De notre confrère vénézuelien eltiempove.com – Par Bermúdez / Yumelys Díaz
La Loge Vertu et Ordre n° 22 de Carúpano, dans l’État de Sucre, a tenu ce lundi une conférence de presse pour rendre compte des activités qu’elle mènera au cours des deux prochaines semaines, dans le cadre des 210 ans de l’institution.
Sabath Rodríguez, vénérable maître de la loge, a détaillé les activités philanthropiques qu’ils mèneront, mais a également souligné le caractère historique et l’importance de l’institution au cours des 200 dernières années.
La loge a été fondée en 1814, lorsque la Patria Lodge 890 a été installée et que les travaux de construction ont commencé sur le bâtiment connu sous le nom de Temple maçonnique, puis elle est devenue Vertu et Ordre à partir de 1824. « Vertu et Ordre »est l’héritier de ce patrimoine qui s’est transmis en 200 ans avec ces développements.
Fraternité
Rodríguez a souligné que la franc-maçonnerie est une institution fraternelle, qui cherche à améliorer l’homme pour servir la société, elle a donc un sens philanthropique qu’elle mettra en pratique cette semaine avec une activité de don à l’hôpital Santos Aníbal Dominicci et à la maternité Candelaria. Garcia.
« Nous apporterons quelques ressources à l’hôpital comme des gants et du matériel médico-chirurgical. Nous améliorerons également les installations de la maison de retraite », a-t-il assuré.
Ils réaliseront aussi une activité récréative, lundi prochain, au Simoncito « Mi Cariño » à Charallave, où ils apporteront des cadeaux, des bonbons et un Père Noël pour célébrer Noël avec les plus petits, dont l’âge varie entre un et quatre ans. .
« Le but est de rechercher ce sourire, d’apporter cette joie de Noël aux garçons pour maintenir ce sentiment de bien-être élevé. »
Il a précisé que l’idée est de célébrer l’anniversaire, mais en laissant une trace dans la société, ce que promulgue et veut la franc-maçonnerie à tout moment.
Le 2 décembre, ils fêtaient leur anniversaire dans le Temple maçonnique, qui avait réuni les maçons Carupan. « Nous avons appelé nos Frères pour célébrer dans le ciel, à partir de 18h00. »
En janvier, ils prévoient une activité avec les loges de Sucre, Anzoátegui et la Grande Loge du Venezuela, pour organiser une rencontre inter-loges.
On s’attendrait à ce que l’origine du mot soit aussi lumineuse que la signification qui en est induite. Or, il n’en est rien. En latin, l’adjectif limpidus et la limpiditas, qui en est issue, sont des vocables peu fréquents et tardifs, et ils prêtent à méfiance dans l’histoire de la langue française dès le XIVe siècle. Faute d’une étymologie limpide, on invoque, sans aucune certitude, une obscure origine osco-ombrienne, d’une langue parlée dans la région centrale de la péninsule italienne, avant l’implantation des Latins.
Le rapprochement avec la lumière, *lux, lumen, logique au regard de la signification, est inapproprié au regard de la phonétique.
L’idée est celle de la transparence, d’une pureté sans équivoque. Et le concept fera florès dans le monde hispanique, dès le XVe siècle, avec l’exigence de limpieza de sangre. On doit pouvoir prouver qu’on n’est pas issu d’un métissage qui altèrerait la « pureté » d’une union, en mêlant les sangs, chrétien honorable d’un côté, juif ou musulman d’autre part. Haro sur le marrane ou le morisque, ces conversos qui ne seraient que des chrétiens de façade !
Cette triste persécution a trouvé des échos sinistres dans l’époque nazie ! Ce qui est intéressant dans cette revendication à la limpidité, c’est l’absurdité de penser qu’on puisse être pur, exempt de toute corruption. Alors que tout individu est, par essence, le produit d’un mélange, d’une mixité. Et on sait combien les sociétés hermétiquement closes sur elles-mêmes, endogamiques, produisent immanquablement des monstres physiologiques et des comportements monstrueux.
Pourquoi interdire à quiconque de revendiquer sa part d’ombre, son ambivalence, son ambiguïté, ce qui le rend singulier, non conforme au pluriel ambiant. Il en va de la fertilité, du renouvellement, de la richesse des relations et des sociétés. Le regard limpide serait-il gage d’innocence ? Rien de moins assuré… D’ailleurs, sans obscurité, la lumière est-elle envisageable ?
Annick DROGOU
La limpidité contre tout ce qui est turbide et altéré. La limpidité comme un idéal ou bien comme un fantasme de pureté, en défense de tout ce qui nous trouble ? Que dit de nous ce désir d’une eau limpide, vive comme un torrent de montagne, ou notre paresse à l’écoute d’un raisonnement limpide dans son apparente logique ? Besoin de désencombrement ou peur de la complexité ? C’est assurément toute notre ambivalence dans ce questionnement si peu limpide.
La vie bouillonne aussi comme le torrent , mais il sera bien difficile d’en faire la lecture limpide. Faut-il aimer ce qui est limpide ? C’est la lumière qu’il faut aimer quand elle se reflète dans les eaux bouillonnantes de nos jours, chargées de nos soucis, l’aimer et laisser cette eau reposer, décanter.
L’eau limpide peut-elle être une eau stagnante ? La limpidité suppose le jaillissement. Mais ce n’est pas une effervescence, un énervement. Cette eau limpide nous parle peut-être de sagesse et d’équilibre, de ces « cœurs limpides et joyeux » qu’évoquait Romain Rolland. Alchimie de la décantation, visage de la simplicité contre la duplicité. Quelle est la vérité cachée de l’eau limpide ?
