Êtes-vous curieux de connaître la franc-maçonnerie et ses symboles intrigants ? L’une des facettes centrales de cette organisation fraternelle est les « Trois Grandes Lumières » – la Sainte Bible, l’Equerre et le Compas.
Dans cet article éclairant, nous allons plonger profondément dans la façon dont ces éléments façonnent l’enseignement et les rituels maçonniques. Partons en voyage pour percer les mystères qui entourent ces emblèmes emblématiques de la franc-maçonnerie.
Comprendre le concept des trois grandes lumières en franc-maçonnerie
Les francs-maçons utilisent trois emblèmes principaux appelés les Trois Grandes Lumières. Ce sont la Sainte Bible, l’Equerre et le Compas. La Sainte Bible est connue comme la Grande Lumière dans la franc-maçonnerie. Il reste ouvert sur l’ autel maçonnique pendant toutes les réunions.
Ces emblèmes ont des significations uniques dans la franc-maçonnerie. Ils représentent la loi morale, le devoir personnel et le lien de l’homme avec Dieu. Par exemple, la Sainte Bible nous conduit vers un bon chemin en enseignant les lois divines.
Différentes loges peuvent également utiliser d’autres livres sacrés en fonction de leur emplacement.
L’équerre montre nos devoirs d’être de bons humains avec une morale ou des valeurs élevées. Comme la façon dont les constructeurs utilisent de vrais carrés pour s’assurer que leur travail est parfait, les francs-maçons suivent une idée similaire en utilisant ce symbole.
Vient enfin le compas signifiant la divinité en nous-mêmes et comment nous nous relions moralement avec les autres autour de nous.
Les trois grandes lumières : un regard en profondeur
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie se composent de la Sainte Bible, de l’équerre et du compas.
La Sainte Bible
La Sainte Bible est une partie vitale de la maçonnerie. Il représente la loi universelle et le lien sacré avec le créateur. Les maçons le considèrent comme l’une de leurs trois grandes lumières. Vous trouverez toujours une Sainte Bible ouverte dans chaque réunion de loge sur l’autel maçonnique .
Être nommé La Grande Lumière dans la Maçonnerie nous dit son importance. Seuls les livres vus comme Volume de Loi Sacrée (VSL) peuvent être mis sur l’autel d’une loge, et ici, ce VSL est notre Sainte Bible.
Cet usage en fait un repère dans l’Ordre et montre à quel point il est indispensable à toutes les loges maçonniques.
L’Equerre
En franc-maçonnerie, le carré a un sens profond. Il signifie faire ce qui est juste. Les maçons s’en servent comme guide lorsqu’ils agissent. Le Maître de la Loge est lié à ce symbole car il doit toujours faire preuve d’un bon comportement.
Le carré peut également indiquer des moments difficiles ou des problèmes auxquels nous sommes confrontés dans la vie. Cet outil est l’une des trois grandes lumières de la maçonnerie qui a beaucoup de valeur et de sens pour tous les membres.
Le Compas
Le compas est un symbole important de la franc-maçonnerie. Ils fait partie des Trois Grandes Lumières et représente l’idée de fixer des limites et de contrôler les passions. Les Compas symbolisent également l’énergie féminine nécessaire à la création spirituelle.
En franc-maçonnerie, il signifient le divin ou le céleste en chaque personne. La position du compas dans les rituels maçonniques représente la progression de nos désirs naturels à être guidé par une puissance supérieure.
Il nous rappelle de nous aligner sur ce qui est juste et juste, apportant de l’harmonie à nos pensées et à nos actions.
Le symbolisme des trois grandes lumières
Découvrez le symbolisme profond derrière ces Trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie. La Sainte Bible représente la loi morale, le carré signifie la moralité et le compas symbolise les limites.
La Sainte Bible : symbole de la loi morale
La Sainte Bible est un symbole important de la loi morale dans la franc-maçonnerie. Il représente les lois universelles et l’héritage spirituel partagé avec le créateur. Lors des réunions de loge, la Bible est ouverte sur l’autel maçonnique.
Différentes loges peuvent utiliser différents livres saints en fonction de leur foi religieuse. La Bible symbolise l’esprit et la volonté de Dieu et est considérée comme le livre divin de l’humanité. Il fait partie intégrante du mobilier de la loge et inspire beaucoup les rituels maçonniques.
L’Equerre : symbole de moralité
Le carré est un symbole de moralité dans la franc-maçonnerie. Il représente la conduite et le comportement appropriés que les membres doivent s’efforcer de maintenir. Le Carré est souvent associé au Maître de la Loge, qui défend les valeurs morales de la fraternité.
Avec ses angles droits et ses côtés égaux, le carré rappelle aux francs-maçons d’agir honnêtement, équitablement et justement dans leur vie personnelle et leurs interactions avec les autres. Cela leur rappelle constamment de garder leurs actions alignées sur les principes d’intégrité et de droiture.
De cette façon, le carré guide les membres dans leur cheminement vers l’amélioration de soi et l’illumination morale.
Le Compas : symbole des frontières
Le compas est un symbole de frontières en franc-maçonnerie. Ils représentent la limitation des désirs et le contrôle des passions. L’angle des compas représente la facilité et l’opportunité, guidant les maçons à suivre un chemin droit.
Avec le Carré et la Sainte Bible, ils symbolisent la limite de conduite envers les autres. Les Compas jouent un rôle crucial dans la transformation d’un homme profane en un maçon spirituel en enseignant la maîtrise de soi et la retenue.
Ils nous rappellent que nous devons nous fixer des limites et respecter les limites des autres, en favorisant l’harmonie et l’équilibre dans nos vies.
Le rôle des trois grandes lumières dans les rituels maçonniques
Les Trois Grandes Lumières de la Maçonnerie sont très importantes lors des rituels maçonniques. Ils guident et apportent la sagesse aux francs-maçons tout au long de leur cheminement dans la fraternité. La Sainte Bible représente la loi morale et est placée ouverte sur l’autel lors des réunions de loge.
Elle sert de rappel des enseignements de Dieu et aide les maçons à prendre des décisions éthiques. L’équerre symbolise la moralité, tandis que le compas représente les limites et la maîtrise de soi. Ces symboles aident les maçons à façonner leurs pensées et leurs actions conformément aux lois et principes universels.
En se concentrant sur ces lumières, les francs-maçons s’efforcent de s’améliorer spirituellement et de remplir leur devoir envers eux-mêmes, leurs voisins et leur Dieu.
L’importance des trois grandes lumières dans la franc-maçonnerie
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie – la Sainte Bible, l’équerre et le compas – ont une immense importance au sein de la fraternité maçonnique. Ces symboles sont introduits au cours du processus d’initiation au 1er degré et jouent un rôle crucial dans la transformation d’un homme profane en un maçon spirituel.
La Sainte Bible représente la loi universelle et l’héritage spirituel que les francs-maçons partagent avec leur créateur. Il sert de guide pour la conduite morale et révèle la volonté de Dieu. Le carré symbolise la moralité, rappelant aux maçons d’être droits dans leurs actions et leurs interactions avec les autres.
Il les encourage à vivre selon des principes éthiques et à aligner leurs actions sur la vertu. Le compas représente la limitation des désirs et la maîtrise des passions. Il enseigne aux maçons à fixer des limites et à maintenir l’équilibre entre leurs aspirations et leurs inclinations personnelles.
Ensemble, ces trois grandes lumières guident les francs-maçons dans leur cheminement vers l’amélioration de soi, l’illumination et l’amour fraternel.
Conclusion
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie – la Sainte Bible, l’équerre et le compas – détiennent un symbolisme important et jouent un rôle vital dans les rituels maçonniques. Ils représentent la loi morale, la moralité et les limites.
Ces lumières guident les maçons dans leur voyage spirituel et encouragent une étude plus approfondie. À travers ces symboles, les francs-maçons cherchent à s’aligner sur les lois universelles et à favoriser un sentiment d’amour fraternel, de soulagement et de vérité au sein de leur fraternité.
FAQ
1. Quelles sont les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie ?
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie sont le volume de la loi sacrée (Bible), l’équerre et le compas.
2. Pourquoi ces trois éléments sont-ils importants dans la franc-maçonnerie ?
Ces trois éléments symbolisent les enseignements moraux et spirituels qui guident les francs-maçons dans leur quête de sagesse, de vérité et de croissance personnelle.
3. Comment les trois grandes lumières sont-elles utilisées dans une loge maçonnique ?
Le volume de la loi sacrée est placé sur un autel comme un rappel de la direction divine. Le carré rappelle aux membres d’agir avec équité et intégrité, tandis que le compas représente les limites d’un comportement éthique.
4. Les non-maçons peuvent-ils comprendre la signification de ces symboles ?
Bien que les non-maçons ne saisissent pas pleinement les significations plus profondes associées à ces symboles, ils peuvent apprécier leur représentation de valeurs universelles telles que la moralité, l’intégrité et la spiritualité.
Les Compagnons de Baal est une mini-série française en 7 épisodes de 50 minutes en noir et blanc réalisée par Pierre Prévert. Elle a été diffusée du 29 juillet au 9 septembre 1968 sur la deuxième chaîne de l’ORTF, en deuxième partie de soirée, et assortie d’un carré blanc. Il faudra attendre 1987 pour revoir la série, sur TF1, l’après-midi en semaine. Elle a ensuite été rediffusée par France 4 lors du lancement de la TNT en 2010.
Synopsis
Le journaliste Claude Leroy (Jacques Champreux), en reportage sur un hold-up dans la petite ville fictive de Blaingirey, se retrouve sur la piste d’une société secrète, les Compagnons de Baal, dirigée par leur Grand Maître Hubert de Mauvouloir (Jean Martin). Adorant Lucifer, ils ne reculent devant aucun crime dans le but d’asservir le monde. Accompagné de son acolyte, Pierrot Robichat (Gérard Zimmermann), et d’une jeune fille, Françoise Cordier (Claire Nadeau) rencontrée sur place, Claude Leroy poursuit dans les tréfonds de Paris le Grand Maître, insaisissable sous ses multiples déguisements et identités, afin de lever le mystère sur leur crimes.
