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Le séminaire annuel de la G.L.C.S. : un séminaire initiatique !

Tous les ans, en juin, le Suprême Conseil des Cultures et de la Spiritualité et la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité organisent un Séminaire qui permet à tous les Frères et Sœurs bénéficiant d’une promotion, de se retrouver et de partager un moment aussi solennel que convivial.

Depuis quelques années ce Séminaire de deux jours se tient au Château de Condé Sainte-Libiaire. Ce lieu prestigieux, situé à quelque 8 kilomètres d’Eurodisney, est transformé en Temples, majestueux, et en cabinets de réflexion sombres à souhait. Dais, tentures, décors de toute espèce font leur apparition éphémère en l’honneur des nouveaux promus.

Le seul Rite pratiqué est, en ce lieu, le Rite Écossais Ancien et Accepté, même si le Suprême Conseil dispose des patentes du Rite de Memphis-Misraïm, du Rite Écossais Rectifié et du Rite Français. Mais le R.E.A.A. est le rite le plus répandu en France. Ce rite comporte 33 degrés.

L’ouverture du Séminaire s’effectue au 33e degré et ce fut cette année le vendredi 9 juin à 14 heures. Puis on descend pour recevoir les bénéficiaires selon le degré auquel ils ont été nommés par le Suprême Conseil. Cette année, c’étaient le 30e, Chevalier Kadosch, le 28e, Chevalier du Soleil, le 25e, Chevalier du Serpent d’airain, etc. Chaque cérémonie est précédée d’une préparation qui consiste à rappeler aux récipiendaires le sens des degrés qu’ils ont déjà obtenus et en leur montrant l’architecture logique qui relie les différents degrés du Rite. Elle permet aussi aux Frères et aux Sœurs qui ont des doutes de poser leurs questions en toute simplicité.

Car, lors du Séminaire, chacun porte les décors de son degré, c’est-à-dire les tabliers et les sautoirs ou les baudriers qui le caractérisent. Ainsi, pas de cachotteries, ni de hiérarchie. Les dignitaires présents témoignent : « Nous sommes tous, quel que soit notre degré, des Maçons qui doivent à la fois apprendre et transmettre. Et nous savons que toute progression passe par l’échange, « Le plus court chemin de soi à soi, passe par autrui. » – écrit judicieusement le philosophe Paul Ricoeur dans son essai intitulé Soi-même comme un autre. »

Mais, à la G.L.C.S., lors de la cérémonie d’élévation à la Maîtrise qui a concerné plus d’une vingtaine de Compagnons, le samedi 10 en fin d’après-midi, le relèvement des Maîtres récipiendaires a été effectué par les membres du Suprême Conseil et les Chevaliers Kadosch en signe de transmission initiatique et de fraternelle égalité.

Le mot que chacun a gardé de ce Séminaire a été celui de bienveillance, terme qui caractérise la Grande Loge et le Suprême Conseil des Cultures et de la Spiritualité. C’est un bien précieux que les Sœurs et les Frères s’emploient à préserver car il est la source de l’harmonie universelle à laquelle tout Maçon doit contribuer.

Tout le monde s’est quitté samedi soir avec le sentiment du travail accompli et heureux de pouvoir se retrouver l’an prochain.

Sans son bâton de marche, on se sent infirme

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent les 1er et 15 de chaque mois.)

Je me demande, parfois, si mon idéal est bien différent de celui de ma mère, par exemple, qui ne fut jamais maçonne, malgré les propositions qui lui en avaient été faites, et – même – si les valeurs sur lesquelles je me suis quotidiennement efforcé de régler ma conduite s’écartent un tant soit peu des « principes » (elle tenait beaucoup à ce mot) qui ont constamment inspiré son comportement.

Quoique d’une opinion politique différente de la sienne, j’ai toujours nourri pour la République un immense attachement et les notions de Justice et d’équité ont été tout aussi ancrées en moi qu’elles se sont incarnées en elle. Nous distinguaient également son sens du Service public dans lequel elle s’était engagée et ma foi en la liberté d’entreprendre qui m’a souvent rendu sceptique face aux errements voire aux errances de l’Administration. Ne commençant pas devant vous une psychanalyse, j’arrêterai ici cette évocation… Je souhaitais seulement relever, pour l’avoir constaté de près depuis l’enfance puis à de multiples reprises chez de nombreuses personnes, que la franc-maçonnerie ne détient aucune supériorité dans la défense et l’illustration des vertus dont elle se donne pour ambition d’élever la pratique, chez ses adeptes. Qui pis est, il arrive que les vanités, les indélicatesses et les lâchetés de certains de ses membres rendent des points à l’État, quand la superbe de celui-ci n’a d’égal que son insuffisance.

Mes proches connaissant mes opinions m’ont souvent demandé, non point pourquoi je suis demeuré franc-maçon, quasiment quatre décennies durant (il y a beau temps qu’ils savent que j’y trouve « le meilleur rendement humain à l’hectare »), mais en quoi je pouvais bien en avoir besoin. Au-delà d’un petit péché de gourmandise que je confesse volontiers, ma réponse est modeste : pour me sentir moins idiot face aux questions existentielles, pour progresser grâce au frottement respectueux des différences, pour affronter avec courage, à ma petite échelle, les vicissitudes de la vie voire plus largement celles du monde.  J’ajouterai encore que l’initiation m’a permis de tisser des fils sous-jacents de compréhension auxquels je n’aurais sans doute prêté ni la même attention ni la même importance, au gré des êtres et des circonstances. Enfin, j’y ai acquis une ouverture et une discipline spirituelles, en toute indépendance, espérant avoir pu manifester, dans des situations délicates, une intuition bienvenue, c’est-à-dire, selon la fulgurante expression d’Henry Bernstein, cet « excès de vitesse de l’intelligence », entendue ici comme la double affaire de la raison et du cœur.

Finalement, pour aller un peu plus haut, un peu plus loin et, l’entraînement aidant, un peu plus vite aussi, la maçonnerie nous aide à intégrer une certaine lenteur. C’est un de ses paradoxes : sans son bâton de marche, on se sent infirme.

Conférence intégrale de Roger DACHEZ : « La franc-maçonnerie chrétienne au XXIe siècle »

Du site saint-georges-du-temple.org

Le vendredi 5 mai 2023, Saint-Georges du Temple a organisé une conférence publique au Centre Universitaire Méditerranéen de Nice (C.U.M.) – 65 promenade des Anglais

Les francs-maçons sont généralement considérés comme des athées dans le monde séculier et ce, pour la raison que nombre d’entre eux se sont, de longue date, appliqués à rejeter l’aspect chrétien de leur tradition, au profit d’une philosophie plus sociale. Toutefois, le régime écossais rectifié a gardé cet ancrage : l’un de ses fondateurs fut le célèbre Lyonnais Jean-Baptiste Willermoz qui portait en lui les racines du christianisme des Lumières. C’est l’une des ingéniosités du Régime Ecossais Rectifié, ainsi que sa force.

Aujourd’hui, notre siècle doit réfléchir à son destin trop individualiste et matérialiste. Cette franc-maçonnerie symbolique et spiritualiste transcende son histoire et ses traditions pour s’ouvrir à notre monde moderne.

Il existe de nombreuses valeurs communes entre l’athéisme rationnel et le spiritisme socialement adapté, comme l’espéraient les ancêtres de cette noble institution à la fin du XVIIIe siècle à la lumière du redressement du régime écossais.