Mais que diable, le rapprochement de la franc maçonnerie et de l’hypnose vient faire dans nos réflexions ?
Il se trouve que la maçonnerie, qui puise au XVII siècle bon nombre de ses racines, avait déjà intégré les ressources de l’alchimie, avec par exemple Elie Ashmole. Ainsi, la référence à la quête de la pierre philosophale et au vitriol peut « parler » à tout maçon.
De ce terreau ressortent les représentants de la médecine magnétique du XVIIe siècle, qui se présentent comme un courant de sagesse médicale, et qui ont, pour la plupart, subi l’ascendant des pères fondateurs du courant de la magie naturelle, tels que le médecin suisse Paracelse, Marsile Ficin, Roger Bacon. Ceux qui ont parcouru les cahiers d’Oxford connaissent bien le lien entre franc-maçonnerie et la Royal Society.
Mais l’hypnose dans tout cela ?
Estampe de Franz Anton Mesmer conservée au musée de la Révolution française – Vizille.
On situe les débuts de l’histoire de l’hypnose en France au XVIIIe siècle, où en 1778, Franz Anton Mesmer, initié à la franc-maçonnerie en Autriche, introduit le concept de magnétisme animal en France, marquant le début de l’hypnose moderne. Franz-Anton Mesmer, qui publie en 1766 à Vienne « De l’influence des planètes sur le corps humain », fut fortement influencé par les théories sur le magnétisme de ses prédécesseurs du XVIIe siècle.
Dans son livre, Mesmer s’inspire également des écrits du médecin anglais Richard Mead, et selon Frank A. Pattie, l’un de ses biographes, Mesmer aurait plagié une partie de son travail.
La diffusion de la FM et du magnétisme animal au XVIIIe siècle
Richard Mead, par Jonathan Richardson (mort en 1745)
Richard Mead (1673 – 1754), que nous venons d’évoquer, était un médecin britannique lui-même franc-maçon. Il est connu pour ses contributions importantes à la médecine, notamment son travail sur les maladies pestilentielles. Mead faisait partie d’un cercle savant composé de personnalités éminentes, incluant Benjamin Franklin, Martin Folkes, et Edward Gibbon, tous francs-maçons notoires. Ce réseau intellectuel était probablement lié à la franc-maçonnerie, qui jouait un rôle important dans la diffusion des savoirs et la formation de l’opinion publique internationale au XVIIIe siècle.
La Franc-maçonnerie de l’époque constituait un réseau transnational significatif, se développant rapidement en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie et en Afrique dès les années 1720-1730. Elle représentait un prototype fondateur de l’espace public international, facilitant l’échange d’idées et de connaissances entre ses membres.
L’appartenance de Mead à la franc-maçonnerie s’inscrit donc dans le contexte plus large de la circulation des savoirs et de la formation d’une communauté intellectuelle internationale au siècle des Lumières.
Pour en revenir à Mesmer, ses théories sur le magnétisme animal et ses méthodes de traitement ont suscité la méfiance et la controverse, en partie à cause de leur nature mystérieuse et des réactions spectaculaires qu’elles provoquaient chez ses patients.
Ainsi, les séances de Mesmer impliquaient souvent des réactions physiques intenses chez ses patients : des « crises » convulsives considérées comme thérapeutiques, des patients agités de mouvements violents dans la « salle des crises » ou « l’enfer des convulsions », des scènes de transe et d’extase effrayantes pour certains observateurs. Ces manifestations, incomprises à l’époque, ont pu être associées à des phénomènes diaboliques par certains critiques.
Bien que Mesmer lui-même cherchât à rationaliser des phénomènes jusqu’alors inexpliqués, ses théories ont souvent été assimilées à d’autres courants occultistes qui ont traversé la franc-maçonnerie, comme ceux de Cagliostro et le comte de Saint-Germain (relisons Gérard de Nerval).
Portrait de Armand de Chastelet, marquis de Puységur (1751-1825)
Dans le sillage de Mesmer, on trouve le somnambulisme et les sociétés harmoniques. En 1784, le marquis de Puységur, lui-même franc-maçon, découvre le somnambulisme, une forme d’hypnose plus profonde que le magnétisme mesmérien. Cette découverte a eu un impact significatif puisque Puységur fonde en 1785 la Société Harmonique des Amis Réunis à Strasbourg. Suite à la découverte du somnambulisme par le marquis de Puységur, de nombreuses loges ont adopté des pratiques d’induction d’états de transe hypnotique…
Louis-Claude de Saint-Martin, ami de Puységur, devient l’émissaire du somnambulisme dans les milieux maçonniques. Des sociétés harmoniques sont créées par les maçons pour étudier et pratiquer ces techniques.
Influence sur les pratiques maçonniques
L’intégration de ces pratiques dans la franc-maçonnerie a conduit à une transformation ésotérique de la médecine de Mesmer. Les symboles alchimiques et les interprétations mystiques ont pénétré ces échanges, mêlant catholicisme à d’autres spiritualités.
Ce courant spiritualiste du somnambulisme a persisté jusqu’au milieu du XIXe siècle et s’est intégré par la suite dans les thérapies magnétiques des médiums spirites. Cette évolution montre indéniablement la capacité de la franc-maçonnerie à absorber et transformer les pratiques ésotériques de son temps.
Plusieurs autres figures importantes ont contribué au développement des pratiques magnétiques au sein des loges maçonniques à la fin du XVIIIe siècle :
Alexandre de Monspey : Commandeur de l’Ordre des Chevaliers hospitaliers et franc-maçon, il s’est initié au magnétisme et a joué un rôle important dans sa diffusion au sein des loges. Ces personnages ont donc contribué à l’intégration dans certains rituels de la franc-maçonnerie des pratiques magnétiques, mêlant science, spiritualité et ésotérisme.
