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Des symboles aux secrets : Lumière sur l’Arche Royale

Le livre Les compagnons perdus de l’Arche Royale vise à démystifier le rituel de l’Arche Royale, considéré comme l’accomplissement du grade de maître maçon mais souvent perçu comme difficile à comprendre.

En effet, l’Arche Royale est l’un des rituels les plus riches, les mieux composés et les mieux écrits de toute la littérature maçonnique. En tant que modèle du genre, il permet d’organiser des cérémonies d’exaltation d’une grande beauté, propices aux plus profondes méditations sur le sens et l’objet de la franc-maçonnerie, comme le soulignait, déjà en 1970, l’historien et auteur maçonnique Paul Naudon (1915-2001). Cependant, ce rituel reste toujours méconnu en France. Jérôme Proust – très excellent Zorobabel* du chapitre « Hermanubis » N° 1298 à l’orient d’Angers –, à travers un long travail de recherche, offre une approche éclairée et logique de ce rituel, facilitant ainsi la compréhension des compagnons maçons. Ce livre s’adresse aux Compagnons perdus de l’Arche Royale et à ceux qui cherchent à explorer des chemins maçonniques inexplorés.

Passée la préface de Jean-François Variot, assistant grand maître d’honneur de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) révélant le défi auquel est conforté Jérôme Proust – celui de nous faire rouvrir ce livre saint qu’est la Bible –, il nous précise la profondeur de l’ouvrage quant à la pratique de l’Arche Royale domatique.

Apportons quelques précisions quant au Rite de l’Arche royale, considéré comme une continuation des trois premiers degrés de la franc-maçonnerie et est souvent décrit comme la « quintessence » de la franc-maçonnerie.

L’origine de l’Arche royale est quelque peu obscure et sujette à des débats parmi les historiens maçonniques. Cependant, il est généralement admis que l’Arche royale a émergé en Grande-Bretagne au cours du XVIIIe siècle. Le premier enregistrement officiel de l’Arche royale date de 1743, et elle a été incorporée dans la structure de la franc-maçonnerie anglaise en 1813, lors de l’Union des deux grandes loges, formant ainsi la Grande Loge Unie d’Angleterre.

Dans son chapitre « La genèse de l’Arche Royale », Jérôme Proust pose les bases d’une compréhension approfondie des éléments clés du rituel. En explorant les origines du signe d’appel, le symbolisme du nom de Dieu, l’inscription du nom dans le cercle et le rôle des trois loges, l’auteur offre une analyse riche et détaillée. Cette approche permet aux compagnons de mieux appréhender la complexité et la profondeur de l’Arche Royale, leur ouvrant ainsi les portes d’un chemin initiatique éclairé et significatif.

Dans le chapitre « De la loge sainte à l’exil », il explore les figures bibliques majeures – Moïse,  Josué, Samuel, Saül, David, Salomon, Jérémie, Ézéchiel – et les événements historiques – royaume du Nord et du Sud, chute de Jérusalem – qui ont façonné les enseignements et les symboles de l’Arche Royale. Chaque personnage et chaque événement offrent des leçons précieuses sur leur rôle et mission. En comprenant ces récits, les maçons, quel que soit le rite d’origine, devenus compagnons de l’Arche Royale, peuvent mieux appréhender leur propre chemin initiatique, en quête de sagesse et de vérité divine.

La période d’exil des Israélites en Babylone, connue sous le nom d’Exil babylonien, est un moment charnière dans l’histoire biblique. Cet événement fait suite à la chute de Jérusalem en 586 avant J.-C., marquée par la destruction du Temple de Salomon. Les Israélites sont déportés à Babylone, où ils vivent en exil pendant environ 70 ans. Ce contexte historique est riche en symbolisme pour les rituels de l’Arche Royale, représentant une période de purification, de réflexion et de renouvellement spirituel.

Nous dévons à Jérôme Proust une analyse fine et précise de l’exil qui, en lui-même, symbolise la séparation de la source divine et la perte de la sagesse et de la guidance spirituelles.

Le retour des Israélites à Jérusalem sous l’impulsion de Zorobabel et la reconstruction du Temple symbolisent le renouveau et la restauration de la lumière divine. Pour les membres de l’Arche Royale, ce retour est synonyme de réintégration et de redécouverte des vérités sacrées. Il représente l’espoir et la réalisation des promesses divines, marquant la fin de l’obscurité et le début d’une nouvelle ère de connaissance et de sagesse.

L’auteur retrace avec minutie et profondeur les différentes étapes de l’exhalation du maître maçon : la découverte du caveau, le parchemin trouvé, etc. Cérémonie visant aussi à dévoiler les mystères de l’Arche Royale…

L’auteur ne manque pas d’explorer les solides de Platon, également connus sous le nom de polyèdres réguliers, qui sont des figures géométriques qui symbolisent les éléments fondamentaux de l’univers dans la philosophie platonicienne. En maçonnerie, ces solides représentent l’harmonie, l’ordre et la structure de l’univers. Leur intégration dans les rituels de l’Arche Royale souligne l’importance de l’équilibre et de la proportion dans la quête spirituelle. Les cinq solides (tétraèdre, hexaèdre, octaèdre, dodécaèdre et icosaèdre) sont étudiés pour leur symbolisme profond et leur connexion aux éléments terre, air, feu, eau et éther.

Nous pouvons comprendre comme des contributions philosophiques et scientifiques le moment où l’auteur développe la cosmologie platonicienne puis la physique aristotélicienne.