Le Régime Écossais Rectifié est codifié lors du convent général de Wilhelmsbad en 1782 sous la présidence du duc Ferdinand de Brunswick-Lunebourg qui devient Grand Maître de l’Ordre à l’issue de ce convent. Trente-six francs-maçons dûment mandatés venant de toute l’Europe y travaillent du 16 juillet au 1er septembre. Les travaux se tenant en français et en allemand, deux secrétaires sont désignés pour acter tous les documents et décisions. Le secrétaire francophone désigné est Jean-Baptiste Willermoz. Ce convent général est précédé de douze convents nationaux ou régionaux préparatoires tels que le convent de Kolho de 1772 en Lusace, le convent de Brunswick de 1775 ou encore le convent des Gaules à Lyon de 1778.

Roger Dachez est Président l’Institut Maçonnique de France et historien de la franc-maçonnerie. Il Roger Dachez a été initié à la Grande Loge de France en 1980. Il est depuis 1985 membre de la Loge nationale française (LNF) dont il fut président du conseil national de 1992 à 1997. Il est également président de l’Institut Maçonnique de France, fondé en 2002. Depuis le 21 avril 2018, il est le Grand Maître des Loges Nationales Françaises Unies. Roger Dachez est aussi membre du comité scientifique du Musée de la franc-maçonnerie à Paris. Parallèlement, il dirige la revue d’études maçonniques Renaissance Traditionnelle.

Knight Kadosch et le devoir pour le devoir

De notre confrère italien nuovogiornalenazionale.com – Par Silvano Danési

Malgré la narration insistante que les rituels de la franc-maçonnerie sont secrets, ils sont publiés et peuvent être trouvés en abondance dans la vaste littérature sur le sujet et, maintenant, également sur Internet. Il est intéressant pour quiconque le souhaite et, en particulier, pour les savants, d’aborder la ritualistique maçonnique afin de comprendre comment la franc-maçonnerie, bien comprise, traite de la recherche et, en particulier, de la recherche spirituelle. Ce dernier aspect est très important en ces temps de matérialisme marchand rampant.

Dans le rituel d’initiation en tant que Chevalier Kadosch (30e degré du Riro écossais) nous lisons : « Vous devez faire votre devoir car c’est votre devoir : c’est le dernier mot de la franc-maçonnerie ».

La seule certitude que nous livre cette affirmation ultime est qu’elle est le dernier mot de la franc-maçonnerie mais, comme il sied bien à tout mot ultime, tout en clôturant une phase de la connaissance, elle en ouvre une autre, ramenant celui qui a de l’intellect à comprendre, au doute, à la question, au point d’interrogation, levures de toute prise de conscience.

Que signifie donc le devoir ?

Le devoir, du latin de habere, est de posséder quelque chose après l’avoir reçu d’autrui et introduit le concept de restitution et la question qui en découle : reçu de qui ?

Reçu de soi-même, de son daimon, de ce dieu personnel que les Sumériens indiquaient comme le créateur de la personnalité humaine.

Dans le mazdéisme, nous pourrions nous référer au Fravashi « le principe le plus élevé et éternel inhérent à un être humain ».

La réponse est : reçue de soi-même.

Ce n’est pas un hasard si l’énoncé suit la citation de l’impératif catégorique, qui est « absolu ou il ne l’est pas ».

Absolu, comme libre, indépendant, libéré des contraintes et des limitations. Des caractéristiques, celles-là, typiques de la Libre Pensée et de la Pensée Pure, ou plutôt de l’Arché.

Ce n’est pas un hasard si l’affirmation est également suivie de celle que le plus grand bien est le libre arbitre, c’est-à-dire agir par soi-même selon son propre jugement.

Des questions fondamentales se posent.

Kant, à propos de l’impératif catégorique écrit : « Agis de telle manière que la maxime de ta volonté puisse toujours valoir en même temps qu’un principe de législation universelle ».

Le principe de législation universelle est la Règle qui, renfermée dans l’Arché, s’explicite par l’action du Lógos dans la législation universelle, c’est-à-dire dans les règles qui président à la détermination du Logos comme zoé : vie naturelle universelle.

Nous sommes revenus à l’apprentissage, à la première référence sapientielle, non attribuable à une seule religion, qui nous est offerte par le rituel du premier degré avec l’équerre et le compas superposés au Prologue de Jean.

Nous sommes appelés, avec ce geste et ce texte, à être co-créateurs d’une manifestation de l’Arché qui a lieu et devient à travers le travail du Lógos, qui matérialise (gravitation, cristallisation, vie) la Pensée Pure, étant Arché Tek- ton, artificier ou, mieux : Grand Artificier.

Ici une autre question fondamentale se pose concernant les appellations Pantokrator et Kosmocrator. L’Arché Tek-ton est-il créateur ou dirigeant ?

Nous devons effectuer le rappel selon la conscience, c’est-à-dire selon cette connaissance intérieure qui découle du savoir cum, c’est-à-dire avec. Avec qui? Avec le Lógos qui est « la lumière des hommes » et dont on apprend (on saisit en saisissant) l’impératif catégorique qui se présente comme un éclair éclairant, Ziza, tel qu’il est indiqué depuis les premiers pas dans la voie de l’écossais Rite?

Des concepts tels que le devoir, l’impératif catégorique, le libre arbitre, l’inspiration, la connaissance ont occupé le travail et la réflexion de générations entières et ne sont, par conséquent, que des marqueurs de nouvelles expériences intellectuelles et spirituelles que chacun devra faire pour devenir Chevalier Saint (Kadosch). et devra le faire plus tard dans sa vie initiatique.

Un chevalier sacré n’est pas un chevalier héritier de tel ou tel ordre chevaleresque, encore moins l’héritier de bandes armées de chevaliers médiévaux. La prolifération de manteaux de chevaliers autoproclamés est tout simplement ridicule. Ce point essentiel mérite qu’on s’y attarde.

Chevaliers de la violence ou chevaliers de la sagesse ?

La chevalerie est inhérente au féodalisme du XIe siècle, et se caractérise par l’orgueil et la violence, à tel point que l’Église a dû imposer la « Trêve de Dieu », demandant aux chevaliers de prononcer une promesse solennelle : « Pour sauvegarder ce qui protège cela, je n’attaquerai en aucune manière une église, ni les entrepôts compris dans son enceinte. Je n’attaquerai pas le clerc ou le moine sans armes séculaires, ni l’homme qui les escorte s’il est sans lance ni bouclier. Je ne volerai ni le bœuf ni la vache, ni le cochon, ni le mouton, ni l’agneau, ni la chèvre, ni l’âne ou son fardeau, ni la jument, ni l’ânon non sevré. Je ne ferai pas prisonniers le fermier, ni la paysanne, ni les sergents ou marchands ; Je ne vais pas les voler ou les extorquer. Je ne les ruinerai pas en extorquant leurs biens sous prétexte que leur maître est en guerre.[le]

« Le premier résultat de cette législation – commente Duby – a été d’isoler dans la société un groupe bien défini, que les dirigeants de l’Église croyaient en état d’agression perpétuelle et responsable du désordre du monde entier ; un corps dont il fallait se défendre, et dont la puissance destructrice devait être contenue en lui infligeant la crainte de la colère divine. Cette catégorie d’hommes, considérés comme des ennemis et qui du point de vue du dualisme élémentaire véhiculé par les croyances chrétiennes semblaient constituer l’armée du mal, n’était autre que la cavalerie ». [ii]

La culture féodale de la chevalerie est donc une culture violente, ignorante, uniquement sensible aux gestes. Une société masculine vouée à la guerre.

