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Le secret dévoilé-Enquête sur les mystères de Rennes-le-Château

Écrivain et documentaliste Christian Doumergue, titulaire d’une maîtrise d’histoire de l’art et archéologie, de lettres modernes et d’un DEA de littératures comparées nous avait, il y a dix ans déjà et en grand format, livré son secret sur cette commune de l’Aude, en Occitanie, et qui, dans le haut Moyen Âge, se nommait Rhedae, soit « les Chariots ».

Les chariots ? Hasard ou Divine Providence ? La septième lame du Tarot de Marseille n’est-elle pas l’arcane majeur ‘’Le Chariot’’, représentant un homme dirigeant un chariot tiré par deux chevaux. Une image de la volonté humaine d’avancer de façon indépendante et autonome, sans soumission aucune. Une façon dynamique d’aller sur le chemin, avec un Chariot symbolisant le mouvement et le voyage.

Son essai, Le Secret dévoilé (éditions de l’Opportun, paru le 6 juin 2013) avait, en quelque sorte, jeté un pavé dans la mare. Il avait fait l’objet de moult commentaires lui reprochant d’avoir minimisé le passé sulfureux de Pierre Athanase Marie Plantard (1920-2000), dessinateur de métier, qui est surtout connu pour avoir longtemps tenté de démontrer sa descendance de la lignée mérovingienne.

Pour mémoire, Plantard s’était essayé pendant une vingtaine d’années en politique, tendance affichée à l’extrême droite. De plus, il s’était, avant l’heure, paré des attributs du parfait petit complotiste :  l’affaire Stavisky était un complot judéo–maçonnique mondial. De plus, fricotant un tant soit peu avec l’Action française de Charles Maurras, il fonde des groupuscules antisémites : l’Union française (1937), Rénovation nationale française (1941) et Alpha Galates en 1942 (association déclarée à la Préfecture de Police de Paris), mouvement d’extrême droite qui soutient le régime de Vichy dirigé par Philippe Pétain

Ceci étant écrit, Christian Doumergue publie, en 1997, son premier livre sur Rennes-le-Château, le Grand Héritage (éd. Lacour). Il est sans conteste à ce jour l’un de plus grands spécialistes de Rennes-le-Château. Nous lui devons aussi Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château (éd. Lacour, 2000), L’Affaire de Rennes-le-Château – T. I De l’Histoire au mythe ; T. II Aux origines du mythe (Arqa, 2006), L’église de Rennes-le-Château (éd. Pégase, 2009), coécrit avec Daniel Dugès, mais aussi L’Ombre des Templiers-Voyage au cœur d’une Histoire de France secrète et mystérieuse (L’Opportun, 2015) préfacé par Didier Convard, Voyage dans la France magique (L’Opportun, 2016), Franc-Maçonnerie et Histoire de France (L’Opportun, 2016) préfacé par Alain Bauer.

Alors qu’Éric Giacometti et Jacques Ravenne écrivent en 2005 Le Rituel de l’ombre (Fleuve noir, coll. « Noirs »), puis, en 2010, In nomine (Fleuve noir, coll. « Thriller »), ouvrage qui est en quelque sorte une préquelle à la série, puisque son action se déroule sept ans avant Le Rituel de l’ombre, avant qu’Antoine Marcas ne devienne commissaire de police et franc-maçon, ils décident, tous deux, de préfacer Le secret dévoilé-Enquête sur les mystères de Rennes-le-Château.

L’abbé Saunière pose devant le porche de l’église de Rennes-le-Château.

Bonne pioche ! S’étant fait connaître pour leurs œuvres de fiction, en particulier la série de romans mettant en scène le commissaire Antoine Marcas, leurs romans appartiennent au genre du thriller ésotérique et mêlent intrigue policière, mystères historiques et éléments ésotériques. Ils explorent souvent des thèmes liés à la franc-maçonnerie, à l’histoire secrète, aux sociétés ésotériques et à d’autres mystères historiques. Une belle et juste caution pour les travaux de Christian Doumergue.

L’imposant volume édité en poche cette année, 654 pages tout de même, permet à toutes et à tous une accessibilité certaine de par son coût modique (7,50 €). Nous avons que les maçons lisent peu – environ 7 à 8 % des 180 000 sœurs et frères – et les mauvaises langues disent qu’ils ne poussent la porte d’une librairie que deux fois dans leurs vie maçonnique, pour faire faire leurs planches d’augmentation de salaire pour passer compagnon puis être élevés à la maîtrise…

Alors, faisons mentir cette assertion. Car cet opus qui invite à suivre une véritable enquête policière rétablira l’entière vérité sur le mystère de l’abbé Saunière et Rennes-le-Château.

Rappelons qui était ce très personnage qui a depuis fait couler beaucoup d’encre. L’abbé Bérenger Saunière (1852-1917) était un prêtre catholique romain principalement connu pour sa connexion avec l’énigme de Rennes-le-Château, un mystère entourant la petite église de Rennes-le-Château.

L’abbé Saunière.

Saunière, nommé prêtre du village en 1885, a donc rapidement entrepris des rénovations majeures à Sainte-Marie-Madeleine. Ces rénovations semblaient disproportionnées par rapport à ses revenus modestes en tant que prêtre, suscitant des spéculations sur la provenance de ses fonds.

Tour Magdala.

Au fil du temps, des théories ont émergé, suggérant que Saunière aurait pu découvrir des secrets ou des trésors cachés, peut-être liés aux Templiers, aux cathares ou à d’autres mystères historiques. Certaines rumeurs prétendent qu’il aurait trouvé des parchemins, des reliques ou même des documents remettant en cause des aspects de l’histoire religieuse traditionnelle.

Cependant, les preuves réelles de ces théories sont rares et controversées, et il n’y a pas de consensus sur la véritable nature de la richesse ou des découvertes de Saunière. Sa vie et ses actions ont inspiré de nombreux auteurs, chercheurs et passionnés du mystère à enquêter sur le sujet et à spéculer sur les origines possibles de sa fortune et de son comportement énigmatique.

Le diable…

Christian Doumergue fait le tour de la question.

Alors, pour en savoir plus sur Rennes-le-Château, l’énigme de l’abbé Saunière et les spéculations entourant des trésors cachés, des découvertes mystérieuses et des théories conspirationnistes, lisez ce beau volume. Mieux qu’un guide touristique vous visiterez au fil de votre lecture :

L’église et son porche.
  • l’Église Sainte-Marie-Madeleine, construite au Xe siècle avec ses éléments remarquables – statues, vitraux et son célèbre pilier du diable – et qui est au cœur de l’énigme.
  • le musée du village, situé dans la maison de l’abbé Saunière, présente l’histoire du village, de l’abbé et des spéculations qui l’entourent. Il expose des objets liés à Saunière et à son époque.
Villa Béthanie.
  • le Domaine de l’abbé Saunière avec ses bâtiments restaurés par l’abbé, y compris la Villa Béthanie, sa résidence, et le jardin où il aurait effectué ses travaux de jardinage et la tour Magdala.
Rennes-le-Château, vue aérienne.

