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Tolstoï et la franc-maçonnerie dans la guerre et la paix – par Chantal Fantuzzi

De notre confrère suisse ticinolive.ch – par Chantal Fantuzzi

Le jour de la Saint-Jean, le 24 juin 1717, la Grande Loge Unie d’Angleterre, « Mère du Monde », est née à Londres, début et pierre angulaire de la franc-maçonnerie moderne. Aucune source certaine n’est connue sur l’appartenance du plus grand écrivain russe (et pas seulement) à la franc-maçonnerie. Ce qui est sûr, c’est que le monde maçonnique a certainement très bien connu Léon Nicolaevic Tolstoï.

Chantal à Poestate. « Mariée de glace »

Dans Guerre et Paix, son chef-d’œuvre, avec Anna Karénine, le protagoniste Pierre, après s’être violemment séparé de sa femme Hélène, belle et dissolue, coupable de l’adultère chuchoté avec Dolochov, rencontre, en voyage, un franc-maçon libre, Oss’p Alksèevic’ Bazdeev, qui, conscient du malheur vécu par le jeune homme, l’invite à réfléchir et à se purifier. Ainsi Pierre commence son voyage de purification, avec le Comte Villarski, à la cour duquel il rencontre de nombreux autres représentants bien connus de la noblesse russe que Pierre n’aurait jamais imaginé appartenir à la Franc-Maçonnerie (en son temps, par l’Auteur ? Qui sait… ). Tolstoï décrit avec une froideur lucide (et peut-être une pointe d’ironie) l’initiation angoissante du jeune noble qui, déshabillé, est conduit à travers un long couloir sombre, où, à la faible lumière de quelques bougies, l’Évangile, un cercueil brillant rempli d’os et d’un crâne. « Dieu, la mort, l’amour et la fraternité » pense Pierre, ce à quoi l’initiateur répond :  « La sagesse suprême n’a pas pour seul fondement le raisonnement, ni ces sciences profanes, comme la physique, l’histoire, la chimie, etc., dans lesquelles le rationnel la connaissance est brisée. La sagesse suprême est une. La sagesse suprême n’a qu’une seule science : la science de tout, la science qui s’applique à l’explication de l’univers tout entier et de la place qu’y occupe l’homme. Pour se rendre capable d’une telle science, il est essentiel de purifier et de renouveler notre individu intérieur, et donc, avant de connaître, il faut croire et se perfectionner. Et pour atteindre ces objectifs, une lumière divine a été placée dans notre âme que nous appelons conscience.

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Alexander Beyer incarne Pierre dans Guerre et Paix, 2007.

Le symbolisme maçonnique est ainsi expliqué par Tolstoï, toujours à travers Pierre :
Le cœur battant à couper le souffle, Pierre s’approcha du rhéteur.
« Pour quelle raison êtes-vous venu ici ? Pour quoi, vous qui ne croyez pas aux vérités de la lumière et ne voyez pas la lumière, pourquoi êtes-vous venus ici, que voulez-vous de nous ? Sagesse, vertu, illumination ?
Une demi-heure plus tard, le rhéteur était de retour pour transmettre à l’aspirant ces sept vertus, correspondant aux sept degrés du temple de Salomon, que tout franc-maçon devait cultiver en lui-même. Ces vertus étaient : 1) la discrétion, c’est-à-dire le maintien du secret de l’ordre ; 2) l’obéissance aux plus hautes hiérarchies de l’ordre ; 3) les douanes ; 4) l’amour pour l’humanité ; 5) le courage ; 6) la générosité ; 7) l’amour de la mort.

Pierre avoue alors ses péchés véniels, et se sent presque renaître.

A la fin du rituel, Pierre reçoit une paire de gants blancs, à offrir à la fille pure qu’il sentira vraiment aimer. Femme qui, évidemment, ne sera pas Hélène.

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Helen et Dolochov (Guerre et Paix, 2007)

Pierre tente donc d’échapper à la vile mondanité dans laquelle il retombe pourtant périodiquement, avec la « pureté » du rituel maçonnique. A travers la franc-maçonnerie, il retrouve une partie de lui-même, combative et culturelle, perdue à cause de ses vices, et c’est précisément grâce à la franc-maçonnerie qu’à la fin du roman colossal il se retrouvera dans un Moscou dévasté et déserté, avec l’intention de tuer celui qui, selon lui, est responsable de la destruction de la Russie : Napoléon. mais, comme l’enseigne Tolstoï, l’histoire n’est pas écrite par des individus, mais plutôt par le destin qui les attend. Ainsi, coupable et en même temps acquitté, Napoléon ne sera pas tué par Pierre, qui est pourtant fait prisonnier, et en prison, entre la faim et le risque constant de mourir, il redécouvre, dans la simplicité d’un paysan injustement déporté, Platon , la pureté qu’il avait tant espérée, en vain. Pureté qui se termine avec le mariage, après le suicide d’Hélène, entre Pierre et la douce et souffrante Natasha, une fille qui a perdu l’essence de l’enfance, à cause de deuils et d’une trahison dont elle fut sans le savoir et douloureusement l’auteur. Pierre lui donne symboliquement les gants de cette franc-maçonnerie dont il est désormais issu, recomposant ainsi ce cycle initiatique de son voyage intérieur, de recherche personnelle vers l’essence de la vie tranquille.

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Andrei et Natasha (Guerre et Paix, 2007)

Et qui sait si Tolstoï a participé à la franc-maçonnerie, étant donné que l’idée du don de gants, symbole d’amour dans la franc-maçonnerie, est également proposée par le premier prétendant de Natasha, le vertueux et malheureux prince Andrew, dont le nom n’est cependant pas mentionné ailleurs comme appartenance à la franc-maçonnerie.

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Si, comme le dit Luis Borges, « chaque écrivain raconte d’abord sa propre histoire, même si elle commence par « il était une fois un roi qui avait trois fils » » et que Tolstoï lui-même se refléterait à la fois dans le prince Andrei et chez Pierre Bezuchov, qui ont tous deux accompli un processus de conversion, peut-être que l’auteur lui-même appartenait également à la franc-maçonnerie ou peut-être plutôt considérait-il seulement en faire partie, car, comme le conclut la morale de Guerre et Paix, la franc-maçonnerie n’est pas nécessaire pour atteindre Dieu, mais la pureté seulement, de la vie quotidienne. Comme le dit l’adaptation cinématographique de 1956 : « Celui qui aime la vie aime Dieu ». 

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Adaptation cinématographique de 1956

sur la photo Helena (à gauche) et Natasha (à droite)

Un livre étudie cependant la relation entre Tolstoï et la franc-maçonnerie : l’ alambic de Léon Tolstoï  – Guerre et Paix et la franc-maçonnerie russe de Raffaella Faggionato, série La Storia, Thèmes, 44.

Ultime initiation : La mort comme passage obligé du franc-maçon

La revue La Chaîne d’Union N°109, portant le dossier intitulé « Dialogues maçonniques avec la mort », est une exploration profonde des réflexions maçonniques autour du thème universel et intemporel de la mort. Ce numéro s’articule autour de la méditation sur la mort, non seulement comme un concept philosophique et initiatique, mais également comme un vecteur d’évolution personnelle et spirituelle.

