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Tiradentes : initié en France et fondateur de la 1ère Loge brésilienne en 1796

De notre confrère brésilien folhadolitoral.com.br

En résumé, nonobstant les versions dominantes de l’histoire, ce qui compte vraiment en termes de civilité et de patriotisme, c’est que les idéaux de la franc-maçonnerie étaient, et sont, très similaires aux idéaux des Inconfidentes, tels que Tiradentes.

Au Brésil, le 21 avril, la Journée Tiradentes est célébrée. Nommé Joaquim José da Silva Xavier, il est considéré comme l’un des héros nationaux du Brésil. Bien qu’il puisse sembler que la civilité et le patriotisme soient actuellement des pratiques et des sentiments relégués au second plan, servant plus de prétexte à des « vacances » que d’idéaux, le mythe de Tiradentes reste un symbole de la lutte pour l’égalité des droits et la justice sociale. 

Oeuvre qui intègre la collection du Museu Paulista de l’USP. Fonds du Musée Paulista – FMP

Le sens de « mythe » utilisé ici est le récit des temps héroïques, avec un arrière-plan de vérité. La vérité sur Tiradentes est de plus en plus contestée. Il y a maintenant presque un consensus sur le fait que ce qui a été enseigné dans les écoles pendant des générations de Brésiliens, sur les événements de l’Inconfidência Mineira, est une histoire avec un fond de vérité, mais en grande partie inventée à l’avènement de la République, compte tenu de la nécessité créer pour le peuple un héros qui, pour avoir donné sa vie pour la liberté, a supplanté les héros de la monarchie (tels que Pedro I, Pedro II et Isabel Redentora).

Inconfidência Mineira était un mouvement qui, à la fin du XVIIIe siècle, rassemblait plusieurs groupes de l’élite coloniale du Minas Gerais, d’origines et d’idéologies politiques différentes, notamment des intellectuels, des hommes d’affaires et des dirigeants locaux, mécontents de l’exploitation économique et politique de Brésil par le gouvernement portugais. Ils pensaient que le Brésil (bien que pour eux il se limitait au Minas Gerais et à Rio de Janeiro) devait devenir indépendant du Portugal, le pouvoir politique et économique local étant exercé par les Brésiliens eux-mêmes, c’est-à-dire par eux-mêmes.

Le mouvement a commencé à se renforcer au milieu des années 1780, lorsque l’économie de la région était en crise et que la population était mécontente des impôts élevés et du monopole commercial exercé par la métropole portugaise, ce qui a conduit les « inconfidentes » (« traîtres ») à planifier une révolte armée pour renverser le gouvernement portugais et établir une république indépendante au Brésil, peut-être inspirée par ce qui se passait simultanément en France.

Tiradentes écartelé – Pedro Américo (1893).

Comme les autres, Tiradentes était censé être un homme aux idéaux libéraux, qui a dirigé ou du moins participé activement à l’ Inconfidência Mineira . Officier militaire subalterne, il rejoint des hommes influents et cultivés qui partagent les Lumières et les idéaux républicains, avec des valeurs telles que l’égalité, la liberté, la fraternité et la justice sociale. Plus tard, peut-être de la même manière qu’une histoire crédible sur Tiradentes a été créée, cette idéologie a également été associée aux principes fondamentaux de la franc-maçonnerie. 

Tout naturellement, on suppose que Tiradentes, et de nombreux autres Inconfidentes, étaient des francs-maçons. Cette affirmation fait toujours l’objet de controverses, même dans les milieux maçonniques. Le fait est que Tiradentes a été exécuté en 1792 et que les premières loges maçonniques au Brésil n’ont été fondées que des années plus tard, en 1796 et 1797, à Pernambuco et à Bahia, et seulement en 1801 à Rio de Janeiro. 

C’est aussi un fait que le début de l’histoire documentée de la Grande Loge Unie d’Angleterre, la plus ancienne organisation maçonnique au monde, remonte à 1777, il est donc tout à fait possible que des marchands, des voyageurs et des membres des élites brésiliennes aient ont été initiés en tant que francs-maçons à l’étranger , ayant accès à des informations et à des ressources pour aider à diffuser l’organisation au Brésil. Cependant, rien ne prouve qu’Alferes Joaquim José faisait partie de ces initiés. 

Il est vrai que, 30 ans après la mort de Tiradentes, la franc-maçonnerie a joué un rôle important dans la diffusion des idées révolutionnaires. Beaucoup de ses membres, dont D. Pedro I lui-même, ont activement participé à la lutte pour l’indépendance du Brésil. 

En résumé, nonobstant les versions dominantes de l’histoire, ce qui compte vraiment en termes de civilité et de patriotisme, c’est que les idéaux de la franc-maçonnerie étaient, et sont, très similaires aux idéaux des Inconfidentes, comme Tiradentes, qui croyait à la raison, à la science et la liberté individuelle comme les meilleurs outils pour construire une société plus juste et égalitaire.

