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Le président tchadien a refusé d’être initié à la franc-maçonnerie par Sassou Nguesso

De notre confrère lecongolais.fr

Mahamat Idriss Deby, fils du feu Idriss Deby et actuel président du Tchad a opposé un refus catégorique à l’insistance de son homologue Congolais de l’initier dans la franc-maçonnerie. Denis Sassou Nguesso a fait comprendre au Tchadien que son allégeance à la secte maçonnique lui garantirait une longévité au pouvoir et un bon carnet d’adresses.

Tout a commencé le 16 septembre 2021 au sommet de la CIRGL à Luanda où les deux hommes se sont vu pour la première fois. Mahamat Idriss Deby qui venait de succéder à son père assassiné avait eu un tête à tête avec son homologue du Congo en marge du sommet où une invitation officielle à visiter Brazzaville lui a été transmise.

Mahamat Idriss Déby Itno arrivait le 25 septembre 2021 dans la capitale congolaise pour la première fois mais il faut noter que le 7 mai 2021, son directeur de cabinet adjoint, Abdelkerim Mahamat Déby, avait été reçu à Oyo (Cuvette), porteur d’un message du président de transition du Tchad au chef de l’État congolais.

Lors de cette visite de 48heures à Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a insisté au Tchadien de l’importance d’adhérer à la Grande Loge maçonnique et qu’il allait lui servir d’initiateur. Le Congolais a rappelé aussi que c’est grâce à lui que son défunt père Idriss Deby Itno était devenu Franc-maçon, ce qui lui a permis d’assurer une succession familiale à la tête du Tchad.

Mais, le Tchadien a fait comprendre à son père et homologue Congolais de l’inopportunité de cette démarche alors qu’il venait juste de prendre les règnes de son pays. Malgré plusieurs visites au Congo et rencontres avec Denis Sassou Nguesso, le Tchadien Mahamat Idriss Deby hésite encore de se lancer dans cette aventure maçonnique.

La symbolique de l’épée du Tuileur dans la franc-maçonnerie

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par William Régal

La franc-maçonnerie est une communauté remplie de rituels et de symboles uniques, chacun ayant sa signification particulière. Ce monde, souvent mystérieux pour les étrangers, possède une histoire riche et une multitude de symboles qui transmettent des messages profonds et significatifs.

L’un des symboles captivants de la franc-maçonnerie est l’épée du Tuileur. Loin d’être une simple pièce décorative, cette épée porte un héritage et une signification qui font écho aux siècles.

Dans cet article, nous examinerons le symbolisme de l’épée du Tuileur. Nous expliquerons son importance et pourquoi elle est toujours importante dans la franc-maçonnerie.

Le rôle du Tuileur

Le Tuileur est une figure distinctive de la franc-maçonnerie , montant la garde devant les portes de la loge. Le rôle du Tuileur est bien plus qu’un simple cérémonial. Il protège le caractère sacré de la loge en admettant des personnes qualifiées.

L’épée du Tuileur est plus qu’un simple outil ; c’est un symbole. Il représente l’autorité, la protection et un engagement inébranlable envers les principes de la loge. C’est un lien tangible avec l’histoire et les valeurs de la franc-maçonnerie.

Il est intéressant de noter que l’épée du Tuileur a une lignée historique. Cela rappelle les épées portées par les chevaliers médiévaux, liant la pratique de la franc-maçonnerie à une tradition de chevalerie, d’honneur et de devoir.

Symbolisme de l’épée du Tuileur

Le célèbre érudit maçonnique Albert Mackey a interprété la forme de l’épée du Tuileur comme symbolisant certains principes maçonniques. Sa forme n’est pas seulement esthétique ; cela a une signification profonde qui résonne avec la philosophie maçonnique.

L’épée du Tuileur est souvent associée à « l’épée flamboyante » qui gardait le jardin d’Eden. Cette connexion approfondit sa signification symbolique, la liant aux thèmes de la tutelle, de la pureté et de l’ordre divin.

L’épée n’est pas seulement destinée aux cérémonies, mais montre également une volonté de se protéger contre les étrangers. C’est une manifestation physique de l’engagement de Mason à protéger et à maintenir l’intégrité de la loge.

Le Livre des Constitutions gardé par l’épée du Tuileur

En 1800, Webb ajouta le symbole du Livre des Constitutions protégé par l’épée du Tuileur. Cet ajout a enrichi la tapisserie de l’imagerie maçonnique, liant la loi de la loge au rôle protecteur du Tuileur.

Garder le Livre des Constitutions ne consiste pas seulement à protéger un livre physique. C’est une expression métaphorique mettant l’accent sur la préservation des principes fondateurs de la franc-maçonnerie.

Dans son rôle de gardienne du Livre des Constitutions, l’Épée du Tuileur exhorte les Maçons à être vigilants et circonspects dans leurs paroles et leurs actions. Cela nous rappelle de vivre selon les valeurs maçonniques , avec intégrité personnelle et confiance communautaire.

L’épée pointée vers un cœur nu

Les épées en franc-maçonnerie ne se limitent pas à la décoration. Les épées sont utilisées symboliquement lors des vœux d’initiation pour représenter l’engagement, la pureté et la solennité.