L’éditorial de Jacques Garat place immédiatement le lecteur au cœur de la thématique, rappelant les paroles de Platon : « Personne ne sait rien de la mort ». Jacques Garat souligne la fonction initiatique de la mort dans la tradition maçonnique, où elle n’est pas simplement une fin, mais un passage, un lieu de transformation qui transcende la simple raison humaine. Cette approche est en opposition à la modernité qui tend à refouler l’idée de la mort, préférant des préoccupations plus immédiates et hédonistes.

Il appelle à une réappropriation du symbolisme de la mort au cœur du parcours initiatique. Il fait appel à la tradition, rappelant que l’introduction de l’idée de la mort est essentielle à l’initiation, où elle sert non seulement à méditer sur la finitude humaine, mais aussi à ancrer les valeurs maçonniques fondamentales de fraternité, de sacrifice, et d’héroïsme.

La rubrique « Matières à Débats » ouvre, comme à son habitude, la publication qui se distingue par son exploration approfondie des sujets maçonniques, philosophiques et symboliques. Cette rubrique sert de porte d’entrée intellectuelle au numéro, posant les bases des réflexions et des échanges qui vont vers la sœur ou le frère dans sa réflexion. Elle instaure d’emblée un cadre propice à la confrontation d’idées et à l’exploration des grandes questions qui animent la franc-maçonnerie contemporaine.

Pierre Mollier

C’est ainsi que Pierre Mollier, dans « Paris capitale de la recherche maçonnique », revient sur la IXe Conférence Internationale d’Histoire Maçonnique, où il met en lumière le rôle central de Paris dans la recherche maçonnique actuelle. Cette ville, riche en histoire et en symboles, se trouve être un lieu de convergence où les francs-maçons du monde entier viennent partager leurs réflexions et découvertes. Pierre Mollier nous rappelle ainsi que la tradition maçonnique, bien que globale, trouve en certains lieux des foyers d’intense activité intellectuelle et spirituelle.

LCU, 3e de couv.

Le rédacteur en chef Jacques Garat, dans « L’universalisme est un combat », défend la nécessité de maintenir les principes universalistes au cœur de la franc-maçonnerie. Dans un contexte où les identités se fragmentent et où les discours exclusifs se multiplient, Jacques Garat plaide pour une maçonnerie qui reste fidèle à l’héritage des Lumières, mettant en avant l’universalité de la condition humaine et la défense des droits fondamentaux.

Dans « Chronique inactuelle », Daniel Beaune, avec « Entre novlangue et polysémie : les défis de l’écriture inclusive en franc-maçonnerie », aborde un sujet contemporain sensible : l’inclusion des diversités de genre dans le langage maçonnique. Daniel Beaune pose la question des mots et des symboles, question fondamentale en maçonnerie où chaque mot porte une signification profonde. Il explore comment l’adoption d’un langage plus inclusif pourrait enrichir l’expérience initiatique tout en risquant de perturber certaines traditions bien établies.

Le dossier « Dialogues maçonniques avec la mort »

Le dossier central du numéro, « Dialogues maçonniques avec la mort », est composé de plusieurs articles qui explorent divers aspects de la relation entre la maçonnerie et la mort.

Annick Drogou, dans « Le cheminement initiatique à l’ombre de la mort », traite des mythes et rituels liés à la mort dans l’initiation maçonnique. Drogou montre comment ces récits permettent de faire face à la mortalité tout en révélant la véritable nature humaine, en amenant l’initié à devenir ce qu’il est réellement.

Stéphane Itic, agrégé de lettres classiques et Docteur en Sciences de l’Antiquité, avec « Habituation à la mort : sagesse antique et initiation maçonnique », s’attaque aux injonctions modernes à l’hédonisme, mettant en avant la nécessité de méditer sur la mort. Stéphane Itic nous rappelle que les sages de l’Antiquité, et les maçons d’aujourd’hui, voient dans la mort non pas une fin, mais un élément central du processus initiatique.

Naudot Taskin, dans « Mort et musique, un étroit compagnonnage », explore les liens entre la musique et la mort dans la culture maçonnique. Naudot Taskin met en lumière comment la musique, qu’elle soit profane ou sacrée, accompagne les rituels liés à la mort, aidant à exprimer l’indicible et à offrir une consolation symbolique.

Éric Badonnel

Éric Badonnel, dans « Le tact dans l’audace, libre propos sur l’héroïsme », examine le concept de l’héroïsme à travers le prisme de la mort en maçonnerie. Pour Éric Badonnel, l’héroïsme n’est pas simplement un acte de bravoure, mais une réponse morale à l’inévitable, imprégnée de fraternité et de sacrifice.

LCU, 2e de couv.

Guy Péquignot, avec « Symboles maçonniques sur les tombes du Père Lachaise », propose une promenade parmi les tombes des francs-maçons célèbres du Père Lachaise, explorant les symboles et les marques d’appartenance qui les ornent. Guy Péquignot montre comment ces tombes deviennent des musées à ciel ouvert, des lieux de mémoire où les vivants continuent de travailler à la construction du temple symbolique.

Yvan Gérault, dans la rubrique « Études & recherches », nous tient en haleine avec un sujet, ô combien de circonstance, « Solstices, équinoxes, cycles cosmiques : des deux Saint-Jean aux loges éponymes ». Il nous plonge dans une étude approfondie des cycles solaires et leurs correspondances dans les rituels maçonniques. Yvan Gérault explore la relation entre les célébrations solsticiales et la symbolique des deux Saint-Jean, figures centrales dans la tradition maçonnique. Il montre comment ces célébrations permettent aux maçons de se connecter aux cycles cosmiques, renforçant ainsi leur lien avec l’univers et ses mystères.

La dernière rubrique « Bibliographie » offre les notes de lecture de Yonnel Ghernaouti et Naudot Taskin. Elles concluent ainsi le numéro en proposant une réflexion sur les textes maçonniques récents, soulignant l’importance de ces ouvrages dans l’approfondissement de la connaissance maçonnique.

Ce numéro d’été de La Chaîne d’Union propose une exploration dense et profonde de la mort dans la tradition maçonnique, mettant en lumière son rôle central dans le cheminement initiatique. Chaque article apporte une perspective unique, contribuant à une riche mosaïque de réflexions qui ne manquera pas de nourrir la méditation des lecteurs sur ce sujet fondamental.

La Chaîne d’Union – Dialogues maçonniques avec la mort

Revue d’études maçonniques, philosophiques et symboliques publiée par le Grand Orient de France

Collectif – Conform édition, N° 109, juillet 2024, 96 pages, 13 € – 15 € port inclus

À commander chez Conform édition ou en vente chez DETRAD, librairie, éditeur et fabricant de décors maçonniques…

LCU, 4e d ecouv.

L’ère du spirituel : pourquoi les jeunes craquent pour les sciences occultes ?

De notre confrère gqmagazine.fr

Oubliez les cures détox, les séances de yoga ou les podcasts sur la pleine conscience. Si vous ne vous sentez pas aligné avec l’univers en ce moment, c’est probablement parce que Mercure rétrograde (ou pas). L’ésotérisme, autrefois relégué aux marges de la société, s’impose aujourd’hui comme la nouvelle lubie des jeunes adultes. Astrologie, voyance, cartomancie… Autant de pratiques qui, dans une époque marquée par l’incertitude, semblent offrir des réponses là où la science et la société échouent à les fournir. Propulsées par la force inarrêtable des réseaux sociaux, ces croyances se réinventent, capturant l’imaginaire collectif et transformant l’ésotérisme en véritable phénomène de mode.

