De notre confrère lacnews24.it – Par Pablo Petrasso
ITALIE : L’interrogatoire du repenti Andrea Mantella rapporté dans les motifs de la sentence retrace la proposition faite en prison au chef des Piscopisani : « Ils m’ont dit qu’il y avait aussi des magistrats »
Même un tueur peut rêver de devenir apprenti franc-maçon. Andrea Mantella , ancien chef des groupes dissidents du Vibo ‘Ndrangheta et aujourd’hui repentant, a été de peu. Il le raconte dans l’un des interrogatoires qui ont abouti aux motifs de la condamnation de Rinascita Scott. Le repenti se souvient d’un épisode survenu dans la prison de Cosenza : une dispute déjouée qui s’est terminée par la proposition d’entrer dans une loge.
L’idée vient, selon les mots de Mantella, d' »un certain Micuccio Macrì, franc-maçon , qui était impliqué dans la Banque de Saint-Marin ». Cela se produit lors de « promenades » dans le pénitencier : Macrì croise le patron de Cosenza, Francesco Patitucci, qui le prend très mal et l’attaque. Mantella intervient: «J’interviens auprès de ce Patitucci, je lui dis qu’il était mon compatriote pour le laisser pratiquement en paix et qu’il n’avait aucune expérience en prison». « Compa’ – c’est ainsi que Mantella se serait adressé à Patitucci – tu vois, c’est pratique, il ne sait pas marcher ».
Incident clarifié: à ce moment-là, Mantella dit encore: «Macrì s’est pris d’affection pour moi, à tel point qu’il m’a fait la promesse de postuler comme apprenti à la franc-maçonnerie clandestine déviante de Città di Castello en Ombrie, au sein de laquelle il m’a dit qu’il y avait aussi l’avocat Giancarlo Pittelli. »Lire aussi↓
Selon Mantella Pittelli, il aurait été le défenseur de Macrì: «Ils s’appelaient « frères » et comme j’étais fasciné par ces choses ici, par la franc-maçonnerie , il m’a pratiquement promis avec un signe franc-maçon qu’il m’inclurait comme apprenti dans un secret loge clandestine dans la Ville ».
C’est le collaborateur de justice lui-même qui émet des doutes sur le bien-fondé de son affiliation maçonnique : « Je lui ai dit : « Mais, Micuccio, mais si j’ai une condamnation pénale, je suis un mafieux , que puis-je faire » ? « Ne vous inquiétez pas – dit-il – ne vous inquiétez pas, vous verrez que vous ne pouvez pas imaginer combien de personnes il y a dans cette loge secrète ». Selon Mantella, c’est Macrì lui-même qui a parlé d’une « loge clandestine paramafia » et a dressé la liste des personnes présentes dans laquelle il a cité plusieurs membres du clan Mancuso de Limbadi. Le procureur Antonio De Bernardo demande au collaborateur de justice de clarifier les contours temporels des événements qui se seraient produits en 2012.
Macrì n’aurait pas sourcillé au cursus criminel de Mantella (« parce que je savais que ces loges devaient être déclarées, bref je pensais que c’était propre »). Il aurait répondu : « Andreuccio, Andreuccio, ce truc existe depuis des lustres, ce truc là, je pense que tu sais qui se cache derrière le capot ? Vous pourriez aussi embrasser le magistrat qui est celui qui vous a fait arrêter (…) Ici, ce sont des loges para-mafieuses clandestines, nous sommes frères. » Il ne vous restait plus qu’à attendre votre libération : « Ne vous inquiétez pas, lorsque vous serez libéré, prenez-le pour l’instant comme une candidature, car à votre sortie, je vous ferai initier un apprenti dans cette clandestinité-loge para-mafieuse. »
Sept ans avant Rinascita Scott, Mantella aurait donc entendu citer le nom de Giancarlo Pittelli en relation avec la franc-maçonnerie. Du patron de San Gregorio d’Ippona Saverio Razionale , les références seraient arrivées bien plus tôt et toujours en prison. «Nous sommes ici à la fin des années 90 – dit Mantella –, dans la prison de Paola et Razionale m’a dit qu’à cette époque-là, si j’avais besoin de quelque chose, il me disait : « Laissez-le à ces aides-soignants sans enthousiasme, celui qui a le pouvoir de la situation en main et l’avocat Giancarlo Pittelli a le système à Catanzaro « ». Razionale aurait mentionné les noms de certains magistrats et d’un avocat. Tous auraient été liés à la franc-maçonnerie, considérée comme un centre d’information nécessaire pour contourner les problèmes judiciaires, sans même « parler italien », ce qui compte ce sont les « entrées ». Les ingrédients sont tous là : même les tueurs sont soumis au charme discret du tablier.
La racine indo-européenne *kwei- exprime l’idée de repos.
Le latin en déroule un riche sémantisme, autour du thème *quies, préfixé et suffixé diversement. C’est le repos perçu comme calme, celui du sommeil, de la mort, de la paix. Le lieu du repos peut être une retraite, un repaire, où le chercher et le préserver.
On s’y tient coi, quiet. Ce calme est source de quiétude.
En revanche, dans nos sociétés où règne le bruit sous toutes les formes de son brouhaha, le silence peut générer une sourde inquiétude, et l’adjectif « sourd » est « parlant » paradoxalement.
Le Requiem est mis en musique par nombre de compositeurs à partir du premier mot du rituel funéraire catholique « Requiem aeternam dona eis, Domine » et procure, après l’inquiétude de l’au-delà entrevu et de la vindicte céleste, l’apaisement dans la foi. Un acquiescement, au sens propre de ce qui « fait entrer dans le repos ».
Le croyant pécheur recherche ainsi dans la foi l’apaisement des conflits, jusqu’à une forme de quiétisme, mouvement catholique du XVIIe siècle qui prône le silence intérieur pour mieux entrer dans la contemplation propice à l’extase mystique. Le but visé, dans l’au-delà, est d’être tenu quitte de ses péchés, c’est-à-dire au sens propre « dispensé de faire paiement ». Un acquittement, par l’aveu sans violence, l’acceptation, la reddition sans condition.
Acquiescer, dire oui, donner son consentement pour avoir la paix ? A quel prix ?
Souvent l’inquiétude se ressent dans des manifestations physiques ou nerveuses, désagréables au quotidien.
Au XIXe siècle, on disait fréquemment qu’on avait des « inquiétudes dans le mollet » pour désigner les crampes. On parle aussi d’« impatiences », d’autant plus ressenties dans le silence de la nuit, très désagréables.