Jean-Baptiste Willermoz : Maître de la loge La Bienfaisance à Lyon, il a initié de nombreux membres à l’Ordre des Élus-Coëns, un système de hauts grades maçonniques intégrant des pratiques magnétiques.
La place des Femmes
Les femmes ont joué plusieurs rôles importants dans l’intégration des théories de Mesmer au sein des loges maçonniques, bien que leur participation ait été limitée et progressive :
Marie-Louise de Monspey (1733-1813), dite Églée de Vallière, dite l’«Agent inconnu»
Médiums et sujets : Certaines femmes déjà évoquées, comme Marie-Louise de Monspey (l’Agent inconnu), servaient de médiums lors de séances d’écriture inspirée. Leurs écrits étaient ensuite étudiés par les frères des hauts grades maçonniques.
Participantes aux loges d’adoption : Dès les années 1740 en France, des loges d’adoption ont commencé à admettre formellement les femmes, leur permettant de participer aux pratiques magnétiques et aux rituels inspirés des théories de Mesmer.
Membres des sociétés harmoniques : Après la découverte du somnambulisme par le marquis de Puységur en 1784, des femmes ont pu intégrer les sociétés harmoniques créées par les francs-maçons pour étudier et pratiquer le magnétisme animal.
Sujets d’expérimentation : Les femmes étaient souvent les sujets des expériences de magnétisme animal et de somnambulisme artificiel au sein des loges.
Il est important de noter que la participation des femmes était généralement limitée aux femmes de rang social élevé et que leur rôle restait souvent subordonné à celui des hommes dans toutes ces pratiques.
Certaines loges influencées par le magnétisme
Citons le nom de loges maçonniques particulièrement influencées par les théories de Mesmer sur le magnétisme animal à la fin du XVIIIe siècle :
La loge La Candeur de Strasbourg : Cette loge, à laquelle appartenait le marquis de Puységur, a joué un rôle crucial dans l’intégration du magnétisme animal et du somnambulisme dans les pratiques maçonniques.
La loge La Bienfaisance de Lyon : Dirigée par Jean-Baptiste Willermoz, cette loge était étroitement liée à La Candeur et a contribué à l’intégration des pratiques magnétiques dans le Rite Écossais Rectifié.
Les loges affiliées à la Stricte Observance Templière (S.O.T.) : Ce système de hauts grades maçonniques allemand, auquel appartenait Franz Anton Mesmer lui-même, a facilité la diffusion des théories mesmériennes dans les loges françaises.
Les loges pratiquant le Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA) : Ce rite, largement répandu, a intégré des éléments du magnétisme animal dans ses pratiques et rituels. Ces loges ont servi de terreau fertile pour l’intégration et le développement des théories de Mesmer, transformant le magnétisme animal en un puissant mouvement spirituel et thérapeutique au sein de la franc-maçonnerie.
Étienne Félix d’Henin
Le XVIIIe siècle s’achève. Mais notre histoire mêlant l’hypnose, dont le nom définitif va bientôt être créé par le Dr Braid (le terme avait déjà été utilisé par le baron Étienne Félix d’Henin de Cuvillers en 1819), et la Franc-maçonnerie est loin d’être close, car les divers courants du magnétisme vont encore faire parler d’eux jusqu’à nos jours.
Je ne résiste pas, en conclusion provisoire, à vous dévoiler une réflexion de Milton Erickson, praticien révolutionnaire de l’hypnose moderne, dont les théories et pratiques en hypnose et en thérapie avaient certaines similitudes avec les principes de la Franc-maçonnerie, en mettant l’accent sur l’auto-éducation, l’accès aux ressources intérieures et la suggestion indirecte pour aider les individus à développer leur compréhension de soi et de la vie :
« Le véritable maître spirituel est l’énergie spirituelle que l’on développe soi-même. »
Avec l’aide de nos Frères et Soeurs que venons-nous faire en loge ?
Les Sphinx de l’Égypte antique sont restés enfouis sous le sable pendant des siècles après la chute des puissantes dynasties qui les avaient construits. Découverts une fois de plus à l’époque napoléonienne, ils ont refait surface pour révéler leurs secrets silencieux. Quelle sagesse cachée le franc-maçon peut-il tirer de leur étude ?
Quel animal a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ?
Le Sphinx pose cette énigme dans la pièce Œdipe Roi de Sophocle. Le roi Œdipe, très malin, a deviné la réponse. Il s’agit d’un être humain qui rampe lorsqu’il est bébé, se tient debout sur deux jambes à l’âge adulte et marche avec une canne dans sa vieillesse. Cette énigme m’a fait réfléchir au parcours plutôt dégrisant de l’existence humaine.
Pendant des milliers d’années, l’école de mystère égyptienne a utilisé le symbole du Sphinx pour désigner certaines qualités des « humains parfaits », des êtres surdéveloppés, des adeptes et des maîtres saints. Aujourd’hui encore, le Sphinx reste l’un des symboles les plus mystérieux de l’Antiquité. On le retrouve dans de nombreuses cultures, notamment égyptienne, grecque, assyrienne, perse et zoroastrienne, et il est mentionné dans la Bible dans le livre d’Ézéchiel. Le Sphinx est une créature mythique généralement représentée avec la tête d’un humain, le corps d’un taureau, les pattes d’un lion et les ailes d’un aigle. Dans la maçonnerie de l’Arche royale, ces éléments sont représentés comme les quatre créatures vivantes. Le Sphinx est souvent placé sur les piliers d’un temple en tant que gardien et modèle sur lequel les chercheurs de lumière doivent baser la construction de leur caractère.
