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19 & 20/10/2024 : 4e Salon du Livre de Nantes

Pourquoi le Salon du Livre Maçonnique à Nantes ?

  • Permettre à tous les publics de mieux connaître, par son patrimoine littéraire, les valeurs de la Franc-Maçonnerie,
  • Faire découvrir la diversité des Obédiences françaises représentées par leurs membres,
  • Accueillir, informer, conseiller les publics intéressés par la Franc-Maçonnerie,

     Car en effet :

  • À quoi s’intéressent les Francs-Maçons ?
  • Quels sont leurs sujets de réflexion initiatique ?
  • Quelles sont les questions sociétales qu’ils travaillent ?
  • Qui écrit des livres maçonniques et pourquoi ?
  • Quels sont les éditeurs ?
  • À côté du livre, les autres supports ?

Le CERAL 44 :

Le Cercle d’Études et de Recherches Autour du Livre
Une Association Inter obédientielle Maçonnique Nantaise

Créé en 2017 pour organiser le premier Salon du Livre Maçonnique de Nantes, le CERAL 44 (Cercle d’Études et de Recherches Autour du Livre) concerne, au sein de son Conseil d’Administration, dix Obédiences.

Avant de tracer le programme du Salon du Livre Maçonnique de Nantes, le CERAL a organisé, durant cette année, des visites et des conférences ouvertes à tous les publics.

Art, histoire et symbolesTrois grands axes de Rencontres

Ce 4ème Salon du Livre Maçonnique de Nantes s’organise autour de thématiques qui sollicitent l’Art, l’Histoire et les Symboles : dimensions explorées par la Franc-Maçonnerie, qui donneront lieu à des échanges, à des conférences, à des découvertes.

Renseignements Pratiques

Visiteurs : Ceral.nantes@gmail.com – Tel : 06 88 83 19 56
Contact Presse : Contact.Ceral44@orange.fr
Site Web : www.salondulivrenantes.fr

Le Programme des Conférences et des Interventions

LES INTERVENTIONS

Elles auront lieu sous forme de « dialogues et débats » et seront animées par des modérateurs particulièrement choisis : ainsi les intervenants centreront leurs propos sur les thèmes ci-après, se réservant la possibilité d’aborder d’autres domaines au gré des questions posées, tant par les modérateurs que par le public.

SAMEDI 19 OCTOBRE :

  • 10 h : Rémi BOYER (GLTSO) :

« Perceval, prototype de l’initiation chevaleresque ».

  • 11 h : Inauguration du 4ème Salon du Livre Maçonnique.
  • 11 h 30 : Frédéric VINCENT (GLCS) :

« L’explosion du sacré dans la pop culture: les cas des super héros ».

  • 14 h 30 : Débat entre Gérard CONTREMOULIN (GODF) et Didier DESOR (GODF) :

« Y a-t-il un sacré Laïque ? ».

  • 16 h 15 : Pasteur Jacques-Noël PERES (GLNF) :

« Foi et recherche maçonnique : une autre quête de transcendance ».

  • 18 h 30 : Concert de la Chorale Mosaïque : Chants maçonniques.

DIMANCHE 20 OCTOBRE :

  • 10 h : Débat entre Marie-Françoise BLANCHET (Ancienne Grande Maîtresse de la GLFF) et Sylvain ZEGHNI (Grand Maître du DH).
  • 11 h 15 : Anne-Claire SCEBALT (GODF) :

« La musique maçonnique : du profane au sacré ».

  • 13 h 30 : Dominique-Alain FREYMOND (GLSA) et Joël GREGOGNA (GLDF) :

« Le profane et le sacré dans la BD ésotérique ».

  • 16 h : Frédéric LESEUR (Druide AROUEZ) :
  • « Du Druidisme à la Franc-maçonnerie ».

Les Rencontres 

  • les dédicaces avec les Auteurs,
  • les éditeurs, les libraires,
  • les obédiences maçonniques…

Accueil et Restauration

Restauration possible le midi, sur place : bar, sandwicherie, plateaux, espaces de convivialité.

ET SURTOUT…

Entrée libre et gratuite pour TOUS LES PUBLICS

  • Des rencontres à vivre en toute liberté, en parfaite et saine curiosité.
  • Des occasions privilégiées de dialoguer, d’échanger avec de nouveaux auteurs, de découvrir de nouvelles bandes dessinées, d’écouter de la musique …

Les Obédiences Maçonniques :

G.O.D.F. : Grand Orient de France
G.L.N.F. : Grande Loge Nationale Française
G.L.D.F. : Grande Loge de France
G.L.F.F. : Grande Loge Féminine de France
G.L.T.S.O. : Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra –
D.H. : Le Droit Humain
G.L.C.S. : Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité
G.L.S.A. : Grande Loge Suisse Alpina
G.L-A.M.F. : Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française 

Samedi 19 octobre – Les Auteurs Invités

10 h – Rémi BOYER

Né en 1958, Rémi Boyer a commencé très tôt l’exploration du monde des avant-gardes, de l’initiation et des philosophies de l’éveil. Il travaille depuis à une nouvelle alliance entre philosophies de l’éveil et avant-gardes artistiques. Il anime, depuis 1992, la revue L’Esprit des Choses, spécialisée dans la philosophie de Louis-Claude de Saint-Martin, le Martinisme, la Franc-maçonnerie et, depuis 1996, la chronique littéraire La Lettre du Crocodile.

Auteur Lusophile d’une vingtaine d’essais traduits en plusieurs langues, plus particulièrement en portugais.

Il est aussi auteur de nouvelles, poèmes, contes philosophiques et de textes destinés à l’animation de discussion philosophique avec les enfants.

ESSAIS :

Chevalerie, Franc-Maçonnerie et Spiritualité, co-cécrit avec Michel Bédaton, édition bilingue franco-portugaise. Editions CIREM 2014

Hymnaire au Roi Caché, 17 Hymnes Sébastianistes, Édition bilingue Franco-portugaise. Editions Zéfiro & Arcano Zero, et Rafael de Surtis, 2013.

Les propos du Moine Durian secret. Éditions Arma Artis, 2012.

 La Franc-maçonnerie, une spiritualité vivante. Éditions Le Mercure Dauphinois, 2012.

Kamala Sutra. Sutra du Fou de Shakti et de l’Amante de Shambu. Éditions Rafael de Surtis, 2012.

Haïkus de la Main Gauche, Illustrations Emmanuel Lacouture, Éditions arma Artis, 2011.

Le Pacte Bicéphale, Initiation et avant-garde. Rémi Boyer & Paul Sanda. Éditions Rafael de Surtis, 2010.

Fado. Mystérique de la Saudade. Co-édition bilingue franco-portugaise, Éditions Rafael de Surtis, 2010.

Hymnaire à la Déesse. Célébration aux Éditions Rafael de Surtis, 2010.

Soulever le voile d’Elias Artista, la rose-croix comme voie d’éveil, une tradition orale aux Éditions Rafael de Surtis. 2010.

Éveil & Absolu, Éditions Arma Artis, 2009.

Masque, Manteau et Silence, le martinisme comme voie d’éveil aux Éditions Rafael de Surtis,2008.

Mystérique du Tango, écrit avec Sylvie Boyer. Éditions Rafael de Surtis, 2008.

La Franc-maçonnerie comme voie d’éveil. Edition Rafael de Surtis, 2006.

Érotique et érotisme. Préface d’Alina Reyes, postface de Sarane Alexandrian. Rafael de Surtis, 2004.

11 h 30 – Frédéric Vincent

Frédéric Vincent est psychanalyste et docteur en Sociologie.

Il est chercheur au CeaQ (Centre d’Études sur l’Actuel et le Quotidien) à l’Université Paris V René Descartes et président de l’Association des Psychanalystes Européens (APE).

Dans la continuité des penseurs du cercle Eranos (Jung, Eliade, Durand), ses recherches tentent de décrire un panorama des rêveries initiatiques qui inondent nos sociétés contemporaines.

Publications :

14 h 30 – débat – Gérard CONTREMOULIN

Activités professionnelles

1968 – 1975            Comédien dans diverses troupes.

1977 – 1981            Direction de la Maison des Jeunes et de la Culture de Chilly-Mazarin (Essonne).

Décembre 1982 : Chargé d’Éducation Populaire et de Jeunesse au Ministère de la Jeunesse et des Sports (département Hauts de Seine).

Activités Maçonniques

Membre du Jury du Prix de la Laïcité du Grand Chapitre Général du Rite Français.

Gérard Contremoulin est franc- maçon depuis 1982. Il a présidé le Convent du GODF de 2006. Il a été membre du Conseil de l’Ordre de 2008 à 2011, en charge de la communication et des dossiers de l’École Républicaine du Futur et de la Lutte contre les dérives sectaires. Il est membre du Grand Chapitre Général-Rite Français depuis 1998.

Publications

  • « Dictionnaire de la Laïcité », Article Frédéric Desmons, Armand Colin, mai 2011.
  • « L’Homme debout, la République pour un nouvel humanisme », Detrad, mai 2018.
  • « Le 1er Ordre du Rite Français », Detrad, décembre 2021.
  • « Le 2ème Ordre du Rite Français », Detrad, décembre 2021.
  • « Le 3ème Ordre du Rite Français », Detrad, décembre 2021.
  • « Le 4ème Ordre du Rite Français », Detrad, décembre 2021.
  • « L’Esprit du Rite Français », Dervy, juin 2022.