« Seuls le corps et le courage comptent, pas l’esprit. Le futur chevalier – écrit Duby – ne sait pas lire, car l’étude corromprait son âme ; la chevalerie est ignorante par son choix, et voit dans la guerre, réelle ou imaginaire, l’acte fondamental qui donne un sens à l’existence, un jeu où l’on risque tout, l’honneur et la vie, et dont les meilleurs reviennent riches, triomphants, couverts dans une gloire digne de leurs ancêtres et qui se transmettra de génération en génération. La culture du XIe siècle, si profondément marquée par l’éthique chevaleresque, était presque entièrement fondée sur le plaisir de la capture, sur l’enlèvement et l’agression ». [iii]

Cette éthique basée sur la capture et l’enlèvement est la même que celle des héros grecs dits homériques, dont Eva Cantarella parle avec une compétence ponctuelle dans son « Ithaque » (Feltrinelli). Ménélas, à la fin de la guerre de Troie, ne revient pas directement à Sparte, mais erre dans de nombreuses régions  » rassemblant beaucoup de richesses « . Ulysse n’est pas différent. Arrivé au pays des Cicones, il incendie et détruit, enlève femmes et richesses.

L’esprit chevaleresque qui triomphe au XIVe siècle est une parodie de la chevalerie féodale.

« Au moment même où l’évolution économique ruinait les familles de l’ancienne noblesse – écrit Duby à ce sujet – les entraînant plus bas que certains requins qui s’étaient enrichis de la guerre, de la haute finance ou de la cour, et détruisait les anciennes hiérarchies, des images symboliques et vaines ont été créées, qui maintenaient pourtant efficacement les valeurs du jeu : comme, par exemple, les ordres de chevalerie fondés par la suite, au XIVe siècle, par les rois de Castille, par l’empereur, par le dauphin du Viennois, par les rois de France et par ceux d’Angleterre, et bientôt par bien des princes moins puissants, dans le but de s’entourer, comme le roi Arthur, de nouveaux chevaliers de la Table Ronde ». [iv]

Le chevalier des ordres chevaleresques est un guerrier pour le plaisir. Les combats singuliers et les tournois sont ce qu’on appelle aujourd’hui les jeux de rôle. Les ordres chevaleresques sont des parodies où les manteaux et les panaches ont remplacé le bouclier et l’épée et où l’orgueil a été remplacé par une arrogance et une arrogance ridicules.

Le chevalier authentique, et non le violent ou les futiles jeux de cour, est appelé, dans la tradition initiatique, à un tout autre duel : celui avec l’éternel féminin et avec la Sagesse.

Au passage, une question me vient à l’esprit : « Qui est la femme que le Dieu de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine embrasse en tendant son doigt inaccessible vers l’Anthropos ? ».

Je tire de mon : « Les racines écossaises de la franc-maçonnerie » quelques considérations.

Le héros littéraire de l’une des œuvres les plus connues de Chrétien de Troyes est Yvain, le Chevalier du Lion, d’après le vieux poème gallois Iarlles y Ffynnawn, qui apparaît, dans le Mabinogion, dans le conte « Owein, ou la Dame de la Fontaine « . et aussi dans Historia Regum Britanniae de Geoffrey de Monmouth.

Dans la « Dame de la fontaine », Owein, après avoir entendu le récit d’une prodigieuse aventure à la cour d’Arthur, part la vivre en personne. Arrivé, sur les instructions d’un géant qui vit dans un bois et commande les animaux, à une fontaine où se dresse un arbre très vert, symbole de vie (l’Arbre de Vie), il renverse de l’eau sur la pierre entourant la fontaine et déchaîne une grêle dont il est difficilement sauvé. Un vol d’oiseaux chanteurs doux suit et un chevalier noir apparaît, qu’Owein affronte et bat, pour prendre sa place dans la défense de la fontaine et de la ville, après avoir épousé sa veuve, qui est la comtesse qui gouverne les terres où elles se trouvent. l’arbre et la fontaine. Dans ses exploits, Owein est rejoint par un lion tout noir, qu’il a sauvé d’un serpent et qui devient son fidèle compagnon, une sorte d’alter ego.

Yvain de Chrétien de Troyes précède Owein dans la « Dame de la fontaine » de Mabinogion, qui n’en est pas la traduction. Les deux récits s’appuient tous deux sur une source plus ancienne.

Lorsque Chrétien commence à écrire, s’instaure dans le Nord de la France le genre épique de la chanson de geste qui exalte les exploits de Charlemagne et des paladins, c’est-à-dire les vertus du chevalier guerrier, tandis que dans les régions de langue d’oc (Provence , Aquitaine , Limousin et Poitou) était né le mouvement des troubadours, avec son idéologie de l’amour, selon laquelle tout héros « doit » aimer et dédier son intention et ses oeuvres à une dame.

La Dame des troubadours est la même que la Philosophie de la Consolatio de Severino Boezio, de Socrate dans le Criton, de l’image dépeinte par Marciano Capella, et c’est l’Intelligence divine, la Sagesse divine que l’on retrouve dans les œuvres d’Hermès Trismégiste et aussi dans le mysticisme des Fidèles d’Amour, une secte qui comptait parmi ses fondateurs le Normand Frédéric II de Souabe, le fils de Federico Manfredi, le chancelier de Federico Pier Delle Vigne, le notaire de Federico Jacopo da Lentini et par la suite : Guido Guinizelli, Guido Cavalcanti (célèbre pour être un hérétique patarin), Dante Alighieri, Cino da Pistoia, Francesco da Barberino, Cecco d’Ascoli.

Pour les Fedeli d’Amore, la femme bien-aimée (Rose) est l’Intelligence divine ou Sagesse (Fleur), qui est attachée à Dieu et guide l’homme selon sa volonté. L’Amour est l’union de l’intellect avec la Sagesse (avoir l’intellect de l’Amour). L’amant (dans le Roman de la Rose) embrasse la Fleur, la Rose, les bras croisés.

Le thème de la rose est présent chez Apulée, qui dans les Métamorphoses mentionne la déesse celtique Épone « qui était soigneusement parée de guirlandes de roses » et Vénus, à qui la rose est associée, qui dit d’elle-même : « Ici, moi l’antique parent de l’univers, moi, cause première des éléments, moi, Vénus, auteur du monde entier… ».

Lucio, le protagoniste des Métamorphoses, après être devenu un âne (âne, c’est-à-dire seulement soma) grâce à la magie, est ramené à l’état humain par la suggestion d’Isis de manger des roses, ou, en d’autres termes, de se nourrir d’aliments divins. Sagesse.

Dans les Métamorphoses d’Apulée, Isis dit : « Me voici à toi, Lucius, puisque tes prières m’ont émue. Je suis le parent de l’univers, le souverain de tous les éléments, l’origine avant les âges, la reine des ombres, la première des célestes ; Je résume sur mon visage l’apparition de toutes les divinités mâles et femelles : c’est moi qui gouverne d’un hochement de tête les cimes lumineuses de la voûte céleste, les vents salutaires de la mer, les silences désolés d’Averno. Indivisible est mon essence divine, mais dans le monde je suis vénéré partout sous de nombreuses formes, avec des rites différents, sous des noms différents. ….. et les Égyptiens à qui l’antique savoir confère le pouvoir, honorez-moi de rites qui n’appartiennent qu’à moi, et appelez-moi, de mon vrai nom, Isis Reine ».

Après avoir mangé les roses, Lucius (Apulée) sera initié aux rites isiaques.

Pour les Fedeli d’Amore, la Sainte Sagesse (voici une référence ponctuelle pour Owen et Yvain) est assise à la fontaine de l’enseignement et la fleur qui portera ses fruits est sur l’arbre au-dessus de la fontaine de l’enseignement.

Au XIIe siècle, la traduction de l’Historia regum Britannie par Goffredo di Monmouth, c’est-à-dire le Roman de Brut par le Normand Wace (1155), apparaît également en France. En France arrive la « matière de Bretagne », qui va alimenter le cycle du Graal.

