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Curiosités Maçonniques : Pierre Mollier

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Loin des fantasmes véhiculés par les réseaux sociaux les CURIOSITES MACONNIQUES dévoilent des aspects comportant une part de mystère par les enquêtes que l’ouvrage réalise. On y parle de recherche de propriété, de décodage d’énigmes initiatiques, de découvertes de références inattendues.

Même le sourire vient ponctuer la lucidité historique. On y travaille sur les archives de Loges, on y découvre des récits romanesques qui frisent parfois les contes philosophiques pleins d’enseignements. Si le secret maçonnique réside dans l’art de poser des questions, le lecteur sera surpris par les débuts de réponses inattendues.

AUTEUR

Historien, rédacteur en chef de la revue d’études symboliques et maçonniques Renaissance Traditionnelle, Pierre Mollier est directeur de la Bibliothèque du Grand Orient de France et conservateur du musée de la Franc-Maçonnerie.

Voir l’ouvrage chez l’éditeur Dervy une marque Trédaniel

Infos : 256 pages, 180 x 230 mm, 828g
Parution : octobre 2021
Editeur : DERVY
EAN : 9791024206271
ISBN : 979-1-02-420627-1
Prix : 26,00€
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Même les institutions les mieux établies cachent toujours quelques Curiosités. Derrière le pittoresque de ces anecdotes, nos Curiosités Maçonniques dévoilent souvent des aspects de la franc-maçonnerie laissés dans l’ombre par une approche plus classique. Le sourire est la ponctuation d’instants de lucidité !

Depuis Borgès et Umberto Eco, on sait que les bibliothèques, loin d’être synonymes de recherches arides et d’ennui, recèlent aussi leur part de mystères. Enquêter sur la chaîne des propriétaires d’un manuscrit rare, décoder un ex-libris énigmatique, découvrir une référence inattendue… C’est à ces aventures que nos histoires convient le lecteur.

Ces enquêtes dans les archives des loges sont aussi des nouvelles romanesques et des contes édifiants pleins d’enseignements pour qui cherche à mieux comprendre « le secret » de la franc-maçonnerie.

Le trésor caché des brocanteurs par notre frère Gilles Morel de Boissy d’Harcourt, dit Chichi

Pourquoi écrire un livre sur la brocante ? La brocante, c’est plus qu’un simple passe-temps ; c’est une passion qui fait rêver par son caractère désuet et intemporel, reliant passé et présent. Pour de nombreux Français, c’est une quête perpétuelle de trésors cachés et d’objets chargés d’histoire. Gilles Naja, avec son Guide pratique du brocanteur, nous invite à découvrir les mystères de cet univers fascinant.

Cet ouvrage nous offre donc un aperçu poétique et philosophique de la brocante, définie comme un espace de rêve, de souvenirs et de découvertes. Elle met en avant l’importance de cet art de chiner pour les Français, décrivant la brocante comme une quête de fortune et d’origine. Le texte évoque également l’auteur, Gilles Naja, peintre et collectionneur, et ses interactions avec le collectionneur Chichi. Le ton est à la fois nostalgique et passionné, invitant le lecteur à explorer les mystères de la brocante.

La préface de l’avocat spécialiste en droit artistique Jean-François Marchi – mais aussi romancier, poète, essayiste, auteur dramatique et chroniqueur au Journal de la Corse – raconte la rencontre entre Gilles Naja et le collectionneur Chichi. Elle met en avant la personnalité passionnée de Naja et son amour pour la brocante. Naja est décrit comme un collectionneur et artiste talentueux, naviguant entre diverses cultures et époques. La préface donne un aperçu de l’approche méthodique de Naja dans le monde de la brocante, soulignant sa capacité à transformer les objets en trésors de valeur.

L’introduction explique que le livre est le fruit de nombreuses conversations avec un maître de la brocante. Elle promet un voyage initiatique pour le lecteur, guidé par les expériences et les anecdotes de l’auteur. L’approche est à la fois éducative et divertissante, avec une touche de mystère et de passion.

Me Jean-François Marchi, le préfacier

Le premier chapitre « Le métier » traite de l’histoire personnelle de Naja, de son initiation à la brocante, et de ses quarante-cinq années d’expérience. Il aborde les leçons apprises, les pièges courants et la quintessence du métier. Les sous-chapitres offrent un regard approfondi sur le parcours d’un brocanteur de métier, de ses débuts jusqu’à sa maîtrise.

Dans « Une journée de chasse », nous assistons à une description détaillée d’une journée type pour un brocanteur, incluant les stratégies et les rituels du matin (les combats de l’aube) ainsi que les chansons et traditions qui accompagnent cette chasse. Ce chapitre capture l’essence de l’excitation et de la camaraderie qui caractérisent la brocante.

Puis, l’auteur, dont les propos sont recueillis par Éric Ledru, directeur de la maison d’édition SPM, se concentre sur l’aspect commercial de la brocante, décrivant le rôle des organisateurs, la mise en place du stand, et les interactions avec les clients. Il met en lumière les compétences nécessaires pour réussir la vente, de l’attirance des clients potentiels à la fidélisation des acheteurs réguliers.

Fin de la première partie, la seconde étant consacrée aux « Règles d’or du chineur ». Elle offre un guide des meilleures pratiques pour chiner efficacement. Elle couvre les astuces et les stratégies que Naja a développées au fil des années pour dénicher des trésors et éviter les pièges courants.