Basé sur wikipedia.org et travaux de C. Ginzburg, JM Carvalho, JAG Lima et CGMota, RJ Ribeiro

Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )

Franc-maçonnerie et institutions, dialogue entre les corps intermédiaires de la société

De notre confrère italien grandeoriente.it

Le jeudi 4 mai 2023, à 18h00, dans la salle de conférence du Bcc Valdostana à Aoste, viale Garibaldi 3, la rencontre consacrée à « Franc-maçonnerie et Institutions. Dialogue entre les corps intermédiaires de la société » au cours de laquelle le Grand Maître du Grand Orient d’Italie Stefano Bisi présentera son dernier livre « Palazzo Giustiniani. Une injustice en silence contre les francs-maçons italiens » (Éditions Perugia Libri) D

La soirée, organisée par la Fondation Émile Chanoux et par l’Institut Historique de la Résistance et de la Société Contemporaine de la Vallée d’Aoste, comprend, après un salut de Marco Gheller, président de la Fondation Émile Chanoux, un aperçu de l’histoire de la franc-maçonnerie en Vallée d’Aoste. d’Aoste au siècle dernier par le professeur Andrea Désandré. La rencontre se poursuivra ensuite par un discours de Sergio Monticone, Premier Grand Surveillant du Grand Orient d’Italie, et par un dialogue intitulé Franc-Maçonnerie et Institutions, un dialogue entre les corps intermédiaires de la société entre le Grand Maître Stefano Bisi et le Maire de la ville Gianni Nuti.

Pour plus d’informations : info@fondchanoux.org

Les vestiges d’une commanderie templière livrent leurs secrets à Yssingeaux

De notre confrère lacommere43.fr

Une experte de l’histoire de l’art médiéval s’est rendue la semaine dernière à Yssingeaux pour expertiser des vestiges sculptés de la Commanderie des Templiers de Montredon, achetés par la commune voilà 70 ans.

Des vestiges d’une ancienne commanderie templière de Haute-Loire appartiennent à la Ville d’Yssingeaux. Une vingtaine de pierres sculptées sont ainsi entreposées dans un hangar de la commune et attendent d’être mises en valeur. « On les a déplacées sept fois en trente ans. Ces pierres ont failli être ensevelies à plusieurs reprises », raconte Nicolas Haeusser, président de l’association d’histoire d’Yssingeaux.

Ces vestiges ont été achetés à la fin des années 50 par Marie Kaeppelin, maire de 1947 à 1965, sans que l’on sache ce que l’élue envisageait d’en faire.

Une maîtresse de conférence venue spécialement de Pau

Yssingeaux – Laurence Cabrero-Ravel – Commanderie templière – Crédit photo LaCommere43

Le travail d’expertise vient de commencer grâce à Laurence Cabrero-Ravel, maîtresse de conférences en histoire de l’art médiéval, venue tout spécialement de Pau où elle exerce à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour.

Ces vestiges concernent des éléments architecturaux, des modillons pour la plupart mais aussi des consoles et des chapiteaux, taillés dans un granit local, un matériau difficile à travailler.

Des fleurs, des humains… et des animaux

Sur ces éléments sont représentés des formes géométriques, florales, végétales, des visages humains ou des animaux (lapin, lion, bélier).

« Cet ensemble mériterait d’être étudié, mis en valeur et accessible au public », estime Laurence Cabrero-Ravel, qui se dit très attachée à l’art roman du Velay et qui prévoit de publier son travail dans la revue de la Société académique du Puy-en-Velay et de la Haute-Loire.

Montredon et Bessamorel dépendaient du Puy

Yssingeaux – Laurence Cabrero-Ravel – Commanderie templière – Crédit photo LaCommere43

Bernard Sanial, président de cette société académique, livre son éclairage sur la provenance de ces pierres, à savoir la Commanderie templière de Montredon, à Bellevue-la-Montagne. « La commanderie existe toujours. A l’origine, une grande église templière Saint Barthélémy, existait au Puy-en-Velay, près de la place de la Libération, à la place de la Cité Negocia. Deux antennes en découlaient : à Montredon et à Bessamorel. A Montredon, le nouveau propriétaire après la Révolution s’est empressé de vendre les pierres. On retrouve deux portails issus de cette commanderie à Lissac près de Saint-Paulien et sur la chapelle d’une congrégation à Saint-Paulien. A Montredon, la chapelle existe toujours. Mais elle a perdu de sa superbe. »


Vers une mise en valeur ?

Nicolas Haeusser espère désormais que l’intérêt porté par ces spécialistes va encourager la mise en valeur à Yssingeaux des vestiges de cette ancienne commanderie templière (puis hospitalière), un précieux pan de l’histoire du territoire.

Voyage dans le monde secret de la première femme franc-maçon

De notre confrère irlandais irishexaminer.com – Clodagh Finn

Nous avons été invités à nous tenir à l’endroit même où Corkwoman Elizabeth St Leger Aldworth a découvert les rites secrets d’une cérémonie d’initiation à la franc-maçonnerie il y a environ 300 ans – et a failli être mise à mort à cause de cela.

Son arrière, arrière, arrière, arrière, arrière-petite-fille, l’artiste Mary St Leger, est ici, debout dans la bibliothèque de Doneraile Court, Cork, rappelant la nuit où une jeune Elizabeth a espionné la chambre attenante du « lodge » en novembre 1712.