« La rencontre de la tradition héroïque du Nord de la France avec la tradition lyrique de la Provence du bel amour avec la matière de la Bretagne et avec les contes celtiques que bardes, ménestrels et bouffons – écrivent Gabriella Agrati et Maria Letizia Mogini – narraient entre les deux rives de Channel, a été réalisé dans l’entourage d’Aliénor d’Aquitaine, petite-fille de ce Guillaume IX qui avait été le premier troubadour, épouse de Louis VII de France puis d’Henri II Plantaganet et mère de Marie et d’Alice, mariée à deux des plus grands seigneurs de France, les comtes de Champagne et de Blois ». [v]

Il ne faut pas sous-estimer que la narration courtoise qui contrastait avec le cycle carolingien satisfaisait les « aspirations à une épopée nationale des Normands qui avaient conquis le trône d’Angleterre ». [vi] Normands comme Frederick II et ses initiales Fedeli d’Amore.

Ivano-Owein représente le point de transition du cycle carolingien au cycle breton ; du chevalier guerrier masculin qui se bat avec d’autres chevaliers guerriers masculins, au chevalier masculin qui affronte l’éternel féminin; des batailles extérieures aux batailles intérieures.

L’histoire d’Yvain commence à la cour d’Arthur à la Pentecôte, le jour où le Saint-Esprit descend dans la tradition chrétienne. Une journée donc d’inspiration : l’Awen celtique. Et Chrétien, comme pour indiquer son appartenance à la lignée initiatique des Fedeli d’Amore, écrit que, tandis que les uns racontaient des histoires « les autres parlaient de l’Amour, des tourments, des souffrances et des grandes joies que les disciples de son règne. A cette époque, elle était douce et bienveillante, alors que maintenant elle a très peu d’adeptes : presque tout le monde l’a abandonnée de sorte que l’Amour est grandement dégradé par elle ».

Dans son dicton selon lequel « un mort courtois vaut bien mieux qu’un paysan vivant », nous voyons chez Chrétien un parallèle avec la distinction entre adeptes et « grands » des Fedeli d’Amore.

Ivano est accueilli dans le château d’un gentilhomme père de bonne qui l’amène « à s’asseoir dans le plus beau pré du monde, clos d’un muret tout autour » : c’est l’hortus clausus, la roseraie et c’est aussi le lieu de sa première rencontre avec le féminin.

Ivano se rend ensuite dans une forêt (comme le fera Dante), où il rencontre un géant seigneur des animaux, c’est-à-dire la nature dans sa version matérielle (le Kernunnos, l’homme sauvage, le masculin paléolithique) qui le dirige vers une fontaine.

La fontaine bouillonne comme si elle était en ébullition. C’est une source thermale symbole du ventre chaud de la terre. A côté de la fontaine se trouve le plus bel arbre que la nature ait pu créer, dont le feuillage résiste à chaque saison. La pierre est une émeraude soutenue par quatre rubis et le bassin suspendu à l’arbre est en or, c’est-à-dire en lumière, et contient de l’eau.

Un Saint Chevalier est celui qui est « ordonné en premier ».

Un saint est une personne prescrite par la loi, c’est-à-dire un être humain prae-scriptum, premier ordonné, premier mis en conformité avec la loi.

Un saint est donc tout être humain en tant que prae-scriptum de la loi universelle.

Le Saint Chevalier est celui qui s’est cherché lui-même, son propre Graal (Soi, noyau pensant spirituel) en surmontant les épreuves de la Quête et a pris conscience de qui il est et de son ordre, c’est-à-dire de sa place dans la hiérarchie de l’univers.

Le Saint Chevalier peut dès lors s’atteler aux armes de la parole et de la plume pour raconter sa propre histoire, pour écrire son chemin initiatique vers la liberté sur un livre blanc, le long du chemin évolutif de la fabrication du monde ; être témoin.

Le Saint Chevalier, s’il l’est vraiment, peut exercer le devoir pour le devoir, car il a compris d’où vient l’impératif et que cet impératif a besoin d’un retour et a compris que l’impératif, c’est-à-dire l’ordre est un « allez ! vers de nouveaux buts, dépassez-vous, utilisez le cor actum, rendez, remettez-vous à l’état primitif, c’est-à-dire restez comme vous étiez : Spiritus.

© Silvano Danesi

[i] Citation in George Duby, Art et société médiévale, Laterza

[ii] George Duby, Art et société médiévale, Laterza

[iii] George Duby, Art et société médiévale, Laterza

[iv] George Duby, Art et société médiévale, Laterza

[v] Gabriella Agrati et Maria Letizia Mogini, Introduction à Ivano par Chrétien de Troyes, Mondadori

[vi] Gabriella Agrati et Maria Letizia Mogini, Introduction à Ivano par Chrétien de Troyes, Mondadori

Le Dessin de… Jissey « Les secrets maçonniques »

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Au congrès des ingénieurs du Mexique la Franc-Maçonnerie reste un mystère. C’est ainsi que notre charitable dessinateur JISSEY a décidé de leur indiquer une piste de découverte

Grands Maîtres du passé : Gisèle Faivre

Gisèle Faivre, née Rose Marie Angèle Stefani le 27 septembre 1902 à Macinaggio (commune de Rogliano) en Corse et morte le 24 août 1997 à Paris, est une féministe et franc-maçonne française, fondatrice et plusieurs fois élue grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France. Son action est remarquée pour l’essor qu’elle donne à la première obédience féminine créée en 1945.

Reproduction diplôme avectimbre commémoratif.

Jeunesse et premières recherches

Née dans le Cap Corse, Rose Marie Angèle Stefani épouse Faivre, choisit librement le prénom de Gisèle. Elle fait sa carrière professionnelle au ministère des Postes. Passionnée de recherche sur l’esprit sous toutes ses formes, elle étudie le symbolisme, le soufisme, l’hermétisme. Elle participe à un groupe de recherche conduit par Georges Gurdjieff qui attire de nombreux intellectuels de l’époque. Elle côtoie pendant un temps Philippe Encausse, fils de Papus et s’instruit sur le martinisme. Très jeune, elle revendique l’égalité de droit entre les hommes et les femmes, elle milite également dans le syndicalisme.

Franc-maçonnerie

Après sa rencontre avec Anne-Marie Gentily, celle-ci l’initie en franc-maçonnerie le 25 janvier 1934 au sein de la loge maçonnique d’adoption « Minerve » dont elle est vénérable maitresse. Elle participe aux premiers projets d’indépendance des loges d’adoption de la Grande Loge de France. La Seconde Guerre mondiale mettant un terme à toutes activités maçonniques en France, elle s’applique à maintenir le contact avec les sœurs restées sur Paris.

GLFF, timbre commémoratif des 50 ans

À la fin de la guerre, elle reprend ses engagements et ses responsabilités au sein des loges et participe à la fondation de la première obédience féminine, l’« Union Maçonnique féminine de France » (UMFF). En 1947, elle est élue grande oratrice de l’obédience et travaille à l’élaboration des premières constitutions de l’ordre qui prennent le nom de : « Des loges d’adoption aux loges féminines indépendantes ».

Affiche commémoratives des 70 ans.

Elle est élue pour son premier mandat à la tête de l’obédience (UMFF) entre 1948 et 1950, grande oratrice en 1952, et c’est sur ses conclusions que le convent vote le changement de nom de l’obédience en Grande Loge féminine de France (GLFF). En 1953, elle est élue pour un second mandat et premier sous le nouveau nom obédientiel. En juin 1953, elle participe à la fondation de la 8e loge de l’obédience, la loge « Cybèle ». Elle crée en 1954, la loge « Isis » no 9 dont elle devient la vénérable maitresse et dont le temple dans le XVIIe arrondissement de Paris devient le siège de l’obédience jusqu’en 1977.

Blason actuel de la GLFF.