Elle affecte aussi le mental. Le Dictionnaire de Furetière de 1690 donne cette définition : « Tenir quelqu’un en cervelle : le mettre en peine, en inquiétude, parce qu’on lui a fait espérer quelque chose dont il attend impatiemment le succès. »
Conjoncturelle, dans une attente plus ou moins fébrile, elle peut s’assortir d’une exaspération croissante, celle du départ imminent d’un train ou d’un avion qu’on va manquer si le préposé au guichet tarde à renseigner les clients précédents. L’explosion est imminente, même si on la sait inutile, voire contre-productive.
L’inquiétude peut se muer en anxiété à répétition pour l’étranger qui demande le renouvellement de son visa ou de son titre de séjour, dans ce temps de vacuité critique entre deux identités ou deux pays, parce que nulle certitude ne vient le rassurer quant à la bonne volonté des autorités à prendre en compte la légitimité de sa présence sur ce sol. Devant un préposé sourcilleux, nanti d’un pouvoir presque discrétionnaire de refus. Le roi du tampon !
Elle s’installe durablement en sourde angoisse, même sans objet précis, dans nos sociétés anxiogènes, catastrophistes, apocalyptiques. La consommation des somnifères et autres anxiolytiques en fait foi.
L’inquiétude est donc ce qui empêche d’être en repos.
Mais on peut y voir ce qui, bénéfiquement, empêche de s’assoupir dans le cocon douillet de ses certitudes, de se reposer sur des vérités sans questionnement. C’est le refus de l’affirmation gratuite, péremptoire. C’est elle qui recourt utilement à la négation, à l’interrogation, au doute fécond. Qui maintient la force vive de la vigilance.
L’antidote à l’amollissement, à l’insidieux abêtissement des sociétés sans précaution qui acquiescent aux mots d’injonction, tout en hurlant en meute contre tout et n’importe quoi, sans discernement.
« NON. L’absence de cette seule syllabe condamne tout un peuple à la servitude. »(Discours de la Servitude volontaire, publié en 1576)
Merci, Etienne de la Boétie (1530-1563), de nous le rappeler.
Annick DROGOU
L’inquiétude serait-elle comme le cholestérol dont chaque patient sait qu’il y a un bon et un mauvais cholestérol ? Pourquoi es-tu inquiet ? L’esprit toujours en mouvement, troublé, perturbé, ou seulement agité, ému, toujours éveillé, vivant.
Heureux es-tu si ton inquiétude signifie que tu as souci de ce qui t’entoure et que tu ne te laisses pas aller à un lâche et mol assouplissement. Alors oui, reste debout et inquiet jusqu’à la fin des temps, comme le veilleur, comme le marin à la barre du bateau qui répond de la sécurité de l’équipage. Et veille surtout à savoir ce que tu fais de cette bonne inquiétude qui risque de rester stérile, paralysante ou, guère mieux, de se transformer en activisme sans réel effet.
Mais ne confonds-tu pas souvent l’inquiétude avec l’angoisse et l’anxiété, la projection de tes peurs ? La fuite en avant dans tes angoisses t’empêche de vivre le présent. Souviens-toi de l’adage populaire qui dit que la peur ne supprime pas le danger. Accepte l’incertitude de la vie, sans impatience ni résignation. De quoi es-tu inquiet ? Bien sûr, tu es inquiet pour ceux que tu aimes et que tu voudrais toujours en sécurité, à l’abri du malheur. Mais cette inquiétude d’amour est bien maladroite, impuissante, et surtout pernicieuse si elle ne connaît pas la confiance. Aime au présent, vis au présent, sans appréhension ni remords.
Au fait, as-tu mesuré récemment ton taux de cholestérol ? Je ne voudrais surtout pas t’inquiéter.
« La franc-maçonnerie », a déclaré le « franc-maçon » L. Lyubimov en 1934 (quittera plus tard la loge. – O.P. – lorsque les bolcheviks tomberont, s’engagera dans l’éducation du peuple russe. » Cependant, les attentes des francs-maçons furent vaines. Au lieu de l’État de l’Internationale juive, proche des francs-maçons, sous les yeux du monde occidental étonné, l’État national russe commence à renaître.
Lutte contre la franc-maçonnerie. – Poursuite de la conspiration maçonnique. « Francs-maçons » contre l’URSS. – Résolution de l’Église orthodoxe hors de Russie.
La lutte contre la franc-maçonnerie fut lancée par Staline en même temps que la destruction de la garde léniniste. La persécution des « frères » maçonniques en URSS provoque d’abord la confusion parmi les maçons étrangers, puis une explosion de haine. Les francs-maçons soviétiques, qui appelaient les agents de sécurité à s’occuper de l’Église et du mouvement patriotique, étaient étonnés que la terreur de Staline s’abatte sur eux.
Au cours de l’été 1926, par une résolution du conseil d’administration de l’OGPU, 21 membres de la franc-maçonnerie russe autonome furent condamnés. Un an plus tard, le procès dans l’affaire de la « Fraternité du vrai service » eut lieu. À la fin des années vingt, un certain nombre de personnes associées à la franc-maçonnerie ont été exilées, parmi lesquelles des personnalités connues qui ne se sont toujours pas repenties de leur appartenance à l’hérésie maçonnique.
Depuis la seconde moitié des années vingt, une véritable peste s’attaque aux maçons. En 1926-1928, Krasin, Skvortsov-Stepanov, Sokolov, Kozlovsky sont morts, en 1929 – von Meck (abattu) et Manuilov, et en 1933-1934 – Sereda et Lunacharsky. En 1939-1940, Skobelev, Bokiy (arrêté en 1937), Dzhunkovsky, Nekrasov et Groman (les trois derniers avaient réussi à passer par le Goulag avant cela) furent fusillés.
Parmi les maçons bolcheviques éminents, seul Petrovsky est resté en vie, mais il a fui tous les postes. Les espoirs des cercles maçonniques d’approfondir la coopération avec le régime bolchevique après l’adhésion de l’URSS à la Société des Nations à la fin des années 30 ont été remplacés par des sentiments de haine envers l’État soviétique. Si au début des années 30, dans les archives maçonniques, nous trouvons des résolutions de soutien au régime bolchevique (par exemple, une résolution de décembre 1933 de la loge de l’Etoile de la Croe dans la ville de Mirmas concernant une protestation contre la propagande antisoviétique menée par la loge de l’Etoile du Hop à Paris), puis plus tard le parcours des « francs-maçons » changea radicalement, prenant un caractère antisoviétique.
L’aggravation de la situation en URSS et les fausses rumeurs venant de là sur la chute imminente de Staline ont excité les loges maçonniques russes à l’étranger, et principalement en France. Les procès-verbaux de leurs réunions secrètes indiquaient que les conspirateurs maçonniques étaient prêts à participer à la lutte pour le pouvoir en Russie. Dans la seconde moitié des années 1930, une sorte de gouvernement maçonnique fantôme émergea à Paris, qui reçut le modeste nom conventionnel de « groupe Face à la Russie ». Sa véritable signification politique ressortait à la fois de sa composition et de la gravité de ses objectifs.