Platon, dans ses Dialogues, présente une vision de l’univers basée sur des idées éternelles et immuables. Sa théorie des formes soutient que les objets du monde sensible sont des reflets imparfaits de ces formes idéales. Pour Platon, l’univers est une structure ordonnée et rationnelle, gouvernée par des principes mathématiques. Les enseignements platoniciens, tels que l’importance de la recherche de la vérité et de la sagesse, ont une forte résonance dans la philosophie maçonnique. Les maçons sont encouragés à chercher les réalités supérieures au-delà des apparences matérielles.

Quant à Aristote, élève de Platon, il a développé une physique basée sur l’observation et l’analyse des phénomènes naturels. Il a classifié les éléments et les a associés à différents mouvements et propriétés. Aristote a également développé la théorie des quatre causes, qui expliquent pourquoi les choses existent et changent. La méthode scientifique d’Aristote, basée sur la logique et l’observation, a jeté les bases de la pensée scientifique occidentale et a influencé les méthodes d’enquête maçonniques.

Jérôme Proust analyse, bien sûr, la signification du triple tau, de la plaque d’or – sa tridimensionnalité et son symbolisme – et plus généralement les décors, la disposition d’un chapitre ainsi que les douze bannières.

Bijoux des trois Principaux

Les compagnons perdus de l’Arche Royale de Jérôme Proust est une exploration approfondie et éclairante du rituel de l’Arche Royale, offrant des clés de compréhension précieuses pour les maîtres maçons et les compagnons cherchant à approfondir leur savoir. La structure détaillée du livre permet une compréhension progressive et logique, rendant accessible un rituel souvent jugé complexe. C’est un ouvrage intéressant pour ceux qui souhaitent pénétrer les mystères de l’Arche Royale et découvrir des chemins maçonniques inexplorés.

*Prince de Juda, petit-fils du roi Jéchonias (1Ch 3:19), Zorobabel fut le chef de la première grande caravane des « retournants » de l’exil (Esd 2:2). C’est un personnage clé mentionné dans l’Ancien Testament. Il était le gouverneur de Juda lors du retour des Juifs de l’exil babylonien et a joué un rôle crucial dans la reconstruction du Temple de Jérusalem. Le nom Zorobabel signifie « semé en Babylone » ou « né à Babylone », soulignant ses origines durant la période de l’exil. Dans le contexte des chapitres de l’Arche Royale, le président est appelé Zorobabel.

Les Éditions de l’Art Royal : « Le référentiel des Éditions de l’Art Royal est parfaitement affiché et assumé : c’est celui de la Franc-Maçonnerie régulière (près de 95% des Maçons de par le monde). Tous les auteurs et les ouvrages publiés observent cette tradition initiatique. Personne n’est égaré » (cf. site officiel).

Les compagnons perdus de l’Arche Royale

Jérôme Proust Édition de l’Art Royal, Coll. Franc-Maçonnerie2024,

124 pages, 19 €. Disponible chez SCRIBE.

Le Dessin de Jissey : « Politique et Patrimoine »

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Les francs-maçons sont-ils des influenceurs ? A lire l’article d’Alice Dubois concernant les directives d’une Obédience, ne risquons-nous pas de rencontrer – aux prochaines journées du Patrimoine – des visiteuses ou visiteurs un peu hallucinants par les questions posées ?

Dans les coulisses de la franc-maçonnerie en Haute-Savoie

De notre confrère lemessager.fr – Par Maxime Petit

Une équerre et un compas. Vous avez bien sûr reconnu le symbole de la franc-maçonnerie ! Derrière lui, il y a de nombreux mythes et encore beaucoup d’idées reçues. Alors, pour vous raconter à quoi ressemble vraiment cette fameuse franc-maçonnerie aujourd’hui, nous avons recueilli le témoignage de l’un de ses membres* à Annecy, qui a bien voulu nous raconter le fonctionnement d’une loge du Grand Orient de France. L’occasion aussi pour lui de montrer qu’il n’y a ni mystère ni complot derrière les francs-maçons.

Commençons par un peu d’histoire. Les premières loges maçonniques remontent à la fin du 18e siècle en Haute-Savoie. D’après notre interlocuteur, le Grand Orient de France en compte aujourd’hui plusieurs dans le département, que ce soit à Annemasse, Bonneville, Rumilly ou encore Thonon. On les appelle des ateliers. À Annecy, il y en a trois – avec chacun un nom particulier (L’Allobrogie, La Triple Équerre et La Bienveillance Écossaise) – qui rassemblent plus de 150 membres au total. Un seul de ces ateliers est mixte, les deux autres sont exclusivement masculins.

La candidature

Mais comment intègre-t-on la franc-maçonnerie ? S’il est possible de déposer une candidature directement sur le site internet du Grand Orient de France, la porte principale reste la cooptation. « Un frère repère quelqu’un qui serait bien dans le groupe. Il va se dévoiler à ce moment-là, lui proposer de présenter sa candidature, si la personne accepte de se lancer dans ce processus d’admission qui est assez complexe, explique notre témoin. Il y a une rencontre avec le responsable de l’atelier, qui va échanger avec le candidat. Au vu de ces échanges, il va déclencher trois enquêtes : sur son histoire personnelle, son histoire professionnelle et ses aspirations politiques, philosophiques, religieuses ou spirituelles. »

Les résultats de l’enquête sont présentés lors d’une tenue, la réunion que la loge organise deux soirs par mois dans un local à Annecy. Le candidat passe alors une audition : il est interrogé par les frères ou sœurs avec un bandeau sur les yeux, pour ne pas les reconnaître. Ce sont eux qui voteront pour ou contre son admission avec des boules blanches ou noires.