Si Rennes-le-Château reste associé à des théories et légendes, mais il est important de garder à l’esprit qu’une grande partie de ces récits sont basés sur des spéculations et des hypothèses non prouvées… jusqu’à cet ouvrage. Si vous êtes intéressé par les mystères historiques et les contes fantastiques, cela ne peut manquer de vous intriguer. Le voile est enfin levé sur la légende et les mystères de ce village qui profite encore de l’attirance de visiteurs venus du monde entier.

Le diable, détail.

Passés l’avant-propos et l’introduction et sans compter la conclusion, les remerciements, notamment à David Galley, Stéphane Chabenat des éditions Opportun, son éditeur, et à Éric Giacometti et Jacques Ravenne, et la bibliographie qui se veut non exhaustive mais qui n’en est pas moins riche (sur Rennes-Le-château, Rennes-les-Bains, l’affaire Saunière, le prieuré de Sion, Plantard, de Sède, la revue Atlantis, sainte Madeleine, les écrits apocryphes chrétiens, le gnosticisme chrétiens, l’histoire du christianisme, des pères de l’Église, etc.), l’ouvrage, en pas moins de 38 chapitres revient, avec méthode et pédagogie, sur le mythe de Rennes-le-Château.

En guise de bandeau de couverture, les deux préfaciers, ne s’y trompant pas, écrivent : « Un éclairage inédit et des preuves essentielles » ainsi qu’« une étape est franchie. »

Un livre qui vous conduit aussi à la découverte d’une région qui offre des paysages magnifiques, avec des collines, des vignobles et des vues panoramiques sur les Pyrénées mais aussi une ambiance plus que pittoresque. Rennes-le-Château est un lieu qui allie histoire, mystère et beauté naturelle. Que vous soyez intéressé par l’histoire religieuse, les mystères ésotériques ou simplement par la découverte du village, après le livre, allez à Rennes-le-Château !

François Mitterrand lors de ses derniers vœux : « Je crois aux forces de l’esprit ». Ici, lors de sa visite à Rennes-le-Château, le 2 mars 1981.

En attendant, partez à la découverte de cet énigmatique village en vous abreuvant à se secret dévoilé : trésor caché, parchemins mystérieux, code secret, théories du complot, impliquant des organisations secrètes, des dissimulations gouvernementales et d’autres intrigues, liens avec l’ésotérisme (connexions avec des enseignements ésotériques anciens ou des sociétés secrètes). Un livre palpitant !

Le secret dévoilé-Enquête sur les mystères de Rennes-le-Château

Christian Doumergue Les Éditions de l’Opportun, Coll. Opoche, 2023, 654 pages, 7,50 €

Photos : Wikimedia Commons

Les interdits favorisent les mystères…
Tour Magdala, vue aérienne
Vue de la tour Magdala.

Le mot du mois : « Repos »

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Pause estivale ?

Voici le temps du lézard qui dort au soleil, repu et béat après sa quête fébrile de l’insecte nourricier. Parce que si le ventre vide n’a point d’oreilles, comme dit l’adage, en revanche ses gargouillis interdisent la quiétude post-prandiale, d’après repas.

Voici l’heure calme de la mer immobile, du grec *kaiô, brûler, *kauma, brûlure du soleil, celle où les voiles faseyent et le vent tombe sous l’effet de l’excessive chaleur, comme s’il avait lui aussi besoin de s’alanguir dans une telle fournaise, l’accalmie avant la tempête à venir. Alors, le bateau se voit encalminé faute de souffle. On cesse le travail en chômant. Chômage délicieux et roboratif.

Dans les sociétés rurales, la cloche de l’église sonne le deuxième angélus de la journée et appelle à la pause et à la sieste, au sens propre, repos de la sixième heure, non pas au cadran inexorablement précis des montres et des horloges, mais à la moitié du jour, hivernal ou estival, c’est-à-dire midi au zénith. C’est le temps préposé à la sieste, quand on dépose toute charge.

Même la divinité réclame cette pause, après les six jours intenses de la création. Repos du sabbat, sahabbat en araméen, que le grec sabbata a emprunté pour désigner la semaine.

A son origine, l’école est le lieu du répit. *Skholè en grec désigne l’espace du loisir, du temps libre, que l’on peut consacrer à l’étude et à la réflexion, *schola en latin nomme la salle d’attente et de repos dans les bains, la scolastique concerne les havres monastiques où l’on prend le temps d’assimiler sereinement et non moins rigoureusement les connaissances plurielles.

L’école se chargera ensuite, dans le monde séculier et profane, d’enseigner les savoirs basiques, ensuite plus complexes.

C’est par leur fréquentation du monde grec, deux siècles avant notre ère, que les Romains ont découvert, et de plus en plus apprécié pour certains, la douceur de l’*otium, temps de repos, de retraite, de loisir dans l’inaction, de paix, en opposition au bellicisme sans répit et au *neg-otium, l’hyperactivité du négoce. Charme surprenant pour ces Latins jusque là peu accoutumés à l’oisiveté pénétrée d’une détente profonde du corps et de l’esprit. Condition incontournable pour accepter la dilatation du temps qui autorise la jouissance sereine de l’instant présent, sans autre utilisation que lui-même, « inutile » en somme, vide d’autre sens.

Espace de la pause, au sens grec de « ce qui fait cesser ». Le latin l’a repris en l’assimilant à son propre champ sémantique du repos. *sinere exprime l’idée de « laisser, permettre », d’où *po-sinere, poser.

A considérer nos sociétés contemporaines d’agitation et de course à l’abîme, tous azimuts, on ne peut qu’être inquiet de leur propension généralisée à juger tout temps non occupé comme un temps perdu. Perdu pour quoi ? Que gagne-t-on à interdire la pause aux oreilles polluées par le brouhaha ambiant, à ne jamais fermer les yeux, ne serait-ce que pour les reposer, face aux écrans omniprésents dispensateurs d’images qu’on ne prend pas le temps de digérer ? Les tympans vibrent d’acouphènes, les yeux larmoient et le cerveau en surchauffe ne parvient plus à absorber le gavage auquel on le soumet. Faute de quoi, on se lance dans la course au somnifère, quelles qu’en soient les modalités physiques ou mentales.

Clore les paupières pour ouvrir l’espace du rêve et favoriser la fertilité de l’imagination… Ouvrir les oreilles pour accueillir le silence, grand vide de bruits qui n’est pas néant, mais ampleur recouvrée de soi et de ses musiques intimes.

Repos ! Ah, si la soldatesque de tout poil pouvait enfin donner cet ordre, de concert sur les divers champs de ses jeux guerriers… L’industrie si lucrative en serait mise au chômage, mais quel calme bienvenu !

Annick DROGOU

« Nos Frères n’aspirent pas au repos », rappelle une formule finale de nos rituels au premier degré écossais. Mais, à un grade ultérieur (dit supérieur), la tenue se terminera par d’autres mots : « Puisque les travaux sont terminés, nous avons droit au repos ». Peut-être qu’en vieillissant les initiés ont besoin de plus de repos, ou tout simplement qu’ils sont devenus plus sages, acceptent et reconnaissent le besoin de repos.