Le récit de sa découverte, sa menace de mort pour écoute clandestine, et plus tard son invitation surprise à rejoindre les francs-maçons est un fait surprenant de l’histoire. Et l’histoire de la première dame franc-maçonne s’est transmise de génération en génération en portant l’ADN verbal de la famille, raconte Mary St Leger.

Il y a aussi des comptes rendus écrits. Le dernier en date, Doneraile Court. The Story of the Lady Freemason , une œuvre de fiction historique de la journaliste et auteure américaine Kathleen Aldworth Foster – notez le nom commun – est la raison pour laquelle nous sommes ici.

Elizabeth Aldworth (1693-1773)

Elle est également présente dans cette étonnante maison géorgienne du nord de Cork, et elle nous ramène à cette nuit de novembre au clair de lune, lorsqu’Elizabeth entend des voix masculines traverser le mur dans la bibliothèque. Certains disent qu’elle s’est cachée dans une horloge grand-père; d’autres qu’elle s’est hissée derrière un rideau et, d’autres encore, qu’elle a sorti une brique du mur, encore détachée lors des rénovations, pour voir ce qui se passait à côté.

Kathleen Aldworth Foster croit en ce dernier – et a des preuves à l’appui. Un plan d’étage datant de 1700 note que le mur entre la bibliothèque et le pavillon était en réparation la nuit où Elizabeth, 17 ans, a fait sa découverte qui a changé sa vie.

Elle poursuit en expliquant que son héroïne a retiré une brique détachée du mur et a vu son père Arthur, premier vicomte Doneraile et maître maçon, effectuer des rituels arcaniques dans la salle de pavillon attenante.

Au début, elle est envoûtée; puis terrifiée à l’idée d’être découverte.

David J. Butler, grand bibliothécaire provincial et archiviste franc-maçon, auteur Kathleen Aldworth Foster avec un portrait de son parent éloigné et sujet de son nouveau livre, la Première Dame franc-maçon Elizabeth Aldworth, en arrière-plan.

David J. Butler, grand bibliothécaire provincial et archiviste franc-maçon, auteur Kathleen Aldworth Foster avec un portrait de son parent éloigné et sujet de son nouveau livre, la Première Dame franc-maçon Elizabeth Aldworth, en arrière-plan.

L’auteur évoque l’atmosphère tendue alors qu’elle lit une section de son livre, décrivant le judas et ce qu’Elizabeth a vu en le parcourant.

« L’excitation l’a parcourue lorsque la scène à l’intérieur de la chambre de la loge s’est révélée à elle pour la première fois. La pièce était faiblement éclairée par trois bougies, toutes placées sur une petite table ovale au milieu de la pièce. Une seule bûche brûlait dans une cheminée au fond, et les hommes étaient tous assis immobiles dans des fauteuils le long des quatre murs. Elle pouvait voir un sol en damier noir et blanc en dessous d’eux.

Menace de mort

La tension monte alors qu’elle s’accroupit sur des muscles fatigués et se tend pour assister à une cérémonie secrète, ouverte uniquement aux hommes. Dans la vraie vie, les francs-maçons ont déclaré dans des interviews qu’ils ne sont pas une organisation secrète, juste une organisation avec des secrets.

Si cela a piqué votre curiosité, la description de Kathleen de ses rites et rituels – et, oui, la fameuse poignée de main – ravira.

Pendant ce temps, Elizabeth St Leger est tellement consternée par l’initiation d’un membre à la pointe d’un poignard qu’elle trébuche, faisant un racket alors qu’elle tente de fuir la bibliothèque. À la porte, elle se retrouve face à face avec le majordome – et tyler, ou gardien de la loge – dont l’épée est dégainée dans sa main.

Elle pousse un cri à glacer le sang.

La scène dramatique, cependant, ne prend pas seulement vie dans l’imagination de Kathleen. Dans un récit de 1811, publié par S Kennedy de Patrick Street, Cork, il est clair qu’Elizabeth St Leger risquait la mort pour sa transgression.

«Il [le majordome] fut bientôt rejoint par les membres de la loge présents, et heureusement, car il est affirmé, que, sans l’apparition rapide de son frère, Lord Doneraile, et d’autres membres stables, sa vie serait tombée un sacrifice à ce qui était alors considéré comme son crime.

Il y a plus dans l’histoire de la façon dont la loge a débattu de l’incursion avant de prendre la décision très peu orthodoxe d’admettre son premier membre féminin.

La beauté d’être à un lancement de livre tenu à la place de l’action réelle est que nous n’avons pas à imaginer la scène décrite de manière si évocatrice dans le roman, mais simplement à entrer dans la pièce voisine.

Le plafond en bois du pavillon, ouvert au public grâce à l’Office des travaux publics, est gravé d’un dessin représentant les points cardinaux d’une boussole. Il fait écho au symbole franc-maçon d’une équerre et d’un compas.

Kathleen Aldworth Foster lit à nouveau des extraits de son livre, nous donnant un avant-goût éclairé de ce qui s’est réellement passé ici.

