Justement j’en parlais à ma femme, aurait pu dire un certain Lieutenant Colombo.
Cet acteur n’illustre pas à mon avis ce proverbe, sauf par le fait qu’il mit son grand talent au service de sa carrière avec son handicap visuel qui le suivit toute sa vie. On le sait, on peut faire dire tout et son contraire aux proverbes comme « L’habit ne fait pas le moine » mais « la plume fait l’oiseau » me direz-vous !
En général cette expression « Au royaume des aveugles… » n’est pas flatteuse pour les borgnes qui se trouvent dans ce cas et sur le devant de la scène un peu contre leur volonté, ce qui fait ressortir bien souvent leur médiocrité ou plutôt leur ignorance.
A mon avis, une affirmation pleine de vérité, tirée d’une chanson de Léo Ferré se rapproche plus de ce proverbe, et je la garde à l’esprit:
«Ces gens qui en devenant publiques deviennent intelligents! »
LÉO FERRÉ
Cependant je ne vais pas m’en sortir comme cela, j’ai ouvert une porte !
Je suis sorti des ténèbres et j’ai reçu la lumière.
Le borgne n’a reçu qu’un faisceau de lumière, mais on a l’impression que c’est amplement suffisant pur lui et pour cohabiter avec les aveugles qui l’entourent et qui l’adulent.
Et nous, qui commençons à perdre la vue, nous qui ne voyons plus, nous qui devenons aveugles, ne vivons-nous pas dans un monde entouré de borgnes qui semblent vouloir nous diriger ?
Noir, blanc, lumière, le spectacle maçonnique commence!
« Après l’élection… », cette carte postale ancienne (CPA), signée par l’artiste Steegle offre une représentation allégorique et symbolique particulièrement riche et critique de la situation politique et sociale après une élection.
La description et l’interprétation de cette CPA
La scène représentée : Au centre de l’illustration, nous observons un personnage à la barbe fournie, vêtu d’un costume, qui semble prendre la parole ou donner des instructions. À sa droite, une table est chargée de symboles maçonniques tels que des équerres, des compas, des colonnes, et un crâne. Ces symboles sont traditionnellement associés à la franc-maçonnerie et évoquent des idées de pouvoir, de secret et de connaissance cachée.
Les personnages
Le Président et les symboles
Le personnage central, identifié comme le président, est vêtu d’un costume formel et se tient dans une posture solennelle, prêtant serment sur une table chargée de symboles maçonniques : l’équerre, le compas, les colonnes et un crâne. Ces outils et symboles sont traditionnellement associés à la franc-maçonnerie et symbolisent des concepts tels que la rectitude, la moralité, la connaissance cachée et la mortalité.
Les autres personnages et éléments :
À gauche de l’image, un vieil homme pointe du doigt vers le président, suggérant soit une figure critique, soit un conseiller divulguant ou dénonçant des vérités cachées.
Une figure ailée, également à gauche, pourrait symboliser la vérité, la liberté ou un ange de la mort, ajoutant une dimension mystique et dramatique à la scène.
En arrière-plan, des figures floues représentent peut-être le public, les électeurs, ou des forces invisibles influençant la politique.
Les symboles maçonniques
La présence de ces symboles évoque une critique des structures de pouvoir cachées et des manipulations derrière les coulisses du pouvoir politique. L’équerre et le compas sont des outils typiquement associés à la franc-maçonnerie, symbolisant la rectitude et la moralité. Le crâne sur la table ajoute une touche macabre, peut-être une référence à la mortalité et aux conséquences graves des décisions politiques.
Notre regard sur « Après l’élection… »
Cette œuvre utilise des éléments visuels puissants pour délivrer un message critique sur la politique post-électorale. L’auteur semble suggérer que, après les élections, les véritables forces de pouvoir ne sont pas celles visibles au grand jour, mais celles opérant dans l’ombre, influençant et contrôlant les résultats pour leurs propres intérêts.
L’artiste utilise une approche satirique pour dénoncer la corruption et l’hypocrisie du système politique. Le titre « Après l’élection… » laisse entendre que ce qui se passe après les élections est souvent plus révélateur que la campagne électorale elle-même, mettant en lumière les véritables intentions et manœuvres des dirigeants.
Elle illustre un moment post-électoral où le président fraîchement élu prête serment sur des symboles francs-maçons. Cette image soulève des questions sur les influences et les allégeances cachées derrière les figures politiques.
Description avers
La scène se déroule dans un environnement sombre et mystérieux, évoquant une ambiance de cabinet de réflexion. Le personnage central, identifié comme le président, est représenté en train de prêter serment. Il est entouré de symboles francs-maçons, tels que l’équerre et le compas, les colonnes et un crâne, placés sur une table au centre de l’image. Ces symboles sont des représentations traditionnelles associées à la franc-maçonnerie, impliquant des concepts de secret, de pouvoir, et de connaissance.
La collection répertoriée par Francis Cévènes
Cette carte postale fait partie de la collection répertoriée par Francis Cévènes dans son ouvrage La Franc-Maçonnerie à la Belle Époque par la carte postale. Cet ouvrage fascinant, réédité en 2008 par A L’Orient, rassemble une collection exceptionnelle de plus de 270 cartes postales, superbement reproduites en quadrichromie, offrant un aperçu visuel et historique de la franc-maçonnerie à la Belle Époque. Francis Cévènes est un éminent historien et auteur français, reconnu pour ses travaux sur la franc-maçonnerie et son influence culturelle et sociale à différentes époques. Titulaire d’un poste de professeur d’histoire, Francis Cévènes a consacré une grande partie de sa carrière académique à l’étude approfondie des sociétés secrètes, avec une attention particulière portée à la franc-maçonnerie.