Le « gouvernement fantôme » était dirigé par un franc-maçon russe de haut rang, un vénérable maître, membre de l’Aréopage, qui possédait le plus haut (33e)degré d’initiation maçonnique N.D. Avksentiev. Participant actif aux révolutions antirusses de 1905 et 1917, il « a travaillé dur » pour détruire la Russie. Membre du Parti révolutionnaire socialiste terroriste, l’un de ses dirigeants, allié de Savinkov et de Kerensky.
Après l’abdication du tsar, il fut nommé par le lobby maçonnique au poste de président du Comité exécutif central panrusse des députés paysans, puis ministre de l’Intérieur du gouvernement provisoire. Le lobby maçonnique l’a constamment soutenu. Pendant les mois de la destruction maçonnique de la Russie, Avksentyev était président de la Conférence démocratique et président du pré-Parlement. En 1918, il dirigea le Directoire d’Oufa, composé principalement de maçons.
En 1919 – membre de l’Union pour la renaissance de la Russie. Tous les membres du « gouvernement fantôme » appartenaient d’une manière ou d’une autre à d’anciens révolutionnaires avec une longue expérience maçonnique et un haut degré de dévouement, tous avaient auparavant travaillé dans diverses structures gouvernementales formées par les francs-maçons, le gouvernement provisoire, le directoire d’Oufa, le gouvernement d’Arkhangelsk.
Membre du « gouvernement fantôme » P.N. Pereverzev, un vieux conspirateur maçonnique, par exemple, était sous le gouvernement provisoire ministre de la Justice et procureur de la Chambre judiciaire de Petrograd. « En émigration, Pereverzev était entouré d’une certaine froideur particulière de la part de ses collègues du parti, mais pas de la loge : étant franc-maçon 33(), il était fidèle à la société secrète dès ses premières années – son nom peut déjà être trouvé dans les listes de 1908. Et dans Les archives de Paris contiennent des invitations envoyées aux frères signées par six Maîtres, parmi lesquels son nom figure en premier lieu. Il a toujours été un partisan passionné du rapprochement des deux obédiences, sinon de leur fusion. .»
Un autre membre du « gouvernement fantôme » N.V. était une personne similaire. Teslenko, ancien membre de la Douma d’Etat, camarade du ministre de la Justice du gouvernement provisoire. L’objectif principal du « gouvernement fantôme » était la préparation « à la vie et au travail dans la patrie ». Comme l’indiquent des informations secrètes, « le groupe a choisi comme devise : « Face à la Russie », s’est réuni et a réalisé son travail. Le travail s’est avéré fructueux et a rapproché les frères.
Les tâches que les « dirigeants maçonniques » se sont fixées étaient les suivantes : Premièrement, préparer les « frères » au travail politique maçonnique en Russie. Développer de nouvelles formes d’activités souterraines basées sur les conditions modernes.
Deuxièmement, organiser une lutte contre le mouvement patriotique russe. Ici, les maçons étaient prêts à s’allier avec n’importe qui.
Troisièmement, créer des bastions et des centres de pénétration maçonnique en Russie. Après avoir préparé l’opinion publique occidentale, en s’appuyant sur leurs « frères » étrangers, ils établissent des contacts avec les agences gouvernementales étrangères et notamment avec les services de renseignement.
Les membres du « gouvernement fantôme » ont tenu des réunions au cours desquelles des questions de politique générale ont été discutées et des plans ont été élaborés pour intensifier la pénétration maçonnique en Russie. Leurs plans contre la Russie et l’humanité à cette époque n’étaient pas destinés à se réaliser, car une autre force anti-russe et anti-humaine faisait obstacle à leurs plans criminels : le fascisme d’Europe occidentale.
Dans la lutte pour le pouvoir sur la Russie et l’humanité, ces deux forces criminelles se sont affrontées dans une bataille mortelle dont l’issue, comme l’ont montré les événements ultérieurs, ne donnait aucune raison d’être optimiste. La question de l’existence en Russie soviétique du Conseil suprême des organisations maçonniques ou de quelque autre centre secret n’a pas encore été suffisamment étudiée.
Selon certaines données, on peut supposer qu’un tel centre existait encore comme lien de transmission entre les centres maçonniques étrangers et émigrés (le même « gouvernement fantôme ») et les « francs-maçons » soviétiques. Apparemment, il était tellement secret que seuls quelques-uns connaissaient son existence.
Même dans le milieu maçonnique lui-même, à la fin des années 20, une controverse éclata sur cette question, reflétée dans l’un des documents maçonniques officiels secrets, signé par le franc-maçon 33() A. Davydov et envoyé à la direction des francs-maçons français. : « L’hypothèse de l’existence d’un Conseil suprême maçonnique en Russie soviétique a été largement utilisée par le frère Nagrodsky dans sa longue lutte avec le frère Kandaurov.
Nagrodsky n’a pas pu prouver de manière convaincante qu’un tel centre secret existe. Pour étayer sa position, Nagrodsky a cité les informations d’Avtonomov, publiées dans le Bulletin de la Grande Loge de 1927 et, comme il s’est avéré plus tard, fabriquées de toutes pièces par la police politique russe (Tchéka) par l’intermédiaire de l’agent provocateur Avtonomov…
Frère Nagrodsky a également cité comme confirmation de l’existence d’un centre maçonnique secret en Russie le fait de l’arrivée à Paris de Russie d’un certain martiniste, devenu ici franc-maçon de rite écossais, frère Terapiano, qui se faisait passer pour un membre du Conseil suprême maçonnique secret de Russie .
Après de fréquents et longs entretiens de sélection, il s’est avéré que Terapiano ne répondait pas aux exigences des maçons non seulement 32(), mais aussi 30() (qui sont nécessaires pour travailler au sein du Conseil suprême maçonnique).
– O.P.) ». À la fin des années 30, les activités des organisations maçonniques en Russie ont pratiquement cessé ou ont été gelées ; une partie importante des travailleurs clandestins et des conspirateurs qui menaçaient non seulement le régime stalinien, mais, surtout, l’État russe , a subi une punition bien méritée.
Les organisations maçonniques en exil, qui ont tenté d’établir des contacts avec certains maçons d’URSS, déclarent avec amertume l’impossibilité de tels contacts. Au début de la Guerre Patriotique, tous les grands centres de l’idéologie maçonnique avaient été éliminés en Russie. L’approche organisée de cette question indiquait que Staline et ses partisans partageaient les mêmes idées et étaient conscients du danger de l’influence politique maçonnique et de « l’enveloppement du pouvoir » par les cadres maçonniques. Pour la première fois depuis de nombreuses décennies, la toile maçonnique sur la Russie a été gravement endommagée en de nombreux endroits (mais pas complètement détruite).