Instagram et TikTok : les astres rencontrent les algorithmes

Les réseaux sociaux ont joué les entremetteurs parfaits entre l’ésotérisme et la Génération Z. Sur Instagram, des comptes spécialisés en astrologie ou en tirages de cartes ne cessent de gagner en popularité, distillant quotidiennement leurs doses de sagesse cosmique. TikTok, quant à lui, s’est rapidement imposé comme le nouveau terrain de jeu des apprentis sorciers et sorcières modernes. Des vidéos virales de tirages de tarot aux analyses astrologiques dignes des plus grands mystiques, les jeunes sont captivés par ces contenus ésotériques qui se multiplient à chaque pleine lune. Ce phénomène a d’autant plus pris de l’ampleur pendant la pandémie de COVID-19, période où l’isolement et le doute ont poussé beaucoup à chercher du sens dans les étoiles.

L’ésotérisme, un GPS spirituel pour une génération perdue

Une porte mystérieuse
Une porte mystérieuse – Escalier qui monte vers la porte de la Lumière

Face à une société en pleine mutation, où les repères traditionnels vacillent, les jeunes adultes se tournent vers l’ésotérisme comme une boussole intérieure. Une étude IFOP de 2023 révèle que 61 % des jeunes de 11 à 24 ans adhèrent à au moins une forme de parascience, avec l’astrologie en tête de liste. Plus qu’une simple tendance, cette popularité reflète une quête de sens dans un monde où les certitudes se font rares. L’astrologie, en particulier, offre une grille de lecture pour comprendre sa personnalité, ses relations, et même ses choix futurs. Dans ce contexte, consulter son thème astral devient presque aussi commun que de checker la météo chaque matin.

Une nouvelle spiritualité émergente

L’attrait pour l’ésotérisme va bien au-delà des simples prédictions. Il s’inscrit dans un mouvement plus large de recherche de spiritualités alternatives, souvent en lien avec l’écologie et le féminisme. Loin des dogmes religieux traditionnels, ces nouvelles formes de croyance prônent un retour à une harmonie avec la nature et soi-même. Des rituels de pleine lune aux discussions sur le “féminin sacré”, l’ésotérisme devient un vecteur d’émancipation, particulièrement chez les femmes. De manière générale, tout ce qui relève du domaine spirituel est davantage accepté depuis maintenant plus d’une décennie. On peut partager son enthousiasme pour la numérologie ou raconter un éveil spirituel lors d’un voyage en Inde sans avoir peur de passer pour un illuminé.

Un retour aux sources

Contrairement à d’autres croyances qui se sont étiolées avec le temps, l’astrologie et l’ésotérisme restent d’une étonnante pertinence. Bien que leur origine remonte à des millénaires, ces pratiques ont su s’adapter et se réinventer pour correspondre aux aspirations contemporaines. Aujourd’hui, l’astrologie est bien plus qu’une simple curiosité ; c’est un outil de compréhension personnelle, un moyen de naviguer dans un monde de plus en plus complexe. De plus, les pratiques se diversifient autour de la cartomancie (tirage des cartes), la lithothérapie (croyance au pouvoir des pierres et des cristaux) ou encore la numérologie (croyance en la signification des nombres). Les jeunes, en particulier, trouvent dans ces pratiques des clés pour explorer et comprendre leur identité dans un univers perçu comme en perpétuelle transformation.

Méfiez-vous des vendeurs de rêves

L’essor de l’ésotérisme s’accompagne toutefois de dérives commerciales inquiétantes. Des “stages de sorcellerie” aux amulettes vendues à prix d’or, il est facile de se perdre dans un labyrinthe de pratiques douteuses et d’arnaques. Sous couvert de quête spirituelle, certains opportunistes exploitent ce besoin de sens, transformant des pratiques autrefois sacrées en un business lucratif. La promesse d’une “reconnection spirituelle” ou d’un “éveil spirituel” devient ainsi un argument de vente pour des services souvent sans fondement et exorbitants. L’Express relève par exemple qu’à “l’École des mystères” où opèrent “les éveilleuses du féminin”, un “cycle complet des quatre portails en présentiel de quatre jours” est proposé à 3500 euros… Sacrées sommes.

Il est donc crucial pour chacun de faire preuve de discernement et de se méfier des promesses de cet univers ésotérique, où la frontière entre authenticité et manipulation est souvent floue. Loin d’être une simple réponse aux maux de notre époque, l’ésotérisme contemporain peut aussi devenir un piège, exploitant les incertitudes de ceux qui cherchent des réponses là où il n’y en a peut-être pas.

« Franc-Maçonnerie Magazine » : Une célébration du savoir à travers 100 numéros

Le numéro 100 de Franc-Maçonnerie Magazine ne se contente pas d’être une simple publication, mais revêt une importance symbolique profonde, marquant un jalon, un cap, un point d’aboutissement tout en étant un nouveau départ. Le chiffre 100 est chargé de sens dans la tradition maçonnique, symbolisant l’accomplissement, la plénitude, et l’achèvement d’un cycle. Ce numéro anniversaire, publié en septembre-octobre 2024, est ainsi bien plus qu’un simple recueil d’articles : il se veut une célébration de la pensée, de l’héritage, et de l’engagement maçonnique, tout en ouvrant des perspectives nouvelles.

La couverture de ce numéro nous invite déjà à une réflexion profonde. Ce n’est pas un hasard si le chiffre 100 est mis en avant de manière si solennelle. Dans la symbolique des nombres, 100 représente l’achèvement d’un parcours de maturation et l’entrée dans une phase supérieure d’existence. Ce numéro se présente donc comme une œuvre complète, mais ouverte, un monument d’idées et de savoirs qui, loin de se clôturer, ouvre des portes vers de nouveaux horizons.

L’éditorial du 100e, signé par Hélène Cuny, directrice de la publication, offre une réflexion empreinte de gratitude et d’introspection sur le parcours de cette revue depuis sa création en 2009. Elle commence par souligner l’importance de ce jalon, évoquant non seulement les cent numéros publiés, mais aussi les dix hors-séries et un film documentaire réalisés. Hélène Cuny rappelle les origines modestes du magazine, initialement nommé Initiations magazine et distribué uniquement par abonnement, mettant ainsi en lumière l’évolution remarquable de la publication.

L’auteure exprime ensuite sa profonde reconnaissance envers les différents acteurs ayant contribué au succès du magazine. Elle remercie chaleureusement les lecteurs pour leur enthousiasme stimulant, les auteurs et contributeurs pour avoir façonné l’identité unique de la revue, les éditeurs et partenaires pour leur confiance, et l’équipe travaillant dans l’ombre, notamment le maquettiste Laurent. Hélène Cuny s’interroge sur les motivations qui ont guidé et continuent d’animer l’équipe du magazine.