Francis Cévènes réussit à offrir une œuvre à la fois instructive et captivante. Ici et maintenant, il y décrit la scène comme celle où le président, dans une sorte de cabinet de réflexion, prête serment sur les outils et symboles de la franc-maçonnerie.
Selon lui, cette illustration vise à montrer l’influence cachée de la franc-maçonnerie sur les dirigeants politiques de l’époque. Le cabinet de réflexion, souvent utilisé dans les rites initiatiques maçonniques, symbolise un lieu de méditation et de prise de conscience, où les initiés réfléchissent à leurs engagements et à leurs responsabilités.
Une analyse symbolique
Cette carte postale utilise des symboles puissants pour critiquer la politique post-électorale. Le fait que le président prête serment sur des symboles maçonniques suggère une allégeance à des pouvoirs occultes et secrets. L’équerre et le compas représentent la rectitude et la moralité, tandis que le crâne évoque la mortalité et la vanité des ambitions humaines.
La scène entière peut être vue comme une satire de la politique, où les promesses et les serments faits en public cachent souvent des influences et des obligations secrètes. Elle invite les spectateurs à questionner l’intégrité et les véritables motivations de leurs dirigeants.
Biographie de Steegle, le dessinateur
Malheureusement, il semble difficile de trouver des informations détaillées sur Steegle, l’auteur de ce dessin. Son nom indique un artiste dont le travail pourrait avoir été consacré à la critique sociale et politique, comme en témoigne cette carte postale. Il est probable que Steegle soit un pseudonyme utilisé par un illustrateur ou un caricaturiste pour des publications de nature satirique ou critique à une époque où les artistes employaient souvent des pseudonymes pour protéger leur identité.
L’usage des symboles maçonniques et la thématique politique suggèrent que Steegle était bien informé des courants intellectuels et des mouvements sociaux de son temps. Il a utilisé son art pour offrir une réflexion mordante sur les dynamiques de pouvoir et pour inciter ses contemporains à une prise de conscience critique de leur environnement politique.
Cette CPA est une pièce riche en symbolisme et en critique sociale, capturant avec acuité l’atmosphère de suspicion et de désillusion qui peut suivre les élections. Le travail de Steegle mérite d’être reconnu comme une contribution importante à la tradition de la satire politique et sociale.
Une CPA antimaçonnique ?
Une CPA antimaçonnique est une carte postale qui exprime des sentiments, des idées ou des propagandes opposées à la franc-maçonnerie. Ces cartes postales étaient particulièrement populaires durant la fin du XIXe siècle et le début du XXe, période durant laquelle la franc-maçonnerie était souvent la cible de critiques et de théories du complot.
C’est ainsi qu’« Après l’élection… » par Steegle peut être vue comme une critique de la franc-maçonnerie, suggérant que les politiciens sont influencés par des allégeances maçonniques secrètes.
Gardons à l’esprit que dans une période où la franc-maçonnerie était perçue comme une menace à l’ordre établi, ces cartes postales servaient d’outils de propagande pour des mouvements politiques, religieux ou sociaux opposés à l’art royal . Les CPA antimaçonniques sont des témoignages visuels et historiques des attitudes hostiles envers la franc-maçonnerie. Elles offrent un aperçu des stratégies de propagande et des préjugés culturels de l’époque, et restent des objets d’étude importants pour comprendre les dynamiques sociales et politiques des périodes concernées
Le secrétaire exécutif de Justice et Citoyenneté, Raul Christiano, a reçu ce mercredi (31/07) le président du Conseil pour la participation et le développement de la communauté noire (CPDCN), Gil Marcos Clarindo dos Santos, accompagné d’Alexandre Arantes et Fernando Benedito Martins, représentants de l’institution maçonnique afro-américaine Prince Hall de São Paulo.
A cette occasion, tous deux ont analysé la présence noire dans la franc-maçonnerie traditionnelle au Brésil et le travail réalisé par l’entité aux États-Unis, qui pourrait devenir un canal pour élargir cette participation dans le pays.
Au cours de la réunion, Raul Christiano a expliqué que le ministère mène plusieurs actions liées à la promotion des droits humains des populations vulnérables, de l’égalité raciale et a souligné, outre le CPDCN et la Coordination Nationale des Politiques pour la Population Noire, le travail du Groupe Interreligieux. Forum , un programme SJC qui rassemble plus de 30 segments religieux diffusant la culture de la paix.
« Prince Hall peut vraiment jouer un rôle très efficace en renforçant la présence des Noirs dans la franc-maçonnerie à São Paulo et au Brésil. Comptez sur notre soutien pour arbitrer le rapprochement avec le Conseil de la Communauté Noire, le plus ancien du pays, ainsi qu’avec le Forum interreligieux»
La première impression de L’œuvre Monsieur Hertz habite dans le faux plafond de son bureau de Philippe Benhamou m’a plongé dans une atmosphère lourde…
En effet, le nom de famille Hertz, d’origine alsacienne et souvent porté par des Israélites, signifie « cœur » et désigne un homme sensible et courageux. Ce choix de nom pour le protagoniste n’est pas anodin et porte en lui des résonances profondes. Je me suis alors imaginé dans un cadre historique sombre, nous transportant à Paris en 1942. Durant cette période, le héros pourrait être la cible des rafles antijuives orchestrées par le régime collaborationniste de Vichy.