Les Compagnons de Baal
Les Compagnons de Baal veulent dominer le monde et sont prêts à tout : formules ésotériques, histoires mystérieuses… Leur projet diabolique se trouve contrarié par un jeune journaliste, son collègue motard, et sa secrétaire. Le trio se lance dans une enquête périlleuse : meurtres, enlèvements, trafic de drogue… et un méchant digne d’un James Bond ! Afficher moins
Claude Leroy, journaliste parisien, se rend dans le Jura pour enquêter sur une vieille affaire de vol de fourgon postal. Françoise Cordier, secrétaire, convoie des documents pour un notaire non loin de là. Tous deux filent droit vers le danger, car une organisation secrète, les Compagnons de Baal, sème le trouble dans la région…
Tandis que Claude découvre la vérité sur le vol du fourgon, Françoise est enlevée par les Compagnons. Ils veulent se débarrasser définitivement d’elle. Claude intervient au péril de sa vie. Pierrot arrivera-t-il à temps pour empêcher le pire ?
Claude surveille la maison d’Hubert de Mauvouloir. Juste en dessous, dans une crypte, se tient le conseil suprême des Compagnons de Baal. Ils élaborent un plan pour dominer le monde, le plan Lucifer. Claude prend en filature un homme jusqu’au train fantôme de la fête foraine de Montmartre. Une macabre découverte l’attend…
Le plan diabolique des Compagnons de Baal se dévoile. Claude, trop gênant, doit être tué. Au commissariat, trois adorateurs de Cosmo-Chronos, signalent la disparition de leur Grand-Prêtre. Françoise, Claude et Pierrot continuent d’enquêter sur Mauvouloir et le professeur Lomer, mais les risques qu’ils prennent pourraient leur être fatals…
Les Compagnons de Baal sont invulnérables. Ils savent tout, sont partout, mais plusieurs caïds veulent quitter l’organisation. Suite aux informations de Pépère, Claude recherche un certain Marchesini. Cette quête pourrait le mener tout droit dans la gueule du loup…
Dans la galerie de zoologie du Museum d’Histoire Naturelle, Claude, Françoise et Pierrot découvrent des sachets de drogue. Ils décident d’aller fouiller la maison du Temple de Cosmo-Chronos. Comment faire pour ne pas être repéré ? Plus tard, la radio annonce la mort de Claude Leroy…
Persuadés que la réponse à toutes les questions se trouve chez Mauvouloir, Claude et Françoise décident de s’introduire dans sa maison, pendant que Pierrot fait le guet. Que vont-ils découvrir ? Où plutôt qui ? Les révélations s’enchaînent, et la confrontation finale est proche…
Le site egaliteetreconciliation.fr dont la rédaction n’est pas spécialement fan, vous propose un complément sur ce même thème :
Ça ressemble à un Mocky dans sa période antipédocriminalité avec Les Ballets écarlates, c’est fait avec peu de moyens mais ça tape fort : ça ne parle pas de crimes pédophiles mais de crimes rituels politiques.
Il s’agit des Compagnons de Baal, une confrérie qui ressemble étrangement à Athanor, cette loge maçonnique qui a commandité des crimes.
Le résumé du premier épisode
Le journaliste Claude Leroy (Jacques Champreux), en reportage sur un hold-up dans la petite ville fictive de Blaingirey, se retrouve sur la piste d’une société secrète, les Compagnons de Baal, dirigée par leur Grand Maître Hubert de Mauvouloir (Jean Martin). Adorant Lucifer, ils ne reculent devant aucun crime dans le but d’asservir le monde. Accompagné de son acolyte, Pierrot Robichat (Gérard Zimmermann), et d’une jeune fille, Françoise Cordier (Claire Nadeau) rencontrée sur place, Claude Leroy poursuit dans les tréfonds de Paris le Grand Maître, insaisissable sous ses multiples déguisements et identités, afin de lever le mystère sur leur crimes. (Wikipédia)
Les Compagnons de Baal, du nom d’un démon mais aussi d’une divinité, Baal ou Baël, « le roi de la partie orientale des Enfers » selon Wiki, c’est le titre d’une série en 7 épisodes diffusée à la fin de l’été 1968 en France.
À l’époque, la télé publique (pas encore privatisée) pouvait proposer une fiction sur ce sujet ultrasensible. Aujourd’hui, ce serait impossible, vu le nombre de filtres imposés justement par les réseaux occultes qui minent notre démocratie. Ils ne vont pas donner de mauvaises idées aux gens et s’autodénoncer !
On n’invente rien : la France, derrière le bel organigramme démocratique officiel, est le pays des réseaux, des clubs et des loges, de l’entre-soi, des communautés et des arrière-cuisines sales. C’est là où en général se prennent les décisions et où sont choisis les hommes de pouvoir. Après, il ne reste plus qu’à faire valider ces choix par le Système, qui se sert d’élections généralement faussées en amont par la propagande médiatique, et en aval par le trucage numérique.
Voici le premier épisode :
On vous laisse imaginer les cris des gardiens de la bien-pensance, c’est-à-dire de l’ignorance du plus grand nombre, si un remake était à l’étude en 2023, avec une petite réactualisation des loges, des hommes, des méthodes. Mais notre Système veille à ce que rien ne passe entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.
Et quand on parle de ceux qui savent, ce ne sont pas les vaniteux sachants de l’université ou les ambitieux corrompus du dispositif politico-médiatique, mais bien des nouveaux acteurs de l’information, qui ne se laissent pas intoxiquer par la propagande.
Avec ce numéro d’été dont nous pourrions croire qu’il s’agit d’une contribution au trop célèbre marronnier estival, nous sommes heureux de trouver sous la direction du rédacteur en chef, Christophe Devillers, de belles plumes bien connues de nos lecteurs telles que : Annick Drogou, Charles Coutel, Pierre-Yves Beaurepaire et Henri Caillavet (OE). Et un dossier sérieux, pour ne pas dire un sérieux dossier, sur « Le vrai] pouvoir des francs-maçons ».
Nous vous offrons la quatrième de couverture :
L’époque est au dérèglement, social, climatique, démocratique, au point qu’on en soit, en France, au cœur de l’été 2023, à incendier des mairies. Dans ce numéro d’Humanisme, l’essayiste et poète Alain Borer en décrit un de plus, lui qui déclarait il y a quelques mois dans les colonnes du Figaro que « le français subit un grand dérèglement sémantique ».
L’entretien qu’il nous accorde brosse avec panache et précision l’état d’une langue de génie – la nôtre –, malheureusement asservie par nos pulsions plagiaires de modèles économiquement plus puissants. Marc Bloch, modernisateur de l’Histoire, dont nous parle Bertrand Sabot, s’en retournerai dans a tombe, tandis que Missak Manouchian, dont Jean-Pierre Sakoun nous compte la destinée inouïe, la quittera bientôt pour le Valhalla républicain. Il y retrouvera Léon Gambetta, Jean Zay, Pierre Brossolette, Victor Schœlcher ou Joséphine Backer, tous francs-maçons, dont, à eux tous, la Patrie est reconnaissante. Et si c’était là, dans cette immortelle exemplarité, que se nichait le véritable pouvoir des francs-maçons ? […] Je ne bâtis que pierres vives, ce sont les hommes » Rabelais, Le Tiers Livre, 6 »
Nous ne résistons pas à citer, en totalité, cet écrivain chrétien humaniste de la Renaissance François Rabelais (c. 1483-1553), ecclésiastique et anticlérical et considéré par certains comme libre-penseur : : « Les beaux bâtisseurs de pierres mortes ne sont pas écrits dans mon livre de vie ; je ne bâtis que pierres vives, ce sont hommes ». Rabelais nous parle de la construction de l’Homme et de l’humanité. Il nous parle aussi de la vie, dans son sens le plus noble.
Retrouvez dans ce numéro, après l’éditorial, les rubriques Vitriol, Actualité des Lumières, Hommage – Jean Moreau, figure du maçon complet – Discours de la méthode, Pro fanum, Le grand entretien, Histoire, Dossier, Chroniques humanistes, Musique, 7e art, Livres.
L’abonnement à Humanisme seul, ce sont quatre numéros servis dans l’année (Février / Mai / Aout / Novembre). Pour la France métropolitaine : 38 € TTC, soit 40 % de remise immédiate par rapport à un achat à l’unité. Avec un envoi par la poste sous pli neutre et opaque.
Humanisme-Revue des francs-maçons du Grand Orient de France
Le [vrai] pouvoir des francs-maçons
Conform édition, N° 340, Août 2023, 128 pages, 13 € – 16 € port compris
De l’Ordre du Croissant fondé par le “bon Roi René”, aux demeures gravées de symboles alchimiques, en passant par les sociétés secrètes et les fantômes qui hantent les rues du centre ancien, Angers (Maine-et-Loire) fascine.
Celle dite la « ville noire », à cause de ses maisons de schiste et ses toits d’ardoise, ou la « ville blanche » à cause de ses constructions Renaissance en tuffeau, a toujours inspiré les amateurs d’ésotérisme.
Probablement parce que la ville tire son origine d’une sépulture érigée par les premiers chrétiens, à l’emplacement d’un ancien étang asséché, que des fouilles ont récemment mis au jour. Ces nécropoles, construites à partir du IVe siècle, accueillit les premiers évêques de la ville.
La Tapisserie de l’Apocalypse
A IXe siècle, Angers connaît la menace viking. Pour lui résister, le roi de France Charles II le Chauve décide d’installer un représentant sur le promontoire qui domine le Maine. Ces « comtes » prendront peu à peu leur indépendance et fonderont de puissantes dynasties. Le dernier d’entre eux, les Plantagenêts, régnera même sur l’Angleterre ! Chacun peut encore voir aujourd’hui les impressionnants vestiges de son palais à l’intérieur de la forteresse construite par la reine Blanche de Castille, Mère Saint Louis.
