Il y a quelques mois, le Grand Orient Lusitanien a ouvert le débat sur l’Initiation des Femmes à la Franc-maçonnerie.
Le Grand Orient Lusitanien fait face à un débat interne intense concernant l’ouverture de l’initiation des femmes à la Franc-maçonnerie.
Le débat a été déclenché par un discours prononcé par un membre éminent de l’organisation, qui a réfléchi sur la pertinence du symbolisme et des rituels dans la Franc-maçonnerie, en particulier dans le contexte de l’Initiation.
Dans le discours intitulé « Initiation des Femmes au Grand Orient Lusitanien« , l’orateur a abordé l’importance des rituels d’Initiation et leur rôle dans la transmission de la Tradition Initiatique à travers le temps.
Le discours a souligné que, malgré les questions historiques et culturelles, l’Initiation devrait être axée sur la personne elle-même, indépendamment du genre, en tant que partie fondamentale de la structure philosophique de la Franc-maçonnerie.
L’orateur a réfuté plusieurs arguments fréquemment avancés pour justifier l’exclusion des femmes de l’Initiation maçonnique. Parmi ces arguments, il a été mis en avant l’analyse des traditions des Loges d’Adoption, qui existent depuis le XIXe siècle et qui ont eu une présence féminine dans les activités maçonniques.
Il a également été avancé que la Constitution du Grand Orient Lusitanien, en mentionnant les « hommes » dans le contexte de la Franc-maçonnerie, devrait être modifiée pour s’adapter aux principes d’Égalité consacrés dans la Constitution de la République Portugaise.
En conséquence, les femmes sont sur le point d’être initiées au Grand Orient Lusitanien.
Le discours a également abordé la controverse autour de « l’esprit » de l’Initiation masculine par rapport à l’Initiation féminine, et a réfuté l’idée que l’Initiation des femmes compromettrait l’atmosphère « masculine » des Loges.
L’orateur a souligné que la Franc-maçonnerie devrait évoluer pour embrasser la Diversité, l’Égalité et la Liberté en tant que valeurs fondamentales, et que la présence des femmes ne devrait pas être perçue comme une menace, mais plutôt comme un enrichissement pour l’Ordre.
Ce discours a suscité un débat intense parmi les membres du Grand Orient Lusitanien, divisant les opinions sur l’Initiation des femmes à la Franc-maçonnerie.
De nombreux membres ont exprimé leur soutien à l’idée d’inclusion et d’égalité, arguant que la Franc-maçonnerie devrait suivre l’évolution de la société.
Le Grand Orient Lusitanien est désormais confronté au défi de peser les différents points de vue et de décider de l’avenir de l’organisation.
Indépendamment du résultat, le débat démontre la quête continue de la Franc-maçonnerie pour une compréhension plus profonde de ses valeurs et de ses principes dans le contexte de la société actuelle.
Les femmes sont sur le point d’être initiées au GOL, qui est déjà une Grande Loge Mixte, bien qu’ils le nient. Une situation qui est désormais publique et ne peut plus être ignorée.
IFOP/FLASHS ont mené une étude pour le compte du site Plaquedeces.fr
CROYANCES, ANGOISSES, OBSÈQUES… LE REGARD DES FRANÇAIS SUR LA MORT
À l’heure où la spiritualité et la religion connaissent des transformations majeures, la question du rapport des Français à la mort demeure un sujet particulièrement intéressant.
Afin d’en dresser les contours, Plaquedeces.fr a confié à l’IFOP le soin d’interroger plus d’un millier de nos compatriotes sur leurs croyances en un après la vie terrestre, leurs volontés quant à l’organisation de leurs obsèques ou encore leurs angoisses vis-à-vis de leur propre disparition et celle d’êtres chers.
Les résultats de cette étude montrent notamment une nette progression de la proportion de Français qui ne se prononcent pas sur la possibilité d’une vie après la mort, abandonnant leurs certitudes passées pour laisser la place au doute. En matière de croyances, qu’il s’agisse du paradis et de l’enfer, de la réincarnation ou encore de la vie éternelle, l’on constate que les plus jeunes sont également, aux côtés des croyants pratiquants, les plus nombreux à adhérer à ces phénomènes.
L’enquête confirme par ailleurs deux tendances observées depuis plusieurs décennies, en l’occurrence la nette diminution du recours aux obsèques religieuses et le choix de la crémation plutôt que l’inhumation chez une majorité de Français.
Enfin, elle témoigne que si la mort fait toujours peur, c’est surtout celle des autres – enfants, parents, amis proches – qui est redoutée, bien plus que sa propre mort.
La vie après la mort
En 50 ans, la croyance d’une vie après la mort a relativement peu évolué chez les Français, passant de 37% à 31%. En revanche, la part des personnes interrogées habitées par le doute a doublé sur la même période : quand 16% ne se prononçaient pas sur la question en 1970, elles sont 33% à ne pas avoir d’avis tranché en 2023. L’appétence de plus en plus forte de nos concitoyens pour les sujets paranormaux et ésotériques peut expliquer la progression de cette incertitude quant à ce qu’il se passe réellement après la mort. D’ailleurs, les jeunes, qui sont les plus sensibles à ces phénomènes, sont également les plus nombreux à croire en une autre vie possible : 41% des moins de 35 ans sont dans ce cas contre 27% des 35 ans et plus.
Sans surprise, c’est chez les croyants religieux que l’on trouve le plus de personnes adhérant à l’idée d’une vie après la mort. Près de 7 sur 10 (69%) y croient, un chiffre largement supérieur à celui enregistré chez les simples croyants (38%) et sept fois plus fort que celui affiché par les athées convaincus (10%). En outre, chez les croyants religieux, seuls 7% disent fermement ne pas y croire, 24% ne se prononçant pas. Une incertitude plus forte encore chez les croyants non religieux puisque 40% d’entre eux ne choisissent pas, tandis que chez les athées, le doute semble tout de même subsister pour plus d’1 sur 4 (29%).
Enfin, une corrélation claire existe entre croyance en une vie après le décès et préférences en matière d’obsèques : 43% de celles et ceux qui choisissent l’enterrement croient en une vie après la mort quand 45% des adeptes de la crémation n’y croient pas.
Mort et croyances
La vie éternelle. La mesure de la croyance des Français en la vie éternelle bénéficie d’un historique remontant à l’après Seconde Guerre mondiale. En 1948, près de 6 Français sur 10 (58%) avaient foi en cette perspective. Soixante-quinze ans plus tard, dans un contexte de baisse d’influence de la religion dans leur quotidien, ce chiffre a été divisé par deux pour atteindre 27%. Toutefois, la vie éternelle reste un concept fort chez les croyants religieux puisque 73% d’entre eux y souscrivent, loin devant les croyants non religieux (35%) et les athées (5%). En matière d’âge, l’idée de vie éternelle convainc davantage les jeunes (37% des moins de 35 ans s’y rallient) que leurs aînés (18% chez les 50-64 ans et 23% chez les 65 ans et plus).