Repos divin de l’œuvre accomplie : « Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite. Et Dieu bénit le septième jour : il le sanctifia puisque, ce jour-là, il se reposa de toute l’œuvre de création qu’il avait faite » (Genèse 2, 2-3).

Dans tout repos, il y a un avant et un après. Après et avant l’action. Le repos comme l’étape dans la marche des jours, dans le cheminement de nos vies. Il faut pouvoir poser le fardeau des peines et des joies. Bienvenue au bivouac du soir quand on délace ses chaussures de marche et qu’on se délasse en oubliant la fatigue. Car, paradoxe, le repos n’est pas un temps de sommeil, d’enfouissement, il va plutôt avec l’allègement.

Le repos comme un dessaisissement de soi-même. Comme le jardinier laisse reposer la terre pour qu’elle soit plus féconde, comme le pâtissier laisse reposer la pâte pour qu’elle lève mieux. Le temps du repos n’est pas un non-temps, c’est un temps de silence.

Le repos, à l’écart de l’agitation, des troubles et du tourbillon des pensées. Et nos vies comme une eau turbide qui décante et retrouve calme et pureté. Légèreté, paix et joie. Débrancher les prothèses numériques, ne rien faire, dépasser le stade de l’ennui. Goûter au repos : Heureux les enfants qui apprennent à s’ennuyer, ils sauront un jour se reposer.

Jean DUMONTEIL

Travailleurs de Hiram Abiff : Fidélité – Loyauté – Franc-Maçonnerie 

De notre confrère brésilien elnacional.com – Pour Mario Muñera Muñoz PGM

Fidélité : « Vertu qui forme la devise et la doctrine de nombreux degrés maçonniques. Les anciens en firent une divinité allégorique, dont les attributs sont fréquemment confondus avec ceux de la bonne foi. Numa lui éleva un temple magnifique sur le Capitole. Ordinairement elle était représentée sous la figure d’une matrone, couronnée d’olivier et de laurier et d’une corbeille de fruits ou d’épis de blé : de ses mains jointes pendaient une clef et parfois un cœur, gravé sur un sceau. Elle portait un long vêtement blanc et on la retrouve souvent avec un chien couché à ses pieds, dont le symbole est aussi commun à l’amitié, car le chien unit effectivement adhésion et fidélité » (Dictionnaire encyclopédique de la franc- maçonnerie– Frau Abrines – Arus Arderiu – Tome I – Page 425 – Edit. Kier SA – 1962 – Argentine). 

Écrire sur le thème de la fidélité est un peu compliqué pour moi, car bien qu’elle ait été conceptualisée par de nombreux philosophes et écrivains de la même lignée, elle ne peut pas être définie. Ce mot a été trop déformé, puisqu’il a été pris plus au matériel qu’à ce qu’il devrait être, plus ésotérique, au-delà du physique. Il ne concerne que la fidélité aux personnes, aux institutions, aux pactes de mariage ou de couple, etc. 

Je crois que sa définition devrait être plus élevée et même sa définition n’est pas liée à ce plan, mais à la conscience. Et du fait de la mauvaise définition de ce concept, trop d’injustices de toutes sortes ont été commises. Les religions l’ont pris comme un objet de manipulation qui a conduit de nombreuses personnes à être malheureuses dans leur fanatisme. Cette manière d’être de l’humain de matérialiser ce qui correspond à l’esprit dénature tout, et nous en avons l’exemple le plus palpable lorsque nous nous référons à la Grande Énergie Universelle, plaçant toutes nos émotions et passions basses, un dieu « anthropomorphe » (caractéristiques humaines). 

Mais notre thème aujourd’hui est d’aider à sensibiliser et de ne pas se laisser emporter par le fantasme que nous présente cet avion qui fait chaque jour grossir notre ego. Le Maître Jésus nous dit : Dans Jean 3 :3, « Le Seigneur a dit : si quelqu’un ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Naître de nouveau ne signifie pas une renaissance physique, mais spirituelle, cela fait référence à un changement dans votre cœur, être indifférent à l’humilité et indifférent à l’orgueil, pratiquer le détachement et le détachement, en d’autres termes : ouvrir la conscience, enlever ce voile qui nous voile et ne nous laisse pas prendre conscience que nous sommes membres de la Grande Énergie Universelle. 

En franc-maçonnerie on lui donne un autre nom : c’est une mort initiatique, c’est-à-dire mourir pour le monde profane, réveiller la conscience et ne pas se laisser émerveiller par les fantasmes illusoires de ce plan, provoqués par « l’attachement ». Malgré ces définitions, qui sont soumises à notre niveau d’état de conscience, la tendance qui conduit au comportement de fidélité reconnu est inscrite dans l’être humain. 

Dans cet article, je vais réfléchir sur « la fidélité, la loyauté et la franc-maçonnerie« . La fidélité a été très malmenée dans l’histoire de l’humanité et surtout par le désir de puissance de l’être humain. Il a beaucoup diminué à notre époque, Je crois que l’être humain, à son niveau d’état de conscience, perd la capacité de s’engager pour la vie, et surtout en ces temps difficiles que traverse l’humanité. Il semble que la fidélité soit un idéal irréalisable dans tous les domaines, à la fois humains et dans ceux qui doivent être accomplis pour leurs modes de vie. 

Les institutions spirituelles et religieuses n’échappent pas non plus à l’infidélité. Mais cela peut avoir deux raisons pour que cela se produise : Émotionnel (conscient et sans intérêt) et intérêt (corruption). Dans l’affectif, par exemple, dans le couple, vous êtes infidèle en aimant une autre personne en même temps. Et l’autre est infidèle, sexuelle, par attirance des corps. C’est une des raisons pour lesquelles le divorce existe. Quand je parle de corruption, C’est parce que je reçois des cadeaux pour faire une action pour ou contre quelqu’un. Je les appelle par intérêt. Dans les tribunaux, certains juges sont corrompus. 

Tant qu’il y aura de faibles niveaux d’états de conscience chez l’être humain, il y aura toujours de l’infidélité. Il y en a aussi dans la politique, les relations entre les pays, les institutions sportives, etc. « Une appréciation superficielle de tout ce qui exige amour et fidélité, que ce soit dans le mariage, dans la vie religieuse, dans les devoirs filiaux ou de travail, se répand aujourd’hui rapidement partout, viciant le climat serein de fidélité à la parole donnée. L’existence de liens définitifs et indissolubles n’est plus reconnue. Tout est relativisé, temporalisé ». (IM Gomez, Tant qu’il y aura de faibles niveaux d’états de conscience chez l’être humain, il y aura toujours de l’infidélité. Il y en a aussi dans la politique, les relations entre les pays, les institutions sportives, etc. « Une appréciation superficielle de tout ce qui exige amour et fidélité, que ce soit dans le mariage, dans la vie religieuse, dans les devoirs filiaux ou de travail, se répand aujourd’hui rapidement partout, viciant le climat serein de fidélité à la parole donnée. L’existence de liens définitifs et indissolubles n’est plus reconnue. Tout est relativisé, temporalisé ». IM Gomez, Tant qu’il y aura de faibles niveaux d’états de conscience chez l’être humain, il y aura toujours de l’infidélité. 