Elle met en avant « le goût du savoir, du beau, de la culture, du partage des idées » comme moteurs essentiels, soulignant leur importance particulière dans le contexte actuel où l’acte même de lire devient un défi. Son édito prend ensuite une tournure plus réflexive, abordant les défis contemporains. Hélène Cuny évoque « l’inexorable effritement de notre modèle démocratique et républicain » et s’interroge sur le rôle de la franc-maçonnerie face à ce qu’elle perçoit comme un rétrécissement du « camp des humanistes ». Enfin, l’auteure appelle à l’action, rejetant l’immobilisme et le conformisme qu’elle considère comme des entraves à la raison. Elle prône l’audace et le courage, alliés à des convictions humanistes profondes, comme moyens d’agir dans l’intérêt collectif. Cet exceptionnel éditorial reflète ainsi non seulement la fierté d’un accomplissement, mais aussi une prise de conscience des enjeux sociétaux actuels, positionnant le magazine comme un vecteur de réflexion et d’engagement dans un monde en mutation.

Le sommaire de ce numéro, riche et varié, témoigne de la diversité des réflexions que propose le seul magazine maçonnique vendu en kiosque dès ce mercredi (et aussi par abonnement). Chaque article, chaque chapitre est une pierre dans l’édifice complexe qu’est la franc-maçonnerie moderne, dite spéculative. Dès les premières pages, l’agenda et les brèves nous ancrent dans l’actualité maçonnique, montrant que la tradition est vivante, qu’elle se construit au jour le jour, dans les rituels, les rencontres, les événements qui jalonnent la vie des loges.

Dans « Brèves », l’article, intitulé « Mystères et fraternité : Les Estivales Maçonniques en pays de Luchon » met en lumière un événement singulier dans le paysage maçonnique français. Les Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, dans les Pyrénées, apparaissent comme une véritable célébration estivale où fraternité, partages et mystères s’entrelacent.

Cet événement, qui réunit frères et sœurs de diverses loges et avait pour thématique « Le mythe des origines », est une invitation à réfléchir sur l’essence même de l’art royal. Cela a permis de resserrer les liens fraternels à travers des activités symboliques et des discussions autour de l’histoire et des valeurs maçonniques. Le style clair et descriptif du rédacteur transporte le lecteur dans une ambiance conviviale où la montagne devient le cadre d’une réflexion initiatique profonde. Franc-Maçonnerie magazine, avec 450.fm, était partenaire de cet manifestation.

Les chapitres suivants explorent des thématiques telles que la philosophie, la société, la culture, et la tradition. Le chapitre « Retentissantes initiations » propose une réflexion sur les figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de la franc-maçonnerie, telles que Voltaire, Proudhon, Abd el-Kader, et Littré. Ces personnages sont des symboles, des phares qui éclairent le chemin de la quête de sens et de vérité, que poursuit inlassablement la franc-maçonnerie.

L’article « Le tour des Compagnons : Le perspecteur vous tient à l’œil ! De la géométrie projective #2 » par Jean-Michel Mathonière, s’inscrit dans une série de réflexions techniques et érudites. Jean-Michel Mathonière, reconnu pour ses travaux sur la géométrie et la tradition compagnonnique, continue ici son exploration de la géométrie projective en l’appliquant au domaine maçonnique.

Il met en lumière l’importance de la perspective dans les constructions symboliques des compagnons, faisant un parallèle entre la rigueur géométrique et la quête de la perfection initiatique. Cet article est une invitation à plonger dans les subtilités mathématiques qui se cachent derrière les symboles maçonniques, montrant que la science et l’art se rejoignent dans l’acte de construire, à la fois matériellement et spirituellement.

Le chapitre dédié à la société, avec des articles comme « André Honnorat, le grain de nos rêves », nous rappelle que la franc-maçonnerie n’est pas seulement une institution rituelle, mais aussi une force de transformation sociale, un acteur discret mais déterminant dans l’évolution des idées et des valeurs de notre époque.

En philosophie, Henri Pena-Ruiz dans « Sagesses d’hier et de toujours » nous convie à une méditation sur les enseignements intemporels, montrant que la sagesse maçonnique est une réponse aux incertitudes et aux turbulences de notre monde. Ce chapitre éclaire l’esprit, nourrissant une réflexion sur ce qui est essentiel, au-delà des contingences matérielles.

Dans la tradition, l’article « Les péripéties misraïmites d’un savant Maçon » par Pierre Mollier nous plonge dans l’histoire riche et complexe de la franc-maçonnerie égyptienne, une branche ésotérique fascinante qui témoigne de l’universalité et de la profondeur des enseignements maçonniques.

La culture n’est pas en reste, avec des contributions qui explorent les symboles et les mythes, tels que « Les origines de l’épée flamboyante », un article qui illustre comment les objets maçonniques, chargés de symbolisme, participent à la construction de l’identité maçonnique.

Allez, il vous faudra lire le bel article « Le maçon mystère » d’Irène Mainguy ancienne bibliothécaire/documentaliste responsable de la Bibliothèque du Grand Orient de France (GODF) et actuelle présidente de la Société Française d’Études et de Recherche sur l’Écossisme (SFERE) car ne comptez pas sur nous pour vous donner la solution…

Ce numéro 100 se termine, comme il se doit, par des réflexions sur le voyage initiatique, emblème de la quête maçonnique. Que ce soit à travers des explorations historiques, philosophiques, ou culturelles, ce numéro invite le lecteur à poursuivre son propre voyage intérieur, à ne jamais cesser de questionner, de chercher, et d’apprendre.

En définitive, ce centième numéro de Franc-Maçonnerie Magazine est un hommage vibrant à la franc-maçonnerie elle-même, à ses valeurs, à ses mystères, et à sa capacité à traverser les âges en demeurant toujours pertinente, toujours vivante. Il est une célébration de la force de l’esprit humain, capable de se réinventer sans cesse tout en restant fidèle à ses principes fondateurs. Ce numéro n’est pas une fin, mais un nouveau commencement, l’ouverture d’un cycle qui, comme le nombre 100, est à la fois un aboutissement et un point de départ vers des explorations encore plus profondes du mystère maçonnique.

Démystification d’une rhétorique antimaçonnique : La FM accusée de détruire le patriotisme selon « Riposte Laïque »

450.fm avait déjà pris soin de déconstruire un premier texte antimaçonnique de Riposte Laïque intitulé « La Franc-Maçonnerie et les libertés populaires », publié par Charles-Albert Delatour le 29 août 2024. Dans cette analyse critique, notre frère Charles-Albert dénonçait les failles et les manipulations présentes dans le discours de Riposte Laïque, dévoilant ainsi les biais et les motivations sous-jacentes de cette rhétorique antimaçonnique.

Pourtant, malgré ce debunkage approfondi, Riposte Laïque persiste dans ses attaques, comme en témoigne ce nouvel article de Jean Saunier, qui accuse la franc-maçonnerie de détruire le patriotisme et les fondements mêmes des nations.

Nous aussi, nous persistons et signons !

La lecture du texte intitulé « La franc-maçonnerie détruit le patriotisme » de Jean Saunier, publié sur le site Riposte Laïque, révèle une vision particulièrement critique et hostile envers la franc-maçonnerie, accusée de saper les fondements mêmes du patriotisme et de la nation. Ce texte s’inscrit dans une tradition polémique qui associe souvent la franc-maçonnerie à des forces conspiratrices visant à établir un nouvel ordre mondial au détriment des valeurs traditionnelles, des nations et de la religion.

