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Lectures estivales… Une belle sélection transmise par les plus grands éditeurs maçonniques

Généralement, l’été est synonyme de chaleur, de soleil et de vacances. Voire désormais de canicule ! C’est le moment parfait pour profiter des beaux jours et, pourquoi pas, de partir à l’aventure.

Les livres maçonniques de l’été 2023…

Que cela soit au bord de la mer, à la montagne, à la campagne ou encore chez vous, l’été offre une multitude d’activités à réaliser. Dont celle de partir dans une expérience comportant risque et imprévu. La plus belle étant peut-être aussi celle qui passe par l’esprit. L’attrait de l’aventure, certes, mais de l’aventure intérieure !

Approche Énergétique Traditionnelle du R.É.A.A

Jean-Claude Darras et Alain Robert – Éditions Cépaduès, Coll. de Midi, 2022, 204 pages, 24 €

Présentation de l’éditeur : La « Franc Maçonnerie » et, plus précisément le « Rite Écossais Ancien et Accepté » qui est le sujet spécifiquement abordé dans notre ouvrage, a donné lieu à de multiples publications fort documentées. Notre propos n’est pas d’en reprendre d’une quelconque façon les données historiques ou conceptuelles, mais seulement d’en présenter une approche particulière : celle faisant référence aux données traditionnelles extrême-orientales donnant préséance au concept « d’énergie ». En effet, envisagés sous une telle optique, il faut fondamentalement comprendre le rapport « matière / énergie » non pas en termes binaires, duels, mais en tant que « continuum » comportant à une extrémité l’énergie la plus subtile : « l’Energie », et à l’autre l’énergie la plus dense : « la Matière ». Ce faisant, la compréhension des Rituels revêt une nouvelle dimension parce que, tout en respectant parfaitement la forme et le contenu, apparaît une vision d’ensemble en rendant l’approche de la Franc-maçonnerie en général et du Rite Écossais Ancien et Accepté en particulier beaucoup plus évidente et compréhensible. Éditions Cépaduès – Transmettre les Savoirs

Des Élus Coëns au Rite Écossais Rectifié: Classes secrètes et réintégration

Textes de Rémi Boyer et Lima de Freitas – Les Éditions de La Tarente, 2023, 128 pages, 18 €

Présentation de l’éditeur : Au cœur des trois textes rassemblés dans ce livre se trouve un sujet essentiel, nous pourrions même dire LE sujet unique, qui se découvre au sein de toute tradition et singulièrement dans les traditions judéo-chrétiennes, nous voulons parler des voies du Corps de Lumière, Corps de Gloire, Corps d’Immortalité, Corps christique, selon les expressions retenues qui indiquent toutes un processus d’alchimie interne, inscrit entre autres dans le mythe de la reconstruction du Temple de Salomon, souvent associé étroitement à une théurgie, explicite ou implicite. Si les mythes opèrent pour modifier notre modèle du monde afin de nous rendre réceptifs à « ce qui demeure », ce sont les mythèmes qui les composent qui portent les opérativités de ces voies centrales, véritable langage à décrypter dans une démarche initiatique plus proche de l’art que de la science. Éditions de la Tarente | Tradition | Franc maçonnerie…

Dictionnaire de l’ésotérisme égyptien

Christian Jacq – MdV Éditeur, 2021, 322 pages, 39 €

Présentation de l’éditeur : Ce dictionnaire se compose de notices lisibles pour les non spécialistes, suivies de bibliographies. Les aspects majeurs de l’ésotérisme et de la symbolique de l’Égypte ancienne sont abordés, par exemple l’Age d’or, l’astrologie, Isis, les Mystères, les pyramides, le sphinx, etc.

D’une exceptionnelle richesse, la pensée de l’Égypte ancienne était pétrie de symboles, depuis une modeste amulette jusqu’à la plus gigantesque des pyramides. Comment déchiffrer leur signification profonde, c’est-à-dire leur ésotérisme ? Le langage des symboles a été créé par le dieu Thot, patron des scribes et des savants, et maître de la démarche ésotérique qui vise à toucher le cœur des êtres et des choses. Ce dictionnaire aborde des thèmes majeurs  ̶  l’âge d’or, la pyramide, le sphinx, l’alchimie, le temple, etc.   ̶  pour mettre en lumière leur dimension ésotérique. De consultation aisée, cet ouvrage de référence offre des perspectives nouvelles et une approche souvent inédite, fondées sur une abondante documentation. MdV Éditeurs

La Bible restituée

Carlos Suarès – Les Éditions de La Tarente, Coll. anastatiques, 2023, 290 pages, 23 €

Présentation de l’éditeur : Beaucoup d’ouvrages dits sacrés, qu’ils soient bien ou mal compris sont, pour le moins, lus dans leur langue originale. La Bible, pourtant, et surtout les cinq premiers chapitres de la Genèse ont été constamment mal interprétés du fait que leur graphie ne se compose pas des lettres d’un alphabet (comme on le croit communément depuis plusieurs millénaires) ni, a fortiori, de mots auxquels on peut attribuer le sens qu’on leur donne habituellement dans la langue parlée.
Dès lors, il est de la plus haute importance de savoir que les différents signes dont on se sert comme lettres dans l’alphabet hébraïque constituent les éléments d’un véritable code chiffré.
Chaque signe est un idéogramme et à chaque signe correspond un nombre, dont le sens est précis. Ces nombres, eux aussi, ne sont pas à prendre dans leur signification arithmétique. Ce qu’ils dé-signent, en réalité, ce sont les différents aspects de l’énergie vivante à l’œuvre dans l’univers. Les noms : Adam, Ève, Caïn, Abraham, Jacob, Ésaü, etc., sont également des idéogrammes. Ces pseudo-personnages sont purement symboliques et leur fonction première est d’illustrer les divers états de conscience par lesquels passe l’humanité, ainsi que les rapports de ceux-ci avec la vie, telle qu’elle apparaît à tout instant. Il en ressort que la Vie est un processus sans fin, caractérisé par l’alternance vie-mort/vie-mort, qu’il importe de pouvoir accepter après l’avoir affectivement intégrée. La Bible restituée propose donc une lecture des livres de la Genèse conforme à leur code chiffré originel (la Cabale) et montre comment ce code éclaire non seulement ces textes mais aussi certains aspects des Évangiles de Matthieu et de Jean. Le sens révolutionnaire qui se dégage de cette lecture devrait, semble-t-il, intéresser directement les chrétiens, les juifs et les musulmans, car, bien compris, le langage de la Bible est une révélation enfouie que l’on se doit de restituer dans toute sa clarté originelle. » Éditions de la Tarente | Tradition | Franc maçonnerie…

La pierre et l’épée-Regards sur le Régime Écossais Rectifié à l’usage des Néophytes et des Visitants

Jean-François Robert – Les Éditions de l’Art Royal, Coll. Franc-Maçonnerie, 290 pages, 23 €

Présentation de l’éditeur : La préface de Pierre Noël : Comment aborder et comprendre, pour celui qui se sent appelé sur le chemin de l’initiation, ce puissant rameau de la Tradition maçonnique que constitue le Régime Écossais Rectifié ? Ce livre de Jean-François Robert donne en abondance les moyens d’accéder au Rite au travers d’informations aussi précises que précieuses, concernant à la fois « la théorie » et « la pratique » et qui portent sur son origine, sa doctrine, ses méthodes, ses outils et ses rituels. L’auteur montre l’enracinement du Rite dans le christianisme primitif mais donne aussi à voir comment les sciences humaines contemporaines viennent confirmer la pertinence de son enseignement et de sa pédagogie, dans le cadre d’un parcours permettant un authentique perfectionnement spirituel et moral qui donne sens à l’aventure humaine. Ainsi, le débutant (voire plus) pourra trouver ici de nécessaires clarifications sur les éléments qu’il rencontrera en chemin de même que des précisions d’ordre pratique fort utiles pour l’adaptation de sa conduite en Loge. Les Éditions de l’Art Royal

La Pioche et le Roseau-Critique de la symbolique maçonnique

Olivier Delacuvellerie – Éditions fdeville, Coll. Les carnets littéraires des amateurs de pavés mosaïques, 2023, 114 pages, 16 €

Présentation de l’éditeur : L’auteur nous avait déjà fait passer par la fenêtre dans son ouvrage précédent. Ici, il entre par la porte pour rappeler haut et fort que l’exercice de la liberté maçonnique passe nécessairement par l’exercice de la critique et que cette critique doit être tout autant dirigée contre les idées dont on débat intra-muros, que contre la symbolique et contre l’institution elle-même. Rien ne doit échapper à cette remise en question. Les éditions fdeville mettent l’humain en priorité dans leurs livres

L’émancipation maçonnique-À la recherche de la vérité

Charles Coutel – Conform édition, Coll. Pollen maçonnique, N° 27, 2023, 128 pages, 12 €

Présentation de l’éditeur

Préfacé par Philippe Guglielmi et comportant un avant-propos de Cécile Révauger, cet ouvrage de Charles Coutel, universitaire reconnu, auteur de nombreux ouvrages et articles, aurait pu avoir pour titre : Émancipation et franc-maçonnerie, déjouer les ruses de la servitude. L’émancipation est un des objectifs de la franc-maçonnerie, qui consiste à rendre l’homme libre, particulièrement dans l’exercice de sa pensée.