Les rites

Le nouveau franc-maçon va alors plonger dans un univers qui a ses propres rites, forgés au cours de trois siècles d’histoire. « C’est une démarche initiatique qui le fait rentrer dans un groupe mais aussi sur un chemin de progression personnel. Au fil du temps, il va s’éveiller à cette méthode dans la plus totale liberté de conscience. Il devra tenir secret l’identité de ses frères et sœurs, ainsi que le déroulement des travaux et des échanges. Non pas qu’il y ait des choses à cacher, mais pour garantir la libre expression de chacun. »

Le responsable de la loge s’appelle le vénérable. Il est entouré d’une équipe avec différents postes : secrétaire, orateur, maître de cérémonie, grand expert ou encore surveillant, tous élus par le groupe chaque année. Dans cette loge, il y a un « dress code ». « On demande plutôt un costume sombre et chemise/cravate. Dans le costume, il y a ce que l’on appelle le tablier, qui est obligatoire. Il donne une indication sur le grade de la personne. On a tous des gants et on peut avoir un cordon qui ceint le corps. »

Les débats

Les échanges sont bien codifiés, pour dépassionner et dépersonnaliser les débats. « Un frère ou une sœur va présenter un travail, appelé une planche, sur un sujet qu’on lui a imposé ou qu’il a choisi. Ensuite, les frères vont dire ce que cela évoque pour eux ou ce qu’ils en pensent. On ne peut pas s’adresser directement à une personne : c’est la triangulation de la parole. Il faut demander la parole au surveillant, qui la demande au vénérable, qui l’accorde. »

Il peut s’agir de thèmes d’actualité (réchauffement climatique, énergie nucléaire, fin de vie.), mais, le plus souvent, ils parlent de sujets liés directement à la franc-maçonnerie, à ses mythes et légendes qui se rapportent aux grandes problématiques de l’Humanité.

Les membres ont des profils variés (professions libérales, artisans, enseignants…) et forment un réseau social, qui réfléchit au monde qui l’entoure. Attachés aux valeurs républicaines et à la laïcité, ils essaient aussi d’agir dans la société. Notre témoin l’assure : « il n’y a pas de culte du secret », mais plutôt une « discrétion, en réaction aux persécutions (que les francs-maçons ont) subies lors de la Seconde Guerre mondiale ».

Révélations maçonniques : L’impact secret des francs-maçons sur la Commune de Paris

Le Numéro 7 de La Plume et la Pensée se plonge dans l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire française : la Commune de Paris. Ce numéro met en lumière le rôle crucial joué par les francs-maçons dans cet événement révolutionnaire de 1871.

À travers une série d’articles approfondis, les auteurs explorent les idéaux, les actions et les contributions des Francs-Maçons dans la construction et la défense de la Commune, ainsi que leur influence sur les mouvements sociaux et politiques de l’époque.

Christian Eyschen, dans son éditorial, introduit le thème en soulignant la pertinence historique et contemporaine de réexaminer la Commune sous l’angle de l’engagement maçonnique. Les valeurs de la Franc-Maçonnerie, telles que la liberté, l’égalité et la fraternité, se sont naturellement alignées avec les idéaux des communards, façonnant ainsi une alliance qui a marqué l’histoire.

Christophe Bitaud explore en détail comment les Francs-Maçons se sont mobilisés pour soutenir la Commune, non seulement en termes d’idéologie mais aussi par des actions concrètes. Leur engagement a été à la fois politique et social, illustrant un profond désir de transformation et de justice.

Les contributions biographiques de Philippe Besson sur Jean Allemane et de Jean-Claude Frey sur Paul Brousse mettent en lumière deux figures emblématiques de la Commune. Ces portraits révèlent non seulement leurs parcours personnels mais aussi comment leurs idéaux maçonniques ont influencé leurs actions et leur leadership.

Christian Eyschen enrichit cette réflexion avec plusieurs notes de lecture, analysant des œuvres qui traitent de la spiritualité maçonnique, du rationalisme et de la relation entre perfectionnement individuel et progrès collectif. Ces critiques offrent un cadre théorique pour comprendre la profondeur de l’engagement maçonnique dans le contexte révolutionnaire.

Christophe Bitaud et Laure Julian ajoutent des dimensions supplémentaires avec leurs études sur Jean-Baptiste Clément et Gustave Lefrançais, deux autres figures importantes dont les contributions artistiques et militaires ont laissé une empreinte indélébile sur la Commune.

Les analyses de Domonique Goussot et Brigitte Pastor sur Benoît Malon et Camille Pelletan approfondissent encore la compréhension de la diversité des rôles joués par les francs-maçons, tandis que les notes de lecture sur des ouvrages contemporains établissent des parallèles entre les luttes passées et présentes.

Enfin, Christophe Bitaud clôt ce numéro avec un hommage à Eugène Pottier, l’auteur de « L’Internationale », dont l’héritage continue d’inspirer les mouvements sociaux et politiques à travers le monde.

Ce numéro de La Plume et la Pensée offre ainsi une riche exploration de l’intersection entre la franc-maçonnerie et la Commune de Paris, proposant des perspectives nouvelles et des réflexions profondes sur cet événement historique majeur.

Pour une lecture complète, veuillez consulter le numéro complet sur Calameo.

26/06/24 par le GODF et la GLNF : « Pourquoi la Franc-Maçonnerie est-elle un humanisme intégral ? »

La 8e édition des Rencontres Lafayette se déroulera le mercredi 26 juin 2024 (19h30-22h) en l’Hôtel de la Maison des Maçons de la GLNF, 12 rue Christine de Pisan, Paris 17e

Cette conférence ouverte à tous publics aura pour thème :

« Pourquoi la Franc-Maçonnerie est-elle un humanisme intégral ? »

Cette manifestation est organisée en collaboration avec le Grand Orient de France (GODF).