Les sphinx sont énigmatiques et impénétrables. Comment un franc-maçon peut-il déchiffrer leur mystère ? Sa sagesse peut-elle guider le chercheur sur le chemin de la perfection ?
D’après le livre « Un traité sur la magie blanche » de Frère Alice Bailey, il y a un message important sur le Sphinx écrit dans les salles d’initiation, dont elle parle comme suit :
« Vouloir, savoir, oser et se taire » a une signification particulière qui n’a pas été révélée jusqu’ici et à laquelle je ne peux que faire allusion. Ceux d’entre vous qui ont la connaissance intérieure comprendront immédiatement. »
Cette déclaration a certainement piqué ma curiosité. Que signifie-t-elle ? Prenons une phrase à la fois pour ensuite spéculer sur sa signification conjointe.
Le corps d’un taureau représente la volonté. Cela signifie avoir de la détermination et de la persévérance. Notre but dans la vie est intimement lié à notre pouvoir de volonté qui produit l’action. Pour être compétent dans l’art de la franc-maçonnerie, il faut étudier, pratiquer et travailler dur. Il faut du courage pour regarder à l’extérieur ce qui est nécessaire pour le bien commun et l’évolution de l’humanité. Être comme un taureau est associé au Taureau et à l’élément Terre. Ésotériquement, ces mots se rapportent à l’unification de l’âme et de la nature inférieure, et concernent le chakra à la base de la colonne vertébrale.
Connaître représente la tête d’un être humain et fait référence à l’idée que le voyage spirituel et maçonnique est un voyage de connaissance – et que la connaissance est sans fin. Nous devons rechercher la vérité, quelle que soit la difficulté de la recherche ou des révélations. Plus important encore, un maçon apprend d’abord à « se connaître soi-même » avant de pouvoir connaître le vrai chemin. Être comme la tête d’un être humain est associé au Verseau et à l’élément Air. Frère Alice Bailey relie « Connaître » au chakra Ajna et une allusion ésotérique se trouve dans les mots « Que la Mère connaisse le Père ».
Oser représente les pattes du Lion. Le lion est un symbole de courage. Il peut être interprété comme le fait d’avoir le courage dont nous avons besoin pour grandir spirituellement. La force d’âme est l’une des quatre vertus cardinales d’un maçon. L’artisan se familiarise avec la force d’âme et la patte du Lion à un certain stade de son parcours. De la main d’un frère de confiance, le candidat est élevé à un niveau supérieur de compréhension spirituelle et, avec la force ainsi acquise, se déplace dans un royaume bien au-delà de la terre. Être comme un lion est associé au Lion et à l’élément Feu. Esotériquement, il existe un lien avec le chakra du plexus solaire, le centre de purification du désir et des forces astrales.
Le silence est représenté par les ailes de l’aigle. Cela semble évident, mais c’est un peu plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. Pour un franc-maçon, « se taire » pourrait signifier qu’il ne faut jamais révéler les secrets maçonniques. Cela signifie également qu’il faut apprendre la valeur du silence intérieur. Rares sont les personnes qui reconnaissent que parfois le non-dit est plus important que les mots que l’on prononce. Être comme les ailes d’un aigle est associé au Scorpion et à l’élément Eau. Sur le plan ésotérique, cette expression correspond au chakra sacré qui doit retomber dans le silence pour que le véritable travail créatif puisse avoir lieu.
Mon sentiment est que lorsque les quatre maximes ésotériques sont maîtrisées en tant que formule, nous représentons en vérité la pleine manifestation de la nature divine. Un véritable maître est celui qui devient maître de sa propre vie et gouverne les forces de sa nature en conséquence.
sphinx jumeaux bâtiment maçonnique
La perfection n’est pas seulement un concept philosophique, mais aussi un principe intrinsèquement maçonnique. Au sein de la création divine, en tant qu’êtres humains, nous sommes des reflets de la divinité unique, des facettes du Soi immortel unique. Notre destinée est de concrétiser les talents dont nous avons été dotés. Le candidat à chaque degré maçonnique a la possibilité de faire une introspection, de réfléchir aux leçons de sa vie et à la façon dont elles l’ont guidé sur cette voie vers la perfection. De plus, il lui est également demandé de prononcer des vœux et de se réengager dans son objectif supérieur. La perfection est une quête humaine particulière. Beaucoup d’entre nous la recherchent, mais peut-on réellement l’atteindre ? Nous pouvons nous en rapprocher, mais au prix de nombreuses erreurs.
La fontaine du Palmier, ou fontaine du Châtelet, détail. Sphinx sculpté par Henri-Alfred Jacquemart.
Ce retour à notre état originel, celui de la création divine, est souvent comparé au feu d’un affineur. De même que nous pouvons vérifier la pureté de l’or en brûlant les impuretés, de même pouvons-nous rencontrer notre moi le plus authentique en éliminant les obstacles de la vie. Cette élimination des irrégularités pour retrouver ce qui est pur et immaculé peut être comparée au chef-d’œuvre dont rêve tout sculpteur sur pierre. Alors que le maçon opératif utilise le maillet et le ciseau, le maçon spéculatif s’engage dans le processus d’affinage en utilisant l’esprit comme outil par l’étude et un échange ouvert d’idées.
En dernière analyse, je crois que les francs-maçons sont appelés à rechercher la perfection parce qu’ils peuvent nous permettre d’améliorer non seulement nous-mêmes, mais le monde entier. Ce qui compte en fin de compte, ce ne sont pas nos collections de titres, d’expériences, d’insignes ou de diplômes. Le Grand Architecte de l’Univers désire simplement que nous redécouvrions la raison de notre place sur Terre. Pourquoi sommes-nous ici ? Que nous ayons quatre, trois ou deux pattes, c’est à nous d’agir de manière décisive sur la base de cette certitude que l’existence humaine a un but. L’énigme du Sphinx devrait en fait nous ramener à cette humble prise de conscience. La plus grande énigme du Sphinx est peut-être le Sphinx lui-même. Comment déchiffrer l’énigme du Sphinx ?