Riposte Laïque : Un vecteur de l’extrême droite identitaire

Avant d’entrer dans l’analyse du texte, il est essentiel de comprendre l’origine et l’idéologie du site Riposte Laïque. Fondé en 2007, Riposte Laïque se présente comme un site défendant la laïcité et les valeurs républicaines, mais a progressivement dérivé vers une position identitaire, nationaliste et islamophobe. Le site est connu pour ses prises de position radicales, souvent teintées d’un nationalisme exacerbé et d’une hostilité virulente envers l’immigration, l’islam, et, comme ici, la franc-maçonnerie.

Le texte de Jean Saunier – /!\ ne pas confondre avec le syndicaliste, écrivain, ésotériste et franc-maçon Jean Saunier (1939-1992) –, s’inscrit parfaitement dans cette rhétorique, exacerbant les peurs liées à la perte d’identité nationale et à l’effacement des frontières, tout en désignant la franc-maçonnerie comme l’ennemi ultime de la nation et de la foi.

La famille et la religion : Fondements du patriotisme

L’auteur commence par ancrer son argumentation dans une définition traditionnelle de la patrie, enracinée dans la famille, la religion et la tradition. Cette conception essentialiste de la nation, qui se fonde sur la continuité historique et la transmission des valeurs ancestrales, est opposée à l’universalisme prôné par la franc-maçonnerie. Selon Saunier, la religion (ou la transcendance) constitue le lien suprême qui unit les hommes, et c’est à travers elle que se définissent les droits, les devoirs, et les lois qui structurent la nation.

En évoquant Jean-Etienne-Marie Portalis et d’autres figures historiques, l’auteur cherche à légitimer son propos en s’appuyant sur des autorités reconnues, associant ainsi la défense de la patrie à la défense de la religion et des traditions.

La franc-maçonnerie : Une menace pour la nation

Le texte accuse les sociétés secrètes, et en particulier la franc-maçonnerie, de vouloir détruire les nations en s’attaquant à leurs fondements : la religion, la morale, la famille, la propriété et les lois. Cette accusation repose sur une vision conspirationniste de la franc-maçonnerie, vue comme un réseau international œuvrant dans l’ombre pour instaurer un « vaste empire » universel où les frontières seraient abolies et les identités nationales dissoutes.

L’auteur cite plusieurs francs-maçons, comme Jean-Marie Ragon et Adam Weishaupt, pour illustrer son propos, les présentant comme les architectes d’un projet mondialiste qui vise à éradiquer le patriotisme en le remplaçant par un cosmopolitisme déshumanisant. Le but ultime de ce projet serait, selon Saunier, l’instauration d’une « République universelle » qui nierait les spécificités nationales et religieuses.

La destruction de l’identité nationale

Pour Jean Saunier, le patriotisme est intrinsèquement lié à une série de critères identitaires : le sol, la langue, la culture, la souveraineté et la religion. Ces éléments constitutifs de l’identité nationale seraient aujourd’hui menacés par les forces mondialistes et cosmopolites, largement influencées par la franc-maçonnerie. L’auteur voit dans l’effacement des frontières, la libre circulation des personnes, et le multiculturalisme des stratégies visant à détruire l’idée même de patrie.

En invoquant Martin Heidegger, Jean Saunier tente de donner une dimension philosophique à son discours. Il fait référence au concept de « Gestell » (arraisonnement), pour décrire comment le cosmopolitisme utilitariste priverait l’homme de sa patrie, réduisant ainsi l’existence humaine à une simple fonction utilitaire, déconnectée de toute transcendance.

Une vision manichéenne et réductrice

Le texte de Jean Saunier se caractérise par une vision manichéenne où la franc-maçonnerie incarne le mal absolu, responsable de la destruction des nations, des religions et des valeurs traditionnelles. Cette vision, profondément conspirationniste, repose sur une opposition binaire entre les « forces du mal » (la franc-maçonnerie, le mondialisme, le cosmopolitisme) et les « forces du bien » (le patriotisme, la religion, les traditions nationales).

Cette rhétorique simpliste ignore la complexité des dynamiques sociales, politiques et culturelles qui ont façonné l’histoire moderne. Elle occulte également les nombreux apports positifs de la franc-maçonnerie, notamment dans le domaine des droits de l’homme, de la liberté de conscience et de la tolérance.

Une critique radicale du mondialisme en guise de conclusion

En somme, le texte de Jean Saunier est une critique virulente du mondialisme et du cosmopolitisme, qu’il associe à la franc-maçonnerie. Cette critique s’inscrit dans une vision nationaliste et identitaire du monde, où toute tentative d’universaliser les droits ou de promouvoir une fraternité humaine au-delà des frontières est perçue comme une menace existentielle pour les nations.

La lecture de ce texte doit toutefois être abordée avec prudence, car il repose sur des prémisses conspirationnistes et manichéennes qui simplifient à l’excès des réalités historiques et sociales complexes. Si la franc-maçonnerie a effectivement joué un rôle dans la promotion de valeurs universelles, il est abusif de la tenir pour responsable de la disparition des identités nationales ou religieuses. Ce texte de Riposte Laïque reflète davantage les angoisses identitaires contemporaines que la réalité des faits historiques ou politiques.

Le texte de Riposte Laïque, in extenso.

Un professeur d’Umuarama lance un livre sur la franc-maçonnerie – le travail est disponible en ligne

De notre confrère du Brésil obemdito.com.br – Par Rodrigo Mello – OBemdito

Avec des textes provocateurs, à caractère social et politique, l’ouvrage cherche à révéler les enseignements des pratiques maçonniques.

Démystifiez les légendes urbaines et réfléchissez sur la franc-maçonnerie. C’est l’un des objectifs du livre « Patches maçonniques : études et réflexions sur le franc-maçon contemporain », écrit par Bruno Oliveira. Lancé en janvier, l’ouvrage de 300 pages rassemble 30 chroniques et est en vente sur Amazon.

La publication, qui pourrait bientôt avoir une version physique, a duré trois ans. Les francs-maçons des Loges d’Umuarama et de Maringá ont contribué aux textes. « Au-delà des réflexions, l’idée est aussi d’amener les membres de la franc-maçonnerie elle-même à considérer les actions de la société dans le contexte culturel et communautaire », souligne l’auteur.

Avec des textes provocateurs, à caractère social et politique, qui établissent des parallèles avec des événements et des classiques de la musique du monde, le livre cherche à révéler les enseignements des pratiques maçonniques. Selon Oliveira, l’idée lui est venue lorsqu’il a commencé son master en gestion des connaissances.

«Dès que j’ai commencé mon master, j’ai commencé à analyser comment le savoir maçonnique s’inscrit au sein de la société et comment il se transmet. Alors, l’idée est venue, comme une provocation intellectuelle, d’écrire le livre, pour que les gens puissent échapper à leur identité. C’est un projet qui a été mis de côté et j’ai décidé de le sortir du tiroir », souligne-t-il.