Comment un franc-maçon pourrait-il espérer travailler à l’amélioration de l’homme et de la société, aller vers l’autre, comprendre sa pensée, s’il n’est pas libre lui-même ?

L’émancipation spécifiquement maçonnique provient du siècle des Lumières, et permet incontestablement aux francs-maçons de résister à l’oppression, à la soumission et à la résignation. L’émancipation ne pactise jamais avec l’ignorance. Cet ouvrage est plus qu’un essai, c’est presque un guide, voire un outil original de formation. Conform édition

Le nombre trois et ses mystères

Pierre Audureau – MdV Éditeur, 2023, 160 pages, 19 €

Présentation de l’éditeur : Approfondissement de la symbolique du nombre trois sous ses différents aspects : scientifique, mathématique et psychologique, mais aussi spirituel et ésotérique, montrant son importance dans toutes les traditions et dévoilant les mystères de la « sainte Trinité ».

Le nombre TROIS est un nombre singulier dans l’univers des nombres. Il a une part significative dans les principes qui président à l’édification de l’univers, et particulièrement dans le développement de l’humanité. Ce livre a pour objectif de donner une explication, la plus satisfaisante possible, de l’origine de cette importance, et de comprendre pourquoi la Franc-Maçonnerie universelle en a fait son symbole archétypal. Il s’adresse à tout type de public qui s’intéresse aux fondements des comportements humains. En particulier, les Francs-Maçonnes et les Francs-Maçons, peuvent en tirer profit dans leur démarche initiatique. MdV Éditeur

Le Parfait Maçon – Les débuts de la maçonnerie française (1736-1748)

Johel Coutura – Classique Garnier, Coll. Lire le dix-huitième siècle, N° 15, 2023, 288 pages, 35 €

Présentation de l’éditeur : La franc-maçonnerie d’aujourd’hui reflète mal ses origines. La multiplication des obédiences et des rites, leur hiérarchisation et leurs rituels sont devenus presque étrangers aux pratiques de la fraternité dans la première moitié du XVIIIe siècle. Si quelques usages subsistent, d’autres ont tout à fait disparu. La littérature maçonnique antérieure à 1750, riche d’environ soixante-dix titres, en témoigne. Sept d’entre eux sont rassemblés dans ce volume, dont certains de la plus insigne rareté, l’un d’eux n’existant plus qu’en un seul exemplaire. À eux tous, ils dessinent les contours, réels et imaginaires, d’une institution qui déjà intriguait, voire dérangeait. Classiques Garnier

Les Clés d’une nouvelle Franc-Maçonnerie par le Corps

Franck Fouqueray – Numérilivre, 2023, 204 pages, 22 €

Présentation de l’éditeur : Depuis deux siècles, grâce à l’arrivée du machinisme, nous produisons davantage. Malheureusement, cela entraine une diminution de l’usage de notre corps. Si on y rajoute la surabondance des images, qui sollicite nos yeux au détriment de nos autres sens, il y a de quoi s’inquiéter. Dans beaucoup de domaines, l’automatisation remplace la force physique. Il en résulte que l’humain délaisse dangereusement son corps.

La franc-maçonnerie contemporaine en fait les frais. L’expérience initiatique se vit désormais dans la tête des candidats. Depuis la crise COVID, certains ont même instauré des Tenues en visioconférence. La respiration, la méditation, l’alimentation… sont devenues subsidiaires et n’intéressent que très peu d’initiés. Tout cela est un non-sens ! Si on veut éviter que l’Art Royal ne devienne une pratique exclusivement philosophique, nous devons remettre la chair au centre de notre action maçonnique.

Cet ouvrage, propose un décodage symbolique de notre pratique actuelle. Il ouvre des perspectives inconnues sur l’intégration des quatre nourritures du Franc-maçon. Il nous invite à nourrir nos Rituels de nouveautés… éprouvées en Chine depuis déjà 2500 ans. Bref, il ouvre des perspectives optimistes pour éviter à la Franc-maçonnerie de se classer dans la rubrique des folklores du passé. A l’heure où des milliers de maçons démissionnent chaque année, ce livre pourrait bien ouvrir la voie à une maçonnerie du XXIe siècle. Numérilivre

Les migrations, l’exil, l’ailleurs ?

Voix d’initiées-Une collection de la Grande Loge Féminine de France – Collectif – Conform édition, 2023, 112 pages, 13 €

Présentation de l’éditeur : L’immigration se confond avec l’histoire de l’humanité et les interrogations éthiques et politiques qu’elle soulève à notre époque obligent à penser notre capacité à vivre l’altérité. Outre les considérations sur le devoir d’accueil et les droits fondamentaux, il importe de dépasser les préjugés et de ne pas oublier les drames humains qui accompagnent souvent la nécessité de l’exil pour vivre mieux ou survivre. Les récits des histoires familiales sont également des témoignages qui nous rappellent que nous pouvons tous être des exilés. Quels rôles jouent le déracinement et les déracinés dans la constitution d’une société ? Ce livre regroupe les questions et réflexions des franc-maçonnes de la Grande Loge Féminine de France sur ce sujet complexe à la lumière des préoccupations humanistes qui éclairent leur engagement. Conform édition

L’humanisme en tablier vert-L’écologie est-elle une question maçonnique ?

Pierre Gandonnière – Detrad aVs, Coll. Rencontres, 2023, 164 pages, 19 €

Présentation de l’éditeur : Et s’il fallait refonder entièrement ce qu’on appelle l’humanisme ? Si ce mouvement de pensée dont se réclame notamment la franc-maçonnerie nous empêchait aujourd’hui de penser les questions d’écologie ? C’est la question que soulève cet ouvrage. Il repart des sources de l’humanisme, pose les bases de la pensée écologique et montre en quoi elles s’affrontent. Il entreprend de revisiter les outils et les symboles maçonniques pour les faire parler d’écologie, propose des pistes de réflexion comme « le progrès est-il obsolète ? » ou « à quoi sert l’humanité ? » Detrad aVs

L’initiation au Premier degré du Rite Écossais Ancien et Accepté

Alain Graesel – Michel Gerhart – Numérilivre, 2023, 114 pages, 10 €

Présentation de l’éditeur : Alain Graesel, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France et Michel Gerhart son ancien Grand Expert, nous livrent ici leur expérience de quatre-vingt-six années cumulées au sein des Loges de l’obédience. Ils décryptent les significations potentielles du rituel d’initiation du Premier degré du REAA – caractérisé par une très forte composante symbolique et spirituelle – tout en invitant chaque lecteur à se remémorer lui-même la manière dont il a vécu ce moment essentiel et à tracer son propre chemin. Car si le chemin est d’abord celui que l’on suit, il convient d’en faire progressivement aussi celui que l’on trace soi-même. L’initiation maçonnique est toujours la réception et l’accueil au sein d’un nouveau groupe d’appartenance. Mais elle est aussi et surtout un moment de rupture symbolique dans la vie quotidienne du nouvel initié qui marque son entrée dans un monde un peu étrange. L’entrée dans ce monde n’est évidemment pas un arrachement à l’ancien – ni un enfermement dans le nouveau – et chacun préserve librement à juste raison en ce domaine les usages et habitudes de sa vie familiale, relationnelle ou professionnelle. Car la liberté de chacun est au cœur de la démarche. Mais en même temps qu’une rupture symbolique, l’initiation est un processus de transformation progressive de l’être profond, qui demande à chacun un minimum d’efforts pour l’accomplir. Comme le dit l’anthropologue et historien des religions Mircea Eliade : « L’initiation équivaut à une mutation ontologique du régime existentiel. » Il s’agit donc d’une transformation de chacun, en profondeur et en conscience et c’est à ce voyage passionnant que le lecteur est invité. Numérilivre

Maçonnerie : comment passer du profane au sacré ?

Solange Sudarskis – DERVY, Coll. Les outils maçonniques du XXIe siècle, 100 pages, 9,90 €

Présentation de l’éditeur : Passer du profane au sacré c’est indiquer une limite perceptible entre deux natures d’un lieu, d’un objet, d’un geste, d’une parole, d’un état d’être…
En quoi le sacré se distingue-t-il du profane ? Par quoi est produit du sacré en loge ? Comment s’opère la séparation ? Où se trouve le sacré dans la loge ? Le langage maçonnique participe-t-il d’une séparation d’avec le profane ? L’être n’est-il pas le vrai lieu du sacré ? Pourquoi du sacré en franc-maçonnerie ? Les Éditions DERVY, une marque du groupe Guy Trédaniel

Manifeste 2023 : résurgence de la Rose+Croix

Collectif – Aquilonia Éditions, 2023, 132 pages, 18,90 €

Présentation de l’éditeur : Y a-t-il un nom plus mystérieux que celui de Rose-Croix ? Il nous est expliqué depuis plus de quatre siècles, parfois de manière très savante, mais sans qu’aucune définition ne soit pleinement convaincante. Attribué à une énigmatique société, secrète pour les uns, fictive pour les autres, il est teinté de mysticisme, voire de magie, ou au contraire de scientisme, si on n’en fait pas la marque d’une entreprise révolutionnaire. Les francs-maçons sont souvent parmi ses détracteurs les plus virulents, alors que certains de leurs degrés initiatiques portent en leur nom l’expression “Rose-Croix”

Nous découvrirons dans ces pages les liens de la Rose-Croix avec la Franc-Maçonnerie, l’ontologie Rose-Croix, et nous en décrirons l’histoire et les buts. Et pour finir, nous annoncerons dans ce MANIFESTE 2023 les raisons et les conditions de la prochaine résurgence cyclique de la Rose-Croix, en accord avec la règle qui la lie depuis l’antiquité à la Grande Année. Aquilonia Éditions

Mystère et Secrets de la cérémonie de fondation d’une loge maçonnique

Bernadette Cappello – Numérilivre, Coll. Quête et Spiritualités, 2023, 216 pages, 25 €

Présentation de l’éditeur : Ce deuxième ouvrage place Bernadette CAPPELLO parmi les écrivains maçonniques majeurs de son temps. Elle traite ici du cérémonial en vigueur lors de la consécration du temple égyptien antique, et le compare à ceux de l’église chrétienne et du temple maçonnique.