L’épée pointée vers un cœur nu est profondément associée à « l’œil qui voit tout ». Il représente une vérité universelle, l’omniscience et la vigilance constante d’une puissance supérieure veillant sur toutes les actions.

Historiquement, les épées sont passées de simples armes à des symboles d’autorité et de justice. Leur place dans la franc-maçonnerie perpétue cette tradition, incarnant des valeurs au cœur même de l’organisation.

L’épée du Tuileur comme emblème de l’autorité

Le rôle du grand porteur d’épée dans la franc-maçonnerie va au-delà des tâches cérémonielles. L’épée symbolise le pouvoir et la responsabilité, nous rappelant de maintenir l’ordre dans la loge.

Les épées sont des symboles dans la franc-maçonnerie et sont activement utilisées dans diverses cérémonies de loge. Leur inclusion sert à souligner la gravité des rites et les fortes traditions qui unissent les membres entre eux.

Bien que l’épée du Tuileur soit riche en symbolisme, elle se distingue de ses homologues historiques. L’épée du Tuileur est différente des épées du passé. Ce n’était pas seulement une arme mais avait aussi une signification spirituelle et morale.

La responsabilité du Tuileur dans les temps modernes

Le rôle du Tuileur a évolué, s’adaptant aux nouveaux défis. Aujourd’hui, le devoir du Tuileur de garder à l’écart les individus non invités comporte un sentiment moderne de confidentialité, de sécurité et d’exclusivité.

Être admis dans une loge n’est pas une mince affaire. Vous avez besoin de soutien ou d’un examen par un comité pour être approuvé, faisant preuve de confiance, de crédibilité et de respect.

L’autorité du Tuileur s’étend bien au-delà des portes de la loge. La loge doit être maintenue en bon état et ses qualités particulières préservées.

L’importance du symbolisme du Tuileur aujourd’hui

L’épée du Tuileur n’est pas seulement le symbole d’un rôle ; cela s’étend à tous les maçons. Cela leur rappelle toujours leurs tâches partagées, leur dévouement et la manière dont leurs rôles sont liés.

Le symbolisme de l’épée du Tuileur souligne l’importance d’examiner soigneusement les candidats. Il met l’accent sur le discernement, la sagesse et la nécessité de garantir que ceux qui adhèrent s’alignent sur les valeurs maçonniques.

Enfin, l’épée du Tuileur symbolise le devoir de tous les maçons de sauvegarder les secrets maçonniques. C’est un emblème unificateur qui lie les membres à un objectif commun, leur rappelant la confiance, la confidentialité et l’honneur sacré qui sont les pierres angulaires de leur fraternité.

Conclusion

L’épée du Tuileur en franc-maçonnerie est plus qu’un morceau de métal. Il raconte une histoire qui remonte à plusieurs années. C’est un symbole de pouvoir, d’autorité et d’unité. Il rappelle aux maçons leur passé et les guide dans leurs fonctions aujourd’hui.

L’épée du Tuileur est comme un professeur pour les maçons. Cela les aide à se rappeler d’être honnêtes, prudents et sages. Cela leur montre comment être de bons membres de leur groupe, garder leurs secrets en sécurité et choisir les bonnes personnes pour les rejoindre.

En fin de compte, l’épée du Tuileur est un symbole qui aide les maçons à comprendre qui ils sont. C’est un guide qui les aide à vivre une vie meilleure et à devenir de meilleures personnes. Il ne s’agit pas seulement du passé, mais aussi du présent et de l’avenir. Cela les aide à grandir ensemble en tant qu’amis et à trouver des moyens d’améliorer le monde.

01/10/23 : Marianne noire, l’invitée de la Grande Loge Féminine de France

450 vous a entretenu, à six reprises déjà, de cette magnifique statue au destin si particulier ! La Marianne noire et notamment de son inauguration officielle au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France).

Le 1er octobre prochain, c’est la Grande Loge Féminine de France (GLFF) qui vous convie à une conférence publique et ouverte à toutes et à tous, sur la Marianne noire. La GLFF, certes, mais une invitation que nous devons plus particulièrement au Congrès régional Île-de-France ainsi qu’a sa Commission Régionale des Droits des Femmes et sa Commission Régionale de la Laïcité.

Sceau GLFF
Sceau GLFF

Pour mémoire, le Musée de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne, à Toulouse – où la statue originelle est exposée –, nous avait, en septembre 2020, déjà conté l’incroyable aventure de la Marianne noire – surnommée la Belle au Musée dormant –, datant de 1848 et symbolisant l’abolition de l’esclavage voulu par Victor Schoelcher (1804-1893), républicain et franc-maçon.

Ce buste, anonyme, présente des symboles maçonniques.

Elle est ornée d’épis de blé autour de son visage et comprend sur son socle quelques symboles dont certains pourraient être maçonniques…

Un véritable livre enquête.

Rappelons aussi que notre Frère Daniel Chartagnac, ancien président de l’Institut Toulousain d’Études Maçonniques (ITEM) a coécrit avec Georges Bringuier, Jacqueline Ferrasse et Monique Biasi La Marianne du Musée (Éd. Loubatières, Coll. Histoire, 2020, 112 pages, 12 €). Un remarquable ouvrage.

