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La croyance au Grand Architecte de l’Univers (GADLU) est-elle la même chose que la croyance au Dieu de la Bible ?

De notre confrère gbtimes.com

La croyance en une puissance supérieure a été un aspect fondamental de l’existence humaine, car elle donne aux individus un sentiment de but et d’appartenance. Une notion qui a prévalu dans différentes cultures est celle du Grand Architecte de l’Univers (GADLU). Ce concept fait généralement référence à un être suprême responsable de la création et de l’ordre de l’univers. Étant donné que beaucoup croient également au Dieu de la Bible, il vaut la peine d’examiner si ces deux concepts sont interdépendants. La réponse n’est pas tout à fait simple, car elle dépend de l’interprétation et de la perspective de chacun.

D’une part, certaines personnes soutiennent que la croyance au GADLU est en effet la même chose que la croyance au Dieu de la Bible. Selon cette perspective, les deux concepts représentent la même entité divine, bien qu’avec des titres et des attributs différents. Les partisans de cet argument soulignent que la Bible elle-même fait référence à Dieu en tant que Créateur de l’univers, ce qui correspond au rôle du GADLU dans de nombreuses traditions religieuses. En outre, divers rituels et symboles religieux, tels que l’utilisation de l’équerre et du compas dans la franc-maçonnerie, intègrent le GADLU aux côtés de références à la Bible.

Cependant, d’autres soutiennent qu’il existe des différences significatives entre le GADLU et le Dieu de la Bible, ce qui les rend distincts. Ceux qui soutiennent ce point de vue suggèrent que le GADLU est plus large et inclusif que le Dieu de la Bible, car il englobe tous les systèmes de croyance qui reconnaissent une puissance supérieure. Le GADLU est ainsi considéré comme un symbole universel d’unité plutôt qu’une divinité au sens traditionnel. En revanche, le Dieu de la Bible est souvent associé à des pratiques et doctrines religieuses spécifiques, ce qui peut limiter son applicabilité à certains groupes.

Q : Le GADLU est-il un concept religieux ?

R : Bien que le GADLU soit souvent associé à des traditions religieuses telles que la franc-maçonnerie, il n’est pas nécessairement lié à une foi ou à un dogme particulier. En tant que tel, il peut être considéré comme un concept plus large et inclusif qui transcende les frontières religieuses.

Q : La croyance au GADLU est-elle incompatible avec le christianisme ?

R : C’est un sujet de débat parmi les chrétiens, car certains soutiennent que la croyance dans le GADLU va à l’encontre des enseignements bibliques. Cependant, d’autres soutiennent que le GADLU peut être compris d’une manière qui s’aligne sur les croyances chrétiennes, telles que l’idée du rôle de Dieu en tant que Créateur de l’univers.

Q : Pourquoi le GADLU est-il associé à la franc-maçonnerie ?

R : L’utilisation du GADLU dans la franc-maçonnerie est enracinée dans l’histoire et le symbolisme de la fraternité. Les francs-maçons se réfèrent au GADLU comme un symbole unificateur qui représente une puissance supérieure au-delà de toute religion ou dénomination particulière.

Dieu, Grand Architecte, dans une enluminure médiévale (c. 1250).

Q : Est-ce que toutes les traditions religieuses reconnaissent le GADLU ?

R : Non, le GADLU n’est pas un concept universel dans toutes les religions. Il est principalement associé à l’ésotérisme occidental, à la franc-maçonnerie et aux systèmes de croyances connexes.

Q : En quoi le GADLU diffère-t-il du concept hindou de Brahman ?

R : Bien que les deux concepts se réfèrent à un être suprême responsable de la création et de l’ordre de l’univers, ils ont des attributs et des interprétations distincts. Brahman est souvent associé au cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance, tandis que le GADLU est considéré comme une force unificatrice qui transcende les frontières religieuses.

Q : Le GADLU est-il mentionné dans des textes religieux ?

R : Non, le GADLU n’est explicitement mentionné dans aucun texte religieux. C’est un concept qui s’est développé dans diverses traditions religieuses et philosophiques au fil du temps.

Q : Quel est le lien entre la croyance dans le GADLU et le concept de destin ?

R : Le GADLU est souvent associé à l’idée de destin ou de destin, car il représente une puissance supérieure responsable du plan global de l’univers. Certaines personnes croient qu’en comprenant et en s’alignant sur le GADLU, on peut mieux naviguer sur les chemins et le but de la vie.

Q : Peut-on croire à la fois au GADLU et au Dieu de la Bible ?

R : Oui, il est possible d’avoir des croyances qui englobent à la fois le GADLU et le Dieu de la Bible. Cependant, l’interprétation et la relation spécifiques entre ces deux concepts peuvent varier d’une personne à l’autre.

Q : Quel est le lien entre le concept de GADLU et la morale et l’éthique ?

R : Le GADLU est souvent considéré comme une source d’orientation morale et de principes éthiques. De nombreuses traditions religieuses qui intègrent le GADLU mettent l’accent sur des valeurs telles que la compassion, l’intégrité et le service aux autres.

Le Grand Architecte (en anglais The Ancient of Days) est une estampe de William Blake, initialement publiée en frontispice de l’édition de 1794 d’Europe a Prophecy.

Q : Le GADLU est-il un concept masculin ou féminin ?

R : Le GADLU est souvent décrit en termes masculins, comme le « Grand Architecte ». Cependant, certaines traditions philosophiques et spirituelles peuvent interpréter le concept dans un contexte plus neutre ou féminin.

Q : Les personnes non religieuses peuvent-elles croire au GADLU ?

R : Oui, la croyance au GADLU n’est pas exclusivement liée à la religion ou à la spiritualité. Il peut être considéré comme un symbole universel d’ordre et d’unité qui transcende les systèmes de croyance individuels.

Q : Quel est le lien entre la croyance au GADLU et le concept de la providence divine ?

R : La providence divine est l’idée qu’une puissance supérieure est responsable de guider et de diriger les événements dans le monde. Le GADLU est souvent associé à ce concept, car il représente le plan global de l’univers.

Q : La croyance dans le GADLU nécessite-t-elle l’appartenance à un groupe ou à une organisation spécifique ?

R : Non, la croyance au GADLU ne dépend pas de l’appartenance à un groupe ou à une organisation spécifique. C’est un concept qui peut être intégré dans des systèmes de croyances et des pratiques individuelles.

07-08/10/23 : Salon Lyonnais du Livre Maçonnique. Réservez la date !

Le thème de l’édition 2023, 14e du nom : « Francs-Maçons : Transmettre »

Bientôt, tous les détails ! Mais déjà nous pouvons vous annoncer que la grande conférence inaugurale du samedi 7 octobre à 10h00 qui est « Que transmettre : Une tradition, des principes, une méthode, un savoir être ? »

ou encore de celles de l’après-midi qui sont « La Franc-Maçonnerie n’existerait pas sans les mythes et légendes » et « De l’intolérance à la tolérance – Faut-il tout tolérer ? »

Le samedi soir, vous pourrez assister à la pièce de théâtre « Les coulisses à Bonnier », une comédie policière et lyonnaise de Gilles Champion. Le synopsis : un vieil acteur lyonnais est trouvé mort dans le cinéma FOURMI BELLECOUR tenant à la main un article du PROGRES relatant le décès du comédien Marcel Maréchal le 12 juin 2020.