Il y en a aussi dans la politique, les relations entre les pays, les institutions sportives, etc. « Une appréciation superficielle de tout ce qui exige amour et fidélité, que ce soit dans le mariage, dans la vie religieuse, dans les devoirs filiaux ou de travail, se répand aujourd’hui rapidement partout, viciant le climat serein de fidélité à la parole donnée. L’existence de liens définitifs et indissolubles n’est plus reconnue. Tout est relativisé, temporalisé ». 

IM Gomez, dans les devoirs filiaux ou de travail, il se répand aujourd’hui rapidement partout, viciant le climat serein de fidélité à la parole donnée. L’existence de liens définitifs et indissolubles n’est plus reconnue. Tout est relativisé, temporalisé ». (IM Gomez, dans les devoirs filiaux ou de travail, il se répand aujourd’hui rapidement partout, viciant le climat serein de fidélité à la parole donnée. L’existence de liens définitifs et indissolubles n’est plus reconnue. Tout est relativisé, temporalisé ». (IM Gomez, Fidélité, réflexions sur une réalité problématisée , Monte Casino, Zamora 1981, p. 9.). Et malgré ce panorama que je présente et que nous apprécions tous dans le monde, il ne manque pas de personnes qui ont sacrifié leur vie en témoignage de leur fidélité à des idéaux, des personnes ou des institutions. 

Comme l’observe Von Balthasar, « l’expérience nous montre qu’il est difficile pour l’homme de rester fidèle à ses semblables, aux engagements pris, à ses idéaux et à Dieu lui-même, s’il n’a que sa propre force ». (Cf. HU von Balthasar,  Où se niche le fedeltà suo ?, dans «Communio» 26 (1976), p. quinze.). La fidélité implique une promesse, verbale ou écrite, qui peut être tenue ou non, comme on dit dans l’argot profane : tout dépend du dépendant. La fidélité est basée sur des promesses que le vent emporte, ce n’est pas quelque chose de si solide parce qu’elle est basée sur des promesses, auxquelles on se soumet ; même, parfois, une personne s’engage à faire quelque chose pour plaire à l’autre. Par conséquent, la fidélité est basée sur la confiance.

Je compare la fidélité au mot « vouloir » : quand on aime quelqu’un c’est pour l’intérêt de quelque chose, tandis qu’en amour ce n’est pas le cas. Vous pouvez arrêter d’aimer mais pas aimer, le premier est temporaire et le second est intemporel.

Une fête maçonnique… sans maçon, à Barbacena

De notre confrère barbacenaonline.com.br

Prévue par la loi municipale, la municipalité de Barbacena, ville brésilienne du sud de l’État du Minas Gerais, promeut chaque année une session solennelle en l’honneur des francs-maçons et des loges maçonniques. 

Blason de la ville de Barbacena

Initialement prévue vendredi (18), la Chambre législative se retrouve aux prises avec un imbroglio. Le Conseil des Vénérables, impliquant toutes les loges maçonniques de Barbacena, a déposé une lettre déclinant l’invitation à participer à la séance solennelle. La principale raison serait l’augmentation des conseillers pour la prochaine législature.

« C’est avec une grande inquiétude que nous assistons à la position de cette Chambre, qui semble s’écarter des principes démocratiques et des véritables intérêts de la population Barbacenense. Face au processus d’augmentation du nombre de conseillers, dans lequel la communauté a manifesté son intérêt et a demandé des éclaircissements, ainsi que Notre Sublime et Augusta Institution, qui avait été sollicitée par les habitants de Barbacena à cet effet. Nous sommes profondément déçus par le fait que le vote se soit déroulé sans la transparence et le dialogue requis, ce qui a entraîné un sentiment généralisé de manque de confiance dans les actions de cette instance », pointe un extrait du courrier envoyé à la Présidence de la Ville Conseil de Barbacena cet après-midi mercredi (16) et que le complexe de médias électroniques en ligne de Barbacena avait un accès exclusif.

Plus loin, la lettre précise que « c’est avec grand regret que nous assistons à des actions qui ne sont pas conformes à ces idéaux et qui semblent viser des intérêts particuliers au détriment du bien-être des habitants de Barbacena ».

Assurant ne pas participer à la solennité de la fête de la franc-maçonnerie, le responsable s’interroge encore, « au regard de l’invitation à la solennité du 18 août 2023, qui vise à accorder des attestations aux loges maçonniques, nous comprenons la pertinence de la fête de la franc-maçonnerie et l’importance d’honorer ceux qui consacrent leur vie à servir et à prendre soin de notre communauté et de la patrie. 

Cependant, notre institution est actuellement dans un moment de profonde réflexion, compte tenu des attitudes adoptées par cette Assemblée. Notre plus grand honneur ne réside pas dans les éloges, mais dans les sourires de gratitude et d’amour des personnes que nous servons, dans les câlins des enfants que nous aidons, dans les regards des personnes âgées que nous protégeons et des malades que nous réconfortons.

Après la guerre des princes, le royaume d’Araucanie s’est trouvé un régent venu de la franc-maçonnerie

De notre confrère sudouest.fr – Par Hélène Rietsch – h.rietsch@sudouest.fr

Ce royaume virtuel s’apprête à célébrer sa fête nationale, samedi 19 août à Tourtoirac, avec Pierre de Carelmapu comme régent provisoire,

alias Pierre Mollier, conservateur du musée de la Franc-Maçonnerie à Paris

« Je suis là pour assurer une sorte d’administration transitoire. J’ai hâte qu’ils élisent un prince après avoir rétabli la paix entre les tribus d’Araucanie », sourit Pierre Mollier, conservateur du musée de la Franc-Maçonnerie à Paris.

Drapeau du royaume d’Araucanie et de Patagonie.

Depuis fin avril, il a accepté la régence « avec plaisir » d’un royaume qui n’existe plus entre Dordogne et Patagonie, prolongation de l’œuvre folle d’Antoine de Tounens, devenu éphémère roi des peuples d’Araucanie et Patagonie entre 1860 et 1862, et lui aussi sorti d’une loge maçonnique.

Histoire abracadabrante

Une histoire abracadabrante qui aurait pu se terminer à la boucherie de Tourtoirac en 1870, lorsque le Périgordin est revenu chez son frère aîné, fatigué, malade, et sans le sou, après un quatrième périple chez les Mapuche, peuple premier de la Patagonie argentine et chilienne.