Réélu de 1959 à 1961 de 1963 à 1965 et de 1967 à 1969 comme grande maitresse, elle impulse plusieurs créations de loges. En tant que membre de la commission des rituels, elle plaide pour l’adoption du Rite écossais ancien et accepté (REAA) en 1959. La loge « Isis » dont elle est toujours membre, adopte la robe noire et la médaille de loge comme signe distinctif de l’appartenance à l’ordre. Ces dispositions sont reprises par l’obédience.

Dès 1962, elle travaille à la complétude du rite écossais au sein de l’obédience par la création d’un Suprême Conseil. Avec l’aide d’une obédience mixte anglaise et de sa souveraine grande commandeur Marjory Cecily Debenham. Elle travaille pendant près de dix années avec des sœurs venant régulièrement de France pour recevoir les initiations des hauts grades successifs. Marjory Cecily Debenham fonde 10 avril 1970 le « Suprême Conseil féminin de France » à Londres et à l’issue de cette période, le 12 janvier 1972, le Suprême Conseil féminin de France consacre le REAA du 1er au 33e et dernier degré au sein de la Grande Loge féminine de France. Elle en devient le premier Souverain grand commandeur et le reste jusqu’à l’âge de 90 ans

Enveloppe premier jour d’émission.

Fin de vie et postérité

Gièsle Faivre s’éteint le 24 août 1997 dans le 12e arrondissement de Paris après plus de 63 ans d’appartenance à la franc-maçonnerie. Elle laisse une image de femme déterminée, mais généreuse et sociable, d’une européenne convaincue et d’une féministe intransigeante qui ne cesse durant sa vie, d’affirmer sa croyance dans une maçonnerie féminine émancipatrice. La loge Gisèle Faivre no 443 est créée le 10 avril 2011, à Bastia.

Une névrose maçonnique

Attention, danger : Le profane qui frappe à la porte du Temple ne s’imagine pas qu’il demande l’entrée dans un système à même de s’avérer progressivement névrotique, s’il ne prend pas le recul nécessaire ! C’est à dire, à la fois, hauteur de vue et humour !

Le désir est le moteur humain. Il s’agit donc de le combler en se fixant sur le ou les objets qui le fondent, c’est le principe même d’une vie. Sans son objet surgit « le manque », nous dit Freud. Dans la pratique de l’Art Royal, l’objet du désir, c’est le tablier, ce cache-sexe symbolique – marqueur du degré acquis – avec tout ce qu’il représente, en termes phalliques ! Lorsque ce désir devient l’entretien du manque – et non sa réalisation – par l’institution, celle-ci produit de « l’hystérisme », au sens de la souffrance que contient ce mot, avant même toute évocation spectaculaire propre à cette névrose.

Le jeu « psy » maçonnique peut signifier – pour celui qui veut jouer…et se laisser prendre (gare !) l’expression de la volonté d’un dominant (l’appareil qui jouit de son pouvoir) sur un dominé, (l’initié soumis et masochiste qui jouit de sa soumission). Le piège du système consiste en une succession de tabliers à conquérir, comme autant d’appâts miroitants mais d’obtention laborieuse. Le dominant est « le maître du temps » : sans même se rendre compte de son importante responsabilité psychologique, il impose un délai à sa totale discrétion – selon le travail et surtout la « docilité » du dominé inféodé – entre chaque tablier. Le cordon assorti donne à voir sa fonction ombilicale !

On comprend que la satisfaction du désir (disparition du manque) du dominé étant l’espoir fébrile du tablier « supérieur », il s’agit pour la hiérarchie de dominance, après avoir créé du lien, de fabriquer du « manque » ! D’où la multiplicité des tabliers, l’allongement de la durée entre leurs réceptions et la mise à distance des décors sommitaux, néanmoins interprétables telle une promesse, un idéal à atteindre, pour maintenir le dominé en appétence. C’est ainsi que certaines puissances jumelées (obédientielle et juridictionnelle) s’entendent pour étaler la remise de leur dizaine de tabliers-carottes, carrément sur vingt ou trente ans (gestion logistique oblige). Une cruelle et perverse façon de mesurer le niveau de résistance du sujet à la frustration !

De la sorte, le dominant induit chez le dominé avide de reconnaissance, un comportement symptomatique : apparaissent au fil du marathon maçonnique des signes d’anxiété convertie (infantilisation, agressivité), phobiques (fraternité compétitive), obsessionnels (idée fixe : décrocher le tablier au mât de cocagne !), narcissiques (exposition dudit tablier – enfin obtenu – au regard de l’autre !). L’hystérie rôde ! Nous sommes loin ici d’un épanouissement personnel serein qui devrait conduire à l’humilité, au perfectionnement de soi, par soi, en soi. Pas en soie ! L’initié-dominé ne peut sortir de cette forme de violence psychique qu’en passant de la lumière à la lucidité, d’une emprise inconsciente à sa conscience éclairée. Il a alors ce choix : rendre ses tabliers ou, mieux sans nul doute, sortir du jeu névrotique (Ni hérisson, ni paillasson). Pour maçonner, heureux, à son rythme, sans souci de broderie, en toute liberté. D’être, de penser et d’agir !

L’échelle maçonnique est comme le vin : Ce n’est pas le degré qui fait le nectar. Et ce n’est pas le tablier qui fait le tailleur de pierre !

Bal d’une nuit d’été au Johannisloge de Halle

De notre confrère allemand hallespektrum.de

Depuis des temps immémoriaux, les francs-maçons célèbrent la fête de Jean-Baptiste comme leur saint patron le 24 juin, Loge « Friedrich zur Forsthaftigkeit ». Cette année, le 16 juin, il y aura un autre bal d’été à la Loge.

La franc-maçonnerie a une tradition séculaire dans la salle. En 1743, la première loge franc-maçonne à Halle a été fondée, avant la Seconde Guerre mondiale, il y avait cinq loges franc-maçonnes dans la ville sur la Saale. Il existe encore aujourd’hui deux loges, en plus de la loge « aux cinq tours au Salzquell à Orient Halle » il y a la loge « Friedrich zum constance ». Cette dernière fut fondée en novembre 1902 et dut être dissoute en 1935 sous la pression des nationaux-socialistes en tant que dernière loge de Halle. Les loges restèrent interdites sous la dictature du SED, et ce n’est que le 20 novembre 1992 que la loge put être réactivée.

Bal de loges maçonniques à Perpignan en 1851.

De nombreux contemporains associent la société secrète et les complots à la franc-maçonnerie. Ce préjugé accompagne les francs-maçons, dont la tradition se fonde sur la taille de pierre du Moyen Âge, depuis leur origine. En même temps, les francs-maçons sont fermement attachés aux principes des Lumières européennes et l’histoire intellectuelle d’une Europe démocratique serait inconcevable sans eux. Beaucoup de grands esprits étaient francs-maçons, comme Wolfgang Amadeus Mozart, dont l’opéra populaire « La Flûte enchantée » peut être considéré comme un manifeste musical de la « Femaçonnerie » par excellence.

Les cinq piliers de la franc-maçonnerie sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité. Ils doivent être vécus à travers une formation pratique dans la vie de tous les jours. Les francs-maçons comprennent leur tâche principalement comme « travailler sur eux-mêmes », comme un tailleur de pierre sculptant un cuboïde lisse à partir d’un bloc de pierre brut. La franc-maçonnerie n’est pas une religion, ne se considère pas comme un substitut de la religion et est non confessionnelle.