La destruction de nombreux dirigeants de la franc-maçonnerie et de centaines de milliers de militants du mouvement bolchevique anti-russe, qui étaient en fait des ennemis du peuple russe, a provoqué un sentiment de peur et de rage parmi les fonctionnaires maçonniques. C’est alors que la Société maçonnique des Nations s’appuie sur une politique d’affrontement entre la Russie et l’Allemagne, faisant tout ce qui pourrait pousser cette dernière à l’agression contre son voisin oriental.
Les représentants maçonniques de France et d’Angleterre à la Société des Nations paralysent toute action visant à limiter les agresseurs fascistes. Les puissances occidentales cherchent notamment à lever les sanctions économiques et financières contre l’Italie et l’Allemagne, créant ainsi les conditions nécessaires pour préparer une future guerre en Russie.
L’objectif des puissances occidentales, dirigées par les dirigeants maçonniques, était de provoquer Hitler dans une campagne militaire contre la Russie. Les conspirateurs maçonniques préparent une conspiration secrète dans le dos des peuples. En décembre 1936, le président maçonnique F. Roosevelt proclama une politique de « défense collective » de l’hémisphère occidental, qui supposait essentiellement l’isolement de la Russie et son isolement face à l’Allemagne nazie.
Adolf Hitler
Bien que les francs-maçons aient condamné verbalement Hitler, la politique de leurs dirigeants a encouragé par tous les moyens ses revendications agressives. Hitler a immédiatement compris la politique de « cadeaux » que les États-Unis, l’Angleterre et la France pratiquaient avec lui, mais il y a vu non seulement la permission d’attaquer la Russie, mais aussi la faiblesse des États occidentaux. En fin de compte, les conspirateurs maçonniques furent victimes de leurs propres intrigues. La politique d’« apaisement » d’Hitler, qui a pris fin avec les accords de Munich aux dépens des États slaves, a conduit à une nouvelle guerre mondiale.
En 1936, la Grande Loge de France prépare un appel à F. Roosevelt pour soutenir sa politique de « défense collective ». L’appel a été signé par 16 centres européens de la franc-maçonnerie, dont l’Espagne, la Belgique, l’Autriche, le Danemark, le Luxembourg, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Tchécoslovaquie. Il disait notamment : « Tout d’abord, vos frères d’Hiram expriment leur gratitude au président des États-Unis à une heure aussi passionnante et troublée de l’histoire. Portons à votre attention leur inquiétude et leur anxiété, mais également une part de leur inquiétude. espoir. »
Le président américain coordonne ses actions avec la franc-maçonnerie française. Une note secrète de Mason Bullitt, l’ambassadeur américain en France, datée de mai 1939, a été conservée dans les documents des Archives Spéciales. Bullitt écrit aux dirigeants du Grand Orient de France et de la Grande Loge de France : « J’ai l’honneur de vous informer que j’aimerais inviter chez moi un de ces jours dont je pourrais faire le message. Je viens de le recevoir du Président. » Dans un message oral aux dirigeants de la franc-maçonnerie européenne, le président américain a déclaré : « … je me considère obligé de poursuivre une politique générale dirigée contre les dictateurs », c’est-à-dire Hitler et Staline.
Le futur accord de Munich des puissances occidentales, qui laissait la Tchécoslovaquie déchirée par l’agresseur allemand, a été préparé par les dirigeants franc-maçons occidentaux qui ont poussé Hitler jusqu’aux frontières de la Russie. En novembre 1937, le chef du gouvernement français, le franc-maçon K. Shotan, tint des négociations à Londres, après quoi, selon l’ambassadeur soviétique J. Z. Surits, la France commença à montrer des tendances à la « réconciliation avec l’agresseur ».
Les États-Unis, bien qu’ils n’aient pas participé à la Conférence de Munich, préparaient activement les Accords de Munich. Comme Chamberlain l’a admis, « il existe un autre État qui n’a pas participé à la conférence, mais… a exercé une influence constante et toujours croissante. Je veux dire, bien sûr, les États-Unis ». Le président américain franc-maçon F. Roosevelt a salué la signature des accords de Munich.
L’une des principales raisons pour lesquelles I. Staline ne faisait pas confiance aux gouvernements occidentaux était apparemment son rejet du statut maçonnique perfide de ces gouvernements. En 1940, le gouvernement britannique était dirigé par le franc-maçon W. Churchill, le gouvernement américain par le franc-maçon F. Roosevelt, et de nombreux ministres de ces gouvernements étaient des « francs-maçons ». Le dernier cabinet d’avant-guerre de la République française comprenait notamment les « frères » C. Shotan (vice-premier ministre), L. Frossard (ministre de l’Information), A. Rio (ministre de la Marine marchande).
La politique perfide des dirigeants maçonniques de l’Occident pendant la Seconde Guerre mondiale a été exprimée dans la déclaration du sénateur franc-maçon américain G. Truman (futur président américain) selon laquelle « si les Allemands prennent le dessus, nous devons aider les Russes, et si les choses tournent autrement, nous devons alors aider les Allemands et les laisser s’entre-tuer autant que possible. » À l’automne 1943, au nom du président américain F.D. , le Bureau des services stratégiques (OSS) de Roosevelt élabore un mémorandum secret sur les orientations possibles de la stratégie et de la politique à l’égard de l’Allemagne et de la Russie.
Il disait notamment : « Essayer de retourner toute la puissance de l’Allemagne invaincue, toujours gouvernée par les nazis, contre la Russie… Cela mènera probablement à la conquête de l’Union Soviétique par cette même Allemagne puissante et agressive… [mais] pour empêcher la domination ultérieure de l’Allemagne sur l’ensemble de la puissance européenne, nous serons obligés, avec la Grande-Bretagne, après la conquête de la Russie par l’Allemagne, d’assumer à nouveau, et sans l’aide de la Russie, la difficile.. .. tâche de vaincre l’Allemagne. Le document a été signé par le chef de l’OSS, le général maçonnique W. Donnovan.
Les maisons d’édition « CoLibri » et « Azbuka-Atticus » présentent le livre de John Dicky « Masons. Comment les francs-maçons ont façonné le monde moderne » (traduit par Valentin Frolov).