Le commissaire Bonnier enquête et fait le lien avec l’ancien Théâtre des Marronniers. Il se souvient de ses jeunes années où il venait s’initier au théâtre avec l’équipe de Marcel Maréchal … et aux comédiennes ! Mais est-ce un suicide ou un crime maquillé en suicide ? Qui aurait pu en vouloir à ce vieil acteur ?

Musée de l’Union Compagnonnique, détail – crédit photo Yonnel Ghernaouti, YG.

Le dimanche matin 8 octobre sera consacré, comme l’an passé, à LA RUCHE.

Les organisateurs souhaitent que les « Rencontre culturelles Maçonniques » orientées vers la recherche de sens, soient un lieu d’échanges aux questions que chacun de nous se pose, y compris celles relatives à la Franc-maçonnerie. Ils mettent donc en œuvre un moment dédié à la rencontre et l’échange. « Une ruche » intitulée : « Vos questions sont les nôtres, nos questions sont les vôtres. »

Quant au dimanche après-midi, les organisateurs vous réservent une belle surprise.

Depuis sa première édition, en 2009, il s’est donné trois objectifs :

Faire connaître, par son patrimoine littéraire, les valeurs de la Franc-Maçonnerie.

Faire découvrir des obédiences françaises en présence de leurs membres.

Accueillir, renseigner, conseiller les publics intéressés par la Franc-Maçonnerie.

Réservez la date ! Vous allez adorer ces 14e Rencontres Culturelles Maçonniques à Villeurbanne (Rhône). Venez aussi nombreux que des épis de blé…

Infos pratiques : CCVA 234 cours Emile-Zola – 69100 Villeurbanne

Source : Le Salon Lyonnais du Livre Maçonnique 

CCVA – crédit photo Yonnel Ghernaouti, YG.

Les francs-maçons annoncent des dons pour soutenir la reprise après les inondations de Rochester (Australie)

De notre confrère australien sheppnews.com – Par Georgia Tacey

La Freemasons Foundation Victoria a annoncé qu’elle ferait un don de 180 000 dollars australiens, soit plus de 113 033 €, à différents organismes de bienfaisance pour aider à soutenir la reprise après les inondations à Rochester. Parallèlement aux subventions, il fera également don de 300 couvertures qui seront distribuées aux familles de Rochester – ville de l’État de Victoria, en Australie à 179 km au nord de Melbournevivant dans des caravanes sur le site d’Elmore Field Day.

Rochester Main Street.

La Fondation Dungala Kaiela recevra 50 000 $ pour des secours d’urgence aux familles des Premières Nations. FareShare et Rochester Community House recevront également 50 000 $ pour aider à soutenir les familles de Rochester.

Rodney Lavin JP, président de la Freemasons Foundation Victoria, a déclaré que la fondation et les francs-maçons de Victoria étaient déterminés à reconstruire les communautés victoriennes touchées par les inondations.

Freemasons Foundation Victoria

« Nous avons vu, de première main, l’impact dévastateur que ces inondations ont eu sur tant de Victoriens« , a-t-il déclaré.

« Les subventions vont à des groupes sur le terrain qui apportent un soutien aux personnes qui en ont le plus besoin.« 

John Glover, un franc-maçon senior d’Echuca qui a participé à l’effort, a déclaré qu’il avait aidé la Fondation des francs-maçons à identifier les initiatives locales à soutenir.

« Notre objectif a été de trouver des projets qui ont un impact direct et immédiat sur ceux qui ont été touchés par les inondations », a-t-il déclaré.

« Chacun de ces programmes dirigés par la communauté utilisera les fonds de la subvention d’une manière qui profitera directement aux victimes des inondations et leur fournira des ressources vitales.« 

Suprême Conseil de France : Prix de Thèse 2023

Mercredi 7 juin 2023, le Suprême Conseil de France (SCDF) et les Organisations Écossaises amies ont décerné le Prix de Thèse et huit accessits.

En effet, depuis 2017, le SCDF, entouré de plusieurs organisations maçonniques de Rite Écossais, remet des prix à des thèses de doctorat dont la nature ou les effets peuvent stimuler la recherche autour des valeurs du Rite Écossais Ancien et Accepté dans l’enseignement supérieur.

Une magnifique cérémonie qui s’est tenue dans le Grand Temple de la Grande Loge de France (Temple Pierre-Brossolette). Ici, pas besoin de jouer des coudes pour assister à ce un bel et grand moment de culture ! Tout avait été très soigneusement orchestré par le SCDF et une assistance nombreuse ornait les colonnes. Franc succès donc et Grand Temple archiplein !

Voici les lauréats du Prix de thèse du Suprême Conseil de France et de tous les accessits décernés au titre de l’année 2023 !

Soutenir la science pour diffuser les valeurs morales et spirituelles.

Le Prix de thèse est destiné à encourager la recherche scientifique sur des sujets qui portent les valeurs du Rite Écossais Ancien et Accepté en 33 degrés, décliné comme un ordre initiatique traditionnel et universel, fondé sur la fraternité. Cet Ordre ne se donne aucune limite à la recherche de la vérité. Il propose une voie de réalisation personnelle et collective à partir des valeurs humanistes, dans une quête spiritualiste universelle.

Alliance universelle d’êtres humains éclairés, tolérants et respectueux des croyances et de la liberté de conscience, la franc-maçonnerie s’inscrit dans une tradition de perfectionnement de l’être, transformé par le travail individuel vécu collectivement, la recherche constante de la concorde, l’amour de l’Humanité et l’espérance dans le progrès de tous.

Rendue conscientes en loge, ces valeurs sont vécues dans le siècle : la recherche primée doit être transmise pour être connue et méditée. D’autres moyens (aides techniques, bourses universitaires) sont mises en place pour faciliter cette transmission.

Nous souhaitons aux heureux lauréats de publier leurs thèses afin d’en favoriser l’accès aux chercheurs et aux « cherchants » que leurs lumières sont susceptibles d’intéresser.

Source : Suprême Conseil de France

TIF Marcel Laurent, Suprême Grand Commandeur du SC des Cultures et de la Spriritualité

Lieu symbolique : Le musée de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis

Le 15 rue Champ Lagarde à Versailles, dans les Yvelines, est à la fois le siège social de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis (UCDDU), l’adresse du Musée de la Mémoire et de la Tradition des Compagnons, ainsi que quelques itinérants et itinérantes sur le Tour de France.

Dans un véritable écrin – le pavillon des Musiciens Italiens – , il offre au regard du curieux de nature de nombreux chefs-d’œuvre des compagnons témoignant ainsi de l’histoire du compagnonnage.

Ledit compagnonnage , en sa qualité de réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier, étant inscrit, depuis 2010, sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Rappelons que le système français du compagnonnage est un moyen unique de transmettre des savoirs et savoir-faire liés aux métiers de la pierre, du bois, du métal, du cuir et des textiles ainsi qu’aux métiers de bouche.

Son originalité tient à la synthèse de méthodes et procédés de transmission des savoirs extrêmement variés : itinérance éducative à l’échelle nationale (période dite du « Tour de France ») voire internationale, rituels d’initiation, enseignement scolaire, apprentissage coutumier et technique.

Le mouvement du compagnonnage concerne près de 45 000 personnes qui appartiennent à l’un des trois groupes de compagnons. Les jeunes à partir de 16 ans qui veulent apprendre et/ou développer leurs compétences dans un métier donné peuvent demander à rejoindre une communauté de compagnons.

La formation dure en moyenne cinq ans pendant lesquels l’apprenti change régulièrement de ville, en France et à l’étranger, pour découvrir divers types de savoirs et diverses méthodes de transmission de ces savoirs.