Mais c’est un Valois, frère du roi Charles V, qui fit entrer dans les murs du château d’Angers son plus beau joyau : la tenture ou tapisserie de l’Apocalypse. Cette œuvre exceptionnelle a été réalisée par Hennequin de Bruges à partir d’enluminures illustrant l’Apocalypse (terme grec désignant la Révélation) de saint Jean.
Il est composé de six panneaux qui forment au total un ensemble long de près de 140 mètres et représente le dernier livre de la Bible. Il rassemble plus de 200 personnages, animaux, plantes, objets et prophétise l’histoire chrétienne à travers une véritable forêt de symboles ésotériques.
Lieu incontournable, le château des ducs d’Anjou est souvent comparé aux “kraks” des chevaliers, ces édifices fortifiés construits en Palestine et en Syrie par les croisés. Mais c’est le XVe siècle qui lui donnera toutes ses lettres de noblesse et en fera l’un des centres culturels et savants les plus importants d’Europe. Et ce, sous l’influence d’un personnage qui reste encore dans les annales de la ville, le « bon roi René ».
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Prince de la Forteresse Noire
Ce mécène, amateur d’art, de peinture, de musique et de littérature était aussi le prince de l’ésotérisme. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’occultisme, il s’est particulièrement intéressé à la quête templière du Saint Graal. Alchimiste, on trouve parmi ses protégés un médecin-astrologue juif, Jean de Saint-Rémy, grand-père de Nostradamus (auteur du célèbre ouvrage Les Prophéties) et spécialiste de cabale (magie ésotérique).
Membre de l’ordre de la Toison d’or, le roi René fonda son propre ordre, celui du Croissant, que l’on peut encore voir à l’angle de la rue Saint-Aignan et de la rue des Filles-Dieu, le « Logis de l’estignier ». Au-dessus de la porte, on peut déchiffrer les armoiries et la devise des chevaliers : « Los en crescent » (les louanges vont en augmentant), surmontée d’un « escarboucle », un écu orné de huit rayons de fleur de lys courant autour un cercle.
Créé en 1448, l’Ordre du Croissant assurait la protection des Angevins. Mais c’était surtout une société secrète, qui célébrait des cérémonies rituelles en hommage à son saint patron, Maurice, moine-soldat, mort en martyr, qui a donné son nom à la cathédrale d’Angers.
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Le spectre du Haut Pressoir
Dans la ville, les histoires de fantômes sont rares mais terrifiantes. C’est le cas de celui de l’ancien « château du diable » qui se dressait autrefois derrière l’église de la Madeleine, rue du Haut Pressoir. Aujourd’hui, il ne reste rien de cette maison maudite, que l’on disait hantée par le fantôme de son dernier propriétaire. Jusqu’à sa destruction en 1978, seuls les mendiants osaient encore fréquenter ce lieu maudit.
René Rabault, natif d’Angers, a réuni dans son livre La tour du diable, les faits mystérieux qui se sont déroulés dans cet univers sombre et clos. Tout a commencé avec le richissime Armand Langotière qui, au 19e siècle, habité par le goût du morbide, décide de transformer une demeure familiale ordinaire en un château néo-gothique. Dans la foulée, il tombe amoureux d’une jeune fille qui, sans doute rebutée par son comportement bizarre, préfère entrer en religion et rejoindre le couvent situé de l’autre côté de la route étroite. Du haut de sa tourelle, l’amant rejeté qui voue une attention pathologique à sa beauté se met à épier les nonnes et harcèle sa bien-aimée de messages. Mais ce qui n’aurait pu rester que l’étrange obsession d’un esprit malade va bientôt dégénérer en une sombre histoire de sorcellerie dont tout le quartier va souffrir.
Fasciné par l’irrationnel, Langotière se plonge dans les œuvres de magie noire pour reconquérir la femme de son cœur. Il grave sur les murs de son château des images obscènes de diablotins et de jeunes femmes. Sur la terrasse de la plus haute tour, il anime « pour le plaisir » un mannequin gigantesque qui représente le diable et terrorise le quartier. Personne ne trouve la blague drôle.
Déjà soupçonné d’avoir déguisé la mort de son père en suicide, retrouvé pendu, Langotière est bientôt victime de la rumeur qui l’accuse d’inceste avec sa sœur cadette. Chassé par les voisins, il revient mourir chez lui en 1870, à l’âge de 48 ans. Mais une malédiction pèse désormais sur sa famille, victime de morts suspectes, de drames, de folies et de hantises qui ne prendront fin qu’avec la disparition en 1956 de le dernier descendant…
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La maçonnerie opérative et spéculative est une partie importante de la fraternité moderne de la franc-maçonnerie, qui combine des éléments des deux traditions.
Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une fraternité ouverte aux hommes de bonne moralité, soucieux de leur développement personnel et soucieux d’apporter une contribution positive à leur communauté. La maçonnerie opérative fait référence à l’application pratique des outils, des compétences et des principes de la taille de la pierre, tels que la construction et la construction de bâtiments, de ponts et d’autres structures.
C’était le but initial de la fraternité des maçons, également connue sous le nom de « Métier », et cela remonte au Moyen Âge.
La maçonnerie spéculative, quant à elle, fait référence à l’interprétation philosophique et symbolique des outils et des principes de la maçonnerie opérative.
Elle est appelée « spéculative » car elle implique la contemplation et la spéculation sur les significations plus profondes et les leçons qui peuvent être tirées de l’Artisanat.
La maçonnerie spéculative a commencé à se développer aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme un moyen pour les non-tailleurs de s’impliquer dans la fraternité et d’apprendre des principes et des traditions de l’artisanat.
Maçonnerie opérative
TAILLEURS DE PIERRE OPÉRATIONNELS
CRÉDIT IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE CARRÉ
La pratique de la maçonnerie opérative, qui fait référence à l’application pratique des outils, des compétences et des principes de la taille de pierre, remonte au Moyen Âge.
La taille de la pierre a une longue histoire, avec des preuves de son utilisation remontant aux civilisations anciennes telles que les Égyptiens, les Grecs et les Romains.
Au Moyen Âge, l’artisanat de la taille de pierre était une partie importante de l’industrie de la construction et les maçons ont joué un rôle crucial dans la construction de nombreux châteaux, églises et autres structures qui existent encore aujourd’hui.
La fraternité des maçons, également connue sous le nom de « Craft », s’est développée pendant cette période comme un moyen pour les maçons d’organiser et de réglementer leur métier, et de s’assurer que les normes les plus élevées de qualité et de savoir-faire étaient maintenues.
Au fil du temps, la pratique de la maçonnerie opérative a évolué et changé, mais elle reste une partie importante de l’industrie de la construction moderne, et les maçons continuent de jouer un rôle vital dans la construction et l’entretien de nombreuses structures sur lesquelles nous comptons au quotidien.
Au Moyen Âge, les corporations de métiers jouaient un rôle important dans la pratique de la Maçonnerie opérative. Une guilde artisanale était un type d’organisation qui réunissait des travailleurs d’un métier ou d’un métier particulier, tels que des maçons, des charpentiers, des forgerons, etc.
Les guildes ont été formées afin de réglementer et de protéger les intérêts des travailleurs d’un métier particulier, et elles ont joué un certain nombre de rôles importants dans la société médiévale.
L’une des principales fonctions des corporations de métiers était d’établir des normes pour la qualité du travail produit par leurs membres.
Les guildes établiraient souvent des règles et des règlements régissant les matériaux, les méthodes et les techniques utilisés dans un métier particulier, et elles appliqueraient ces règles par le biais d’un système d’amendes et d’autres sanctions.
Les guildes étaient également chargées de former les nouveaux travailleurs aux compétences de leur métier et de transmettre les traditions et les connaissances de leur métier d’une génération à l’autre.
Dans le cas de la maçonnerie opérative, les guildes d’artisans ont joué un rôle particulièrement important, car elles ont contribué à garantir que les normes les plus élevées de qualité et de savoir-faire étaient maintenues dans la construction de châteaux, d’églises et d’autres structures.
Les guildes ont également fourni aux maçons un moyen de s’organiser et de défendre leurs droits et leurs intérêts, et elles ont contribué à établir le métier de tailleur de pierre en tant que profession respectée et appréciée. Dans l’ensemble, les guildes d’artisans étaient une partie importante de la pratique de la maçonnerie opérative au Moyen Âge, et elles continuent d’avoir une influence sur l’industrie de la construction moderne à ce jour.
Plusieurs lois ou statuts royaux ont été adoptés concernant les ouvriers:
Statut des travailleurs [1351]
En réponse à une pénurie de main-d’œuvre, le parlement anglais sous le roi Édouard III a adopté le Statut des ouvriers en 1351. Son objectif était de contrôler la main-d’œuvre en empêchant les demandes ou les offres de salaires supérieurs à ceux en vigueur avant la peste noire et en restreignant les voyages. à la recherche de meilleures conditions de travail.
« An Acte towching dyvers Orders for Artificers Labourers Servantes of Husbandrye and Apprentises » (1563)
Une réglementation du travail, qui cherchait à bannir l’oisiveté, à faire progresser l’élevage et à rapporter « une proportion convenable » des salaires. L’inquiétude croissante face au nombre d’hommes sans maître, l’augmentation du vagabondage et l’escalade de la criminalité sous-tendent les grandes lignes des conditions de service entre maîtres et serviteurs, dans un effort pour réduire la discorde notoire.
Source : Encyclopédie.com
Apprentissage : La loi a établi de nouvelles règles régissant l’apprentissage et la formation dans l’industrie de la construction, y compris la durée qu’un apprenti devait servir, les tâches qu’il était tenu d’accomplir et les conditions dans lesquelles il pouvait être libéré de son apprentissage.
Réglementation des salaires : La loi a établi de nouvelles règles régissant les salaires pouvant être versés aux travailleurs de l’industrie de la construction, y compris des dispositions relatives au salaire minimum et au paiement des heures supplémentaires.
Réglementation des heures de travail : La loi a établi de nouvelles règles régissant les heures de travail des travailleurs de l’industrie de la construction, y compris des dispositions concernant les périodes de repos et les pauses.