Fort justement deux des coauteurs seront les conférencières d’un jour, à savoir Monique Biasi et Jacqueline Fonvieille-Ferrasse. Elles nous parleront de l’incroyable aventure de cette unique statue et de Marianne, symbole de la République française.

Martyrisée, la Marianne noire dégage force et sérénité.

Gageons qu’elles sauront faire œuvre de transmission en nous contant aussi tous les combats à mener pour la défense de la République et de ses valeurs : Liberté, Égalité, Fraternité.

La Marianne noire, sentinelle et gardienne du temple.

Une dédicace suivra la conférence.

Infos pratiques

Dimanche 1er octobre 2023, à 10 heures

Entrée libre et gratuite. Ouverte à toutes et à tous.

Grande Loge Féminine de France

Temple Gisèle Faivre, Cité du Couvent – Paris 75011

Réservation obligatoire : brigitte.plazas@orange.fr

Crédit photos Yonnel Ghernaouti, YG

Temple GLFF.

Le Frère Jean Alvarez tué d’une balle perdue, il décède dans la Loge devant ses Frères

De notre confrère rezonodwes.com

Le récit quotidien du drame haïtien rappelle que personne n’est à l’abri du grand danger auquel on est exposé. À « Nan Rémy », localité de Croix-des-Bouquets, Jean Alvarez a reçu une balle perdue à l’intérieur de son véhicule et est décédé sur la cour de la loge L’Avenir # 50, Orient de Croix-des-Bouquets. Sa disparition a provoqué une onde de choc dans la communauté maçonnique haïtienne. 

Éducateur et directeur d’école, Jean Alvarez (39 ans) s’apprêtait à participer à une tenue d’obligation dans la Loge L’Avenir # 50, Orient de Croix-des-Bouquets dimanche dernier quand il a reçu un projectile dans le dos. Il a rendu l’âme à l’intérieur de la Loge, sous les yeux impuissants de ses frères maçons.

Une note audiovisuelle captée en amateur, virale sur les réseaux sociaux, montre le corps maculé de sang de l’éducateur évacué sur une civière, après avoir été conduit dans la loge L’Avenir # 50. Des voix commentant la scène expliquent la situation de la victime qui vient de trépasser. Ses frères maçons de L’Avenir, témoins de ses derniers instants, ont vécu sa disparition tragique avec douleur.

Jean Alvarez, franc-maçon dans l’âme, est réputé homme dévoué et régulier qui se distinguait par son dévouement à servir les autres. Des témoignages de sa loge mère campent un homme épris d’un esprit philanthropique passionnant, exemplaire et réaliste.

Pluie de réactions

Plusieurs loges sœurs dont L’Heureuse Indépendance # 16, Orient des Gonaïves, ont exprimé leur sympathie à Jean Alvarez, sa famille et aux autres membres de son atelier. « La Respectable Loge l’Heureuse Indépendante#16, Orient des Gonaïves présente ses condoléances à la famille de notre regretté Fr Alvarez ainsi qu’à tous les Frères et membres réguliers de la Respectable Loge L’Avenir # 50, Orient de la Croix des Bouquets », peut-on lire dans une note publiée par le conseil des lumières.

Une activité à la découverte du trésor des Templiers est organisée à Lizio

De notre confrère ouest-france.fr

Tous les mercredis après-midi, le village de Lizio (Morbihan) organise des balades-enquêtes pour petits et grands. L’occasion de s’amuser et de découvrir la ville.

En dehors de ses musées, de ses sentiers et de son patrimoine, Lizio (Morbihan) propose tout l’été des balades-enquêtes. Tous les mercredis après-midi, à l’initiative d’Oust Brocéliande communauté (OBC), Arnaud Deroubaix anime le bourg de la commune. Ce jour-là une vingtaine de personnes s’étaient inscrites pour relever le défi lancé : « Aider le célèbre archéologue breton Hercule Baudouin à retrouver le trésor des Templiers.  »

L’histoire débute en 1923. Le célèbre professeur a été missionné par l’Institut breton de recherches archéologiques de Rennes (Ibrar) pour retrouver un étrange trésor médiéval qui serait caché à Lizio. Mais où ? D’après ses recherches, il est tout près d’aboutir mais il a besoin de renfort pour accéder au fameux coffre.  Je possède quelques vieux manuscrits qui vont nous aider dont une carte très ancienne qu’il faut déchiffrer.  ​Aussi, il fait appel à tous les volontaires pour tenter de déterrer ce mystérieux trésor. Parsemée d’énigmes en tout genre, cette quête convient aussi bien aux enfants qu’aux adultes. À l’issue de cette enquête, le guide retracera en quelques lignes, l’histoire de Lizio.