«J’ai hâte qu’ils élisent un prince après avoir rétabli la paix entre les tribus d’Araucanie »

Cent soixante ans après, Orélie-Antoine Ier (1825-1878), qui avait eu le temps de rédiger une Constitution, continue à vivre à travers une improbable royauté au folklore qui prête à sourire. (Suite pour les abonnés)

Du Bloc de Pierre Mollier (la suite)

Après ses aventures extraordinaires et son règne d’une petite année en Amérique du Sud, Orélie-Antoine 1er se réfugia puis séjourna régulièrement à Paris pour préparer son « retour ». On le trouve alors dans les milieux bohèmes et artistiques de la capitale. Le poète Paul Verlaine en témoigne dans un texte sur Charles Cros paru dans le magazine « Les hommes d’aujourd’hui » à la fin des années 1880. Il est aussi intéressant de noter que Verlaine précise qu’il s’agit du « roi d’Araucanie première manière »… ce qui veut dire qu’il sait fort bien qu’à l’époque où il écrit, vingt ans après, il y a un « roi d’Araucanie deuxième manière ». Il est d’ailleurs peu étonnant qu’il connaisse Achille 1er, le roi « deuxième manière » des années 1880, car celui-ci fréquentait le même milieu artistique et bohême dont le centre du monde était le cabaret « Le Chat Noir ». Enfin, Verlaine était très lié aux trois frères Cros… dont Antoine qui n’était pas encore « Antoine II » mais déjà duc de Niacalel et qui assurait les fonctions de chancelier du Royaume. Le fait que le poète ait connu les trois premiers rois d’Araucanie montre combien « le Royaume » était présent dans la vie littéraire et artistique du Paris « fin de siècle ».

Verlaine nous explique donc :

« Je connais Charles Cros de longue date. Si ma mémoire qui est bonne ne m’égare pas, je l’aurais vu pour la première fois rue Royale, chez son frère, l’éminent docteur Antoine Cros, auteur des Décoordinations et inventeur, je crois, de ce merveilleux plessimètre, de qui l’on a des vers très bien, des dessins fantastiques amusants au possible et, sans doute, philosophiques, c’est le cas de le dire, en diable, et aussi des aquarelles des plus remarquables.

A ces soirées où je fus introduit, ô qu’il y a belle lurette ! par François Coppée, on croisait bien du monde.

Un roi d’Araucanie première manière, des médecins très décorés, des hommes du monde diplomates, sportsmen des plus meublants… On y rencontrait aussi des artistes… »

(Les Hommes d’aujourd’hui, n°335, année 1885, Charles Cros par Paul Verlaine, p. 4.)

Un lecteur, anglophone de surcroît – Dan Morrison – nous fait remarquer un aspect que nous n’avions pas pris en compte. Quand, notant ses souvenirs, Verlaine écrit au fil de la plume « roi d’Araucanie première manière », il ne veut pas seulement exprimer l’idée qu’il y en a eu un autre depuis, un deuxième, Achille 1er. Il suggère aussi que leur façon d’être « roi d’Araucanie » était différente. Pour Verlaine, il y a eu une « première manière » d’être roi d’Araucanie, puis une autre. On sait en effet que Orélie-Antoine et Achille s’inscrivaient dans des registres fort différents.  Orélie-Antoine avait encore à l’esprit sa participation à des combats pour préserver l’identité et les droits d’un petit peuple sur lequel la colonisation occidentale allait s’abattre. Il avait été, une petite année, « une manière de vrai roi ». Pour Achille c’était surtout un engagement théâtral et un jeu sur les symboles. Des esprits critiques pourraient même avancer qu’Achille fut un « roi d’opérette ». Cela confirme un peu plus la bonne connaissance de l’Araucanie qu’avait Verlaine.

Médaille d’un ordre honorifique du royaume d’Araucanie et de Patagonie à l’effigie du roi Antoine II (docteur Antoine-Hippolyte Cros, 1833-1903).

Une Tenue aujourd’hui… Malices

La bienveillance n’est-elle pas une vertu prisée par les maçons ? Certainement, mais ce bon vouloir à tendance à poser un bandeau sur nos yeux. Avec une conséquence : la répétition réputée sacrée de nos Rituels cache les maladresses, vieilleries et ringardises des temps passés. Jacques Fontaines propose de revoir la panoplie maçonnique à la lumière de ce que l’on sait aujourd’hui de l’humain.

Son « Plaidoyer pour une survie de la Franc-maçonnerie » est reçu avec une très grande mou. N’est-il pas en train de se laisser dépiter à la malveillance ? Sans doute pas, mais en quelques vers, il s’adonne à la dénonciation de ce qui est d’un autre temps. Ses vers ne témoignent-ils pas, en pleine conviction, d’une bienveillance accusée pour la Franc-maçonnerie de demain ?

Un horizon vital
Dans un blocage total
Une égalité bafouée
Dans une domination restaurée.
Les Frères dominent,
les Sœurs s’inclinent
La Tradition, c’est une rare aubade,
Les traditions, des promenades
Aurais-je donc raison ?
Ils seraient vraiment cons !
Le secrétaire n’est qu’un greffier,
L ’Hospitalier, un Officier
L’Orateur dit la Loi ;
Le soin, c’est n’importe quoi.
Les Frères décrètent ;
Les Sœurs répètent.
Certains tuent Hiram ;
D’autres rejoignent son âme.
La Tradition ne bouge pas ;
Les traditions boitillent à petits pas.
Liberté, égalité, fraternité :
Paravents de nos duplicités.
Les Maîtres sont des bavards ;
Les Apprentis restent au placard.
Les historiettes rituelles ;
Rien à voir avec le spirituel.
« Plaidoyer… » : désastre commercial ;
Révélation du blocage létal.
L’empathie aux yeux d’or ;
Dans les tenues, elle dort !
Je parle longtemps sur ma colonne :
J’enfle démesurément ma personne.
Un rituel de turlupinades
D’une Franc -maçonnerie en rade.
Les Sœurs ont oublié leur génie.
Elles vivent alors en pâle copie.

Ramsay, une étude raisonnée du Discours

La présentation de l’éditeur

Fidèle à son exigence de traiter l’histoire maçonnique avec les méthodes de la recherche universitaire, Philippe Langlet nous propose une analyse comparée de plus de 73 versions du « discours de Ramsay ».

Confronté à une masse imposante de documents, parfois composée de travaux au service de l’imaginaire personnel ou de doctrines obédientielles, l’auteur réussit à dégager la véritable essence du discours fondamental et fondateur pour la Franc-Maçonnerie : la métaphore de la construction du temple vivant du Très-Haut.

De toutes les versions qu’il possède, l’auteur ne jette rien, même les coquilles et autres mastics deviennent des indices pour la compréhension de la pensée de celui qui fréquenta Fénelon, Madame Guyon, et fut admis à la Royal Society en même temps que Montesquieu.

Qu’a voulu nous dire Ramsay il y a trois siècles avec les mots de l’époque et leurs acceptions ? Là encore Philippe Langlet ouvre tous les dictionnaires nécessaires à la compréhension du texte et se débarrasse des contresens qui hantent les Loges.

Le Discours n’est pas seulement un texte écrit il y a bientôt trois siècles, il conserve son actualité : il parle de vérités intemporelles s’incarnant en l’homme. Ce n’est pas un discours historique, mais l’énoncé d’une méthode que nous qualifierons d’initiatique, de progression visant à la « perfection ».