Enfin, la troisième et dernière partie traite de « La chasse au trésor : anecdotes vraies ». Elle traite une série d’anecdotes réelles illustrant les découvertes fascinantes de Naja. Chaque histoire est centrée sur un objet ou une œuvre spécifique, révélant les récits captivants derrière leur acquisition. Cette partie est riche en histoires de trouvailles étonnantes et en leçons pratiques pour les chineurs.

Chichi la brocante…

Nous avons trouvé trois points forts dans cet ouvrage. Tout d’abord, le style de Naja est vivant et engageant, rendant la lecture agréable et accessible. Puis ce pont établi entre différentes cultures, reflétant la diversité et la richesse de l’histoire de la brocante.

Enfin, les anecdotes personnelles ajoutent une dimension humaine et chaleureuse au guide.

Relevons, et la grande majorité de nos compatriotes l’a bien compris, qu’en ces temps difficiles, la brocante revêt une importance particulière. Elle représente non seulement une échappatoire agréable et un passe-temps passionnant, mais aussi une opportunité de faire des économies substantielles. Acheter des objets de seconde main permet de réduire les dépenses tout en obtenant des articles de qualité et souvent uniques.

De plus, la brocante s’inscrit parfaitement dans une démarche écologique. Le recyclage des vêtements, des meubles et d’autres objets permet de réduire notre empreinte carbone et de lutter contre le gaspillage. En réutilisant et en donnant une seconde vie aux objets, nous contribuons à une économie circulaire plus durable.

Le Guide pratique du brocanteur est bien plus qu’un simple manuel. Il est une invitation à plonger dans un monde riche en histoire et en émotion. Que vous soyez un novice curieux ou un brocanteur chevronné, ce livre offre des renseignements précieux et des conseils pratiques pour naviguer avec succès dans l’univers de la brocante. Publié par L’Harmattan, il est un compagnon idéal pour tous ceux qui souhaitent explorer et apprécier la beauté des objets anciens. Un cadeau parfait pour tous les passionnés de brocante, à offrir ou à s’offrir, particulièrement pertinent dans le contexte actuel où l’économie et l’écologie sont au cœur de nos préoccupations.

Nous ne pouvons passer sous silence la riche et vraiment très intéressante biographie de l’auteur.

Gilles Naja, quel bel homme… et quel frère !

Gilles Morel de Boissy d’Harcourt, dit Chichi – rebaptisé ainsi par sa grand-mère parce que chineur – , est fier de sa diversité. Il est Naja – peintre et collectionneur français reconnu pour son expertise –, originaire de Hongrie pour la partie maternelle, et aristocrate du Bourbonnais pour la partie paternelle. Il fit son apprentissage à la Grande Chaumière et s’intéressa très tôt aux peintres de l’École de Paris, presque tous juifs de Russie. Il représente depuis une quarantaine d’années une figure haute en couleur du paysage de la brocante. Féru d’histoire de l’art, cette encyclopédie parlante se double d’un artiste authentique.

Son livre reflète non seulement ses connaissances approfondies et son amour pour la brocante, mais aussi son désir de partager cette passion avec un plus large public, offrant des conseils pratiques et des récits inspirants pour tous les amateurs de chine. Bien évidemment, le moment venu, nous reviendrons sur le parcours de ce frère intéressant à plus d’un titre… Ainsi va le monde !

Et nous ne doutons que, pour notre cher compagnon de route Gilles, le meilleur de sa vie est encore à venir. Par ailleurs, fidèle à notre tradition, nous vous présentons son éditeur.

La maison SPM est fondée en 1970. La Société Polygraphique Mang a développé dans un premier temps des activités d’imprimeur, puis d’éditeur.

Éric Ledru – Source Babelio

Spécialisée en histoire, elle rassemble plusieurs collections : Kronos, Lettrage, Géopolitique du XXIe siècle, collection de l’Institut Napoléon, Inédits russes. Fondée sur des critères scientifiques rigoureux, sa lisibilité commerciale s’est largement accrue depuis son entrée dans le groupe L’Harmattan en 2010.

Éric Ledru, son directeur, s’est entouré d’une équipe de directeurs de collection et d’auteurs qui font vivre la recherche historique sans esprit de caste mais aussi sans concession aux effets de mode.

Guide pratique du brocanteurPropos recueillis et texte établi par Éric Ledru

Gilles NajaÉdition SPM, 2018, 162 pages, 17,50 € – Format Kindle 12,99 €

En vente chez l’éditeur ou sur les grands sites marchands

20/06/24 : Hommage à Jean Zay

En ce 20 juin 2024, nous rendons hommage à une figure emblématique de notre République, un homme dont l’engagement et les actions ont profondément marqué notre histoire : Jean Zay.

Né en 1904 à Orléans, il fut non seulement un brillant homme politique mais aussi un fervent défenseur des valeurs républicaines. Son parcours, jalonné de combats pour la justice, la laïcité et l’éducation, témoigne de son indéfectible dévouement à la cause publique. Son esprit républicain s’inscrit dans la lignée de Camille Pelletan, Léon Bourgeois et Ferdinand Buisson.