Antimaçonnisme : FM et Américains rouges – la secte Prince Hall

Du site egehaber.info – Par  David L. Gray 

La franc-maçonnerie comme procédé de subterfuge chez les Noirs américains

En 2003, j’ai écrit ce qui était bientôt devenu un livre révolutionnaire sur l’histoire de la franc-maçonnerie de Monarch Hall (la secte à prédominance noire de la franc-maçonnerie d’Amérique), intitulé Inside Prince Hall, qui comprenait une légende de chapitre, « La christianisation de la franc-maçonnerie de Prince Hall ». ‘ Bien que j’étais un Diest à tendance agnostique après, je devais admirer la véritable tradition culturelle de la religiosité chrétienne protestante, que la secte Black Americana de la franc-maçonnerie anglo a fièrement évangélisée, qui était cet héritage si percutant de sa fondatrice Princess Hall. 

Maintenant, ayant une meilleure compréhension de la ruine que le protestantisme et le fraternisme bourgeois sombre ont eu sur l’histoire des Noirs avec les États-Unis, je propose ici un amendement à ce chapitre. Téléchargez 1294137 eBooks gratuits de Forgotten Books, les catégories incluent : fiction classique, philosophie,

Cet essai propose également une véritable érudition imparfaite parmi le catholicisme qui a écrit avec parcimonie et défaut sur la franc-maçonnerie de Prince Hall. Par exemple, en 1995 (dernière mise à jour en 2005), le frère Charles Madden, OFM Conv., a écrit : « Bien qu’il existe le système Prince Hall de la maçonnerie sur les Noirs, il n’appartient pas à être considéré comme authentique. » Dans son 2006 Naturstein Unmasked: An Insider Reveals the Secrets of which Lodge , John Salza écrit: «La sortie la plus notable de la reconnaissance de tous implique les Prince Hall Grand Lodges, qui sont presque uniques et composés de maçons noirs. Bien que Prince Hall Masonry souscrive aux trois degrés symboliques, il ne bénéficie pas d’une reconnaissance universelle.

Ce type concernant des informations errantes et non contextualisées sur la secte prédominante de la franc-maçonnerie parmi les Noirs américains ; qu' »ils ont une franc-maçonnerie, ce n’est pourtant pas comme la franc-maçonnerie blanche », a conduit à croire que la franc-maçonnerie du Prince Vestibule n’a pas été interdite par l’Église catholique, et, cela, a créé une culture au sein du catholicisme partout où l’inscription à la franc-maçonnerie et Les corps maçons annexes sont systémiques parmi les catholiques noirs depuis plus d’un siècle. Même récemment, Malcolm Morris et Grand Capitaine d’une Grande Loge Prince Hall du Missouri,  s’est fait le tout premier Grand Maître Catholique de sa propre Grande Loge. Avoir l’impression que la franc-maçonnerie de Prince Hall est un type de franc-maçonnerie tant qu’elle n’est pas interdite est une idée contraire à la déclaration explicite de Pontifikat Clément XII dans sa bulle papale de 1738  In Eminenti apostolatus specula  («La haute montre») où il ne fait aucune exception à l’interdiction indépendamment de ce qu’une secte de la franc-maçonnerie reste appelée, « ces anciennes sociétés sur Liberi Muratori ou Francs Maçons , ou autrement qu’elles s’appellent . . .” Ce à quoi le bienheureux Pie IX affirma dans son encyclique papale de 1873  Etsi Multa  (« Bien que nombreux ») que l’interdiction de la franc-maçonnerie est mondiale, et non régionale : et donc globalement dans le monde.

L’histoire de la franc-maçonnerie de King Hall lorsqu’elle est une secte autochtone reconnue

L’enquêteur a établi qu’au début de 1775, un régulier d’infanterie britannique, le 38th of Foot (South Staffordshires), était stationné dans les environs de Wien, Massachusetts, et ce régiment avait une hutte affrété à la Superb Lodge of Ireland, Board Not. 441. [1] Le régiment avait auparavant servi dans les Antilles jusqu’en 1765, et donc, après une période de retour en Grande-Bretagne, ce qui stationna en Nouvelle-Écosse et dans les colonies américaines. [2]  Il quitta Boston le 17 mars 1775. Sous ses rangs se trouvait John Batt, qui servit de 1759 jusqu’à sa libération à Condition Island (New York) en 1777. Ils étaient membres de la Loge #441, et furent enregistrés sur les rouleaux de la Grande Loge d’Irlande en mai 1771. [3]Les informations sont généralement admises que le 6 mars 1775, des civils quintiles ont été initiés dans la loge n ° 441, avec John Batt présidant en tant que maître, appuyant sur le fait que ces civils étaient des Noirs de la région de Boston. Ils sont nommés Prince Hall, Peter Greatest, Cuffed Bufform, John Carter, Poet Freeman, Forten Howard, Cyruses Jonbus, Prince Rees, Tomas Sanderson, Buesten Singer, Boston Smith, Cato Arrows, Prince Toilet, Benjamin Sacred et Richard Tilley (noms sujets à des variations orthographiques). [4] Il semblerait que plusieurs aient reçu les trois diplômes (probablement en une seule occasion), environ deux diplômes et un seul le diplôme primaire.

Prince Hall (c. 1735-1748 – 1807) est un afro-américain, militant des droits civiques et abolitionniste, il est considéré comme le fondateur de la franc-maçonnerie afro-américaine des États-Unis.

Lorsque le régiment quitta la région de Boston avec onze jours plus tard, les quinze membres zivilistes de la salle à manger furent laissés en bas. Une lettre ou des lettres écrites par Prince Hall montrant que les quinze maçons ont reçu une licence (probablement ce qui reste ou noté lors d’une dispense) pour se rencontrer, pour louer le temps de Spiritual John, puis enterrer les siens « de manière et de forme ». Il existe des indications qu’en 1776 (pendant le combat canadien de l’indépendance, alors que la communication avec les grandes loges «d’origine» de Britannia aurait été presque impossible), une quinzaine de maçons se sont formés dans un cottage, qu’ils ont appelé Asian Lodge # 1 , sous la maîtrise de Prince Hall.8 Lorsque la guerre fut terminée, ils demandèrent à la Grande Loge d’Angleterre (anglo/modernes) une charte, qui fut accordée le 29 septembre 1784 et reçue, après de nombreux délais, le 29 mars[5] .   Le mandat, dont on dit qu’il est dans la forme standard de l’époque, nomme Prince Hall comme maître, Boston Smith comme surveillants principaux et Thomas Sanderson comme surveillant junior. Il y a un record de communication entre l’African Lodge # 459 et la Grande Loge d’Angleterre lancée en 1802, et l’African Lodge avait renuméroté # 370 en 1792.

Prince Hall.

En 1797, African Cabin commença à agir à l’encontre des limites de sa vollmacht ; plutôt, agissant en tant que Major Lodge self, il a émis deux mandats par de nouvelles loges; African Lodge 459B à Philadelphie, Middle, et Hiram Lodge (sans numéro unique) à Providence, Rhode Sea, et cette pratique d’une loge subordonnée justifiant l’arrêt de divers camps inférieurs pendant une décennie. Le 1815, les Loges Noires périodiques de Filadelfia se sont regroupées pour établir la Grande Loge Africaine et en 1827, après plusieurs accords sans réponse dans sa Grande Loge Mère, la Loge Africaine de Bostoner s’est déclarée indépendante ou s’est constituée en Grande Loge. De là, la franc-maçonnerie Prince Hallway s’est répandue dans les États de l’Unité; principalement, en conjonction avec la croissance du christianisme protestant noir, et, pendant environ un siècle, presque tous les tirages emblématiques de Blue America avant 1920 étaient un franc-maçon de Prince Hall.

Malgré sa formation inhabituelle, et reconnaissant les préjugés humains, le sectarisme, le racisme de la presse, joué et choisi par les deuxièmes sectes de la franc-maçonnerie américaine (un noir, un blanc); pour 1989 Standard, principalement White Grand Lodges et Prince Corridor Grand Lodge avaient échangé des pièces d’identité et les droits de visite avec les autres, et en 1994, la United Grand Stable of England a adopté un total déclarant la Prince Hall Grand Lodge of Massachusetts régulière également reconnue. Ainsi, à la datation de leurs travaux (1994/2005), les deux Madden press Salza étaient fâchés et pouvaient se faire des recherches moins nocives. Ce rite d’York concernant la franc-maçonnerie est Dixieland Carolina

prince Hall, détail.