En plus de rechercher un éditeur pour la version imprimée, l’écrivain se consacre à des travaux et à des conférences sur le sujet. La dernière, à São Paulo, a attiré l’attention de 12 loges maçonniques. « Les gens qui ne sont pas membres de la société sont surpris d’apprendre ce que l’ordre maçonnique peut faire pour la communauté et comment ils peuvent y participer. L’idée est de démystifier cette idée de société secrète que les gens ont en tête ; si c’était secret, il n’y aurait pas de temples », ajoute-t-il.

Le lancement a coïncidé avec la création de l’Ordem do Cachorro Caramelo lors de la 2ème Rencontre des Loges Académiques de la Grande Oriente Paulista, au début de l’année. L’événement a mis en valeur la fusion des valeurs maçonniques traditionnelles avec la culture et l’humour brésiliens, thèmes centraux du livre et du nouvel ordre.

À propos de l’auteur

Né à Tupã, São Paulo, Bruno Guilherme de Castro Oliveira a 35 ans et a grandi à Umuarama. Diplômé en Administration, il est actuellement conseiller en relations institutionnelles à l’Unipar (Universidade Paranaense) et professeur du cours de médecine.

Maître Franc-Maçon de la Loge des Colonnes de l’Union nº 175 – Grande Loge du Paraná, Senior DeMolay et Ancien MC du Chapitre Umuarama nº 133 de l’Ordre DeMolay – SCODRFB. Ancien Grand Prêtre du Chapitre nº 43 des Francs-Maçons de l’Arche Royale d’Umuarama, affilié au Grand Chapitre Suprême des Francs-Maçons de l’Arche Royale du Brésil, et membre fondateur du Conseil du Zohar, lié au Grand Conseil Suprême des Francs-Maçons Cryptiques du Brésil.

Ordre du Chien Caramel

L’Ordre du Chien Caramel, inspiré d’un chapitre du livre, symbolise des valeurs telles que la loyauté et l’amitié. Administrée par le Conseil des Vénérables Maîtres des Loges Académiques de la Grande Oriente Paulista, elle est régie par la « Charte d’Araraquara ».

Oliveira est reconnue comme co-auteur, encourageur et fondateur de l’Ordre, ayant l’autorisation exclusive de le promouvoir et de le mettre en œuvre au Paraná, garantissant le respect de son origine et de sa doctrine éthique et morale.

Résumé du livre

Un ouvrage provocateur, qui amène des réflexions pointues sur l’activité maçonnique dans la société. Présente des textes et réflexions sur la philosophie maçonnique.

« La philosophie s’occupe déjà de l’esprit. L’ordre créé par Baden-Powell, des médailles que vous portez sur votre poitrine, qui me rappellent plus les Boy Scouts qu’autre chose. Clubs de service et de charité. La politique du cours des nations. Que vous reste-t-il en tant que franc-maçon ? Qu’est-ce qui s’est construit depuis vos débuts, en plus de l’évolution qui découle de tout être humain qui a une conscience civique à améliorer chaque jour ?

Les rites et rituels, à la base, visaient à être la méthode du travailleur. Et aujourd’hui, cela revient à être discuté en termes de positions géographiques ou de disposition des artefacts, perdant ainsi l’essence et le but de son existence. Ou pensez-vous qu’ils ont été créés pour être des manuels pratiques simplistes ?

Pour d’autres, la tolérance d’être comme ils le souhaitent. Nous avons l’obligation d’être meilleurs chaque jour.

L’ouvrage

Livre : Patchwork maçonnique – Études et réflexions du franc-maçon contemporain
Auteur : Bruno Oliveira
Pages : 300
Prix : 24,99 R$
Disponible sur : Amazon . Pour acheter, cliquez ici .

À la croisée des savoirs : Voyage initiatique entre philosophie et franc-maçonnerie

Philosophie et spiritualité chez les francs-maçons – À destination de toutes et de tous de Freddy Petit est une œuvre dense et éclairée qui se présente comme un guide initiatique, à la croisée des chemins entre la philosophie et la franc-maçonnerie. L’ouvrage s’adresse principalement à ceux qui cherchent la Lumière dans l’obscurité du pavé mosaïque maçonnique. En 100 pages, Freddy Petit nous entraîne dans une exploration profonde des concepts philosophiques et des symboles maçonniques, nous invitant à comprendre comment ces deux domaines se croisent et s’enrichissent mutuellement.

Freddy Petit construit son texte comme un voyage initiatique, un cheminement de l’ignorance vers la connaissance, un pèlerinage vers la Lumière. Ce périple est balisé par des rencontres avec des penseurs majeurs comme Paul Ricœur, Gaston Bachelard, Sigmund Freud, Carl Gustav Jung, Emmanuel Levinas, et bien d’autres. À travers leurs idées, l’auteur nous dévoile les multiples facettes de la franc-maçonnerie, non seulement comme une institution philosophique mais aussi comme un cadre de transformation personnelle.

L’auteur commence par poser les bases de l’herméneutique symbolique avec Paul Ricœur, expliquant que l’ego ne peut se connaître que par le détour des symboles. Ce détour devient une clé pour comprendre non seulement les symboles maçonniques mais aussi les grandes questions existentielles. Le lecteur est ainsi introduit à la philosophie comme une voie royale pour atteindre la sagesse, une réflexion sur les savoirs disponibles qui permet d’éclairer le chemin maçonnique.

Le penseur de Rodin, musée Rodin, Meudon (Hauts-de -Seine)

Les symboles occupent une place centrale dans le livre. Freddy Petit rappelle que dans la franc-maçonnerie, chaque symbole a un sens profond, une signification qui dépasse l’apparence pour entrer dans une dimension spirituelle et philosophique. Le symbole n’est pas simplement un signe, mais un lien entre le matériel et le spirituel, entre l’individuel et l’universel. L’auteur s’appuie sur Gaston Bachelard pour montrer que les symboles ne sont pas figés, mais en constante transformation selon la perception de chacun, ouvrant ainsi un champ infini de méditation.

Dans l’analyse de Freddy Petit, le symbole maçonnique devient un outil de connaissance de soi et du monde. Le maçon, en manipulant ces symboles, s’engage dans un processus d’individuation, de polissage de sa pierre brute, pour reprendre le langage maçonnique. Cette quête de soi, à travers les symboles, est un voyage vers la complétude et l’accomplissement spirituel.

L’auteur montre avec brio comment la philosophie et la franc-maçonnerie ne sont pas des disciplines séparées, mais se nourrissent l’une de l’autre. La philosophie, selon lui, donne une profondeur et une dimension réflexive à la pratique maçonnique. En retour, la maçonnerie offre à la philosophie un cadre concret où les idées peuvent se matérialiser à travers des rituels, des symboles et une éthique de vie.

Le dialogue entre ces deux domaines est particulièrement visible dans la réflexion sur des concepts tels que la mort, l’éthique, la femme, et l’engagement. À travers des références à Heidegger, Jankélévitch, Freud, Simone de Beauvoir, et d’autres, Petit nous invite à réfléchir sur la condition humaine, sur les défis éthiques contemporains, et sur la manière dont la maçonnerie peut apporter des réponses à ces questionnements.

Freddy Petit ne se contente pas de discuter des idées abstraites. Il ancre ses réflexions dans une dimension profondément humaine. L’œuvre est émaillée de réflexions sur la souffrance, la compassion, la solidarité, et l’engagement. Ces thèmes, bien que philosophiques, sont traités avec une sensibilité qui les rend accessibles et pertinents pour la vie quotidienne des francs-maçons et des non-initiés.