Jean Zay, en tant que ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, a mis en œuvre une série de réformes audacieuses et progressistes qui ont laissé une empreinte durable sur le système éducatif et culturel français. Il a ainsi étendu la durée de la scolarité obligatoire visant à prolonger l’instruction et à réduire l’abandon scolaire précoce. Il a également initié des mesures pour réduire le nombre d’élèves par classe, améliorant ainsi les conditions d’apprentissage et permettant un suivi plus personnalisé des élèves. Défenseur fervent de la laïcité, il a renforcé les principes laïques dans le système éducatif, assurant que l’école publique reste neutre et indépendante de toute influence religieuse. Jean Zay a intégré l’éducation physique et sportive dans le programme scolaire, reconnaissant l’importance du sport pour le développement équilibré des jeunes. Enfin, il a favorisé le développement des activités périscolaires, telles que les colonies de vacances et les loisirs éducatifs, pour offrir aux élèves des opportunités d’apprentissage et de développement en dehors des heures de classe.

Dans le domaine culturel, Jean Zay a été un acteur clé dans la création du Festival de Cannes en 1939, destiné à promouvoir et célébrer le cinéma international. Bien que la première édition ait été annulée en raison de la guerre, le festival est devenu un événement culturel majeur dans le monde. Il a mis en place diverses initiatives pour soutenir les arts et la culture, reconnaissant leur rôle essentiel dans la société. Il a encouragé la création artistique et l’accès à la culture pour tous les citoyens. Sous sa direction, des efforts ont été faits pour moderniser et élargir l’accès aux bibliothèques et musées, facilitant l’accès à la connaissance et au patrimoine culturel pour un plus grand nombre de personnes.

Avec l’armistice de juin 1940 et la mise en place du régime de Vichy, Jean Zay, qui avait rejoint l’armée au début de la Seconde Guerre mondiale, est accusé de désertion par les autorités de Vichy. Ces accusations étaient en grande partie motivées par des raisons politiques, Jean Zay étant un symbole de la République et de ses valeurs démocratiques, que le régime de Vichy cherchait à éradiquer. De plus, les origines juives de sa famille paternelle et son engagement maçonnique en font un symbole à abattre. Emprisonné à Riom, il est abattu par trois miliciens le 20 juin 1944. Sa dépouille ne sera retrouvée qu’en septembre 1946. Le 27 mai 2015, sa dépouille entrera au Panthéon, avec celle du Frère Pierre Brossolette, de Geneviève De Gaulle-Anthonioz et de Germaine Tillon.

Le Frère Jean ZAY

Jean Zay était également un franc-maçon engagé. Son appartenance à la franc-maçonnerie a joué un rôle important dans ses idéaux et ses actions politiques. Jean Zay a été initié à la franc-maçonnerie en 1926, à l’âge de 22 ans, au sein de la loge Étienne Dolet du Grand Orient de France (GODF) à Orléans. Son engagement maçonnique a exercé une influence notable sur sa carrière et ses principes. Les valeurs maçonniques de liberté, égalité et fraternité ont profondément marqué son engagement politique et social. Il a constamment œuvré pour la promotion de ces idéaux à travers ses réformes. Il a porté haut les principes de laïcité et de justice sociale, combattant pour une République juste et éclairée.

Aujourd’hui, nous honorons la mémoire de Jean Zay non seulement pour ses réalisations concrètes mais aussi pour l’exemple qu’il nous a légué. Ses réformes éducatives continuent d’inspirer notre système scolaire, son engagement culturel enrichit encore notre patrimoine, et son combat pour la liberté et la justice reste un phare pour notre démocratie.

Jean Zay nous a montré que la défense des valeurs républicaines exige courage et détermination. Il nous a rappelé que l’éducation et la culture sont les piliers d’une société libre et éclairée. Il nous a enseigné que la lutte pour la justice et la liberté est un devoir sacré.

En cette journée de commémoration, renouvelons notre engagement à porter haut les idéaux de Jean Zay. Puissions-nous, à son image, œuvrer sans relâche pour une République plus juste, plus laïque, et plus fraternelle.

Le 20 juin 2024

Sylvain Zeghni Grand Maître National de la Fédération Française De l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN

Je ne sais ni lire ni écrire…

Parce que j’ai 3 ans…

1, 2, 3, je m’en vais au bois… 3 p’tits chats, 3 p’tits chats, 3 p’tits chats… 3 petits cochons pendus au plafond… 3 mousquetaires… La naissance, la vie, la mort… Liberté, Égalité, Fraternité… Compas, Équerre, Loi sacrée… Sagesse, Force et Beauté… 3…

La longue liste inachevée, et tout autant ce qu’il y a à en dire et à interpréter, est inintelligible pour un enfant de 3 ans (et même après ?!), en plein complexe d’œdipe, qu’il soit garçon, ou d’Electre, qu’il soit fille. Il ne comprend pas encore tout et en sera peut-être loin, dans son imaginaire où l’inconnu et l’incompréhensible peuvent engendrer des monstres.

C’est sur le chemin de la sociabilisation, que ce petit être de 3 ans commence à apprendre et échanger avec les autres. Alors pour stimuler le langage, la parole, l’interactivité avec les autres, la compréhension de ce qui l’entoure et même de l’abstrait, le parent avisé et le maître d’école lui proposera des activités constructives. Construisant son être raisonné et agile, l’enfant agira avec des intentions précises, avec concentration, aiguisant son sens de l’observation, développant ses capacités de motricité, comprenant de mieux en mieux pour après, lire, écrire, « discourir »… Développer sa maîtrise de soi jusqu’à sa faculté de jugement.

Pas à pas… 1, 2, 3… 3 p’tits pas… Glissés ?