La réincarnation. C’est la seule croyance mesurée dans cette étude de l’IFOP qui enregistre une progression en termes d’adhésion chez les Français, passant de 22% en 2004 à 32% en 2023, soit une hausse de 10 points en deux décennies. Une progression à l’évidence portée par les jeunes générations puisque les moins de 35 ans sont plus de 4 sur 10 (43%) à répondre positivement à cette question. Il est également à noter que chez les croyants religieux, l’idée de réincarnation n’est acceptée que par un peu plus de la moitié des répondants (55%), soit le plus faible score des quatre items proposés.
Le paradis et l’enfer. Stables dans l’opinion ces quarante dernières années (30% en 1980, 37% en 2004 et 32% en 2023), les notions de paradis et d’enfer sont familières aux croyants religieux qui sont 8 sur 10 à croire en leur existence. Chez les croyants non religieux, la proportion est divisée par 2 (42%) et tombe à 6% (tout de même) chez les athées. Le chiffre fort, c’est celui à nouveau exprimé par les moins de 35 ans dont près de la moitié (48%) adhèrent au paradis et à l’enfer.
La résurrection. 24% des personnes interrogées croient en la renaissance de l’âme ou du corps après la mort (elles étaient 30% en 1980 et 28% en 2004), phénomène auquel souscrivent plus de 6 croyants religieux sur 10 (63%) mais à peine plus d’1 croyant non religieux sur 4 (29%). Si les jeunes sont là aussi les plus nombreux à y croire (31%), c’est dans des proportions nettement inférieures à leur foi en la réincarnation ou au paradis et à l’enfer.
Que devient l’humain ?
Pour près de 4 Français sur 10 (39%), ce qui se passe après le décès d’un être humain ne fait guère de mystère : il disparait complètement. Si tout juste 1 croyant religieux sur 10 (10%) en est convaincu, ils sont près de 6 sur 10 (58%) chez les athées et 30% chez les croyants non religieux. Cette conviction est partagée par 45% des plus de 50 ans contre 31% des moins de 35 ans.
Les Français qui estiment que tout ne s’arrête pas avec la mort penchent pour l’immortalité de l’âme humaine (14%, identique à une mesure effectuée en 1999), l’attente de réincarnation dans un autre corps (13%, identique à 1999) et l’attente de résurrection des corps (6% contre 11% en 1999).
Si 69% des croyants religieux jugent l’un ou l’autre de ces trois scénarios crédible, c’est le cas de 40% des croyants non religieux et de 13% des athées.
La part de personnes ne se prononçant pas sur cette question en 2023 (28%) est en progression comparativement au sondage CSA mené pour Actualité des Religions en 1999 (20%), confirmant ainsi l’incertitude qui semble gagner de plus en plus de nos concitoyens en la matière.
Obsèques : le religieux en perte de vitesse
En 15 ans, soit une période relativement courte, la part de Français souhaitant pour eux-mêmes des obsèques religieuses est passée de 55% à 40%. Dans le même temps, le choix pour des obsèques civiles a progressé de 25% à 31% tandis que l’absence de toute cérémonie a bondi de 10 points (de 19% à 29%). 6 Français sur 10 optent donc aujourd’hui pour une inhumation ou une crémation dénuées de caractère religieux.
Il n’en reste pas moins que chez les croyants pratiquants, la cérémonie religieuse reste largement prédominante puisque 88% d’entre eux disent qu’ils y auront recours. C’est également le cas pour plus de la moitié (56%) des croyants non religieux. Quant aux personnes se disant athées convaincus, elles sont sans surprise 94% à s’orienter vers des obsèques dont la religion sera absente.
La crémation pour un Français sur deux
Très minoritaire au tournant des années 80 (20% des Français seulement y songeaient en 1979), la crémation n’a cessé depuis de progresser pour s’imposer aujourd’hui comme une décision privilégiée par la moitié des Français (50%) lorsqu’il s’agit d’envisager leurs obsèques. Parallèlement, la proportion de nos compatriotes optant pour la traditionnelle inhumation est passée de 53% il y a un peu plus de quatre décennies à 29% désormais. Le choix entre ces deux formules laisse par ailleurs indifférent 1 Français sur 5 (21%).
Si les athées convaincus sont les plus nombreux (60%) à opter pour la crémation au lieu de l’inhumation (17%), la nuance est moins forte que l’on aurait pu l’imaginer chez les croyants religieux dont tout juste la moitié (51%) choisit d’être enterré et un tiers (33%) d’être incinéré. Quant aux croyants non pratiquants, ils sont à l’évidence plutôt partagés entre ces deux usages puisque 45% désignent la crémation et 34% l’inhumation.
En se penchant dans le détail des chiffres, il apparait que les femmes (54%) sont plus nombreuses que les hommes (45%) à souhaiter être incinérées, un choix également plus fortement partagé par les aînés (64% de plus de 65 ans) que par les plus jeunes (34% des moins de 35 ans).
Religion et environnement vont de pair
Dans leur majorité (56%), les Français ne prennent pas en compte le critère environnemental lorsqu’ils s’orientent vers la crémation ou l’inhumation pour leurs propres obsèques. Et parmi les 44% qui disent que cela leur importe, seuls 17% indiquent que cela l’est « tout à fait ». Les résultats de l’étude montrent par ailleurs que plus on croit et plus on prend en considération l’environnement pour la dernière étape de sa vie terrestre : ce critère est effectivement important pour 58% des croyants pratiquants contre 47% chez les croyants non religieux et 35% chez les athées.
Sur l’échiquier politique, les proches d’Europe Ecologie les Verts sont les plus nombreux (67%) à y être sensibles, préoccupation globalement partagé par 52% des partisans de gauche contre 31% des partisans de droite.
Rêves de nature
En France, les règles en matière d’inhumation et de crémation sont strictes. L’inhumation doit être réalisée dans un cimetière ou, sous conditions très particulières, dans une propriété privée. Pour la crémation, il est possible d’enterrer l’urne dans un cimetière ou de la déposer dans un colombarium conçu à cet effet, de l’enterrer dans une propriété privée ou de disperser les cendres du défunt dans la nature. En revanche, conserver l’urne à son domicile est interdit depuis 2008.
Les 2/3 des Français (63%) interrogés par l’IFOP sont en premier lieu très favorables à la dispersion des cendres dans la nature, dans un lieu symbolique pour la personne disparue, ce que la loi autorise aujourd’hui. En revanche, le souhait émis par 44% d’entre eux de procéder à un enterrement en dehors d’un cimetière n’est pour l’heure pas permis, tout comme la volonté de 19% de personnes interrogées de garder des cendres à la maison. L’idée d’organiser une cérémonie qui sorte des sentiers battus dans un lieu atypique séduit quant à elle 28% des Français, une proportion en nette baisse par rapport à 2018 (40% exprimaient alors cette idée). Enfin, 1 Français sur 10 (11%) aimerait que ses cendres partent pour un long voyage dans l’espace, une perspective à laquelle les hommes (16%) adhèrent bien plus que les femmes (7%).