Si Bernadette CAPPELLO s’attache principalement au Rite de Memphis-Misraïm (dont elle a longtemps présidé aux destinées), elle permet, de plus, à tous les chercheurs franc-maçons ou non de faire profit de son immense culture égyptienne, hébraïque, cabalistique, théologique chrétienne et philosophique. Son style clair est agréable à lire, ses références sont rigoureusement circonstanciées. De la sorte, son ouvrage présente une portée universelle. Il est incontournable. Numérilivre

Mythes héroïques, bibliques & maçonniques

Sources et développements – Tome I

Pierre Pelle Le Croisa – Numérilivre, 2023, 178 pages, 22 €

Présentation de l’éditeur : Ce livre est le premier tome d’une nouvelle série qui analyse les concordances entre les mythes de l’Antiquité, les mythes de la Bible et les mythes de la Franc-maçonnerie.
Il différencie le mythe de l’histoire, du récit, de la fable ou de la légende. Il définit les sept principales typologies de mythes qui peuvent exister et il aborde la généalogie maçonnique.
Comme toute tradition, cette mythologie commence avec Adam et Ève et se poursuit avec Noé. Le mythe du Déluge a plusieurs sources : babylonienne, sumérienne, grecque et akkadienne. Le « Noé maçonnique » entre en corrélation avec les mythes biblique, préhistorique et alchimique. C’est ainsi que le « Noachisme » peut être pris comme modèle de toute religion universelle, dont la Franc-maçonnerie s’est inspirée. Numérilivre

Pannoia-Le secret de la sixième croisade

Christophe Lassagne – Detrad aVs, Coll. EnQuête Initiatique, 2023, 350 pages, 20 €

Présentation de l’éditeur : Jeune journaliste scientifique, Ariane de Montmorency découvre le corps sans vie du Docteur Chan avec qui elle avait rendez-vous. Physicien et spécialiste en intelligence artificielle, celui-ci devait lui présenter sa découverte : un programme contenu dans une puce qui une fois implantée, offre à son porteur des capacités physiologiques et intellectuelles totalement hors du commun. […] Sur fond d’espionnage international, l’auteur nous plonge dans une aventure palpitante où il mêle avec brio, intelligence artificielle et secret multiséculaire. Une histoire captivante à travers les symboles et leur langage. Detrad aVs

Quand les francs-maçons étaient légitimistes

Alec Mellor – DERVY, 2023, 192 pages, 16,90 €

Présentation de l’éditeur : Contrairement à une idée ancrée dans les esprits, la franc-maçonnerie du XVIIIe siècle ne s’identifie ni avec la philosophie des Lumières ni avec le mouvement rationaliste, et encore moins avec la préparation de 1789. Elle fut au contraire traditionaliste et monarchiste, et le montra au cours des États généraux.

La pensée maçonnique, prise à sa source, montre que loin de l’intégrer au mouvement prérévolutionnaire, elle demeura fidèle à la tradition et à l’ancienne France. Les francs-maçons payèrent alors un lourd tribut à la Révolution, et il fallut attendre l’Empire pour qu’ils retrouvent la liberté de se réunir. Au XIXe siècle, face à la bifurcation dite de « La Voie substituée », qui verra le Grand Orient se couper de la franc-maçonnerie universelle, ce mouvement traditionaliste s’est maintenu, préparant la résurrection de la franc-maçonnerie régulière et authentique en France. Lire quelques extraits.

Les Éditions DERVY, une marque du groupe Guy Trédaniel

Qui est régulier ?Le pur maçonnisme sous le régime des Grandes Loges inauguré en 1717

Oswald Wirth – Préface de Roger Dachez – Les Éditions de La Tarente, 2023, 154 pages, 20 €

Présentation de l’éditeur : En 1938, Oswald Wirth (1860-1943) publie son dernier livre, et non le moindre : il résume une bonne partie de sa pensée et souligne les thèmes qu’il avait contribués à remettre au centre du débat maçonnique français au travers d’articles parus dans la célèbre revue le Symbolisme. On peut considérer cet ouvrage comme le testament maçonnique de Wirth. C’est dire son importance et son intérêt. Pour l’auteur, le « maçonnisme » est l’exact contraire de la régularité, car la régularité résulte de l’oubli du « pur maçonnisme » au profit du « gouvernementalisme » du « Régime des Grandes Loges ».

Qui est régulier ? n’est pas un manuel de symbolisme. C’est une réflexion sincère, intelligente et pondérée sur certains des problèmes fondamentaux qui demeurent, des décennies plus tard, au cœur de nombre de débats maçonniques français. Wirth, avec ses propres limites et ses propres a priori, a contribué à en poser les bases ― et parfois les impasses. Pour lire aujourd’hui de manière intéressante et fructueuse un tel travail, il faut donc respecter certains préalables : se souvenir de la trajectoire intellectuelle de Wirth ; connaître le contexte maçonnique de l’époque ; comprendre les circonstances et les modalités de rédaction et de composition de l’ensemble du livre. C’est pour cette raison que l’introduction de Roger Dachez nous permet de mettre ce texte en perspective. Il y revisite les grandes étapes de la vie d’Oswald Wirth et de son œuvre, précise les grands enjeux des réflexions des francs-maçons français de l’entre-deux-guerres et les positions adoptées par Wirth à leur sujet, et définit l’environnement qui a présidé à la rédaction de cet ouvrage. Éditions de la Tarente | Tradition | Franc maçonnerie…

Une Franc-maçonnerie , ou des franc-maçonneries ?

Cahiers Jean Scot Érigène – Numérilivre, Cahiers N° 2 – Nouvelle série – février 2023, 210 pages, 20 €

Présentation de l’éditeur : – Editorial, par Christophe Bourseiller/Notre travail est en fait une religion de l’homme Entretien avec Didier Convard/Une franc-maçonnerie, des franc-maçonneries… en bande dessinée/Romantisme, libéralisme et progressisme, la place originale de la Grande Loge de France dans le paysage intellectuel français, tout au long de ses deux siècles d’histoire, 1822-2022/La Grande Loge de France et la Résistance/Les rites maçonniques égyptiens, l’École de Naples et les Arcana Arcanorum- Les Véritables Arcana Arcanorum Alchimiques du Rit de Misraïm identifiés- Le Rite écossais rectifié : histoire et esprit/ Présence de Jean, par Lorenzo Soccavo/L’esprit du Rite français et sa consubstantialité avec le Grand Orient de France. Numérilivre

Vivre la complexité… en cheminant avec Edgar Morin

Marc Halévy – Ubik, 2023, 224 pages, 22 €

Présentation de l’éditeur : Les humains n’aiment pas la simplicité. Elle les irrite. Probablement, parce qu’ils sont incapables de l’atteindre. Alors, ils inventent la complication et ils se compliquent la vie qu’ils encombrent de tous les inutiles, de tous les futiles. C’est probablement cette propension à la complication qui est l’apanage de la modernité. Contre elle monte une nouvelle propension inédite : l’absolue simplicité dans l’intégrale complexité. Assumer – et magnifier – intégralement la complexité du réel dans la simplicité de l’acte. La vie : si complexe et si simple à la fois.

C’est Edgar Morin qui posa naguère la question : quelle différence y a-t-il entre un système complexe et un système compliqué ? La question est infiniment moins anodine qu’il n’y paraît. Il disait : Le propre de la théorie n’est pas de réduire le complexe au simple, mais de traduire le complexe en théorie. (…) La simplification fabrique le simplifié et croit trouver le simple. D’abord, elle permet de faire une distinction nette et franche entre les problématiques ardues mais réductibles à leurs composants (c’est le compliqué) et les problématiques pas forcément ardues, mais jamais réductibles à leurs composants (c’est le complexe). Une chose compliquée n’est jamais complexe, mais une chose complexe, au contraire, peut très bien, en définitive, être très simple. Ubik

Lecture estivale…

La rédaction de 450.fm remercie les grands noms de l’édition maçonnique. Et ne manquera pas de chroniquer certains de ses ouvrages.

Mes très chères Sœurs, mes très chers Frères, nous vous souhaitons d’excellentissimes vacances et de très belles lectures ! Que nos vingt-deux propositions – quelle symbolique ! – soient comme un « trait d’union » entre le temps du travail maçonnique le temps du repos bien mérité. Un temps de repos, nous l’espérons, des plus bénéfiques pour vous et vos familles.