Puis, à son arrivée dans son bureau, l’ambiance nauséabonde rappelle celle de la Stasi en Allemagne de l’Est, instaurant une atmosphère de surveillance et de répression. Cette atmosphère étouffante, combinée à la menace constante d’arrestation et de déportation, crée en moi une tension palpable qui m’a traversé quelques instants. Avec, dès les premières pages, une oppression psychologique intense, qui me préparait à plonger dans les méandres d’un récit aussi captivant qu’angoissant.
Puis, à travers Monsieur Hertz, qui était à sa tâche, à savoir la vérification des factures et de leurs paiements, Philippe Benhamou nous offre une réflexion poignante sur la condition humaine et avec ce roman magnifique transporte le lecteur dans une époque tout en lui offrant une analyse fine et émouvante des sentiments humains.
Nous allons tenter de mettre en lumière les thèmes et les intrigues potentiels de chaque chapitre, tout en offrant un aperçu de l’auteur et de l’éditeur, enrichissant ainsi la compréhension globale de l’œuvre.
Mais avant tout, revenons au titre lui-même avec l’écriture des termes « et autres nouvelles » en plus petit dans le titre, pouvant être expliquée par plusieurs raisons liées à la structure littéraire, à l’édition, et à la perception des lecteurs. Tout d’abord, cela permet de focaliser l’attention du lecteur sur la nouvelle principale « Monsieur Hertz habite dans le faux plafond de son bureau ». Ce titre captivant et intrigant est ainsi mis en avant, attirant immédiatement l’œil et suscitant la curiosité. Les autres nouvelles sont ainsi présentées comme un complément, une valeur ajoutée à l’histoire principale. Ainsi, la nouvelle mentionnée en premier est probablement la pièce maîtresse du recueil !
Clarté et lisibilité – facilitant la lecture rapide et la mémorisation du titre –, équilibre esthétique – couverture plus attrayante et dynamique – et raisons marketing – capter l’attention des potentiels acheteurs dès le premier regard ; valoriser l’ensemble du recueil ; renforcer l’identité du livre – sont les atouts de ce titre rendant le livre plus enchanteur. Belle stratégue éditoriale. Bien joué mon très cher Philippe !
L’œuvre Monsieur Hertz habite dans le faux plafond de son bureau intrigue dès le premier coup d’œil de la table en fin d’ouvrage. La diversité des titres de chapitres promet un voyage littéraire riche et varié. Chaque titre semble annoncer une histoire unique, remplie de personnages et de situations insolites, invitant le lecteur à plonger dans un univers narratif complexe et fascinant.
Le premier chapitre intitulé « Monsieur Hertz habite dans le faux plafond de son bureau »
nous plonge directement dans une atmosphère kafkaïenne. Monsieur Hertz, personnage principal, vit une existence recluse et étrange, caché dans le faux plafond de son propre bureau. Cette situation absurde symbolise peut-être la pression et l’isolement ressentis dans le milieu professionnel moderne, où le besoin de se cacher pour échapper au stress devient une métaphore frappante de la vie contemporaine. Le cadre claustrophobique et la quête de sens de Hertz rappellent les dilemmes existentiels et l’aliénation décrits par Kafka, créant une tension palpable et une réflexion profonde sur la condition humaine.
La vie est souvent décrite comme une tapisserie complexe, où chaque fil représente un événement ou une décision. « Les mailles du destin » explore ce concept, en se concentrant sur les moments clés qui tissent le destin d’un individu. Les personnages sont probablement confrontés à des choix cruciaux qui définiront leur avenir, rappelant la fragilité et l’imprévisibilité de la vie. Les entrelacements des destins individuels évoquent la manière dont les petites actions peuvent entraîner des conséquences imprévues et majeures, semblable aux intrigues intriquées et souvent fatales que l’on trouve dans les récits kafkaïens.
Ensuite, le titre du chapitre « Saintes Touches, priez pour nous ! » évoque une juxtaposition intrigante entre le sacré et le profane, la technologie moderne et la spiritualité, avec une certaine ironie religieuse. Sans doute comprise comme une critique des dépendances modernes telles que la technologie. Ce chapitre explore les paradoxes de notre société numérique, où les « Saintes Touches » des claviers et des écrans gouvernent nos vies, transformant la prière traditionnelle en une quête désespérée de connexion virtuelle. Cette réflexion sur l’aliénation par la technologie pourrait rappeler la manière dont Kafka dépeint les bureaucraties aliénantes et les structures oppressives.
« Les petits oiseaux sur le rebord de la fenêtre du salon »… Avec ce titre poétique, Philippe Benhamou invite à la contemplation. Les petits oiseaux pourraient symboliser la liberté ou l’innocence perdue. Ce chapitre est une pause dans la narration, un moment de réflexion sur la beauté simple de la nature, contrastant avec les complexités et les tensions des autres chapitres. La juxtaposition de l’ordinaire et du merveilleux rappelle comment Kafka insère des moments de beauté et de rêve dans ses récits sombres.
En explorant le mariage à un âge plus avancé, « Mariage plus vieux, mariage heureux » brise les stéréotypes sur l’amour et la relation. Ce titre choisi à dessein par Philippe Benhamou est un jeu de mots astucieux sur le dicton populaire « Mariage pluvieux, mariage heureux », une transformation subtile mais significative du dicton original changeant le contexte et la signification de la phrase, ajoutant une couche de profondeur et de réflexion.