La mort (des autres) fait toujours peur
Près de 7 Français sur 10 (68%) ont déjà été confrontés à la mort, dont la moitié (35%) au cours des cinq dernières années.
Qu’ils soient croyants ou non, les Français redoutent bien plus la mort de leurs proches que la leur. Moins de la moitié (49% dont 23% tout à fait) des personnes interrogées se disent angoissées à l’idée de leur propre disparition, mais plus de 8 sur 10 craignent plus que tout la perte d’un enfant (83% dont 64% tout à fait), celle de leur conjoint (76% dont 51% tout à fait), d’amis proches (70% dont 27% tout à fait) ou de leurs parents (69% dont 43% tout à fait). Globalement, 88% de nos concitoyens (et 91% de celles et ceux qui ont déjà été confrontés à la mort) expriment une forte inquiétude.
Ces pensées angoissantes touchent de manière plus forte les femmes que les hommes. Ainsi, elles sont 88% (contre 76%) à craindre la mort d’un enfant, 81% (contre 69%) à redouter celle de leur conjoint ou encore 54% (contre 45%) leur propre disparition.
Étude réalisée par l’IFOP pour Plaquedeces.fr du 5 au 6 septembre 2023 par questionnaire auto-administré auprès d’un échantillon de 1 013 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française.
Les Français n’étant pas tous maçons, il reste maintenant à découvrir si les maçons sont en phase avec ce sondage, la parole circule…
Les représentants des plus jeunes apprentis des trois Grandes Loges participant à Fraternitas 2023 étaient présents au moment de la remise d’un souvenir au président du Sénat Juan Antonio Coloma, la plus haute autorité présente.
C’est une œuvre dans laquelle a été capturé le sens du chemin initiatique que suivent les hommes et les femmes avec les éléments les plus symboliques de la franc-maçonnerie.
L’œuvre a été créée par Sara León, professeur d’arts plastiques du Collège San Fernando.
Les plus jeunes apprentis représentant la Grande Loge des Femmes, la Grande Loge Mixte et la Grande Loge du Chili ont participé à sa remise.
Gabriela Machuca, María Helena Fernández et Ignacio Millar symbolisent ainsi le renouvellement constant de la franc-maçonnerie et l’incorporation de nouvelles générations dans nos pratiques et doctrines.
Lors de la cérémonie Fraternitas 2023, la participation des plus jeunes membres de la Franc-maçonnerie a été soulignée à différents moments de l’activité.
De notre confrère italien quotidianosociale.it – Antoniu Martin – historien et analyste politique
Après les révolutions de 1848-1849, les loges maçonniques connaissent une période de développement interne, devenant de véritables catalyseurs de la société civile dans les villes dans lesquelles elles opèrent. Après la réalisation du dualisme austro-hongrois, dans le nouveau contexte réformiste, les loges maçonniques ont pris des mesures pour formaliser leur existence. Le 30 janvier 1870, dix loges du rite johannite s’unissent pour former la Grande Loge johannite de Hongrie . Trois ans plus tard, les loges actives de rite français formèrent le Grand Orient de Hongrie.
En 1873, le ministère de l’Intérieur de l’Empire austro-hongrois a publié un décret garantissant la liberté de fonctionnement des associations et des fondations, à laquelle l’État ne participait que dans une mesure limitée. C’était une prémisse qui offrait également d’excellents présages pour le développement des loges maçonniques. Les deux Grandes Loges fusionnèrent en 1886, formant la Grande Loge Symbolique de Hongrie , et « Schroeder » fut choisi comme rite. En adoptant ce rite relativement simplifié, la franc-maçonnerie en Hongrie et en Transylvanie a assumé une composante essentiellement sociale : implication dans des activités philanthropiques, création et gestion d’institutions caritatives, soutien de projets culturels, etc.
Sur les 80 loges actives en Hongrie jusqu’en 1914, au début de la Première Guerre mondiale, 12 opéraient en Transylvanie. Dans cet espace, immédiatement après 1870, les loges se consolidèrent tant numériquement qu’en termes d’organisation interne. Par exemple, en 1871, la loge de Timisoara « Cei Trei Crini Albi » (« Les Trois Lys Blancs ») a publié le premier journal maçonnique sur le territoire de la Hongrie et de la Transylvanie – « Union ». Dans les années 1870-1871, les loges Széchenyi et Fraternitas surgissent dans la ville d’Arad, la première affiliée à la Grande Loge Gioannite, la seconde au Grand Orient de Hongrie. Une autre loge importante pour la région de Transylvanie fut reconstituée à Cluj en 1886, s’imposant dans les décennies suivantes comme la plus représentative de la Transylvanie et du Banat. Cette loge a consacré son temple le 21 décembre 1889, le bâtiment étant le premier du genre dans la région.
La Loge « Unio » de Cluj a réussi à s’intégrer activement dans la communauté urbaine en adoptant généralement un programme progressiste, en soutenant la modernisation du système éducatif, la création d’associations caritatives, de sociétés de théâtre, en créant des écoles pour les travailleurs et les jeunes mères sans possibilités matérielles.
Les loges maçonniques de Transylvanie et du Banat exercèrent, dans la seconde moitié du XIXème siècle, une activité similaire à celle des loges d’Europe centrale. À cette époque, les loges maçonniques se sont cristallisées dans les principales villes, telles que Cluj, Oradea, Arad (le temple historique sur la photo), Timișoara , Lugoj, Târgu-Mureș, Baia-Mare , où les communautés urbaines ont ressenti positivement l’activité des francs-maçons à de multiples niveaux : associations et fondations caritatives, centres pour orphelins et nécessiteux, institutions philanthropiques et culturelles, mais aussi édifices spécifiquement maçonniques – temples – dont certains sont encore debout.
Il est temps de faire un point sur toutes les nouveautés de votre journal maçonnique préféré. Tout d’abord, tel que nous l’avions fait au printemps, nous vous proposerons le mois prochain le classement d’automne des sites maçonniques. Sans vous en dire plus dès maintenant, sachez que l’écart se creuse plus encore entre les participants et vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire. Il vous faudra donc être patients et attendre quelques semaines.
Légitimité :
Parmi les bonnes nouvelles de cette année, commençons pas l’attribution de l’ISSN2781-7997 par les autorités compétentes. Pour en savoir plus sur ce numéro magique, nous vous conseillons de visiter le site de la BNF. Notre journal est donc désormais enregistré, reconnu et devenu un média officiel.
Notre fondateur, Franck Fouqueray est devenu membre du Syndicat des journalistes la Presse périodique en début d’année – Le syndicat des journalistes de la presse périodique est le plus ancien syndicat de la profession. Il est strictement apolitique et ne revendique aucune appartenance religieuse. Il a été fondé le 29 septembre 1894 sous le mandat du Président de la République, Monsieur Jean Casimir- Perier.