14 h 30 – débat – Didier DESOR

Professeur des Universités. Enseigne les Neurosciences du Comportement. à la Faculté des Sciences, Université Henri Poincaré, dans les parcours de Biologie.

Enseigne également à l’Université Nancy2, dans les parcours de Psychologie et de Sciences Cognitives. Ses recherches portent, principalement, sur le comportement animal, plus particulièrement le développement du comportement chez le rat, ainsi que le comportement social.

Dans cette optique, il a développé le modèle social dit des « rats plongeurs », dans lequel il montre que, face à une contrainte exercée par le groupe, les individus se spécialisent : certains se mettent à voler la nourriture que les autres sont allés chercher.

Ce modèle, popularisé dans les romans de Bernard Werber (« Les Fourmis ») a été transposé à l’homme dans le cadre d’une collaboration avec les psychologues de Nancy 2.

Il pose le problème de l’exploitation du travail de certains individus par leurs congénères, et soulève un grand nombre de question, dont certaines touchent à la morale.

Activités Maçonniques

Didier Desor est membre du GODF ; 33ème grade du REAA, membre actif du Suprême Conseil du Grand Collège des Rites Écossais, Grand Orateur de l’Aréopage de Recherches « Sources ».

Conférences

  • 2015 – « Les Rats : Nos Frères »
  • 2015 – « Les Utopies à l’épreuve des Sciences »
  • 2016 – « Gestuelle et Gestuelle maçonnique »
  • 2019 – « Spécisme et Post-Humanisme »

Didier Desor est l’auteur d’un certain nombre de publications internationales. Il a publié Comprendre la violence des enfants (Avec François Math, Dunod, 2015) et Le comportement social des animaux, aux Presses Universitaires de Grenoble (2013).

16 h15 – conférence – Jacques-Noël Pérès

Jacques-Noël Pérès, né en 1949 à Paris, est un théologien luthérien français, professeur émérite de théologie patristique et d’histoire de l’Église ancienne à la faculté de théologie protestante de Paris. D’abord étudiant à Paris, à la Faculté de théologie protestante de Paris et à l’École pratique des hautes études (EPHE), puis à l’université de Münster (Westphalie) , ainsi qu’à l’École des langues orientales anciennes, il est docteur habilité en théologie, diplômé de syriaque et d’éthiopien et élève titulaire de l’EPHE. Pasteur de la paroisse luthérienne de la Rédemption à Paris 9ème (1973-1993), il est ensuite professeur d’histoire du christianisme ancien et patristique à la Faculté de théologie protestante de Paris, dont il est doyen de 1996 à 2000. Il a enseigné l’éthiopien classique guèze à l’ELCOA à partir de 1999. Il a fait un mandat de directeur de l’institut supérieur d’études œcuméniques (ISEO), où il enseignait l’histoire et la théologie des Églises orthodoxes orientales (2008). Il est professeur émérite de l’Institut protestant de théologie.

Il est Vénérable Maître de la Loge de recherche Villard de Honnecourt appartenant à la Grande Loge Nationale Française de 1997 à 1999.

Bibliographie sélective

  • « La Franc-maçonnerie, voie initiatique, voie mystique », Les Cahiers Villard de Honnecourt , no 10
  • « Un architecte de la Lumière au XIIIe siècle : Robert Grosseteste », Les Cahiers Villard de Honnecourt , no 10
  • L’Épître des apôtres et le Testament de N.S. Jésus-Christ, traduction de l’éthiopien, introduction et notes, (Apocryphes 5), Turnhout : Brepols, 1994.
  • « Jérusalem et Axoum ou la reine de Saba et l’arche d’alliance. Mythe fondateur et traditions religieuses et politiques en Éthiopie », Graphè 11, 2002, p. 45-59.
  • « À la recherche des héritiers de Salomon et de la Reine de Saba, ou vaut-il la peine aujourd’hui d’apprendre l’éthiopien ? », Transversalités 85, 2003, p. 1-12.
  •  « Les Pères de l’Église sont-ils aussi les Pères des protestants ? », dans De commencement en commencement. Le renouveau patristique dans la théologie contemporaine, Yves-Marie Blanchard et Guillaume Bady éd., Paris, Bayard, 2007, p. 297-303.
  • Jésus a-t-il une face cachée ? En collaboration avec Jean-Pierre Brach, Alain Houziaux et Jérôme Rousse-Lacordaire, Paris, L’Atelier, 2008.
  •  « ils n’étaient que des hommes » : un jugement de Martin Luther sur les Pères de l’Église », Positions luthériennes 56/1, 2008, p. 87-94.
  • « Pratiques autour de la mort, enjeux œcuméniques », (Théologie à l’Université 24), Paris, Desclée de Brouwer, 2012.
  • « Des forêts du Liban aux monts du Lasta : une géographie initiatique », Kilwinning. La Revue maçonnique internationale pour érudits, no 10.

Dimanche 20 octobre – Les Auteurs Invités

10 h – débat – Marie Françoise BLANCHET

Ancienne Grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France.

Entrée dans une loge de la GLFF en 1984, MFB a été 3 fois Conseillère Fédérale de la GLFF, et Grande Maitresse de 2003 à 2006. En 1995 elle a fondé la Loge « George Sand », dont elle fut la Vénérable Maitresse. Elle est toute nouvelle Vénérable Maîtresse d’une toute nouvelle Loge, travaillant au Rite Ancien et Primitif Memphis Misraïm. Elle se passionne pour tout ce qui concerne l’histoire des femmes, l’histoire de la Franc-maçonnerie, et des différents rituels. Elle appartient à la Commission d’Histoire et de Recherches Maçonniques de la Grande Loge Féminine de France. Elle a été vice-présidente du Comité Laïcité République. Elle a participé à la création de loges féminines à l’étranger et installé en 2005 la Grande Loge Féminine Symbolique du Venezuela et la Grande Loge Féminine d’Espagne, à partir des loges que la GLFF avait créées dans ces pays. Sa retraite est très active puisqu’ elle continue à se consacrer à la GLFF en participant à des conférences publiques et des colloques tout en continuant un travail de recherche sur les sources anciennes de la Franc-maçonnerie et les débuts de la Franc-maçonnerie féminine. Elle fait aussi partie d’une sympathique équipe de frères et sœurs qui animent chaque mois une émission de radio maçonnique diffusée sur le web. Elle est maman de 3 enfants et grand-mère de 7 petits enfants qui ont de 15 à 27 ans. Sa carrière professionnelle s’est effectuée dans l’Armée de l’Air, qu’elle a quittée avec le grade de Colonel. Elle est officier de l’Ordre du Mérite et médaillée de la Jeunesse et des Sports.

10 h – débat – Sylvain ZEGHNI

Sylvain ZEGHNI est Docteur en sciences économiques (Université Paris X Nanterre) et actuellement maître de conférences à l’Université Gustave Eiffel (Val d’Europe).

Thématiques de Recherche : Disciplines : Attractivité des territoires, Gouvernance des clusters, Environnement et Tourisme. Membre du conseil de rédaction de la revue « Mondes en développement ». De nombreux articles publiés.

Initié en Franc-maçonnerie en l’an 2000, il se passionne particulièrement pour l’histoire et les rites de la franc-maçonnerie.

Il a été élu Grand Maitre national de la Fédération française du Droit humain le 26 août 2023.

Intervention au dernier Salon de Nantes : « Survivre sans se renier : la Franc-maçonnerie face aux défis de demain. »

 11 h 15 – conférence – Anne Claire SCÉBALT

Agrégée de musique et 1er prix de piano, enseigne en lycée et a enseigné l’analyse musicale à l’université de Lorraine et à la Sorbonne.

Ses activités professionnelles se partagent entre l’enseignement, les concerts et spectacles notamment avec sa chorale et son engagement associatif au sein de l’association nationale des professeurs d’éducation musicale dont elle a été présidente pendant 7 ans.

Après une maîtrise à Vienne sur la réception des œuvres de Berlioz dans la capitale autrichienne, elle poursuit son travail de recherches en tant que doctorante et se spécialise en sémiologie et rhétorique musicales.

Intervenante aux Imaginales Maçonniques d’Épinal -26 mai-2023.

Intervention à titre d’exemple :

La chorale du lycée Claude-Gellée, riche de 51 élèves et de trois professeurs, reprendra en mai ces tubes intemporels lors d’un spectacle intitulé « 2358 Queen » adapté de « We Will Rock You » une comédie musicale produite par Robert De Niro écrite par Ben Elton.

« L’histoire se déroule en 2358 dans un monde globalisé, sans musique » raconte la professeure d’éducation musicale Anne-Claire Scébalt qui supervise les répétitions.

Dans ce monde aseptisé, le héros, un Bohémien qui répond au nom de Galiléo rêve que la vraie musique puisse à nouveau s’exprimer et se libérer ainsi du diktat de Killer Queen qui règne sur ce monde uniformisé.