Pour pouvoir transmettre son savoir, l’apprenti doit produire un « chef-d’œuvre » qui est examiné et évalué par les compagnons. Le compagnonnage est généralement perçu comme étant le dernier mouvement à pratiquer et enseigner certaines techniques professionnelles anciennes, à assurer une formation à l’excellence dans le métier, à lier étroitement développement de l’individu et apprentissage du métier et à pratiquer des rites d’initiation propres au métier.

Bref historique sur le Compagnonnage

Dans l’esprit du grand public, le Compagnonnage demeure quelque chose d’infiniment mystérieux. Beaucoup de légendes plus ou moins farfelues courent sur le compte de cette organisation humaine, probablement la plus ancienne ayant subsisté jusqu’à maintenant en traversant les siècles, les régimes et les empires, les royaumes et les républiques, en marquant chaque période de son empreinte, ainsi qu’en témoignent les œuvres parvenues jusqu’à nous.

L’origine du Compagnonnage remonte à la plus haute antiquité. De tout temps, il s’est trouvé, parmi les ouvriers, des hommes plus éclairés qui ont compris la nécessité de se grouper, d’être parfaitement unis, sans aucune dépendance, pour s’instruire, s’entraider et parfois même se défendre dans un idéal commun : la recherche de la perfection.

Une tradition constante fait remonter l’organisation des premiers Compagnons à l’époque de la construction du Temple de Salomon à Jérusalem. Si l’on peut penser qu’un proto compagnonnage ai pu voir le jour lors des grands chantiers de cathédrales, il faut cependant attendre le XVIe siècle pour découvrir les premiers documents attestant l’existence de Compagnons faisant leur Tour de France.

Le Compagnonnage apparut très vite divisé en différents “Devoirs” distincts et trop souvent rivaux. Les Compagnons se divisent sous le patronage de fondateurs légendaires : Maître Jacques, le Père Soubise et le roi Salomon.

Le roi Salomon.
Maître Jacques.
Le père Soubise.

Les Compagnons regroupés sous la bannière de Jacques et Soubise sont dits “Du Devoir” quand les Compagnons se réclamant du roi Salomon sont dits “Du Devoir de Liberté”.

Cette pluralité tournait à la rivalité et aux batailles sanglantes aux XVIIIe et XIXe siècle et les autorités de l’époque se méfiaient du secret qui entourait le système de reconnaissance et d’initiation que les Compagnons pratiquaient.

Écharpe compagnonnique, détail.

Au-delà, le Compagnonnage permettait aux ouvriers de se perfectionner dans l’apprentissage de leurs métiers et développait un système d’entraide sur le Tour de France pour trouver du travail, être hébergé et soutenu en cas d’accident de la vie.

Si la révolution industrielle entraîne un déclin de l’institution compagnonnique, certains métiers ont relevé le défi de la modernité. Ainsi, sous l’autorité d’Eugène Milon, dit Guépin le Soutien de Salomon, une quarantaine de Compagnons charpentiers des deux rites, entre 1887 et 1889, lèvent l’un des monuments aujourd’hui les plus visités au monde : la tour Eiffel.

La genèse de l’Union Compagnonnique

L’Union Compagnonnique, qui fêtait en 1989 le Centenaire de sa création, est fière de ses origines. Elle incarne en effet la première tentative aboutie de rassemblement, en un même mouvement, des sociétés de Compagnons et des Devoirs que des différends avaient si longtemps séparés et dont les luttes fratricides avaient terni l’appartenance au même idéal. Elle a voulu inscrire sa philosophie d’unité dans son appellation.

En 1842 à Lyon, les « Anciens » des Devoirs de Maître Jacques et du Père Soubise, fondèrent une Société des Amis de l’Industrie, dans un but de secours mutuel. D’abord ouverte aux seuls Enfants de Maître Jacques, elle accueille en 1865 ceux de Salomon.

En 1864, à Lyon encore, la Société des Anciens Compagnons de tous les Devoirs Réunis vit le jour. C’est elle qui, voulant poursuivre l’œuvre d’Agricol Perdiguier, prit l’initiative d’un immense banquet réunissant tous les Compagnons, à la Rotonde le 2 avril 1865. Sous l’impulsion de Lucien Blanc, Provençal le Résolu, Compagnon Bourrelier-harnacheur du Devoir, ces deux Sociétés fusionnèrent en 1872.

Un Compagnon nommé Lucien Blanc

En 1874 apparut une « Fédération Compagnonnique » placée sous le patronage des Trois Fondateurs. L’article 6 de ses statuts prévoyait : « Tous les Compagnons sont égaux, les rangs, les préséances sont abolis ». Elle est constituée par l’adhésion de vingt-sept sociétés de Compagnons retirés.

Cette Fédération devient l’UNION COMPAGNONNIQUE en 1889 au congrès de Paris. Tout cela ne s’est pas fait sans mal, et l’énumération de tous les congrès nécessaires pour parachever cette œuvre serait fastidieuse. Mais qu’importe, une longue route, faite d’esprit d’entreprise et de volonté unitaire s’ouvrait désormais à l’Union Compagnonnique.

Les deux guerres mondiales ne l’épargnèrent pas. Ces épreuves furent surmontées, et l’Union, si elle ne prétend pas être la seule héritière des idées généreuses d’Agricol Perdiguier, tire sa fierté d’être la descendante directe de ceux qui, les premiers, ont accueilli le message de cet illustre précurseur.

L’Union Compagnonnique aujourd’hui

L’Union Compagnonnique dont le siège national est à Versailles, dans la Maison des Musiciens Italiens, est un organisme confédéral dont le fonctionnement est analogue à celui des autres mouvements compagnonniques avec cependant des caractéristiques propres. Elle est présente dans 25 villes en France et à l’étranger.

La nature des professions représentées est très variée : métiers du bâtiment, métiers de bouche mais aussi de nombreux métiers d’art ou de l’industrie.

La question de la mixité avec l’entrée des jeunes femmes de métiers sur le Tour de France a été votée en 2020 par les Compagnons de l’Union Compagnonnique.

L’Union Compagnonnique organise un système de formation très personnalisé en cours du soir dans les Cayennes et des stages de perfectionnements professionnels animés bénévolement par les Compagnons. L’élément essentiel reste le dialogue permanent entre le Compagnon et le jeune apprenant.

Le Compagnonnage n’appartient donc pas seulement au passé. Il est encore une réalité bien vivante qui tient une place importante dans le monde du travail et, aujourd’hui comme hier, sur les plus grands chantiers de construction, les travaux les plus délicats sont souvent confiés aux Compagnons.

Perpétuer l’œuvre de nos Anciens et guider la jeunesse ouvrière dans un monde en mutation sont les raisons d’être du Compagnonnage à l’Union Compagnonnique.

Retour sur la demeure qui abrite le musée…

Le nom de cette demeure vient de l’origine du premier propriétaire : un musicien italien, Antonio Bagnera – ordinaire de la musique de sa majesté Louis XIV, chantre à la chapelle du Château, qui avait fait, dès 1686, l’acquisition de plusieurs pièces de terre, chemin de Sèvres à Montreuil, près de Versailles.

Sur ce terrain, un autre musicien du Roi, le français Chabanceau de la Barre, joueur de luth de basse et de théorbe, fit édifier le pavillon central, il le donnera à Bagnera en 1692, sous réserve d’en partager la jouissance avec lui sa vie durant. L’italien à son tour en fit don en 1708, à trois autres musiciens ses compatriotes : Carli, Nardi et Santoni, ceux-ci l’ayant aidé de leurs deniers à ajouter deux ailes au Pavillon.