Réglementation de l’industrie de la construction : La loi a établi une autorité centrale pour la réglementation de l’industrie de la construction, qui était responsable de l’application des règles et règlements énoncés dans la loi.
Alors que les guildes étaient encore en mesure de fonctionner dans une capacité limitée, elles ont perdu une grande partie de leur ancien pouvoir et de leur influence, et l’industrie de la construction est devenue plus étroitement liée à la couronne et à l’État. Dans l’ensemble, les changements mis en œuvre par Elizabeth I ont eu un impact durable sur les guildes artisanales de la maçonnerie opérative, et ils ont contribué à façonner l’industrie de la construction moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Lire l’intégralité du Statut des artificiers 1563
Exemples de projets de construction
TRAVAUX DE CONSTRUCTION D’UN BÂTIMENT MUNICIPAL
CRÉDIT IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE CARRÉ
Construire un pont : les maçons travaillant dans la maçonnerie opérationnelle seraient impliqués dans la construction d’un pont, utilisant leurs compétences et leurs connaissances en maçonnerie pour poser les fondations, construire les piliers et les arches et créer la chaussée.
Construire un château ou une fortification : construire les murs et les tours d’un château ou d’une autre fortification, en utilisant leur expertise dans le travail de la pierre pour créer des structures solides et durables.
Érection d’un monument : la construction d’un monument, comme une statue ou un obélisque, en utilisant leurs compétences en sculpture et en taille de pierre pour créer la forme et la forme souhaitées.
Construction d’une église ou d’un temple : construction d’un lieu de culte, comme une église ou un temple, en utilisant leur expertise dans le travail de la pierre pour créer les fondations, les murs et d’autres éléments structurels.
Outils utilisés par les maçons opératifs au Moyen Âge
Ciseaux : Les ciseaux étaient utilisés pour façonner et tailler la pierre, soit à la main, soit à l’aide d’un marteau.
Marteaux : Les marteaux étaient utilisés pour frapper les ciseaux et autres outils, ainsi que pour façonner et mouler la pierre.
Truelles : Les truelles étaient utilisées pour lisser et finir la surface de la pierre, ainsi que pour appliquer du mortier lors de la construction en brique ou en pierre.
Niveaux : Les niveaux ont été utilisés pour s’assurer qu’une surface était horizontale ou verticale, et pour s’assurer que les structures ont été construites pour être correctement équilibrées et stables.
Compas : Les compas étaient utilisés pour dessiner des cercles et des arcs, ainsi que pour créer des angles et des courbes précis.
Fils à plomb : Les fils à plomb étaient utilisés pour s’assurer que les structures étaient construites verticalement et pour s’assurer que les murs et autres surfaces étaient parfaitement droits.
Carrés : Les carrés étaient utilisés pour s’assurer que les surfaces étaient à angle droit les unes par rapport aux autres et pour créer des coins et des bords précis.
Comment la maçonnerie spéculative s’est développée à partir des guildes artisanales
La maçonnerie spéculative s’est développée à partir des guildes artisanales, qui étaient des organisations qui rassemblaient des travailleurs d’un métier ou d’un métier particulier, tels que des maçons, des charpentiers, des forgerons, etc.
Les guildes d’artisans ont joué un certain nombre de rôles importants dans la société médiévale, notamment en réglementant la qualité du travail produit par leurs membres, en formant de nouveaux travailleurs aux compétences de leur métier et en transmettant les traditions et les connaissances de leur métier d’une génération à l’autre. .
MESSIEURS FRANCS-MAÇONS DU XVIIE SIÈCLE
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La maçonnerie spéculative a commencé à se développer aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme un moyen pour les non-tailleurs de s’impliquer dans la fraternité et d’apprendre des principes et des traditions de l’artisanat.
Ce développement a été rendu possible, en partie, par le déclin des corporations artisanales et la montée d’un système de réglementation plus centralisé pour l’industrie de la construction, qui avait commencé avec l’adoption du Statut des artificiers par le roi Henri VIII en 1546.
Avec le déclin des guildes, les traditions et les connaissances du métier de tailleur de pierre n’étaient plus aussi étroitement surveillées, et les non-tailleurs de pierre ont pu en apprendre davantage sur le métier et s’impliquer dans la fraternité.
Cela a conduit au développement de la maçonnerie spéculative, qui impliquait l’interprétation philosophique et symbolique des outils et des principes de la maçonnerie opérative.
Dans l’ensemble, le développement de la maçonnerie spéculative était étroitement lié à l’évolution des corporations artisanales et à la nature changeante de l’industrie de la construction, et il représentait une nouvelle façon pour les gens de s’impliquer dans la fraternité et d’apprendre des principes et des traditions de la Artisanat.
La maçonnerie spéculative fait référence à l’interprétation des outils, des symboles et des principes de la maçonnerie opérative d’une manière philosophique et symbolique. Cette interprétation est basée sur la conviction que les outils, les symboles et les principes de l’Artisanat peuvent être utilisés comme une métaphore de la croissance personnelle et spirituelle, et qu’ils peuvent être utilisés pour enseigner des leçons sur la moralité, l’éthique et l’importance de vivre un bonne vie.
Par exemple, les outils de l’artisanat, tels que le ciseau, le marteau et la truelle, sont souvent utilisés symboliquement pour représenter différentes vertus ou qualités que les maçons sont encouragés à développer, telles que l’honnêteté, l’intégrité et le travail acharné.
De même, les principes de l’Artisanat, tels que l’importance de l’équilibre, des proportions et de la symétrie, sont souvent interprétés comme des enseignements sur l’importance de vivre une vie équilibrée et harmonieuse.
Le concept de vivre une vie équilibrée et harmonieuse est au cœur de nombreuses traditions philosophiques et spirituelles, et c’est aussi un principe important de la franc-maçonnerie. Vivre une vie équilibrée et harmonieuse peut être interprété de différentes manières, mais cela signifie essentiellement rechercher l’harmonie et l’équilibre dans tous les aspects de sa vie.
Maintenir un équilibre entre le travail et les loisirs : Il est important de trouver un équilibre entre le temps et l’énergie que nous consacrons à notre travail et le temps et l’énergie que nous consacrons au repos, à la détente et aux activités personnelles.
Atteindre l’équilibre dans nos relations : Il est important de maintenir des relations saines et positives avec les personnes qui nous entourent et d’éviter de laisser une relation devenir trop dominante ou malsaine.
Trouver l’équilibre dans nos habitudes et comportements personnels : Il est important de rechercher l’équilibre dans la façon dont nous prenons soin de nous-mêmes et de notre corps, et d’éviter de laisser un aspect de notre santé ou de notre bien-être être négligé.
Rechercher l’équilibre et l’harmonie dans le monde qui nous entoure : nous pouvons également rechercher l’équilibre et l’harmonie dans la manière dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure, en étant conscients de notre impact sur l’environnement et en travaillant à créer des changements positifs dans nos communautés.
Dans l’ensemble, vivre une vie équilibrée et harmonieuse peut nous aider à mener une vie plus épanouissante, significative et satisfaisante.
Grâce à l’étude et à la contemplation de ces symboles et principes, les maçons sont encouragés à réfléchir sur leur propre vie et à s’efforcer de devenir de meilleures personnes. Ce processus de réflexion et d’amélioration de soi est au cœur de la maçonnerie spéculative.
L’auto-amélioration est au cœur de la maçonnerie spéculative
La réflexion et l’amélioration de soi font partie intégrante de la maçonnerie spéculative, car elles sont considérées comme essentielles pour la croissance personnelle et pour vivre une bonne vie. Le processus de réflexion implique de prendre le temps de réfléchir à ses actions, ses croyances et ses valeurs, et d’examiner comment elles s’alignent sur ses objectifs et ses aspirations.
Grâce à ce processus de réflexion, les maçons sont encouragés à identifier les domaines de leur vie où ils pourraient apporter des changements ou des améliorations positifs, et à élaborer un plan sur la manière de réaliser ces changements. Cela peut impliquer de fixer des objectifs spécifiques ou de s’engager à travailler sur un domaine particulier du développement personnel.
L’auto-amélioration, à son tour, fait référence au processus de travail actif pour apporter des changements positifs dans sa vie, sur la base des idées et des objectifs qui ont été identifiés par la réflexion. Cela peut impliquer d’adopter de nouvelles habitudes ou de nouveaux comportements, d’acquérir de nouvelles compétences ou de travailler pour surmonter des défis ou des obstacles. En s’engageant dans une réflexion régulière et l’auto-amélioration, les maçons sont encouragés à grandir en tant qu’individus et à vivre des vies plus épanouissantes et significatives. Ce processus est au cœur de la maçonnerie spéculative, car il aide les maçons à aligner leurs actions sur leurs valeurs et à s’efforcer de devenir les meilleures versions d’eux-mêmes. La maçonnerie opérative et spéculative est une partie importante de la fraternité moderne de la franc-maçonnerie, qui combine des éléments des deux traditions. Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une fraternité ouverte aux hommes de bonne moralité, soucieux de leur développement personnel et soucieux d’apporter une contribution positive à leur communauté.
Les principes fondamentaux et les valeurs de la franc-maçonnerie
La franc-maçonnerie est une fraternité fondée sur un ensemble de principes et de valeurs fondamentaux, destinés à guider le comportement et la conduite de ses membres. Certains des principes fondamentaux et des valeurs de la franc-maçonnerie comprennent :
Fraternité : la franc-maçonnerie met l’accent sur l’importance de la fraternité et les liens d’amitié qui existent entre ses membres. Les maçons sont encouragés à se traiter avec respect et gentillesse, et à se soutenir en cas de besoin.
Caractère moral : la franc-maçonnerie met fortement l’accent sur l’importance du caractère personnel, et les maçons sont censés être des hommes de bonne moralité. Cela implique d’être honnête, digne de confiance et fiable, ainsi que d’être respectueux et attentionné envers les autres.