Du site officiel de la Grande Loge du Chili granlogia.cl
Les Grands Maîtres des Grandes Loges du Pérou et du Chili se sont rendus à la Quinua Pampa, à Ayacucho, pour rendre hommage aux francs-maçons qui ont combattu dans la bataille finale, qui a permis l’émancipation de l’Amérique du Sud, le 9 décembre 1824.
La bataille opposa les troupes royalistes et l’armée libératrice, commandée par Simón Bolívar, qui laissa les forces entre les mains de Sucre, qui aurait la responsabilité de diriger les forces, ce qui aboutit à la défaite des forces du vice-roi (présent en la bataille) et leur capitulation à la fin de cette journée.
Dans l’obélisque érigé sur cette pampa, les Grands Maîtres, MR Carlos Tejeda et MRH Sebastián Jans, ont présidé une cérémonie solennelle, avec des délégations de loges péruviennes, une occasion au cours de laquelle lesdits autorités ont hissé leurs drapeaux nationaux respectifs et ont exprimé leurs visions sur l’importance de cet événement commémoratif mémorable.
C’est la première fois qu’un Grand Maître chilien participe à une activité maçonnique dans les montagnes péruviennes, ce qui a été largement apprécié et apprécié par le Grand Maître Carlos Tejeda et le QQHH présents ce jour-là.
De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz
L’absolu, ce mot qui parle de lui-même sans besoin de longs discours, résonne différemment selon le voyageur. Pour l’agnostique, c’est le comble de la subjectivité. Mais pour nous, les adeptes des chemins initiatiques ou spirituels, il évoque instantanément Le Créateur, L’Un, Dieu, sous toutes ses appellations : Allah, Jéhovah, Yahvé, Krishna, l’ineffable, Adonaï, le non-manifesté, et pour les francs-maçons : GADLU.
Si l’on cherche une définition, Lázaharo Hael l’a bien résumée : « Il doit être réel par lui-même, sans dépendre de rien d’autre, immuable et éternel dans tout le temps et l’espace. » Une définition impeccable pour l’absolu, bien que certains orthodoxes religieux trouveraient ce terme presque imprononçable.
Tout dépend, bien sûr, du niveau de Conscience à laquelle on se trouve. Car, comme le dit le proverbe, « personne ne donne ce qu’il n’a pas ». L’état de conscience ne dépend ni de la connaissance ni de l’ignorance. Les Grands Illuminés nous ont laissé des traces magnifiques sans étude formelle, grâce à des cycles de vie antérieurs.
Regardez quelqu’un de serviable et altruiste ; on le qualifie souvent de « humble« . Pourtant, l’humilité n’est pas une conquête mais un reflet d’un niveau spirituel élevé, comme l’ont démontré Bouddha et Jésus avec leurs « miracles« .
Récemment, j’ai médité sur cette phrase : « La vie n’est pas un problème à résoudre, c’est un mystère à vivre. » Appliquons cela à l’absolu : « Dieu n’est pas un problème à résoudre, Il doit être compris, Il est en nous. » Il n’y a pas à chercher Dieu dehors ; Il est l’énergie qui soutient l’univers, et nous en sommes partie intégrante.
Baruch Spinoza, admiré par Einstein, a dit : « Arrêtez de croire en moi… Je ne veux pas que tu croies en moi, je veux que tu me sentes en toi. » Nous sommes un microcosme du Macrocosme, mais notre faible niveau de conscience nous voile la vérité. Nous cherchons des réponses dans l’univers, oubliant que l’enfer est notre égoïsme et que le paradis, c’est la plénitude spirituelle, le Nirvana.
Pour le maçon, Dieu est GADLU, sans nom, et nous cherchons la parole perdue, celle qui nous relie à Lui. Ce secret, intransmissible, réside dans l’interprétation et la compréhension des symboles maçonniques. L’Escalier en Colimaçon, symbole clé, où chaque marche est une opportunité de compréhension, de vibration avec la grande énergie universelle.
Pour comprendre l’Absolu, il faut être un avec Lui. Il n’y a pas d’autre chemin. Dieu n’est ni observé ni cru, Il est seulement compris en nous. Voilà le véritable secret de la franc-maçonnerie.
Pour les francs-maçons, chaque pas sur ce chemin initiatique est une danse avec l’infini, une rencontre avec l’ineffable. Nous parlons de vibrations, de canaux d’énergie, de méditation et de prières, non comme des rituels vides, mais comme des moyens de connexion avec l’essence de l’univers.
Imaginez l’univers comme un gigantesque récipient d’énergie. Pour que cette énergie divine circule en nous, nous devons créer des canaux. Ces canaux ne sont pas des tuyaux physiques mais des voies intérieures, forgées par notre vie spirituelle, nos bonnes actions, notre dévouement. C’est à travers ces voies que la sagesse nous inonde, nous permettant de remplir notre mission ici-bas avec grâce et compréhension.
Lorsque nous vibrons à l’unisson avec les Vibrations Divines, notre perception de l’univers change radicalement. Nous devenons moins attachés aux choses matérielles, plus prêts à servir, à aimer, à être. L’objet et le sujet fusionnent dans l’observation, nous devenons un avec l’Un. Voilà le cadeau des grands avatars, ceux qui ont parcouru ce chemin avant nous, laissant des traces pour nous guider.