Statue du marquis de Lafayette, campus du Lafayette College à Easton – Pennsylvanie, USA. Cette statue est celle qui sert à la réalisation de l’affiche et de la communication des “Rencontres Lafayette”

Deux prestigieux conférenciers interviendront :

Bruno Pinchard, pour la GLNF

Bruno Pinchard, né en 1955 au Havre, est un philosophe français spécialisé dans la Renaissance, les philosophes néo-platoniciens et Dante. Agrégé de philosophie et docteur d’État, il a étudié à l’École normale supérieure et à la Scuola Normale Superiore de Pise. Influencé par Levinas et Derrida, il a enseigné dans de nombreuses universités à travers le monde. Son œuvre explore la « Métamorphose de la philosophia perennis », cherchant à réconcilier les dualités historiques et philosophiques à travers une approche humaniste et mythologique.

Xavier Pavie pour le GODF

Xavier Pavie est un philosophe et économiste français, reconnu pour ses travaux sur la spiritualité dans l’espace contemporain. Il est professeur à l’ESSEC Business School et dirige l’Institut de Recherche Philosophie et Éthique. Ses recherches se concentrent sur l’innovation responsable et la philosophie pratique, explorant comment les concepts de spiritualité et de sagesse peuvent s’intégrer dans les pratiques managériales et économiques modernes. Pavie est également auteur de plusieurs ouvrages qui traitent de la transformation personnelle et organisationnelle par le biais de la spiritualité.

Les travaux seront discutés par Jean-Louis Duquesnoy, Grand Prieur d’Honneur du Grand Prieuré Rectifié de France et Gilles Kounowski, grand orateur du Grand Orient de France.

Gilles Kounowskic, grand orateur du GODF

Venez nombreux profiter de cette grande et belle soirée d’échanges et d’enrichissement en vous inscrivant par ce lien :

Inscription à la conférence : https://www.glnf.fr/evenement/index.php?id=10135

Entrée libre sous réserve des places disponibles.

[NDLR : Venez écouter deux conférenciers hors-pair sur  « Pourquoi la Franc-Maçonnerie est-elle un humanisme intégral ? » Une question d’actualité. Sans doute aborderont-il des thèmes tels que :

  1. Valeurs Universelles : la franc-maçonnerie promeut des valeurs humanistes telles que la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et la justice.
  2. Émancipation de l’Individu : elle vise à l’épanouissement personnel et à l’amélioration de l’humanité par le perfectionnement moral et intellectuel de ses membres.
  3. Solidarité : l’art royal encourage l’entraide et la solidarité entre ses membres, et au-delà, envers l’ensemble de l’humanité.
  4. Recherche de la Vérité : la franc-maçonnerie valorise la quête de la vérité et la compréhension du monde par la raison et le dialogue, rejetant le dogmatisme.
  5. Ouverture d’Esprit : Elle est ouverte à toutes les cultures, croyances et origines, favorisant ainsi une vision cosmopolite et inclusive de l’humanité.

Ces aspects reflètent un engagement profond envers l’humanisme, cherchant à améliorer la condition humaine à travers des valeurs universelles et un développement personnel et collectif.]

Astrologie, cartomancie, voyance… : l’occulte revient en force chez les jeunes

De notre confrère femina.fr – Par Jessica Agache-Gorse

Virginie, 22 ans, ne prend aucune décision importante avant d’avoir tiré les cartes ; Hugues, 29 ans, a troqué le psy pour une voyante, et Mathilde, 31 ans, s’est empressée de regarder le thème astral de son bébé sur Internet à sa naissance. « C’est devenu important pour moi il y a cinq ans, quand je vivais à Paris. Stressée, un peu perdue, je cherchais des repères. J’ai l’impression que l’astrologie donne parfois des clés de lecture », explique-t-elle en précisant qu’aujourd’hui elle connaît le signe de la plupart de ses copines, mais aussi de ses collègues.

« On en parle souvent au boulot et on a vite fait de trouver des analogies entre un signe et une attitude : “Forcément, tu fais ça puisque tu es Scorpion !” C’est un truc de génération et mes collègues plus jeunes sont encore plus là-dedans ! »

En effet, prendre au sérieux la carte du ciel ou s’intéresser aux pratiques divinatoires n’a rien d’exceptionnel ni de risible pour la génération Z, à tel point que 69 % des 18-24 ans croient au moins en une parascience, contre 58 % pour l’ensemble des Français (1).

Un engouement porté par les réseaux sociaux

Conséquence ? Entre initiés, tous connaissent au minimum leur ascendant, leur signe astrologique chinois, leur chiffre en numérologie, voire les symboles des tarots. Amélie Fiol, 22 ans, n’imaginait tout de même pas en faire son métier : il y a trois ans, elle est devenue cartomancienne dans sa ville de Saône-et-Loire. « C’est mon père, prof d’histoire-géo, qui m’a appris à tirer les cartes quand j’avais 17 ans. Mon grand-père avait été le premier à le faire dans la famille, par curiosité, sauf qu’ensuite il a vu que ça marchait ! Moi, je n’aime pas parler d’un don, mais plutôt d’une capacité qu’il faut travailler. J’ai vraiment eu le déclic lors d’un live sur les réseaux sociaux, où de nombreuses personnes m’ont demandé de leur tirer les cartes. J’ai adoré ! » confie celle qui, désormais, cartonne, dans tous les sens du terme, sur TikTok avec plus de 420 000 abonnés, surtout des moins de 30 ans.

D’ailleurs, les réseaux sociaux participeraient largement à cet engouement générationnel pour les pratiques ésotériques, en particulier depuis la pandémie de Covid-19 : ils regorgent de propositions d’offres de voyance et de « mèmes » (photos, vidéos ou textes viraux) sur l’astrologie. Les rayons des librairies font aussi le plein, notamment de coffrets de cartes de divination appelées oracles.