Autre très bonne nouvelle, depuis quelques semaines, le service Google Actualités a référencé 450.fm comme source permanented’informations. Désormais, lorsque vous consulterez avec votre téléphone, votre ordinateur ou votre tablette le service des actualités de Google à la rubrique Franc-maçonnerie, vous trouverez les articles de votre journal préféré.
Nouveaux chroniqueurs
Pour bien démarrer cette rentrée, de nouvelles rubriques vont apparaitre d’ici quelques jours. Ainsi, grâce à notre partenaire Le G.I.T.E., vous trouverez tous les mois le focus sur un membre du G.I.T.E. avec une interview qui présentera son activité et ses implications fraternelles.
Un invité mystère nous gratifiera d’articles sur la religion. Une autre, animera une rubrique sur des spiritualités qui nous sont moins connues… de belles découvertes en perspective.
Si vous souhaitez venir nous rejoindre sur une thématique existante ou à créer, vous êtes les bienvenus.
Nous recherchons des journalistes amateurs, spécialistes du symbolisme, de la spiritualité, de la philosophie, mais aussi de la maçonnerie sociétale, du droit lié à la FM… nous avons besoin de Sœurs et de Frères pour nous aider avec les réseaux sociaux, avec le développement informatique… vous le constatez, le spectre des rubriques est assez large. (Contactez-nous ici)
Améliorations du site
Durant cet été, quelques évolutions techniques ont permis à votre journal de devenir plus lisible et plus agréable encore. Par exemple, des icones de menu
ou encore le menu avec un rappel des derniers articles
Sans oublier les photos qui sont devenues animées lors de l’apparition
Un autre point non négligeable, tous les articles sont désormais pourvus dès la dernière ligne d’une rubrique commentaires. Cela permet de rendre les articles plus ergonomiques et surtout plus interactifs.
Tout ce travail nécessite une présence quotidienne de l’équipe.
La vie d’un journal est marquée par des moments de joie, des moments de stress, mais aussi par des moments d’agacement. Nous devons reconnaitre que nous n’avons pas que des amis. Nous recevons parfois des lettres de mise en demeure, certains des chroniqueurs sont accusés pour leurs écrits et doivent rapidement démissionner de leur Obédience avant une radiation, en guise de condamnation pour leur participation à la rédaction.
La gestion au quotidien impose une présence permanente et une détermination sans faille. Nous nous confrontons à des hostilités. C’est la rançon du succès et rien ne nous empêchera de continuer encore longtemps. Merci pour vos encouragements et votre fidélité, c’est notre victoire, ou plutôt… c’est notre salaire.
Le 13 septembre 2022, Mahsa Amini est arrêtée par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ».
Photo fournie par la famille Mahsa Amini.
Elle se trouve alors en compagnie de membres de sa famille à la sortie d’une des autoroutes menant à la capitale, Téhéran. La police explique à son frère, présent lors de son arrestation, qu’elle va être emmenée dans un centre de détention pour y suivre un bref cours sur la morale et relâchée dans l’heure. Mahsa Amini est le même jour emmenée à l’hôpital, où elle tombe dans le coma. Trois jours plus tard, elle décède sans s’être réveillée.
Demain, samedi 16 septembre 2023, sera le jour du premier anniversaire du décès de notre sœur en humanité Mahsa Amini, étudiante iranienne d’origine kurde de 22 ans, tuée par la police des mœurs.
Plusieurs témoins accusent la police d’avoir violemment battu la jeune femme, entraînant sa mort. Ces accusations, auxquelles viennent s’ajouter des images de l’hôpital montrant des blessures, amènent une partie de la population iranienne à conclure que Mahsa Amini est morte d’une hémorragie intracérébrale causée par des violences policières. Cette version est contestée par les autorités, qui donnent deux versions, celle d’un « problème cardiaque soudain » et celle d’une maladie au cerveau.
L’annonce du décès provoque de nombreuses manifestations, au Kurdistan iranien, mais également dans le milieu universitaire. La répression de ces manifestations est très violente et cause la mort de plusieurs centaines de personnes ainsi que l’arrestation de plusieurs dizaines de milliers.
Le 27 juin dernier, Villeneuve-Saint-Georges présentait la sculpture « Femme, Vie, Liberté » réalisée par Sabri Cigerli, un élu villeneuvois, rendant ainsi hommage aux femmes iraniennes.
D’origine kurde, Sabri Cigerli est un artiste de talent. Il a été particulièrement touché par la révolte qui secoue l’Iran depuis quelques mois, et notamment par le décès d’une jeune kurde, Jina Mahsa Amini, battue à mort par la police.
Sur la tombe de Mahsa Jina Amini est inscrit :
« Tu n’es pas morte car ton nom sera notre nom de code. »
Après avoir participé à plusieurs manifestations en soutien aux peuples kurde et iranien, Sabri Cigerli a décidé de s’impliquer davantage en se consacrant à la réalisation d’une sculpture inédite.
L’œuvre
Aux premières heures de ce soulèvement iranien, apprenant la mort de la jeune Jina Mahsa Amini, Sabri Cigerli se rend à différentes manifestations de soutien organisées à Paris.
Sur place, aux côtés de milliers d’autres manifestants, il scande le slogan « Jin, Jiyan, Azadî » ! (« Femme, Vie, Liberté » !). Rapidement, le désir d’en faire davantage se fait sentir. Sabri Cigerli s’interroge : « Commentpourrais-je témoigner plus sérieusement de mon soutien à la jeune Jina Mahsa Amini, à sa
La sculpture dans le jardin de l’artiste.
famille et à la jeunesse iranienne ? » C’est là, au cours de l’automne 2022, que l’idée d’une sculpture lui vient. Achevée en mars 2023, elle représente le visage de quatre femmes libres. Les cheveux de ces femmes sont d’or, et portés librement. Au pied de la statue, on peut apercevoir leurs foulards, négligemment jetés autour de leurs cous.
Ces quatre visages, tournés dans toutes les directions, semblent exprimer l’apaisement, la joie et la fierté.Les yeux, maquillés de mille couleurs, souligne le bonheur et la liberté de ces femmes. Enfin, sur chacun des côtés de la sculpture, on peut lire le slogan « Femme, Vie, Liberté » et sa traduction en kurde : « Jin, Jiyan, Azadî ».
L’œuvre de Sabri Cigerli a été inaugurée le mardi 27 juin en présence de Philippe Gaudin, maire de Villeneuve-Saint-Georges, et de nombreuses personnalités.