Les propriétaires du XVIIIe siècle, Eustache de Gournay en 1748, la Comtesse d’Argenson en 1759 ainsi que le célèbre botaniste Guillaume Lemonnier, laissèrent également leur empreinte sur cet hôtel.

L’acquisition de cet édifice inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques et des sites a été décidée par le conseil municipal de la ville de Versailles dès 1977 et l’achat réalisé en 1978.

Les premiers travaux de gros œuvre furent engagés par la Fédération Compagnonnique.

Après une restauration partielle, le 26 mai 1986, la ville de Versailles accorde après délibération à l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs Unis par un bail, l‘autorisation d’installer son siège social national dans ce merveilleux décor malheureusement encore fort délabré, charge à elle d’en continuer la restauration sous la direction de M Rochette, architecte en chef des monuments Historiques.

Les travaux ont été réalisés bénévolement par les Compagnons et les Jeunes du Tour de France.

Cette action a été engagée par l’Union Compagnonnique afin d’assurer la pérennité du compagnonnage et de faciliter ainsi son fonctionnement, sans cesse en évolution, dans une ville prestigieuse.

L’ensemble des bâtiments qui couvre une surface de 400m2 comprend maintenant :

Un musée, des salles d’exposition, une salle polyvalente, des salles de cours, des bureaux, archives, salle de réunion, un appartement pour le responsable, un hébergement pour les Jeunes.

Le Musée de la mémoire et de la tradition des compagnons

Deux mots forts résonnent pour les Maçons que nous sommes : mémoire et tradition.

La mémoire pour perpétuer le souvenir de nos anciens et la tradition, cette manière de transmettre un savoir de génération en génération par la parole, par l’écrit ou, plus encore, par l’exemple !

Ce musée est une véritable immersion dans la culture compagnonnique et ses richesses historiques, légendaires et de savoir-faire qui est proposée aux visiteurs curieux. De la création de l’Union Compagnonnique aux chefs-d’œuvre les plus récents, cette visite vous permettra de mieux comprendre l’histoire parfois complexe des compagnons et du Compagnonnage.

Infos pratiques

L’Union Compagnonnique organise des visites du musée pour des groupes et les scolaires uniquement sur rendez-vous.

Visite individuelle : 5 €/Groupe (à partir de 12 personnes) avec présence d’un compagnon et collation en fin de visite : 10 euros/Gratuit pour les apprentis(ies) et les moins de 18 ans. Durée de la visite : 1h30 environ

Pour plus de renseignements et réservations : 09 52 32 61 49 ou par courriel : contact@lecompagnonnage.com

Sources : Union Compagnonnique, UNESCO, photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Un exceptionnel merci à M. Dominique Saffré, président de l’Union Compagnonnique, pour sa visite guidée !

Les agapes en questions

On peut concevoir la franc-maçonnerie comme la recherche de l’excellence !

L’excellence, on la retrouve dans les trois valeurs platoniciennes : le Bon, le Beau et le Juste ! Dans ce post, il sera question des agapes qui se déroulent après les tenues maçonniques ! Telles qu’elles se déroulent généralement, sont-elles porteuses de ces trois « piliers » ?

Normalement une réunion maçonnique comprend deux temps :

  • Il y a le temps de la tenue maçonnique où la réflexion et la méditation dominent
  • et le temps de la joie partagée dans la convivialité qui normalement se déroule à l’occasion de ce que l’on appelle les agapes !

Les agapes appartiennent à la catégorie des repas rituéliques partagés !

Dans cette catégorie on trouve une multitude de modalités selon les pays, les cultures, les groupes sociaux et les prétextes ! Repas de communion, repas de chasse, tenue de table, etc. etc. Les francs-maçons pratiquent plusieurs sortes de repas (ou de partage de nourriture) rituel. Et en particulier ces fameuses agapes.

Les agapes maçonniques ont un certain nombre de caractéristiques :

  • c’est un repas partagé par les membres de la loge et leurs visiteurs, fondamentalement en respect de la tradition chrétienne du rituel eucharistique d’où le nom d’agape,
  • le repas se déroule le plus souvent dans les locaux maçonniques,
  • il devrait être préparé par les membres de la loge et servis par les apprenti-e-s  (ce qui se voit de moins en moins) ;
  • Les visiteuses et les visiteurs sont, normalement, des invités et donc exonérés d’une participation financière ; cette coutume se perd aussi ! (« un sou c’est un sou, n’est-ce pas ? »)
  • La participation financière aux agapes doit être modeste, ce qui là aussi disparaît !
  • L’essentiel des agapes est le partage d’une nourriture rituelle et la joie qui en découle !
  • Si la loge de table a pour fonction essentielle de participer à la socialisation de la loge, les agapes devraient nous inciter à une relation spirituelle intense.
  • Dans les grandes villes, dans les immeubles maçonniques possédant de nombreux temples, on voit même des services de restauration collective prendre en charge des agapes !

Force est de constater que ce temps de la joie partagée (et de quelle joie parle-t-on ?) est bien souvent absent même si on peut y vivre une cordialité sympathique !

Il y a bien un repas mais qu’y trouve-t-on ?

  • les sœurs et les frères forment des petits groupes de trois ou quatre en fonction de leurs places à table,
  • La nourriture est le plus souvent du niveau d’une cantine,
  • On y boit des boissons alcoolisées, ce qui ravit celles et ceux qui en abusent !
  • C’est souvent l’occasion de lâcher les amarres pour se laisser aller aux « approximations » du café du commerce,
  • On finit à point d’heure, le ventre plein avec des aigreurs garanties !
  • Dans certaines situations le laisser-aller va jusqu’à « la dictature » des tabagiques qui imposent leur addiction !
  • Ces banquets se terminent bien souvent par des départs étalés parfois sans se dire au revoir.
  • On a bien mangé ; on a bien bu et on est repu, la peau du ventre bien tendue ….
  • Tout n’est naturellement pas négatif mais on a bien souvent l’impression d’être passé à côté d’une belle occasion de célébrer quelque chose d’important !

Arrêtons les banquets, retrouvons les agapes !

Tout cela n’est pas sain : on a parfois l’impression que la raison d’être symbolique de ces agapes n’est plus d’actualité ; il reste une nourriture trop riche à une heure tardive, des échanges bien souvent au ras des pâquerettes, sans oublier une contribution financière parfois « inappropriée ».

Au total force est de constater que le terme « d’agapes » est à cent lieues de ces banquets « décalés » !

Si le terme d’agape se réfère au « repas du soir pris en commun par les premiers chrétiens et au cours duquel était célébré le rite eucharistique. » (Source CNRTL), en franc-maçonnerie, l’ambition de ces agapes ésotériques n’est-il pas de nous rassembler pour vivre la joie d’être ensemble en utilisant une nourriture et une boisson en partage !