N’attendez pas une synthèse qui vous fournira une opinion prête à penser, Ramsay est-il coupable ou responsable de la création des Hauts Grades maçonniques ? Par exemple.

 Il s’agit d’une étude raisonnée et progressive vers laquelle les cherchants reviendront pour comprendre la Maçonnerie d’aujourd’hui.

La biographie de l’auteur

Philippe Langlet, né à Lens en 1948, est un universitaire, conférencier et écrivain plus particulièrement connu pour ses recherches sur les textes fondateurs et les premiers rituels de la franc-maçonnerie.

Il fut initié à la franc-maçonnerie au sein de la Grande Loge de France en 1969.

Ayant suivi une formation universitaire initiale en anglais, il poursuit celle-ci dans le domaine de la science du langage et obtint, en 2009, une thèse de doctorat.

Son travail – près d’une vingtaine d’ouvrages – s’attache particulièrement à l’étude des aspects anthropologiques de la franc-maçonnerie aux travers de ces textes. Il collabore régulièrement à des publications dans des périodiques universitaires ou maçonniques : Points de Vue Initiatiques (PVI) de la GLDF, La Chaîne d’Union du GODF, les Cahiers du GREMME qui diffuse les résultats des conférences et travaux du Groupe de Recherche et d’Étude sur les Mouvements Maçonniques et ésotériques (CIERL, ULB – Bruxelles), Papeles de Masoneriadu Centro Ibérico de Estudios Masónicos (CIEM).

[NDLR : L’ouvrage est dédié à notre frère Jean-Bernard Lévy (OE) qui fut président de l’Académie et de l’Université Maçonnique. Chirurgien spécialisé en chirurgie vasculaire et digestive, il était aussi titulaire d’un DEA de philosophie (Sorbonne Paris 4) et diplômé de théologie de la faculté de théologie protestante de Paris. Initié en 1972, 33e degré du REAA en 1991, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Rites et Mythes : À quoi ça sert ? (Dervy, 2013). Sans oublier, chez selena, son analyse, présentation et commentaires du Les Francs-Maçons écrasés de l’abbé Larudan, facsimilé de l’édition de 1778, dont la préface était signé de… Philippe Langlet.

Ce très bel ouvrage, tant dans la forme (couverture glacée avec rabat) que sur le fond, analyse et compare les 73 versions du discours du chevalier Ramsay. Un discours qui marqua les esprits maçonniques de son temps et encore maintenant. C’est la Médiathèque municipale d’Épernay, dans la Marne qui détient le document manuscrit du discours d’Andrew Michael Ramsay (1686-1743), dit le chevalier de Ramsay. Un discours prononcé le 26 décembre 1736 à la loge de Saint-Jean devant Charles Radclyffe (1693-1746), 5e comte de Derwentwater, alors maître maçon et élu Grand Maître de l’Ordre. Discours que le même Ramsay, grand orateur de la Grande Loge donna aussi le 24 mars 1737. Cette phrase emblématique « Le monde entier n’est qu’une grande république, dont chaque nation est une famille et chaque particulier un enfant » scelle l’idée que l’art royal a une dimension mondiale dont le but est bien évidemment, de réunir ce qui est épars, à l’origine de la République universelle des francs-maçons.

le chevalier de Ramsay.

Mais qui était exactement le chevalier de Ramsay, écrivain, philosophe et enseignant écossais. Il est surtout connu pour ses idées et ses écrits dans le domaine de la franc-maçonnerie et de la philosophie morale. Il joua et joue encore – la plus belle preuve n’est-elle pas ce livre qui est consacré à son emblématique discours – un rôle important dans la diffusion des idées maçonniques en France et en Europe continentale. Il est né en Écosse en 1686 et a étudié à l’Université d’Édimbourg. Après avoir obtenu son diplôme, il a voyagé à travers l’Europe, notamment en France, où il a reçu la lumière en 1721. Défenseur actif de la franc-maçonnerie, finalement il contribua à la populariser, à la faire mieux connaître. Et à sa façon, il en fut l’un des transmetteurs ! Ramsay est également connu pour avoir développé l’idée romantique selon laquelle la chevalerie et la maçonnerie étaient liées, et il a imaginé que la franc-maçonnerie avait des origines anciennes et nobles. Il a élaboré des théories sur l’histoire et la signification de la franc-maçonnerie, les reliant aux anciens chevaliers et aux traditions spirituelles. Dans son discours, Ramsay évoque des idées de fraternité, de vertu et de philosophie morale, et il lie la franc-maçonnerie à des thèmes de bienveillance et d’engagement civique.

Ses idées ont influencé la manière dont la franc-maçonnerie a été perçue et interprétée à l’époque. En plus de son implication dans la franc-maçonnerie, Ramsay a également écrit sur des sujets philosophiques et moraux. Il a été un partisan de la philosophie morale et de l’éthique, et ses œuvres ont exercé une certaine influence sur les penseurs de son époque.

C’est tout cela que Philippe Langlet passe, avec énormément de minutie, en revue. Il s’agit d’un ouvrage riche, dense, celui d’un érudit mais un ouvrage accessible à tous. Nous avons pour chaque document, comme avec les « Lettres de M. de V.,1738 » un long commentaire très explicatif – première publication, différents commentaires, explications et diffusions, etc.

Source mvmm.org

Le lecteur appréciera les trois versions comparées du Discours (1736, 1738, 1742), la chronologie allant de 1506 à 1818 avec l’impression du Discours dans Hermès – en vérité Hermès, ou Archives maçonniques, Par une société de Francs-Maçons revue maçonnique animée par Ragon et éditée par Bailleul (qui était le 2d Surveillant de la Loge fondée par celui-ci, les Trinosophes –, la bibliographie et l’index des noms.]

Ramsay, une étude raisonnée du Discours

Philippe Langlet – Selena éditions, 2023, 272 pages, 25 €

Visite des librairies et boutiques ésotériques de paris

De notre confrère sortiraparis.com – Par Graziella L., Anne-christine C. · Photos par Graziella L. 

Envie de se connecter à l’invisible et de s’initier aux secrets de l’univers ? Arpentez les boutiques ésotériques de la capitale à la découverte de diverses pratiques ancestrales et spirituelles et d’objets chargés de mystères.

Quelle meilleure ville que Paris et ses nombreuses anecdotes ésotériques pour les amateurs de spiritualité et d’énergies ? Pour faire le plein de livres d’apprentissage, de bougies, de pierres, de pendules, d’oracles et tarots ou de plantes, de nombreuses boutiques ésotériques ou païennes ont ouvert dans capitale, afin de vous aiguiller dans votre pratique. Afin d’éviter les écueils de la vague new age, ces professionnels vous aident à trouver les objets personnalisés dont vous avez besoin.

Découvrez le chamanisme, les légendes celtes et apprenez à lire le monde invisible et mystique, grâce à de nombreuses pratiques ancestrales. Pour répondre aux questionnements de notre société sur la vie, l’univers et autres énergies, le développement personnel est également venu s’ajouter ces dernières années. Entrez dans l’atmosphère envoûtante de ces boutiques où l’odeur de l’encens flotte dans l’air et où les étagères sont ornées de cristaux étincelants et de grimoires anciens.