Pour ceux qui débordent de curiosité, elle décrit également une poignée de main franc-maçonne ; ou la « poigne de l’apprentie entrée », comme elle le dit dans son livre : « Élisabeth tendit la main droite à son père. Lorsque sa main a pris la sienne, il a placé son pouce sur la phalange de son index et a appliqué suffisamment de pression là où elle le sentait.

Vérité ou fiction ?

Vous pouvez savoir si vous le voulez vraiment. Les francs-maçons ont également déclaré que ce type d’informations est disponible si vous voulez bien les regarder, bien qu’ils ne soient pas libres de les divulguer. 

Lettre restaurée

De retour à Doneraile Court, cependant, une autre surprise vous attend. Une vraie lettre écrite en 1715 par une très vraie Elizabeth Aldworth a été restaurée et est lue – pour la première fois – par David J Butler, Grand Maître provincial et archiviste franc-maçon.

Dans ce document, Elizabeth écrit à son cousin pour lui demander de se porter garant du porteur –
la fille d’un de ses serviteurs – qui se rend à Midleton pour percevoir une rente. À ce moment-là, elle a épousé le franc-maçon et député Richard Aldworth pour devenir l’honorable Elizabeth Aldworth.

Le couple a vécu sa longue vie ensemble à Newmarket Court. Elle est restée active dans la fraternité toute sa vie et aurait été vue dans une voiture portant les insignes complets. Elle a certainement pris à cœur le principe directeur de l’organisation – « la bonne volonté envers tous et le désir d’aider les moins fortunés » -, acquérant une réputation de philanthrope.

Il n’y avait pas un jour où elle n’accomplissait pas un acte de bienveillance ou de charité, nota le Limerick Chronicle lorsqu’elle mourut dans la octogénaire vers 1772.

Elle a été enterrée dans la cathédrale St Fin Barre de la ville de Cork avec tous les honneurs maçonniques. L’histoire, cependant, ne s’arrête pas là. Lors des travaux de construction de la cathédrale quelques décennies plus tard, son cercueil a été ouvert et un collègue franc-maçon a affirmé que son corps était dans un état de conservation merveilleux. « Elle était vêtue d’une robe de soie sombre, de chaussures tachées de blanc et de bas de soie d’une couleur similaire. Sa personne était avenante ; son visage d’une couleur sombre ou cendrée; ses traits tout à fait parfaits et calmes.

Comment la journaliste américaine Kathleen Aldworth Foster a découvert son propre parent éloigné est une histoire en soi, qu’elle raconte dans son livre (disponible sur donerailecourt.com).

Nous pouvons simplement être reconnaissants qu’elle l’ait écrit parce que, 300 ans plus tard, comme elle l’écrit : « l’honorable Elizabeth Aldworth reste la première et la seule femme franc-maçon reconnue en Irlande comme membre de la fraternité régulière, entièrement masculine ».

Le Groupe de Recherche Alpina met en ligne de nouvelles revues d’ouvrages

Nous vous signalons la mise en ligne de nouvelles revues d’ouvrages à la page de notre site web, dont celui du dernier ouvrage d’Alain Bernheim: https://www.masonica-gra.ch/fr/revue-de-livres-nouveau.

Bien que n’étant pas organisée par le GRA, nous vous indiquons aussi une conférence d’intérêt aménagée par le Giron 2 de la GLSA. Elle s’insère dans le cadre du bicentenaire de la publication des Constitutions de la première Grande Loge d’Angleterre en 1723. Celles-ci ont été longtemps appelées « Constitutions d’Anderson », mais l’étoile de ce dernier a nettement pâli ces dernières dizaines d’années.

Les Constitutions de 1723

par Michel Jaccard
Le samedi 29 avril 2023, dès 10h00
dans les locaux maçonniques de Beaulieu à Lausanne.

Que contenaient lesdites Constitutions, dans quel contexte ont-elles été rédigées, pourquoi eurent-elles un tel impact, qu’y avait-il avant, quelles sont les nouvelles perspectives que des recherches modernes ont récemment apportées, tels seront les thèmes de cet exposé.

Programme du 29 avril 2023

La conférence, avec projection, aura lieu en salle humide, sans décors, et en tenue de ville.

10h00 Arrivée des Frères

10h30 Conférence

11h30 Apéritif offert par la Loge Liberté

12h00 Agape

Inscriptions via l’application :

https://framadate.org/1S9kGdFN6tvrWZBf

Le flyer annexé donne toute information complémentaire. Nous espérons que cette initiative retiendra votre attention et que vous viendrez nombreux/ses pour assister à cet exposé.

Avec nos très fraternelles salutations

Mario Chopard

Président du GRA

L’euthanasie est-elle la solution ?

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L’euthanasie est-elle la seule réponse face à la perte d’autonomie, aux maladies chroniques ou aux handicaps évolutifs ?

Au droit du « droit de mourir dans la dignité et dans la liberté » devons-nous aller plus loin que les soins palliatifs ? Face  aux défis posés à la société tout entière par les situations de handicap sévère ou les dépendances liées au grand âge, l’urgence est-elle de légiférer pour faciliter le recours à une forme de suicide médicalement assisté ?