Croissance personnelle : la franc-maçonnerie encourage ses membres à lutter pour la croissance et le développement personnels, et à travailler pour devenir les meilleures versions d’eux-mêmes. Cela implique d’être ouvert aux nouvelles idées et expériences, et d’être disposé à apprendre et à grandir.
Service aux autres : La franc-maçonnerie est une fraternité qui met fortement l’accent sur le service aux autres, et les maçons sont encouragés à être des membres actifs et engagés de leurs communautés, et à travailler pour faire une différence positive dans le monde.
Respect de la diversité : la franc-maçonnerie promeut le respect de la diversité et des droits et croyances des autres, et les maçons sont censés être tolérants et accepter les personnes de tous les horizons.
Dans l’ensemble, les principes et valeurs fondamentaux de la franc-maçonnerie visent à aider les maçons à vivre une vie bonne et significative, et à être des membres positifs et constructifs de leurs communautés.
Brève histoire de la franc-maçonnerie anglaise
La franc-maçonnerie a une histoire longue et complexe, les origines de la fraternité remontant au Moyen Âge. Voici une brève chronologie de l’histoire de la franc-maçonnerie anglaise :
Fin des années 1600 : Le premier enregistrement connu d’une réunion maçonnique en Angleterre est enregistré dans le journal d’Elias Ashmole, qui a assisté à une réunion de la « Compagnie des maçons » à Warrington en 1646.
1717 : La première Grande Loge d’Angleterre est formée à Londres, avec l’intention de rassembler et de réglementer les différentes loges maçonniques qui s’étaient établies dans la ville. Cela marque le début de la franc-maçonnerie anglaise organisée telle que nous la connaissons aujourd’hui.
1723: La première version publiée du «Livre des Constitutions», qui décrit les règles et règlements de la fraternité, est publiée.
Années 1730 : La franc-maçonnerie commence à se répandre au-delà de Londres et du sud de l’Angleterre, des loges étant établies dans d’autres parties du pays.
Fin des années 1700 : la franc-maçonnerie devient de plus en plus populaire, des loges étant établies dans les îles britanniques et dans le monde entier.
Fin du XIXe siècle : Les premières loges pour femmes sont établies, ce qui conduit au développement de la co-maçonnerie, permettant aux hommes et aux femmes d’être membres de la fraternité.
La Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE) a été formée en 1813 lorsque la Grande Loge d’Angleterre et la Grande Loge de la Maçonnerie des “Anciens “ ont fusionné.
Cette fusion a uni les deux principaux volets de la franc-maçonnerie en Angleterre et a établi l'UGLE en tant qu'organe directeur de la franc-maçonnerie en Angleterre, au Pays de Galles et dans les territoires britanniques d'outre-mer.
L'UGLE est la plus ancienne Grande Loge du monde et sa formation a joué un rôle important dans la normalisation et l'organisation de la fraternité maçonnique.
Les Quatre Loges qui ont fondé la Première Grande Loge d’Angleterre en 1717 à Londres.
SCEAU UTILISÉ PAR PREMIÈRE GRANDE LOGE D’ ANGLETERRE SUR LEURS PREMIERS CERTIFICATS MAÇONNIQUES. J. RAMSDEN RILEY – QUATUOR CORONATORUM ANTIGRAPHA VOL VIII 1891.
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La première Grande Loge d’Angleterre, qui a été établie à Londres en 1717, a été fondée par un groupe de quatre personnes connues sous le nom de « quatre anciennes loges ». Ces quatre loges étaient :
The Goose and Gridiron Ale House Lodge : Cette loge a été fondée en 1708 et était basé à la Goose and Gridiron Ale House dans le cimetière Saint-Paul.
The Crown Ale House Lodge : Cette loge a été fondée en 1714 et était basée à la Crown Ale House à Parker’s Lane, près de Drury Lane.
L’Apple Tree Tavern Lodge : Cette logge a été fondée en 1716 et était basée à l’Apple Tree Tavern à Charles Street, Covent Garden.
The Rummer and Grapes Tavern Lodge : Cette loge a été fondée en 1717 et était basée à la Rummer and Grapes Tavern à Channel Row, Westminster.
Ces quatre loges se sont réunies en 1717 pour former la première Grande Loge d’Angleterre, avec l’intention de rassembler et de réglementer les différentes loges maçonniques qui avaient été établies à Londres.
La Grande Loge a été créée comme un moyen de fournir une autorité centrale à la fraternité et d’établir des normes et des règlements pour les loges qui lui étaient affiliées.
Les Grands Maîtres de la première Grande Loge d’Angleterre en 1717 à Londres
La Grande Loge d’Angleterre, également connue sous le nom de Premier Grand Lodge of England, a été fondée en 1717 à Londres.
Les quatre hommes qui ont joué un rôle clé dans la création de cette organisation étaient Anthony Sayer, George Payne, John Theophilus Desaguliers et John Montagu.
Sayer fut le premier Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre, servant de 1717 à 1718. Desaguliers, Paynes et Montagu furent également Grands Maîtres de la Grande Loge à plusieurs reprises.
La Grande Loge d’Angleterre est la plus ancienne Grande Loge en fonctionnement continu au monde et a joué un rôle clé dans le développement et la propagation de la franc-maçonnerie.
Antoine Sayer
ANTHONY SAYER, LE PREMIER GRAND MAÎTRE DE LA PREMIERE GRANDE LOGE D’ANGLETERRE 1749/50 COPIE DU PORTRAIT PERDU PAR JOSEPH HIGHMORE (ÉDITÉ) – IMPRESSION PAR JOHN FABER LE JEUNE.
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Anthony Sayer (c.1672 – 1741), a été élu premier Grand Maître le 24 juin 1717 (la fête de Saint-Jean-Baptiste ), lors de la formation de la Première Grande Loge d’Angleterre des francs-maçons à Londres.
Il a ensuite servi la Grande Loge en tant que grand directeur principal sous John Theophilus Desaguliers.
On ne sait pas grand-chose de la vie ou de la carrière de Sayer, mais il était un membre éminent de la communauté maçonnique de Londres et était très respecté par ses pairs.
Jean Théophile Desaguliers
JOHN DESAGULIERS, TROISIÈME GRAND MAÎTRE DE LA PREMIÈRE GRANDE LOGE D’ANGLETER RE. IMAGE DU DOMAINE PUBLIC.
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John (Jean) Theophilus Desaguliers était un membre éminent de la première communauté maçonnique et a joué un rôle clé dans le développement de la franc-maçonnerie.
Il est né à La Rochelle, en France, en 1683 et a ensuite déménagé en Angleterre, où il est devenu membre de la Royal Society et un scientifique et philosophe naturel respecté.
Desaguliers a joué un rôle déterminant dans la formation de la première Première Grande Loge d’Angleterre servant de Grand Maître en 1719-1720.
Desaguliers est connu pour ses contributions au développement du rituel et des cérémonies de la franc-maçonnerie, et est crédité d’avoir introduit le diplôme de maître maçon dans la fraternité.
Il était également un défenseur de l’adoption de la Constitution « Antient » des maçons, qui était un ensemble de règles et de règlements pour la gouvernance de la fraternité qui ont été adoptés par la Grande Loge d’Angleterre.
En plus de son travail dans la franc-maçonnerie, Desaguliers était un scientifique et philosophe naturel très respecté et a apporté d’importantes contributions aux domaines de la physique et de la mécanique.
Georges Payne
George Payne (1685-1757), un fonctionnaire anglais de l’Échiquier, a été le deuxième Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre en 1718 et de nouveau en 1720 après la maîtrise de Jean Desaguliers.
Pendant ce temps, il a compilé « Les règlements d’un franc-maçon », qui ont été inclus dans les Constitutions de 1723 de James Anderson.
Payne était maître adjoint en 1725, lorsque Charles Lennox, 2e duc de Richmond était à la fois maître de la loge et grand maître.
Il était très apprécié avec de nombreuses réalisations notables au cours de sa longue carrière maçonnique enregistrées dans les différentes minutes de la Grande Loge.
Cependant, on sait très peu de choses sur la vie de Payne en général, à part quelques références à son travail pour l’Échiquier et quelques informations concernant sa première association avec Jean Desaguliers avant la formation de la Grande Loge.
Jean, 2e duc de Montagu
JOHN MONTAGU, 2E DUC DE MONTAGU (1690-1749)
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John Montagu, 2e duc de Montagu (1690-1749) était un pair britannique et membre du Royal College of Physicians ; il fut le quatrième Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre de 1721 à 1723 ; il a été le premier noble à assumer le rôle.
Les Constitutions de 1723 sont dédiées au duc et il a été noté que sa haute estime et son statut noble ont fait prospérer la franc-maçonnerie et augmenter le nombre de ses membres au cours de son année en tant que Grand Maître.
Montagu était un membre très respecté de la communauté maçonnique et était connu pour ses contributions à la fraternité et à la société en général.
Il a joué un rôle déterminant dans la création du Foundling Hospital, à Londres, en 1739; le premier foyer pour enfants abandonnés.
Philippe, 1er duc de Wharton
PHILIPPE DUC DE WHARTON. DOMAINE PUBLIC.
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Philip Wharton, 1er duc de Wharton (1698–1731) était un puissant homme politique jacobite.
Il a été Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre de 1723 à 1724. Il était un pair actif à la Chambre des Lords.
Après des échecs commerciaux successifs et des pertes financières importantes, Wharton s’installe en Espagne pour rejoindre l’armée espagnole jacobite combattant les Anglais.
Prendre les armes contre son pays natal justifiait une accusation de trahison en 1729.
Philippe, duc de Wharton
Qui était Philippe, Duc de Wharton et était-il le Boulet Libre de la Franc-Maçonnerie ?
plus….
Les buts de la franc-maçonnerie spéculative
• promeut un ensemble de valeurs morales et éthiques, notamment le respect d’autrui, la charité, l’intégrité et la responsabilité personnelle. Ces valeurs peuvent avoir un impact positif sur le comportement d’un individu et contribuer au bien-être général de la société.
• encourage ses membres à être des membres actifs et engagés dans leurs communautés, et de nombreuses organisations maçonniques soutiennent des œuvres caritatives locales et des projets de services communautaires.