Un riche patrimoine datant du XVIIe et XVIIIe siècle

À travers cette balade dans le village, les visiteurs vont découvrir l’histoire de Lizio. Le guide rappelle que la commune a été envahie, à une époque, par les troupes gallo-romaines. Il relate la bataille navale entre les gabarres romaines et les bateaux vénètes mus par la voile. Hélas, l’absence de vent précipita la défaite des Gaulois. Autrefois Lizio fut un village très actif et florissant. Au XVIIe et XVIIIe siècles, les nombreux tisserands firent prospérer le village avec le marché du lin. Et, plus récemment, avec le commerce de l’eau.  La commune possédait deux usines d’eau:Katell-Roc et l’eau de Lizio. Malheureusement les deux usines ont fermé et la prospérité industrielle s’en est allée avec elles.

Balade enquête, tous les mercredis, à partir de 14 h 30. Durée 2 h. Tarif : 5 € pour les plus de 16 ans. Prochaines animations les 9,16, 23 et 30 août 2023. Réservation conseillée au 02 99 08 21 75. Départ au Point I de Lizio.

La franc-maçonnerie célèbre la journée des enfants à l’école Santa Juana

De notre confrère chilien new.granlogia.cl

Le jeudi 10 août, les membres de la Loge « Juan Antonio Ríos » n° 178 de Concepción, avec le soutien de la Loge « Melipulli » n° 215 de Puerto Montt, ont apporté de la joie aux élèves de l’école Colico Bajo de la Commune de Santa Juana, profitant des festivités de la Journée des Enfants.

La Loge « Juan Antonio Ríos » n° 178 entretient un lien particulier avec l’école et cherche toujours à aider et à être proche de la communauté éducative. Cette fois, ils ont organisé un programme pour toute la journée, commençant par le don de livres à l’école, suivi d’une visite au zoo de Concepción, d’un déjeuner dans un restaurant local et d’activités récréatives, dont un dessin animé au cinéma.

Les enfants et la communauté scolaire ont reçu les membres de la Loge Juan Antonio Ríos n° 178 avec petit-déjeuner avant de commencer les activités. Les membres de l’atelier, René Vidal, Alfredo Shima et Mauricio Soto, étaient chargés de planifier le programme et de tout coordonner pour que les enfants passent une journée spéciale. Le Vénérable Maître de la Loge « Juan Antonio Ríos », Ariel Manquez Godoy, a déclaré qu’il est important de continuer à soutenir l’École Colico Bajo, car ces actions sont des moments d’amour et d’affection pour les enfants, qu’ils chérissent comme d’heureux souvenirs.

La franc-maçonnerie célèbre la journée des enfants à l’école Santa Juana

01/09/23 : RTT-Remets Ton Tablier, c’est la rentrée maçonnique !

Si pour le commun des mortels, la réduction du temps de travail (RTT) est le dispositif qui prévoit d’attribuer des journées ou des demi-journées de repos à un salarié dont la durée de travail est supérieure à 35 heures par semaine, pour le franc-maçon – qui ne s’arrête jamais de travailler – il est donc temps de remettre son tablier. Même si le fait de travailler en Loge, une ou deux fois par mois, permet de faire une pause, une respiration, par rapport à la vie profane et son lot de soucis.

Templo Hyerosolimitani – Wikimedia Commons.

Mais la franc-maçonnerie a, dès 1848, travaillé « à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité » (Constitution GODF ; Principes Généraux de l’Ordre Maçonnique, Art. 1er, éd. 2016/2017).

André Combes.

Pour cela, appuyons-nous sur les écrits du professeur agrégé d’histoire, auteur d’ouvrages sur la franc-maçonnerie et membre du Garnd Orient de France, André Combes pas dans le numéro 256 d’Histoire (juillet-août 2001) consacré aux « Les Francs-Maçons » :

« Février-juin 1848. La République maçonnique – S’il y a eu une république maçonnique, c’est bien en 1848 ! Pendant quelques semaines, le nouveau régime a été influencé par la Franc-Maçonnerie. Qu’il s’agisse des hommes qui l’ont soutenu. Ou des idéaux qui l’ont animé. »

D’ailleurs, peu après la révolution de février 1848, l’une des premières décisions du gouvernement provisoire pour résoudre la question sociale est l’adoption du décret du 2 mars 1848, qui fixe la durée maximale de la journée de travail à dix heures à Paris et onze heures en province. Ce décret proclame :

« Considérant qu’un travail manuel trop prolongé non-seulement ruine la santé du travailleur, mais encore, en l’empêchant de cultiver son intelligence, porte atteinte à la dignité de l’homme ; – Le gouvernement provisoire de la République décrète : 1° la journée de travail est diminuée d’une heure ; en conséquence à Paris, où elle était de onze heures, elle est réduite à dix ; et en province, où elle avait été jusqu’ici de douze heures, elle est réduite à onze ».

Et comme cette année vous n’avez sans doute pas fait vos cahiers de vacances, nous vous invitons à réviser la chronologie maçonnique… GRATUITEMENT ! Cela peut toujours servir.

Pour mémoire, notez que dans le passé les cours maçonniques existaient et ce dès le XIXe siècle, avec les Cours pratique de Franc-Maçonnerie publié sur la demande et sous les auspices de la RL Isis-Montion, au premier garde et à celui de compagnon aussi, par le F C Dupontés, Paris, Chez l’auteur, au Bureau de l’Encyclopédie Maçonnique, rue St-Denis, 279, près des Bains St-Sauveur, 1843. L’auteur étant Jean-Baptiste Chemin-Dupontès, (1760- c.1852). Des opuscules (environ 86 pages), annoncés comme des suppléments à L’Encyclopédie Maçonnique.