« C’était pour nous une évidence de mettre à l’honneur cette belle sculpture », estime Philippe Gaudin, premier édile. « Exposer cette statue, c’est bien sûr saluer le travail d’un artiste et intellectuel villeneuvois. Mais c’est aussi pour nous, pour notre ville, une façon d’apporter notre plus total soutien aux peuples kurde et iranien. Nos valeurs, celles de notre majorité, celles de la France, nous obligent. Ce combat est aussi celui de toutes les femmes qui se battent pour leur liberté et leur émancipation. »
L’artiste
Né dans un petit village de Turquie, Sabri Cigerli est d’origine kurde. Attiré depuis son enfance par la création artistique, il effectue des études de sciences politiques en Turquie avant de rallier la France en 1989, après un passage par l’Allemagne et l’Angleterre. En France, il poursuit ses études et devient docteur en sciences politiques. Il enseigne notamment à l’université de Paris-X Nanterre, puis à Paris 8 Saint-Denis.
Les Kurdes-L’émergence du nationalisme kurde (1874-1945), L’Harmattan, 2019.
En 2020, il est élu conseiller municipal à Villeneuve-Saint-Georges. Membre de la majorité menée par le maire, Philippe Gaudin, Sabri Cigerli est en charge de l’animation des bibliothèques et des médiathèques. Au cours de sa carrière, il devient un spécialiste reconnu de la question kurde, à laquelle il a consacré pas moins de cinq ouvrages : – Réfugiés kurdes d’Irak en Turquie, L’Harmattan, 1998 ;Les Kurdes et leur histoire, L’Harmattan, 1999 (préface de M. Jack Lang) ;Ocalan et le PKK, éditions Maisonneuve & Larose, 2005 ;L’émergence du nationalisme kurde (1874-1945), L’Harmattan, 2019 ; Les Kurdes et le Kurdistan en 1920, éditions Vérone, 2022.
Sources : Dossier de presse de Sabri Cigerli ; Mairie de Villeneuve-Saint-Georges
L’artiste devant son œuvre.
Façade de l’Hôtel du Grand Orient de France.
La contestation en Iran a désormais son hymne, même s’il reste officieux. Lors de la 65e cérémonie des Grammy Awards, qui s’est tenue à Los Angeles le 5 férvrier 2023, l’artiste iranien Shervin Hajipour a été décoré du prix de la meilleure chanson pour un changement de société pour son titre Baraye.
(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)
Pour celles et ceux qui, ce matin, auront lu cet édito peu de temps après sa mise en ligne, qu’ils aient une pensée, cet après-midi, pour cet enfant de quinze ans à peine, qui s’en ira rejoindre sa dernière demeure, ayant choisi la mort plutôt que d’endurer encore et encore les rebuffades et les sarcasmes de harceleurs au petit pied qui s’abreuvent sinistrement de l’éreintement de leurs camarades sur les réseaux sociaux et de brimades obsessives à l’école, dans la visée de les anéantir.
J’irai tantôt lui rendre un dernier hommage à Poissy. Il s’avère que je connais sa mère, une femme qui m’a toujours paru solide et dont je me demande, pourtant, où elle pourra bien trouver le courage d’affronter cet absurde et cruel destin. Qui plus est, fort tristement, je n’ai pas à chercher bien loin pour découvrir d’autres victimes, profondément marquées par ces violences entre jeunes, que ni les institutions ni les adultes ne savent combattre comme il le faudrait : sans relâche et sans relâchement.
Plus globalement, la tranquillité publique est de moins en moins garantie, surtout aux jeunes femmes constamment importunées, molestées voire davantage. Ne se comptent-elles pas par centaines, à Paris seulement, à subir, chaque jour, les outrages d’hommes soulageant sans vergogne leurs bas instincts ?
Tous ces outrepasseurs de la dignité humaine, quel que soit leur âge, ébranlent notre confiance commune, saccagent notre foi en la République car quelle République porterait encore fièrement sa majuscule, en laissant meurtrir, à tous les sens du terme et en si grand nombre, les êtres physiquement ou psychiquement les plus vulnérables ?
Au demeurant, pour arrêter le massacre, il nous faudra d’autres armes que la répression. La répression n’est jamais qu’un recours en situation dépassée. Il faut prendre les devants. Aller à la rencontre de l’autre. Partager la parole. Rebâtir des règles du vivre ensemble, comme on dit aujourd’hui. Réexaminer nos modes de sociabilité, par des cours d’éducation civique nourris de dialogues, par des rencontres conduites par les autorités publiques et les associations, maillant les quartiers, les clubs sportifs, les centres de loisirs… toutes sortes d’initiatives brisant le silence, ouvrant un peu partout des lieux de parole, où l’on ne se sente plus isolé, mais réellement proche de ses semblables.
Nous devons nous dresser tous ensemble pour refuser que soit menacée l’intégrité de quiconque car il n’en va plus seulement de notre idéal mais, très prosaïquement, de notre existence.
Le Suprême Conseil Pour La France du Rite Écossais Ancien et Accepté (65 boulevard Bineau, 92200 Neuilly-sur-Seine) est à l’initiative de grand événement que sont les Rencontres Écossaises.
Créées en 1984, elles réunissent, chaque année, plus de 600 participants sur deux journées.
Plusieurs conférenciers y interviennent sur un thème lié à la spiritualité́, l’ésotérisme et la franc-maçonnerie d’inspiration spiritualiste. Pour 2023, le thème est : « Dire l’indicible », et aura comme invité exceptionnel l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan.
François Schwab.
À cette occasion sera remis le deuxième Prix littéraire des Rencontres Écossaises. Il est décerné à Françoise Schwab pour son ouvrage Vladimir Jankélévitch, le charme irrésistible du je-ne-sais-quoi publié en février 2023 chez Albin Michel.
Il sera remis par Jack Chopin-Ferrier, président du Jury et de la manifestation le samedi 7 octobre à Angers dans le cadre des 39e Rencontres Écossaises.
Deux autres prix seront également remis à cette occasion : un « Prix spécial pour l’ensemble de son œuvre » à Bertrand Vergely, philosophe et théologien et un « Prix coup de cœur du jury » à Sylvain Tesson pour son ouvrage Blanc publié chez Gallimard.
Françoise Schwab est historienne et spécialiste de l’œuvre de Vladimir Jankélévitch (1903-1985). Son ouvrage est la première biographie du philosophe et musicologue d’origine russe et le jury a particulièrement apprécié le travail de Françoise Schwab qui a su croiser les dimensions biographiques et intellectuelles de ce penseur majeur.
Sept ouvrages étaient en finale et présentés à un jury composé de responsables d’associations maçonniques françaises et étrangères, partenaires des Rencontres Écossaises.
Le Prix littéraire des Rencontres Écossaises, créé en association avec le site littéraire La Griffedistingue un ouvrage publié entre le 1er avril de l’année précédente et le 31 mars de l’année en cours. Ces œuvres peuvent être des essais, documents ou biographies dont le sujet est lié à l’ésotérisme, la spiritualité, la philosophie ou la franc-maçonnerie. Les œuvres primées ne peuvent être des œuvres numériques ou auto-éditées.