Alors que s’achève la Convention citoyenne sur la fin de vie et que le Parlement envisage une évolution de la situation, et face au dernier sondage IFOP donnant 94% de français favorables à l’euthanasie, l’ouvrage nous interroge : La mort solitaire  doit-elle être collectivement approuvée ?

INTERVIEW EMMANUEL HIRSCH

Professeur émérite d’éthique médicale à l’Université Paris-Saclay, membre de l’Académie nationale de médecine, président du Conseil d’éthique de l’Institut Raphaël, Emmanuel Hirsch a publié de nombreux ouvrages dont :

  • Le devoir de non-abandon – Cerf 2004
  • Traité de Bioéthique – Erès 2010
  • Fin de vie éthique et société – Erès  2016
  • Une démocratie endeuillée – Erès  2021
  • Une Ethique pour temps de crise  – Cerf 2022

https://youtu.be/LbnacFujulc

Le bourreau des Templiers était un roi très chrétien

De notre confrère catholique france-catholique.fr – par Jacques Trémolet de Villers

Cette semaine, le magazine catholique retrace le parcours d’un roi qui a laissé son nom dans l’histoire comme le bourreau des Templiers.

Petit-fils de Saint Louis, Philippe IV le Bel entretint des rapports conflictuels avec le Saint-Siège. Mais il maintint toujours dans le giron romain l’Église en France.

Antoine Blondin observait que la série de nos rois «  le Pieux, le Gros, le Sage, le Fol, le Hardi, le Victorieux, le Saint, le Bel  » faisait comme un florilège des qualités et des défauts du caractère français, comme si chacun avait voulu illustrer une facette de ce caractère.

Le Bel est le petit-fils de Louis IX le saint, qui était lui-même le petit-fils de Philippe Auguste, le victorieux de Bouvines. Il n’a pas la bonne renommée de son grand-père et il est plutôt mal vu : la malédiction des Templiers, l’inconduite de ses filles ou de ses brus, les trois dévaluations de la monnaie, l’attentat d’Anagni contre le pape Boniface VIII, lui ont valu une mauvaise réputation. Ajoutons à cela qu’il est le premier à n’avoir pas laissé l’intégralité de son corps dans l’abbaye de Saint-Denis et que les chroniqueurs de cette abbaye – qui sont une des sources de l’histoire de France – lui ont fait payer cette infidélité. Pourtant, il a voulu inscrire son règne dans la suite de celui de son grand-père, étant tout à la fois christianissimus, «  très chrétien  », et très peu clérical.

L’attentat d’Anagni

Jules Michelet, dans son Histoire de France, observe que la laïcité de l’État en Europe, liée à l’autonomie du pouvoir temporel, est née avec Louis IX et il conclut, avec ironie, qu’il fallait un saint pour imposer cette liberté, ce que fit Saint Louis.

Philippe le Bel fut amené à pousser jusqu’au bout cet exemple – et même de façon exagérée – , se prenant, contre le pape, pour le vrai défenseur de l’Église et comme tel autorisé à lever des impôts sur les évêques et les religieux, et même à faire condamner par une de ses juridictions un évêque, Bernard Saisset, évêque de Pamiers, qui avait refusé d’obéir aux injonctions royales. Le pape Boniface VIII, d’un tempérament irascible, fut excédé par cette conduite et, après avoir repris le roi dans une bulle Ausculta fili, «  Écoute, mon fils  », il l’excommunia par la bulle Unam sanctam comme portant atteinte à l’unité de l’Église puisque prétendant s’émanciper de l’autorité romaine.

Le roi, poussé par ses légistes, voulut répliquer par la convocation d’un concile qui déposerait Boniface VIII pour simonie – trafic de biens ecclésiastiques – hérésies et autres abus. Une entrevue entre Guillaume de Nogaret, légiste envoyé par Philippe le Bel et le pape à Anagni, tourna à l’affrontement. Nogaret aurait giflé le pape mais aurait renoncé à l’arrêter. Boniface VIII mourut un mois après et il fut dit que c’était une suite de cette entrevue. Le pape suivant, Clément V, pape d’Avignon, français, leva tous les interdits prononcés contre le roi mais l’affrontement avait provoqué un véritable délire chez les légistes qui entouraient le roi et le poussaient à se déclarer «  chef suprême de la chrétienté  ». Le souvenir de Saint Louis et l’ascendance glorieuse de Philippe le Bel n’étaient pas pour rien dans cette manifestation d’orgueil. Fort heureusement, Philippe le Bel, qui était de tradition capétienne, avait pour devise, comme ses pères, «  Savoir raison garder  » et il ne céda pas à la démesure de ses légistes, se refusant à fonder une Église nationale dont il serait le chef, ce qui arriva en Angleterre et dans de nombreuses principautés d’Allemagne. Même s’il fut épisodiquement en bataille avec Rome, il tenait à rester catholique.

Retrouvez l’article complet dans le magazine.

Société secrète… Société du Vril

La société du Vril est une société secrète mythique, inventée par l’écrivain britannique Edward Bulwer-Lytton en 1871.