Ancré dans notre culture, le dicton « Mariage pluvieux, mariage heureux » signifie qu’un mariage célébré sous la pluie est de bon augure. La pluie symbolise la fertilité, la purification et le renouveau, augurant ainsi un avenir prospère pour le couple. En le transformant en « Mariage plus vieux, mariage heureux », Philippe Benhamou joue sur les attentes du lecteur. Cette variation apporte une nouvelle perspective, suggérant que les mariages contractés à un âge plus avancé peuvent également être porteurs de bonheur et de réussite… Ce chapitre promet une exploration de la maturité émotionnelle et de la sagesse qui viennent avec l’âge, suggérant que le bonheur conjugal peut être atteint à tout moment de la vie. Cette exploration des relations humaines et des espoirs persistants peut être vue comme un contrepoint aux souvent sombres explorations de l’isolement dans les œuvres de Kafka.
Le bilboquet, jeu d’adresse ancien, est une métaphore puissante pour le désir humain. Ce chapitre « Le bilboquet du désir », sixième de la table des matières, traite des jeux de séduction et des dynamiques complexes du désir, où l’habileté et la chance jouent un rôle crucial dans la quête de satisfaction. La complexité et l’absurdité des relations humaines, thèmes chers à Kafka, sont explorées à travers des interactions subtilement décrites et des désirs souvent inavoués.
« L’impossible quête d’Alain Mifigue » est titre qui promet une aventure ou une introspection profonde. Alain Mifigue est un personnage en quête de quelque chose d’inatteignable, que ce soit une vérité intérieure, un amour perdu ou une réalisation personnelle. Ce chapitre est chargé d’émotions et de réflexions philosophiques, à la manière des quêtes kafkaïennes où le protagoniste se heurte constamment à des obstacles insurmontables, symbolisant souvent l’absurdité de la condition humaine.
« La théorie du beurre parfait » ! Le beurre, élément fondamental et quotidien, devient ici un symbole de perfection et de quête métaphysique. Ce chapitre offre une réflexion sur les obsessions humaines pour la perfection dans les choses simples et ordinaires, révélant la beauté dans l’imperfection. Cette quête pour la perfection, souvent futile, rappelle les luttes kafkaïennes contre des systèmes intransigeants et des idéaux inatteignables.
« Rédiger, imprimer et disparaître » rend un hommage aux écrivains et aux créateurs, explorant ainsi le processus créatif et l’éphémère nature de la notoriété littéraire. La disparition suggère une réflexion sur la postérité et l’impact durable des mots. La précarité de la création et la quête de reconnaissance peuvent être comparées à l’éphémère succès et à l’incompréhension souvent ressentis par les personnages de Kafka.
L’auteur nous amène « À la recherche d’Arlette », une femme non pas d’aujourd’hui mais de ses souvenirs, « toujours jeune avec le soutire qui lui avait tant plu… » Été 46.
Arlette, Courot de son nom de famille, est donc ce personnage mystérieux ou perdu, dont la recherche devient une quête symbolique pour le narrateur. Ce chapitre explore les thèmes de la perte, de la mémoire et de la nostalgie, avec un accent sur l’importance des relations humaines. Cette quête reflète les recherches infructueuses des personnages kafkaïens, qui souvent poursuivent des objectifs insaisissables et sont hantés par des souvenirs et des désirs inaccessibles.
« Les berceaux vides de Geneviève Montignac » reste un titre poignant qui évoque immédiatement la perte et le chagrin. Ce chapitre, qui cite nommément le nom de celle qui est la secrétaire du chef du Service central de sécurité – la seule qui venait parler de temps en temps à monsieur Hertz –, est probablement le plus émouvant, traitant de la douleur de la perte d’un enfant ou de l’incapacité à en avoir. Il offre une réflexion profonde sur la maternité, la féminité et la résilience face à la tragédie. L’exploration de la souffrance personnelle et de la désolation résonne fortement avec les thèmes de solitude et de désespoir omniprésents dans les œuvres de Kafka.
Philippe Benhamou, la bio
Philippe Benhamou, éminent romancier, essayiste et spécialiste de la franc-maçonnerie, a forgé une carrière diversifiée et prolifique. Titulaire d’un doctorat en intelligence artificielle, il est depuis 1991 membre actif de la Grande Loge de France. Cocréateur de la webradio RadioDelta, il anime l’émission « 123 Soleil » et contribue régulièrement à la revue Franc-maçonnerie magazine.
Ses œuvres littéraires couvrent une gamme variée, des romans aux essais, en passant par des articles et des ouvrages humoristiques. Parmi ses publications notables, on retrouve Tamino et Pamina – les fiancés des Buttes-Chaumont (Code9, 2023). Son roman Madame Hiramabbi – la concierge de la rue des trois frères (Éditions Dervy, 2014) a été récompensé par le Prix Cadet Roussel en 2014 des Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal qui récompense annuellement des œuvres littéraires ou des contributions remarquables dans le domaine de la franc-maçonnerie et de l’ésotérisme.
Philippe Benhamou a également coécrit plusieurs ouvrages de référence sur la franc-maçonnerie, tels que La franc-maçonnerie pour les nuls(avec Christopher Hodapp) et Les grandes énigmes de la franc-maçonnerie. Son humour et sa verve se retrouvent dans des œuvres comme Cahier de brouillon pour francs-maçons s’ennuyant en Loge et, avec Jean-Laurent Turbet L’à-peu-près Dictionnaire de la franc-maçonnerie… à l’usage des ignorants des pissefroids et des nantis.