Les ouvrages finalistes étaient les suivants :
• Bergson, notre contemporain de Emmanuel Kessler (L’Observatoire)
• Blanc de Sylvain Tesson (Gallimard)
• Giordano Bruno de Marion Lieutaud (Classiques Garnier)
• Le souffle de la raison, le défi des Stoïciens de Christelle Veillard (Plon)
• Les Illuminati de Pierre-Yves Beaurepaire (Tallandier)
• Vladimir Jankélévitch de Françoise Schwab (Albin Michel)
• Voyage en haute connaissance de Bertrand Vergely (Le Relié)
Françoise Schwab a été une proche amie du philosophe et de sa famille et elle se consacre depuis de nombreuses années à l’édition des œuvres et écrits posthumes de Vladimir Jankélévitch.
En 205, invitée du 12h 13h Françoise Schwab sur RCJ.
Françoise Schwab a notamment établi l’édition du premier tome de plusieurs œuvres du philosophe chez Flammarion, La philosophiemorale, qui regroupe : La Mauvaise Conscience, Du mensonge, Le Mal, L’Austéritéet la vie morale, Le Pur et l’impur, L’Aventure, L’Ennui, Le Sérieux, Le Pardon.
Elle est également l’auteur de nombreux articles sur Vladimir Jankélévitch et a participé à l’élaboration du catalogue de la Bibliothèque nationale de France consacré au philosophe.
Le livre
L’ouvrage de Françoise Schwab vient combler un vide. Il s’agit de la première biographie du philosophe et musicographe Vladimir Jankélévitch (1903-1985) dont l’importance, non seulement en France, mais aussi à l’étranger, en particulier en Italie et en Allemagne, où ses prises de position contre le nazisme sont toujours au coeur des débats, ne cesse de grandir.
Françoise Schwab, qui fut une de ses proches, a publié les ouvrages posthumes de Vladimir Jankélévitch et organisé de nombreux colloques consacrés à l’actualité et à l’originalité de son œuvre. Son essai se propose de croiser les dimensions biographiques et intellectuelles de ce penseur majeur. On découvre l’itinéraire d’un homme extraordinaire qui fut pris dans les combats de son temps, depuis l’École normale supérieure, où il fut admis avec Raymond Aron et Jean Cavaillès, à sa filiation avec Henri Bergson, mais aussi avec les penseurs russes de l’exil, comme Léon Chestov, sans oublier son combat décisif pour la Résistance pendant la guerre. Au service de l’universalité d’une pensée vive, ravivée au creuset de son identité juive, Vladimir Jankélévitch a questionné la Grèce et les sources chrétiennes. Il a été un homme dans son temps, un Socrate
au milieu de la cité, que ce fût à Prague, à Lyon ou lors des événements de Mai 68, voire lors des états généraux de la philosophie à la Sorbonne en 1979.
Château d’Angers, aussi appelé château des ducs d’Anjou, Angers (Maine-et-Loire).
Pour en savoir plus :
Les Rencontres Écossaises : Les Rencontres Écossaises réunissent chaque année pendant deux journées un ensemble d’intervenants sur un thème lié à la spiritualité, l’ésotérisme ou la franc-maçonnerie. Pour son édition 2023 (7 et 8 octobre à Angers), le thème choisi est : « Dire l’indecible ». Visiter le site des Rencontres Écossaises.
Suprême Conseil pour la France du Rite Écossais Ancien et Accepté
Le Suprême Conseil pour la France est une association franc-maçonne proposant à ses adhérents de poursuivre le parcours offert par le Rite Écossais Ancien et Accepté au-delà des trois premiers degrés communément proposés par les Obédiences et fondateur des Rencontres Écossaises en 1984. Visiter le site du Suprême Conseil pour la France.
Entrer dans le monde de la Franc-Maçonnerie, c’est, pour le commun des mortels, entrer dans un environnement plein de secrets et d’histoires qui remontent à l’origine du pays.
Entrer dans le monde de la franc-maçonnerie, c’est, pour le commun des mortels, entrer dans un environnement plein de secrets et d’histoires qui remontent à l’origine du pays dans ses luttes depuis la vice-royauté du Río de la Plata et en tant que nation ; et à la guerre de 100 ans entre la France et l’Angleterre entre 1337 et 1453.
Il y a une permanence dans le temps de l’influence anglaise, avec ses divisions, et la réapparition il y a environ cinq ans d’une franc-maçonnerie de tendance française, dont il a parlé des principes et des objectifs avec Ricardo Senn, Grand Maître de la Grande Loge Argentine Écossaise, membre du Conseil National Suprême, avec le degré 33 (le maximum) du Rite Écossais Ancien et Accepté reconnu par l’Argentine.
– Pouvez-vous donner une réponse simple sur ce qu’est la franc-maçonnerie ?
– En général, les francs-maçons répètent automatiquement qu’il s’agit d’un ordre philosophique, philanthropique et progressiste. C’est comme dans les films quand on s’interroge sur le rôle des voitures de patrouille : protéger et servir. La franc-maçonnerie est bien plus que cela…
– Et aussi…
– …est un état de conscience. Pour entrer dans notre Grande Loge Écossaise indépendante vous devez passer par une période d’initiation, vous adapter aux symboles et prendre conscience de la vie. Nous regardons en avant et en arrière, d’où nous venons et, sur cette base, nous savons qui nous sommes et où nous allons. Nous sommes des frères qui étudions et grimpons au niveau de conscience et de fraternité. Là, on se reconnaît. Nous ne sommes pas un club, mais la somme d’une société philosophique et spirituelle.
– Le sujet est historiquement prolifique, peut-on se concentrer sur l’ici et maintenant ?
– C’est vrai, cela vient d’Europe, où il y avait des guerres intrareligieuses. Il y avait auparavant et il y a maintenant des personnalités importantes qui sont maçons, quelle que soit leur affiliation religieuse, sociale et/ou politique. Associez-le à un Think Thank, qui œuvre pour un plus grand bien, dans lequel le « nous » est plus important que le « je ». Il y a eu de nombreuses fragmentations au fil des siècles, mais la Grande Loge d’Angleterre et la Grande Loge de France ont prédominé.
– Vous vous identifiez clairement du côté français, pourquoi ?
– J’ai toujours été contre l’absolutisme et la soumission aux monarchies européennes. Sur notre territoire, de nombreuses personnalités ont été déclarées maçons telles que : Vicente López y Planes et 9 des 10 membres de la Première Junte de Gouvernement, qui ont ouvert la voie à San Martín et Alvear, dans le soulèvement contre l’absolutisme espagnol régnant.
– La Révolution française est-elle un point d’ancrage ?
– La franc-maçonnerie a rapproché la fraternité des valeurs d’égalité et de liberté. Ces deux concepts sont antagonistes et unis par la fraternité.
– Voyez-vous un avant et un après de la franc-maçonnerie dans notre pays ?