Nous souhaitons donc à tous celles et ceux d’entre vous qui auront la chance de partir un bel été. Mais nous pensons aussi à ceux qui ne l’auront pas. Sachez que, par la pensée, nous les entourons de tout notre Amour fraternel. Dans nos cœurs, personne ne sera oublié. Culture, histoire, certes, amis aussi solidarité, bienveillance et bienfaisance restent notre étendard. Mes très chères Sœurs et très chers Frères, profitez de chaque instant et revenez-nous en pleine forme ! Bonne vacances donc et que la joie soit dans les cœurs ! Nous vous embrassons et que vive notre Fraternité universelle !

Un nouveau défibrillateur public est au cœur de Sidmouth après les rassemblements de la ville pour trouver un emplacement

De notre confrère anglais eastdevonnews.co.uk – Par BECCA GLIDDON

Un défibrillateur de sauvetage a été installé dans Sidmouth High Street après que la ville se soit mobilisée pour trouver un emplacement approprié.

L’équipement du défibrillateur externe automatisé (DEA) se trouve sur le côté de la loge maçonnique après que les francs-maçons de la ville ont répondu à un appel à l’aide de l’ambulance aérienne du Devon , lorsque l’organisme de bienfaisance a « lutté » pour installer le défib public à l’extérieur de leur magasin de Church Street.

L’association caritative d’ambulance aérienne et les francs-maçons se sont associés au conseil municipal pour installer la machine après avoir découvert qu’un défibrillateur était le plus nécessaire dans les quartiers High Street et All Saints Road de Sidmouth.

Toby Russell, de Devon Air Ambulance, a déclaré: « Une intervention rapide fait vraiment toute la différence pour une personne en arrêt cardiaque et en RCR précoce et l’utilisation d’un DEA est quelque chose que nous pouvons tous faire pour aider à sauver des vies avant l’arrivée des services d’urgence. »

« Le fait d’avoir un bon réseau de DEA dans la communauté donne aux passants un équipement potentiellement salvateur qui s’est avéré augmenter les chances de survie d’une personne.

« Nous sommes très reconnaissants à Sidmouth Masonic Lodge et au conseil municipal de Sidmouth pour leur aide dans ce projet, qui a amené un nouveau DEA dans cette partie animée de Sidmouth ».

Devon Air Ambulance a déclaré qu’il avait «lutté» pour installer un défibrillateur à usage public à l’extérieur de son magasin caritatif de Sidmouth.

Après avoir pris contact avec le conseil municipal pour trouver un emplacement approprié pour l’équipement de sauvetage, il a été constaté qu’il y avait un «lacune» dans la fourniture de DEA dans la zone de la rue principale, autour de All Saints Road.

Les entreprises ont été invitées à aider et les francs-maçons ont «rapidement» donné leur «soutien total» et les plans ont commencé à installer le défibrillateur sur le côté du bâtiment de la loge maçonnique.

Roger Horton, maître de The Lodge of Perseverance, a déclaré : « Les francs-maçons sont toujours désireux d’aider et de soutenir la communauté locale.

« Le comité de gestion de la salle maçonnique a été très heureux d’accepter que le défibrillateur soit installé sur le bâtiment pour étendre cette installation d’urgence à cette partie de la ville. »

Devon Air Ambulance a déclaré que l’installation du nouveau défibrillateur à Sidmouth faisait partie du travail de l’organisme de bienfaisance visant à réduire les décès par arrêt cardiaque – l’incident médical le plus courant auquel ses équipages assistent.

Le conseiller Chris Lockyear, président du conseil municipal de Sidmouth, a déclaré: «La fourniture de défibrillateurs dans la ville continue de s’étendre et constitue une partie importante de l’infrastructure de la ville.

« Je remercie la Devon Air Ambulance et la Masonic Lodge d’avoir aidé ce projet à se concrétiser. »

Au cours de la dernière année, la campagne Devon Air Ambulance Help with all your Heart a donné lieu à une série de journées de formation sur la RCR et le défibrillateur dans tout le comté, dont une au Sidmouth Rugby Football Club.

La reconnaissance, cette valeur si rarement reconnue…

Ne pas être reconnu par ses pairs peut être source de souffrance permanente, même en franc-maçonnerie, mais il y a autre chose…

L’autre soir j’écoutais, tout oreilles, un maçon faire un très détaillé exposé autobiographique. Le fait que la durée standard allouée à une planche soit allègrement dépassée était un premier indice que son auteur avait attaché à son récit une importance inhabituelle. Puis il m’est apparu que le mot clé qui n’était jamais prononcé dans la narration était «  reconnaissance ». Du coup réapparaissait à mon esprit cette affirmation que nous répétons comme un mantra identitaire : «  ils me reconnaissent pour tel ».

Notre orateur éclairait successivement plusieurs facettes de son vécu :  la famille et son cortège génétique, l’histoire personnelle, et enfin le parcours maçonnique. Tous les chapitres se terminaient par des constats d’écart persistant entre ses points de vue ou pratiques et ceux de son entourage , préludes à postures du type «  je persiste et signe », à des mises à l’écart, à déménagements, divorces…

Comment ne pas se souvenir des enseignements d’Eric Berne et de l’analyse transactionnelle à propos des « jeux psychologiques » ? On peut résumer ainsi cette terminaison de parcours, toujours négative : « puisque tu ne reconnais pas ma valeur, tu seras obligé de reconnaître ma capacité de nuisance ».

Cela vous rappelle peut-être quelque chose dans le domaine des relations entre salariés et hiérarchies ?

L’analyse transactionnelle verrait aussi dans cette répétition du schéma « rébellion / rejet » ce qu’elle appelle un scénario, le résultat de l’intériorisation d’une injonction insistante provenant d’un parent. L’exemple-type d’un scénario c’est le « tu ne réussiras jamais », prophétie souvent auto-réalisatrice.

Mais revenons à la notion de jeu psychologique, qui est le plan B de celui qui manque de reconnaissance. De l’extérieur, impossible de se forger une opinion sans connaître les détails. Est-ce que le « mal-reconnu » a accompli de raisonnables efforts d’adaptation ? Est-ce que le « mal-reconnaissant » a fait montre de tolérance pour la différence ?  J’ai cru déceler, chez notre orateur de l’autre soir, un cas récurrent à la racine de son mal-être. Membre d’une famille immigrée, soudée par la solidarité, il s’est senti exclu du clan car issu d’une mère d’origine française « pièce rapportée » du clan. C’était la première d’une longue série de désamours-exclusions.  

Notre frère Jacques Fontaine publiait il y a quelques années un livre «  la franc-maçonnerie est-elle une thérapie ? » Nous répondons tous sans réfléchir « non » à cette question ; Jacques Fontaine répondait « non, mais… » trois étapes … la gémellité ( tous nous sommes passés par l’initiation ), les injonctions morales répétées, et enfin l’introspection, mise en valeur dès le début puis maintenue au long du parcours,  font qu’il y a d’indéniables points communs malgré les tout aussi importantes différences.  Notre frère Jacques concluait :

« Trois étapes et notre utopie nous autorisent à déclarer : la fraternité maçonnique est une thérapie de l’amour. » 

Tout de même, le thérapeute est un observateur neutre mais aguerri des troubles humains et de leur mécanismes. La clairvoyance thérapeutique arrive à (faire) nommer les choses, étape majeure de la résolution des névroses.

Dans nos loges ce phénomène reste rare.  C’est ce que je me disais en observant notre frère énumérer ses échecs sans en voir les points communs.  

Il faut ajouter que ce frère est aussi fréquemment celui qui demande la parole pour souligner les (micro)-différences entre nos pratiques rituelles et la variante ancienne dans laquelle il a initialement été formé .

Le rituel et sa pureté, pureté théorique ou d’exécution, devient ainsi un enjeu d’identité. La tolérance à la différence se voit alors réduite, officiellement au nom de la tradition. Le conservatisme est donc dans ce cas la peur du changement qui conduirait à la perte d’identité puis de reconnaissance. L’amour allégué de la tradition n’est alors que prétexte à tout figer en l’état. Mieux vaudrait une banquise de sentiments gelés par l’hypocrisie que l’abandon par perte de reconnaissance.

Nous voilà devant un mécanisme possible des crispations sur le rituélique, au sens large.

Observons que, même dans les loges dites adogmatiques, certains, pas si rares, s’érigent en défenseurs sourcilleux des rituels jusque dans les derniers détails, et au-delà de la seule défense du lien avec les explications symboliques. Ces « gardiens »-là souhaitent endiguer la liberté des autres de faire évoluer les pratiques par micro-altérations successives. Ils interviennent en tenue bien trop souvent, troublant la sérénité bienveillante de l’ensemble. 

Je me hasarde ici à une interprétation. Ces membres-là se sentent différents et rejetés à cause de leurs différences. Ils souhaitent que les frontières rituéliques soient hermétiquement fermées, et chaque souplesse éliminée, afin qu’on ne puisse plus les exclure.

Et leur dernier souhait, jamais exprimé explicitement, est le suivant : que les limites rigides procurées par le rituel les empêchent, eux, de « déborder ».

Quoi de mieux qu’une échelle ou un escalier pour s’élever en Franc-maçonnerie ?