• favorise l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie. De nombreuses loges maçonniques offrent des programmes éducatifs et des opportunités à leurs membres d’apprendre et de grandir.
• favorise un sentiment de fraternité et de camaraderie entre ses membres. Cela peut fournir un réseau de soutien pour les individus et aider à bâtir des communautés fortes.
• encourage ses membres à s’impliquer dans leur communauté et à jouer un rôle actif dans la résolution des problèmes sociaux.
• encourage la philanthropie et les dons caritatifs. De nombreuses organisations maçonniques soutiennent diverses causes caritatives, à la fois financièrement et par le biais du travail bénévole.
• offre des possibilités de croissance personnelle et d’auto-amélioration. Grâce à l’étude de ses principes et à la participation à ses activités, les membres peuvent développer d’importantes compétences de vie et un plus grand sens du but.
• encourage le civisme et le leadership responsable. Ses principes d’intégrité et de responsabilité personnelle peuvent aider à développer des leaders solides dans les communautés et les organisations.
• favorise le sens de l’histoire et de la tradition. Il a une longue et riche histoire remontant à des siècles, et ses cérémonies et symboles offrent un lien avec cette histoire et un sentiment de continuité avec le passé.
La franc-maçonnerie est une organisation diversifiée et inclusive, accueillant des personnes de toutes origines et croyances. Cette inclusivité peut aider à promouvoir la compréhension et l’harmonie entre les différents groupes de la société.
Le communautarisme anglo-saxon n’est pas la bonne solution si on veut concrétiser l’universalisme. Des recherches montrent néanmoins des outils simples qui permettent de promouvoir l’universalisme et réduire le favoritisme intra-groupe.
Dans son dernier livre « La jeunesse, l’école et la République», Iannis Roder dresse la liste des difficultés que rencontre actuellement la laïcité dans notre pays, et les menaces que cela représente. Une des causes du phénomène est que nous nous étions en quelque sorte assoupis, protégés croyions-nous par la loi de 1905 qui nous semblait définitivement acceptée. La surprise vient évidemment de la vigueur religieuse de la communauté musulmane, qui semble de moins en moins encline à reconnaître le primat de la loi française.
Parmi les causes de cette situation, Iannis Roder pointe la présence forte du modèle communautariste anglo-saxon. Celui-ci déferle en effet sur le monde par tous les canaux culturels grands ouverts : c’est la Soft Power. Ce modèle paraît plus acceptable aux cultures non chrétiennes probablement parce qu’il n’a pas pour ambition l’universalisme complet. « Venez comme vous êtes », slogan publicitaire de McDonalds, promet de ne pas mettre la pression au nouvel arrivant pour le couler dans le moule local. Et voilà donc plusieurs de nos enseignants qui se retrouvent avec des observations avancées par les élèves telles que : « au Royaume-Uni il y a des policières voilées et ça se passe très bien. »
Quand je dis que le modèle anglo-saxon manque pour moi d’ambition, je le soupçonne en fait d’une sorte d’hypocrisie.
On se borne à juxtaposer les communautés, et le taux de mélange avoisine zéro.
Chaque communauté peut gentiment en son sein dénigrer les autres, ils n’en sauront rien. Mais, premier problème, de temps en temps les discours haineux entraînent des esprits faibles jusqu’au passage à l’acte. Les dirigeants de chaque communauté sont polis mais toujours dans le rapport de force inter-communautés. Le modèle c’est donc aussi une juxtaposition d’intérêts divergents ( les psys appellent ça discrimination aversive : chicos, non ? ) ; mais fraternité = zéro. A ce propos, rappelons que dans 5 états des USA ( donc 10%), les grandes loges ne reconnaissent pas les grandes loges Prince Hall ( = pour les noirs ), en 2023 ? Vous trouvez cette franc-maçonnerie humaniste et universaliste ?
Bref, le communautarisme est directement inspiré de l’altruisme paroissial « aime ton prochain comme toi-même »… pour les autres, tu fais ce que tu veux, les ignorer par exemple, ou pourquoi pas en faire un bouc émissaire. Vous l’aurez compris, je suis pro-laïcité et anti communautarisme (d’autres éléments : L’universalisme : « Nous en sommes à ça… » – article du 24 Mai 2023)
Ci-après je vous parle d’expériences psycho-socio intéressantes, facilitées par le communautarisme, mais partiellement transposables dans notre situation. Un des problèmes rencontrés par les enseignants est que beaucoup de leurs jeunes élèves se définissent d’abord par leur communauté religieuse : identité = religion, et rien d’autre. Il s’ensuit qu’ils acceptent « pour toujours » l’assignation à leur communauté de naissance.
Les psys ont reconnu que cette mono-identité est un frein.
Ils recommandent donc, et intègrent dans leurs expériences, la mise en avant de facettes identitaires multiples, et au moins deux : « messages d’identité duale ».
L’affaire a en fait démarré en 2016 avec un spot publicitaire nommé « nous partageons plus que ce que nous pensons ». Ce spot concernait une télé au Danemark, et a rencontré un immense succès, réussissant de manière très simple à souligner la multiplicité des facettes et états mentaux que nous avons tous : https://www.youtube.com/watch?v=jD8tjhVO1Tc
Rassembler ce qui est épars commence par mettre les points communs en évidence.
Les chercheurs en psychologie néerlandais Strick et Tummers ont voulu aller plus loin. Ils ont produit un film similaire (4 minutes), basé à Utrecht, avec une version locale où il est donc question d’Utrecht et de ses habitants, et une version universelle, identique sauf que verbalement il est question de villes et des résidents. Trois groupes représentatifs de 300 personnes ont été constitués, l’un voyant le film local, l’autre le film universel, et le troisième aucun film. Les trois groupes ont ensuite été interrogés (chaque groupe ensemble dans la salle), permettant les comptages OK/NOK.
Résultat : un tel très court film a néanmoins un impact positif significatif sur plusieurs aspects pro-diversité : favoritisme accordé à son groupe en réduction, soutien de la politique gouvernementale concernée, attitude plus ouverte à la diversité. Peu de différence de résultats entre les deux films, donc pas d’impact « localiste ».
Le groupe qui a été interrogé sans voir de film a nettement moins évolué dans ses avis et attitudes. Notons à ce propos que les comportements anti-discrimination ont été très peu affectés dans les 3 groupes, au contraire donc des avis exprimés. L’impact positif le plus fort apparaît chez ceux qui ont bien perçu le message d’identité duale présent dans le film.
Force est de constater qu’un outil tel que ce film, qui ne prend que 4 minutes, plus quelques-unes de discussion, pourrait être une aide non négligeable pour maintenir la cohésion dans nos écoles.
De notre confrère lexpress.mu – Par Brinda Venkaya
Obédience qui s’est greffée sur l’histoire de Maurice depuis 1778, le Grand Orient de France (GODF) a entériné ses liens étroits, en juillet 2023, par le biais d’une étape mauricienne lors de son tour des villes de France pour célébrer les 250 années de son appellation. Mais où en est-elle en 2023 ? Jacques Helary, Grand Maître Adjoint (Maçonnisme et Juridictions) et Amaresh Ramlugan, (premier Mauricien élu au Conseil de l’Ordre) font la lumière sur quelques pans de cette nouvelle ère.
Qu’exprime le GODF en faisant ce bouquet final à Maurice ?
Jacques Helary (J. H.) : Lorsqu’il s’est engagé sur la commémoration des 250 ans de l’appellation du GODF, Georges Sérignac, le Très Respectable Grand Maître, a souhaité que le GODF communique, non pas pour détruire quoique ce soit et surtout pas le secret de notre ordre, mais simplement sur qui nous sommes réellement. D’abord, c’est dans une œuvre, un engagement de communication et d’expression de la réalité de ce qu’est réellement la franc-maçonnerie et en particulier le GODF. Finir à Maurice, et non pas par un événement parisianiste, était important. C’est comme en franc-maçonnerie ; tout est mêlé, l’intellect, le sentiment, le besoin du sacré. L’île Maurice est une terre de force de la franc-maçonnerie historique et de vivacité sereine, calme, mais active. C’est la première fois aussi qu’une équipe s’engage autour de notre ère sur une action forte et le fait est que ce n’est pas comme dans les autres régions du monde où ce sont beaucoup d’expatriés, professionnels ou autres. C’est la première fois qu’un représentant mauricien de la franc-maçonnerie entre et agit au Conseil de l’Ordre. C’est une reconnaissance aussi de ce qu’il a fait dans le passé et aujourd’hui.
Quelle est la contribution du GODF à Maurice ?
Amaresh Ramlugan (A. R.) : Le GODF, à travers sa présence depuis 1778, avec la première loge La Triple Espérance, a continué à façonner l’île Maurice. Et beaucoup ne le savent pas. Il y a eu les grands tribuns comme sir Seewoosagur Ramgoolam, le Premier ministre et le premier gouverneur général de Maurice ; Louis Rivaltz Quenette, un clerc de l’Assemblée et un érudit francmaçon, et Louis Léchelle, le premier maire de Port-Louis qui a été vénérable maître à huit reprises, entre autres. À travers la franc-maçonnerie du GODF, l’île Maurice est devenue ce qu’elle est maintenant. Il y a souvent eu une mauvaise perception dans le passé. Cette manifestation publique nous permet d’expliquer ce qu’est la franc-maçonnerie, et de pouvoir la dé-caricaturer. Et aussi de porter, hors de l’obédience et des loges, les valeurs de la franc-maçonnerie à Maurice.
Les familles de maçons qui sont là depuis des siècles, qu’ont-elles fait ?
J. H. : L’accès à votre démocratie, à votre statut entièrement indépendant a été autorisé par les maçons de toutes les familles. Certains maçons sont peut-être restés ancrés dans le besoin de participer activement, durablement, dans les opérations de gestion. Le GODF n’a pas besoin de gens au pouvoir. Ce n’est pas notre objet ; ce n’est pas notre optique ; ce n’est pas notre regard. Mais il faut aussi reconnaître que dans ce territoire, c’est bien la franc-maçonnerie qui a aidé, comme dans d’autres plus tard, à façonner cette réussite. Cela aurait pu être une révolution, mais elle a été une révolution sereine, et beaucoup de francs-maçons étaient impliqués.