Une attitude dure envers les conspirateurs maçonniques a été observée non seulement en URSS, mais aussi parmi les Russes à l’étranger. De nombreuses organisations russes ont décidé de ne pas admettre dans leurs rangs les personnes membres de loges maçonniques. L’assemblée de la noblesse à l’étranger prenait aux membres une souscription concernant leur non-participation aux loges maçonniques. L’Église russe à l’étranger a également adopté une position inconciliable sur cette question, qui lors de son Concile de 1938 a non seulement confirmé la définition anti-maçonnique de 1932, mais aussi après avoir discuté d’un rapport spécial d’A.I. Lodyzhensky a adopté une résolution condamnant la franc-maçonnerie :
Résolution sur le rapport d’A.I. Lodyzhensky sur la question de la condamnation de la franc-maçonnerie.
« Le Conseil de l’Église orthodoxe russe hors de Russie, avec la participation de représentants du clergé et des laïcs, à sa réunion des 10 et 23 août 1938, tenant compte des résolutions du Conseil des évêques de 1932, qui condamnait la franc-maçonnerie comme une communauté antichrétienne, constate tristement que malgré la condamnation si évidente de la plus haute autorité ecclésiastique de l’essence antichrétienne de la franc-maçonnerie, un certain nombre de Russes qui se considèrent orthodoxes continuent d’en être membres et réintègrent cette société secrète, et aussi , tenant compte du fait que le lien de la franc-maçonnerie mondiale avec le mouvement militant athée, identique à la Troisième Internationale, la Russie asservie, est incontestable, détermine :
Tous ceux qui se disent orthodoxes russes, membres de la communauté antichrétienne et hostile des francs-maçons, s’ils n’apportent pas une repentance établie pour leur erreur au sacrement de confession, sont considérés comme expulsés du sein de la Sainte Église orthodoxe de tous les conséquences qui en découlent. » Un vote par appel nominal a eu lieu et la résolution proposée par A.I. Lodyzhensky a été adoptée. *1 Cité de : Zamoysky L. Derrière la façade du temple maçonnique, M., 1990. P.210-211.
Le Guide Vert Michelin a attribué une étoile à la chapelle des Templiers de Cressac. Ce monument historique renferme des peintures murales du XIIe siècle, uniques au monde, ce qui lui permet de faire son entrée dans l’édition 2024 « Charente et Charente-Maritime » du célèbre guide. Le monument historique a décroché une étoile, qui signifie « vaut la visite ».
Ce n’est pas son aspect extérieur austère qui a séduit les redoutables inspecteurs Michelin. Son trésor se cache à l’intérieur. La bâtisse renferme des peintures murales du XIIe siècle. Elles représentent un célèbre épisode des croisades, la bataille qui opposa en 1163 Guillaume Taillefer, comte d’Angoulême, aux troupes de Nur-el-Din, maître d’Alep et de Damas. Elles ont fait la renommée de la chapelle à travers le monde et son iconographie est recopiée à l’infini. Jusque sur les murs de la chapelle du village médiéval édifié dans le parc d’attractions du Puy du Fou. Cette étoile Michelin est une belle reconnaissance de l’engagement de l’Église protestante unie de Barbezieux, propriétaire des lieux, et du comité de valorisation du patrimoine en Blanzacais, qui gère les visites à l’année.
Le monument historique a décroché une étoile, qui signifie « vaut la visite »Delphine Lamy
Les liens entre Manuel Valls et la franc-maçonnerie sont rarement évoqués. Pourtant, l’ancien Premier ministre y a appartenu pendant 15 ans.
Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Jean-Luc Mélenchon… Tous ces hommes politiques ont un point commun : ils ont appartenu (ou appartiennent) à la franc-maçonnerie. Juste Milieu a déjà eu l’occasion de développer sur les relations houleuses entre le créateur de La France Insoumise et sa loge maçonnique. Et c’est un bruit qui revient régulièrement : les francs-maçons ont un poids sur les décisions politiques.
C’est ce qu’on avait pu constater sur le récent débat naissant à l’Assemblée autour de l’aide à mourir pour les mineurs, directement influencé par Guillaume Trichard, ancien président du Grand Orient de France. Toutefois, il y a une personnalité dont les relations avec la franc-maçonnerie sont avérées mais beaucoup plus discrètes…
… Manuel Valls !
Un parcours singulier dans la franc-maçonnerie
C’est un volet très peu connu de la vie de Manuel Valls. L’ancien Premier ministre de François Hollande a appartenu à la franc-maçonnerie…
Plus de 15 ans au cours desquels il “s’est forgé au feu des débats en loges, au plus près des « frères », témoins discrets mais attentifs de son ascension”. Dans un premier temps, c’est dans la loge Ni maître ni dieux qu’il fait ses premiers pas.
Cette loge est connue comme “frondeuse” et sa charte déclare : “L’homme sans maîtres ni dieux, disponible pour toutes les remises en cause, doit mettre ses énergies au service de la construction des utopies qui assureront le progrès social de l’Humanité”.
En 1995 toutefois, il est contraint de quitter cette loge à cause de son emploi du temps au Parti socialiste. Il prend donc la direction d’une autre loge maçonnique, fondée par son ami Alain Bauer un an plus tôt : l’Infini maçonnique. S’il a officiellement quitté les loges maçonniques en 2005, Manuel Valls ne semble jamais pour autant avoir renié les valeurs de la franc-maçonnerie. Alors que l’attentat de Charlie Hebdo avait frappé en 2015, un journaliste de L’Express écrivait le 23 mai 2015 : “en l’entendant s’exprimer à l’Assemblée nationale après les attentats de janvier, certains […] ont reconnu cet attachement réel, profond, aux valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie”.
Et Manuel Valls n’a jamais cessé de côtoyer plusieurs de ses anciens collègues !
Un réseau fidèle
Dans son ascension au sein de la franc-maçonnerie, Manuel Valls a pu compter sur le soutien de deux personnalités majeures.
Jean-Michel Antebi, le discret
Jean-Michel Antebi est l’homme qui a permis à Manuel Valls d’intégrer les loges maçonniques. Courtier en assurance, il n’a eu aucune expérience politique. Il a rencontré Manuel Valls par le biais d’Yves Colmou, ancien chef de cabinet de Michel Rocard quand ce dernier était à Matignon. Manuel Valls était à l’époque conseiller dans le cabinet de Rocard.
Et c’est Jean-Michel Antebi qui a initié le futur Premier ministre à la franc-maçonnerie en 1989.
Un homme de l’ombre dont l’impact sur le parcours maçon de Valls est considérable.
Il a intégré le Grand Orient de France en 1981 et a même atteint le grade de Grand Maître avant de démissionner. C’est également au début des années 80 qu’il rencontre Manuel Valls, à l’université de Tolbiac.
Et si Manuel Valls mène son parcours maçonnique de son côté en intégrant Ni maître ni dieux…
… il rejoint finalement la loge maçonnique de Bauer en 1995.