Ou encore avec le Cours Complet de Maçonnerie ou Histoire générale de l’Initiation, depuis son origine jusqu’à son institution en France du Dr Pierre-Gérard Vassal (Paris, Chez l’auteur, 1832)…

Cette chronologie des évènements maçonniques est proposée par Dialogue & Démocratie Suisse (D&DS), une ONG avec un statut consultatif à l’ECOSOC, ONU (New York, Genève) depuis 2012. Elle est une association à but non lucratif et neutre sur les plans politiques, philosophiques et religieux. D&DS se veut le gardien des valeurs démocratiques dans le sens le plus noble.

Nous n’avons pu résister au plaisir de partager le symbolisme de son blason. Par sa couleur violette dans la circonférence, il représente le prologue de la constitution suisse de 1848 qui signifie que le peuple suisse est uni par une transcendance qui érige le bien commun dans une surconscience active. Le triangle équilatéral signifie l’égalité des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires. Le petit cercle central confirme que l’altérité humaine se conjugue dans une harmonie des contraires exprimée par le dialogue dans le Yang et la démocratie dans le Yin reliés pour l’éternité dans la lettre S qui symbolise la Sagesse. Le blanc à l’intérieur du logo exprime la pureté des actions lorsqu’elles obéissent aux symboles décrits ci-dessus.

Jérusalem avec le Temple de Salomon – Wikimedia Commons.

Une chronologie qui débute avec la construction du Temple de Salomon et se termine en 2005. Un très instructif dossier du au talent de Jean-Claude Von Laufen.

La chronologie, c’est ICI.

Lieu symbolique : La Maison Picassiette, joyau de l’art brut (Chartres – Eure-et-Loir)

C’est au cœur de la capitale des Carnutes, Chartres – préfecture du département d’Eure-et-Loir, dans la région Centre-Val de Loire –, surnommée « Capitale de la lumière et du parfum », que nous vous transportons en ce vendredi 1er septembre.

Non pas pour une visite de son église cathédrale qui a été le siège de plusieurs conciles et reste le lieu d’un pèlerinage annuel, mais pour une bien plus modeste demeure, mais tout aussi noble, située rue du Repos, au 22 ! Petit trésor de l’art naïf, cette maison est, à jamais, éternelle. De par la volonté d’un homme : Raymond Isidore.

La cour noire.

« Pierre par pierre, je bâtirai ma maison… »

Paraphrasant l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (chapitre 16, versets 13 à 23) « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église », M. Isidore a, à sa façon, laissé aux générations futures, avec sa Maison Picassiette, un exemple d’architecture naïve constituée de mosaïques de faïence et de verre coulées dans le ciment. À l’ombre de la cathédrale de Chartres, cette maison dépend désormais du musée des Beaux-Arts de la ville.

M. Raymond Isidore.

Issu d’un milieu modeste, Raymond Isidore s’installe dans une petite maison dans le quartier chartrain de Saint-Chéron. Pour l’anecdote, saint Chéron est un romain dénommé Caronus (devenu Chéron) qui, après de brillantes études à Rome, se convertit au christianisme et vint en Gaulle via Marseille pour prêcher la foi chrétienne.

Cathédrale de Chartres, la baie 15, détail.

Assassiné par des brigands – trois ? –  sur la route d’Ablis à Chartres le 5 des calendes de juin en l’an 98 après Jésus Christ, il fut canonisé à Chartres vers l’an 800. La cathédrale de Chartres, née de l’esprit d’un homme, et qui offre une vision vers Dieu, par Marie, possède, hasard ou Divine Providence, une verrière, la baie 15, sur saint Chéron… Située dans la Chapelle des Confesseurs ou de Saint-Nicolas, la verrière reproduit des tailleurs de pierre, des maçons et des sculpteurs, tous donateurs, qui sont, bien évidemment, représentés au premier plan !

M. et Mme Isidore.

Lors de ses promenades, il prend l’habitude de ramasser des morceaux de verre et de faïence qu’il transforme en mosaïques pour embellir sa maison.

Petit à petit, il en recouvre les murs, intérieurs et extérieurs, ainsi que les meubles et les sols. Seule la taille de son terrain semble alors limiter la créativité du « Picassiette ».

Parvenus jusqu’à nous, les décors imaginés et créés par Raymond Isidore ne peuvent qu’émerveiller. Par leur diversité et leur nombre tout d’abord, par la somme de travail qu’ils ont demandé ensuite, mais surtout par leur capacité à nous rendre contemplatifs.

Raymond Isidore est à l’origine de l’une des réalisations d’architecture spontanée parmi les plus marquantes et enchanteresses.

Pendant plusieurs décennies, le « Picassiette », surnommé ainsi par dérision, va progressivement recouvrir entièrement sa maison, ses meubles et même ses objets de faïences, de débris de verre et de vaisselle. Il peint et recouvre de mosaïques multicolores tous les espaces, des sols au plafond, ainsi que son jardin.