« Lorsque nous sommes aptes à monter à l’aide de l’échelle naturelle vers quelque sommet initiant, nous laissons en bas les échelons du bas ; mais quand nous redescendons, nous faisons glisser avec nous tous les échelons du sommet. Nous enfouissons ce pinacle dans notre fonds le plus rare et le mieux défendu, au-dessous de l’échelon dernier, mais avec plus d’acquisitions et de richesses encore que notre aventure n’en avait rapporté de l’extrémité de la tremblante échelle. » (René Char)

L’échelle rend compte de l’Unité vers laquelle ramène toute ascension. Quand le supérieur descend à l’inférieur, il devient comme lui. Et également, quand l’inférieur s’élève au supérieur, il devient comme lui.

Sur de nombreux anciens tracés de tableau de loge, la clef est montrée suspendue à l’échelle de Jacob. Cela l’associe clairement avec les vertus de la Franc-maçonnerie représentées par les échelons : «Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle; et il dit: Je suis l’Éternel  le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac» (Genèse ; 28,10 et suivants).

On trouve de nombreuses échelles polymorphes (simple, avec une volée appuyée sur un ou deux supports, avec deux volées dont une muette, avec deux volées parlantes, …) dans les philosophies et les systèmes mystiques, qui toutes étaient, et quelques-unes le sont encore, utilisées dans les mystères respectifs de nombreuses nations. L’échelle brâhmanique symbolise les sept mondes ou Sapta loka ; l’échelle cabalistique, les sept Séphiroth inférieures ; on parle de l’échelle de Jacob dans la Bible ; l’échelle de Mithra est aussi l’échelle mystérieuse. On trouve l’échelle rosicrucienne, scandinave et celle de Borsippa, etc.

L’échelle théologique,  d’après le frère Kenneth Mackenzie, se compose des quatre vertus cardinales et des trois vertus théologales ; axe sur lequel s’accomplirait incessamment un mouvement ascendant et descendant et permettant  au mouvement alternatif de montée et descente de s’effectuer dans toute son ampleur et son étendue.

Par ses deux montants verticaux, l’échelle symbolise la double nature de  l’Arbre de la science, ou bien encore les deux colonnes de l’Arbre séphirotique unifiées par les échelons, que l’on peut comparer à la colonne du milieu. Éric Daniel El-Baze en dit : «en hébreu, échelle se dit soulam סולם ; sa valeur numérique 136 est celle de Kol, קול, la voix. Suivant la Kabbale, les échelons de l’échelle de Jacob dessinent symboliquement les traces laissées par l’âme lors de sa descente dans notre monde. Ce chemin tracé par l’âme est appelé Dérékh Ha Réchimot ; le chemin des empreintes».

L’Échelle doit être vue comme l’image du cheminement métaphysique, de la quête et de l’accession aux mondes supérieurs  C’est pourquoi, figurant déjà en  bonne place dans les symboles de  nombreux rites antiques, elle avait  aussi une grande place dans les éléments visuels du parcours monastique médiéval, et se retrouve naturellement présentée à la méditation et à la réflexion des adeptes dans les structures initiatiques traditionnelles.

Alice Joly, dans Un mystique lyonnais et les mystères de la Franc-maçonnerie, évoque Meunier de Précourt, Vénérable d’une loge de Metz [d’obédience templière], en affaire avec Jean-Baptiste Willermoz, qui lui explique dans un courrier la devinette que les Messins envoyaient à leurs correspondants pour les éprouver : le dessin d’une échelle mystérieuse à 7 échelons «que tout chevalier doit connaître»: « L’échelle mystérieuse que devait gravir le postulant au grade de Grand Inspecteur Grand élu symbolisait les sept conditions que Philippe le Bel aurait imposées à Bertrand de Got, pour le faire pape« . Willermoz annota cette lettre car pour lui  » l’échelle était présentée comme un symbole moral représentant les vertus que devait acquérir le parfait maçon. La vengeance que l’on devait exercer n’était dirigée que contre un ennemi : le pêché« .

L’échelle est un des symboles des plus importants au 30ème grade du REAA, le Chevalier Kadosh. Oheb Eloah et Oheb Kerabak, respectivement traduits par Amour de Dieu et Amour du Prochain, sont les deux montants de l’échelle à 7 degrés du 30e degré du REAA, le Chevalier Kadosh (Écouter la table ronde L’échelle du Kadosh dans tous ses états – Esquisse d’une typologie de sa représentation dans une quarantaine de rituels, entre 1750 et 1805 :

Pour compléter l’approche du sujet, lire dans la Revue Initiation Quelques échelles spirituelles d’Occident par Patrick Négrier – p.8 du N°1, 2007 

L’idée de l’ascension progressive du perfectionnement est exprimée par le symbolisme de l’escalier qui, dans les rites de certains systèmes maçonniques, doit être effectivement gravi au cours de l’initiation ; symbole de ce qui relie par paliers successifs la terre au ciel, pont graduel du bas vers le haut, moyen de communication entre l’être et le transcendant. Les degrés représentent le cheminement d’une quête de l’esprit, avec les labeurs et les travaux de l’intellect, la préparation et l’acquisition de toutes les sciences humaines, en tant que préliminaire, étapes vers la vérité, qui, faut-il le rappeler, est très souvent symbolisée en Maçonnerie par le « MOT ».

Le symbole de l’escalier ne se fait pas d’un mouvement continu, mais par degrés ou paliers successifs, séparés par des temps d’arrêt. Il rappelle le parcours ardu de l’aspirant à la Connaissance, sa montée du bas vers le haut . Ce symbole d’ascension par paliers représente le passage d’un plan à un autre, un itinéraire spirituel comportant divers états de conscience. L’Escalier à 3, 5, 7 marches en est l’exemple.

« J’ai le plaisir de vous présenter le Frère …. qui a symboliquement franchi un porche, monté la volée d’un escalier tournant composé de trois, cinq et sept marches, est passé par une porte extérieure et une porte intérieure, pour parvenir en un lieu représentant la Chambre du Milieu du temple du Roi Salomon, et attend maintenant votre bon plaisir. »

La Bible atteste que la Chambre du Milieu était située à l’étage du Temple, et non en son rez-de-chaussée, comme on  le répète souvent. « L’entrée de la chambre latérale du milieu se trouvait dans l’aile droite du Temple; de là on montait, par un escalier en hélice, à l’étage du milieu, et de celui-ci au troisième »  (I Roi, 6, 8).

Mais surtout cela peut évoquer les quinze marches devant la porte du second Temple de Jérusalem lui donnant accès depuis l’esplanade. Quinze était un sacré nombre parmi les hébreux, parce que les lettres du saint nom JAH (iod, hé), placée sur la séphira Hochmah, valent quinze en numération guématrique. Les quinze pas dans le sinueux escalier seraient aussi symboliques d’un des noms de Dieu.

D’ où une figure du carré magique 3×3 dans laquelle les neuf chiffres étaient disposés de manière à faire quinze  de toute façon lorsqu’ils sont additionnés perpendiculairement, horizontalement ou en diagonale, constitué l’un de leurs plus sacrés talismans.

L’escalier maçonnique est de Trois, plus cinq, plus sept marches.

Cité par Conder dans un magazine de 1818 à propos de la Chapelle du roi Henri VI d’Angleterre XVe siècle : One thing, however, I shall mention, which has often been observed, that in the South Porch of the Chapel there are THREE steps; at the West door FIVE; and in the North Porch SEVEN. Those are numbers, with the mystery or at least with the sound of which Free-Masons are said to be particularly well acquainted. (Une chose, cependant, je mentionnerai, ce qui a souvent été observé, que dans le porche sud de la Chapelle il y a TROIS marches; à la porte Ouest CINQ; et en le porche nord SEPT. Ce sont des nombres, avec le mystère ou du moins avec le son  [les mots ou les coups de maillet ?] dont on dit qu’ils sont bien connus par les francs-maçons) p.278.

Cet escalier indique aussi qu’il faut trois ans pour faire un apprenti, cinq pour un compagnon et sept pour un maître. Sur les tableaux de loge, Trois marches pour le compas, l’équerre et la perpendiculaire; cinq marches évoquant souvent les cinq ordres architecturaux. Les sept dernières marches, dont la correspondance habituelle est celle avec les arts libéraux, représentent aussi les sept divisions de la vie humaine : naissance, enfance, adolescence, virilité, maturité, vieillesse, mort. Le maître nouvellement consacré doit avoir acquis la juste compréhension des expériences de sa vie ainsi que de celle d’autrui ; et c’est cette compréhension qui lui donne le droit de sonder les derniers arcanes. Compagnon, il n’avait connu que les cinq premières parties de l’existence, devenu maître, il comprendra désormais tout le sens de la vieillesse, de ses défaillances, de ses faiblesses  et de ses renoncements ; il comprendra celui de la mort qui clôt, inéluctable, le cycle de la vie.

D’après le Manuscrit dit de Trestournel, de 1802, ces nombres représentent les trois Maîtres qui édifièrent le Temple (Hiram de Tyr, Salomon et Hiram-Abif), les cinq sens et les sept Arts libéraux.