Simples curieux ou sorciers aguerris, trouvez votre nouveau repaire chargé d’énergies positives, et rencontrez des communautés qui partagent votre croyance et votre foi en région parisienne.

Les boutiques ésotériques de la capitale

Arc en Ciel : la boutique et galerie d’art ésotérique du 11ème
Arc en Ciel c’est la boutique et galerie d’art ésotérique du 11ème où trouver de beaux mandalas. Ce sont les propriétaires Brigitte et Aristide qui nous accueillent et nous conseillent. Et si l’envie nous prenait d’approfondir le sujet, ils proposent même des ateliers. [Lire la suite]

La Maison de la radiesthésie : la plus ancienne boutique ésotérique de Paris
Envie de jouer au sourcier ? C’est à la Maison de la radiesthésie, qu’on va chercher son pendule ou ses baguettes. Cette grande boutique ésotérique à côté de la Madeleine est la plus ancienne de Paris et offre un choix impressionnant de pendules. [Lire la suite]

La librairie de l’inconnu : boutique ésotérique à Odéon
En pleine préparation d’Halloween, on file dans le quartier de l’Odéon découvrir la Librairie de l’Inconnu, l’une des boutiques ésotériques les mieux achalandées de Paris. [Lire la suite]

Minérales do Brasil : la boutique ésotérique de pierres
Minérales do Brasil, c’est la référence en matière de pierres à Paris. On s’aventure dans cette boutique cachée du 8ème pour y découvrir une magnifique collection de minéraux ésotériques. [Lire la suite]

La Librairie du Bonheur : jolie petite boutique ésotérique à Paris
La Librairie du Bonheur, c’est une des références en matière d’ésotérisme à Paris. Une mini boutique au coeur du 6ème où l’on écoute avec attention les conseils de Paul, le fondateur de ce lieu hors normes. [Lire la suite]

On ne peut pas être dictateur et franc-maçon

Le rédacteur en chef de Mondafrique Seidik Abba, reçoit Joseph Badila, qui nous parle de l’action maçonnique en Afrique. Il veut montrer combien il s’agit de revisiter notre époque, saisir le sens profond de la démarche initiatique, reconnaître l’Autre. C’est pourquoi, il rappelle, sans concession la nécessité de dépasser les luttes pour le pouvoir, les meurtrissures et les aliénations d’une colonisation abusive, voire d’un néo-colonialisme dont on connaît les méfaits.

La Maçonnerie africaine, loin d’être morte, est porteuse d’espoir et d’ouvertures par son riche passé culturel…

Invité de Mondafrique.com en 2015 – une vidéo qui a fait plus de 25K de vues ! –, le haut fonctionnaire et dignitaire maçonnique Joseph Badila nous parle de la maçonnerie en Afrique : des valeurs universelles de la maçonnerie, de l’initiation des chefs d’États africains par une certaine obédience, du comportement desdits chefs d’État, de leur trahison de l’esprit maçonnique, que doit faire l’initié africain au XXIe siècle, de la maçonnerie école de l’humilité, etc.

Un sage parle. Écoutez-le, encore et encore…

La biographie de Joseph Badila

Élève de l’historien Marc Ferro (1924-2021), titulaire d’un doctorat en science de l’information et de la communication, il est, dès 22 ans, agent contractuel, puis fonctionnaire à la TV congolaise, directeur divisionnaire à la Science du Congo, il est ensuite directeur de cabinet (ministère du Commerce, PMEA et ministère de la Fonction Publique 1993-1997). Il prend part aux évolutions du monde économique, conduisant successivement les délégations congolaises aux négociations finales sur les accords du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) (GATT) du G.A.T.T., à la CNUCED ( Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) sur les produits de base à Genève, Londres, Bruxelles et Paris. Membre fondateur des Grands Orients et Loges associées du Congo (GOLAC), Conseiller de l’ordre, Grand Maître adjoint, Grand Maître, puis Grand Commandeur du Suprême Conseil du Congo, il est de toutes les rencontres maçonniques et actif dans cette recherche de la paix durable au Congo et en Afrique. C’est un narrateur privilégié de la grande et de la petite histoire de la franc-maçonnerie en Afrique Noire.

Aller plus loin avec Jospeh Badila, c’est possible en lisant La Franc-Maçonnerie en Afrique noire – Un si long chemin vers la liberté, l’égalité, la fraternité (DETRAD, 2004) et, coécrit avec le philosophe Daniel Béresniak (OE) Les Francs-Maçons et l’Afrique, une rencontre fraternelle (DETRAD, 2008).

En vente chez DETRAD

Les deux ouvrages de Joseph Badila

Les Francs-Maçons et l’Afrique, une rencontre fraternelle

Joseph Badila / Daniel Béresniak

Cet ouvrage dresse le bilan de l’action maçonnique en Afrique, de la IIIe république à nos jours. Il veut montrer combien il s’agit de revisiter notre époque, saisir le sens profond de notre démarche initiatique, reconnaître l’Autre. C’est pourquoi, il rappelle, sans concession pour l’Occident, l’introduction de la franc-maçonnerie en Afrique, les conflits qui ont marqué le continent, la nécessité de dépasser les luttes pour le pouvoir, les meurtrissures et les aliénations d’une colonisation abusive, voire d’un néo-colonialisme dont on connaît les méfaits. La Maçonnerie africaine, loin d’être morte, est porteuse d’espoir et d’ouvertures, avec, notamment, les rencontres humanistes fraternelles africaines et malgaches et la Conférence des puissances maçonniques d’Afrique et de Madagascar. Elle peut conjuguer, par son riche passé culturel, traditions initiatiques de deux continents et modernité. C’est dire qu’elle est en situation d’intervenir pour éviter les conflits, réunir ce qui est épars, et, peut-être, montrer le chemin au monde. Commander l’ouvrage 11,00 €

La Franc-Maçonnerie en Afrique noire

C’est vers cette Afrique accablée par les guerres que sont attirés nos regards. Depuis longtemps, ses sentiers sont couverts de l’humus des sous-bois, mais aussi de cendres. À travers les pages de ce livre, l’auteur souhaite enlever ces cendres qui le ramènent au royaume de sa jeunesse. Il entend filtrer et dévoiler les séquences qui constituent, à certains égards, les sympathies et les curiosités de son époque, telles qu’il les a vécues. Ce sont là les étapes qui émaillent la fin et le début d’un processus : la colonisation finissante et l’Afrique en régression… Cet ouvrage, pour la première fois, fait le récit d’événements vécus tels que l’espoir, le doute, les conflits armés et la Franc-maçonnerie. Une cohabitation qui peut paraître paradoxale. À la croisée des philosophies venues d’ailleurs, notamment la Franc-maçonnerie et la tradition africaine, l’auteur nous associe à son visionnage d’images d’un passé dans un pays confronté aux séquelles de l’intolérance politique. Et s’il exhume cette histoire, c’est pour la rendre plus accessible à tous ceux qui sont sensibles aux maux dont souffre une bonne partie du berceau de l’humanité et dont il doit se défaire. La Franc-maçonnerie telle qu’il la vit professe l’union des cœurs, des esprits et produit la concorde universelle. Elle peut montrer la voie à l’Afrique, aux Africains et à toute l’humanité dans la complémentarité et l’interdépendance. Commander l’ouvrage 23,00 €

Franc-maçonnerie et suffrage universel en 1889

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par Edouard Montagut

Le 20 décembre 1889, un franc-maçon,  le frère « Espronceda »  donna une conférence au temple maçonnique de la loge « Cadena de Unión » sous le titre « Le suffrage universel part de la nature même de l’homme ». 