Raymond…

Homme simple et de condition très modeste, sans instruction, solitaire, Raymond Isidore est un personnage hors du commun, à la fois, architecte, bâtisseur, peintre et mosaïste.

Un parcours modeste

Il est né à Chartres le 8 septembre 1900 au sein d’une famille plus que modeste, septième d’une fratrie de huit enfants. Il connaît peu son père parti travailler loin de son foyer et sa mère ne lui apporte pas la tendresse dont tout enfant a besoin. Il reçoit une formation scolaire rudimentaire et exerce plusieurs métiers (mouleur de fonderie, employé aux chemins de fer, accessoiriste au théâtre municipal…). Il change souvent d’emploi, instable et révolté par toute injustice. En 1935, il est embauché comme cantonnier par la ville de Chartres ; il sera affecté comme balayeur au cimetière Saint-Chéron à partir de 1949 et y restera jusqu’à sa démission en 1958.

… et Adrienne.

Une vie de famille tranquille

En 1924, il épouse Adrienne Rolland née Dousset, son ainée de onze ans, alors veuve et mère de trois enfants. Il devient propriétaire en 1929 d’un terrain rue du Repos sur lequel il va avec l’aide de ses deux beaux-fils Michel et Bernard Rolland, construire une maison.

Trois pièces seulement constituent cette demeure : une cuisine/salle à manger, un petit salon exigu et une chambre. Raymond Isidore ne pense alors aucunement à la décorer de quelque manière que ce soit.

L’œuvre du hasard

Il commence son œuvre en 1938, par l’intérieur de la maison et, d’une certaine manière, par hasard, comme il le dit lui-même : « J’ai d’abord construit ma maison pour nous abriter. La maison achevée, je me promenais dans les champs quand je vis par hasard, des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs. »

La chapelle.

Une passion reconnue

Chaque jour, il parcourt des kilomètres à la recherche de débris, il devient le pique-assiette (Picassiette). Son personnage devient fameux, parfois raillé. Pour créer ses décors, il s’inspire de ses rêves. Il travaille à ses créations le jour et quand vient la nuit, à la lumière d’une lampe torche.

D’abord dédaigné par ceux qui le connaissaient, parfois littéralement pris pour un fou, Raymond Isidore a cependant de son vivant la satisfaction de voir son travail reconnu. Il fait d’abord visiter sa maison avec plaisir.

Un univers croissant

Pendant la seconde Guerre mondiale, il travaille dans un entrepôt de charbon. Cette triste période le conduit plusieurs mois à l’hôpital psychiatrique à la suite d’une crise de démence. Absorbé par son monde intérieur, il devient indifférent au succès naissant et aux visiteurs de plus en plus nombreux. Il s’attache à décorer les murs extérieurs, puis les cours.

En 1956, il entreprend de nouvelles constructions derrière sa maison : une chapelle, une maison d’été ; il achète une parcelle de terrain limitrophe et décore son jardin.

En 1962, il construit le tombeau de l’esprit, son ultime réalisation.

Une vie de créativité. Après 24 ans d’un travail de titan et de créativité, son œuvre est enfin achevée. En 1964, il connaît de nouveau l’hôpital psychiatrique. Le 6 septembre de la même année, trouvé hagard au bord d’une route, il succombe au matin, âgé de 64 ans.

La ville de Chartres fait l’acquisition de la Maison Picassiette en 1981, et enrichit ainsi son patrimoine d’un chef d’œuvre d’art brut. La procédure d’acquisition aboutit au classement de la maison parmi les monuments historiques en novembre 1983. En 2017, le site reçoit le label architectural Patrimoine du XXe siècle du ministère de la Culture.

Parcourez la Maison Picassiette

Visiter la maison Picassiette, c’est scruter le moindre recoin où surgissent édifices, visages, fleurs, animaux et autres formes surprenantes. Sa veuve raconte que ce fut « un labeur de 29 000 heures pour lequel il manipula 4 millions de débris de vaisselle, soit 15 tonnes. Il a continué jusqu’à ce qu’il s’en aille ».

Chez les Isidore, l’amour des animaux règne, nous les retrouvons souvent dans ses mosaïques, un chien, deux chats recueillis, des oiseaux des alentours étaient nourris, des poules, des lapins (qu’ils offraient car ils ne savaient pas les tuer), une oie, une tourterelle qui vivra plus de vingt ans et leur survivra.

La maison principale

Les gros travaux achevés, il s’attelle à la décoration intérieure à partir de 1938. Pour réaliser ses fresques, le Picassiette Raymond Isidore reproduira dans un premier temps des cartes postales. Bientôt, tout est recouvert de peinture ou de mosaïques, du sol au plafond en passant par les murs et même le mobilier.

L’intérieur terminé, il s’attaque à l’extérieur couvrant avec frénésie façade, allées, clôtures de jardin.

Maison Picassiette : la façade – Ville de Chartres

La chapelle.

L’intérieur de la maison.

La chapelle

Elle fut édifiée entre 1953 et 1956. Sa décoration fait référence en particulier à la religion chrétienne : croix, églises, madones, Jérusalem – mais des scènes rurales sont aussi visibles.