Mais si, à 3 ans, on ne sait ni lire ni écrire, on doit déjà commencer à savoir ranger ses jouets, comme l’apprenti(e) franc-maçon(ne) qui participe activement à l’installation puis au rangement du Temple… Ou pas !

Maître Surveillant Jedi : « Hum, jouer et rire, tu veux, jeune Padawan ! Mais du côté de la Force, avec sagesse et dans la beauté, œuvrer tu devras ! Avec ciseau, maillet, ta pierre commence à tailler. Et si ni lire, ni écrire encore tu ne sais, commence déjà par tes outils ranger !

Belgique : LA manifestation symbolique des obédiences appelant à un sursaut populaire !

Ce mardi 18 juin 2024, soit 84 ans après l’appel du Général de Gaulle , les obédiences belges lancent un vibrant appel pour un sursaut populaire, pour que tous les citoyens-citoyennes européens- européennes se lèvent pour résister et protéger la démocratie.

L’histoire risque de se répéter, quand les extrêmes arrivent au pouvoir, quand le populisme prend le dessus sur la raison, quand la nuance n’est plus possible, quand la haine de l’autre s’érige en doctrine, alors notre vie démocratique est vraiment en danger.

Ne revivons pas les affres du passé, les persécutions, la guerre totale, les exterminations .

L’Europe s’est construite sur les ruines de la guerre et sur la honte des atrocités commises par des régimes totalitaires. N’oublions pas.

Et reprenons ensemble ce slogan si important : « Plus jamais ça ».

Cette manifestation est symbolique à plus d’un titre :

1. Parce qu’elle est rare. C’est assez exceptionnel de voir des Francs-Maçons descendre dans la rue pour défendre leurs valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, pour mettre en garde contre les idées de rejet de l’autre et de replis sur soi.

Drapeau de la Belgique (en néerlandais : België ; en allemand : Belgien)

2. Parce qu’habituellement la Franc-maçonnerie est plutôt discrète, et c’est donc assez contradictoire qu’elle s’affiche ainsi que ses membres en public. Et le plus grand paradoxe est que cette discrétion provient justement en grande partie de la persécution que les régimes totalitaires ont toujours manifestée envers elle. Dans tous les pays d’Europe, les Francs-Maçons ont toujours été persécutés par les régimes fascistes ou non démocratiques. Quoi de plus dérangeant pour une politique qui prône l’endoctrinement et l’inféodation des masses qu’une structure comme la Franc-maçonnerie qui défend la Liberté, la suprématie de la raison, le libre arbitre de chacun et le droit de disposer de sa vie et de son corps ?

3. Parce qu’elle fût une réussite par l’engouement et la présence de plus de 300 participants. L’appel est lancé le 14 juin, en France par une circulaire du Grand Orient de France qui au nom des obédiences maçonniques (françaises) demande la mobilisation de tous les francs-maçons pour dire non à l’arrivée au pouvoir en Europe de tous mouvements hostiles à ses valeurs et aux idéologies de la haine.

Le Grand Orient de Belgique1 (GOB) inquiet par ces mouvements, appelle les maçons de différentes obédiences belges et françaises, de se réunir au même moment, dans différents lieux, en Belgique et en France, pour montrer leur solidarité ainsi que leur soutien à une cause universelle : celle de la fraternité humaine.

Le rassemblement s’est déroulé sans heurt au Mont des Arts2 à Bruxelles et au même moment qu’en France, soit le mardi 18 juin à 18h. Les 5 obédiences adogmatiques et libérales belges soutenaient cette manifestation (G.O.B., D.H., G.L.B., G.L.F.B. et Lithos).

Vu la spontanéité, la rareté et l’importance de ce mouvement, le J.T. de 19h30 à la RTBF avait délégué une équipe et le Grand Maître du Grand Orient de Belgique a pu s’exprimer au J.T. à une heure de grande audience, dans un message qui réaffirme nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

1Fondé en 1833, le Grand Orient de Belgique est l’une des principales obédiences maçonniques en Belgique.

2Le Mont des Arts est un ensemble urbain situé au centre de Bruxelles, en Belgique. Il est célèbre pour son aménagement paysager et son architecture emblématique. C’est un espace culturel et artistique prestigieux. Nous y trouvons la Bibliothèque royale de Belgique, institution majeure pour la préservation du patrimoine littéraire et historique belge, le Palais des Beaux-Arts,  les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et le jardin du Mont des Arts.

Le Grand Maître du Grand Orient de Belgique

23/06/24 : Lyon, l’appel du GODF – Pour une République fraternelle, humaniste et universaliste !

En ces temps où les valeurs fondamentales de notre République sont mises à l’épreuve, le Grand Orient de France et les obédiences amis de Lyon et ses alentours, vous convient à un rassemblement pour réaffirmer l’attachement indéfectible à une République fraternelle, humaniste et universaliste.

Ce rassemblement se veut un moment fort pour défendre et promouvoir une République une et indivisible, où la liberté et la dignité de chaque citoyen sont respectées et protégées dans un esprit de fraternité et de solidarité.

Nous croyons fermement que la liberté est un droit inaliénable, que l’égalité est le fondement de la justice sociale, et que la fraternité est le ciment qui unit notre société. Face aux défis contemporains, il est essentiel de rappeler que notre République repose sur ces valeurs universelles, et que notre engagement collectif doit être à la hauteur de ces idéaux.

