier. XVIIIe siècle, l’Église a toujours éclairé sa méfiance puis sa ferme réticence à l’égard de la franc-maçonnerie. « L’ÉGLISE ET LA FRANC-MAÇONNERIE » signé par Joseph Ratzinger, le futur Benoit XVI a été clair. « Les croyants en franc-maçonnerie sont coupables de péchés graves et ne peuvent consentir à la communion«. Ces dernières années, le Vatican a multiplié ses sorties contre cette Confrérie. Fin octobre 2017, Johnny Ibrahim, qui devait diriger l’ambassade du Liban au Vatican, se heurte à une ferme opposition de François. Le pape argentin affirme que le secrétariat du Vatican a informé le gouvernement libanais que la raison du refus était son affiliation à la franc-maçonnerie. Chaque année, plusieurs dizaines de prêtres sont suspendus du fait de leur appartenance à une Loge, le plus connu fut Pascal Vesin, de la Haute Savoie française, en 2013, qui n’a pas voulu quitter le Grand Orient de France et de facto est « privé du droit d’exercer son ministère ».

4- Y a t-il des « refus de requiem » précédents au Togo ?

« De nombreux cas de francs-maçons ont bénéficié de la Messe de Requiem » au Togo avoue un évêque. Mais chaque fois que l’Église a connaissance, elle essaie de s’opposer afin « d’éviter le scandale public » pour reprendre une expression de Mgr Barrigah. Le dernier cas qui a fait couler l’encre est celui d’Elom Dadzie: son ferme et intransigeant désir testamentaire en 2019. Depuis, de nombreux maçons se sont faits discrets et dans l’entourage de Faure Gnassingbé, ils sont de plus en plus nombreux à « appartenir secrètement à des obédiences étrangères » selon un ministre du gouvernement qui, bien qu’appartenant au Grand Orient de France, multiplie des dons et constructions d’églises catholiques dans le pays.

5- Pourquoi la décision de Mgr Barrigah fait-elle grand bruit ?

La lettre de l’archevêque sur le cas Clomegah fait un grand bruit d’abord parce que des web-activistes proches de loges ont pris d’assaut les réseaux sociaux pour dénoncer le phénomène sur l’échiquier politique, où ils sont très nombreux à appartenir aux loges tout en voulant des cérémonies funéraires catholiques. Ce fait est vite apparu comme une décision politique alors qu’il n’en est rien, Mgr Barrigah a juste suivi des recommandations du Saint Siège dans ce sens.

Plus précisément, vous ressentez une contradiction obsessionnelle. Encore faudrait-il que l’Église dispose d’une liste de ces milliers de francs-maçons catholiques pour éviter le « deux poids, deux mesures ».

Ouest-France pose la question : Devenir franc-maçon à la retraite – comment et pourquoi ?

De notre confrère Ouest-France lemagdusenior.ouest-france.fr

Ce sont des sociétés secrètes entourées par un mystère à l’origine de tous les fantasmes : la franc-maçonnerie. Ces sociétés héritées des Lumières réunissent au sein de leurs loges des membres afin de… eh bien quoi exactement ? Renverser l’ordre mondial ? Élire les futurs présidents ? Ces théories complotistes (qui en font un ordre antichrétien en vertu de l’ouverture de la maçonnerie à toutes les croyances alors même que de nombreuses loges sont explicitement chrétiennes) ne pourraient être plus éloignées de la réalité, qui semble a priori beaucoup plus innocente et anodine. Il s’agit simplement de sociétés amicales qui ont un intérêt pour l’ésotérisme et au sein desquelles les membres s’aident mutuellement et œuvrent pour ce qu’ils estiment être le progrès. Ce ne sont d’ailleurs pas que les puissants qui en font partie, loin de là.

Or, de par ses objectifs annoncés, la franc-maçonnerie offre à ses membres une forme de but et de direction. C’est précisément quelque chose qui nous manque souvent lorsqu’on arrive à la retraite, et que l’on se trouve déboussolé par le changement radical que celle-ci exerce sur notre quotidien. Et si l’on peut la rejoindre bien plus tôt, rien n’empêche les retraités de prendre part à la fête. Au contraire, ceux-ci ont également beaucoup à apporter à leurs futurs « frères » et « sœurs » de loge, comme se dénomment les maçons. Alors, comment et pourquoi devenir franc-maçon une fois retraité ?