La cour noire.

La cour noire

Cette couleur a été choisie pour représenter la vie terrestre. Cet espace à ciel ouvert fait la part belle la cathédrale : une de pierre en 3 dimensions repose sur le tombeau noir recouvert de mosaïques et au faîte du mur, une représentation surplombant la ville de Chartres.

Des niches aménagées dans le mur laissent voir églises et cathédrales. Un trône noir est orienté vers le tombeau.

La chambre.

La maison d’été et le passage étroit

La maison d’été fut construite en même temps que la chapelle, pour agrandir la partie habitation. À l’intérieur, les murs sont recouverts de peintures maladroites. La partie extérieure, le passage étroit, comporte sur ses murs de belles scènes (l’Annonciation) et un cerf entourés de nombreux visages féminins.

Ce passage nous guide vers une porte peinte d’oiseaux en vol et encadrée de deux piliers ornés chacun de huit animaux familiers, on la nomme la Porte du Paradis. Elle ouvre sur un passage couvert égayé de peintures drôles et surprenantes.

Le mur de Jérusalem.

Le Jardin du Paradis

À la sortie de cet espace, une porte donne accès au Jardin du Paradis qui comprend deux zones : la statueraie qui s’étend jusqu’au mur de clôture : lieu de promenade, il faut emprunter le petit chemin qui circule entre de beaux parterres de fleurs animés par des sculptures.

Le parvis de Jérusalem 

Ce jardin à la française s’organisant autour d’un bassin amène le visiteur vers le trône bleu. Derrière lui en hauteur se trouve la représentation de la ville de Jérusalem.

Le tombeau de l’esprit.

Le tombeau de l’esprit

Enfin, derrière le mur de Jérusalem, apparaît Le tombeau de l’esprit : ce tombeau de couleur bleue, symbolisant l’espace céleste en opposition avec le trône noir, offre de très belles mosaïques et des inscriptions pieuses. Bâtie en 1962, ce sera son ultime création.

Après, il continuera cependant à chercher des morceaux d’assiettes pour fignoler quelques détails, estimant que sa maison était finie ainsi que l’aménagement de son jardin.

Pour en savoir plus : Picassiette, « Le Jardin d’Assiettes », de Paul Fucks, Éditions Ides et Calendes. Le témoignage de l’arrière-petite-fille d’Adrienne et Raymond Isidore

Mosaïque, détail.

Infos pratiques : Adresse – 22 rue du Repos, 28000 Chartres.

Ouverture du 15 mars au 30 juin et du 3 septembre au 15 novembre : Du mercredi au samedi de 10h à 18h/Le dimanche de 14h à 18h. Le matin étant réservé aux visites guidées/Ouverture exceptionnelle les lundis 1er, 8 et 29 mai 2023. Ouverture en juillet et août : Du mardi au samedi de 10h à 18h/Le dimanche de 12h à 18h. Le matin étant réservé aux visites guidées. Visite libre : Du 15 mars au 31 mai et du 1er au 15 novembre Tarifs : 7 €, tarif réduit : 4 €*, gratuit pour les moins de 6 ans. En période d’exposition, du 1er juin au 31 octobre : plein tarif : 9 €, tarif réduit : 4 €*, gratuit pour les moins de 6 ans. Tél. 02 37 34 10 78. Réservation sur le site boutique.chartres-tourisme.com.

Le pasteur.

* tarif réduit : Demandeurs d’emploi, RSA, personnes handicapées, amis du musée de Chartres, Ste d’archéologie, musée région, carte culture et pass, -18 ans et étudiants, membres de la SAEL, membres de l’ICOM/ICOMOS, de l’association des Musées de la région Centre-Val de Loire

Visite guidée : Tél. 02 37 18 26 26. Visite guidée classique : plein tarif : 12 €, tarif réduit : 9 €*, achat et réservation en ligne sur le site boutique.chartres-tourisme.com.

Visite immersive de la Maison Picassiette par Adrienne Isidore : plein tarif : 15 €, tarif réduit : 10 €*, achat et réservation en ligne sur le site boutique.chartres-tourisme.com.

Visite privée (30min) : 13 €, tarif réduit : 9 €.

Sources : https://www.chartres.fr/ ; Wikimedia Commons ; http://ailonuage.canalblog.com/

Reconstruire le Temple ?

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Dans la tradition judéo-chrétienne, le Temple est, en tout premier lieu, le Temple de Jérusalem, la Demeure de Yahweh, l’édifice bâti par Salomon au Xe siècle avant notre ère, pour abriter l’arche d’alliance. Le mot a aussi connu une fortune remarquable – j’emploie la formule à dessein – avec les Templiers, renvoyant ainsi à leur maison, à leur monastère.

Dans la généralité de la langue, le temple désigne tout lieu de célébration d’un culte où se réunissent des fidèles, quoique aujourd’hui l’usage le réserve plutôt au bâtiment du culte de l’Église réformée, sans plus guère de référence à l’église, à la mosquée ou à la synagogue, tandis qu’il se comprend encore du lieu de réunion d’une loge maçonnique, autrement dénommé atelier, le terme loge supplantant, toutefois, lato sensu, dans la conversation courante, celui de temple : ne dit-on pas plus communément « je vais à la loge » ?