Si tel est votre désir, vous pouvez rejoindre ce dimanche 23 juin à 10h00 au Square Jussieu, dans le 3e arrondissement de Lyon, à l’angle du quai Victor Augagneur et de la rue Rabelais. Cet événement sera l’occasion de montrer la détermination de tous les francs-maçons à défendre une société où chaque individu est traité avec dignité et respect, où la diversité est célébrée, et où la solidarité est au cœur de notre action citoyenne.

Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez venir avec vos cordons et sautoirs. Ensemble, vous pouvez faire entendre une voix pour une République plus juste, plus fraternelle et plus humaniste. Rejoignez-les pour affirmer haut et fort votre engagement pour une République solidaire et inclusive, une République qui ne laisse personne de côté.

29/06/24 : « Comment peut-on être « encore » franc-maçon au 21e siècle ? », LA conférence de Christophe Bourseiller à la Grande Loge de France

Sous les auspices de la Loge « Du Héros de l’Humanité » de la Grande Loge de France (GLDF) , nous avons l’honneur de vous convier à une conférence publique exceptionnelle qui se tiendra ce samedi 29 juin à 14h dans le grand Temple Pierre Brossolette de la GLDF.

Le conférencier est Christophe Bourseiller, figure éminente du journalisme et de la franc-maçonnerie contemporaine. Il est aussi acteur, animateur audiovisuel, écrivain et enseignant.

Christophe Bourseiller : une vie dédiée à la connaissance et à la fraternité

Christophe Bourseiller, viendra partager son éclairage sur le thème captivant : « Comment peut-on être « encore » franc-maçon au 21e siècle ? ». Vénérable Maître de la Loge Nationale de Recherche de la GLDF « Marquis de LAFAYETTE » et Président du Comité Histoire de la Grande Loge de France, Christophe Bourseiller est une voix respectée et érudite dans le paysage maçonnique.

Né le 27 septembre 1957, Christophe Bourseiller s’illustre très tôt par une curiosité intellectuelle et un talent pour l’analyse. Écrivain, acteur, animateur audiovisuel, enseignant et journaliste, il navigue avec aisance entre les mondes de la culture et de la recherche historique. Auteur de nombreux ouvrages – plus de quarante 40 ! –, Christophe Bourseiller explore les contre-cultures, les mouvements politiques et les phénomènes de société avec une rigueur académique et une passion palpable.

Rappelons que pour son Un maçon franc-récit secret (Alphée, 2010), il est honoré du prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France (IMF) en 2010 dans la catégorie « Essais/Symbolisme ».

Son engagement maçonnique, profond et sincère, l’amène à occuper des postes prestigieux au sein de la Grande Loge de France. En tant que Vénérable Maître de la Loge « Marquis de LAFAYETTE », il contribue activement à la recherche et à la diffusion des valeurs maçonniques. Son rôle de Président du Comité Histoire témoigne de son dévouement à la préservation et à la transmission du riche héritage de la franc-maçonnerie.

Un événement à ne pas manquer

Cette conférence promet d’être un moment fort de réflexion et de partage. Elle s’adresse à tous ceux qui s’interrogent sur la pertinence et l’évolution de la franc-maçonnerie dans notre époque moderne. Christophe Bourseiller, par son parcours et ses réflexions, apportera un éclairage unique et stimulant sur les défis et les opportunités auxquels la franc-maçonnerie est confrontée au XXIe siècle.

À l’occasion des 200 ans de la Respectable Loge « Le Héros de l’humanité » n°147 de la GLDF, à l’orient de Paris et en présence du Grand Maître de la Grande Loge de France Thierry Zaveroni et du Second Grand Maître Adjoint Jean-Laurent Turbet, venez enrichir votre compréhension de la franc-maçonnerie contemporaine et rencontrer une personnalité exceptionnelle, dont le parcours et les réflexions ne manqueront pas de vous inspirer.

À très bientôt sous la voûte étoilée de la Grande Loge de France.

Informations pratiques : Samedi 29 juin 2024 à 14h

Grand Temple Pierre Brossolette de la GLDF, 8 rue Louis Puteaux – 75017 Paris

INSCRIPTION OBLIGATOIRE, cliquez ICI

GLDF, 8 rue Louis Puteaux – 75017 Paris – Photo © Yonnel Ghernaouti YG
Grand Temple Pierre Brossolette -Photo GLDF officiel

Vous avez dit SecretS maçonniques ? Les indiscrétions d’un Grand Commandeur…

Journal (indiscret) d’un Grand Commandeur de Hervé Bodez, publié par les Éditions Rosa Celtica en 2023, est un ouvrage pour les francs-maçons souhaitant approfondir leur compréhension du Rite Écossais Ancien Accepté (REAA).

Le livre offre une explication détaillée des rituels et des symboles du REAA, souvent complexes et riches en significations cachées. En décryptant ces éléments, Hervé Bodez permet aux francs-maçons de mieux saisir les enseignements et les valeurs véhiculés par ces pratiques.