Pour que ce temps d’échange et de partage se vive, plusieurs conditions sont nécessaires :

  • Dans cette configuration, un rituel d’agapes s’impose avec une introduction, une intervention et une clôture ! En dehors ce ces trois temps, la parole est libre !
  • Qui dit rituel dit animation ; logiquement ce serait au maître des banquets de veiller au bon déroulement de ce rituel, de prendre la parole et de la donner à d’autres intervenants avant de conclure !
  • Est-il judicieux de s’asseoir autour d’une table ? Être en cercle debout autour d’une table sur laquelle seraient posés un plat à partager et de l’eau comme boisson permettrait une plus grande attention !
  • Une mini-planche, sans commentaires, sur ce symbolisme des agapes permettrait de donner une certaine « consistance » ;
  • En dehors des prises de paroles une certaine liberté permettrait les échanges informels ;
  • La durée de ces agapes ne devrait pas dépasser une vingtaine de minutes !
  • Un repas rituel ce n’est pas que la nourriture ; il y a aussi le décor, les assiettes, verres et couverts sans oublier la serviette ! Ne pas penser à ces accessoires, oublier le raffinement, au minimum c’est … vraiment dommage !

De quels avantages pourrait on bénéficier avec ce mode de fonctionnement des agapes ?

  • Essentiellement le retour du sens de ce que l’on fait : le partage de la nourriture et de la boisson qui nous donne la joie et l’énergie nécessaire pour répandre dans le monde profane les valeurs qui nous caractérisent !
  • Une bonne hygiène alimentaire !
  • Un coût moindre : un seul plat servi froid ou tiède, une eau minérale !
  • Une organisation facile à mettre en place !
  • Une rigueur non dévoyée !

Et d’autres développements possibles :

  • Chacun sait bien combien la nourriture peut être pathogène et pourtant sous prétexte de convivialité on se laisse aller ! Eduquer à la qualité et à la sobriété pourrait faire partie de notre programme de formation !
  • Sachant la triste perspective qui s’annonce pour les générations futures, il est clair que la question de la nutrition des êtres humains va devenir une préoccupation majeure !
  • La nourriture varie selon les continents et les cultures ; en faire un élément de partage pourrait participer à cet élan vers l’universalisme !

Appel aux loges

Les loges doivent se préoccuper de la dérive profane qui les menace dans ce fonctionnement des agapes ! A elles de susciter une réflexion collective pour préserver le symbolisme des agapes auxquelles tous les membres de l’atelier devraient participer !

Les propositions énoncées ne sont qu’un élément de réflexion ; chaque loge est libre de s’organiser en conséquence pour introduire le Bon, le Beau et le Juste dans ce temps si particulier et si indispensable de la réunion maçonnique !


Pour aller plus loin  

Le Franc-maçon Gilbert du Motier… alias le marquis de Lafayette

De notre confrère américain freemason.com

Il y a un débat sur ce qui a poussé Gilbert du Motier, marquis de Lafayette, à prendre la cause des révolutionnaires américains. Était-ce parce que le jeune homme était disposé à haïr les Britanniques pour avoir tué son père ? Ou était-ce parce que, à l’aube de la Révolution américaine, le marquis était récemment devenu franc-maçon ? Le biographe Harlow Unger a écrit dans sa biographie de Lafayette que lorsqu’il a entendu parler pour la première fois de la rébellion, cela « a enflammé son imagination chevaleresque – et maintenant maçonnique – avec des descriptions des Américains comme des » personnes luttant pour la liberté « . »

Quelle que soit sa motivation, son voyage en Amérique a catalysé une vie longue et active qui a fait de lui une légende dans les deux pays. Pour son rôle dans la poursuite du changement pour la France et les États-Unis d’Amérique, il est devenu connu comme « Le héros des deux mondes ».

Contexte et début de la vie

Le nom complet de ce célèbre franc-maçon était Marie-Joseph-Paul-Yves-Roch-Gilbert du Motier, marquis de Lafayette. Il est né le 6 septembre 1757 dans l’une des plus anciennes familles de France en Auvergne. Ses ancêtres ont servi dans les croisades et aux côtés de Jeanne d’Arc. C’était une famille de nobles ; sa mère était Marie Louise Jolie de La Rivière, et son père, Michel Louis Christophe Roch Gilbert Paulette du Motier, marquis de La Fayette, était colonel de grenadiers.

Michel est mort quand Gilbert avait deux ans, combattant une coalition dirigée par les Britanniques à la bataille de Minden en Westphalie pendant la guerre de Sept Ans. Lafayette devient marquis et seigneur de Chavaniac, où il est élevé par sa grand-mère paternelle, Mme de Chavaniac. Le garçon s’installe à Paris en 1768 et est envoyé à l’école du Collège du Plessis, qui fait partie de l’Université de Paris, où il est inscrit à un programme pour devenir mousquetaire.

Après la mort de la mère de Lafayette le 3 avril 1770, il hérite de l’une des plus énormes fortunes de son pays. L’année suivante, Lafayette est nommé officier des Mousquetaires, avec le grade de sous-lieutenant. Alors que ses fonctions étaient en grande partie cérémonielles, le jeune homme aspirait à la gloire militaire et obtint une commission de capitaine dans l’armée française, où il fut nommé aux Mousquetaires noirs en 1773. En 1774, le marquis tomba amoureux et épousa Adrienne de Noialles, une femme dont la famille était encore plus importante que les Lafayette. Ils eurent quatre enfants et furent mariés jusqu’à sa mort en 1807.

Après avoir perdu sa commission en 1775 à cause des coupes dans le financement de l’armée, Lafayette se retrouva dans la ville de Metz, assistant à un dîner avec le duc de Gloucester, le frère cadet du roi britannique George III. Le cœur de Lafayette a brûlé ce soir en entendant le duc s’inquiéter des colons américains prenant les armes contre la domination britannique. Alors que l’aristocrate se moquait des révolutionnaires et de l’armée continentale, Lafayette voyait son sort se dérouler devant lui en disant : « Mon cœur était enrôlé, et je ne pensais qu’à joindre mes couleurs à celles des révolutionnaires.

Quant à son appartenance maçonnique, Lafayette a déclaré qu’il avait été élevé en France avant de venir en Amérique. Il a été nommé maçon soit à la Loge La Candeur à Paris, soit à la Loge Contrat Social de Paris. Après son arrivée en Amérique, il a également été dit qu’il avait été élevé dans une loge militaire à Morristown, NJ, ou à Valley Forge en 1777.

Il devint également Royal Arch Mason, rejoignant le Jerusalem Chapter No. 8 à New York le 12 septembre 1824. Il rejoignit ensuite les Knights Templar dans la Morton Commandery No. 4 et dans la Columbian Commandery No. 1, toutes deux de New York. Dans le rite écossais, il a reçu les diplômes du Conseil suprême Cerneau de New York et a été nommé maçon au 33e degré et grand commandeur honoraire de ce corps.

Général de division marquis de Lafayette

En 1776, Louis XVI négocie avec des agents américains, pensant que fournir aux Américains des armes et des officiers pourrait rétablir l’influence française en Amérique du Nord. Après avoir appris que des officiers français étaient envoyés en Amérique, Lafayette a cherché à les rejoindre et a été enrôlé comme général de division alors qu’il n’avait que 19 ans. Lorsque les Britanniques ont eu vent des négociations, ils ont menacé de guerre contre la France.

La nation suspendit son soutien aux révolutionnaires, mais le jeune marquis resta déterminé à partir. Son beau-père, de Noailles, s’oppose catégoriquement à son désir de se battre pour les révolutionnaires, mais Lafayette souhaite tout de même y aller. Il a acheté un navire, Victoire, pour 112 000 livres, mais a failli renoncer à son plan après avoir subi la pression de sa femme et de sa famille. Après quelques hésitations, le marquis charge Victoire de 5000 fusils et munitions et entame son voyage de deux mois vers l’Amérique le 26 avril 1777. 