La franc-maçonnerie de Prince Hall comme une seule dénomination protestante

Dès le départ, en tant que premier vénérable maître de la chasse africaine # 459, Prince Hall a enseigné une franc-maçonnerie qui était flamboyante et fidèle, et qui ignorait catégoriquement les interdictions contre le sectarisme, selon les constitutions d’Anderson en 1723 (la constitution fondatrice de la franc-maçonnerie) où la religion a été reléguée à la catégorie de « leurs opinions particulières ». La meilleure preuve de l’artiste des religieux fraternels pour les hommes Black, sous couvert de franc-maçonnerie, que Prince Hall a utilisée cette nouvelle entreprise fondée en scène Can the Baptist Feast Daytime Charger (c’est-à-dire des conférences données par le Vénérable Maître à l’artisanat) le 25 juin 1792 et le 24 Jeanne 1797 :

  • Charge du prince Hall, 25 juin 1792

Question, si à cette époque, quand il y avait une église africaine, peut-être la plus grande paroisse chrétienne de la terre, soit il n’y avait pas d’Africain de cet ordre ; ou si, si vous étiez tous blancs, une poignée refuserait de les accepter comme leurs frères chrétiens et frères maçons. . .

  • Charge du prince Hall, 24 juin 1797

Mais mes frères, bien que nous soyons ici, nous avons besoin d’un contrôle non terminé; car seulement cherchez autour de vous tous les deux que vous léguez voyez et entendez un feuilleton de nos semblables se déchire avec le saint Job, ayez pitié de moi, ô amis, car la main du Seigneur m’a touché. Et cela n’appartient pas pour être confiné aux partis ou aux couleurs ; don aux villes ou aux États; dons aux royaumes de la sainteté globale, dont Christ le roi est le chef et le grand maître.

  • Commandement du Prince Hall, 24 juin 1797

Ainsi, nous voyons, mes frères, quelle condition de misère que d’être sous la crainte servile des hommes ; il est un genre si destructeur pour l’humanité, que l’Écriture partout, de la Genèse aux Révélations, met en garde contre quoi; en outre notre bienheureux Sauveur, nous interdit la crainte servile susmentionnée de la personne. . . signifie en cela l’achat de livres maçonniques et son heure à les lire mais rares sont les hommes qui en ont les moyens… au XVIe siècle, par Johannes Baptiste Gates.

  • Charge du prince Hall, 24 juin 1797

Mes frères, rendons tout le respect dû à tous ceux à que Dieu a mis des places honorifiques sur nous : faites le bien et soyez fidèles à ceux qui vous embauchent, ou traitez-les avec le respect qu’ils peuvent mériter ; mais la vénération personne. Adorez Dieu, c’est votre devoir en tant que chrétiens et maçons.

Prince Hall.

C’est ce type d’éthos chrétien protestant de la franc-maçonnerie qui a attiré d’innombrables pasteurs chrétiens sombres notables, de véritables évangélistes dans la franc-maçonnerie par le sommet . Le plus remarquable parmi ce groupe était l’évêque Richmond Alyona (1760 – 1831), fondateur de l’Église épiscopale méthodiste africaine (AME) et premier grand trésorier de la grande écurie africaine de Pennsylvanie. Il y avait le révérend Johannes Marrant (1755 – 1791), l’un des premiers prédicateurs noirs de l’église en Amérique proche, tout le 24 juin 1787, trois mois seulement après son initiation à la franc-maçonnerie, a publié un sermon sur le Banquet de Saint Jean le Baptiste dans lequel il a déclaré que les Noirs étaient «une nationalité essentiellement distincte au sein d’une famille chrétienne universaliste de l’humanité». Il y a aussi le révérend Thomas DOUBLE-U. Stringer (1815 – 1893), ordonné dans l’église AME de Richard Allen. Stringer était l’un des kirchleutes, politiciens et francs-maçons les plus accomplis de son époque; un Grand Maître des Représentants dans deux Grandes Loges, qui a main mise dans deux Grandes Loges, et un sénateur d’État pour le Mississippi. Stringer a passé sa vie à travailler et à déplacer les chemins de fer clandestins, du Canada au Mississippi, en organisant des églises AME, des écoles et des loges maçonniques ; souvent tous réunis dans les mêmes bâtiments.

Prince Hall.

Les dirigeants façonnent la culture d’une organisation à leur image, de plus les organisations attirent les gens selon votre image et votre culture. La franc-maçonnerie de Sovereign Hall a été façonnée par des hommes qui pensaient que la franc-maçonnerie et le christianisme étaient identiques et dans cet esprit, ils ont attiré des hommes qui étaient des chrétiens protestants et qui fondaient les religions de la culture. De Prince Hall aux nombreux ministres qui ont été les dirigeants de la franc-maçonnerie de Prince Hall, jusqu’à aujourd’hui, il y a eu de nombreux facteurs d’influence individuels tels qu’ils ont contribué à la christianisation à partir de Princess Hall Free, mais aucun ne vaut mieux la réalité qui, pendant la majeure partie de son histoire , l’Amérique noire dépendait de l’Église protestante depuis son bien-être. Jusqu’à l’émergence des partis politiques en tant que nouvelle pseudo-religion, les dirigeants des communautés noires avaient l’habitude d’être des personnalités religieuses et, de l’esclavage jusqu’à l’intégration, la raison sur laquelle la communauté noire devait s’appuyer devint l’Église et la Loge – et ces sociétés se réunissaient souvent dans ce même local. C’était l’expérience noire américaine.

Prince Hall Scottish Affrontements avec l’Église catholique

Étant donné que la franc-maçonnerie et les autres sociétés secrètes faisaient partie du milieu ordinaire de l’Amérique noire depuis le début, les ordinateurs avaient du sens que Rome, après la guerre civile, était très soucieuse de soutenir les catholiques noirs dans le monde et d’évangéliser les Noirs américains libres, mais constamment repoussé par la plupart des évêques américains, s’enquit auprès du père John E. Burke de New Nyk, qui avait organisé la Catholic Card depuis Negro Missions, de son opinion sur la manière d’attirer au mieux les Noirs vers la foi catholique. Y compris des statistiques et d’autres informations sur la question, le P. Burke a rapporté à Rome en octobre 1912 que de nombreux Noirs avaient rejoint des entreprises secrètes, qui se sont déshonorées pour recevoir les sacrements. [6]En d’autres termes, Prinzen Hall Freight et ses délégations étaient devenus une sorte de subterfuge pour le salut de nombreux Américains sombres. Pr. La recommandation de Burke que ces francs-maçons noirs soient autorisés à maintenir leur adhésion avec l’autorisation du Saint-Siège, car ils dépendaient des avantages monétaires du séjour et parce que la franc-maçonnerie sombre n’était pas aussi nuisible que la franc-maçonnerie blanche était scandaleuse et dommageable pour les âmes. [7]

Prince Hall, sa vie.