The Coming Race

Édition allemande de 1922 de Vril, The Power of the Coming Race de Edward Bulwer-Lytton

Le premier à faire mention du Vril est le romancier Edward Bulwer-Lytton, auteur des Derniers Jours de Pompéi, dans un roman de science-fiction The Coming Race publié en 1871, et qui met en scène une race d’hommes souterraine, les Vril-ya, détenteur du Vril (nom probablement dérivé du latin virile) qui leur donne des pouvoirs psychiques comme la télépathie et la télékinésie.

Dans une lettre de 1870 à John Forster, Bulwer-Lytton explique : « Je n’ai pas utilisé le mot Vril pour le mesmérisme, mais pour l’électricité, étendue à des usages qui ne sont encore aujourd’hui vaguement entrevus, et incluant quoi qu’il puisse y avoir de vrai dans le mesmérisme, que je tiens pour un embranchement du grand fluide qui pénètre toute la nature. […] Et de même certains êtres,

Edward Bulwer-Lytton

comme la torpille, peuvent être chargés d’électricité, sans jamais pouvoir communiquer cette puissance à d’autres, j’ai supposé l’existence d’une race chargée de cette électricité et ayant acquis l’art de la concentrer et de la diriger – en un mot d’être les conducteurs de ses éclairs. Si vous avez quelque idée pour développer cette idée d’une race destructrice, j’en serais heureux. Il est probable que la notion même de Vril pourrait être dégagée du mysticisme ou mesmérisme en étant simplement définie comme de l’électricité, conduite par ces bâtons ou baguettes, en laissant de côté toute passe mesmérique, etc. Peut-être également, il serait mieux d’éviter toute référence à la possibilité de communiquer avec les morts ».

Occultisme

La notion de Vril est développée par Louis Jacolliot (1837–1890), écrivain et consul de France en Inde durant le second empire dans Les Fils de Dieu (1873) et dans Les Traditions indo-européennes (1876).

Le Vril, notion fictionnelle, est repris en 1877 par l’occultiste Helena Blavatsky, fondatrice de la société théosophique, dans son ouvrage Isis Unveiled (Isis dévoilée) comme l’un des noms d’une force mystérieuse et omniprésente, connue des anciens théurgistes.

Willy Ley

Willy Ley (à droite), avec Wernher von Braun au milieu et Heinz Haber à gauche.

En 1947, Willy Ley, un ingénieur allemand qui s’est enfui aux États-Unis en 1933, publia un article intitulé Pseudoscience in Naziland (Pseudo-science en pays nazi) dans le magazine de science-fiction Astounding Science Fiction. Après une description de l’ariosophie, Ley écrit :

« Un autre groupe avait été littéralement fondé sur la base d’un roman. Ce groupe, dont je crois qu’il se dénommait lui-même Wahrheitsgesellschaft – Société pour la vérité – et qui était plus ou moins localisé à Berlin, se consacrait à la recherche du Vril. En effet leurs convictions étaient fondées sur le roman de Bulwer-Lytton The Coming Race. Ils pensaient que si le livre était une fiction, Bulwer-Lytton avait utilisé ce truchement pour pouvoir révéler la vérité sur ce « pouvoir ». L’humanité souterraine était une aberration, mais pas le Vril ; il était possible qu’il ait permis aux Britanniques, qui le gardaient comme un secret d’État, de conquérir leur empire colonial. Sûrement les Romains en avaient disposé, enfermé dans des petites boules de métal qui gardaient leurs demeures et étaient désignés comme les lares. Pour des raisons qui m’ont échappé, il était possible de découvrir le secret du Vril en contemplant la structure d’une pomme coupée en deux. Non je ne plaisante pas, c’est ce qu’on m’a révélé avec beaucoup de solennité et de secret. Ce groupe a bel et bien existé, et ils ont même publié le premier numéro d’un magazine qui proclamait leur credo (j’aurais souhaité conserver ces choses mais j’avais déjà suffisamment de livres à faire sortir). »

La Société du Vril

« Pseudoscience in Naziland », essai de Willy Ley, paru dans le magazine de science-fiction Astounding, mai 1947. Illustration de B. Tiedeman.

Quelques lecteurs croient que le livre n’est pas de la fiction, et celui-ci est devenu associé aux théories sur le pilotage des disques volants nazis (Flugscheiben), aux tiges de Vril actionnées par des « canon de rayon de force » (Kraftstrahlkanone), aux exercices spirituels des jésuites et aux Atlantes, pour n’en nommer que quelques-uns.

L’histoire a peut-être inspiré Nikola Tesla quand il s’est penché sur la transmission d’énergie à distance (par exemple, voir Arme Tesla). Alors que Tesla niait cette influence, le biographe J. Seifer indique que l’inventeur a probablement connu l’histoire à cause de la popularité de Bulwer-Lytton.

Plusieurs auteurs (détaillés ci-dessous) ont affirmé que la Vril-Gesellschaft (Société du Vril), ou loge lumineuse, était une communauté secrète d’occultistes dans le Berlin pré-nazi. La société berlinoise du Vril était en fait une sorte de cercle intérieur de la société de l’ordre de Thulé. On l’a également pensé en contact étroit avec le groupe anglais connu sous le nom d’ordre hermétique de l’Aube dorée. Aucune preuve vérifiable de l’existence de la société du Vril n’a jamais été publiée.