La franc-maçonnerie : qu’est-ce que c’est ?

main taouée symboles maçonniques
une main en blanc avec équerre compas et lettre G

Commençons tout d’abord par démystifier un peu cet ordre trop souvent entouré de points d’interrogations pour ceux qui n’en font pas partie.

Il est assez difficile de définir la franc-maçonnerie, puisque celle-ci est préservée par le secret de ses membres, tandis que quasiment chacun d’entre eux pourrait en donner une définition différente, aux aléas des obédiences individuelles. Si la constitution en loges de citoyens libres apparaît au 17ème siècle, c’est véritablement au 18ème que la franc-maçonnerie telle qu’on se la représente désormais fait son apparition. Jusqu’alors, les loges ne sont que des sortes de société amicales favorisant l’entraide mutuelle pour le bénéfice de leurs membres. Celles-ci ne sont pas encore « spéculatives » — c’est-à-dire que leurs préoccupations n’ont pour l’instant pas grand-chose de philosophique.

La franc-maçonnerie moderne est un pur produit des Lumières. Selon leurs principes, les différentes franc-maçonneries vont plutôt mettre l’accent sur les aspects ésotériques, scolastiques, progressifs, moraux, chrétiens ou au contraire agnostiques, etc. En revanche, on retrouve toujours cette notion de progrès et une volonté universaliste. Si les membres s’aident avant tout entre eux, il y a généralement une volonté d’avancement social — d’où les fantasmes à l’égard de ces sociétés secrètes, que certains imaginent dès lors tirer les ficelles en secret. Une légende longtemps admise voulait que les francs-maçons aient ainsi organisé la Révolution française.

Dans les faits, la franc-maçonnerie est sans doute beaucoup moins influente. Elle est tout d’abord divisée en de nombreuses loges, qui pour la plupart ne comptent que quelques dizaines de membres à une échelle ultra-locale. C’est ensuite que ces loges se fédèrent entre elles (les grandes loges ou grands orients, qui font leur apparition au début du 18ème siècle), mais toutes demeurent largement indépendantes et autodéterminées par leurs membres — d’où la difficulté à offrir une définition simple de la franc-maçonnerie, puisque ceux-ci déterminent leurs principes guidants, leurs sujets de discussion, leurs objectifs, leurs actions caritatives, et ainsi de suite.

Le site de la Grande Loge de France affirme que la franc-maçonnerie, c’est « avant tout accéder à une élévation intellectuelle, morale et spirituelle et cela en toute liberté d’opinion politique ou religieuse. […] C’est embrasser les principes de Tradition, d’Humanisme et de Spiritualité. »

Comment devient-on franc-maçon ?

Franc-maçonnerie vue par Russian Times
Franc-maçonnerie vue par Russian Times

Il faut garder en tête que la franc-maçonnerie est assez prenante en termes de temps et de ressources. Il faut donc tout d’abord se questionner sur ses propres objectifs avant de songer à être franc-maçon, puis s’assurer de trouver une loge en accords avec ceux-ci. On peut ensuite candidater — mais justement, comment fait-on ?

Il n’y a pas de conditions particulières pour devenir franc-maçon : la seule concernant l’âge est d’avoir plus de 18 ans, ce qui n’est donc pas un problème lorsque l’on est retraité. Il faut être un homme (ou femme parfois !) libre et de bonnes mœurs, et faire preuve d’une forme de curiosité intellectuelle, mais l’âge avancé, lui, n’est pas un obstacle à l’intégration d’une loge. Le fait qu’une personne satisfasse les critères suscités demeure bien entendu à la discrétion des membres de la loge. Et c’est là toute la question : pour devenir franc-maçon, il est impératif d’obtenir l’aval de ces derniers.