Grande Loge Symbolique d’Espagne, GLSE.

Cette loge appartenait à la Grande Loge Symbolique d’Espagne, constituée en février 1887. Cette Obédience s’est toujours caractérisée par son lien avec la réalité politique du moment, d’un point de vue républicain et anticlérical, tout en étant liée aux courants de la liberté pensée. Dans son propre  Bulletin,  il en est venu à avoir une section intitulée « Injustices sociales », en plus d’une autre consacrée à l’éducation.

Práxedes Mateo Sagasta, peint par Casado del Alisal en 1884.

Ainsi, nous devons encadrer cette conférence dans le moment historique qui a conduit à l’approbation du suffrage universel en Espagne, aux mains de  Sagasta  lorsqu’il a assumé les responsabilités de gouvernement dans la régence de María Cristina , dans le cadre d’un programme politique de signe libéral qui a été approuvé dans le soi-disant Long Parlement. Sagasta a réalisé d’importantes réformes telles que l’abolition de l’esclavage à Cuba, la loi sur les associations de 1887, la loi sur le jury de 1888 et l’approbation du Code civil en 1889. La discussion sur le suffrage universel a été, sans aucun doute, celle qui a généré le plus de controverse dans les Cortes. 

Le suffrage universel était en réalité le fils des théories libérales, qui faisaient de l’individu l’axe de l’ordre social.

Le projet commença son voyage avec sa lecture par  Moret  au Congrès début décembre 1888. La polémique fut servie, même si la discussion parlementaire proprement dite tarda à se dérouler jusqu’en mai de l’année suivante. Le 23 mai 1889, le député conservateur  Lorenzo Domínguez charge contre le projet , mais il y reste. La discussion fut reportée à janvier 1890 lorsque Sagasta présenta un nouveau gouvernement aux Cortès. Comme nous pouvons le voir, il a fallu plus d’un an pour que le processus parlementaire soit réellement lancé, mais, comme nous l’avons dit au début, la polémique a éclaté dès le premier instant à l’intérieur et à l’extérieur du Congrès.

Les partisans du suffrage universel se fondaient sur le fait qu’il était nécessaire en raison de son lien étroit avec le principe de la souveraineté nationale, bien que la Constitution de 1876 ait établi le principe de la souveraineté partagée entre la nation et le roi. Les libéraux défendaient le suffrage universel parce que c’était un engagement politique qu’ils avaient acquis, même si, en réalité, Sagasta n’en était pas fan, mais il était conscient que son approbation consoliderait davantage la monarchie, lui donnerait une plus grande légitimité afin de essayez de soustraire des arguments aux républicains, qui ont clairement défendu le suffrage universel. 

Emilio Castelar y Ripoll (portrait par Josep Nin i Tudó).

Ce même argument a été appliqué par Sagasta dans le cas de la loi sur le jury. En approuvant les deux dispositions législatives, il obtient le soutien du républicanisme possibiliste qui finit par rejoindre son parti, celui représenté par Castelar  et ses partisans. Un jeune Canalejas s’est fait remarquer dans cette même thèse en associant la monarchie au suffrage. Cela serait renforcé si davantage de citoyens pouvaient participer au jeu politique. D’autres libéraux considéraient que le suffrage universel apprivoiserait les ouvriers, apaiserait les conflits sociaux. Cet argument visait davantage à convaincre les conservateurs, toujours obsédés par l’ordre, puisqu’ils n’étaient pas intéressés par l’élargissement du droit de vote. Finalement, la loi fut promulguée le 26 juin 1890. 

Les partisans du suffrage universel se fondaient sur le fait qu’il était nécessaire en raison de sa relation étroite avec le principe de la souveraineté nationale.

Eh bien, la conférence tournait autour de deux principes de base de la franc-maçonnerie , à savoir l’égalité et la liberté. Si l’homme voulait le vote, il devrait être accordé, car tous les hommes étaient égaux. C’était la raison fondamentale de défendre le suffrage universel.

Le conférencier a également utilisé l’argument historique sur la relation entre le suffrage dans l’Antiquité et le développement des sciences et des arts. Mais il exprime aussi que le suffrage universel en tant que tel est mort dans cette même Antiquité parce qu’il ne reposait pas sur des bases solides.

Le suffrage universel était, en réalité et selon lui, le fils des théories libérales, qui faisaient de l’individu l’axe de l’ordre social, alors que l’homme s’était émancipé des autres hommes.

Le peuple devait se gouverner. Nier ce droit reviendrait donc à nier la liberté individuelle. Ce droit du peuple partait de sa propre nature, c’est-à-dire qu’il était un droit naturel.

Le conférencier s’est arrêté à la question de la légitimité. Les monarchies cherchaient l’origine de leur légitimité en Dieu, mais il ne se pouvait pas qu’il puisse légitimer les tyrannies.

D’autres libéraux croyaient que le suffrage universel apprivoiserait les travailleurs, apaiserait les conflits sociaux

Il s’occupa également du suffrage censitaire, qu’il qualifia de restreint, et qui, toujours selon lui, était encore pire que l’absolutisme, une sorte de sarcasme pour la liberté, car il favorisait un « régime de caste », ne réunissant que des représentants de certaines classes sociales. . Par ailleurs, il considérait que l’argument des défenseurs du suffrage censitaire considérant que donner le gouvernement au peuple revenait à le livrer à l’ignorance. Mais il considérait que c’était, précisément, l’autorité, responsable de « l’arriération morale d’un peuple », et, par conséquent, le peuple ne pouvait pas purger les péchés des autres.

Mais le suffrage universel lui-même était une école de citoyenneté. Avec elle, le peuple a appris à être libre, et la liberté était fondamentale. Le suffrage universel a d’ailleurs été la principale cause du développement des nations.

Le résumé de la conférence a été publié dans le  Bulletin des Actes du Souverain Grand Conseil Général Ibérique et Grande Loge Symbolique d’Espagne , an II. Numéro 1, Madrid, 15 janvier 1890.

[NDLR : Pour en savoir plus, si tel est votre désir, vous pouvez utilement lire l’article de Luis P. Martin « Franc-maçonnerie et citoyenneté en Espagne au tournant du XIXe et XXe siècles » publié dans « Franc-maçonnerie et histoire : bilan et perspectives » et mis en ligne intégralement sur Openédition Books ]