Ralph Waldo Emerson, c. 1857

Commençant par l’épigraphe « N’allez pas là où mène les chemins, allez là où il n’y a pas de chemin et laissez une trace » attribuée à Ralph Waldo Emerson, celle-ci invite immédiatement à une réflexion profonde sur la nature de l’individualité, du courage et de l’innovation. Rappelons que Ralph Waldo Emerson (1803-1882) était un essayiste, philosophe et poète américain, et un chef de file du mouvement transcendantaliste, qui prônait la nature, l’intuition et l’individualisme comme sources principales de l’inspiration humaine. Cette citation reflète bien ses idées et philosophies centrales, c’est-à-dire le refus des conventions et l’innovation, le courage et la détermination, l’autonomie et être pionnier dans des domaines inexplorés…

La voie suivie par Hervé Bodez ? En tout cas, son exemple nous incite à prendre des risques pour suivre des chemins inexplorés et à laisser une marque durable dans le monde.

C’est sans doute ce qu’a fait l’auteur en étant le fondateur du Suprême Conseil de Méditerranée du Rite Écossais Ancien Accepté (REAA).

À commencer par ses premiers mots puisqu’il expose dans son « Antidictionnaire des infinitions ». Il nous parle de « l’approche de Haut Grade », donnant au tout sa « réverbération de Sens ».

L’auteur n’hésite pas à employer les termes antidictionnaire – référence à une œuvre ou un projet qui s’oppose aux conventions d’un dictionnaire traditionnel – et infinition – néologisme combinant les termes infini et définition et désignant une définition ouverte, incomplète ou indéfinie, qui suggère une multiplicité de significations possibles plutôt qu’une seule interprétation fixe –, concepts littéraires et philosophiques qui renvoient à des pratiques linguistiques et sémantiques spécifiques, souvent utilisées pour subvertir ou réinventer les usages traditionnels des dictionnaires et des définitions.

Hervé Bodez, après avoir exposé la règle en 12 points, règle universelle selon lui, décrit les cérémonies et les rituels, expliquant leur déroulement, leur symbolisme et leur signification spirituelle, aidant ainsi les membres à comprendre le but et l’importance de chaque étape du rite.

Les symboles utilisés dans le REAA sont expliqués en détail, ce qui aide les francs-maçons à interpréter correctement les messages ésotériques et philosophiques qu’ils contiennent.

De l’histoire du REAA, l’auteur indique que les loges maçonniques retrouvent une liberté et une prééminence similaires à celles d’avant 1717. Hervé Bodez explore l’évolution au fil du temps du rite, permettant aux francs-maçons de comprendre comment ledit rite s’est développé et a été influencé par différents contextes culturels et sociaux.

Le livre explore donc les racines historiques du REAA, offrant un contexte sur ses premières formes et les influences qui l’ont façonné. En suivant les changements et adaptations du REAA au fil du temps, l’auteur s’appuie sur de nombreux documents ou correspondances épistolaires ave ce de nombreux dignitaires d’obédiences, les membres peuvent voir comment le rite s’est adapté aux besoins de différentes époques et communautés.

Le journal, indiscret et donc révèle des informations personnelles ou confidentielles, offre un aperçu de la structure de gouvernance du REAA, y compris les rôles et les responsabilités des hauts dignitaires. Cela est crucial pour comprendre le fonctionnement interne de la confrérie et la manière dont les décisions sont prises.

Hervé Bodez

Hervé Bodez décrit la hiérarchie et les différents grades au sein du REAA, expliquant le parcours initiatique et les responsabilités à chaque niveau. En analysant comment la gouvernance est structurée et comment les décisions sont prises, le livre aide les membres à naviguer dans les aspects administratifs et organisationnels du REAA.

Les réflexions personnelles d’Hervé Bodez en tant que Grand Commandeur fournissent un témoignage précieux sur les défis, les réussites et les leçons apprises dans cette position. Cela peut inspirer et guider d’autres membres dans leur propre parcours maçonnique.

Les anecdotes et les expériences partagées par l’auteur permettent aux sœurs et aux frères de comprendre les défis auxquels ils pourraient être confrontés et les stratégies pour les surmonter. Et les leçons tirées de ses expériences offrent des conseils pratiques et philosophiques qui peuvent être appliqués par d’autres francs-maçons dans leur cheminement personnel et collectif.

Un des points essentiels est l’accent mis sur la liberté et l’indépendance plutôt que sur l’appartenance et la régularité de masse. Cette philosophie est développée dans le livre, encourageant les francs-maçons à se concentrer sur leur développement personnel et spirituel.

L’ouvrage met en avant l’importance de la liberté individuelle dans la quête maçonnique, permettant à chaque membre de trouver sa propre voie. C’est ainsi que l’accent mis sur l’indépendance souligne la valeur de la transmission individuelle et la reconnaissance basée sur la légitimité personnelle.

Ce Journal (indiscret) d’un Grand Commandeur– au format A4– est un outil intéressant pour les francs-maçons pratiquant le REAA. Il aide à éclairer les aspects ésotériques et pratiques du rite, offrant une compréhension plus profonde et enrichissante. Grâce à ses explications détaillées, ses réflexions personnelles et son exploration de la liberté et de l’indépendance – une belle liberté de ton aussi –, ce livre est une ressource pour quiconque souhaite approfondir sa connaissance.

Les Éditions Rosa Celtica sont une maison d’édition spécialisée dans la publication d’ouvrages liés à des thèmes ésotériques, mystiques et maçonniques, suggérant un intérêt pour des sujets de niche et des ouvrages qui explorent des domaines spirituels et initiatiques.