Y a-t-il des sanctions au GODF ?
J. H. : La loge peut prendre des sanctions pour un phénomène grave d’attitude dans l’atelier. Après, quand on est maître, en tant qu’élu de la loge, c’est-à-dire cadre du bureau de la loge, il peut y avoir des sanctions qui sont prises soit par le congrès régional soit par la justice interne du GODF. Et là, ça peut être un avertissement ou il peut y avoir un non-lieu. Il y a une enquête poussée qui aboutit à des défauts de comportements dans l’atelier comme des défauts de comportement dans la société civile, je ne parle même pas de choses historiquement pénales. Aujourd’hui, nous sommes un reflet de la société. Notre composition, c’est celle de la société actuelle. Il y a des actes graves qui peuvent être commis, notamment par des violences faites aux femmes et aux enfants. Chez nous, il y a une rigueur absolue. Évidemment, ce n’est pas nous qui menons l’enquête. Mais si la justice de la République dit que cette personne est condamnable et elle est condamnée, en dernier recours, nous prendrons des mesures d’exclusion. Et puis sur l’appartenance à des associations, des partis prônant la ségrégation ou la différence raciale, entre autres. Notre chambre judiciaire interne y est très vigilante.
Où en est le GODF sur la mixité ?
J. H. : Depuis 2010, c’est la même démarche pour les hommes et pour les femmes. Le Droit Humain est une obédience qui est née mixte. En gros, toutes les autres obédiences ont été créées sexuées. On nous reproche d’avoir été longtemps, et cela fait aussi partie des caricatures, masculine. Mais depuis des années, les choses couvaient. Le Convent de 2010 a formalisé le besoin et l’intérêt humain de passer à la mixité. Nous sommes la seule obédience masculine où les loges peuvent initier les femmes. On ne peut pas parler d’obédience mixte parce que c’est tout nouveau. La proportion aujourd’hui, en 13 ans, c’est que sur 54 000 membres, 6 000 à 7 000 sont des sœurs. Et elles passent par les mêmes fourches caudines, je vais dire, contrairement à d’autres structures auxquelles il arrive à certains de nous associer, comme les sectes. Il est plutôt difficile d’y rentrer et plus facile d’en sortir.
Le GODF à l’ère digitale pour un Grand Maître adjoint qui est informaticien…
J. H. : Le problème a été à la réouverture après le confinement. J’étais au Conseil de l’Ordre, il y a trois ans, et ça a été délicat parce que nous avons des travaux en tenue qui sont très ritualisés et cela se passe dans une ambiance qui doit être physique. Quand certains ont voulu que les tenues, c’est-à-dire les réunions officielles des ateliers, se passent en visio, cela n’a pas été autorisé par le Conseil de l’Ordre du moment, parce qu’il y avait aussi la protection de l’image et du secret d’appartenance. Nous ne savons pas, quand on se réunit sur Zoom ou autres, où finissent les données, notamment les données d’image. Par contre, l’évolution de la technologie nous permet de faire des réunions. J’avais proposé à ma loge qu’on appelle cela des «venues», ce qui était paradoxal parce qu’on ne venait pas.
Un Mauricien pourrait-il être un Grand Maître du GODF ?
J. H. : Un conseiller de l’Ordre, issu de nos 17 régions, peut se présenter. La nationalité n’a rien à y faire. C’est un système démocratique où chacun est élu. La région élit son délégué, son ou ses conseillers de l’Ordre. Après, c’est le Conseil de l’Ordre qui décide en son sein qui est élu.
Feu Louis Rivaltz Quenette a été un clerc de l’Assemblée nationale et un érudit franc-maçon.Un timbre commémorant les 200 ans du GODF.
* Suite de l’entretien de Jacques Helary paru il y a un mois. (lire ici)
Un siècle et demi, c’est long, il y avait donc de nombreuses raisons pour que les membres du Sioux Falls Masonic Center célèbrent son 150e anniversaire. Minnehaha Lodge numéro 5 de Ancient, Free and Accepted Mason a été créé en 1873 et s’est engagé à rendre les hommes bons meilleurs.
Les dirigeants ont déclaré que le maintien des traditions au fil des ans et maintenant près de deux siècles est quelque chose dont ils sont très fiers.
« Les maçons ont été parmi les premiers fondateurs de la ville. Ils ont aidé à développer certains des plans, des rues et des lampadaires. Certains des premiers établissements de la ville », a déclaré Aaron Zahn, le grand maître de l’État du Dakota du Sud.
« C’était la première loge formée à Sioux Falls, nous sommes ici depuis avant le début i.e. depuis 150 ans à faire des œuvres caritatives, à nous impliquer dans la communauté. Et j’espère que nous serons encore là les 150 prochaines années et au-delà », a déclaré Jon Woods, membre du Minnehaha Lodge numéro 5.
Présentation de l’éditeur:Tous et tout me menaient à l’islamo-gauchisme : mes origines, mon combat pour la Palestine, mon ancrage à gauche. Dans ma famille, mais aussi parmi mes amis et connaissances, au Liban comme en France, on a voulu m’assigner Arabe défendant les Arabes, musulmane défendant l’islam. Orientale pourfendant l’Occident. Mais je n’ai pas glissé. J’ai réfléchi, remis en cause, réfléchi encore, je me suis obstinée.
« Ce récit, c’est la laïcité qui se déploie et s’épanouit lentement, à la faveur de la trajectoire individuelle d’une Libanaise musulmane que rien ne prédisposait à devenir farouchement laïque, et dont le lecteur découvre le cheminement, du Liban vers la France, de l’islam vers le doute, du nationalisme vers l’universalisme. Une cinglante réponse à tous ceux qui, adversaires de la laïcité, y voient une approche desséchée de l’humain, un refus de tenir compte des parcours individuels, des vécus, des sensibilités, une machine à uniformiser. C’est un récit d’émancipation, un témoignage, un appel aussi. Car comment être tranquille dans un monde traversé par autant de crises, des réfugiés au covid, de la montée de l’islamisme aux atteintes à la liberté d’expression ? Comment ne pas s’interroger sur l’avenir de notre modèle de société, sans cesse soumis aux coups de boutoir de ceux qui, sous prétexte de l’améliorer, menacent en réalité de le détruire ? […] Une formidable leçon de laïcité en acte. » (extrait de la préface)
Biographie de l’auteure
Fidaa H. est enseignante de mathématiques, doctorante en sociologie, militante laïque et écologiste et Famille Solidaire. Elle a accueilli un jeune réfugié afghan dont les péripéties sont relatées dans ce récit.
Nadia Geerts.
[NDLR : Nadia Geerts signe la préface. Elle est une militante laïque, féministe et antiraciste, agrégée et maître-assistante en philosophie et, par ailleurs, lauréate en 2019 du Prix de la laïcité décerné par le Comité Laïcité République (Mention internationale), à qui nous devons, entre autres, L’après-midi sera courte-Plaidoyer pour le droit à l’euthanasie (L’Harmattan, 2018). Un livre qui n’enseigne pas le comment apprendre à mourir, mais aussi et peut-être surtout comment apprendre à faire mourir et à laisser mourir, et ce afin de garantir à chacun, dans des conditions d’égalité, la jouissance de la liberté de conscience en matière de vie et de mort. Un sujet qui, en France, est d’une brulante actualité. En effet, selon l’IFOP, 93 % des Français considèrent que la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de des personnes. Le regard des Français sur la fin de vie en 50 ans a bien changé et une majorité de Français (82 %) se dit favorable à un référendum sur la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Alors que le point de vue des autorités religieuses et morales, sans compter celui des catholiques traditionnalistes, n’a pas changé depuis le nuit – obscure – des temps !
Mais revenons à ce qui nous occupe aujourd’hui, notamment la présentation de cette belle collection « Débats laïques», chez L’Harmattan. Une collection dirigée par Gérard Delfau. Ce dernier a mené une carrière universitaire. Il est agrégé de Lettres classiques, ancien maître de conférences (1969-1980) à la Sorbonne, puis à l’université Paris VII – Diderot, spécialisé sur les rapports de l’Histoire et de la littérature, puis politique, tout en publiant une douzaine d’ouvrages sur des sujets aussi divers que l’emploi, les services publics et la viticulture.
Gérard delfau
À présent il se consacre à la collection « Débats laïques » qu’il vient de créer, et il multiplie les interventions et conférences sur ce thème. I. Politiquement parlant, il a été sénateur de l’Hérault (1980-2008) et maire – PS (jusqu’en 1998) puis PRG – de Saint-André-de-Sangonis, commune située dans le centre du département de l’Hérault (34), en région Occitanie. Il a été vice-président du Parti Radical de gauche de 2004 à 2008.
Sceau GODF – Crédit photo GODF officiel
Il est membre des loges Fidélité et Travail (Montpellier) et République (Paris), du Grand Orient de France, puissance symbolique régulière souveraine, plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale.
Voici ce que nous apprend le site de L’Harmattan sur sa collection Débats laïques : « Nombreuses sont les collections qui traitent des religions. En revanche, il n’en existait pas jusqu’ici qui soit consacrée à la Laïcité, alors que celle-ci est devenue un enjeu politique majeur, en France et dans le monde. Créée en novembre 2015, après la tragédie du Bataclan, la collection Débats laïques avait pour objectif d’engager une discussion de fond sur la dimension historique et philosophique de la Laïcité, sur les conditions de la sortie du Concordat, sur l’exercice au quotidien de la Liberté absolue de conscience et de la liberté d’opinion ; mais elle voulait aussi faire le point sur des sujets controversés, liés à sa mise en œuvre, comme le statut de l’École publique, le droit à l’IVG ou l’accompagnement de la fin de vie, notamment.
L’Harmattan, créé en 1975 par deux éditeurs issus de la gauche catholique et de l’engagement tiers-mondiste.