En Franc-maçonnerie anglo-saxonne, l’escalier en colimaçon a généralement 15 étapes. Albert G. Mackey écrit dans Encyclopedia of Freemasonry au mot Winding stairs: «Quant au nombre particulier des escaliers, celui-ci a varié selon les périodes. Des planches de traçage du siècle dernier ont été trouvées, dans lesquelles seulement cinq étapes sont délimitées, et d’autres dans lesquelles elles s’élèvent à sept Les étapes sont divisées en trois groupes de portée symbolique». Il y a trois étapes dans le premier groupe, comme il y a trois piliers, trois grandes lumières, trois joyaux immobiliers… Le deuxième groupe comprend cinq étapes, symbolisant le pentagramme de la fraternité de Pythagore, les cinq ordres d’architecture. Le dernier groupe comprend sept étapes, pour les sept arts libéraux ou les sept années de la construction du Temple de Salomon. »

Les marches sont à la fois des jalons spirituels et des degrés cognitifs.

Le compagnon doit les gravir pour s’approcher de la lumière de l’étoile flamboyante. L’escalier peut être à vis (RF, rites anglo-saxons), de cinq marches, ou de quinze en trois paliers de 3, 5, 7 marches (rites anglo-saxons qui rappellent les quinze marches donnant accès au Temple). Les marches sont présentes sur le tapis de loge du 2e degré.

ROS. À chacun de ses voyages, le devenant compagnon au cours de son entrée en cayenne, gravit une par une les 5 marches d’un escalier aux couleurs différentes, ornées de pots aux contenus particuliers. Leur signification est donnée par le rituel. La première marche sur laquelle le compagnon monte est, évidemment, noire, rappel du cabinet de réflexion. Pour atteindre la lumière sur la cinquième marche blanche, accessible après purification intégrale par les quatre éléments soumis à la lumière ramenés à l’unité de leur quintessence commune, il faut passer depuis la terre noire de la purification par la marche bleue, purification par l’air qui dégage le subtil de l’épais, puis par la marche verte, celle de la purification par l’eau pour laver le miroir mental, enfin par la marche rouge de la purification par le feu de tout envahissement trop frénétique de la personnalité. Sur chaque marche à gravir un vase, contenant les 5 aspects de la transmutation du grain de blé en germe, en tige, en épi et à nouveau en grain, atteste le cycle de l’initiation : mort et résurrection.

Contrairement à l’échelle qui monte directement vers les cieux (comme sur le Tableau de Loge), cet escalier est tournant (en colimaçon, à vis). L’escalier en «coli-maçon» est le symbole de la progression vers le savoir, de l’ascension vers la connaissance-lumière et de la transfiguration. Celui qui arrive au sommet a un regard inversé sur un horizon nouveau laissant apparaître la voie opposée qui vient d’être parcourue, ce qui donne la faculté de mieux voir, de mieux comprendre que tout est en Un.

Au RER, en haut de l’escalier tournant (The winding staircase) on ne trouve pas comme souvent en France, le Tétragramme, mais clairement la lettre G incluse ou non dans un pentagramme. L’auteur américain, Carl H. CLAUDY a écrit sur cette question : « Il faut plus de courage pour faire face à l’inconnu qu’au connu. Un escalier droit, une Échelle, ne cache ni secret ni mystère à son sommet. Les escaliers qui tournent, au contraire, cachent chaque marche à celui qui les gravit. Ce qui se trouve derrière est ignoré. L’escalier tournant de la vie nous mène à ce que nous ne savons pas… L’Ange de la Mort se tient, peut-être, l’épée tirée, sur la prochaine des marches. Cependant, l’homme monte »

L’Étoile flamboyante n’est allumée qu’après que le récipiendaire ait terminé son cinquième et dernier voyage ;  si on considère le fait que ces voyages représentent l’ascension d’un escalier en colimaçon où celui qui monte ne voit pas l’échelon suivant, alors cette étoile met de la lumière sur le chemin parcouru ou à explorer. La spirale de l’escalier permet de percevoir, pour celui qui se penche, le chemin accompli. L’élévation de tout être peut lui être associée. Cette anabase déploie un mouvement de pensée à même de s’inscrire au cœur de la philosophie maçonnique.

L’escalier participe à la symbolique de l’Axis Mundi, de la verticalité, de la spirale.

Un axis mundi est un lieu où communiquent les trois niveaux cosmiques : ciel (le monde divin), terre (le monde des hommes), et monde inférieur (le monde des morts). Traditionnellement il est imaginé au centre du monde, plus exactement au centre du monde organisé. La Montagne Cosmique constitue un bon exemple d’axis mundi, que l’on retrouve dans de nombreuses mythologies. Elle relie la Terre au Ciel, elle touche le Ciel. Le territoire qui l’entoure est alors le plus haut, le plus proche du Ciel.

Notons que le pilier est souvent vu comme soutien du Ciel, mais aussi comme axis mundi. Il joue un rôle essentiel dans les rituels. Il est le symbole de la consécration du territoire ; le monde s’organise autour de lui ; il confère une structure cosmique à la maison. Il relie ce qui est en haut à ce qui est en bas. Mais comme tous les symboles de ce type, l’escalier revêt aussi un aspect négatif : la descente, la chute, le retour à la matérialité, le monde souterrain à l’ombre en soi. Notons que le mythe de Babel, s’il est un archétype d’axis mundi par sa forme, n’est cependant, du point de vue morale, que spécifiques des cultes monothéistes pour lesquels l’ascension est un pêché d’orgueil.

L’augmentation de salaire est en quelque sorte une récompense accordée à l’apprenti pour le développement de ses facultés intellectuelles, pour l’élévation morale et spirituelle de son caractère et pour son acquisition de connaissances. Or cela suppose une élévation, une ascension d’un degré inférieur à un degré supérieur, un passage de labeur et de difficultés symbolisé par l’escalier en colimaçon.

Le labyrinthe peut être vu comme un escalier à colimaçon spirituel .En effet, les espaces sacrés s’offrent sous deux perspectives, tantôt de profil (pyramide, montagne, axis mundi, ou toute verticalité spirituelle), tantôt comme variété planaire (temple, lieux saints, autel, ou toute enceinte réservée). Vue depuis le dessus, cette pénétration projette simplement en plan la montée vers le sacré ; l’espace croît en sacralité au fur et à mesure que l’on pénètre vers son centre.

L’escalier à 3, 5, 7 marches, se poursuivant en entrant dans le Temple, montre du «7 et plus».

En géométrie, l’échelle est le moyen de percevoir la notion de l’Un primordial contenu dans chacun des nombres entiers. Pour tracer l’échelle, prendre la diagonale du carré de côté = 1. La diagonale donne la mesure de la longueur du rectangle de dimension √2 sur 1. La diagonale du rectangle ainsi défini est la longueur du rectangle  de la marche suivante (reporter cette dimension avec le compas sur le côté), de dimension √3 sur 1. Reprendre la valeur de la diagonale de ce nouveau rectangle qui donne la longueur du rectangle de la marche suivante (sa hauteur sur l’échelle)… La suite de la répétition des opérations est infinie. Le carré de la diagonale de chaque marche a toujours pour valeur x + 1 avec x comme longueur du rectangle (hauteur sur l’échelle). La diagonale vaut donc √(x + 1). L’échelle progresse donc par valeurs successives des racines carrées. L’unité se déploie sur l’échelle dans une suite de nombres entiers (paliers) par un avancement de 3, 5, 7, … marches (√16 est égal à 4 et il y a 7 marches entre √9 et √16) qui sont la suite des nombres impairs. S’il y a un début, il n’y a pas de fin, et l’Unité se reproduit dans la suite des nombres entiers par 1, 3, 5, 7 et plus ! Cette échelle montre une forte analogie avec la définition qu’Euclide donnait des nombres impairs : ils font l’équerre autour du carré intérieur (gnomon) et reproduisent avec lui, indéfiniment, un carré extérieur évidemment semblable au premier. Sur l’échelle, le nombre de marches d’un palier (nombre entier) est le nombre impair qu’il faut ajouter au carré du palier précédent pour trouver le carré de ce palier.

L’ADN est une échelle tournante. Un tour de la double hélice d’ADN, mesure 34 angströms tandis que sa largeur est de 21 angströms. Le ratio 34/21 reflèterait-il une approximation (1,619) proche du nombre d’or Phi ?

20/06/23 : Conférence « Franc-maçonnerie et religions », à Verdun (Meuse)

Situé dans le prestigieux palais épiscopal de Verdun, le Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l’Homme est un lieu d’expositions

et d’événements qui permettra aux visiteurs des sites mémoriels 14-18 une véritable mise en perspective de l’histoire : celle qui mène à l’enchainement de 3 guerres dont deux mondiales et celle qui permet à la France et à l’Allemagne de sortir de ce tourbillon meurtrier pour construire un autre avenir sur le continent européen.

Equerre et Compas avec etoile
Equerre et compas avec étoile

Ce centre accueille ce soir, à 19h30, une conférence sur l’art royal et les trois grandes religions abrahamiques.

« La franc-maçonnerie et les religions sont-elles compatibles, est-il possible d’avoir une pratique religieuse et être franc-maçon ? » C’est le titre de la conférence qui se tiendra au Centre mondial de la Paix de Verdun ce mardi à 19h30 à l’invitation de GLNF (+ de 33 000 membres).

Une info que nous devons à notre consœur Anabelle Filoche de L’Est Républicain.

Seront présents l’évêque de Verdun monseigneur Jean-Paul Gusching, l’imam de la mosquée de Verdun Monsieur Aït El Kaid, le représentant de la communauté israélite Monsieur Jean-Claude Levy et le Grand Maître Provincial d’Austrasie, le TRF Éric Tedeschi.