– Lors de la bataille de Caseros (1852), une Grande Loge fut formée en Argentine. Avec Roque Pérez, il y a un grand changement qui laisse la France de côté. Cela s’est inversé il y a environ 5 ans. Il se lance dans l’initiation et les études pour tenter de faire avancer le pays. Valeurs ? : la conscience dont j’ai parlé ; la justice; l’honneur et la parole. Nous avons sauvé la poignée de main de nos grands-parents et, je le souligne encore, la fraternité.
– Comment sont-ils nourris ?
– Nous avons des sites internet, d’autres réseaux sociaux et le bouche à oreille fonctionne très bien. Chaque personne est responsable de celui qui se présente.
– Y a-t-il un secret ?
– Nous ne sommes pas secrets, nous sommes discrets. Tout le monde sait qu’il existe des rituels, des cérémonies et des paroles par lesquelles on se reconnaît. S’il y a des secrets, c’est à cause de l’époque dans laquelle nous avons vécu ces 300 dernières années. En Espagne, si vous étiez au 18ème degré de la Loge, vous étiez emprisonné et à partir du 19, ils vous fusillaient. Les dictatures ont persécuté les francs-maçons.
– De ce point de vue, qu’est-ce que la Franc-Maçonnerie ?
– C’est un espace social, interreligieux, très œcuménique, dans l’exécution et dans la pensée. Il y a des dirigeants politiques, des hommes d’affaires, des employés, des ouvriers. Il y a une anecdote qui nous raconte : le jardinier de (George) Washington était le président de sa loge. On raconte en plaisantant que lorsque Washington est entré à la Maison Blanche, il a été accueilli par un « Bonjour, Monsieur le Président ! », mais que le soir, c’est Washington qui lui a accordé cette distinction. Ils s’amusaient. Ils ont sorti l’ego de leur vie.
– Nous brisons le sens de la majorité. Pouvons-nous continuer?
– La franc-maçonnerie tente de faire élever les frères au-dessus des passions. Tout le monde peut exprimer ses idées. Nous rendons hommage aux héros antiques tels que Belgrano, San Martín, Sarmiento et Alem (sur le site www.granlogiaargentina.org vous pouvez également voir les photographies, entre autres, de Juan Domingo Perón, Alfredo Palacios, Salvador Allende, Raúl Alfonsín, Hipólito Yrigoyen, José Ingenieros, Arturo Jauretche, Federico García Lorca, Victorino de la Plaza et Alfredo Bravo), sans dénigrer les nouveaux francs-maçons qui aujourd’hui ont pris les devants pour être meilleurs.
– Je suppose que vous ne me donnerez pas les tâches communautaires qu’ils pourraient accomplir ni les noms, n’est-ce pas ?
– Il y a des frères qui, pour des raisons évidentes, sont maçons et décident de ne pas se montrer. Nous constatons qu’il existe une grande incertitude et que le monde évolue vers un nouvel humanisme. L’homme doit être replacé au centre de l’univers, le matériel doit être intégré à une partie spirituelle plus active. Beaucoup de gens sont exclus du système et ce n’est bon ni pour les entreprises, ni pour l’État, ni pour les êtres humains. Notre Grande Loge accomplit une tâche silencieuse et anonyme. Nous ne donnons pas de poisson, nous apprenons à pêcher. Nous fournissons des outils pour couvrir les besoins environnementaux et les catastrophes. Nous n’aimons pas nous vanter.
– Votre vision personnelle de l’Argentine ?
– Pour des raisons personnelles, j’ai des amis à l’étranger, où je voyage fréquemment. La situation chaotique que nous traversons n’est pas exclusive à notre pays. Il y a des fils liés : les nouvelles technologies, les vitesses d’impression qui affectent l’ordre. Évidemment, nous protégerons les libertés contre toute tentative de nous enfermer dans un autre corset de force. Je suis préoccupé par le niveau de frivolité avec lequel des sujets très importants sont abordés. Pour nos petits-enfants, il faut éviter que l’arbre continue à pousser de travers. Ces questions doivent être discutées à un niveau supérieur.
– Cela vous dérange-t-il que les sujets soient traités comme dans une conversation autour d’un café ?
-Il a appuyé sur la touche. J’ai voulu entrer dans la Franc-Maçonnerie parce que j’en avais marre de ces réunions où tout le monde discutait et parlait en même temps. Nous ne nous respections pas, nous payions nos factures et chacun rentrait chez soi. Les « hold » dans la Franc-maçonnerie sont très différents. Pour commencer, c’est une fin et non un moyen. Soyez une meilleure personne, élevez-vous, dans un moment désagréable. Nous n’aimons pas qu’on nous dise quoi penser. On se reconnaît, on retrouve des frères dans des contrées lointaines. Cela peut paraître drôle : on s’oxygène dans de multiples sphères face à des réalités inquiétantes.
– Pouvez-vous expliquer les raisons de cette inquiétude ?
– Le niveau de manque d’intérêt et d’engagement a augmenté. Produit du leadership qui a permis que ce manque d’éducation et de culture se produise, même volontairement. Les phénomènes sont transversaux. Il existe des autoconstructions de châteaux.
– En général, les francs-maçons ne parlent pas et ne s’identifient pas. Comment l’interprètez-vous ?
– Au sein de ma loge j’ai des frères qui appartiennent à tout le spectre politique, il y a toute une gamme que l’on essaie d’inculquer à nos frères, quel que soit le signe : agir vertueusement pour les générations futures, dans un dévouement généreux, avec liberté et pensée archi. iris. Si une école doit être construite, qu’elle le soit, en travaillant avec des écosystèmes appropriés et en respectant les droits de l’homme.
– Que ne faut-il pas oublier en ce moment critique ?
– Ne détruisez pas, ne faites pas sauter les ponts. Nous faisons passer le message, nous construisons et rapprochons les points de coïncidence.
– Comme le pape François ?
– Le Pape, comme tout leader politique et religieux, a sa place dans le scénario actuel. Nous ne sommes pas en désaccord avec ce qu’il a fait, le spirituel est à la base de la Franc-Maçonnerie…
– Question posée par un jeune homme : Que pense la franc-maçonnerie des pratiques orientales de plus en plus influentes ?
– Tout ce qui élève la conscience de l’être humain, sans oublier l’amour fraternel et son environnement, est valable. L’être humain doit chercher à l’extérieur de lui-même et à l’intérieur de lui-même.
– Dans le matériel et le spirituel ?
– Il y a des composantes matérielles et spirituelles sur lesquelles nous ne sommes ni d’accord ni en désaccord. Ce qui ne nous semble pas approprié, c’est que les pratiques matérielles soient utilisées à des fins personnelles. Chacun est libre de penser comme il l’entend, de prier le dieu qu’il veut et de voter pour son candidat. Il ne s’agit pas de convaincre qui que ce soit. Nous rejetons l’ignorance, le fanatisme et l’avidité, qui n’est rien d’autre qu’une ambition excessive.