Temple ? Ce mot résonne avec solennité ! J’entends l’écho qu’il soulevait en moi il y a plus d’un demi-siècle quand j’appris comment les Romains, soucieux du puissant avantage que leur procurerait la connaissance des dispositions célestes à leur égard, chargeaient les haruspices, ces devins hérités des Étrusques, de prendre les auspices, c’est-à-dire littéralement d’observer le vol des oiseaux (en latin auspicium ou avispicium), afin d’interpréter l’état d’esprit des Dieux. Les haruspices, pour ce faire, découpaient dans l’espace, à l’aide de leur bâton (lituus), un invisible et large quadrilatère qu’ils appelaient templum où, dans la secrète combinaison des phénomènes naturels et des comportements de la faune volatile, ils lisaient les volontés divines. Ainsi, de proche en proche, chez les Latins, aucune affaire publique ne se déterminait sans un  battement d’aile ou un chant d’oiseau. N’eût été une certaine gravité, la poésie l’aurait emporté… Ne nous en moquons pas, cependant : dans les croyances religieuses qui nous sont plus familières, la colombe, par exemple, ne fut-elle pas longtemps porteuse des signes de la Providence ?

Toujours est-il que le mot temple, probablement issu de l’indo-européen temp (« étendue, espace », que l’on retrouve dans le sens étymologique de templum), est aussi souvent rapproché – tant la tentation est grande – du grec τέμενος (du verbe τέμνω, « découper »), ce qui rend plus manifeste encore la coupure entre le profane et le sacré.

Par métonymie, le nom de temple fut donné au bâtiment abritant la représentation d’une divinité et le culte qu’on lui voue, avant que, plus tard, le sacré puisse s’y refléter, en donnant lieu à des rituels sans lien avec aucun dogme religieux, comme un sanctuaire universel, un séjour protégé et privilégié de la conscience, un refuge consacré à l’examen le plus complet et le plus rigoureux possible des questions essentielles qu’on rencontre chaque jour, en ouvrant les yeux, mais sans s’y arrêter, et qui butent sur l’inconnu voire touchent à l’Inconnaissable.

Le temple maçonnique veut être ainsi un temple de la Raison et plus encore de l’Esprit où l’on célèbre les immortelles valeurs de la libre conscience, celles-là mêmes qui, par les vertus de la méthode symbolique, conduisent chaque Frère ou chaque Sœur à poursuivre, en son for intérieur, non seulement le chemin de son émancipation  mais concomitamment celui de son accomplissement, en se frottant également à la diversité des témoignages apportés par les autres. On notera qu’à l’instar des anciennes pratiques romaines, les cérémonies s’y déroulent sous la voûte étoilée, c’est-à-dire, par l’imagination, à ciel ouvert, mais sans autres présages que ceux déployés par les métamorphoses intimes de tout temple vivant. Qu’il s’agisse du temple où l’on se réunit ou du temple que l’on cherche à édifier en soi-même, on y forge un sens sacré de la fraternité où les hostilités sont abolies ou devraient l’être jusqu’aux plus latentes et aux plus muettes. Ce temple ne se résume pas à un lieu de prières. Ce que le Franc-maçon, par la symbolique qu’il vise à intégrer et à maîtriser, est constamment incité à mettre en œuvre, ce sont des actes concourant à la concorde, à l’harmonie, au progrès. Mais agir n’est pas agir tous azimuts, c’est aussi savoir laisser advenir, permettre que se produise ce que d’autres portent. C’est à cela que servent, dans un souci permanent de liberté, et la vigilance et la tempérance. C’est ainsi que se trouve préservé et promu le sens du bien et de la pérennité.  

Pour peu que cette chronique ait titillé la réflexion de celles et de ceux qui l’auront lue, j’augure volontiers qu’ils auront profit à explorer les traditions qui alimentent la notion de temple dans l’univers maçonnique, en cherchant, avec Yonnel Ghernaouti[1], à percer cette énigme : Pourquoi les francs-maçons veulent-ils reconstruire le Temple ?


[1] Yonnel Ghernaouti, Pourquoi les francs-maçons veulent-ils reconstruire le Temple ?, Paris : éditions Dervy (coll. : Les outils maçonniques du XXIe siècle), juin 2023, 101 p., 9,90 €. Yonnel Ghernaouti est directeur de la Rédaction de 450.fm.

SPINOZA – Une Philosophie de la Joie avec 3 vidéos

Dans cet épisode de ‘Think First, Talk Later’, je suis ravi de vous emmener dans un voyage de découverte et de réflexion. Ensemble, nous explorerons les principes philosophiques et leur application dans notre quotidien. Nous approfondirons notre compréhension de la vie, stimulerons notre esprit critique et nous nous aventurerons là où la pensée nous mène.

Préparez-vous à penser d’abord et à parler ensuite, et à voir comment cette simple inversion peut transformer votre façon d’interagir avec le monde. Rejoignez-moi, Christopher Laquieze, pour ce banquet de la connaissance.

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La suite avec la vidéo n°2…

suite et fin avec la vidéo n°3…