Un certain Johannes Täufer (soit Jean Baptiste, peut-être un pseudonyme) publia en 1930 deux essais sur le Vril, désigné comme une force primordiale cosmique, reprenant la même trame que le roman de Lytton. Il appartenait à une société discrète, L’Allemagne à venir.

L’ouvrage intitulé Le Matin des magiciens, publié en 1960 par Louis Pauwels et Jacques Bergier, inclut un compte rendu de cette société. Ne dévoilant aucune source, les auteurs n’expliquent pas clairement si cette section est factuelle ou fictive. De nouvelles publications sont parues dans les années 1990, notamment sous la plume de l’Allemand Jan Udo Holey travaillant sous le pseudonyme de Jan van Helsing.

La société du Vril comporte beaucoup d’éléments communs aux théories de la conspiration :

des Maîtres cachés (les membres de la société du Vril et leurs antagonismes) ;
une évasion par Hitler et tous les autres nazis de Berlin vers le pôle Sud ;
des soucoupes volantes, inventions secrètes nazies, et la puissance des chaînes psychiques (en anglais, channeling) ;
les Étrangers d’Aldébaran.

L’Immortalité : Détenue par les dieux, le mythe de l’immortalité est une des grandes quêtes des hommes

De notre confrère dol-celeb.com

De tous les temps, l’homme a cherché la solution à prolonger sa vie et durant les temps anciens à devenir immortel comme les dieux. Cependant, nombreux ceux à ne pas l’avoir trouvé ou l’avoir perdue alors qu’elle était à portée de main, la plupart du temps à cause d’une erreur souvent ridicule. Il ne faut pas la confondre avec l’invulnérabilité, qui protège de la majorité des blessures et des maux mortels. Être immortel ne signifie pas être invincible, y compris chez les divinités.

ORIGINES

Ce sont principalement les divinités qui ont accès à l’immortalité dans les mythes, car elles sont des forces sur lesquelles le temps n’a pas d’emprise. Cependant immortalité signifie simplement vie éternellene pas être sujet aux effets du temps et non ne pas être tué. Osiris chez les égyptiensBalder chez les nordiques sont deux exemples de dieux à avoir été tué. Ainsi, souvent les dieux doivent leur immortalité par une boisson divine comme l’ambroisie.

En dehors des dieux, rares sont les êtres à avoir accès à ce don. Les elfes sont les plus connus pour l’avoir, étant souvent une race enfant des dieux. Cependant, il y a souvent une limite à leur longévité. S’ils peuvent être tués également, ils peuvent être soumis à la solitude et à la lassitude entraînée par la longueur de leur vie et finir par se laisser mourir. On peut évoquer également les vampires, qui mortels au départ, ont accédé à l’immortalité au prix de leur transformation, parfois vue comme une malédiction.

Dans certaines croyances, on peut accéder à l’immortalité par la spiritualité. C’est le cas chez les taoïstes où en atteignant une union parfaite avec l’essence de la vie, on peut devenir immortel. Les huit Immortels sont d’ailleurs les témoins, que cela est possible. Plus connu dans le bouddhisme, on peut atteindre dans le samsara, le cycle de mort-renaissance, le Nirvana qui offre l’immortalité.

LES QUÊTES DE L’IMMORTALITÉ

DÉMOPHON ET MÉTANINE

Chez les grecsDémophon le fils du roi Céléos et de Métanire aurait pu le devenir. Durant son errance afin de retrouver sa fille Perséphone, la déesse Déméter sous les traits d’une vieille femme entra au service du couple royal comme perceptrice de leur enfant. Se prenant d’affection pour lui et pour remercier ses parents de leur accueil, elle décida d’offrir l’immortalité à Démophon, mais cela prendrait un certain temps. Chaque soir, elle baigna l’enfant dans un feu purificateur afin qu’il perde tout ce qui était mortel en lui. Mais Métanine curieuse et pressée alla un jour espionner Déméter. La voyant plonger Démophon dans du feu, elle poussa un cri qui surpris la déesse et le fit tomber dedans.

Héros maîtrisant un lion, souvent présenté comme étant Gilgamesh, mais cela reste incertain20. Bas-relief de la façade N du palais de Khorsabad, fin du viiie siècle av. J.-C. Musée du Louvre.

GILGAMESH

Un autre mythe fort connu est celui du héros sumérien Gilgamesh, qui partit combattre le seul ennemi lui résistant encore qu’était la mort. Allant chercher l’immortalité pour cela, il parvint après plusieurs épreuves et persévérance à l’obtenir. Le secret de la longévité était une plante, mais un serpent lui déroba alors qu’il prenait un bain. Cette plante, Gilgamesh l’avait obtenu d’Utnapishtim un rescapé du Déluge. Dans beaucoup de récits du Déluge, les survivants sont des élus des dieux ou reconnus par eux pour avoir un cœur pur. Les dieux les récompensent par l’immortalité, alors qu’ils ne l’ont pas cherché ou demandé. Cela révèle donc que ceux qui l’acquièrent l’ont par mérite et non parce qu’ils l’ont désiré. L’immortalité n’est donc pas un don que l’on obtient par intéressement.