– Existe-t-il des lignes directrices communes entre vous, francs-maçons ?
– Atteindre la croissance. Avoir foi. Le but d’expliquer aux gens que nous traversons la terre et pour quoi faire ?
– Pouvons-nous savoir qui a inspiré cette floraison de la Grande Loge Écossaise ?
– C’est vrai, il y a un secret discrètement déguisé au plus haut niveau. Nous avons des personnages qui pourraient atteindre la dimension de personnages comme Sarmiento. Nous avons des frères inspirants qui se protègent dans l’anonymat. Les diplômes (il en détient le maximum, 33) ne nous donnent pas de droits. Ils nous donnent des devoirs, envers vous et envers la société.
Publié seulement 1000 exemplaires, le célèbre éditeur Lewis Masonic propose une magnifique réédition, en cette année de tricentenaire des Constitutions d’Anderson.
Originellement intitulées Constitution, Histoire, Lois, Obligations, Ordonnances, Règlements et Usages de la Très Respectable Confrérie des Francs-maçons acceptés, les Constitutions sont considérées comme l’un des textes fondateurs de la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative.
Présentation de l’éditeur
Il y a trois cents ans
En 1723, un livre fut publié qui exposait les principes et les objectifs de la franc-maçonnerie anglaise. Des idées qui incluaient l’égalité sociale, la tolérance religieuse, le développement personnel, la récompense et l’avancement pour le mérite, la charité et la bonne volonté envers tous. Ces idées étaient radicales et stimulantes à une époque caractérisée par des conflits religieux et où la naissance et la richesse déterminaient le succès et souvent même la survie.
Ce livre fascinant et magnifique a également fourni un cadre pour la franc-maçonnerie, un livre de règles qui serait imité par de nombreux autres clubs et sociétés laïques en Grande-Bretagne et dans le monde. Les pratiques maçonniques introduites dans les Constitutions de 1723 comprennent l’élection d’officiers soumis à la responsabilité démocratique, un membre détenant une voix ; règle de la majorité; les discours des élus ; gouvernance nationale; et des constitutions écrites.
Introduit par un beau frontispice symbolique, cet ouvrage était non seulement pratique, mais aussi inspirant, contenant une histoire traditionnelle de la franc-maçonnerie et de nombreux chants maçonniques. Riche de perspicacité et de symbolisme maçonniques, il y a autant à trouver dans cet ouvrage pour les francs-maçons modernes qu’il y en avait au jour de sa publication.
Cette édition spéciale contient des photographies de haute qualité de l’un des premiers exemplaires des Constitutions des francs-maçons, imprimés à Londres en 1723.
La bordure de la couverture et le dessin central ont été soigneusement reproduits à partir des copies originales conservées dans les archives du Musée de la Franc-maçonnerie conservé à la Grande Loge Unie d’Angleterre.
Cet ouvrage comprend :
Avant-propos du Grand Maître Métropolitain Sir Michael Snyder
Fac-similé photographique complet de l’exemplaire original appartenant au duc de Richmond, nommé Grand Maître en 1724.
Traduction de l’inscription/dédicace manuscrite de James Anderson en latin. Une introduction historique perspicace par le bibliothécaire Martin Cherry du Museum of Freemasonry de Londres
Les Constitutions des francs-maçons de 1723 : un fac-similé photographique
Grande Loge Unie d’Angleterre – 2023, 142 pages, 40,00 £ (environ 46,6552 €)
Édition limitée – seulement 1 000 exemplaires. Pour commander, c’est ICI. Pour la France, selon le choix soit par Royal Mail Europe Tracked (12,00 £) – prévoir jusqu’à 20 jours pour la livraison -, soit en mode « Courrier suivi Zone 1 » (18,50 £) – livraison sous deux semaines -, il faut donc compter 67,95 €.
Lewis Masonic, un éditeur hors du commun
Lewis Masonic est une entreprise établie de longue date, fondée en 1801, spécialisée dans la publication de textes maçonniques. Alors appelée A Lewis, l’entreprise se concentrait exclusivement sur les livres rituels depuis les diplômes d’artisanat maçonnique jusqu’aux ordres maçonniques secondaires.
Au fil des années, le nom est passé de « A Lewis » à « Lewis Masonic ». De nos jours, les livres rituels restent une priorité chez Lewis Masonic, mais l’objectif de l’entreprise s’est élargi pour couvrir tous les domaines de l’édition maçonnique.
Qu’est-ce qu’un Lewis
Lewis Masonic doit son nom au symbole maçonnique d’un Lewis. Un Lewis est « une crampe de fer à trois branches qui est insérée dans une cavité préparée dans la pierre par laquelle elle peut être abaissée et soulevée avec précision ». Le nom vient du mot latin Leuis, signifiant léviter ou soulever.
Dans la franc-maçonnerie spéculative, un Lewis peut être trouvé dans chaque loge sur le piédestal du surveillant principal, attaché à une pierre de taille parfaite – une pierre finie – qui à son tour est suspendue à un trépied ou à un derrick.
Dans la franc-maçonnerie, un Lewis représente la force. La poigne du Lewis qui soulève la pierre est assimilée à la poigne donnée pour élever le candidat au troisième degré. Pour de nombreux francs-maçons, cela représente la propre capacité de chacun à s’améliorer et à s’élever au-dessus de ses vices et de ses défauts. Un Lewis est également devenu le terme utilisé pour décrire le fils d’un franc-maçon. La raison en est assez simple, comme cela est expliqué dans l’explication du tableau de traçage du premier degré. Le devoir d’un fils de maçon est de soutenir ses parents de la même manière qu’un Lewis soutient et soulève un rocher.
Le but de Lewis Masonic
Lewis Masonic, comme son nom l’indique, a été fondé dans le but de soutenir les francs-maçons et la franc-maçonnerie, son but étant comme le Lewis de donner à chaque franc-maçon les outils pour s’améliorer et l’aider à faire son avancement quotidien dans le savoir maçonnique.
Possible représentation de James Anderson dans une caricature de William Hogarth.
[NDLR : Le très célèbre éditeur Lewis Masonic dévoile une magnifique reproduction à l’identique des Constitutions des francs-maçons, publiées afin de commémorer le tricentenaire de sa première impression à Londres. Mieux connu sous le nom de Constitutions d’Anderson , il s’agit du livre de jurisprudence, d’histoire et d’autres orientations commandé par la première Grande Loge d’Angleterre, dont la paternité est attribuée au révérend James Anderson (c. 1678-1739) qui a joué un rôle important dans la naissance de la franc-maçonnerie moderne, dite « spéculative », en particulier par sa contribution à l’ouvrage connu sous le nom de Constitutions d’Anderson qui sert de base à la création de la première obédience au monde, la Première Grande Loge d’Angleterre. Mais nous pensons aussi, comme de nombreux historiens, que les officiers supérieurs de la Grande Loge ont eu une contribution éditoriale importante.]