Un besoin de se rassurer

tarot de Marseille
tarot de Marseille

Delphine Py (2) , psychologue spécialiste en TCC (thérapies comportementales et cognitives), estime que cette tendance, qui concerne aussi sa fille ado, traduit le besoin d’un « sentiment d’appartenance à une communauté ». N’oublions pas que l’adolescence – qui dure, selon certains scientifiques, jusqu’à 24 ans sur le plan cognitif – « est une période de reconfiguration du cerveau durant laquelle on commence aussi à se détacher fortement de sa famille et où l’on remet en question des choses apprises pour se tourner vers de nouveaux groupes, de nouveaux réseaux », complète Fabrice Clément (3), professeur en sciences cognitives à l’université de Neuchâtel. « Cela favorise un très fort intérêt pour toute une série de savoirs donnant du sens », juge-t-il. Dans ce cadre, les pratiques ancestrales bénéficieraient d’une aura particulière. « Ce qui est très ancien rassure, alors que l’on vit dans une société où prédomine un côté déshumanisé, trop technique, poursuit le chercheur. Il semble manquer quelque chose dans les relations humaines… »

Table de voyante avec 2 cartes de Tarot
Table de voyante avec 2 cartes de Tarot

Un peu de magie ? Pour Delphine Py, le recul des grandes religions dans nos sociétés occidentales aurait également laissé une forme de vide. « En psychologie, on sait désormais que les personnes croyantes sont plus résilientes et régulent mieux leurs émotions. Depuis le Covid-19, il y a eu aussi une perte de foi dans les institutions, la science, les médias », constate-t-elle. Dans ce chaudron, on ajoute une poignée de menace climatique, une louche de désillusion politique, un morceau de diffcultés économiques… pour obtenir une génération qui a besoin de se rassurer. « L’ésotérisme peut représenter une réponse pour certains, cela leur permet de gérer leur angoisse existentielle », décrypte la psychologue. Une façon de « réenchanter leur vie », risque Fabrice Clément.

L’ésotérisme peut être une réponse qui permet de gérer une angoisse existentielle

Des croyances décomplexées

Cartes de tarot
Cartes de tarot

« Je ne suis pas une illuminée qui a besoin de mettre des paillettes dans son existence parce que le monde est trop dur », s’offusque Jeanne, 26 ans, qui a l’intention d’allier ses études de psycho à ses connaissances en astrologie. Allison, influenceuse de 32 ans connue sous le nom Allyfantaisies, ne voit pas non plus le rapport avec une tentative de « réenchantement ». « Petite, je lisais déjà le point astro du programme télé, se souvient-elle. La différence, c’est qu’aujourd’hui les langues se délient. Les gens parlent plus facilement d’astrologie, de cartomancie, de guidances. Et on a moins l’impression de passer pour un fou lorsqu’on s’y intéresse. »

Elle n’a d’ailleurs pas hésité à confier à ses 222 000 abonnés sur YouTube qu’elle avait parfois recours à la voyance quand elle avait des doutes sur sa vie. Tandis qu’elle se penche sur les ascendants de son bébé, Mathilde, elle, rappelle qu’il y a quelques années le yoga ou la méditation étaient considérés comme « trop perchés ». Coline Pontet, 23 ans, créatrice de bijoux, dont des bracelets « astro », ne se reconnaît pas non plus dans une génération pétrie d’angoisses existentielles, ce qui pourrait expliquer son attrait pour le zodiaque. « Je trouve intéressant de savoir que, en tant que Taureau, je m’entends mieux avec les Bélier, signe de mon père et de ma meilleure amie. J’y crois sérieusement et, en même temps, je ne suis pas sûre-sûre, rigole-t-elle. Mais cela m’intrigue. »

Une énergie folle

Tous ne sont certes pas des pros du tirage de cartes ou des médiums dans l’âme. Pourtant, une simple curiosité de leur part vers des mondes rejetés par la science inquiète certains observateurs, qui redoutent des dérives sectaires, un cortège d’arnaques et l’émergence d’une génération en proie à la crédulité. Certains chiffres peuvent leur donner raison : alors que 16 % des 18-24 ans pensent qu’il est possible que la Terre soit plate, 19 % avancent que les pyramides ont été bâties par des extraterrestres et 49 % jugent que l’astrologie est une science4 . « Il y a des personnes très mal intentionnées sur TikTok », prévient la cartomancienne Amélie Fiol, qui réfute aussi l’existence d’une génération candide.

« Ce n’est pas de la naïveté. Au contraire, on est ouverts d’esprit et on essaie de voir plus loin ! » Une position comprise par Fabrice Clément, qui souligne que « cette curiosité est essentielle, symbole de l’énergie folle de la jeunesse ». Véronique, dont la fille de 25 ans dépense beaucoup d’argent dans l’achat de pierres protectrices, a du mal à y voir un bon signal. « Cela devient source de conflit à la maison », soupire-t-elle. Pourtant, Delphine Py le rappelle, « s’opposer à une attitude comporte le risque de la renforcer. Il faut plutôt essayer d’être à l’écoute sans juger ni critiquer.

L’idée est de comprendre ce que le jeune recherche et de l’amener à prendre un peu de recul, en lui expliquant, par exemple, ce qu’est l’effet Barnum », à savoir cette tendance à prendre pour soi ce qui nous arrange dans une description assez vague. On peut reconnaître aussi que cette génération est bien plus focalisée sur l’intériorité et a développé des compétences que la précédente ne possédait pas.