Mgr Gusching lors de l’ordination épiscopale de Leborgne, en 2014.

Infos pratiques : L’événement est gratuit et ouvert à toutes et à toutes, sur inscription

Centre de la Paix et des Droits de l’Homme, Place Mgr Ginisty, Verdun (Meuse). Mardi 20 juin à 19h30. Sources : L’Est Républicain, ActuMeuse, Wikimedia Commons

Les laïques repoussent l’obscurantisme depuis 20 ans

Du site agoravox.fr – Par Jean-François Chalot

En illustration à cet article, vous trouverez la couverture d’un livre collectif écrit fin 2020 par des acteurs laïques ayant participé aux débats et aux actions menées en 2023 pour la défense de la laïcité et contre l’offensive intégriste qui visait à balayer la laïcité

Il y a 20 ans, s’est déroulé un débat vif sur la question de l’interdiction des signes religieux dans l’enceinte des écoles.

Militant laïque d’éducation populaire j’ai participé activement à la campagne aux côtés de militantes comme Caroline Fourest et Fiammetta Venner. Nous avons multiplié les initiatives et les réunions et je me rappelle des tensions et des difficultés de débattre sereinement.

J’ai en souvenir plusieurs accrochages musclés que Caroline Fourest a eus avec les « Indigènes de la République » et leurs alliés barbus à l’Institut du Monde arabe et l’obligation qu’a eu Caroline d’interrompre la réunion.

Je me rappelle d’une conférence que j’ai animée à la faculté d’Aix en Provence, il y avait 80 personnes et une nette majorité d’opposants à toute interdiction du port de signes religieux à l’école et notamment du voile islamique.

Je suis resté jusqu’au bout, il est vrai que j’ai toujours bien aimé les polémiques et je les préfère aux duels à fleuret moucheté.

Il ne s’agissait pas d’une opposition frontale entre la gauche et la droite, une partie de la gauche « révolutionnaire » s’est enflammée en défense de la liberté (?) n’hésitant pas à conclure des alliances contre nature avec certains islamistes comme Tariq Ramadan.

Formateur aux Francas, j’avais beaucoup écouté les jeunes stagiaires d’Orly, de Vitry, de Champigny et d’ailleurs qui, elles, avaient compris les enjeux du débat.

Elles m’ont interpellé plusieurs fois : «  Il ne faut pas reculer, Jean François, si demain, le voile est autorisé dans les écoles, nous serons obligées par les religieux, voire nos frères de le porter »

La liberté leur serait alors confisquée.

Certaines rencontres ont été difficiles, comme celle inattendue que j’ai eue avec Pierre Tévanian, adepte de la « liberté ».

Je l’ai retrouvé au local de l’EDMP, à Paris au moment de la constitution de l’équipe responsable de l’Emancipation, tendance révolutionnaire de l’enseignement. Enseignant radicalisé, il avait adhéré à cette tendance.

Des militants « unitaires » ont proposé que l’on soit tous les deux à l’équipe responsable….

Ce ne fut évidemment pas possible et peu de temps après Mr Tévanian a démissionné de l’Emancipation, ce qui a réjoui beaucoup de laïques.

Je n’ai jamais eu de difficultés avec les personnes de culture musulmane, j’en ai côtoyé beaucoup et j’ai aidé beaucoup de femmes y compris voilées à trouver un logement.

Pour moi la laïcité constitue un ensemble de principes qui sont applicables dans des lieux précis, dans l’école publique et dans les services publics : aucun fonctionnaire ou détenant une délégation de service publique ne peut porter un signe religieux ou politique visible.

En dehors de ce cadre, aucune interdiction ne doit exister dans la rue ou dans l’espace civil.

Les islamistes qui ont été obligés de reculer quand la loi du 15 mars 2004 a été adopté relèvent aujourd’hui la tête et dans certains établissement réapparaissent des tenues religieuses, toujours d’enfermement des femmes.

Cette loi du 15 mars 2004 doit être appliquée sans faiblesse :

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

  • Article 1 Il est inséré, dans le code de l’éducation, après l’article L. 141-5, un article L. 141-5-1 ainsi rédigé :
    « Art. L. 141-5-1. – Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
    Le règlement intérieur rappelle que la mise en oeuvre d’une procédure disciplinaire est précédée d’un dialogue avec l’élève. »

Oui la laïcité est libératrice.

Elle assure l’égalité des droits, c’est à dire empêche toute infériorisation de la femme vis à vis de l’homme.

Elle garantit à chaque citoyen une éducation libératrice et un cadre commun d’instruction.

Toute faiblesse ne peut que conduire à un renforcement de la mainmise que cherche à s’assurer l’islamisme politique et rigoriste sur la population que celui-ci considère être sa propriété.

La République garantit l’égalité des droits et la liberté de conscience.

Si elle faiblit, elle renforce deux dangers symétriques : la xénophobie et le communautarisme qui constituent deux rejets des principes républicains.

Jean-François Chalot

Chiisme et soufisme : intimité et rivalité de deux courants spirituels de l’islam

De notre confrère saphirnews.com – Par Mathieu Terrier

Les relations historiques et doctrinales entre chiisme et soufisme sont un sujet aussi vaste que problématique, tant pour ses acteurs eux-mêmes, chiites et/ou soufis, que parmi les chercheurs spécialisés sur ces courants, à commencer par les deux grands savants que furent Henry Corbin et Michel Chodkiewicz. Deux points de vue se sont opposés tout au long de l’histoire.

Selon le premier, chiisme et soufisme sont deux courants non seulement distincts mais encore opposés. En effet, les soufis se réclament massivement de l’islam sunnite. Nombre de savants chiites ont alors condamné le soufisme et, après l’instauration du chiisme imamite comme religion officielle en Iran safavide (début du 16e siècle), les ordres soufis ont été réprimés et souvent exclus d’Iran.

D’un autre point de vue, chiisme et soufisme ont une origine commune et sont foncièrement convergents sur le plan spirituel, comme en témoigne la présence d’ordres confrériques soufis et chiites actifs en Iran jusqu’à nos jours.

Le fait est qu’il a toujours existé, dans le chiisme, un courant pro-soufi et un courant anti-soufi, tout comme il a toujours existé, dans le soufisme, une tendance strictement sunnite et une inclination vers le chiisme. Il n’y a donc pas de réponse unique et simple, sinon une réponse idéologique, à la question des rapports de parenté ou d’étrangeté, de convergence ou de divergence, entre chiisme et soufisme, mais l’examen critique des données historiques et la comparaison des systèmes doctrinaux doivent permettre d’y voir plus clair.

Retour dans l’histoire

Le soufisme et le chiisme ont sans doute tous deux commencé à émerger dès le début de l’islam, mais n’ont fixé qu’après des siècles leur identité sociale et doctrinale. Un maître soufi du 10e siècle, Abu l-Hasan Bushanji, disait à son époque : « Le soufisme est aujourd’hui un nom dénué de réalité, il était autrefois une réalité dénuée de nom. » Ainsi, le terme tasawwuf (« soufisme ») n’est employé et défini qu’à partir du 9e siècle, époque où le sunnisme lui-même se constitue comme doctrine, largement d’ailleurs en réaction contre les mouvements minoritaires préexistants, en particulier chiites. Mais dès les premiers siècles, la voie intérieure de l’islam majoritaire, ce qui allait devenir le soufisme, était portée par des ascètes (zuhhâd), adeptes d’une mystique vécue plutôt que pensée, orale et non écrite, spontanée et non organisée.

De même, le chiisme duodécimain (aux douze imams) ne fixa sa doctrine qu’entre la fin du 9e et le milieu du 10e siècle, avec l’entrée en « occultation » du 12e imam (940) ; mais l’identité chiite comme « parti d’Ali b. Abi Talib » – cousin et gendre de Muhammad – existait du vivant de celui-ci et peut-être même déjà à l’époque du Prophète, et la doctrine du chiisme duodécimain fut élaborée progressivement à travers l’enseignement de ses douze imams successifs, qui sont autant de maîtres spirituels.

Une différence apparaît immédiatement entre ces deux courants originels : le proto-chiisme est déjà une tradition continue, cumulative et consciente, épousant une lignée patrilinéaire, tandis que le soufisme originel est une nébuleuse de maîtres spirituels individuels, indépendants les uns des autres. Mais des deux côtés, on a un enseignement à la fois théorique et pratique, largement ésotérique, c’est-à-dire réservé à des disciples initiés, voire secret, mis à l’écrit seulement à partir du 9e siècle. Des deux côtés aussi, on se réclame d’emblée de l’élite des musulmans (al-khâssa) distincte du commun (al-‘âmma), tout en s’adressant aux croyants les plus simples.

Soufisme et chiisme sont donc d’abord deux courants minoritaires, pluriels, ésotériques et apolitiques, à la fois élitaires et populaires, avant de se nommer et de se définir, de se soucier d’orthodoxie et d’orthopraxie, de prendre des formes institutionnelles, voire de participer activement au pouvoir politique. Pour autant, ces deux courants n’ont pas cessé d’évoluer depuis l’époque de la codification (tadwîn) et ont toujours conservé leur vocation spirituelle.