Il débarqua sur l’île du Nord près de Georgetown, en Caroline du Sud, le 13 juin et s’aventura bientôt à Philadelphie. Alors que le deuxième congrès continental était inondé d’officiers français qui ne parlaient pas anglais et manquaient d’expérience militaire, Lafayette a utilisé son statut de franc-maçon pour nouer des relations avec des personnalités clés. Notamment, le frère Benjamin Franklin, le nouvel envoyé américain en France, a écrit une lettre au Congrès les exhortant à accueillir le marquis.

Comme il parlait couramment l’anglais, Lafayette proposa de servir dans l’armée continentale sans solde et fut nommé par le Congrès en tant que général de division le 31 juillet 1777. En quelques jours, le marquis rencontra le général George Washington, commandant en chef de l’armée continentale. , et les deux ont formé un lien instantané, très probablement nourri par leur lien commun en tant que francs-maçons.

Monument à Lafayette et Washington, Paris XVI e arr., création : 1892 ; inauguration : 1895 – Sculpteur : Frédéric-Auguste Bartholdi

La révolution américaine

Le général commandant fit du marquis un membre de son état-major auquel il servit pendant six semaines. Il goûta pour la première fois au combat lors de la bataille de Brandywine, près de Philadelphie, le 11 septembre 1777. Lafayette reçut une balle dans la jambe mais rassembla les troupes américaines pour un retrait plus ordonné avant de se faire soigner pour sa blessure. Washington l’a reconnu et cité pour sa bravoure, choisissant de donner au marquis le commandement de sa propre division. 

Son rôle dans la révolution n’a fait que grandir à partir de ce moment. Il a passé l’hiver légendaire à Valley Forge campé avec Washington, en venant à respecter davantage son leadership tandis que les deux se rapprochaient. Lafayette a joué un rôle essentiel dans les batailles de Barren Hill, Monmouth et Rhode Island. Lafayette retourna en France en juin 1778 pour négocier plus de soutien pour les États-Unis. Travaillant aux côtés de Benjamin Franklin et John Adams, les trois persuadèrent Louis XVI de fournir des troupes et des fournitures supplémentaires pour aider les colons. Lafayette retourna en Amérique en avril 1780, après avoir sécurisé 6 000 fantassins français sous le commandement du comte de Rochambeau et six navires de ligne.

L’une de ses réalisations les plus importantes de la guerre est survenue à l’été 1781 lorsque Washington l’a envoyé pour arrêter les raids britanniques le long de la rivière James en Virginie. Il a reçu le commandement d’une armée et a commencé des opérations de délit de fuite contre les forces sous Benedict Arnold. La force de Lafayette a chassé le commandant britannique Lord Charles Cornwallis à travers la Virginie, le forçant dans un coin à Yorktown. Les forces françaises et américaines ont assiégé Yorktown, forçant la reddition des Britanniques et assurant à Lafayette le statut de « héros des deux mondes ». Pour sa part dans la révolution, le marquis est devenu citoyen d’honneur de plusieurs États lors d’une visite aux États-Unis. 

Retour en France et Révolution

Lafayette rentra chez lui au début de 1782 et fut accueilli en héros au château de Versailles. Il est promu maréchal de camp, fait chevalier de l’Ordre de Saint-Louis et participe à la négociation du traité de Paris entre la Grande-Bretagne et les États-Unis en 1783. 

Travaillant avec Thomas Jefferson, il a établi des accords commerciaux entre les États-Unis et la France pour réduire la dette de l’Amérique envers son allié. Le marquis a publiquement préconisé la fin de la traite des esclaves et l’égalité des droits pour les Noirs libres et a exhorté l’émancipation des esclaves dans une lettre de 1783 à Washington, qui était un esclavagiste. Lors d’une visite en Virginie en 1784, il s’adressa à la Chambre des délégués de Virginie et appela à la «liberté de toute l’humanité» tout en appelant à la fin de l’esclavage.

La position aristocratique de Lafayette s’est compliquée au fur et à mesure que la Révolution française se déroulait. Il entretient des liens étroits avec Louis XVI et soutient l’idée d’une monarchie constitutionnelle. À la fin des années 1780, il collabore avec Jefferson à la rédaction d’un projet de Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qu’il présente à l’Assemblée nationale révolutionnaire. Alors que la révolution fait rage, Lafayette est toujours au service de Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette, qu’il sauve de la foule qui envahit Versailles le 6 octobre.

En décembre 1791, le marquis passa un bref moment en tant que commandant avant que la monarchie ne soit renversée en 1792 au milieu d’une insurrection populaire. Lafayette a fait défection en Autriche pour éviter d’être jugé pour trahison, mais a été capturé et envoyé à la prison d’Olmütz jusqu’en 1799, lorsque le général Napoléon Bonaparte a négocié sa libération.

Bien qu’il ait échappé au règne de la terreur, Adrienne a été arrêtée et de nombreux membres de sa famille ont été exécutés. À son retour en France, Napoléon a proposé à Lafayette de devenir membre de la nouvelle Légion d’Honneur, mais il a plutôt choisi de se retirer de la vie publique et est devenu agriculteur, évitant même les offres du président Thomas Jefferson de devenir gouverneur de la Louisiane nouvellement acquise. 

Épée maçonnique du marquis de Lafayette (musée de la franc-maçonnerie).

Le Grand Tour

En 1824, Lafayette retourna aux États-Unis à l’invitation de son vieil ami, le président James Monroe. Ce fut un voyage émouvant pour Lafayette alors qu’il visitait la tombe de George Washington et était hébergé à Monticello par Jefferson, âgé de 81 ans. Des foules l’ont accueilli par milliers dans chaque ville qu’il a traversée. Le 10 décembre 1824, le marquis est devenu le premier citoyen étranger à s’adresser à la Chambre des représentants des États-Unis. Ce qui devait être une tournée de quatre mois à travers les 13 États d’origine s’est transformé en une visite de 16 mois à 24, et comprenait une visite de deux jours à Cincinnati en mai 1825.

Sa popularité n’avait pas faibli lorsqu’il est revenu en France malgré des années éloignées de la politique. La courte révolution de juillet 1830 a donné à Lafayette une chance de prendre le contrôle du gouvernement, mais il a refusé. Au cours des dernières années de sa vie, il a servi sa nation en proposant des politiques libérales face à la diminution des libertés civiles impulsée par le roi Louis-Philippe. Le marquis de Lafayette attrapa une pneumonie et mourut à 76 ans le 20 mai 1834. Il fut enterré à côté de son Adrienne au cimetière de Picpus, selon sa volonté, sous le sol de Bunker Hill. 

À sa mort, les deux chambres du Congrès ont été drapées de banderoles noires pendant 30 jours à la demande du président Jackson. L’ancien président John Quincy Adams a fait un éloge funèbre de trois heures de Lafayette. Aujourd’hui, des villes et des villages à travers les États-Unis portent son nom pour ses contributions à notre nation.

La prospective stratégique – Une nouvelle approche pour améliorer la prise de décision

Présentation de l’éditeur

La prospective stratégique est une discipline qui consiste à explorer les différents avenirs possibles afin de mieux anticiper les changements, à se prémunir des éventuelles difficultés et se préserver contre des erreurs. Sa finalité est d’aider à agir au présent, en tenant compte des conséquences et de l’impact de nos actions. En bref, son objectif est de contribuer à construire le futur que nous voulons – ce qui pose un redoutable défi cognitif.