Journal (indiscret) d’un Grand Commandeur

Fondateur du Suprême Conseil de Méditerranée du Rite Écossais Ancien Accepté

Hervé Bodez – Éditions Rosa Celtica, 2023, 316 pages, 22 €

Disponible à la librairie le Bleuet Rue Saint-Just – 04150 Banon/ Tel. 04 92 73 25 85

Lieu symbolique : Caral, au Pérou, considérée comme la plus ancienne cité d’Amérique

Caral, située dans la vallée de Supe au Pérou, est considérée comme la plus ancienne cité d’Amérique. Fondée autour de 3000 avant J.-C., elle est souvent surnommée la « Cité Mère » de la civilisation andine. Cette ville antique offre un aperçu remarquable des débuts de l’urbanisation en Amérique du Sud.

Caral a été découverte dans les années 1990 par l’archéologue péruvienne Ruth Shady. Les fouilles ont révélé une série de pyramides, de places circulaires et de structures résidentielles, démontrant une organisation sociale complexe et avancée pour l’époque. Les chercheurs ont également trouvé des instruments de musique, des textiles, et des restes de poissons, suggérant une société qui pratiquait l’agriculture, la pêche et possédait des réseaux d’échanges commerciaux.

Ruth Shady, en 2014

Importance archéologique

Caral est célèbre pour ses structures monumentales, dont la Grande Pyramide qui mesure environ 20 mètres de haut – 18 disent certains spoécialistes. Les constructions montrent une connaissance avancée de l’architecture et de l’urbanisme.

La Grande Pyramide

La Grande Pyramide de Caral, aussi connue sous le nom de « Pyramide Mayor », mesure environ 20 mètres de haut avec une base couvrant près de quatre hectares. Cette structure massive est construite en utilisant des pierres et de la terre, disposées en terrasses successives.

Sa fonction

La pyramide servait probablement à des fins cérémonielles et religieuses. Au sommet, des vestiges d’autels et de feux rituels ont été découverts, suggérant qu’elle jouait un rôle central dans les activités rituelles de la cité.

Les autres structures notables : places circulaires enfoncées, complexes résidentiels et amphithéâtre   

Caral comporte plusieurs places circulaires enfoncées, situées à la base des pyramides. Ces places étaient probablement des lieux de rassemblement pour les cérémonies publiques et les activités sociales. Elles montrent une connaissance avancée de l’ingénierie et de l’architecture.

La ville comprend également des complexes résidentiels élaborés, indiquant une stratification sociale. Les résidences étaient construites en adobe et en pierre, avec des cours intérieures et des espaces communs. Un amphithéâtre circulaire a été découvert, suggérant des performances et des activités culturelles importantes. La présence d’instruments de musique tels que des flûtes en os de pélican renforce cette hypothèse.

Les techniques de construction

L’utilisation de « shicras ». Les constructeurs de Caral utilisaient des sacs en filet remplis de pierres, appelés « shicras », pour stabiliser les structures et prévenir les dommages sismiques. Cette technique démontre une compréhension sophistiquée de l’ingénierie sismique.

Conception et orientation

Les pyramides et autres structures de Caral sont alignées avec précision selon des axes astronomiques, ce qui reflète une connaissance avancée de l’astronomie et des cycles saisonniers. Cette orientation permettait probablement de marquer des événements solaires importants, tels que les solstices et les équinoxes.

Importance culturelle et historique

Les structures monumentales de Caral témoignent d’une société hautement organisée et technologiquement avancée, bien avant l’apparition de la civilisation inca. L’architecture de Caral n’est pas seulement un exploit technique, mais aussi un reflet des pratiques sociales, culturelles et religieuses de ses habitants.

Et l’économie dans tout ça ?

Les habitants de Caral cultivaient principalement du coton, des haricots et des courges. Les découvertes de coquillages et de poissons indiquent qu’ils avaient des échanges avec les communautés côtières.

Fait intéressant, aucune preuve de fortifications ou d’armes n’a été trouvée, suggérant que Caral était une société pacifique.

La reconnaissance de l’UNESCO

En 2009, l’UNESCO a inscrit Caral au patrimoine mondial, reconnaissant son importance exceptionnelle pour l’histoire de l’humanité et de la civilisation andine. Aujourd’hui, Caral attire de nombreux touristes et chercheurs du monde entier, désireux de comprendre les origines des premières civilisations américaines.

De la politique à la réflexion

Ce que nous vivons actuellement en France interroge. En qualité de franc-maçon, naturellement je cherche à comprendre.

Que voit-on ?

L’expression politique d’un mécontentement social : Le score du Rassemblement National, parti d’extrême droit dénote un réel mécontentement social qui concerne tous les secteurs sociologiques de la société française en métropole et hors métropole !

L’expression décomplexée d’une xénophobie : Alors que le rejet de l’étranger est interdit par la constitution et par l’église catholique, plusieurs partis politiques d’extrême droite s’en réclament sans que cela soit puni par la loi et sans que les évêques s’en offusquent ! C’est un sujet de discussion très répandu comme un cataclysme que l’on subit sans en connaître la cause.

L’expression de l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme : C’est la conséquence de la guerre que mène Israël contre le Hamas palestinien, avec une assimilation religieuse qui aboutit à une agressivité envers la religion juive par une minorité de musulmans et par plusieurs mouvements politiques d’extrême gauche.

Un dénigrement des politiciens qui sont vécus comme des technocrates incapables de résoudre les problèmes des Français. L’exemple le plus typique est celui du Président de la République, qui fut assimilé à une hyper intelligence lorsqu’il fut élu en 2017 et qui aujourd’hui souffre d’un rejet. Ce dénigrement des politiciens profite aux partis extrémistes dit anti-système.