La mort, par exemple, est abordée non seulement comme une fin inévitable mais aussi comme un passage symbolique, une étape vers une autre forme de connaissance. Cette réflexion est enrichie par les analyses de Freud et de Heidegger, qui permettent de comprendre la mort non seulement comme un événement biologique mais comme un acte symbolique porteur de signification.

Pour celles et ceux qui cherchent à comprendre la franc-maçonnerie à travers le prisme de la philosophie, le livre est des plus précieux. Freddy Petit réussit à tisser un lien solide entre ces deux domaines, montrant que la réflexion philosophique est indispensable pour une pratique maçonnique éclairée. À travers une analyse riche et approfondie, il nous offre une véritable lumière, non pas celle qui éblouit mais celle qui éclaire, qui guide les pas sur le chemin de la sagesse et de la vérité.

Freddy Petit, la bio

Compositeur, désigner graphique multimédia, Freddy Petit est aussi un penseur et un auteur français contemporain. Féru de philosophie et d’art royal, il s’intéresse depuis de nombreuses années à l’articulation entre ces deux disciplines, cherchant à mettre en lumière comment elles peuvent s’enrichir mutuellement.

Freddy Petit a composé plusieurs Compact Disc de très belles musiques maçonniques, en vue des cérémonies de la maçonnerie symbolique CD Musique pour Initiation – L’Apprenti (2017), CD Musique pour Élévation – Le Maître (2019), CD Musique pour Passage – Le Compagnon (2020) – Tous disponibles chez SCRIBE – Librairie ésotérique – Spiritualités. Comme une sorte de modus operandi livré clé en main pour la sœur ou le frère en charge de la colonne d’harmonie.

Philosophie et spiritualité chez les francs-maçonsÀ destination de toutes et de tous

Freddy PetitÉditions Code9, 2024, 100 pages, 21,50 €

05/09/24 : Collège Maçonnique – Clap de fin avec des réflexions modernes sur des valeurs ancestrales

La réunion Zoom du 5 septembre 2024 à 19h30, dans le cadre des Entretiens d’Été du Collège Maçonnique, proposée une réflexion profonde et introspective sur le thème « Quelle modernité pour les Vertus ? ». Cette séance, ouverte à tous et enregistrée pour diffusion ultérieure, s’inscrit dans une tradition intellectuelle ancrée dans la quête de sens et la recherche de la vertu dans un monde en perpétuelle mutation.

La discussion sera marquée par un échange d’idées particulièrement riche, guidé par deux intervenants de grande renommée : Dominique Gagliardi et Bernard Filoche. Chacun, dans son domaine respectif, a apporté une perspective unique sur la pertinence des vertus classiques dans notre société moderne.

Dominique Gagliardi, proviseur honoraire ayant dirigé de nombreux établissements scolaires en France, a mis en lumière l’importance de l’éducation et de l’engagement civique comme vecteurs de transmission des vertus. Elle a insisté sur le fait que l’éducation ne se limite pas à l’instruction, mais qu’elle inclut aussi la formation morale et éthique des jeunes. Son parcours, jalonné par une constante volonté d’améliorer les conditions de vie des élèves et des personnels éducatifs, témoigne de sa conviction profonde en l’importance des valeurs humanistes. Officier des Palmes Académiques et Chevalier de la Légion d’honneur, Gagliardi incarne une figure de référence dans le monde éducatif, tout en étant profondément impliquée dans les valeurs maçonniques qu’elle défend avec vigueur au sein de la Grande Loge Féminine de France.

Bernard Filoche professeur d’hépato-gastro-entérologie et ancien chef de service à l’Hôpital Saint-Philibert de Lomme-Lille, a quant à lui apporté une perspective plus philosophique et spirituelle. Sa pratique du yoga et son intérêt pour le Bouddhisme Zen l’ont conduit à une réflexion sur la sagesse antique et l’enseignement de Spinoza. Filoche a abordé la question de la vertu non seulement sous l’angle médical, mais aussi en lien avec les traditions spirituelles et philosophiques. Son implication dans la Grande Loge de France reflète son engagement à approfondir la dimension symbolique des enseignements maçonniques, qu’il souhaite transmettre à travers un recueil sur le symbolisme des degrés maçonniques qu’il prépare actuellement.

La réunion, modérée par Alain-Noël Dubart et Marie-Thérèse Besson, tous deux anciens Grands Maîtres de leurs Obédiences respectives, s’est déroulée dans une ambiance de respect mutuel et de quête commune de vérité. Les débats ont été nourris par des références à des figures philosophiques emblématiques telles que Nietzsche et Kant, ainsi qu’à des penseurs contemporains comme Alasdair McIntyre, qui questionnent la possibilité de défendre une éthique basée sur les vertus aristotéliciennes à l’ère moderne.

Les participants ont été invités à réfléchir sur les perspectives individuelles et collectives qui découlent de ces échanges, se demandant quelles vertus sont encore pertinentes aujourd’hui et comment elles peuvent être appliquées dans notre vie quotidienne. Cette réflexion a résonné particulièrement en lien avec la citation de McIntyre évoquée en introduction, soulignant que les véritables défis auxquels nous faisons face ne viennent pas de l’extérieur, mais de l’intérieur de notre société elle-même.

Christian Roblin, Président du Collège Maçonnique, clôturera ce cycle d’entretiens d’été.

Nous vous invitons à rejoindre cette belle soirée de réflexion, d’échanges et de partage, qui promet d’être riche en enseignements.

Inscription  

Pour participer à cette conférence, l’inscription est obligatoire. Vous pouvez vous inscrire, c’est ICI. Le site du Collège Maçonnique.

Colonies de vacances maçonniques : l’esprit de Clarté – Un héritage vivant de valeurs et de solidarité

Le 26 mai dernier, nous vous invitions à connaître les colonies de vacances maçonniques. Aujourd’hui, nous vous rendons compte de la visite de Thierry Zaveroni, grand maître de la Grande Loge de France (GLDF) effectuée en ce début de mois d’août 2024.

C’est au cœur du paisible village d’Arfeuilles (03), niché dans l’Allier, qu’il a choisi de se rendre, attiré par une promesse de simplicité et de chaleur humaine. Là-bas, se trouve le centre de vacances UJM Clarté, un lieu emblématique où, chaque année, plus de 230 enfants, fils et filles de frères et sœurs maçons, viennent s’imprégner de l’héritage moral de leurs aînés.

En Montagne bourbonnaise Arfeuilles, village tranquille au sud de Moulins (Allier, région Auvergne-Rhône-Alpes), est le gardien d’une tradition qui remonte à 1936. Le centre de vacances Clarté, fondé par une fusion de quatre associations maçonniques, a vu le jour sous l’impulsion d’hommes et de femmes déterminés à offrir aux jeunes générations un espace de loisirs empreint de valeurs humanistes. C’est ici, à quelques pas du centre du village, que le Grand Maître a pu constater de ses propres yeux l’épanouissement des enfants, dans un cadre bucolique, entourés par la bienveillance de ceux qui, été après été, perpétuent cet esprit de fraternité.