La pièce musicale met en avant les dérives des réseaux sociaux, l’utilisation intempestive de portables et l’aseptisation des sentiments, en passant par l’anéantissement des arts, a trouvé tout son sens en ce début d’année 2024…

13 h30 – Conférence – Dominique Alain FREYMOND

Né en 1954, Dominique Alain Freymond est un entrepreneur et une personnalité politique du Canton de Vaud.

Chancelier d’Etat du 1erfévrier 1995 au 30 avril 1997, il est consultant spécialisé dans la stratégie et la gouvernance d’entreprise depuis 2003 et administrateur indépendant de sociétés depuis 1997. Il est cofondateur de l’Académie des administrateurs (ACAD).

Il est initié à la Grande Loge de France à Paris en 1988 avant de rejoindre la Grande Loge Suisse Alpina . De 2015 à 2022, il préside le Groupe de recherche Alpina (GRA). Il est directeur des publications du GRA, dont la revue Masonica qui paraît deux fois l’an avec des articles en français et en allemand. En 2022, il rejoint le Conseil du Musée maçonnique Suisse à Berne et organise de nombreuses conférences et expositions.

Il est l’un des auteurs du « Guide suisse du franc-maçon ». Il a publié de nombreux articles et donne des conférences en Suisse, France et Allemagne sur l’humour maçonnique, la perception de la Franc-maçonnerie au travers du cinéma, des séries télévisées et des bandes dessinées.

Publications

  • Revue historique vaudoise – No. 130 – décembre 2022 – La franc-maçonnerie, de l’ombre à la lumière – Société vaudoise d’histoire et d’archéologie, pp. 148-164
  • Franc-Maçonnerie Magazine – No. 67 – mars-avril 2019 – Les francs-maçons et les étoiles du cinéma.
  • Franc-Maçonnerie Magazine – No. 57 – juillet-août 2017 – Un 9ème Art royal : La Franc-maçonnerie dans la bande dessinée francophone.
  • Franc-Maçonnerie Magazine – No. 34 – janvier-février 2016 – La Franc-Maçonnerie soumise à un vote populaire en Suisse.
  • Guide Suisse du Franc-Maçon – Tome I – Histoire et rites – Éd. GRA, Lausanne 2017 (postface de D. Freymond) – Tome II – Diversité des obédiences dans le monde – Éd. GRA, Lausanne 2018.

13 h30 – Conférence – Joël GREGOGNA

Né en 1947, Joël Gregogna est avocat honoraire et ancien premier Grand Maître Adjoint de la Grande Loge de France.

Joël Gregogna est spécialiste de la franc-maçonnerie italienne et contribue régulièrement à différentes revues maçonniques et profanes

Joël Gregogna est aussi un explorateur de l’imaginaire, passionné de bande dessinée et de l’histoire de l’ésotérisme.

Auteur de plusieurs ouvrages de « décodage » montrant l’aspect ésotérique de certaines bandes dessinées comme Les Arcanes du Triangle secret (Véga), il approfondit le commentaire entamé avec Corto l’initié, de l’œuvre d’Hugo Pratt.

À propos de Corto l’initié, Joël Gregogna dit :« l’essentiel est d’essayer de se réaliser en son être, et non en son avoir. Le savoir est du domaine de l’avoir, mais il permet de donner des éléments utiles pour réaliser son être. Seule sa propre expérience permet en effet d’avancer sur la voie menant à la réalisation de son être. La distinction entre savoir et connaissance date de l’Humanisme de la Renaissance. La connaissance est du rapport de l’être, de l’expérience propre, que l’on développe à partir de certains outils, dont le savoir, qui n’est autre que l’expérience des autres. Corto nous donne-t-il la méthode de cette démarche ? Qui sait ? « 

Publications :

  • Réflexions sur les Causeries Initiatiques d’Edouard Plantagenet, Apprenti, Compagnon, Maître Dervy, 2018

• La Venise d’Hugo Pratt avec Jacques Viallebesset, Dervy, 2012

  • Les Arcanes du triangle secret avec Denis Falque, Vega, 2011
  • Corto l’initié, Dervy, 2008

16 h – conférence – Frédéric LESEUR/ Druide AROUEZ

Le Druide Arouez (Frédéric Leseur). Réellement animé par la Foi et désireux d’aller s’abreuver à la source des choses, il a découvert le Druidisme dans sa jeunesse, a commencé seul ses premières recherches et expériences, puis a intégré une Clairière druidique en 2000.

Installé en Pays Nantais en 2003, le « hasard » lui a permis de rencontrer Michel Raoult, Druide an Habask, qui a mené sa formation jusqu’à sa consécration au Druidicat en 2010.

En 2013, an Habask lui a demandé de lui succéder à la tête de la Kredenn Geltiek, ce qu’il a fait jusqu’en 2018.

Il fut en 2011 un des initiateurs du rassemblement d’Aubazine, puis de l’Alliance Druidique à laquelle il collabore toujours.

Depuis il poursuit son travail en simple membre au sein de son Collège, en axant principalement son travail sur l’étude et la recherche, afin d’aller plus loin que l’enseignement qu’il a reçu, et afin d’enrichir encore la Tradition des Druides et sa pratique.

Après Le druidisme, une spiritualité sans dogme, Frédéric Leseur propose d’expérimenter plus concrètement la Tradition des Druides. En suivant la Roue de l’Année et ses huit fêtes principales, il sème sur notre chemin les éléments indispensables à la quête intérieure. Histoire et traditions se mêlent aux influences modernes mais toujours en harmonie avec la nature cyclique pour que ces célébrations soient autant d’occasions de grandir.

Publications :

La Roue de l’année druidique, paru aux éditions Danaé en 2022.

Le Druidisme, une spiritualité sans dogme, paru aux éditions Danaé en 2021.

Le CERAL est une association qui regroupe toutes les grandes familles maçonniques de France, GODF, GLDF, DH, GLNF, GLFF, GLTSO, GL-AMF toutes ces Obédiences engagées sur la voie du progrès.

Nos activités ne se limitent pas à l’organisation de salons du livre mais tout au long de l’année nous proposons à nos adhérents ainsi qu’à un large public, des visites de musées, d’expositions, des conférences, des voyages culturels…

Déjà de nombreuses activités : Visites du Tombeau d’Anne de Bretagne, Visites de musées (Nantes, Amsterdam, Londres), Voyages à Angers (Tapisserie de l’Apocalypse), au Mans, Conférences…

En 2024 :

  • Visite du Musée de l’Imprimerie
  • Le Salon du Livre Maçonnique
  • Les Mystères des FALLUNS

Accueil et Restauration

Restauration possible le midi, sur place :

Bar, espaces de convivialité.
Dîner du Samedi soir sur réservation.
Entrée libre et gratuite pour tous les Publics

INFOS PRATIQUES :

Horaires : Samedi – 9 h 30 / 19 h 00 sans interruption
Dimanche – 9 h 30 /18 h sans interruption

Point information du salon et réservation des repas à l’Accueil

En raison du plan Vigipirate qu’il y aura des contrôles à l’entrée
Parking gratuit – Entrée : 2 impasse du Tertre – Carquefou

Coordonnées :

Le CERAL REMERCIE Les Obédiences Maçonniques :

  • G.O.D.F. : Grand Orient de France
  • G.L.N.F. : Grande Loge Nationale Française
  • G.L.D.F. : Grande Loge de France
  • G.L.F.F. : Grande Loge Féminine de France
  • G.L.T.S.O. : Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra
  • D.H. : Droit Humain
  • G.L.C.S. : Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité
  • G.L.S.A. : Grande Loge Suisse Alpina
  • G.L-A.M.F. : Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française 

La franc-maçonnerie célèbre la semaine de l’indépendance du Brésil

De notre confrère brésilien tribunadosertao.com.br – Par José Firmino

Au cours de la semaine précédant le 7 septembre, la franc-maçonnerie brésilienne a organisé des événements à travers le pays pour célébrer l’indépendance du Brésil. Le Grand Maître Général du Grand Orient du Brésil a recommandé aux Loges maçonniques, ses affiliées, de tenir de grandes sessions pour célébrer cette date importante, ce qui a été fait dans tout le Brésil.

Concernant la réalisation de la proclamation de la république, il convient de souligner les noms des francs-maçons Joaquim Gonçalves Ledo et José Bonifácio de Andrada e Silva, qui ont été très importants dans le processus de proclamation, car ils ont exercé une forte influence sur les francs-maçons du temps, l’indépendance contraire, et aussi sur l’empereur Dom Pedro.

La Franc-maçonnerie au Brésil, en général, et le Grand Orient du Brésil, en particulier.

La Franc-maçonnerie au Brésil

La franc-maçonnerie au Brésil a joué un rôle significatif dans l’histoire du pays, notamment au cours de grands événements politiques et sociaux. Les valeurs maçonniques, basées sur la liberté, l’égalité et la fraternité, ont influencé de nombreux acteurs politiques, intellectuels et militaires brésiliens. Au fil des siècles, les loges maçonniques ont contribué activement à des causes telles que l’abolition de l’esclavage, la proclamation de la République et l’indépendance du Brésil.