Mais comment comprendre l’Absolu ? En devenant un avec Lui. Il n’y a pas de raccourci, pas de formule magique. Dieu n’est pas une entité à observer ou à croire aveuglément; Il est une expérience à vivre, une réalité à comprendre de l’intérieur. Pour le maçon, GADLU n’est pas un nom, mais une résonance, une fréquence à laquelle on s’accorde.
Ainsi, la quête de la parole perdue est symbolique de notre recherche intérieure, de notre chemin vers la compréhension. Cette parole, ce secret, n’est pas un mot à murmurer mais une vérité à ressentir, à interpréter à travers les symboles maçonniques. L’Escalier en Colimaçon, avec ses marches en spirale, ne nous mène pas seulement vers le haut mais vers l’intérieur, chaque palier étant une révélation, une nouvelle couche de l’infini à découvrir.
Delta lumineux
Celui qui parvient à cette compréhension, à ce niveau de vibration, touche à l’essence même de la franc-maçonnerie. Il ne s’agit pas seulement de connaître les rituels ou les mots de passe, mais de sentir, d’être, de vibrer avec l’univers dans sa totalité.
Voilà, frères et sœurs, le véritable secret, non pas caché dans des manuscrits poussiéreux ou des coffres fermés à clé, mais dans la simplicité de chaque souffle, dans le battement de chaque cœur, dans la quête infinie de l’Absolu.
Une recherche puissante et une analyse inédite des problématiques fondamentales du TAROT. Des processus de la divination, de la spécificité du Tarot par rapport à d’autres oracles comme des origines des éléments le composant, ancêtres des jeux de carte et des oracles modernes. Il s’agit d’un ouvrage de fond concernant la psychologie, l’introspection et la vie mystique.
L’Auteur
Charles Imbert est écrivain et conférencier, spécialisé dans l’ésotérisme, l’occultisme et la tradition. Ses travaux de recherche inédits s’intéressent aux lois et à l’histoire du monde invisible, aux problématiques des mythes, archétypes, des destins, de l’éveil, du salut.
Autres publications :
* Sources du Tarot dans l‘Art occidental et l’Art sacré * Histoire du Tarot * Sociétés secrètes * Initiation et éveil * Les 7 degrés de l’Initiation * Les sources souveraines de la Franc-Maçonnerie
Il a participé à de nombreuse émissions radio et TvDepuis 2018 il est Rédacteur en Chef de la revue française d’études spirituelles : UN TEMPS
Dans le monde mystérieux et hermétique de la franc-maçonnerie, l’homosexualité a souvent été un sujet caché derrière des portes closes, au moins pour ceux qui n’étaient pas initiés à ses mystères. On pourrait dire que si la franc-maçonnerie est une grande loge, l’homosexualité y a toujours eu une chambre secrète, non pas pour l’exclure, mais pour la protéger des regards indiscrets d’une société parfois moins tolérante.
Historiquement, les loges maçonniques ont été des espaces où l’égalité et la fraternité étaient prônées, mais pas toujours pleinement appliquées, surtout quand il s’agissait de l’orientation sexuelle. En France, des figures comme Jean-Jacques Régis de Cambacérès, connu pour ses contributions au Code Napoléon, ont été ouvertement homosexuelles sans que cela n’entache leur appartenance maçonnique. Cependant, l’acceptation n’était pas uniforme. Les loges masculines traditionnelles, avec leur interdiction des femmes, ont parfois aussi reflété des attitudes plus conservatrices envers l’homosexualité.
Les loges mixtes, comme « Le Droit Humain« , ont offert un terrain plus fertile pour l’acceptation. Fondées par des pionniers comme Maria Deraismes et Georges Martin, ces loges ont mis en avant l’égalité des sexes et, par extension, une tolérance accrue envers toutes les orientations sexuelles. Ici, l’homosexualité était moins un sujet de débat qu’une simple expression de l’amour et de la fraternité, les valeurs cardinales de la maçonnerie.
Olivia Chaumont
Pour les femmes, l’histoire a été encore plus complexe. La Grande Loge Féminine de France, créée en 1952, a apporté une nouvelle dimension à la question. Si les femmes maçonnes ont lutté pour leur place dans un monde dominé par les hommes, l’homosexualité parmi elles était souvent traitée avec encore plus de discrétion. Pourtant, des figures comme Olivia Chaumont, architecte et l’une des premières femmes transsexuelles à être initiée au Grand Orient de France, ont prouvé que la diversité était bel et bien présente.
Aujourd’hui, l’ère moderne semble apporter un vent de changement. Des Fraternelles maçonniques comme « Les Enfants de Cambacérès » au GODF se sont formées pour offrir un espace de discussion et de soutien aux maçons et maçonnes gais et lesbiennes. Ces loges mettent en avant non seulement la tolérance mais aussi l’engagement envers l’égalité des droits, y compris le mariage pour tous, une cause qui a divisé et unifié les francs-maçons à travers le monde.
Malgré tout, la franc-maçonnerie reste un reflet de la société, avec ses préjugés et ses progrès. Il y a encore des loges où l’homosexualité est traitée avec une certaine réserve, mais la tendance globale est à l’ouverture, à l’acceptation, et à l’inclusion. Après tout, dans un ordre où l’on cherche à améliorer l’humanité, comment pourrait-on exclure une part si importante de son propre cœur humain?
Dans les loges maçonniques, l’homosexualité n’est ni un sujet tabou ni un secret honteux, mais plutôt une part de la grande mosaïque de l’humanité, cherchant, comme tous, à comprendre l’univers et à améliorer le monde, un frère ou une sœur à la fois.