Xiao Yuncong. Houyi décochant une flèche en direction d’un des neuf soleils qu’il doit abattre, 1645, Musée national du Palais, Taïpei, Taïwan.

HOUYI

Dans les légendes chinoises, c’est le héros Houyi, qui se rendit avec sa femme Chang’e vers l’Ouest afin de retrouver Xiwangmu, la chef des Immortelles. Dans son palais, se trouvait des plantes conférant l’immortalité. Ils obtinrent une pilule d’immortalité qu’il devait se partager et Chang’e ne résista pas à boire sa moitié malgré les instructions de Houyi. Mais Houyi arriva et la surpritelle avala par erreur toute la pilule. Elle obtint comme tous les immortels le don de voler, mais ayant bu une double dose, elle ne put contrôler son corpsElle se retrouva sur la lune, qu’elle ne put plus jamais quitter.

Un participant à la Merrie Monarch Parade à Hilo (Hawaï), prenant les traits de Maui, 2017.

MAUI

Un autre héros tenta de combattre la mort en la personne de Maui dans les mythes polynésiens. On racontait que pour tuer la déesse de la mort, qui était de taille gigantesque, il fallait entrer en elle et ressortir par sa bouche. Maui la trouva un jour endormie et essaya d’entrer en elle. Mais il resta bloqué quand il arriva dans sa poitrine et la déesse fut réveillée. Elle l’écrasa, rappelant la mortalité des humains.

Alchimiste qui tient une fiole dans sa main
Alchimiste qui tient une fiole dans sa main

LES ALCHIMISTES

D’autres personnes et cette fois-ci dans l’histoire, tentèrent de la trouver par la magie et la science. C’est le cas des alchimistes, qui cherchèrent longtemps à créer l’élixir de jouvence. On dit d’ailleurs que le plus célèbre d’entre-eux, Nicolas Flamel, l’aurait trouvé. Sans trouver véritablement l’immortalité, le Comte de Saint Germain aurait réussi à prolonger son existence de plusieurs vies.

RÉFÉRENCES

Littérature : Épopée de GilgameshDracula (B.Stocker), Entretien avec un vampire (A.Rice)

Peinture : Allégorie de l’immortalité (G.Romano)

Cinéma : Highlander (R.Mulcahi)

Télévision : Highlander (G.Widen)

Liens externes : où en est la science ? (Science et Avenir), est-ce la vie éternelle ? (La Croix), le rêve ultime des transhumanistes ? (savoir. média), un futurologue prédit que l’Homme l’atteindra d’ici 2030 (daily geek show)

La franc-maçonnerie s’invite à Londres

De notre confrère london.frenchmorning.com – Par Leila Lamnaouer

La franc-maçonnerie a toujours soulevé de nombreuses questions sur ses missions et son organisation. Pour lever le voile sur toutes ces interrogations, deux événements sont organisés entre mi-mai et mi-juin à Londres.

Le premier est organisé par la Loge Hiram, “atelier Grand Orient de France (GODF)” de Londres. Il s’agit d’une rencontre publique avec le Grand Maître, Georges Serignac. “À l’heure où les individualismes exacerbés et les tentations populistes prennent de l’ampleur, où l’intelligence artificielle ou les changements climatiques suscitent de nombreuses interrogations sur l’avenir de l’humain, que peut-on apprendre de l’autre et de ses différences ? Autant de questions qui animent la franc-maçonnerie”, explique la Loge Hiram, qui rappelle que “la franc-maçonnerie du Grand Orient de France travaille sur des sujets comme la laïcité, le développement durable ou le revenu universel inconditionnel”. La rencontre avec le Grand Maître du GODF, dont le thème sera “La franc-maçonnerie au XXIe siècle”, aura lieu jeudi 11 mai dans le quartier de South Kensington. L’événement sera ainsi l’occasion de découvrir que le Grand Orient de France a été créé en 1773 – et fête donc ses 250 ans cette année – et que la Loge Hiram, elle, l’a été en 1899, devenant ainsi la “première présence de la Franc-maçonnerie francophone libérale et adogmatique”.

Le second est organisé par la Grande Loge de France à Londres – The White Swan, créée dans les années 80. Là aussi, il s’agit d’une conférence publique ouverte à tous à laquelle participera Marc Henry, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France. Le rendez-vous aura lieu samedi 10 juin de 5pm à 6.30pm à l’hôte Andaz, du côté de Liverpool Street. La conférence aura pour thème : “Être Franc-maçon: un chemin de vie”. Ce n’est pas la première fois que cette loge organise ce type d’événement. Il y a quatre ans, en mai 2019, The White Swan avait déjà proposé une rencontre autour de la franc-maçonnerie, notamment pour recruter de nouveaux membres.

Quand : jeudi 11 mai à 7.30pm / Samedi 10 juin à 5pm

Où : Queen’s Gate House (ancienne Baden-Powell House), 65 Queen’s Gate, London SW7 5JS / Temple de l’Hôtel Andaz, 40 Liverpool St, London EC2M 7QN

Entrée gratuite

Inscriptions : ici et ici

Big Ben et Westminster avec la Tamise à Londres
Big Ben et Westminster avec la Tamise à Londres