Introduite au Brésil pendant l’époque coloniale, la franc-maçonnerie s’est rapidement développée, devenant une force sociale et politique de premier plan. Elle a rassemblé diverses figures influentes, qui ont façonné l’avenir de la nation. Leurs efforts se sont concentrés sur des réformes politiques, sociales et éducatives, avec pour objectif de faire évoluer le pays vers une société plus juste et égalitaire.

Le Grand Orient du Brésil (GOB)

Le Grand Orient du Brésil (GOB), fondé le 17 juin 1822, est la plus ancienne obédience maçonnique du pays. Le GOB est devenu un acteur clé non seulement dans la franc-maçonnerie brésilienne mais aussi en Amérique latine. L’organisation a été profondément impliquée dans les événements marquants de l’histoire brésilienne, tels que :

– L’indépendance du Brésil (1822) : plusieurs figures maçonniques, dont José Bonifácio de Andrada e Silva et l’empereur Pierre Ier du Brésil, ont joué un rôle crucial dans la transition du pays de colonie portugaise à nation souveraine.

– L’abolition de l’esclavage (1888) : les francs-maçons brésiliens ont milité activement pour l’émancipation des esclaves, participant à l’une des causes les plus importantes de l’histoire du pays.

– La proclamation de la République (1889) : des membres influents de la franc-maçonnerie ont également contribué à la transition du Brésil d’un empire à une république.

Le GOB, avec son influence étendue sur le territoire brésilien, continue d’incarner l’esprit de réforme et de progrès social qui a marqué son histoire.

Dirigeants du Grand Orient du Brésil

Depuis sa fondation, le Grand Orient du Brésil a été dirigé par des personnalités influentes, dont certaines ont également joué des rôles de premier plan dans la politique nationale. Parmi les premiers Grands Maîtres, on compte José Bonifácio de Andrada e Silva, connu comme le « Patriarche de l’indépendance », et l’empereur Pierre Ier, qui a lui-même proclamé l’indépendance du Brésil. Plus récemment, les Grands Maîtres comme Múcio Bonifácio Guimarães, en poste depuis 2018, perpétuent cette tradition de leadership et de service.

Organisation et influence

Le Grand Orient du Brésil est l’une des principales obédiences maçonniques du pays, avec des loges présentes dans tout le Brésil. Il a également des connexions avec d’autres loges et organisations maçonniques en Amérique latine, ce qui en fait une institution respectée sur le plan international. En tant qu’obédience maçonnique, le GOB se consacre à la formation morale et intellectuelle de ses membres, avec l’objectif de contribuer au bien-être de la société brésilienne dans son ensemble.

Le Grand Orient du Brésil demeure une institution clé, qui continue d’exercer une influence considérable sur la société et la politique brésilienne, tout en perpétuant les idéaux de fraternité, de justice et de liberté.

Équilibre entre travail profane et recherche maçonnique dans la franc-maçonnerie d’aujourd’hui

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De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

La franc-maçonnerie cherche à faire de ses membres des hommes plus éclairés, plus forts, plus disposés à travailler individuellement et en commun pour le bien-être de la société humaine, de manière à susciter parmi des personnes qui autrement seraient séparées par le rang, la fortune, la profession, les opinions politiques et religieux, les sentiments de solidarité qui naissent de la participation aux mêmes traditions et aux mêmes rites.i

De plus, des conséquences pratiques découlent de cette Fraternité, tant du point de vue de la tolérance mutuelle que de la solidarité. Chez les Néophytes cela renforce le sentiment du Devoir. Il rappelle aux initiés les graves problèmes liés à l’ordre universel et à la destinée de l’Homme.

Nobody is Perfect
Nobody is Perfect – Perfection

L’atteinte de la perfection maçonnique n’est permise qu’après une transformation spirituelle intégrale, qui implique l’abandon de la personnalité individuelle, particulièrement ressenti surtout chez les peuples latins, pour s’orienter vers la conception d’un élément d’une communauté à laquelle tout est dû, sans le droit de demander quoi que ce soit. Pour être cohérent avec la finalité primitive et donc naturelle de « obtenir, réaliser », il faut remplacer celle de « donner, offrir, aider ».

Si l’orientation spirituelle nécessaire pour devenir un vrai maçon n’était pas facile dans le passé, lorsque la vie se déroulait plus calmement et était circonscrite de manière relativement plus restreinte, elle est aujourd’hui beaucoup plus difficile, en raison de l’existence absorbante et écrasante qu’elle a suscitée. être obligés de diriger, ce qui demande une grande quantité d’énergie qui, parfois, monopolise.

Il existe certainement d’autres institutions qui poursuivent des objectifs similaires. Même en dehors des religions positives, qui poursuivent ces mêmes buts, il existe de nombreuses associations qui, sous les dénominations les plus diverses, proposent l’éducation individuelle de leurs membres et l’amélioration générale de la communauté, sur des bases scientifiques, artistiques et philosophiques. .et la moralité ; d’autres qui s’efforcent de réaliser différentes formes de mutualité, d’autres encore, comme les cercles amicaux, qui correspondent toujours à l’instinct de la société humaine.

La franc-maçonnerie rapproche tout cela, en l’éloignant de la pratique d’un symbolisme qui, à son tour, forme son caractère distinctif et constitue sa démarche éducative.

Quiconque désire devenir maçon doit être assidu dans sa profession et fidèle au Maître qu’il sert. Il doit travailler animé par le sens de la justice et ne doit pas manger traîtreusement le pain des autres, mais payer honnêtement ce qu’il mange.

Le citoyen pacifique franc-maçon ne doit pas prendre part à des complots ou à des conspirations contre la paix et le bien-être de la Patrie.

La franc-maçonnerie a toujours prospéré en temps de paix et a toujours subi les dégâts des guerres et des révolutions.

La franc-maçonnerie comme centre d’union, conséquence d’une amitié sincère entre des hommes, qui, en dehors d’elle, auraient été constamment séparés les uns des autres.

L’œuvre morale et sociale de la Franc-Maçonnerie a son plus grand fondement sur l’Amour, c’est-à-dire par Amour l’acceptation du prochain tel qu’il est, avec ses maux physiques et moraux, avec son bien et son mal, un Amour qui devient don de soi à d’autres, pour alléger leurs souffrances, pour tenter de résoudre leurs problèmes.

Il est évident que tout cela ne sera pas réalisé si vous n’êtes pas en paix avec vous-même et si vous ne vous aimez pas d’abord, non pas dans un sens égoïste, mais toujours dans le sens de vous accepter et de vous tempérer face à une adversité continue. . Avant d’aimer les autres, il faut faire un travail d’autocritique pour tenter de s’améliorer, bannir les préjugés, pour enfin se voir reflété chez les autres !

L’amour est une vérité qui constitue la base spirituelle de toutes les autres vérités et sans laquelle le bonheur et la justice sont très difficiles. La Bonté y est connectée.

Plus que le génie, la bonté donne la mesure de la grandeur de l’âme, plus que la beauté elle donne au visage même de l’homme un attrait invincible. Les francs-maçons apportent un soulagement efficace aux malheureux. Sans cela, nous sommes à la merci de sentiments d’envie et de haine, genèse de l’intolérance politique et de l’hostilité à l’égard des réformes sociales de nombreux hommes. La tendance de la Franc-Maçonnerie pourrait facilement s’exprimer par cette expression : Bonté de la Maçonnerie.

Avec bienveillance envers les autres cela crée une joie intime.

Les vrais francs-maçons ont la Bonté dans le cœur et en échange ils reçoivent le plaisir peu fiable de « mains tenues » avec effusion et regards dans lesquels se lisent la sympathie et l’amour. Les francs-maçons n’admettent ni l’emphase des académies ni les irritations des clubs. La sérénité et la bonne humeur sont traditionnelles, au point que, depuis des siècles, le nom de franc-maçonnerie a donné l’idée du visage d’un diable, mais d’un diable joyeux et bon moment.

En soi, elle n’est pas une religion, mais précisément parce qu’elle est ouverte à tous les hommes sans distinction confessionnelle, elle a le droit de mettre en valeur le meilleur que chaque croyance a produit. Ce ne sont d’ailleurs pas les seules institutions auxquelles elle s’adresse. Il suffit de rappeler que la Franc-Maçonnerie rassemble tous les Rites, les traditions des entreprises et des associations professionnelles, qui constituent la première et la plus vigoureuse expression de solidarité sociale dans l’anarchie du Moyen Âge.

On y retrouve aussi le symbolisme de l’ancienne religion de Noé et des Patriarches, ainsi que les solennités de Cécére et d’Éleusis, d’Isis en Égypte, de Minerve à Athènes et l’esprit de chevalerie, qui personnifie les meilleurs côtés de la féodalité.

Telle est l’universalité incontestée de la Franc-Maçonnerie, qui utilise toutes ces créations du passé, ou du moins une partie de leurs légendes, de leurs symboles, de leurs cérémonies, pour en tirer les éléments d’une synthèse destinée à mettre en valeur les qualités et Vertus les plus nécessaires à L’homme : la pratique de la solidarité, la justification de la tolérance, l’apologie du devoir et du travail, les appels incessants aux lumières de la raison et de la conscience, la foi dans la liberté et le progrès.