Comment anticiper le changement climatique ? Comment construire des politiques de recherches pour améliorer nos connaissances de l’espace extra-atmosphérique ? Comment anticiper d’éventuelles ruptures technologiques ? Comment prévoir les futures disruptions de modèles économiques ?

Nécessaire à la réalisation de tout projet d’envergure pour les organisations publiques ou privées, la prospective stratégique est d’une certaine façon la science qui vise à améliorer concrètement nos processus de délibération et nos prises de décision avant d’agir. C’est pourquoi elle est de plus en plus enseignée dans les écoles de sciences politiques, d’ingénierie, d’architecture, d’urbanisme, d’aménagement du territoire, de gestion ou de management. Le présent livre se veut à la fois un manuel, qui en présente toutes les méthodes et tous les aspects aux étudiants, et un essai qui questionne la rationalité de nos choix à destination d’un lectorat plus large.

Biographie de l’auteur : Jérôme CLECH enseigne la prospective stratégique à Sciences Po Paris. Docteur en mécanique de l’École polytechnique, ingénieur de l’École de l’air et de l’espace, diplômé de Sciences Po Paris, de l’École de Guerre et de l’Académie du renseignement, il est pilote, lieutenant-colonel de l’armée de l’Air et de l’Espace. Il est l’auteur de nombreuses publications et a participé aux travaux du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (2013) ainsi qu’au renforcement de l’autonomie stratégique européenne au cabinet du ministre des Armées (2016-2020). Sa vision prospective est reconnue comme novatrice.

[NDLR : Revenons, nous aussi, sur l’histoire et les événements de la vie de Jérôme Clech. Mais surtout sur son parcours maçonnique exemplaire.

Jérôme Clech a été initié en l’an 2000, à l’âge de 23 ans, à l’Orient de Paris, au sein de la Responsable Loge « L’Union de Belleville » du Grand Orient de France (GODF), puissance symbolique régulière souveraine, plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale.

Pour mémoire, cette très belle Loge donna la lumière à Edmond Gloton (1895 – 1962) le 5 novembre 1914, qui est aussi la Loge de son père, Virgile Athanase Gloton. Edmond Gloton fut l’un des Francs-Maçons les plus importants de son époque. Sa trilogie « Instruction maçonnique aux Apprentis, aux Compagnons, aux Maîtres » marque une étape dans l’étude des rituels et des symboles maçonniques !

Équerre VM – Source Nos Colonnes

Jérôme Clech est élu Vénérable Maître de son Atelier en 2008, office qu’il tient jusqu’en 2011. C’est durant son mandat qu’il organise une conférence publique remarquée sur les enjeux du changement climatique, intitulée « Nouveau climat sur la Terre », en présence du Très Illustre Frère et Grand Maître, Guy Arcizet. Souhaitant approfondir sa démarche initiatique, il est élevé au 4e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté en 2013 dans l’Atelier de perfection la Lumière Francis Viaud, à l’Orient de Neuilly-sur-Seine. Désireux d’élargir tant son expérience qu’une approche symbolique tournée vers l’action,

Tablier Chevalier Kadosh. CKH/CKS – 30° degré REAA – Source Nos Colonnes

il est ensuite élevé Chevalier Rose-Croix en 2018 au Chapitre « Les Zélés Philanthropes » et fait Chevalier Kadosh, 30e degré dans l’échelle des grades dudit rite, depuis 2022. Ses travaux de symbolisme sur la philosophie de l’esprit, l’espace et le temps, intégrant les dernières années avancées technoscientifiques, ont largement irrigué cet ouvrage qu’il nous propose, pour une vision renouvelée de la prospective stratégique, « indiscipline » dont la vocation originelle demeure la fabrique d’une décision mieux éclairée.

Ainsi, vous aurez une vision complète de l’homme, du Maçon. Une belle façon aussi de comprendre les motivations qui ont conduits l’auteur à nous offrir ce bel ouvrage pas seulement destiné aux spécialistes tels que juristes, économistes, fiscalistes ou autres. Un livre bénéfique pour tous car la prospective stratégique ne consiste pas à prédire l’avenir. Cette discipline, que nous explique bien volontiers, dans son introduction Jérôme Clech, explore différents avenirs possibles, de même que les possibilités et difficultés qu’ils pourraient susciter. Sa finalité est de nous aider à agir au moment présent, en vue de façonner l’avenir que nous voulons.

Comment ne pas avoir en mémoire les Constitutions du GODF – que toute Loge doit remettre à chaque initié un exemplaire accompagné du Règlement Général – qui, dans ses « Principes Généraux de l’Ordre Maçonnique – Article premier énonce : « La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’Humanité… »

En vérité, le travail maçonnique consiste à se libérer. Pour tout être humain reçu au sein d’un Ordre initiatique, le travail est une réelle conquête, celle de l’affranchissement, du dépassement. Il se présente comme une école de libération de la personne humaine soumise dans la vie courante à des influences extérieures

C’est une nouvelle approche pour améliorer la prise de décision (sous-titre de l’ouvrage) dont l’auteur précise, en avertissement, que ces propos, idées, thèses, et opinions contenus dans son ouvrage n’engage que lui.

Passée l’introduction, nous notons une ossature d’ouvrage des plus harmonieuse. Deux parties, chacune composée de trois chapitres, offre au lecteur un équilibre juste et parfait et une vision claire de cette thématique qui, de prime abord, peut sembler ardue.

« Fondement épistémologique : Revisiter l’émergence » nous amène, tout d’abord, aux limites de l’espace-temps, où nous nous interrogeons sur notre épistémè, cet ensemble des connaissances réglées (conception du monde, sciences, philosophies…) propres à un groupe social, à une époque.

L’auteur analysant avancées théoriques et méthodologiques. Dans sa seconde partie, il nous propose « Une méthode renouvelée : cas de  »l’Europe puissance » », où Jérôme Clech prend le temps de décrire tous les enjeux de la prospective fondamentale ou appliquée…

Paul Valéry photographié par Henri Manuel, vers 1925.

Un livre non exempt de références littéraires, telles celles faites au poète et philosophe Paul Valéry (1871-1945) avec La Crise de L’Esprit, publié en 1919 mais dont la modernité des propos et la pertinence de sa pensée font que ses écrits restent toujours d’actualité, ou encore au philosophe Gaston Berger (1896-1960), connu principalement pour ses études sur le philosophe et logicien Edmund Husserl (1859-1938), fondateur de la phénoménologie.

Edmund Husserl.

Mais aussi des références à Emmanuel Kant (1724-1804), George Orwell (1903-1950). Il dresse différents schémas de grandes familles de scénarios issues d’une analyse de prospectives internationales relatives à de nombreux domaines. Nous avons l’impression de nous trouver au cœur du réacteur car l’auteur aborde les relations internationales, notamment sur le plan de la défense mêlant Russie, Chine, États-Unis, Europe, OTAN… traçant les plans de réflexions stratégiques. Des travaux – rassurants ? – de prospectives récentes, pertinentes aux échelles spatiales du monde ou des grandes régions du monde (avec un focus sur l’Europe). En tout état de cause, fort passionnant !

Panneau liberté égalité fraternité de la République Française
Panneau liberté égalité fraternité de la République Française

Ce qui peut sembler étonnant, c’est d’y voir traiter des notions de liberté, d’égalité et de fraternité.