« Dans mon cabinet, je reçois des adultes qui ne savent pas définir ce qu’ils ressentent ni pourquoi ils se sentent mal, alors que les trentenaires ou moins savent s’écouter, hyper-focalisés sur leur intuition, très connectés à leurs besoins et à leurs ressentis », observe la psy. Il faudrait avoir une boule de cristal pour savoir ce que l’avenir en dira…

1. Sondage Ifop, 2020.

2. Auteure du Guide de ta santé mentale, Marabout, et créatrice de l’application Psynergy pour la santé mentale.

3. Auteur de la Fabrique des croyances chez l’enfant, Odile Jacob.

4. Etude Ifop pour la fondation Reboot et la Fondation Jean-Jaurès, diffusée début 2023.

Décoder le langage franc-maçon

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Quand nous sommes rentrés en franc-maçonnerie nous avons reçu un alphabet maçonnique, ce qui nous est fort utile pour communiquer par écrit. 

Nous l’utilisons quasiment tout le temps, surtout dans nos emails et particulièrement sur les réseaux comme WhatsApp. Nous vivons avec notre temps et rien de plus normal, nous l’avons intégré dans notre vie de maçon.

« PARLE PLUS BAS CAR ON POURRAIT BIEN NOUS ENTENDRE »

Mais qu’en est-il du langage parlé qui lui, se rattache plus aux notions de discrétion voire de secret…

C’est une sorte de pied de nez au monde profane et aussi une protection qui a pu être utilisée dans des moments graves de l’histoire. Heureusement, aujourd’hui nous en usons avec moins de gravité dans la vie quotidienne, essentiellement quand nous nous retrouvons dans des lieux ensemble, hommes et femmes de non appartenance à la franc-maçonnerie et frères et sœurs.

Nous y ajoutons alors des signes, gestes, attitudes  qui font que nous nous reconnaissons comme tel. Cependant nous sommes aussi, avec ces secrets, souvent l’objet de la une des articles marronniers ou « le buzz des vidéos »,  qui poussent comme des champignons.

 Je m’arrêterai là, au risque de passer pour un frère jaloux, car j’exerce un peu dans cette catégorie avec mes vidéos comme celle que je vous propose maintenant ci-dessous :

Soyons bref car il pleut !

Loge Athanor : 23 personnes aux assises

De notre confrère francetvinfo.fr

L’enquête a été ouverte en 2020, la police a mis au jour une organisation criminelle dont les principaux membres appartenaient à une loge maçonnique (depuis dissoute). Le parquet de Paris requiert le renvoi aux assises de 23 personnes dans l’affaire dite Athanor, a appris jeudi 30 mai franceinfo de source proche du dossier.

Ces personnes sont soupçonnées d’avoir participé à des projets criminels attribués à une vaste cellule liée à une loge franc-maçonne nommée Athanor. Parmi les personnes mises en cause figurent des agents de la DGSE et des anciens de la DGSI, certains sont des policiers et d’autres de simples exécutants. Ces membres sont à l’origine, à différents niveaux, de plusieurs agressions violentes et d’un meurtre. 

Tout commence en juillet 2020, lorsque des policiers sont avertis de la présence d’une Clio noire suspecte dans une ruelle de Créteil (Val-de-Marne). À l’intérieur, deux personnes. En les contrôlant, les agents découvrent une arme chargée et deux couteaux qui appartiennent à l’armée française. Les deux hommes sont des militaires, chargés de la surveillance d’un camp de la DGSE, la direction du renseignement extérieur. Leurs noms de code sont Adelar et Dagomar.

Cellule criminelle de grande ampleur

À partir de là, les policiers vont découvrir une cellule criminelle avec à sa tête deux hommes : l’un a une société de sécurité privée, l’autre est un ancien policier passé par les renseignements intérieurs. Tous les deux se sont rencontrés dans la loge maçonnique Athanor. À eux deux, ils vont mettre en place une cellule criminelle de grande ampleur. Le but : mettre à exécution les projets de vengeance de particuliers en échange de quelques dizaines de milliers d’euros. Les enquêteurs dénombrent pour le moment sept contrats au total qui vont de la simple surveillance à l’agression physique.

Parmi les victimes, un pilote de rallye dont le corps a été enterré en pleine forêt en 2019 pour une dette d’argent. Il y a également un syndicaliste jugé gênant par sa patronne qui envisage de le faire tuer. Une coach qui échappe de peu à un assassinat commandité par un concurrent professionnel. Ou bien encore, deux hommes politiques visés par des rivaux dans la course à la mairie d’une ville du Val-de-Marne.

À chaque fois, plusieurs personnes sont impliquées : des agents ou ex-agents des renseignements, des agents de sécurité privés, ou encore un policier soupçonné d’avoir consulté des fichiers confidentiels pour le compte d’Athanor. Lors de ses interrogatoires, l’un des principaux exécutants a avoué avoir été persuadé d’agir dans le cadre de missions secrètes pour l’État.

Après les réquisitions du parquet rendues publiques jeudi, ce sera désormais à la juge d’instruction en charge du dossier de rendre une décision sur la tenue d’un procès. 

Message du Grand Maître de la Grande Loge d’Espagne

La charité est l’un des piliers de la méthode maçonnique. La pratique de la philanthropie a toujours été une partie importante du travail des loges maçonniques et, dans leur tradition, elle était menée de manière secrète et anonyme. Les francs-maçons organisèrent des institutions pour le développement d’activités caritatives soutenues financièrement par les dons des Frères, tous enfants symboliques d’une veuve sans défense que les ouvriers des ateliers aident à faire avancer.