Chaos dans la FM italienne : L’étrange cas du temple de Cosenza qui a coûté plus de 3 millions

De notre confrère iacchite.blog – par Saverio Di Giorno

Le moment est venu de revenir face au chaos de la franc-maçonnerie italienne. Cette affaire est loin d’être apaisée. L’élection de Tonino Seminario, protégé de l’ancien Grand Maître Bisi et proche de Bellantoni, homme fort de la franc-maçonnerie calabraise a soulevé un nid de frelons.

Depuis quelque temps, la franc-maçonnerie espère un changement de direction et un souffle de transparence qui la libérera des pièges et des caillots du pouvoir. Non seulement il existe désormais une division totale au sein du gouvernement indien, mais cette division se poursuit à travers les dossiers, les papiers tamponnés et les tribunaux internes. Les différentes sources et chaînes (notamment la chaîne télégraphique maçonnique italienne News après la suppression de la précédente) produisent des infos différentes.

Quiconque critique est jugé dans… Vibo.

En réponse, les dirigeants procèdent dans deux directions : en élevant et en promouvant les fidèles (170 francs-maçons ont été élevés rien qu’en Calabre) et vice versa en expulsant (quand ils ne partent pas d’eux-mêmes) ceux qui critiquent ou parlent de questions inabordables. La Calabre devient le centre de gestion de la franc-maçonnerie italienne. Le dernier cas, et peut-être le plus intéressant, concerne le notaire franc-maçon de Messine Magno qui a déclaré le 7 juin : 

La mentalité mafieuse est ici, entre des colonnes. Cela fait partie des appels téléphoniques menaçants, avec lesquels les gens tentent de savoir qui participe à une conversation. C’est dans le cadre de ces inspections qui n’ont ni sens ni raison. C’est de la mafia, mes frères, c’est de la mafia et des abus de certaines positions pour semer la peur. En Sicile et en Calabre et nulle part ailleurs (…). Je vous assure que c’est la réalité. Est-il nécessaire de réitérer que le fait de ne pas avoir mené une condamnation ferme du phénomène mafieux avec des initiatives importantes a alimenté l’utilisation d’un terme qui offense nous tous et ceux qui nous ont précédés entre les colonnes ?

Il va sans dire que ces paroles ont été considérées comme d’une gravité sans précédent. Et puis le frère a été inculpé. En plus de bien décrire le climat au sein du GOI. Parmi les différents passages accusés, il y en a aussi un qui concerne  Cosenza et le coût exorbitant de la maison maçonnique : trois millions trois cent mille euros. Considéré par beaucoup comme absolument hors marché.

Quoi qu’il en soit, le notaire accusé devait initialement être jugé dans sa Sicile natale. Le processus interne est ensuite déplacé vers Vibo. Ironie du sort. Lieu extrêmement médiatisé en raison des nombreuses enquêtes (une avant tout : La Renaissance de Scott et le rôle de Pittelli). Iacchite’ vous avait parlé en exclusivité d’un dossier très délicat qui concernait un déficit de dépenses pour la maison maçonnique de Vibo. Il manque de l’argent dont personne ne sait ce qui lui est arrivé.

Dossiers, plaintes et rencontres

On apprend que ce dossier, constitué au sein même de la franc-maçonnerie, n’est pas le seul. En réalité, la guerre fratricide a conduit beaucoup à vouloir dire ce qu’ils savent, à rendre compte des réunions et de l’utilisation des fonds. Et surtout d’esquisser des techniques assez grasses. Le système est très simple : à chaque événement ou œuvre les chiffres augmentent (qu’il s’agisse d’une collecte de fonds, d’une simple modernisation d’une structure, de la présentation d’un livre) et proviennent de dons. Ensuite, cet argent est géré par des entités satellites (fondations, organismes, associations) qui peuvent être rattachées d’une manière ou d’une autre aux frères qui obtiendraient donc un supplément soit directement, soit par des emplois, des commissions, etc. Il semble que cela se produise également, par exemple, à Milan, autour de la loge 681. Mais nous parlerons plus tard de rencontres (à Palmi par exemple), de lieux et de points d’échange entre des intérêts qui se chevauchent…

La question de l’identité traitée par le principe du « Bateau de Thésée »

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Le bateau de Thésée est une expérience de pensée philosophique concernant la notion d’identité. Elle imagine un bateau dont toutes les parties sont remplacées progressivement. Au bout d’un certain temps, le bateau ne contient plus aucune de ses parties d’origine. La question est alors de savoir s’il s’agit du même bateau ou d’un bateau différent.

Le bateau de Thésée est une illustration d’un problème philosophique plus général : un objet dont tous les composants sont remplacés par d’autres reste-t-il le même objet ? D’autres illustrations en existent, comme celle du « couteau de saint Hubert » appelé aussi « couteau de Janot ».

L’expérience du bateau de Thésée est utilisée depuis l’Antiquité et a été reprise par de nombreux philosophes à l’époque moderne. Elle tire son nom du héros grec Thésée :

Selon la légende, son bateau aurait été réparé un grand nombre de fois, au point de ne plus avoir une seule pièce d’origine.

La légende

La légende du bateau de Thésée est évoquée par Plutarque dans Vies des hommes illustres. Thésée serait parti d’Athènes combattre le Minotaure. À son retour, vainqueur, son bateau aurait été préservé par les Athéniens : ils retiraient les planches usées et les remplaçaient — de sorte que le bateau resplendissait encore des siècles plus tard — jusqu’au point où il ne restait plus aucune planche d’origine. Deux points de vue s’opposèrent alors : les uns disaient que ce bateau était le même, les autres que l’entretien en avait fait un tout autre bateau.

« Le navire à trente rames sur lequel Thésée s’était embarqué avec les jeunes enfants, et qui le ramena heureusement à Athènes, fut conservé par les Athéniens jusqu’au temps de Démétrius de Phalère. Ils en ôtaient les pièces de bois, à mesure qu’elles vieillissaient, et ils les remplaçaient par des pièces neuves, solidement enchâssées. Aussi les philosophes, dans leurs disputes sur la nature des choses qui s’augmentent, citent-ils ce navire comme un exemple de doute, et soutiennent-ils, les uns qu’il reste le même, les autres qu’il ne reste pas le même. »

— Plutarque, Vies des hommes illustres

Portée philosophique

Le problème est de savoir si le changement de matière implique un changement d’identité, ou si l’identité serait conservée par la forme, ou encore d’une autre façon. Il y a une autre question, corollaire : si on avait gardé les planches du bateau et qu’avec, on en avait reconstruit un autre, lequel serait le vrai bateau ; cette hypothèse est formulée par Thomas Hobbes (De corpore). Le bateau de Thésée n’aurait pu rester identique à lui-même que s’il était resté à quai, constamment entretenu, et dans ce cas, même si aucune pièce ne subsistait du bateau d’origine, c’est bien ce bateau-là qui aurait été le témoin de l’aventure de Thésée.

(Source Wikipedia)

Confrontons-nous, d’abord, à nous-même pour mieux affronter le monde

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Je me suis saisi de deux mots : l’absurde et le mystère. Adornés de majuscules et dans cet ordre, ils forment le titre d’un petit livre où le philosophe chrétien Jean Guitton, de l’Académie française, témoignait, à la fin du siècle dernier, des entretiens qu’il avait eus avec le Président François Mitterrand, au sujet du sens de la vie, dialogue où Dieu tenait une place centrale entre celui qui, par son cœur, penchait vers le mystère et celui qui, par sa raison, penchait vers l’absurde[1].

Sans doute, le substrat des deux mots que j’ai retenus pour cette chronique restera-t-il imprégné des valeurs de ces échanges, tout bonnement aussi parce que, dans la pensée contemporaine, ils illustrent des convictions opposées. Pour ma part, je m’efforcerai, d’un point de vue que j’espère initiatique, d’en découvrir un autre usage.

On a tous plus ou moins commenté, au lycée[2], des citations d’Albert Camus, dont peut-être celle-ci : « L’absurde dépend autant de l’homme que du monde. Il est pour le moment leur seul lien. Il les scelle l’un à l’autre comme la haine seule peut river les êtres. C’est tout ce que je puis discerner clairement dans cet univers sans mesure où mon aventure se poursuit[3] ».

Il apparaît donc que ce sentiment de l’absurde résulte de l’état d’hébétude où nous plonge notre incompréhension des situations complexes où nous nous trouvons, ainsi que d’une sorte de frustration infantile à ne pas comprendre instantanément ou relativement rapidement les phénomènes que nous observons, tout cela, il faut bien le dire, dans cette soif perpétuelle d’étancher notre angoisse de la mort.

Tout paraît irrationnel, en effet, parce que nous ne nous appliquons pas à analyser les équilibres de la vie, la subtile imbrication des écosystèmes, au-delà de la violence qui les régule séparément ou dans leurs rapports de proximité, et plus globalement les lois de la physique qui régissent l’univers. De même, en chaussant les seules lunettes de notre espèce, nous n’envisageons que depuis notre propre camp, les forces déraisonnables que déclenchent les hommes entre eux.