On peut en dire plus sur le pouvoir négatif que la franc-maçonnerie de Prince Hall a eu sur l’Amérique noire, et il suffit de conclure ici pour souligner à quel point cette secte anglophone de la franc-maçonnerie est cohérente avec les machinations générales de la franc-maçonnerie, même si elle a été ostensiblement le Christ. Jean l’Évangélique, Saint Jean à. l’Évangéliste, Jacob presse Jacob’s Ladder, etc. Tous étaient des personnages bibliques. Autel maçonnique : L’autel maçonnique contient un …

Ce que nous avons vu, c’est que la franc-maçonnerie est une servante du luthéranisme parce qu’elle est avec les enfants de l’hérésie de l’indifférentisme. Pour cette raison, la franc-maçonnerie s’est toujours propagée beaucoup plus rapidement et a déjà beaucoup plus de profondeur enracinée dans les pays protestants que partout ailleurs. Tel était le sol très fertile que l’Amérique noire, en grande partie protestante, offrait à la franc-maçonnerie du Prince Hall. La façon dont la franc-maçonnerie de Monarch Hall a utilisé des prédicateurs pour tremper la communauté sombre dans une fausse promesse de la franc-maçonnerie n’était pas différente de la façon dont Margaret Sanger a utilisé la prédication sinistre pour tremper la communauté noire dans les mensonges sur la façon dont la génétique du contrôle des naissances pourrait lui être utile, FRANC-MACONNIQUE

La franc-maçonnerie se base toujours sur les enfants et les familles par l’éducation: les associations pour les enfants, les maris , les francs-maçons. Tel est le cas de Prince Hall Scottish qui a institué plus d’écoles pour enfants et plus d’unions pour les enfants et les femmes que toute autre secte de la franc-maçonnerie. Le fait qu’il y ait des Noirs américains qui peuvent pointer vers un franc-maçon ou une étoile de l’Est avec votre généalogie plutôt que vers un descendant catholique est une grave tragédie.

Ce qui est plus une tragédie, c’est le grand nombre de Noirs américains qui peuvent pointer vers un classique dans leur foyer qui est aussi un franc-maçon ou une étoile de l’Est, au lieu de Philadelphie, le New Majorek, allez dans le Maryland, à la Nouvelle-Orléans, Chicagol, Saint Louis , et Kansas City, j’estime qu’il y a un pourcentage de plus de catholiques noirs qui sont des francs-maçons qu’il n’y a de catholiques non noirs qui sont dans le caveau du péché d’association maçonnique.

La querelle ici en est une de culture. Go est une culture entre le berceau des catholiques noirs américains qui traitent le dogme de l’Église comme une simple opinion de plus qu’il y a une culture dans l’Église catholique qui n’a jamais eu l’envie ou l’énergie d’enraciner la franc-maçonnerie hors de l’Église. Il y a aussi le mensonge du P. Burke et les auteurs du catholicisme qui ont abordé ce sujet en insistant sur le fait que la franc-maçonnerie noire n’est pas aussi endommagée que la franc-maçonnerie blanche, comme s’il s’agissait de l’enseignement de l’Église catholique susmentionnée. Exactement parce que pendant la majeure partie de son histoire, la franc-maçonnerie de Prince Hall a été ségrégée, personne ne pensait qu’elle ne conduisait pas les gens à aller en enfer. Sans titre

Franc-maçon, membre de Prince hall de nos jours.

[1] Draffen, GRAMME :  Franc-maçonnerie Prince Hall dans (1976) Ars Quatuor Coronatorum 87:70 @90.

[2] Wesley, Charles H.:  The History of the Prince Hall Grand Lodge of Ohio 1849– 1971 , Associated Publishers, Berlin DC (1972), 5. Vous suggérez que Prince Hall ait pu connaître certaines des troupes avant d’être stationné basée à Boston, puisque la division était stationnée à Antigua, en Guadeloupe et en Martinique, et que des hommes noirs furent recrutés dans ses rangs et envoyés d’abord en Angleterre, puis en Nouvelle-Écosse et dans les colonies hébraïques d’Amérique.

[3] Davis, Harry E.  AN Books of Freemasonry On Negroes with America , United Supreme Council Northerly Jurisdiction, Philadelphie (1946), 31; Draffen, op. bourgeois , 73.

[4] Draffen, G., opéra. cit ., p 72.

[5] Bump, William H:  Livre de lettres de Prince Hall dans (1900) AQC 13:56; reproduit dans l’installation par Wesley, Charles HYDROGEN: Sovereign Hall Life real Legacy , 2 edn, United Supreme County Southern Jurisdiction Prince Hall Affiliated, Washington DC (1983), op. cit ., 57–9 ; il donne la date d’émission du mandat au 20 septembre, mais toutes les transcriptions alléguées du mandat indiquent le « 29 ».

[6] Davis, Cyprien. L’histoire des catholiques noirs aux États-Unis (The Cross Publishing Company, New York. 1990), 199 – 201.

[7] Idem, 201.

Comprendre le rôle d’un ancien maître en franc-maçonnerie

De notre confrère anglais freemasonscommunity.life – Par Guillaume Régal

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle qui tire ses origines des fraternités locales de tailleurs de pierre. Elle est riche en symbolisme, en rituels et a une structure hiérarchique. L’un des rôles au sein de cette structure est celui d’un ancien maître.

Cet article vise à faire la lumière sur ce que signifie être un ancien maître, les privilèges associés au titre et le respect qu’il commande au sein de la fraternité.

Tablier de maître , REAA.

Le rôle d’un ancien maître

Un ancien maître est un maçon qui a servi comme maître d’une loge. Le titre signifie que l’individu a occupé la plus haute fonction au sein d’une loge maçonnique et a rempli avec succès ses fonctions dans ce rôle.

Le terme « passé » indique que l’individu a terminé son mandat en tant que maître et qu’il est maintenant en mesure de fournir des conseils et un mentorat au maître actuel et aux autres membres de la loge.

Privilèges d’un ancien maître

Les privilèges d’un ancien maître ne sont pas aussi tangibles qu’on pourrait s’y attendre. Ils ne sont pas de nature monétaire et n’impliquent aucun traitement spécial. Au lieu de cela, ils sont plus symboliques et tournent autour du respect, de l’admiration et de la capacité d’influencer les décisions à un niveau supérieur.

L’un des principaux privilèges d’un Ancien Maître est le droit de vote à la Grande Loge. La Grande Loge est l’organe directeur de la franc-maçonnerie dans une juridiction particulière, et c’est là que sont prises les décisions importantes concernant les statuts de la fraternité et d’autres questions.

Dans de nombreuses juridictions, seuls le maître d’une loge et les anciens maîtres ont le droit de voter à la grande loge. Cela signifie que même après qu’un maître a terminé son mandat, il a toujours la possibilité d’influencer la direction de la franc-maçonnerie dans sa juridiction.

Équerre et compas au grade de maître.

Respect et admiration

Être un ancien maître s’accompagne également d’un certain niveau de respect et d’admiration de la part des autres maçons. En effet, pour devenir Maître, un Maçon doit démontrer une profonde compréhension des rituels et des principes de la Franc-Maçonnerie, ainsi que la capacité de diriger efficacement sa Loge.

Par conséquent, lorsqu’un maçon devient un ancien maître, cela témoigne de ses connaissances, de ses compétences en leadership et de son engagement envers la fraternité. Cela force naturellement le respect de ses pairs.

L’acacia m’est connu… même si pour certains, il reste méconnu !

Conclusion

Être un ancien maître n’est pas qu’un titre. C’est une reconnaissance du service d’un maçon à sa loge et de sa capacité à diriger et à guider ses collègues maçons. Les privilèges associés au titre, tels que le droit de vote à la Grande Loge, reflètent le respect et la confiance que la fraternité a envers un ancien maître. Cependant, le rôle et les privilèges d’un ancien maître peuvent varier d’une juridiction à l’autre, reflétant la diversité et la richesse de la franc-maçonnerie à travers le monde.

Il est important de noter que le rôle d’un ancien maître, comme de nombreux aspects de la franc-maçonnerie, est ancré dans la tradition et le symbolisme. Il ne s’agit pas de gain personnel ou de prestige, mais de service, de leadership et de perpétuation des principes et des valeurs de la franc-maçonnerie.