L’évolution de l’acceptation de l’homosexualité dans la franc-maçonnerie reflète un voyage fascinant de la discrétion à une forme d’émancipation. Si les loges ont historiquement été des lieux de refuge pour les idées et les individus marginalisés par la société, la réalité était souvent plus nuancée. Les membres homosexuels, hommes ou femmes, ont dû naviguer dans un labyrinthe de tolérance implicite et de silence stratégique.
Dans plusieurs pays, notamment dans le monde anglo-saxon, la franc-maçonnerie a parfois servi de couverture pour des réseaux d’hommes gays, offrant un espace où l’expression de l’amour pouvait se faire sous le couvert de la fraternité maçonnique. Les rituels, les symboles et le secret inhérent à la maçonnerie ont été des boucliers contre la persécution extérieure. Cependant, cela ne voulait pas dire que l’acceptation était universelle; dans certaines loges, la « prudence » était de mise, et les membres homosexuels pouvaient se retrouver à devoir cacher une partie de leur identité pour s’intégrer.
L’arrivée du XXIe siècle a marqué un tournant. La visibilité et l’acceptation croissantes de l’homosexualité dans la société ont commencé à se refléter dans les loges. Des maçons ouvertement gays et lesbiennes se sont fait connaître, non seulement pour leur orientation sexuelle mais pour leur contribution au travail maçonnique. Des loges spécifiquement consacrées à la défense des droits des personnes LGBTQ+ ont vu le jour, comme « Les Enfants de Cambacérès » en France, qui prend son nom de l’illustre juriste et franc-maçon homosexuel.
De plus, des personnalités maçonniques de premier plan ont commencé à militer pour l’égalité des droits, démontrant que la philosophie maçonnique de liberté, égalité et fraternité devait s’appliquer à tous sans distinction. Des débats ont émergé sur la place de l’homosexualité dans l’initiation, les rituels et la cohésion des loges, souvent menant à des discussions enrichissantes sur la tolérance et l’amour universel.
Pour les femmes maçonnes, cette évolution a été parallèle, bien que parfois plus discrète. Les loges féminines et mixtes ont progressivement ouvert des espaces de dialogue sur l’identité et l’orientation sexuelle, souvent avec une approche plus holistique de l’humain, reconnaissant que la diversité sexuelle enrichit la fraternité maçonnique.
Aujourd’hui, même si des poches de résistance persistent, la tendance générale est à l’ouverture. Les loges maçonniques modernes cherchent non seulement à être des lieux de réflexion et de croissance personnelle mais aussi des espaces où chaque membre, quel que soit son orientation sexuelle, peut trouver une place égale et respectée. La franc-maçonnerie, en tant que microcosme de la société, continue de se transformer, affirmant que la véritable fraternité ne connaît pas de barrières, ni de genre, ni d’orientation sexuelle.
Ainsi, l’homosexualité dans les loges maçonniques est devenue un symbole de cette quête éternelle de vérité, d’égalité et de fraternité universelle, un voyage qui, comme tous les voyages maçonniques, est aussi bien intérieur qu’extérieur, vers une compréhension plus profonde de l’humanité dans toute sa diversité.
De notre confrère Russe bobruisk.ru – Galina CHIRUK. Photos de l’auteur et des archives éditoriales
Comment les premiers opérateurs télégraphiques travaillaient et se battaient pour leurs droits à Bobruisk : dédié à l’anniversaire du télégraphe. Il y a 165 ans, le 27 novembre 1859, les premières stations télégraphiques reliant Minsk et Bobruisk commençaient leurs travaux. La Gazette provinciale de Minsk l’a rapporté en première page. Rappelons-nous : où se trouvait le premier télégraphe à Bobruisk, qui y travaillait, comment tout s’est passé.
2020. L’année de construction de la Bérézina et de l’Hôtel Européen est conservée sur le fronton.
Avant la révolution, ce bâtiment abritait l’hôtel Bérézina et Européen, alors à la mode. Le bureau des postes et télégraphes était situé au rez-de-chaussée (entrée par la rue Olkhovskaya). Il était une fois le propriétaire du bâtiment, le propriétaire foncier Karol Nezabytovsky (futur sénateur et ministre de Pologne), qui a eu l’idée d’aménager un jardin d’hiver intérieur avec des plantes uniques dans son hôtel. Maintenant, il y a des mauvaises herbes et des arbres germés ici. Et la porte de l’ancien bureau des postes et télégraphes est fermée par des maçonneries…
Le premier télégraphe a-t-il été publié dans la rue Pochtovaya ?
L’exploitation commerciale du télégraphe électrique a commencé à Londres en 1837. Moins de 22 ans plus tard, dans l’un des numéros du journal « Minskie Gubernskie Vedomosti », une chronique parut sous le titre « Ordres des autorités », signée par le vice-gouverneur Luchinsky. « On annonce partout que dans la province de Minsk des stations télégraphiques ont été établies dans les villes de Minsk et de Bobruisk, qui ont ouvert leurs opérations le 27 novembre 1859. »…
1906 Bureau des postes et télégraphes de la rue Olkhovskaya.
Le bureau des postes et télégraphes de Minsk était situé dans la maison du citoyen Koriozovich, au 34, rue Gubernatorskaya (aujourd’hui Lénine). Le même bâtiment abritait le service postal, la distribution de l’imprimerie, la salle des équipements télégraphiques et les standards du service téléphonique.
Mais on ne sait pas exactement où se trouvaient le premier bureau postal et télégraphique et la première station télégraphique de Bobruisk.