Pour ma part, si, dans la même page, Camus invoque « ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme[4] », j’ai la faiblesse de penser qu’à notre niveau, nous avons moyen d’y répondre largement, en cultivant en toutes choses une volonté d’harmonie. Si nous le faisions de façon régulière, nous aurions davantage de clés pour assumer les mystères de la vie, vivre en paix avec la Nature et corriger notre cruauté morbide à nous dominer les uns les autres.

Souvenons-nous qu’absurde, du latin absurdus, a pour sens primitif quelque chose de « dissonant[5] ». Sans doute n’ajustons-nous pas notre oreille pour distinguer les sons dans la rumeur du monde. Nous sommes sourds… qui se dit en latin surdus.  La métaphore laisse bien « entendre » que ce qui échappe à l’oreille échappe à… « l’entendement ». Éveillons donc nos sens et notre esprit. Apprenons à nous détacher des passions et des préjugés pour recueillir signaux forts et signaux faibles, accueillir les causes majeures et les raisons mineures, développer des logiques complètes débouchant sur des pensées et des actions adaptées.

Et, quand le hasard nous interroge, nous bouscule ou nous percute, ayons conscience de la complexité du réel dans son déploiement, des chocs inévitables et imprévisibles qui se produisent dans les multiples « rencontres  de séries de causes indépendantes », ainsi que Cournot définissait le hasard. Il y a trop d’éléments évoluant dans des systèmes différents. S’ils étaient tous coordonnés, songeons qu’il n’y aurait plus que des nécessités et toute liberté serait perdue. Dès lors, à quoi bon, la vie ?

Cependant, en définitive et en dernière analyse, il y a toujours une source à la Lumière, même si nous ne pouvons que l’approcher sans la percer. Acceptons de n’être que des hommes. Admettons, à l’évidence, que des principes abstraits puissent indéfiniment dépasser nos capacités d’intelligence. Quelque persévérants que nous soyons, restons modestes. C’est, à la mesure de ce que nous sommes, la condition de notre progrès.

Et c’est bien en cela que nous acceptons le mystère, que nous en sommes les disciples. En effet, le mot mystère désigne en grec (μυστήριον , mustêrion) une « chose secrète » voire une « chose tenue secrète », qui se dévoile partiellement à « l’initié » (au μύστης , mústês), c’est-à-dire au cherchant qui s’arme de probité et de patience pour découvrir le caractère profond des êtres et des choses, les vertus inhérentes à toutes les forces qui animent l’univers.  

Alors, commençons par le début… par l’initiation : confrontons-nous, d’abord, à nous-même pour mieux affronter le monde.


[1] Jean Guitton, L’Absurde et le mystère, Flammarion, 1997, 118 p.

[2] Sans allusion au pamphlet de Jean-Jacques Brochier, ‎Albert Camus philosophe pour classes terminales, ‎André Balland éd., 1970, 178 p. On peut en compléter la lecture par Jean-Luc Moreau, Camus l’intouchable. Polémiques et complicités, éd. Écritures, 2010, 257 p., qui retrace les polémiques qui ont jalonné la vie du prix Nobel de littérature 1957.

[3] Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, 1942, p. 37. Il n’est peut-être pas indifférent de noter que cet essai paraît en pleine guerre mondiale, au moment où le nazisme triomphe encore sur tous les fronts…

[4] Ibid.

[5] Cf. Cicéron, De Oratore, 3, 41.

« Arcana » : La BD initiatique entre Tarot, prophéties et destinées croisées…

Nous vous avons déjà annoncé 450.fm pour la rentrée maçonnique, et cette saison s’annonce particulièrement riche en nouveautés. Pour inaugurer de nouvelles thématiques, nous avons sélectionné un ensemble d’œuvres variées, allant de la bande dessinée au cinéma, en passant par des vidéos captivantes. De quoi plaire à un large auditoire, et surtout attirer l’attention des jeunes initiés ou des profanes curieux. Ces supports permettront d’explorer des symboliques profondes tout en rendant ces thèmes accessibles à tous, grâce à un prisme artistique et contemporain.

Arcana, késako ?

Le mot arcana est un terme latin qui signifie mystères ou secrets. Il est souvent utilisé dans le contexte des arts occultes, de la magie ou du mysticisme. En particulier, dans l’univers du tarot, le terme « arcanes » se réfère aux cartes majeures et mineures qui constituent le jeu.

Les Arcanes Majeurs sont les 22 cartes principales du tarot, représentant des archétypes puissants et des aspects fondamentaux de la vie, comme la Mort, le Soleil, l’Amoureux, etc. Ces cartes symbolisent des étapes majeures ou des leçons profondes dans un parcours spirituel ou personnel.

Les Arcanes Mineurs, quant à eux, sont les 56 cartes restantes, organisées en quatre séries (bâtons, coupes, épées et deniers). Elles représentent des événements quotidiens ou des influences plus subtiles.

Dans des contextes plus larges, le terme arcana est souvent utilisé pour désigner des savoirs ou des connaissances cachés, souvent associés à des pratiques ésotériques ou des traditions secrètes.

Le Coven du Tarot, le 1er volume d’Arcana

L’univers d’Arcana s’ouvre avec ce premier tome, Le Coven du Tarot, qui introduit avec brio une aventure fascinante peuplée de magie, de prophéties et de mystères. Serena Blasco, fidèle à son talent de conteuse et de dessinatrice, nous transporte dans un monde imaginaire où le destin des deux héroïnes, Fauna et Flora, se tisse autour des Arcanes Majeurs et d’une terrible prophétie.

L’histoire commence sur un fond de séparation. Fauna vit sur l’île de Bâtons, tandis que sa sœur jumelle, Flora, vit sur l’île d’Épées. Elles ignorent tout de leur parenté, un secret soigneusement gardé, jusqu’au jour où elles sont toutes deux désignées pour rejoindre les brigades des Arcanes Majeurs au sein du mystérieux Coven du Tarot. Dès leur arrivée sur l’île d’Arcana, leur identité commune est révélée, et cette découverte s’accompagne d’une multitude de questions et de périls. Blasco tisse habilement les liens de la destinée de ces deux jeunes filles, qui devront naviguer dans un environnement empreint de danger, tout en essayant de comprendre leurs dons respectifs et leur place dans cette société d’élus.

Le récit se déploie à travers une intrigue où chaque élément est minutieusement réfléchi. La découverte de leur parenté, couplée à leur formation dans le Coven, les confronte non seulement à elles-mêmes, mais aussi à d’inquiétantes créatures qui semblent les traquer sans relâche. Une prophétie plane au-dessus d’elles, annonçant des épreuves à venir, et le lecteur est captivé par cette tension croissante qui fait de chaque page une nouvelle découverte.

Serena Blasco réussit également à insuffler une grande profondeur psychologique à ses personnages, malgré l’apparente légèreté du cadre fantastique. Fauna et Flora, bien qu’étant des jumelles, sont des figures contrastées : l’une est douce, presque insouciante, tandis que l’autre se révèle plus sombre, en proie à des doutes et des questionnements existentiels. Ce contraste nourrit le dynamisme du récit et permet au lecteur de s’identifier aux luttes internes que chacune des sœurs traverse. Leur cheminement personnel est tout autant un voyage initiatique qu’une lutte contre des forces extérieures.

Loin d’être une simple introduction, ce premier tome pose également les jalons d’un univers vaste et complexe. Le Coven du Tarot, lieu de formation des Arcanes Majeurs, est un espace à la fois mystérieux et redouté, où la magie est omniprésente. Chaque apprentissage y est une épreuve, chaque défi semble cacher une vérité plus profonde, et c’est ce mystère qui anime le lecteur à vouloir en savoir plus. Blasco maîtrise l’art de la mise en scène avec un talent indéniable pour le suspense et la création d’atmosphères.

L’aspect visuel de l’œuvre est tout aussi captivant que son scénario. Serena Blasco, en tant que dessinatrice et coloriste, a su rendre l’univers des Arcanes visuellement éblouissant. Chaque île, chaque personnage, chaque créature est dépeint avec un souci du détail qui apporte une dimension immersive à la lecture. Les couleurs vibrantes, les paysages fantastiques et l’iconographie des cartes du Tarot offrent un cadre riche et envoûtant qui amplifie l’expérience narrative. La symbolique des cartes du Tarot, omniprésente, ajoute une couche supplémentaire d’interprétation à l’histoire, ce qui ravira les amateurs de mysticisme et de cartomancie.

Le Parcours du Fou, le volume 2

Le deuxième tome, Le Parcours du Fou, s’inscrit dans la continuité de ce premier opus en amplifiant les enjeux et en poussant les personnages dans leurs derniers retranchements. Fauna et Flora, après avoir découvert leur lien familial et survécu à des épreuves mortelles, doivent maintenant participer à une nouvelle série de défis, symbolisés par les 21 portes des Arcanes Majeurs.

Le parcours initiatique devient alors encore plus intense, car il ne s’agit plus seulement de maîtriser leurs pouvoirs, mais aussi de faire face à leurs plus grandes peurs. Cette épreuve collective, sous la forme d’un tournoi presque, met en lumière les rivalités, les amitiés et les trahisons au sein du Coven, tout en révélant progressivement les véritables enjeux politiques et mystiques de l’ordre des Arcanes.