Elle compte actuellement 17 titres, tous à dominante théorique. Le moment est venu d’élargir son champ d’investigation, en l’ouvrant à la singularité des personnalités et des parcours de vie. Une biographie de Darwin, théoricien de l’Évolution et penseur agnostique, en offre un bel exemple. Et, bien sûr, les expériences collectives, qu’elles soient associatives ou syndicales, y trouveront leur place. Les auteurs s’inscrivent dans la grande tradition humaniste, celle des Lumières, de la Révolution française, et des lois de laïcisation de la IIIe République, dont le vote de la loi de Séparation des Églises et de l’État marque l’apogée. Or, ce mouvement d’émancipation se prolonge aujourd’hui dans le combat en faveur de l’égalité des droits des femmes et des minorités sexuelles, et pour le droit à mourir dans la dignité. Et, à chaque fois, cette aspiration se heurte à l’opposition frontale des appareils religieux. Ainsi, les intégristes catholiques ont-ils manifesté contre le mariage des couples de même sexe, aux côtés des représentants de l’islam politique, du Judaïsme orthodoxe et des Évangéliques. Que de chemin, il reste à faire !
Le Liban, en forme longue la République libanaise.
Dans ce but, la collection s’attache à donner la parole et à faire dialoguer, sereinement et sur un pied d’égalité, des femmes et des hommes de confessions ou de convictions philosophiques différentes, qu’ils soient catholiques, protestants, musulmans, juifs, ou encore athées, libres penseurs, agnostiques, tous se reconnaissant comme laïques. Un titre, parmi les 17 ouvrages parus, en résume l’esprit : Citoyens d’abord, croyants peut-être, laïques toujours. Et elle se situe volontairement dans le seul champ de l’argumentation, excluant toute attaque personnelle, contrairement aux pratiques en cours dans les médias et les réseaux sociaux. En ce sens aussi, elle se veut laïque. »
La préfacière nous confie que le récit de cet ouvrage est un « petit bijou. Un bijou de sensibilité, de finesse, de générosité, d’humour, de franc-parler, d’humanisme ».
Si l’intranquillité est un état manifestant ou révélant de l’inquiétude, de l’insatisfaction, notons immédiatement que l’altruisme caractérise Fidaa H. En effet, 50 % des droits d’auteur du livre sont reversés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) qui, rappelons-le, met en œuvre diverses actions dans le cadre de la politique de protection de l’enfance, à des fins de prévention, de repérage des situations de danger ou de risque de danger, et de protection.
L’auteure au grand cœur, dont le prénom indique le chemin, nous compte sa vie. Elle, la Libanaise devenue Française qui longtemps cru qu’elle était Palestinienne. Et de partir des origines de sa famille. D’un petit village frontalier du Sud-Liban, elle nous dit la chance d’avoir vécu dans un milieu familial où aucune différence n’était faite entre filles et garçons ou un père propalestinien, pro-syrien et panarabiste autoritaire, voire totalitaire mais éclairé – instituteur pour elle il exerçait le plus beau métier du monde –, et une mère plutôt faible et peu instruite. L’histoire commence en 2011, mais elle reprend aussi l’historique de la guerre du Liban, de l’hypothétique paix en Galilée, les différentes tentatives de couvre-feu et les invasions de son beau pays.
Fidaa H. porte témoignage, elle atteste de tout ce qu’elle a pu voir, entendre. Et, désormais, elle partage ! Pour elle la devise de notre République Liberté, Égalité, Fraternité s’accompagne des mots Solidarité et Moralité, qui, pour elle, est synonyme d’éthique.
Ce qui est émouvant, c’est qu’elle confie au lecteur littéralement toutes ces impressions, notamment celles concernant la laïcité versus française. Telle qu’elle l’aperçoit et telle qu’elle la perçoit ! D’en découvrir toutes les arcane set notamment les avantages qui y sont liés.
Avec la laïcité, par exemple, nul besoin de dévoiler sa confession. Elle comprend aussi que « la laïcité est un rempart face au pouvoir religieux, une citadelle imprenable garante de l’ennemi de l’entente entre les hommes ». Mais et surtout pour elle, femme libanaise, musulmane, laïcité rime avec liberté.
Panneau liberté égalité fraternité de la République Française
Un livre émouvant. Pourrions-nous dire qu’il s’agisse d’une conversion ? Sûrement. Nous en voulons pour preuve la façon dont Fidaa H. rappelle que certains pays aspirent à la laïcité, synonyme de paix, de liberté, d’égalité et d’émancipation. Comme c’est le cas actuellement de l’Iran. Déclarant, et c’est même la dernière phrase de son livre témoignage, somme toute autobiographique : « Alors nous, Français, il nous faut défendre bec et ongles ce trésor qu’est la laïcité française. »
Et de reprendre, en conclusion, comme pour nous faire toucher du doigt la chance que nous avons de vivre en démocratie, le slogan Zan, Zendegi, Azadi. Trois mots clés signifiant Femme, Vie, Liberté, slogan politique kurde utilisé dans le mouvement national kurde, puis repris dans l’ensemble de l’Iran au cours des manifestations de 2022 qui ont suivi la mort de Jina Mahsa Amini, décédée à l’âge de 22 ans, le 16 septembre 2022 à Téhéran , trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs iranienne pour « port de vêtements inappropriés ».
Un livre à lire et à méditer afin de mieux comprendre la chance, et le bonheur de vivre en France et afin de se remémorer aussi le texte de notre Constitution du 4 octobre 1958 et son Article Premier ; « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »
Drapeau français.
Sceau du Liban.
Le choix laïque d’une intranquille-Témoignage d’une Franco-Libanaise
Beaucoup de légendes existent à La Réunion. Mais il en est une qui interpelle. Celle que certains jeunes véhiculent dans leurs discours en parlant de la franc-maçonnerie.
Il faut dire que cette société discrète mais non secrète comme la fantasmagorie lui prête, ne fait rien pour arranger les choses à moins que ce ne soient les jeunes eux-mêmes qui se contentent de reprendre pour de l’argent content ce dont on a bien voulu leur dire.
Clément XII
Ainsi, dans la bouche de beaucoup de jeunes avec qui nous avons pu discuter, il apparait que la franc-maçonnerie regrouperait des gens riches et puissants qui se livreraient aux pires exactions comme le fait d’enlever des enfants pour les violer, les faire souffrir et boire leur sang qui contiendrait après moult violences de l’adrénochrome une drogue, disent-ils issue de l’oxydation de l’adrénaline.
Cette théorie, on l’a bien compris, est issue des réseaux complotistes où le sensationnel a forcément pignon sur rue et est fort digeste pour des personnes facilement manipulables et ce d’autant plus, comme le disait Jean de La Fontaine, que « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».
Pour absurde que soit cette théorie, il n’en demeure pas moins, qu’elle est bien ancrée chez certains jeunes Réunionnais qui n’en démordent pas. Peu soucieux de la vérité, ils y croient dur comme fer. La franc-maçonnerie c’est une secte satanique.
In eminenti apostolatus specula
Ainsi, pour eux, les francs-maçons gouverneraient le monde par leurs puissances occultes. S’il est vrai que des hommes politiques de divers pays ont pu accéder à la magistrature suprême, ces jeunes omettent, voire ignorent que c’est dans un cadre légal et que la franc-maçonnerie participe aux principes de la démocratie et au libre arbitre.
Nourris à la lumière des réseaux sociaux complotistes du 21ème siècle, ils ignorent encore que la haine de la franc-maçonnerie qu’ils ont, n’émane pas forcément d’eux. En effet, au XVIIIème siècle déjà, le pape Clément XII dans sa bulle « In eminenti apostolatus specula » du 28 avril 1738 condamne déjà ceux qui se disent « Liberi muratori ou francs-maçons » à l’excommunication.
D’ailleurs, l’église catholique n’a pas le monopole de cette haine puisque lors de la seconde guerre mondiale, le gouvernement de Vichy, allié des nazis, va lui emboiter le pas en promulguant diverses lois pour interdire toute appartenance à la franc-maçonnerie.
En 1940, le 13 août, une loi vient dépouiller la franc-maçonnerie française de tous ses biens et interdit à tout fonctionnaire d’appartenir à quelle qu’obédience que ce soit.
JORF du 14 août 1940
Le 11 août 1941, le journal officiel publie le nom des hauts gradés de la franc-maçonnerie et fait perdre à des milliers de Français leur emploi ou leur mandat d’élu du seul fait de leur appartenance à des loges maçonniques.
On peut supposer que dans l’inconscient collectif de ces jeunes tout un mécanisme de méfiance à l’égard de la franc-maçonnerie s’est figé, nourri par toutes les légendes urbaines et l’histoire sournoise que d’aucuns leur ont inculquée sans qu’ils ne puissent vérifier par eux-mêmes la véracité.
JORF du 12 août 1941
Clément XII n’a-t-il pas condamné la franc-maçonnerie du seul fait du serment d’allégeance au secret et à l’entraide entre frères bien qu’on puisse d’après les dernières découvertes supposer qu’il ait aussi signé un document que la curie lui aurait présenté sans qu’il ne sache exactement ce qu’était la franc-maçonnerie.
Mais, au sortir de cet entretien, il n’en demeure pas moins que l’image que se font ces jeunes de 20 ans sur la franc-maçonnerie ne manque pas d’interpeller tant les informations sont erronées et tant ils tiennent pour acquis ce qui leur a été conté.
Cette méconnaissance si elle peut leur être pardonnée reste toutefois dangereuse quand on sait la perversité de celle-ci dans notre rapport à l’autre comme ce fut le cas à l’égard des Israélites entre 1939 – 1945, qui, du fait de propagandes nazies nauséabondes, finirent par être déportés, tués, gazés par millions.
D’un autre côté, quand bien même pourrait-on leur pardonner en ce que l’erreur est humaine on ne peut toutefois ignorer qu’y persévérer est diabolique comme le dit si bien le dicton latin “errare humanum est, perseverare diabolicum”.