IFOP : Etude sur les croyances irrationnelles et les superstitions aux Etats-Unis et en France

De notre confrère ifop.com – François Kraus

Les chiffres clés

  • 69% des Américains partagent au moins une croyance occulte contre 59% des Français
  • 46% des Américains disent croire aux fantômes contre 24% des Français
  • La proportion à croire aux fantômes a été multipliée par 4 aux États-Unis et par 5 en France en 40 ans
  • Les Français sont en revanche plus nombreux à donner crédit à la transmission de pensée (40% contre 30%)
  • Plus de 7 Américains sur 10 croient aux miracles contre moins d’un Français sur deux (43%)
  • 54% des Américains adhèrent à l’existence du diable, soit 30 points de plus que les Français (24%)

Fantômes chez les Américains, transmission de pensée chez les Français

Parmi les différentes formes d’occultisme qui leur ont été soumises, la croyance dans les fantômes arrive en tête chez les répondants américains (46%) et en deuxième position (24%) chez les Français.

Cette croyance a considérablement évolué au cours des 4 dernières décennies tant aux États-Unis qu’en France : en 1978, à peine plus d’un Américain sur 10 (11%) était dans ce cas, tandis qu’en France, seulement 5% des personnes interrogées en 1982 y souscrivaient.

D’une manière générale, les Américains sont plus nombreux que les Français à croire en une ou plusieurs sciences occultes (69% contre 59%), chiffres toutefois élevés des deux côtés de l’Atlantique.

La transmission de pensée est la seule forme d’occultisme à laquelle les Français adhèrent plus massivement que les Américains (40% dans l’Hexagone contre 30% au pays de l’Oncle Sam).

Lorsque l’on aborde la question des tables tournantes, des sorcières ou des démons, d’importants écarts apparaissent entre nos deux populations. Les Américains sont ainsi presque deux fois plus nombreux à croire aux sorcières (34%) que les Français (18%).

Les miracles font recettes des deux côtés de l’Atlantique

Quand bien même les proportions sont différentes, Américains et Français aiment à croire aux miracles. Plus de 7 Américains sur 10 (71%) sont convaincus qu’ils peuvent survenir quand 43% des Français le pensent également.

Si elle a tendance à rester peu ou prou la même aux États-Unis au long des 20 dernières années, la croyance dans les miracles (71% aux USA) a évolué de manière non négligeable en France, passant de 34% en 2005 à 43% en 2023, soit près d’un Français sur deux aujourd’hui.

Le fait que le diable puisse exister convainc beaucoup plus outre-Atlantique qu’ici puisque plus de la moitié des Américains interrogés (54%, en baisse de 7 points par rapport à 2005) répondent par l’affirmative, soit 30 points de plus que les Français qui sont 24% à partager cette opinion. Notons qu’aux États-Unis, l’écart entre femmes et hommes est important sur cette question, 60% des premières y croyant contre moins de la moitié (49%) des seconds.

Autre différence de taille entre nos deux pays que celui concernant la présence d’OVNIS dans nos cieux. Une présence à laquelle adhèrent quelque 43% des Américains – 47% des hommes et 39% des femmes -, contre 28% des Français. Il est à souligner qu’aux USA, le nombre d’habitants estimant que les extra-terrestres visitent notre monde est en progression régulière depuis 2005 (34% à l’époque) tandis qu’il recule sensiblement en France (33% en 1982).

De ciel, il est encore question lorsque l’on aborde l’astrologie. Comme pour la quasi-totalité des items abordés dans cette étude, l’influence des signes zodiacaux sur nos vies rencontre plus d’adeptes aux États-Unis (42%) qu’en France (32%).

Le Dessin de… Jissey « Cordonite & cordonose : se guérir »

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Notre ami dessinateur JISSEY ayant plus que savouré l’analyse psychanalytique du Frère Gil Garibal, propose à tous les Fères et Soeurs désireux de sortir du jeu névrotique parfois renommé Cordonite pour les cas les moins graves et cordonose pour les récidives pérennes de pratiquer une thérapie appuyée sur l’humour. Mais attention à ne pas trop se faire remarquer par les « instances dominantes » … il en cuirait pour certaines carrières maçonniques !

Avec le GODF, c’est 3 en 1 : deux inaugurations et une conférence le même soir !

Vendredi 16 juin 2023, au Grand Orient de France, ce fut une soirée trois en un !

Blason GODF.

Deux inaugurations tout d’abord avec le dévoilement, dans le hall d’accueil des portraits des Grands Maîtres depuis 1728 et le vernissage de l’exposition au musée de la franc-maçonnerie – créé en 1889 – sur « 250 ans du GODF. 1773 – Le Grand Orient de France et les Loges des Lumières ». Une exposition du 16 juin au 5 novembre 2023.

Puis une conférence publique, dans le cadre des Chantiers de la République, avec Mme Florence BERGEAUD-BLACKLER, anthropologue et chercheuse au CNRS, en présence de Georges SÉRIGNAC, Grand Maître du GODF sur « Le frérisme et ses réseaux : l’enquête », retransmise en direct sur le YouTube Grand Orient de France Officiel.

Georges Sérignac, Grand Maître – Photo GODF.

Revenons sur le dévoilement de la galerie de portraits des Grands Maîtres du GODF

Tout d’abord des mots chaleureux de bienvenus et de remerciements notamment à celles et ceux qui ont œuvré à cette réalisation, puis le Grand Maître en rappelle les raisons.

Il est de tradition que dans toutes les grandes institutions, ceux qui ont donné au service de ses institutions aient leurs portraits à l’entrée. Plutôt que de les laisser au 4e étage d’une façon presque confidentielle mais suscitant cependant l’engouement des visiteurs, ils sont désormais visibles par toutes et tous dans le hall d’accueil.

Elle belle façon de faire connaître l’histoire du Grand Orient de France et au-delà d’elle, d’aborder aussi l’aspect humain de ces dirigeants qui ont construit le Grand Orient au fil des siècles.

Rappelons-le, le Grand Orient de France, Puissance Symbolique Régulière Souveraine, est la plus ancienne obédience maçonnique française – né en 1773 d’une profonde transformation de la première Grande Loge de France – et la plus importante d’Europe continentale, avec 54 000 membres dont 8000 Sœurs.

Puis ce fut l’inauguration de l’exposition temporaire au musée de la franc-maçonnerie (Musée de France) « 250 ans du GODF. 1773 – Le Grand Orient de France et les Loges des Lumières », suivie du traditionnel pot de l’amitié.

Photo YG.

Une expo qui présente des pièces exceptionnelles (lettre du chevalier Ramsay avec sa signature ; Registre de la Chambre d’Administration « Sous les Auspices du Sérénissime très Respectable, et très Cher frère Louis-Philippe-Joseph d’Orléans, Duc de Chartres, prince du Sang, Grand-maitre de l’ordre royal en France… » ; les affaires maçonniques (gants, tabliers, rituels, etc.) de Charles Hyacinthe Le Clerc de Landremont (1739-1818) ; lettre de la loge de Bayonne à celle de Bordeaux ; les documents

Pierre Mollier présentant les opuscules réalisés par l’équipe du musée de la franc-maçonnerie Photo YG.

fondateurs du Grand Orient de France en 1773, procès-verbal de la 3e Assemblée constitutive, tableau des députés de loge du Royaume ayant participé à la fondation du Royaume de France, planche relatant l’installation du premier Grand Maître du Grand Orient de France, Louis-Philippe d’Orléans, le 22 octobre 1773, premiers Statuts du Grand Orient de France votés en 1773, l’année de sa formation.

À l’occasion de cette exposition, (re)lisez notre article du 11 courant.

Enfin , last but not least (dernier point, mais pas le moindre), le troisième et dernier évènement de la soirée, la conférence publique de Mme Florence BERGEAUD-BLACKLER « Le frérisme et ses réseaux : l’enquête »,

avec une retransmission en direct – comme c’est si bien le faire le GO pour les profanes, Sœurs et Frère éloignés – sur la chaîne YouTube du Grand Orient de France Officiel. Ce fut une très, très belle soirée où les Sœurs et Frères purent allés à la rencontre de l’histoire, de la culture y compris maçonnique, mais aussi de la mémoire. Sans oublier le combat contre l’obscurantisme religieux, les anti-lumières d’aujourd’hui !

Photo DR.

À l’occasion de la dédicace, à notre juste interrogation quant à l’autodidacte en sciences religieuses, souvent présenté comme « l’imam de Bordeaux », Tareq Oubrou, Mme Florence BERGEAUD-BLACKLER répond :

« Tareq Oubrou est un frère musulman. Il faut le faire savoir dans vos loges. Le nouveau chantier du frèrisme est l’entrisme en franc-maçonnerie. »

Trop tard, Mme Florence BERGEAUD-BLACKLER, la Grande Loge Nationale Française (GLNF) l’a déjà invité dans le cadre de ses conférences Villard de Honnecourt. Et pourtant, la gouvernance savait…

Certains disent qu’il s’agit bien là d’« idiot utile » ! L’expression « idiot utile » s’applique en politique à des personnalités qui servent des desseins divergents de leurs représentations authentiques, et se trouvent, bien que peut-être de bonne foi, utilisées, instrumentalisées ou manipulées. En politique… mais pas que !

Mme Florence BERGEAUD-BLACKLER recevant la médaille commémorative des 250 ans de l’appellation GODF des mains du Grand Maître – Photo GODF.