En plus de ses livres, Philippe Benhamou a publié de nombreux articles dans des revues spécialisées et a contribué à des collectifs littéraires, enrichissant ainsi la réflexion et la compréhension de la franc-maçonnerie et de l’aviation. Ses contributions lui ont valu des distinctions, notamment une mention spéciale du jury au concours de nouvelles des Rencontres aéronautiques de Gimont en 2011.
Présentation de l’Éditeur, conformément à nos us & coutumes…
Quelle la ligne éditoriale des Éditions du Palio ?
À cette question rituelle posée aux éditeurs, leur réponse est singulière : « nous n’avons pas de ligne éditoriale figée.
Ce qui anime Les Éditions du Palio depuis dix-huit ans, c’est une profonde sympathie.
Sympathie envers l’auteur, pour le sujet qu’il traite, pour sa démarche créative, et pour son style unique.
L’un des plaisirs exquis de notre métier réside dans l’estime que nous portons à des auteurs dont nous ne partageons pas nécessairement toutes les idées.
La certitude que la publication de leur ouvrage marquera un moment significatif dans leur vie nourrit notre sympathie éditoriale.
C’est ainsi que s’engage un processus de cocréation, embrassant les sujets les plus variés et les formats les plus divers. »
Monsieur Hertz habite dans le faux plafond de son bureau et autres nouvelles
Philippe Benhamou –Éditions du Palio, 2024, 196 pages, 16, 90 €
Le sémantisme latin *lim-exprime, sans surprise, l’idée de limite, c’est-à dire la ligne qui matérialise un changement entre deux espaces, un passage, au risque d’une transgression. De toute façon une cohabitation entre deux entités différentes, disparates, limitrophes.
Le limes historique, dans la géographie romaine antique, c’est le chemin qui borde un champ, puis l’espace entre deux cultures, celle de la romanité face à la menace de l’assaillant germanique potentiel, ou celle des occupants des brumes nordiques. On peut encore en voir la matérialisation dans le mur que l’empereur Hadrien, vers l’an 120 de notre ère, fit ériger entre l’Angleterre et l’Ecosse, en rempart contre les Pictes au Nord.
Une zone-tampon, no man’s land entre deux douanes, un paradis pour les lapins qui pullulaient entre les deux espaces berlinois, avant la chute du Mur.
*Limen, c’est le seuil, dont on élimine tout intrus. Les préliminaires permettent une approche sans heurts entre deux interlocuteurs, un sas de dédramatisation et d’apaisement, avant le franchissement du seuil, le passage sous le linteau, matériel ou symbolique.
Le seuil, même s’il a perdu son ancienne valeur symbolique, exprimait initialement le début – ou la fin – de quelque chose, la « limite marquant le passage à un autre état ». Se placer sur le seuil, avant d’entrer, c’est se mettre sous la protection du maître de maison. Lieu très craint, respecté, habité de divinités sourcilleuses, voire agressives, enclines à se sentir violées parce que piétinées par un étranger.
Divinités gardiennes d’une porte, qui participe du sémantisme de l’« épreuve » à traverser, parfois impossible comme l’aporie philosophique. Incursion toujours empirique dans un domaine encore inconnu. Potentiellement périlleux.
Bien imprudent quiconque fait fi du risque physique et magique que constitue le franchissement des limites.Risque de la « transgression », le fait de marcher à travers, vers un au-delà de la limite. Qui fait, même inconsciemment, changer de statut.
Nos sociétés contemporaines ont, dramatiquement, oublié les valeurs et la nécessité incontournable de la limite. Entre le silence de l’intime et sa divulgation bavarde, entre la pensée lentement mûrie et son immédiate expression sans frein. « Bah, c’est que des mots ! », entend-on à l’envi, à titre de justification décomplexée de tout excès verbal.
Parce qu’on n’a pas conscience du sublime !
*Limis, en latin, signifie « oblique », reprenant ainsi l’idée d’un mouvement qui n’est pas vertical, direct et sans obstacle. Parce que la limite existe, même symbolique.
Ainsi faut-il se méfier du message subliminal, sous la limite de la conscience, qui induirait des actes litigieux.
Le sublime désigne ce qui s’élève en pente, monte en ligne oblique, suspendu en l’air. Dans la décantation alchimique, c’est l’élément volatil qui se dissocie de l’ensemble de la matière, sous l’effet de la chaleur.
Sensation d’une dissociation dans la légèreté par rapport à la pesanteur de la réalité. Métamorphose vers un horizon qui permet de dépasser la pusillanimité du quotidien, la répétition sans grâce de l’ordinaire, ce qui offre la perspective d’une espérance propre à soulever l’insurmontable. Un envol lumineux, une utopie en marche, pourquoi pas ?
« Je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but, à ce but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère ! »
Victor Hugo, Discours sur la misère à l’Assemblée nationale, 9 juillet 1849
Annick DROGOU
Pour décrire la beauté, nos mots seront-ils toujours insuffisants, trop petits, en retard au rendez-vous infiniment espéré avec la beauté ? Et pourtant on ne cesse de vouloir contempler cette beauté, l’atteindre dans sa splendeur qui est sublime jusqu’à tutoyer les étoiles. Jusqu’à la limite. Jusqu’à se substituer à toutes les actions, à les sublimer.
Sublime, comme un en-dessous qui est déjà au-dessus. Un trop qui dit encore assez. Un lieu que l’intelligence réflexive ne peut atteindre. Un lieu où on ne peut que se projeter sans en connaître la réalité, au-delà de nos possibilités d’expression. Toucher au sublime, c’est envisager l’horizon de la fine pointe de l’âme.