Je sais que nos Loges continuent de pratiquer ce noble art, traduisant l’effort personnel notable de chaque Frère en faveur des personnes dans le besoin, des banques alimentaires, des résidences pour personnes âgées, des Organisations Non Gouvernementales qui réalisent des projets à contenu social, etc.

Je dois maintenant vous informer d’une décision prise par le Conseil du Grand Recteur, liée aux actions caritatives de la Grande Loge d’Espagne – Grande Oriente Español.

Le Conseil du Grand Recteur a donné son accord à la relance de la Fondation Acacia, qui centralisera les tâches philanthropiques de la Grande Loge d’Espagne – Grande Oriente Español. Il s’agit d’une Fondation déjà existante, dont le Conseil d’Administration était composé d’anciens Maçons concernés de l’Ordre, mais qui était sans action depuis des années. Cette relance implique le renouvellement de son Conseil d’Administration, auquel participeront, entre autres, le Grand Trésorier, le Grand Hospitalier et le Grand Secrétaire de la Grande Loge d’Espagne – Grande Oriente Español, en plus des Grands Maîtres Provinciaux. La coordination du fonctionnement de la Fondation et de ses activités philanthropiques sera entre les excellentes mains de notre Frère José Luis Batista, dont l’expérience en tant que Président de la Croix-Rouge aux Îles Canaries est un gage de connaissance et de bonne compréhension.

Permettez-moi quelques brefs mots sur les résultats de notre dernière Assemblée extraordinaire tenue à Murcie le mois dernier, dont tous les membres de la Grande Loge d’Espagne – Grande Oriente Español ont déjà été informés par une lettre personnelle. Comme vous le savez tous, les propositions et les efforts visant à répondre aux besoins locaux de la Grande Loge d’Espagne dans toutes les provinces maçonniques sont déjà en cours. Les efforts de la Grande Commission du patrimoine ont été et sont louables, et je tiens ici à les remercier encore une fois. En plus d’exprimer mon admiration à tous les Frères qui continuent à travailler dans ce processus de changement de notre Institution : vous êtes tous formidables.

MRH Txema Oleaga Zalvidea, MRGM du GLE

« Le Couteau » : La résilience de Sir Salman Rushdie face à la barbarie

Souvenez-vous, ici-même, le 15 juillet 2022 dans notre article « 15/07/1978 : Fatwa contre la Franc-Maçonnerie », nous apportions notre plein et entier soutien à Sir Ahmed Salman Rushdie, romancier de renom d’origine musulmane adopté par l’Angleterre et auteur de « The Satanic Verses » (Les Versets sataniques) que certains philosophes demandent que lui soit attribué le prix Nobel de littérature. Nous tenions, alors, à rappeler la fatwa lancée contre la franc-maçonnerie. Afin que nul Franc-Maçon, en tout cas les plus jeunes, ne l’ignore…

Le franc-maçon se doit de lutter contre l’ignorance, l’obscurantisme, l’intégrisme religieux, et autres maux.

Le franc-maçon, guidé par les principes de liberté, de fraternité et de progrès, a pour devoir de s’opposer fermement à divers maux qui menacent la société. Parmi ceux-ci, l’ignorance, l’obscurantisme, l’intégrisme religieux, et d’autres formes de fanatisme ou de sectarisme.

L’ignorance est un ennemi premier, car elle empêche l’épanouissement intellectuel et spirituel de l’individu. Le franc-maçon cherche à éclairer les esprits par l’éducation, la transmission de connaissances et la promotion de la pensée critique.

L’obscurantisme, qui vise à maintenir les peuples dans l’ignorance pour mieux les contrôler, est également combattu avec ferveur. En valorisant la lumière de la raison et de la science, le franc-maçon œuvre à dissiper les ténèbres de la superstition et des fausses croyances.

L’intégrisme religieux représente une menace directe à la liberté de conscience et à la diversité des pensées. Le franc-maçon défend la laïcité et le respect des croyances individuelles, tout en s’opposant à toute forme de radicalisme qui cherche à imposer une vision unique du monde.

Le frérisme et tous leurs idiots utiles en France, ou tout autre forme de sectarisme et d’exclusion, va à l’encontre des valeurs de fraternité universelle prônées par la franc-maçonnerie. En s’engageant pour l’inclusion et la tolérance, le franc-maçon lutte contre les divisions et les discriminations qui minent le tissu social.

Ainsi, le franc-maçon se doit d’être un acteur actif et vigilant dans la défense de la liberté, de la connaissance et de l’humanisme, contre toutes les forces qui tentent de les anéantir.

« Il était essentiel que j’écrive ce livre : une manière d’accueillir ce qui est arrivé, et de répondre à la violence par l’art. Pour la première fois, Salman Rushdie s’exprime sans concession sur l’attaque au couteau dont il a été victime le 12 août 2022 aux États-Unis, plus de trente ans après la fatwa prononcée contre lui. »

Ainsi commence la quatrième de couverture de ce livre qui est dédié aux hommes et aux femmes qui lui ont sauvé la vie.

D. R. – Source https://www.lorientlejour.com/

Le Couteau est un ouvrage poignant et introspectif de Salman Rushdie, dans lequel il revient sur la tentative d’assassinat dont il a été victime le 12 août 2022 aux États-Unis, plus de trente ans après la fatwa prononcée contre lui. À travers ce livre, Salman Rushdie explore les thèmes de la violence, de la résilience, et de la puissance de l’art et de la littérature comme moyens de survie et de renaissance.

Salman Rushdie ouvre son livre en décrivant avec une précision clinique l’attaque elle-même : les événements de ce jour fatidique, les sensations physiques et émotionnelles qu’il a ressenties, et l’impact immédiat sur sa vie. Cette première partie est marquée par une écriture crue et directe, sans concession, plongeant le lecteur dans l’horreur de l’instant.