Les maisons qui composent le centre, modestes mais chaleureuses, abritent dix dortoirs où se nouent des amitiés durables. Les journées des jeunes colons sont rythmées non pas par des activités tapageuses ou des divertissements superficiels, mais par des moments de partage, de découverte et de création. Ici, on chante, on marche, on bricole. Les jeux ne sont pas électroniques, mais fabriqués à partir de papier, de carton, de bois. À Clarté, l’essentiel réside dans la simplicité, la joie d’être ensemble, loin des distractions modernes.

Thierry Zaveroni, à gauche sur la photo

Thierry Zaveroni ne s’y est pas trompé. Conscient que la Grande Loge de France, en soutenant ce projet, s’engage moralement auprès des parents, il a voulu vérifier par lui-même que cet engagement se concrétise au quotidien. Le sourire des enfants, leur enthousiasme communicatif, sont la meilleure preuve que Clarté n’est pas une colonie de vacances comme les autres. Elle est un lieu où l’on cultive des valeurs profondes : le respect de soi et de l’autre, la solidarité, la laïcité, et les idéaux républicains de Liberté, Égalité, Fraternité.

Clarté est bien plus qu’une simple association. C’est une entreprise de cœur, soutenue par le bénévolat de nombreux frères et sœurs de toutes les obédiences françaises. Depuis 80 ans, cet esprit se transmet de génération en génération. Aujourd’hui, ce sont les petits-enfants des premiers colons qui viennent y passer leurs étés, perpétuant ainsi un héritage fait de simplicité et de chaleur humaine.

Les membres du bureau de Clarté, avec une fierté non dissimulée, poursuivent cette œuvre de solidarité. Et c’est en voyant les enfants repartir le sourire aux lèvres, le cœur léger et l’esprit rempli de souvenirs, qu’ils savent que leur mission est accomplie. Clarté, à travers ses séjours d’été, prouve que les vacances peuvent être bien plus qu’un simple temps de répit : elles peuvent être une école de la vie, où l’on apprend à grandir ensemble, en respectant des valeurs qui sont plus que jamais d’actualité.

Pour Thierry Zaveroni, cette visite n’a fait que confirmer ce qu’il pressentait : Clarté est un lieu où l’on vit pleinement ces idéaux qui font la grandeur de l’humanité.

Adhérer à UJM Clarté (Adhésion valable du 01 janvier 2024 au 31 décembre 2024)

Faire un don à UJM Clarté.

Source : Le Blog des Spiritualités de Jean-Laurent Turbet

Le tueur qui rêvait de devenir apprenti franc-maçon : « Une loge secrète paramafia était prête pour moi »

De notre confrère lacnews24.it – Par Pablo Petrasso

ITALIE : L’interrogatoire du repenti Andrea Mantella rapporté dans les motifs de la sentence retrace la proposition faite en prison au chef des Piscopisani : « Ils m’ont dit qu’il y avait aussi des magistrats »

Même  un tueur peut rêver de devenir apprenti franc-maçon. Andrea Mantella , ancien chef des groupes dissidents du Vibo ‘Ndrangheta et aujourd’hui repentant, a été de peu. Il le raconte dans l’un des interrogatoires qui ont abouti aux motifs de la condamnation de Rinascita Scott. Le repenti se souvient d’un épisode survenu dans la prison de Cosenza : une dispute déjouée qui s’est terminée par la proposition d’entrer dans une loge.

L’idée vient, selon les mots de Mantella, d' »un certain Micuccio Macrì, franc-maçon , qui était impliqué dans la Banque de Saint-Marin ». Cela se produit lors de « promenades » dans le pénitencier : Macrì croise le patron de Cosenza, Francesco Patitucci, qui le prend très mal et l’attaque. Mantella intervient: «J’interviens auprès de ce Patitucci, je lui dis qu’il était mon compatriote pour le laisser pratiquement en paix et qu’il n’avait aucune expérience en prison». « Compa’ – c’est ainsi que Mantella se serait adressé à Patitucci –  tu vois, c’est pratique, il ne sait pas marcher ».

Incident clarifié: à ce moment-là, Mantella dit encore: «Macrì s’est pris d’affection pour moi, à tel point qu’il m’a fait la promesse de postuler comme apprenti à la franc-maçonnerie clandestine déviante de Città di Castello en Ombrie, au sein de laquelle il m’a dit qu’il y avait aussi l’avocat Giancarlo Pittelli. »Lire aussi↓

Selon Mantella Pittelli, il aurait été le défenseur de Macrì: «Ils s’appelaient « frères » et comme j’étais fasciné par ces choses ici, par la franc-maçonnerie , il m’a pratiquement promis avec un signe franc-maçon qu’il m’inclurait comme apprenti dans un secret loge clandestine dans la Ville ».

C’est le collaborateur de justice lui-même qui émet des doutes sur le bien-fondé de son affiliation maçonnique : « Je lui ai dit : « Mais, Micuccio, mais si j’ai une condamnation pénale, je suis un mafieux , que puis-je faire » ? « Ne vous inquiétez pas – dit-il – ne vous inquiétez pas, vous verrez que vous ne pouvez pas imaginer combien de personnes il y a dans cette loge secrète ». Selon Mantella, c’est Macrì lui-même qui a parlé d’une « loge clandestine paramafia » et a dressé la liste des personnes présentes dans laquelle il a cité plusieurs membres du clan Mancuso de Limbadi. Le procureur Antonio De Bernardo demande au collaborateur de justice de clarifier les contours temporels des événements qui se seraient produits en 2012.

Macrì n’aurait pas sourcillé au cursus criminel de Mantella (« parce que je savais que ces loges devaient être déclarées, bref je pensais que c’était propre »). Il aurait répondu : « Andreuccio, Andreuccio, ce truc existe depuis des lustres, ce truc là, je pense que tu sais qui se cache derrière le capot ? Vous pourriez aussi embrasser le magistrat qui est celui qui vous a fait arrêter (…) Ici, ce sont des loges para-mafieuses clandestines, nous sommes frères. » Il ne vous restait plus qu’à attendre votre libération : « Ne vous inquiétez pas, lorsque vous serez libéré, prenez-le pour l’instant comme une candidature, car à votre sortie, je vous ferai initier un apprenti dans cette clandestinité-loge para-mafieuse. »

Sept ans avant Rinascita Scott, Mantella aurait donc entendu citer le nom de Giancarlo Pittelli en relation avec la franc-maçonnerie. Du patron de San Gregorio d’Ippona Saverio Razionale , les références seraient arrivées bien plus tôt et toujours en prison. «Nous sommes ici à la fin des années 90 – dit Mantella –, dans la prison de Paola et Razionale m’a dit qu’à cette époque-là, si j’avais besoin de quelque chose, il me disait : « Laissez-le à ces aides-soignants sans enthousiasme, celui qui a le pouvoir de la situation en main et l’avocat Giancarlo Pittelli a le système à Catanzaro «  ». Razionale aurait mentionné les noms de certains magistrats et d’un avocat. Tous auraient été liés à la franc-maçonnerie, considérée comme un centre d’information nécessaire pour contourner les problèmes judiciaires, sans même « parler italien », ce qui compte ce sont les « entrées ». Les ingrédients sont tous là : même les tueurs sont soumis au charme discret du tablier.