Accéder au sublime comme à une sorte de supra-sensible, comme on parle des différentes couches de l’atmosphère. Pour le comprendre, on empruntera une métaphore aéronautique : le sublime est le contraire du rase-motte, c’est le haut vol, pas forcément de la voltige mais une altitude supérieure à toute mesquinerie. Là où on entrevoit la perfection dont la sagesse nous dit pourtant qu’elle n’est pas de ce monde. Là où le beau est la révélation sensible du bien, souverain. Alors, accéder au sublime, c’est déjà croire au ciel.
Chaque semaine vous avez droit à un dessin (souvent) humoristique. Une fois n’est pas coutume, vous avez droit à un exercice pour les neurones afin de garder la forme. A vous de jouer (la réponse est au-dessous).
Pour ceux qui auront terminé (uniquement ceux-là, les tricheurs, fuyez, vous devriez avoir honte)… voici les réponses de ce jeux :
Bob Bellanca reçoit Paul-Georges Sansonetti, docteur en Lettres, diplômé de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, et spécialisé en symboles et en ésotérisme. Ensemble, ils abordent la naissance de l’écriture au sein des différentes civilisations.
A l’aide de la numérologie et de connaissances sur les civilisations anciennes, le professeur revient sur la codification des différents alphabets et des symboliques qu’ils renferment… « Mystères & Inexpliqués » est un podcast créé par BTLV, adapté et diffusé par Europe 1. Si vous aimez les histoires paranormales et les événements qui dépassent la rationalité, ou que vous êtes curieux de nouvelles découvertes, ce podcast est fait pour vous. Les propos tenus dans cet épisode n’engagent que la ou les personnes invitées.
La Confrérie des Chevaliers du Taste Fesses fut fondée offessiellement le 9 mai 1959. Au cours d’un dîner (très arrosé), place du Tertre, dans un restaurant de la butte Montmartre, dans le quartier de Clignancourt du 18e arrondissement de Paris, auquel participaient quelques joyeux lurons.
Au départ cette réflexion : « Il y a des Chevaliers du Taste Vin ; pourquoi n’y aurait-il pas des Chevaliers du Taste Fesses ? ». Bernard SALMON, qui participait à ce repas répondit « il n’y a qu’à la créer ».
Pour présider et devenir le Grand Maître, il fallait une personnalité prestigieuse. On pensa tout naturellement à Léo CAMPION, qui, bien entendu accepta.
Et de créer la Confrérie…
Comme toute association, la Confrérie fut déclarée, à la Préfecture de la Seine… mais son inscription fut refusée. Les autorités trouvaient que l’objet de cette association était vraiment « trop frivole ». La question s’est reposée trente ans plus tard lorsque Yvon TANGUY, le nouveau Grand Maître a tenté à son tour de déposer les statuts à la Préfecture.
Cette demande fut cette fois acceptée, et, peut être est-ce dû au nom de la personne qui signa l’autorisation, puisque ce fut une certaine Madame FOURMOIS.
En 1960, une Commanderie Belge fut installée. Elle fonctionne toujours aussi fessetueusement, grâce surtout à son Grand Chambellan, Grand Maître Adjoint, Jo MAY.
En 1964, ce fut une Commanderie Britannique.
La Faculté de Pygologie ouvrit ses portes en 1965.
Puis, virent le jour : en 1969, la Commanderie du Soho ; en 1970 la Commanderie Mosane ; en 1971 la Commanderie Provençale et le Pygological Institute.
Des Ambassadeurs furent présents dans huit pays, des Légats de la Fesse dans sept provinces.
On parla de la Confrérie à la télévision et aussi dans la presse en France, en Italie, en Angleterre, en Belgique, au Canada.
Tout au long de son existence, différentes manifessestations marquèrent la Confrérie :
– L’exposition du Bas Rein aux Caves de la Tour Eiffel ;
– Une exposition de Miches grâce au Chevalier POILANE ;
– L’inauguration de la statue de la Vénus Callypige dans le square du Chevalier de la Barre, à Montmartre, à l’occasion du 25e anniversaire ;
– Les différentes élections de Miss PILE qui doit tant à notre Paire Supérieure Denise DAX ;
– L’intronisation à Bruxelles du MannekenPis en 1983 ;
– Les Fessetins qui se succèdent depuis 50 ans et qui voient arriver de nouveaux impétrants.
Aujourd’hui, notre Confrérie se porte bien.
Elle participe, chaque année au Vendanges de Montmartre où elle ne passe pas inaperçue.
La Confrérie est aussi présente sur internet, où elle rencontre un franc succès (près de 1 000 000 de visites depuis la création du site en 2007). Un nouveau site vient de voir le jour en cette année 2016.
C’est notre Sérénissime Grand Maître Christian BRUON, qui guide nos fesses aujourd’hui. Grâce aux savants conseils de notre Grand Maître d’Honneur, Jean-Pierre CHIMBERG, il a su garder une grande dynamique, tout en respectant l’équilibre entre fesse droite et fesse gauche. C’est un grand adorateur de la Raie Publique.
Dignitaires, Hautes Fessières et Hauts Fessiers, Chevalières et Chevaliers, Amis Fervents,
Que la Fesse vous inspire, vous accompagne et qu’elle éclaire votre route.