Le Journal Du Dimanche fait même une petite confidence sur le lien entre les deux hommes et la franc-maçonnerie, révélant que “l’entrée de Manuel Valls a, en tout cas, fait “mourir de rire” son ami et ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Alain Bauer, avant de finir “par déceler dans cet engagement inattendu son goût de l’indépendance””.
Manuel Valls franc-maçon… mais loin d’être le seul !
Aujourd’hui, le passé franc-maçon de Manuel Valls est très souvent occulté. En dehors d’une enquête de L’Express en 2015, peu de médias rappellent cet épisode.
Et le pire, c’est que Manuel Valls n’est qu’un exemple parmi d’autres !
Emmanuel Macron, le plus secret des francs-maçons ?
Marlène Schiappa et Édouard Philippe : ce point commun étonnant lié à la franc-maçonnerie
Lionel Jospin : sa défaite en 2002… à cause du Grand Orient ?
Toutes les réponses à ces questions se trouvent dans UNE enquête exclusive…
… que Juste Milieu vous propose de découvrir dès maintenant !
Ce texte est présenté en trois parties pour en alléger la lecture.Ceci est la deuxième partie, la première a été publiée antérieurement.
L’écrivain Albert Camus, disparu accidentellement, et trop tôt pour compenser par sa pensée l’intellectualisme totalitaire débridé qui régnait alors, est resté dans les mémoires, entre autres, pour avoir écrit cette célèbre sentence : « un homme, ça s’empêche[1] ! ».
Cet appel à la morale conduit à se poser la question : « Au fait, qu’est-ce qui fait qu’un Franc-maçon s’empêcherait, et sur quoi ? »
Le « secret maçonnique »
On peut penser, en tout premier lieu, à s’empêcher de dévoiler le fameux « secret maçonnique ».
Albert Camus – Portrait de la collection de photographies du New York World-Telegram et du Sun, 1957
Cela est de notoriété publique, et cela a provoqué de la méfiance à son encontre tant de la part de certains régimes politiques que de l’Église catholique surtout, que la Franc-maçonnerie exige de chaque nouveau membre la prestation d’un serment de garder secret ce qui va lui être confié, sur ce qu’il a vu ou verra, sur ce qu’il a entendu ou entendra. C’est ce qu’en Maçonnerie on appelle : « prendre ou prêter une Obligation (solennelle) ».
Dans les pays francophones, on aurait plutôt préféré dire « prêter serment » ou « prendre un engagement (solennel) ». D’ailleurs le Rite Français utilise les deux mots « Obligation » et « Engagement », et uniquement le mot « Engagement » dans le Rite Écossais Rectifié.
Dans le sens le plus proche de la source anglaise, « Obligation » signifie « Devoirs ». Prendre une Obligation, c’est donc accepter et observer les devoirs qu’elle impose. Et plutôt, comme nous le verrons, les devoirs que chaque Maçon s’impose à lui-même par lui-même.
Tout le monde ne peut pas devenir Franc-maçon, parce que la Franc-maçonnerie est une organisation avec des normes et des exigences plus élevées que d’ordinaire et que tout le monde ne veut pas les respecter.
L’obligation de « secret » suppose que le Maçon qui révèlerait des informations liées à l’initiation, au-delà des « secrets du Métier », non seulement trahirait son engagement, mais surtout s’emploierait à égarer son interlocuteur. Car celui-ci serait incapable d’en décrypter l’intention et encore moins d’en apprécier ou d’en comprendre le sens et le fond des termes, puisque n’étant pas lui-même Franc-maçon. N’ayant pas été intégré à cette organisation pourvue des normes et d’exigences plus élevées que d’ordinaire et que tout le monde ne veut pas respecter, il n’a donc pas bénéficié de l’instruction indispensable à la bonne lecture des textes et rituels (vocabulaire, sens des mots, origine, étymologie …). Ce dernier ne peut se sentir lié aux Maçons par une même procédure cérémonielle d’entrée dans la fraternité et par des pratiques communes (forme) ni par le partage d’un fond commun de principes, de valeurs et, en un mot, par une Éthique universelle unificatrice. Il peut même se retourner contre la Franc-maçonnerie par ignorance de quoi on parle.
L’observation du secret, c’est-à-dire l’obligation de secret, est donc une mesure de protection vis-à-vis de l’intégrité du contenu déposé dans la Fraternité.
Alors le mot « Obligation » : une inattention de traduction ?
… non ! parce qu’un Franc-maçon, ça s’oblige !
Une famille unie par les mêmes valeurs, principes et pratiques.
Pour tenter d’y voir clair, il convient de remonter au XVIIIe siècle, période où la Franc-maçonnerie spéculative s’est formée. Et elle n’est pas sortie de rien ; rien ne sort jamais de rien. Tout mouvement sociologique est imprégné du contexte sociétal, politique, philosophique, religieux, idéologique, etc., de son époque.
Et au XVIIIe siècle, la Franc-maçonnerie s’est formée dans le berceau de la philosophie des Lumières et a été de ce fait fortement imprégnée des idées en cours ; elles furent amalgamées avec celles de la Renaissance finissante et des mouvements d’idées, c’est-à-dire de l’humanisme.
Le projet de la Franc-maçonnerie à l’origine était bien de créer une société fraternelle universelle, au moins dans l’espace occidental judéo-chrétien, composé de personnes étrangères les unes aux autres, voire opposées, par leurs cultures : statut social, leur religion, leurs opinions politiques, dans un but de pacifier l’humanité par la voie de l’élévation morale, civique et intellectuelle de leur être. C’était là en quelque sorte la reprise du projet du mouvement rosicrucien de la Renaissance.
Mais pour « faire famille et fraternité », il est nécessaire que tous les membres, rappelons-le tous étrangers les uns aux autres, se sentent liés a minima par une même procédure cérémonielle d’entrée dans la fraternité et des pratiques communes (forme) et un fond commun de principes, des valeurs (fond) ; en un mot, sur le fond, par un corpus de valeurs universelles unificatrices, car « partageables » sans restriction…
C’est pourquoi les fondateurs britanniques ont fait passer la Franc-maçonnerie spéculative successivement d’une société sur le modèle d’une confrérie de Métier à un Ordre de société (donc social), et donc à un Ordre doté de valeurs partagées. Et pour ce faire, ils ont intitulé le socle, le ciment commun unificateur de tous les membres de cette société fraternelle « un système particulier de morale, voilée par l’allégorie et illustrée par des symboles. » Mais s’agit-il vraiment de « morale » ?
Et c’est ici qu’intervient l’Obligation, c’est-à-dire les devoirs du Maçon …
… oui, parce qu’un Franc-Maçon, ça s’oblige !