Après le choc initial, Salman Rushdie aborde la longue période de convalescence qui a suivi. Il décrit les douleurs physiques, les difficultés psychologiques, et le processus lent et souvent frustrant de la reconstruction. Cette section du livre est empreinte d’une grande vulnérabilité, montrant l’auteur non seulement comme une figure publique, mais aussi comme un homme confronté à sa propre fragilité.

Signature de Salman Rushdie

L’un des aspects les plus puissants de Le Couteau est la réflexion de Salman Rushdie sur la nature de la violence et la réponse artistique à celle-ci. Il explore comment l’acte de création peut être une forme de résistance et de réaffirmation de la vie face à la tentative de destruction. À travers des anecdotes personnelles et des références littéraires, Salman Rushdie démontre que l’art peut transformer la douleur en quelque chose de beau et de signifiant.

La littérature, pour Salman Rushdie, est un espace de liberté absolue. Il raconte comment l’écriture l’a aidé à surmonter les moments les plus sombres et à trouver un sens et un espoir malgré tout. Le livre se veut aussi un hommage à la littérature en tant qu’outil de compréhension, de guérison et de communication humaine.

Malgré la gravité du sujet, Le Couteau se termine sur une note d’espoir. Salman Rushdie parle du miracle d’une seconde chance, de la capacité de l’esprit humain à se relever après des épreuves traumatisantes, et de l’importance de l’amour et de la solidarité dans ce processus. Il célèbre la vie et la résilience humaine, offrant au lecteur un message inspirant et optimiste. Le Couteau est un livre d’une rare intensité émotionnelle et intellectuelle. Salman Rushdie, avec sa plume incisive et sa profonde humanité, nous offre un témoignage bouleversant de son expérience traumatisante et de sa renaissance. Ce livre est non seulement un récit personnel de survie, mais aussi une réflexion profonde sur la violence, l’art, et la capacité de l’esprit humain à triompher des adversités les plus terribles.

Ce livre est indispensable pour celles et ceux qui s’intéressent à la littérature contemporaine, aux questions de liberté d’expression et de résilience personnelle. La qualité d’écriture de Salman Rushdie, associée à sa capacité à traiter des sujets complexes avec clarté et sensibilité, fait de Le Couteau une lecture inoubliable et profondément enrichissante. En rendant hommage à la force indomptable de l’art et de l’amour, Salman Rushdie nous rappelle que, même dans les moments les plus sombres, il existe toujours une lueur d’espoir. Le romancier lève le voile sur la longue et douloureuse traversée pour se reconstruire après un acte d’une telle violence ; jusqu’au miracle d’une seconde chance. Le Couteau se lit aussi comme une réflexion puissante, intime et finalement porteuse d’espoir sur la vie, l’amour et le pouvoir de la littérature. C’est également une ode à la création artistique comme espace de liberté absolue.

La presse en parle ! C’est vrai et elle ne s’y est pas trompée. Du Figaro à Télérama, en passant par Le Point ou Les Inrocks.

Dans nos lectures, nous ne revenons jamais assez sur la présentation du traducteur, dont le rôle est crucial pour transmettre l’essence d’une œuvre à travers les barrières linguistiques. Gérard Meudal, traducteur de Le Couteau-Réflexions suite à une tentative d’assassinat,  mérite une reconnaissance particulière.

Gérard Meudal

Gérard Meudal fut journaliste à Libération de 1982 à 1996, où il a marqué son passage par une plume incisive et un regard acéré sur le monde littéraire. Par la suite, il a collaboré avec Le Monde des Livres, se spécialisant notamment dans la chronique des romans policiers, un domaine exigeant qui demande une compréhension fine des nuances narratives et des subtilités de la langue.

En tant que traducteur, Gérard Meudal a su s’imposer par son talent et son dévouement. Il a traduit de nombreux auteurs de renom, dont Joseph O’Connor, et ses traductions sont reconnues pour leur fidélité et leur fluidité. Son expertise lui a valu une place au sein du jury du prix Laure-Bataillon, l’un des plus prestigieux prix de traduction en France, récompensant chaque année la meilleure traduction littéraire.

Salman Rushdie en 2014

L’apport de Gérard Meudal à la version française de Le Couteau est inestimable. Grâce à son travail minutieux, les lecteurs francophones peuvent apprécier pleinement la profondeur et la complexité des réflexions de Salman Rushdie sur la violence, la résilience, et le pouvoir de la création artistique.

Nous en profitons aussi pour présenter la célèbre Collection Blanche de Gallimard

La Collection Blanche de Gallimard, créée en 1911 avec les premiers titres des Éditions de la Nouvelle Revue française, est une prestigieuse collection de littérature et de critique françaises. Sa désignation provient de la teinte crème de sa couverture, contrastant avec les couleurs vives des éditeurs du début du siècle. Reflétant les choix du comité de lecture sans avoir de directeur attitré, la «Blanche» a également accueilli, jusqu’en 1950, de grands titres étrangers en tirage de tête.

Cette collection emblématique a été récompensée par de nombreux prix littéraires : 32 prix Goncourt, 29 prix Femina, 15 prix Renaudot, 10 prix Médicis, 14 prix Interallié, 27 Grands Prix du Roman de l’Académie française et 4 prix du Livre Inter, marquant ainsi son influence et son excellence dans le paysage littéraire.

Le Couteau-Réflexions suite à une tentative d’assassinat

Salman Rushdie – Traduit de l’anglais par Gérard Meudal

Gallimard, Coll. Blanche, 2024, 272 pages, 23 €

Le bandeau de l’ouvrage