Pour des organisations réputées pour leur secret, il est assez facile d’identifier les différentes loges maçonniques. On trouve très facilement leurs coordonnées sur internet, dans les annuaires. Et si la franc-maçonnerie est réputée pour la cooptation de ses nouveaux membres par ceux appartenant déjà à une loge, on peut aussi tout simplement remplir un simple formulaire de candidature en ligne ! Ensuite, que l’on soit parrainé ou que l’on ait déposé une candidature spontanée, des membres de la loge viendront à notre rencontre pour mener une enquête préliminaire. Si les résultats sont concluants, le candidat est invité à « passer sous le bandeau », c’est-à-dire à répondre aux questions complémentaires des autres membres ­— le bandeau référant à celui qui couvre les yeux du candidat, afin de préserver l’identité des membres. À l’issue de ce passage, les membres votent, et si celui-ci est favorable, le candidat sera invité à une initiation avant d’obtenir le statut d’apprenti : il est désormais l’un des « frères ».

D’ailleurs, si la franc-maçonnerie a longtemps été le pré carré des hommes, il existe désormais de nombreuses loges mixtes, ainsi que d’autres réservées aux femmes. Il est donc aussi possible pour une femme de s’initier à la franc-maçonnerie.

Pourquoi devenir franc-maçon lorsque l’on est retraité ?

Rien a priori ne fait des retraités des francs-maçons en puissance à un degré différent de n’importe quel autre membre de la société. Au contraire, la maçonnerie se targue de rassembler des membres de tous horizons d’âge et socioprofessionnels, et considère cette diversité comme sa plus grande richesse. Or, voilà précisément la première chose qu’elle a à apporter aux retraités. Ceux-ci sont souvent perdus lorsqu’ils accèdent à la retraite à l’issue de leur vie professionnelle — d’autant plus que celle-ci était riche. Devenir franc-maçon, c’est d’une part se redonner du sens, en adhérant aux valeurs et objectifs de sa loge, mais également faire de nouvelles rencontres, à un âge où beaucoup redoutent la solitude, et où l’entourage s’étiole. L’idée de faire partie d’une communauté, d’être membre d’un ordre qui partage un certain secret, est naturellement très séduisante.

Or, ce réseau est mis à profit non pas uniquement pour le propre intérêt de ses membres (du moins, c’est eux qui le disent, même s’ils admettent que c’est souvent le cas, ne serait-ce parce qu’il existe une forme de sympathie entre deux personnes se reconnaissant mutuellement comme franc-maçonnes), mais pour le reste de la société, avec un grand investissement caritatif. Cette question du réseau va d’ailleurs dans les deux sens. Si les retraités ont beaucoup à y gagner, ils ont également beaucoup à apporter : leurs années de vie et d’activité professionnel leur ont souvent permis de constituer un certain réseau de connaissances. Celui-ci peut être mis à profit, aussi bien dans les activités de la loge que pour le recrutement de nouveaux membres…

Les retraités ont également une ressource rare à offrir à leur loge : leur temps libre. Car la franc-maçonnerie requiert un certain engagement personnel. Le temps dont disposent les retraités leur permet ainsi de s’investir pleinement dans les activités de leur loge. Par ailleurs, la franc-maçonnerie insiste particulièrement sur les idées de progrès et d’éducation. Or, si l’on n’a jamais fini d’apprendre, on arrive à la fin de sa vie à une certaine sagesse après des décennies à accumuler des connaissances. Les personnes âgées font souvent figure de mentors — ce qui est précisément la façon dont se représente la franc-maçonnerie elle-même. Aussi bien leur expérience que leur savoir-faire professionnel peuvent servir les intérêts de leur loge. Leur âge et leur expérience leur offrent un certain recul, là encore en accord avec les principes de la franc-maçonnerie, beaucoup plus basés sur la réflexion et l’éveil personnel que sur l’action brute.

Bref, la franc-maçonnerie, plus encore que n’importe quelle autre activité ou hobby également susceptibles d’être propices aux rencontres et à l’épanouissement personnel, se veut dans son essence même donneuse de sens et épanouissante. La retraite conduisant bien des personnes à se remettre en question quant à leur existence, il peut donc s’agir d’une opportunité particulièrement intéressante pour de nombreux retraités, pourvu que celle-ci réponde à leurs attentes intellectuelles et philosophiques.

On pourrait résumer cette adhésion comme le fait ce membre : selon lui, la franc-maçonnerie est non une « société secrète », mais une « société discrète ». Et à l’exact inverse d’une secte, s’il est difficile d’y entrer, rien n’empêche de cesser de prendre part à ses activités. Si vous êtes tentés, n’hésitez donc pas à prendre contact avec une loge, qui saura satisfaire votre curiosité.