LE PREMIER CONSEIL DE L’ORDRE
Sous le Haut Patronnage de la Vénus Callipyge, des Sans-Culottes, de Monseigneur le Duc de Bordeaux, du Cul Cul Clan, de la Régie Autonome des Transports Parisiens et du Satyre du Bois de Boulogne.Grand Maître : Léo CAMPION – Grand Chancelier : Bernard SALMON – Grand Sénéchal : Jacques GRELLO – Maître des Cérémonies : François CHEVAIS – Grand Contrepéteur : Roméo CARLES – Historiographe : Hélène BESANCON – Protecteur de la Confrérie : René TROTOUX – Grand Argentier : Jean COURTINAT – Gros Echanson : Marcel DIEU – Belle Echansonne : Caroline CLER – Grand Imagier : Jean WEBER – Grand Chalcographe en relief : Bernard GADEAU – Grand Gynécologue au Service de l’Identité : Docteur Charles LEVASSEUR – Grande Lutineuse : Claudette FALCO – Obsédé Sexuel du Vème Arrondissement : Marcel SUBE – Membres Prédestinés : Georges LAPEYRE, Germain DELATOUSCHE – Cheffesse du Protocole : Jeanno CAMPION – Grand Médium et Main Occulte : Maurice CIANTAR – Maître de Chapelle : Jean YANNE – Membres Fondateurs (par ordre omégapsique) : Armand ZIWES, Boris VIAN, Jean VALTON, Véronique SILVER, Jean RIGAUX, Roger PERONNET, L-M PAPPO, Monique MORELLI, Henri MONIER, Roger MONCLIN, Pierre JACOB, GUS, Charles FEOLA, Georges DENY, Pierre DAC, Henri CHASSIN, Noël ARNAUD
Le lundi 29, Paranaguá a célèbré ses 376 ans d’histoire, ville qui fut le berceau du Paraná et de la franc-maçonnerie au Paraná, ce qui s’est produit à travers la Loja União Paranaguense, qui a donné naissance à la Loge maçonnique Perseverança.
Elle est la plus ancienne Loge en activité dans l’état. L’identité Parnanguara est pleinement ancrée dans les piliers de la Loge, à travers ses membres passés et présents tout au long de ses 160 années d’existence. De plus, l’aspect accueillant de la population de Paraná est également présent dans l’Atelier, qui compte parmi ses membres nés dans la ville mère de Paraná et accueillis par ce sol sacré du Paraná.
Perseverança porte en elle l’histoire de Paranaguá, la Loge étant responsable de la libération des esclaves en 1870, avant même la Loi d’Or de 1888.
L’Atelier fut également responsable de la fondation du Club Républicain, de Santa Casa de Misericórdia, de la Crèche Perseverança et de Rio White Sport. Club. La Loge a agi activement tout au long de l’histoire pour l’indépendance du Brésil et également pour la proclamation de la République, démontrant qu’être franc-maçon nécessite un engagement social et une responsabilité.
Il est important de dire que nous ne vivons pas seulement dans le passé, mais que l’Oficina continue chaque jour d’écrire son histoire. Loja Perseverança maintient actuellement actifs la Maison pour personnes âgées Perseverança, le Centre d’éducation pour enfants Perseverança (CEI) et le Club Fraternité Perseverança, ainsi que le projet d’octroi de bourses et d’assistance aux étudiants en situation de vulnérabilité sociale « Perseverando na Education », en soutenant le personnes âgées, enfants et adultes année après année, avec fraternité, égalité, fraternité et surtout responsabilité.
Le 5 mai 2024, la Loge maçonnique Perseverança, précurseur de la franc-maçonnerie au Paraná, dont le siège est dans son bâtiment historique situé Rua Faria Sobrinho, 834, Centro Histórico, fédérée à la Grande Oriente do Brasil (GOB) et sous juridiction de la Grande Oriente do Brasil – Paraná (GOB-PR), a célébré ses 160 ans d’histoire. Chaque Frère initié à la Persévérance connaît non seulement la responsabilité de représenter la Loge dans le monde maçonnique et dans la société actuelle, mais aussi de porter partout avec lui le nom de Paranaguá.
L’Œuvre au rouge – Alchimie et Franc-maçonnerie du 18e au 30e degré – Troisième cycle du Grand Œuvre alchimique est une plongée profonde dans les arcanes de l’alchimie et de la franc-maçonnerie, explorant les liens ésotériques qui unissent ces deux domaines spirituels et philosophiques.
Guy Piau, dans ce texte dense et érudit, nous offre une perspective unique et illuminée sur la quête initiatique, en la situant au carrefour de la tradition hermétique et de l’ordre maçonnique.
L’ouvrage s’articule autour de l’étude des degrés maçonniques allant du 18e au 30e degré, chacun étant un jalon sur le chemin de la réalisation spirituelle et de l’élévation de l’âme. Guy Piau souligne l’importance de chaque étape dans la progression initiatique, décrivant avec minutie les symboles, les rituels et les enseignements associés à chaque degré. Il montre comment ces degrés sont non seulement des étapes de la vie maçonnique mais aussi des phases du Grand Œuvre alchimique.
Le premier chapitre, « Le royaume et les ciels alchimiques », introduit le lecteur à la conception alchimique de l’univers et à son interaction avec les enseignements maçonniques. Guy Piau y explore la nature du royaume intérieur, un thème récurrent dans la littérature alchimique, et comment il se reflète dans la structure des ciels ou sphères célestes.
Dans le deuxième chapitre, intitulé Chevalier Rose-Croix (18e degré), l’auteur approfondit le symbolisme de la Rose-Croix, une figure emblématique à la fois de l’alchimie et de la maçonnerie. Guy Piau montre comment ce symbole incarne la fusion de la spiritualité et de la matière, représentant ainsi l’objectif ultime de l’alchimiste : la transmutation de l’âme et du corps.