Fin de la deuxième partie.
La troisième partie « La Franc-maçonnerie : une éthique universelle »), suite et fin,
sera publiée ultérieurement.
[1] Albert Camus(1913-1960) Prix Nobel de Littérature en 1957, Le premier homme.
Jean-Edouard Ombetta a été élu Grand secrétaire aux Affaires extérieures lors du scrutin dans le cadre du Convent 6024 du Grand Orient de France, du 21 au 24 août à Lille-Grand Palais, dans les Hauts de France. Nicolas Penin, élu Grand maître du Grand Orient de France (GODF), devient Président du Conseil de l’Ordre de ladite obédience maçonnique, première française et première libérale dans le monde.
Le Franco-Congolais Jean-Edouard Ombettaoccupe désormais le poste de Grand secrétaire aux Affaires extérieures, l’équivalent du ministre des Affaires étrangères au sein d’un gouvernement d’une République. Il effectuera son mandat maçonnique à ce prestigieux poste en se lançant dans une expérience délicate, étant donné la complexité de l’activité diplomatique du moment. Il aura en charge de respecter la feuille de route du GODF, fidèle à son engagement pour la République et l’humanisme, avec, en ligne de mire, la réaffirmation d’une volonté de jouer un rôle central dans la défense des valeurs démocratiques et de promouvoir une politique internationale en phase avec ses idéaux.
Jean Edouard Ombetta était, jusqu’alors, Grand officier délégué aux Questions africaines au Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France. Il avait effectué la première tournée africaine en 2023 en compagnie du Grand maître du GODF, Guillaume Trichard. Leur périple les avait conduits en Afrique centrale et occidentale, particulièrement en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Gabon, au Congo et au Togo. Ils avaient rencontré les présidents Denis Sassou N’Guesso et Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le nouveau Grand secrétaire avait été initié le 20 mai 1988. Passé compagnon le 13 septembre 1990, il est devenu Maître à la Loge Fraternité 1877 à l’Orient de Besançon où il a occupé, au fil des années, divers plateaux. Par la suite, installé en Ile de France, il a rempli, au sein du Congrès des Loges de cette Région, les fonctions de Secrétaire adjoint en 2017-2018, second surveillant 2018-2019, et secrétaire 2019-2021 ; et ce, parallèlement à la qualité de responsable de la Lettre régionale d’information Région île-de-France durant les années 2021-2022.
Universitaire de formation, Jean Edouard Ombetta est un personnage d’un grand esprit, au bon caractère. L’homme est constant et sait ce qu’il veut, fidèle à ses convictions. Par ailleurs, discret, modeste, une figure de tolérance attachée aux valeurs universelles qui sanctuarisent l’humanité. Pas du tout préoccupé par ces passions qui dégradent l’espèce humaine, l’assombrissent et tirent les sociétés vers le bas. Il nourrit de plus un dédain pour ces choses de la vie, d’essence violente qui brisent la fraternité et la solidarité entre les communautés humaines. Il demeure attaché à son pays d’origine, le Congo, où il a eu dernièrement le grand plaisir de découvrir à Brazzaville l’école de peinture de Poto-Poto, fondée par Pierre Lods.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine (JEP) 2024, Piolenc, située dans la vallée rhodanienne à 6 km au nord d’Orange (département du Vaucluse en région Provence-Alpes-Côte d’Azur), se prépare à dévoiler toute la richesse de son patrimoine culturel, historique… et maçonnique à travers un événement qui s’annonce inoubliable. La ville, membre de la fédération des sites Clunisiens, invite les visiteurs à plonger au cœur de l’art royal.
Ces JEP sont une invitation à explorer un des trésors cachés de la ville : le temple maçonnique de la Grande Loge de France (GLDF), à l’orient de Piolenc. Ce lieu, habituellement fermé au public, ouvrira exceptionnellement ses portes pour l’occasion. Des frères de la GLDF vous accueilleront, vous convieront à une visite guidée et vous exposeront ce qu’est la franc-maçonnerie et ce qu’elle n’est pas…
La franc-maçonnerie est une organisation initiatique et fraternelle qui vise à l’amélioration morale et spirituelle de ses membres. Elle repose sur des valeurs fondamentales telles que la tolérance, la liberté de conscience, la recherche de la vérité, la fraternité et l’égalité. Apolitique et non dogmatique, elle laisse à chacun la liberté de ses croyances religieuses tout en encourageant un dialogue respectueux.
Quant à la Grande Loge de France, elle s’inscrit dans cette tradition maçonnique et est l’une des obédiences les plus anciennes en France. Fondée sur la pratique du Rite Écossais Ancien et Accepté, elle incarne les principes fondamentaux de la franc-maçonnerie. Indépendante et souveraine, elle fédère 935 loges et 31 000 membres à travers le monde, et se consacre au perfectionnement de l’humanité par la voie initiatique tout en respectant les traditions maçonniques universelles.
Un bref historique du temple
Ce sanctuaire, édifié au début des années 2000, s’élève en héritier du temple maçonnique d’Orange, tragiquement détruit par un incendie. À l’origine de ce projet se trouve un frère de la loge Sagesse et Persévérance, affiliée à la Grande Loge de France, qui, en sa qualité de professeur d’arts plastiques, a impulsé une dynamique créative dans la conception du lieu. Lui et son épouse ont généreusement proposé leur expertise pour contribuer à l’élaboration du décor.
Ainsi, durant plusieurs mois, les frères et sœurs se réunissaient chaque mois pour enrichir, de leurs mains, les fresques murales. Ces œuvres, aujourd’hui, forment une véritable constellation de symboles mêlant traditions orientales et occidentales. Ce temple, exceptionnel en tous points, ouvre donc ses portes lors des Journées européennes du patrimoine, du samedi après-midi au dimanche soir. Les frères de la loge Sagesse et Persévérance nourrissent l’espoir de voir affluer un grand nombre de visiteurs, attirés par la beauté singulière de leur temple et l’aura mystérieuse de ses symboles. Ils souhaitent ardemment partager avec le plus grand nombre l’essence de leur œuvre, révélant ainsi les secrets d’une tradition qui leur est chère.
Infos pratiques
Zone d’aménagement concertée Crepon sud – 380 avenue de l’Aygies 84420 Piolenc
Cette semaine, le crayon de François Morel est venu croquer nos petits travers lorsqu’une « profane » entre pour faire le service dans une salle humide ou aucun des présents ne songe à l’aider. Si si, cela arrive paraît-il dans certains Ateliers.
La franc-maçonnerie est l’une des organisations fraternelles les plus anciennes et les plus connues au monde. Ses racines remontent aux tailleurs de pierre médiévaux qui ont construit certaines des cathédrales et des châteaux les plus impressionnants d’Europe. Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une organisation mondiale comptant des millions de membres qui s’efforcent de défendre les principes d’amour fraternel, de secours et de vérité.