Les Cauchemars de la Lune, 3e et dernier volume

Enfin, le troisième tome, Les Cauchemars de la Lune, constitue une conclusion épique à cette trilogie. L’élévation des deux sœurs aux rangs d’Arcanes Majeurs ne signifie pas la fin de leurs épreuves. Fauna, devenue Grande Prêtresse, est rapidement confrontée aux intrigues laissées par sa prédécesseure, tandis que Flora, critiquée pour sa nouvelle place en tant qu’Arcane de la Mort, doit se confronter à elle-même et partir sur l’île des Sept Sommets, une quête personnelle qui va la transformer. Blasco propose ici une réflexion plus intime sur le pouvoir, l’identité et la solitude. Le monde extérieur, bien que toujours menaçant, semble alors passer au second plan pour faire place à un approfondissement des thèmes psychologiques et émotionnels des personnages.

L’intrigue ne perd jamais en tension, et le dénouement, marqué par l’union symbolique de la Lune et de la Tour, marque un final inattendu et riche en rebondissements. Cette fin reste ouverte, laissant la possibilité d’une suite ou d’un univers plus vaste encore à explorer.

Nous avons été particulièrement séduits par la finesse des traits de dessin de Serena Blasco, qui apporte une délicatesse et une précision rares à chaque planche. Les personnages et les décors sont détaillés avec une telle minutie que l’on se sent immédiatement transporté dans l’univers d’Arcana. De plus, les couleurs, riches et vibrantes, sont soigneusement choisies pour renforcer l’aspect mystique et symbolique du récit. Chaque nuance semble chargée de sens, rendant hommage à la profondeur des arcanes et à l’esthétique du tarot, conférant à l’ensemble une atmosphère envoûtante et immersive.

Nous recommandons Arcana à partir de l’âge de 9 ans. Bien que l’intrigue soit dense et pleine de mystères, l’histoire reste accessible aux jeunes lecteurs grâce à la clarté des dialogues, à l’attrait visuel des illustrations, et à un univers magique captivant. Les thématiques, tout en abordant des enjeux émotionnels et initiatiques, sont traitées avec subtilité et conviennent parfaitement à un jeune public, tout en offrant plusieurs niveaux de lecture.

Serena Blasco

Serena Blasco, la bio

Serena Blasco est une artiste accomplie, passionnée depuis son enfance par le dessin et l’art sous toutes ses formes. Influencée par sa famille d’artistes, elle évolue très jeune dans un univers créatif. Après un passage par l’École des arts appliqués d’Aix-en-Provence, elle se tourne vers le graphisme et la bande dessinée. Ses premières œuvres, telles que « Lili Chantilly », l’introduisent dans le milieu de l’édition jeunesse, mais c’est surtout l’adaptation des romans Enola Holmes de Nancy Springer en bande dessinée qui marque un tournant décisif dans sa carrière. Serena Blasco sait capturer l’essence des récits fantastiques et mystérieux, à la fois dans ses dessins et dans ses scénarios. Avec la série Arcana, elle explore un nouvel univers, celui de la magie et du tarot, tout en restant fidèle à son style visuel caractéristique, coloré et détaillé.

Drakoo, l’éditeur

Les Éditions Drakoo, spécialisées dans les récits fantastiques et les bandes dessinées de genre, se sont rapidement imposées comme une référence dans l’univers de l’imaginaire. Créé en 2019, ce label rassemble des auteurs et des artistes talentueux pour proposer des œuvres aux univers riches et variés, mêlant magie, aventure et science-fiction. L’éditeur se distingue par une ligne éditoriale ambitieuse, privilégiant des histoires fortes avec des illustrations de grande qualité.

Arcana – Le Coven du Tarot Tome 1 : Arcana – vol. 01/3

Serena BlascoDrakoo, 2021, 120 pages, 9,90 €

Arcana – Le parcours du fou Tome 2 : Arcana – vol. 02/3

Serena Blasco – Drakoo, 2023, 120 pages, 16,90 €

Arcana – Les cauchemars de la Lune : Arcana – vol. 03/3

Serena Blasco Drakoo, 2024, 176 pages, 24,90 €

Drakoo, le site.

Anniversaire des 140 ans de la plus ancienne loge maçonnique en ariége

De notre confrère gazette-ariegeoise.fr

La Fraternité Latine, la loge maçonnique la plus ancienne encore active en Ariège, a vu ses lumières s’allumer le 21 septembre 1884. Cet anniversaire a été marqué le 21 septembre 2024 par une cérémonie blanche fermée, rassemblant les francs-maçons actuels.

Il y a 140 ans, un petit groupe se réunissait dans une maison du centre de Foix pour fonder ce qui est aujourd’hui la plus ancienne loge maçonnique en activité dans le département : la Confrérie Latine, affiliée à l’obédience du Grand Orient de France (GODF).

Le GODF, aujourd’hui la plus grande obédience maçonnique en France, regroupe plus de 52 000 membres, hommes et femmes, répartis dans plus de 1 426 loges. Ses valeurs essentielles – telles que l’idéal républicain, la laïcité permettant la liberté de croyance ou de non-croyance, la liberté absolue de conscience, les principes démocratiques, et l’humanisme hérité des Lumières – ont trouvé en Ariège un environnement favorable, faisant peu à peu de ce département une terre historiquement liée à la franc-maçonnerie.

Lors de la cérémonie, l’historien Remy Pech, spécialiste de l’histoire de l’Occitanie et ancien président de l’Université de Toulouse le Mirail, a tenu une conférence sur Jean Jaurès, dont il est l’un des plus éminents spécialistes contemporains, en présence de conseillers de l’Ordre, parmi lesquels le Grand Maître Adjoint.

Pour l’anecdote, l’Ariégeois Auguste Delpech (1846-1935), enseignant, journaliste et sénateur de l’Ariège, qui fut membre de la Confrérie Latine et Grand Maître du Grand Orient de France en 1902-1903, a compté parmi les enseignants de Jean Jaurès. (source d’information sur le site)

Women’s Trust soutient les victimes d’abus sexuels à Londres avec l’aide des francs-maçons

De notre confrère charitytoday.co.uk

Basée à WESTMINISTER, Woman’s Trust est une association caritative qui aide les femmes victimes de violences domestiques à reconstruire leur vie grâce à des conseils spécialisés, des groupes de soutien thérapeutique et des ateliers psycho-éducatifs. Depuis sa création en 1996, elle a aidé plus de 19 600 femmes à travers Londres, en face à face dans des lieux à Westminster, Hammersmith & Fulham, Newham, Hackney et Tower Hamlets, ainsi que par des canaux à distance lorsque cela était approprié.

Alors que l’enquête sur la criminalité en Angleterre et au Pays de Galles estime que 1,4 million de femmes ont subi des violences domestiques au cours de l’année se terminant en mars 2023, le travail de Woman’s Trust ne pourrait jamais être plus important.

Lorsque les femmes viennent pour la première fois à Woman’s Trust, elles signalent de graves problèmes de santé mentale dus au traumatisme de l’abus : 48 % de leurs clientes déclarent souffrir de dépression, 21 % déclarent s’automutiler et 37 % déclarent avoir des pensées suicidaires. Les principaux résultats de leurs services consistent à aider les femmes à améliorer leur santé mentale, leur autonomie, à prendre soin d’elles-mêmes et à avoir des relations plus saines.

Woman’s Trust propose aux femmes jusqu’à 18 séances gratuites de conseil tenant compte des traumatismes, leur permettant de partager leurs expériences et d’être entendues sans jugement. Les femmes commencent à se voir sous un jour totalement nouveau et à apporter des changements positifs dans leur vie :

Témoignage client :

« Mon expérience a changé ma vie. Woman’s Trust m’a aidée à redécouvrir qui je suis et ce que je veux être. Redécouvrir la personne que j’avais perdue a été un parcours douloureux et épuisant, mais qui en valait la peine. Tout ce que je suis aujourd’hui a été alimenté par le soutien que j’ai reçu. Je suis maintenant conseillère qualifiée et je travaille avec des femmes et des enfants pour poursuivre le changement nécessaire ; ma part de ma place sur terre. »

La subvention de 10 000 £ de la London Freemasons Charity aidera à financer ce service essentiel pour les femmes de Londres, contribuant ainsi à réduire la mosaïque de prestations dans la capitale, où certains arrondissements bénéficient d’un soutien financier plus important que d’autres, ce qui en fait une loterie de codes postaux pour les femmes qui cherchent de l’aide.

Woman’s Trust propose également des groupes de soutien thérapeutique et des ateliers qui permettent aux femmes d’établir des liens avec d’autres personnes ayant vécu des expériences similaires, les aidant ainsi à sortir de l’isolement causé par les abus.

Témoignage client :

« Les échanges avec d’autres survivants m’ont permis de valider mes propres expériences et de me rendre compte que je n’étais pas seule. J’ai fait de grands progrès grâce au soutien de tous. »

Heidi Riedel, PDG de Woman’s Trust, a déclaré :

« Nous sommes extrêmement reconnaissants du financement accordé par l’association caritative des francs-maçons de Londres. Ce financement intervient alors que l’association et les femmes que nous aidons sont confrontées à des difficultés croissantes, la crise du coût de la vie augmentant leur isolement et affectant leur capacité à fuir.