Un triptyque inscrit sur le fronton des édifices publics depuis le 14 juillet 1880 et figurant dans les constitutions de 1946 et 1958 mais aussi repris par plusieurs Obédiences – le GODF, mais aussi la GLDF dans le chapitre II de sa Constitution ou encore la GLFF qui permet l’émancipation, le perfectionnement et l’autonomie des femmes qui se rassemblent autour des valeurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité.

Jérôme Clech se pose la question de savoir de quelle liberté il s’agit. Est-elle celle de nos gestes ? Quant à l’égalité, fait-elle penser aux inégalités et la fraternité découlerait-elle de la réalisation des deux premières ?

Jérôme Clech chez BFMTV, sur Calvi 3D, lundi 12 juin 2023.

Nous aimons tout particulièrement les différentes figures ou illustrations – des aides pédagogiques fort utiles – représentant soit des arbres de scénario dynamique, soit des diagrammes relatifs à la convergence spatiale digitale, diagramme acteur-facteur, entre autres, ou encore calque du scénario Maya – chacun devant pour atteindre son propre scénario Maya , continuellement activer son ternaire « corps, âme, esprit » – qui viennent ici ou là émailler l’ouvrage. À la fin, les lecteurs trouveront une intéressante bibliographie.

Jérôme Clech chez BFMTV, sur Calvi 3D, lundi 12 juin 2023.

Ce livre qui emploie un vocabulaire bien connu des Maçons (point triple, étoile qui nous guide, libre arbitre, repenser la conscience, penser l’émergence d’un homme nouveau, etc.) permet de pouvoir oser penser, d’ouvrir nos esprits et surtout d’échanger et finalement de partager.

Vous avez parfois aussi la possibilité de suivre Jérôme Clech chez BFMTV, sur Calvi 3D – direct, décryptage, débats – un grand rendez-vous d’information avec des invités de référence, des reportages long-format, de l’analyse et un journal politique…

Il est d’usage que, lorsque nous chroniquons pour la première un ouvrage d’une édition, en l’occurrence , ici et maintenant, les éditions Hermann depuis 1876 ! -, dont la devise est « Servir l’intelligence de l’écrit ». Nous vous les présentons :

Loge de séditions Hermann

Les éditions Hermann publient des ouvrages de qualité, écrits par des universitaires ou des intellectuels de renom à destination d’un lectorat aussi large que possible. Soucieuse d’éviter le double écueil de l’érudition trop savante et de la vulgarisation à outrance, la maison accorde toute son importance au traditionnel travail de suivi éditorial : les textes, devant être clairs, didactiques, intelligibles et bien écrits, sont en grande partie retouchés par les éditeurs, que le président de la maison, Arthur Cohen, qualifie de « serviteurs de l’intelligence de l’écrit ». (Source https://www.editions-hermann.fr/).

La prospective stratégique-Une nouvelle approche pour améliorer la prise de décision

Jérôme ClechHermann, 2023, 216 pages, 22 €]

Le Grand Maître Adjoint de la Grande Loge du Canada visite Elliot Lake Masons

De notre confrère canadien nugget.ca – Par Kevin McSheffrey

Le 2 mai dernier, l’Elliot Lake Masonic Lodge 698 a accueilli quelques membres de haut rang de l’organisation fraternelle.

Jamie Ireland, le Grand Maître Adjoint de la Grande Loge du Canada dans la Province de l’Ontario, et David Cameron, le Grand Maître Passé immédiat se sont arrêtés à la Loge des Maçons locale pour une rencontre et un accueil accompagnés d’un déjeuner.

Douglas Elliott, sous-directeur de la loge d’Elliot Lake, a déclaré que c’était la première fois que le deuxième plus haut officier de la franc-maçonnerie de l’Ontario visitait la loge locale. Il a également exprimé l’appréciation de la loge pour s’être arrêtée à Elliot Lake.

Le directeur des cérémonies d’Elliot Lake Masons pour l’événement était Ken Pierce.

Pour marquer leur visite, Reg Simon, directeur principal des maçons d’Elliot Lake, a offert à l’Irlande un stylo des maçons d’Elliot Lake.

Ireland et Cameron, ainsi que leurs conjoints et Jamie Broomhead, du Chapleau Lodge, étaient en tournée dans le nord-est de l’Ontario avec des arrêts à Sudbury, Elliot Lake, Blind River, Thessalon, Sault Ste. Marie, Timmins, Wawa, Chapleau, Englehart , visite finissant à Powassan le 6 mai.

Le séminaire annuel de la G.L.C.S. : un séminaire initiatique !

Tous les ans, en juin, le Suprême Conseil des Cultures et de la Spiritualité et la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité organisent un Séminaire qui permet à tous les Frères et Sœurs bénéficiant d’une promotion, de se retrouver et de partager un moment aussi solennel que convivial.

Depuis quelques années ce Séminaire de deux jours se tient au Château de Condé Sainte-Libiaire. Ce lieu prestigieux, situé à quelque 8 kilomètres d’Eurodisney, est transformé en Temples, majestueux, et en cabinets de réflexion sombres à souhait. Dais, tentures, décors de toute espèce font leur apparition éphémère en l’honneur des nouveaux promus.

Le seul Rite pratiqué est, en ce lieu, le Rite Écossais Ancien et Accepté, même si le Suprême Conseil dispose des patentes du Rite de Memphis-Misraïm, du Rite Écossais Rectifié et du Rite Français. Mais le R.E.A.A. est le rite le plus répandu en France. Ce rite comporte 33 degrés.

L’ouverture du Séminaire s’effectue au 33e degré et ce fut cette année le vendredi 9 juin à 14 heures. Puis on descend pour recevoir les bénéficiaires selon le degré auquel ils ont été nommés par le Suprême Conseil. Cette année, c’étaient le 30e, Chevalier Kadosch, le 28e, Chevalier du Soleil, le 25e, Chevalier du Serpent d’airain, etc. Chaque cérémonie est précédée d’une préparation qui consiste à rappeler aux récipiendaires le sens des degrés qu’ils ont déjà obtenus et en leur montrant l’architecture logique qui relie les différents degrés du Rite. Elle permet aussi aux Frères et aux Sœurs qui ont des doutes de poser leurs questions en toute simplicité.

Car, lors du Séminaire, chacun porte les décors de son degré, c’est-à-dire les tabliers et les sautoirs ou les baudriers qui le caractérisent. Ainsi, pas de cachotteries, ni de hiérarchie. Les dignitaires présents témoignent : « Nous sommes tous, quel que soit notre degré, des Maçons qui doivent à la fois apprendre et transmettre. Et nous savons que toute progression passe par l’échange, « Le plus court chemin de soi à soi, passe par autrui. » – écrit judicieusement le philosophe Paul Ricoeur dans son essai intitulé Soi-même comme un autre. »

Mais, à la G.L.C.S., lors de la cérémonie d’élévation à la Maîtrise qui a concerné plus d’une vingtaine de Compagnons, le samedi 10 en fin d’après-midi, le relèvement des Maîtres récipiendaires a été effectué par les membres du Suprême Conseil et les Chevaliers Kadosch en signe de transmission initiatique et de fraternelle égalité.

Le mot que chacun a gardé de ce Séminaire a été celui de bienveillance, terme qui caractérise la Grande Loge et le Suprême Conseil des Cultures et de la Spiritualité. C’est un bien précieux que les Sœurs et les Frères s’emploient à préserver car il est la source de l’harmonie universelle à laquelle tout Maçon doit contribuer.

Tout le monde s’est quitté samedi soir avec le sentiment du travail accompli et heureux de pouvoir se retrouver l’an prochain.