La franc-maçonnerie est présente en Afrique depuis l’époque coloniale, lorsque les colons européens ont établi des loges dans leurs colonies. Malgré sa longue histoire sur le continent, la franc-maçonnerie en Afrique reste relativement méconnue et souvent mal comprise.
Cet article examine de manière analytique l’histoire, la croissance et l’influence de la franc-maçonnerie dans divers pays africains, en mettant l’accent sur son rôle dans la société et les défis auxquels elle est confrontée.
Les origines et la diffusion de la franc-maçonnerie en Afrique
L’introduction de la franc-maçonnerie en Afrique remonte aux puissances coloniales européennes, en particulier aux Britanniques, qui ont établi des loges maçonniques dans leurs colonies. La première loge maçonnique en Afrique a été consacrée au Ghana au début du XIXe siècle.
De là, la pratique s’est répandue dans d’autres colonies britanniques, notamment le Nigeria, la Sierra Leone et l’Afrique du Sud.
En Afrique du Sud, la franc-maçonnerie a été introduite par des membres du Grand Orient des Pays-Bas en 1772. Les francs-maçons britanniques et néerlandais ont finalement fusionné leurs efforts, conduisant à la formation de la Grande Loge d’Afrique du Sud (GLSA).
Parmi les premiers francs-maçons sud-africains éminents, on compte CJ Brand, le premier maire du Cap, M. van Breda et JH Hofmeyer, le maître de la Cour suprême.
À mesure que les puissances coloniales européennes étendaient leur présence en Afrique, la franc-maçonnerie s’est également développée. Aujourd’hui, il existe des loges sous l’égide de la Grande Loge Unie d’Angleterre , de la Grande Loge d’Écosse , de la Grande Loge d’Irlande , de la Grande Loge d’Afrique du Sud et de l’Ordre international de la franc-maçonnerie masculine et féminine Le Droit Humain .
Le rôle de la franc-maçonnerie dans la société africaine
L’un des aspects clés de la franc-maçonnerie est son engagement envers les dons de charité et le service communautaire. En Afrique, cela s’est traduit par une attention particulière portée à l’éducation, aux soins de santé et à la protection sociale.
De nombreuses loges à travers le continent ont créé des écoles, des hôpitaux et des orphelinats, fournissant des services essentiels aux communautés locales.
En plus de ses activités philanthropiques, la franc-maçonnerie a également joué un rôle dans la promotion du dialogue sur des questions sociétales importantes. Les loges servent souvent de forums pour discuter de questions telles que la gouvernance, le développement économique et les relations interconfessionnelles.
Dans l’Afrique postcoloniale, ce phénomène a été particulièrement significatif, car de nombreux pays ont dû faire face aux défis de la construction nationale et de l’établissement d’institutions démocratiques.
Il est toutefois essentiel de noter que la franc-maçonnerie en Afrique est apolitique et non religieuse. L’adhésion est ouverte à tous, sans distinction d’origine ethnique, de statut social ou de croyances religieuses, et l’organisation n’est affiliée à aucun parti politique ni à aucune institution religieuse.
Défis et controverses autour de la franc-maçonnerie en Afrique
Malgré ses nombreuses contributions positives, la franc-maçonnerie en Afrique a dû faire face à un certain nombre de défis et de controverses. L’un des problèmes les plus importants est la perception de secret et d’exclusivité qui entoure l’organisation.
De nombreux Africains considèrent la franc-maçonnerie comme une société élitiste et secrète qui exerce un pouvoir et une influence considérables en coulisses. Cela a donné lieu à de nombreuses théories de conspiration et à des soupçons sur les véritables intentions de l’organisation.
L’opposition religieuse constitue également un défi majeur pour la franc-maçonnerie en Afrique, en particulier de la part des groupes chrétiens et musulmans conservateurs. Ces groupes considèrent souvent la franc-maçonnerie comme une menace pour leur foi et accusent l’organisation de promouvoir des croyances hérétiques et de se livrer à des pratiques occultes.
Dans certains cas, cette opposition a conduit à l’interdiction ou à la restriction de la franc-maçonnerie dans certains pays.
Un autre défi auquel la franc-maçonnerie est confrontée en Afrique est la question de l’inclusion raciale. Historiquement, certaines loges en Afrique – en particulier celles liées aux puissances coloniales européennes – étaient exclusivement blanches.
Bien que cela ait changé au fil du temps, de nombreuses loges accueillant désormais des membres de toutes les races, l’héritage de l’exclusion raciale a laissé un impact durable sur la perception de l’organisation.
L’avenir de la franc-maçonnerie en Afrique
Malgré les défis et les controverses auxquels elle est confrontée, la franc-maçonnerie continue de perdurer et d’évoluer en Afrique. De nombreuses loges s’efforcent de résoudre les problèmes de secret et d’exclusivité en s’engageant dans des initiatives de sensibilisation et d’éducation du public.
Ces efforts visent à promouvoir une meilleure compréhension et sensibilisation à l’égard de l’organisation et de ses valeurs, ainsi qu’à dissiper les idées fausses et les théories du complot.
Des efforts visant à promouvoir l’inclusion raciale et la diversité au sein des loges sont également en cours, de nombreuses Grandes Loges africaines mettant fortement l’accent sur les principes d’amour fraternel et d’égalité.
Ceci est important non seulement pour la croissance et le développement futurs de la franc-maçonnerie en Afrique, mais aussi pour favoriser une plus grande cohésion sociale et une meilleure compréhension dans des sociétés qui ont été historiquement divisées par la race et l’ethnicité.
En fin de compte, l’avenir de la franc-maçonnerie en Afrique dépendra de la capacité de l’organisation à s’adapter aux changements sociaux, politiques et religieux du continent.
En restant fidèle à ses valeurs fondamentales d’amour fraternel, de secours et de vérité, la franc-maçonnerie a le potentiel de poursuivre son impact positif sur les sociétés africaines pour les générations à venir.
Conclusion
La franc-maçonnerie en Afrique a une histoire riche et complexe, jouant un rôle important dans le développement du continent.
Grâce à des œuvres caritatives, au service communautaire et à la promotion du dialogue sur des questions importantes, la franc-maçonnerie a apporté des contributions durables aux sociétés africaines.
Cependant, l’organisation est confrontée à des défis, notamment des perceptions de secret, une opposition religieuse et des problèmes d’inclusion raciale.
En relevant ces défis et en restant fidèle à ses valeurs fondamentales, la franc-maçonnerie a le potentiel de poursuivre son influence positive en Afrique.