« Ce type de soutien est une véritable bouée de sauvetage pour nous et nos clientes. Nous pouvons ainsi continuer à fournir un soutien en matière de santé mentale, par le biais de nos services de conseil spécialisés, aux femmes qui en ont le plus besoin, en les aidant à aller de l’avant et à reconstruire leur vie, sans subir de violence. »

Paul King, des francs-maçons de Londres, a déclaré :

« Nous sommes ravis de soutenir le travail de Woman’s Trust pour aider les femmes de Londres qui ont été victimes de violences conjugales. Ils ont un impact considérable sur la vie de milliers de personnes. »

Les aventures de Pierre-Paul, le candide (Épisode n°2)

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Texte de Pierre Pelle Le Croisa – Illustrations de François Morel.

« Qui sont-ils ? »

Trop boire noie la mémoire, dit-on. J’ai peut-être un peu abusé de cette eau-de-vin. Toujours est-il que je me retrouve ici, en toge[1], dans un banquet, avec mon thyrse[2] à pomme de pin à la main et ma couronne de feuilles de vigne plantée de guingois sur les yeux[3] !

Les convives sont nombreux. Il y a plein de gens autour de moi, avec de drôles d’habits ! Je les écoute : Les hommes portent le haut d’une toge – je crois qu’ils appellent cela un chemise -, et les femmes le bas de la toge – il me semble qu’elles parlent de robe.

À première vue, ce sont des miséreux : ils ne peuvent pas s’offrir la tenue complète, alors ils se la partagent en couple. Les maris – ceux qui portent la toge du haut – ont une espèce de ficelle qui leur noue le cou – une cravate, si j’ai bien compris – et des braies de Gaulois pour cacher leur intimité du bas – ils disent des pantalons. C’est vraiment étonnant !

…Oh, comme c’est dommage ! Ils ont abandonné le triclinium[4], le lit de table à trois – si pratique, après avoir bu, pour les ébats ! – en faveur de la chaise curule[5] en bois, sans bras : elle a le méchant tort d’éloigner des invités qui aimeraient sans doute, après bombance, passer de ribote en ribaudes !

UN DIEU CHASSE L’AUTRE.

Assis autour d’une table, ils portent de petites nappes blanches autour du cou, sur l’épaule ou sur le bras gauche. Bizarre ! Ils les nomment des « drapeaux[6] ». Le couteau en main qu’ils tiennent comme un « glaive[7] », ils lèvent des vases en verre (leurs « canons[8] » !), remplis d’un vin très rouge (de la « poudre forte[9] », disent-ils), en l’honneur d’un certain Grand Architecte de l’Univers. Il aurait – paraît-il – remplacé Yahvé, le dieu unique qui nous avait chassés.

Ça, c’est une bonne nouvelle ! Mais je n’arrive plus à suivre. Les évènements se bousculent. Quel chambardement dans la galaxie ! Après Zeus, Jupiter, Yahvé, voilà qu’apparaît maintenant un GADL’U (c’est son petit nom, en raccourci).

Je suis totalement perdu. Je ne sais plus lequel il faut adorer aujourd’hui. Être dieu, ça devient dangereux ! Il va falloir que je songe à me recycler…

LA LUMIÈRE DU GADL’U.

Un coup de maillet : le tonneau doit être en perce !

  • La lumière apparaît aux Apprentis.
  • Elle éclaire les Compagnons.
  • Elle illumine les Maîtres[10].

Les coups de maillets se succèdent, et les voix des officiants se répondent.

Mais… Mais c’est extraordinaire ! Je n’avais pas fait attention : on y voit comme en plein jour. Et sans les lampes à huile qui tachent les doigts et qui éclairent si peu ! Ils sont parvenus à coller au plafond des espèces de boules lumineuses qui rayonnent dans toute la pièce sans s’éteindre jamais. Comment ont-ils fait ?

Ah, le pauvre Phébus[11] ! Il est bien dépassé avec son soleil qui ne rayonne que le jour ! Et Prométhée[12], avec le feu qu’il a donné aux hommes, il ne fait assurément pas le foie ! – Oh, pardon ! Ma langue a fourché, je voulais dire : le poids ! -. Combien plus grand est le GADL’U, qui leur apporte de la lumière dans les ténèbres et qui met de la clarté dans leur nuit !

LE VÉNÉRABLE.

« À l’ordre de table[13], mes Frères. Haut les armes[14] ! En joue[15] ! Petit feu ! Buvons ! » s’écrie un homme qui porte autour du cou un licou coloré. Il est jeune, et ils le vénèrent sous le nom d’un vieux : « Vénérable », qu’ils le baptisent pour se moquer de lui.

C’est la preuve – s’il en était besoin – que je suis bien dans un symposion[16], un banquet ; car il n’y a qu’à la fête ou au carnaval que les rôles sont inversés : les esclaves jouent les maîtres, les rois font les fous et les vieillards retombent en enfance…

Il y a quand même quelque chose qui me surprend. Le banquet est un rituel sacré, lié à un sacrifice : il honore une divinité. C’est pour elle qu’on se lave les pieds[17] afin d’être pur pour s’en approcher. Or là, contrairement à la coutume, ils cachent leurs orteils, comme s’ils avaient peur de les montrer, dans des espèces de sandales fermées où ils les font mariner – des chaussures, prétendent-ils.

Il faut croire que les mœurs ont bien changé depuis que Jupiter s’en est allé…


[1] Toge romaine : Vêtement constitué d’une longue et seule pièce d’étoffe aux plis drapés, il est porté sur l’épaule gauche, ceinturé sur la poitrine (umbo), ramené sur le bras droit en demi-cercle (sinus) et rejeté sur l’épaule droite.

[2] Thyrse : Le thyrse est l’attribut principal de Dionysos. Sceptre orné de feuilles de lierre, il est surmonté d’une pomme de pin.

[3] Couronne de Bacchus : La représentation la plus connue de Bacchus est celle qu’en donne le tableau du Caravage (XVIème siècle). Le dieu, couronné de pampres de vigne, tient dans sa main un cratère rempli de vin.

[4] Triclinium : Ensemble de trois lits disposés en fer à cheval, ouvert sur le quatrième côté pour le service, le triclinium pouvait recevoir jusqu’à neuf personnes (trois par lit).

[5] Curule : La chaise curule est un siège dont les pieds entrecroisés, en forme d’esses allongées, sont recouverts de tissu. Elle est réservée aux notables dans la Rome antique (consuls, édiles, prêteurs, magistrats).

[6] Drapeaux : Ce sont les serviettes de table que les Apprentis portent sur l’avant-bras gauche, les Compagnons sur l’épaule gauche et que les Maîtres roulent autour du cou (rituels des banquets d’ordre).

[7] Glaives : Ils désignent les couteaux (rituels des banquets d’ordre).

[8] Canons : C’est un autre qualificatif pour désigner les verres (rituels des banquets d’ordre).

[9] Poudre forte : Il s’agit du vin (rituels des banquets d’ordre).

[10] Lumière : « La lumière apparaît aux Apprentis, elle éclaire les Compagnons, elle illumine les Maîtres » (ces phrases sont prononcées au début des travaux de table du banquet d’ordre du solstice d’été pour le « Rite Écossais Ancien et Accepté »).

[11] Phébus : Personnification divine du Soleil, assimilé à Apollon, Phoebos signifie « Le Brillant » en grec.

[12] Prométhée : Dans la mythologie grecque, Prométhée est un géant. Il apporte la civilisation aux hommes en leur offrant le feu sacré, réservé aux dieux. Pour le punir, Zeus l’enchaîne sur le mont Caucase. Chaque jour un aigle lui dévore le foie, qui repousse aussitôt absorbé.

[13] Ordre : « À l’ordre de table, mes Frères. Haut les armes ! En joue ! Petit feu ! Buvons !  » (ces expressions au « Rituel du  banquet d’ordre » du « Rite Français »).

Ordre : « À l’ordre de table, mes Frères. Haut les armes ! En joue ! Petit feu ! Buvons !  » (ces expressions sont extraites du « Rituel du  banquet d’ordre » du « Rite Français »).

[14] « Haut les armes ! » : Le verre plein est tenu dans une main, le bras tendu à l’horizontale, le couteau serré dans l’autre main (« Rituel du banquet d’ordre » du « rite Français »).

[15] « En joue ! » : Le bras replié, le verre au niveau des lèvres (« Rituel du banquet d’ordre » au « rite Français »).

[16] Symposion : Le symposion est « la seconde partie du banquet grec, celle pendant laquelle les convives buvaient » (« Larousse du XXème siècle », six volumes, 1928).

[17] Pieds nus : Chez les Romains, « lorsque le sacrifice était votif, le prêtre le faisait les cheveux épars, la robe détroussée et les pieds nus, parce que cet extérieur était celui des suppliants » (« Dictionnaire classique de l’Antiquité sacrée et profane » de M.-N. Bouillet, t. II, 1841).