L’augmentation du secteur informel et de l’insécurité qui l’accompagne : toute une activité économique et sociale se développe dans l’obscurité du non-droit et manifestement cela marche car l’état se révèle incapable de la contrôler. Cela concerne bien sûr l’activité mafieuse mais pas que ! Et bien sûr si cela se développe, cela veut dire que c’est rentable !

Un fonctionnement des services publics qui ne répond plus aux attentes des usagers ! De l’accès difficile avec la complexité du numérique aux regards méfiants, sans parler du formalisme réglementaire, de la santé à l’éducation, tout semble plus difficile.

Et puis il y a aussi cette inquiétude prégnante sur les changements climatiques qui semblent devenir de plus en plus effrayants.

Orage
Orage

Enfin, pour comble, l’incapacité à exprimer une authenticité ! Que cela soit dans les médias, ou dans les discours, tout sonne faux : ce sont l’auto satisfaction, les jeux de rôles, les arguments dilatoires, la mauvaise foi !

Et puis cette obligation de vivre au rythme d’une consommation inflationniste source de profits car au final consommer c’est permettre à d’autres de faire fortune !

Au total la France, qui s’honore d’être le pays des droits de l’homme, voit les français sur le point de donner les rênes de notre pays à des responsables xénophobes anti-républicains ! La honte en somme !

Et tout cela comme la conséquence d’un mal être qui n’a pas été pris en compte par les élus dont s’était la fonction collective. Le chacun pour soi les a conduits au rejet de l’autre !

L’élément qui m’apparaît le plus important dans la causalité de cette dérive me semble être l’incapacité à accompagner l’existence des communautés françaises d’origine étrangère.

Espion en noir
Espion en noir avec son chapeau et ses lunettes noires

L’immigration a permis aux industries françaises de bénéficier d’une main d’œuvre indispensable à son activité. Mais personne n’a expliqué aux autres français qu’il fallait apprendre à vivre avec eux, qu’il fallait accepter leurs coutumes. Faire croire que les étrangers n’ont pas leur place en France est un mensonge et les politiciens qui propagent cette hérésie sont irresponsables. Mais aucun responsable politique n’a imaginé l’accompagnement nécessaire pour permettre une intégration dans la paix et l’harmonie. Aujourd’hui le comble n’est-il pas de voir des partis politiques se spécialiser dans un clientélisme pour ou anti étrangers ?

Et la société civile se tait et semble sidérée !

Et les religions voient leurs ouailles dériver dans la haine sans pouvoir les en empêcher !

Pauvres français !

On peut comprendre que le découragement devant la survenue de l’inéluctable domine les pensées : A quoi bon ! Ils l’ont voulu, ils l’auront !

Personnellement je ne m’y résous pas !

En qualité de franc-maçons, nous avons dans notre ADN la culture du compromis, de la conciliation et de la recherche de l’entente. N’est-ce pas dans le contexte de la guerre civile en Angleterre au XVIIème siècle que les loges sont apparues et ont participé au retour de la Paix civile ?

Freemasons' Hall de Londres, Grande Loge Unie d’Angleterre, Londres
Freemasons’ Hall de Londres, Grande Loge Unie d’Angleterre, Londres

Aujourd’hui, il faut avant tout comprendre car le phénomène n’est pas spécifiquement français ; l’Europe entière est concernée.

Tout se passe comme si nous vivions dans une période charnière de la société européenne ; le vieillissement démographique, le besoin de main d’œuvre, l’immigration, dans le contexte de nombreux foyers de guerre à travers le monde et en particulier en Afrique et au Moyen-Orient, sans parler de l’impact du réchauffement climatique et de l’agressivité économique du capitalisme d’état chinois, a profondément bouleversé la vie « tranquille » des Européens, jouissant de multiples avantages sociaux et convaincus d’être au-dessus de tout.

Il faut expliquer aux français que l’Europe ne peut garder sa qualité de vie que si nous savons partager avec une population d’origine étrangère.

Comment mettre en place ce vivre ensemble indispensable à une harmonie sociale ?

La démarche maçonnique n’est pas une démarche d’invective, de condamnation tous azimuts ; c’est une démarche d’explication, d’écoute avec le désir de convaincre celles et ceux qui se sont écartés du chemin de la raison.

L’autorité morale que confère la sagesse maçonnique constitue notre crédibilité. Encore faut-il être capable de l’acquérir !

C’est naturellement le rôle de nos dignitaires, mais aussi la fonction de nos officiers, de rassembler la communauté maçonnique pour qu’elle puisse peser pour un solutionnement des problèmes de la société française.

La Vérité nous oblige de constater que la société maçonnique ne se porte pas très bien : que de querelles, que d’invectives, que de désirs de petits pouvoirs ! Tout cela pourquoi ? La médiocrité semble prévaloir sur nos devoirs. Au point que ce qui se passe dans la société se répand dans les loges. Le Front National y fait des adeptes ; le fait religieux impose des compromissions ; les anciens combattants rêvent de reprendre les armes profanes !

Comment s’étonner du découragement qui contamine de nombreuses sœurs et frères ?

En sommes-nous réduits à nous entretuer nous aussi ?

Espérons, malgré tout, que, de nos colonnes, émergent des sœurs et des frères qui, avec conscience, sauront relever le défi de ce vivre ensemble qui a tant de mal à exister.