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Le troisième chapitre se concentre sur les degrés allant du 19e au 22e, tels que le Grand Pontife et le Vénérable Maître des Loges Régulières, Noachite, Chevalier Prussien et Chevalier de Royal Hache. Ces degrés, riches en symbolisme, sont analysés en détail, Guy Piau décryptant les rites et les enseignements qui visent à élever l’initié vers une compréhension plus profonde des mystères de l’existence et de la création.
Dans les chapitres suivants, notamment ceux couvrant les 23e à 25e degrés, Guy Piau continue son exploration des rituels maçonniques en mettant en lumière les parallèles avec les processus alchimiques. Le Chevalier du Serpent d’Airain, par exemple, est examiné sous l’angle de la purification et de la transformation, thèmes centraux de l’alchimie.
Le 26e degré, ou Écossais trinitaire, est une étape clé dans le voyage initiatique. Guy Piau y voit un reflet des trois phases du Grand Œuvre alchimique : la nigredo (l’œuvre au noir), l’albedo (l’œuvre au blanc) et la rubedo (l’œuvre au rouge). Chaque phase correspond à une purification progressive de l’âme, menant à la réalisation spirituelle ultime.
Le chapitre sur le Grand Commandeur du Temple (27e degré) souligne l’importance de l’autorité spirituelle et de la sagesse, tandis que le 28e degré, Chevalier du Soleil, célèbre la lumière et l’illumination intérieure. Guy Piau y fait des analogies avec les opérations alchimiques qui visent à transformer le plomb en or, symbolisant la transformation de l’ignorance en connaissance divine.
Les derniers chapitres, couvrant les degrés 29 (Grand Écossais de Saint-André) et 30, culminent avec le Grand Inspecteur et Grand Élu Chevalier Kadosch. Ce degré final est présenté comme l’apogée de la quête initiatique, où l’initié atteint une compréhension profonde et intime des mystères de l’alchimie et de la maçonnerie.
La première annexe de l’ouvrage, « La voie alchimique et le perfectionnement spirituel », offre une réflexion sur l’importance de l’alchimie comme chemin de développement personnel et spirituel. Guy Piau y explique comment les pratiques alchimiques peuvent être intégrées dans la vie quotidienne pour favoriser la croissance intérieure et la sagesse.
La seconde annexe, « L’Alchimie, Art royal 1 », propose une étude plus technique des processus alchimiques, fournissant des détails sur les opérations de transmutation et de distillation. Guy Piau y révèle les secrets des anciens alchimistes, tout en soulignant leur pertinence pour les chercheurs modernes.
La biographie de Guy Piau
Guy Piau, né le 6 mai 1930 à Paris dans le 18e arrondissement, est une personnalité française notable, ayant occupé des postes de haut fonctionnaire au sein de l’administration française. Franc-maçon éminent, il a été Grand Maître de la Grande Loge de France de 1988 à 1990.
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Il est l’auteur de plusieurs ouvrages influents sur la franc-maçonnerie et l’alchimie, où il explore les liens ésotériques et philosophiques entre ces deux traditions. Ses écrits sont reconnus pour leur profondeur et leur érudition, offrant des perspectives enrichissantes sur les pratiques initiatiques.
Guy Piau est un auteur et érudit dont les travaux se concentrent principalement sur l’alchimie et la franc-maçonnerie. Sa connaissance approfondie des traditions ésotériques et initiatiques est reflétée dans ses nombreux ouvrages, où il explore les liens entre la spiritualité, la philosophie gnostique et les pratiques alchimiques. Guy Piau est reconnu pour sa capacité à rendre accessibles des sujets complexes, tout en respectant la profondeur et la richesse des traditions qu’il étudie.
Parmi ses œuvres notables, on trouve Franc-maçonnerie – Les Hauts Grades – analyse détaillée des rites et des symboles associés à ces niveaux avancés, expliquant leur signification et leur rôle dans la progression spirituelle des initiés –, L’Alchimie –Histoire et Actualité – une plongée dans l’histoire de l’alchimie, depuis ses origines antiques jusqu’à ses manifestations contemporaines – et L’Alchimie en Franc-maçonnerie – ou comment l’alchimie, avec ses opérations de transformation et de purification, trouve un écho dans les enseignements et les symboles de la franc-maçonnerie. Ces livres, repris sur la deuxième de couverture et publiés par les Éditions Numérilivre, sont appréciés tant par les initiés que par les chercheurs intéressés par l’histoire et les pratiques de l’alchimie et de la franc-maçonnerie.
En conclusion, L’Œuvre au Rouge est une exploration magistrale et éclairante des interconnexions profondes entre l’alchimie et la franc-maçonnerie.
Nous apprécions particulièrement les mots en gras, les illustrations, les figures alchimiques ainsi que les tableaux de loge. Tous ces éléments apportent une richesse visuelle et conceptuelle qui améliore significativement l’ouvrage.
À travers une analyse détaillée des degrés maçonniques et des processus alchimiques, Guy Piau nous guide sur un chemin initiatique riche et inspirant, nous invitant à découvrir les mystères de l’univers et de notre propre être.
L’Œuvre au rouge – Alchimie et Franc-maçonnerie du 18e au 30e degré
Troisième cycle du Grand Œuvre alchimique
Guy Piau – Éditions Numérilivre, 2004, 192 pages, 22 €