Les historiens locaux de Bobruisk supposent qu’au XIXe siècle, le bureau et la station télégraphiques étaient situés dans la rue Pochtovaya (à la fin des années 1920, elle fut rebaptisée Zavodskaya). Ce n’est pas loin de l’actuelle rue Lénine, autrefois – Lukskaya. C’est le long de Lukskaya que passait auparavant la route principale vers Minsk. Cette rue menait à la forteresse de Bobruisk par la porte principale de Minsk. A l’appui de cette version, on peut se référer aux données de la carte topographique militaire de l’Empire russe de 1846-1863 de Schubert et Tuchkov.
Lorsque la construction de la forteresse de Bobruisk a commencé, tous les lieux publics (institutions gouvernementales), y compris le bureau de poste du comté, ont été déplacés de son territoire vers les banlieues (établissements situés en dehors de la ville ou de la forteresse). Une maison en bois fut construite spécialement pour elle en 1818. Très probablement, c’est la poste qui a donné le nom à la rue Pochtovaya. Et à l’aube de son développement, le télégraphe faisait partie du département des postes et télégraphes.
Interdiction de la franc-maçonnerie et de se marier uniquement avec les siens
Avant même l’avènement du télégraphe, en 1812, le Département des Postes fut intégré au ministère de l’Intérieur. Tous les fonctionnaires entrant dans le service (d’abord uniquement des postes, puis des postes et télégraphes) ont prêté serment et deux souscriptions : « Sur la non-appartenance aux loges maçonniques et autres sociétés secrètes » et « Sur la non-participation aux grèves ». Tous les employés devaient détenir un certificat de fiabilité politique. Ils étaient sous surveillance pour empêcher la pénétration de la propagande révolutionnaire.
Les opérateurs des postes et télégraphes ont été tenus de signaler à la police le contenu de toute correspondance suspecte. Toute la correspondance personnelle et officielle a été examinée, les lettres individuelles ont été copiées et les télégrammes éveillant des soupçons ont été confisqués. Toutes les opérations impliquant la réception et l’émission de fonds étaient soumises à une surveillance particulière.
2020 Balcon de l’Hôtel Bérézina et Européen.
Lors de l’embauche, il y avait des restrictions de nationalité et de religion. Leurs mentions se retrouvent à plusieurs reprises dans les mémoires des employés. On peut supposer qu’ils parlaient des Juifs. La politique de l’Empire russe était ouvertement antisémite. Et à la fin du XIXe siècle, la population de Bobruisk était à 70 % juive et il y avait environ 40 synagogues dans la ville.
Les femmes n’étaient autorisées à travailler dans le service des postes et télégraphes qu’en 1864, mais uniquement aux postes les plus bas. Fondamentalement, ils embauchaient les épouses de leurs propres employés. Par exemple, la télégraphiste Anna Ivanovna Golyevskaya, l’épouse du directeur de la gare, travaillait à la gare de Minsk. Sur Bobruiskaya – Leontina Kazimirovna Ern, également l’épouse du patron. Dans le même temps, ils devaient avoir un diplôme d’études très élevé pour l’époque – enseignement secondaire et connaissance d’au moins deux langues étrangères.
Et pendant longtemps, les jeunes télégraphistes célibataires n’ont pas pu trouver de mari en dehors du service des postes et télégraphes. Ce n’est qu’à partir de 1908 qu’elles furent officiellement autorisées à épouser d’autres hommes, mais « après avoir demandé l’autorisation du supérieur compétent à cet égard ».
Qui travaillait au télégraphe : tous les luthériens
Le «Livre mémorable de la province de Minsk», publié en 1870, indique que la station télégraphique de Minsk, trois ans plus tôt, était dirigée par l’évaluateur collégial Nikolai Karlovich Golyevsky, qui a reçu une médaille en mémoire de la guerre de Crimée (1853-1856). De religion, il était luthérien. Le principal opérateur télégraphique était Mikhaïl Boguslavovitch Reibnitz, également luthérien. Et le troisième employé de la station était l’épouse du patron – l’opératrice télégraphique susmentionnée Anna Golyevskaya.
Pourquoi y avait-il si peu d’employés ? Je suppose que pendant un certain temps, les tâches des opérateurs télégraphistes ont été réparties entre les travailleurs qui avaient auparavant servi dans le service postal. Plus tard, une réorganisation a eu lieu et davantage d’opérateurs télégraphistes sont apparus dans le personnel.
Début des années 1900. Le marché de Bobruisk vu du ciel. Au fond à droite se trouvent la Bérézina et l’Hôtel Européen.
Cette version est également soutenue par le nombre d’employés de la station télégraphique de Bobruisk. En 1870, 14 personnes y travaillaient (chef de gare, chef télégraphiste, mécanicien senior, télégraphistes senior et junior). Ensuite, la station était dirigée par le conseiller titulaire Eduard Wernerovich Ern. Participant à la guerre de Crimée, il a également participé à la répression du soulèvement de Kalinovsky. Il est intéressant de noter que toute l’équipe était principalement composée de luthériens (à l’exception de deux catholiques et d’un orthodoxe).
En 1878, 20 personnes travaillaient déjà à la gare. Cela n’est pas surprenant puisque le télégraphe devenait un moyen de communication de plus en plus important. Par exemple, en 1909, à la station télégraphique de Bobruisk, il y avait sept appareils Morse qui communiquaient avec Minsk, Gomel, Parichi, Glusk, Osipovichi, Starye Dorogi et Urechye (aujourd’hui un village urbain du district de Lyubansky). Depuis 1910, Minsk échange des télégrammes avec Saint-Pétersbourg, Moscou, Kiev, Varsovie et Tchernigov.
Signaleurs peu fiables
Il semblerait que les opérateurs télégraphiques occupaient un métier d’élite. Mais en réalité, tout n’était pas si simple.
Leur salaire à cette époque était faible – 24 à 36 roubles. A titre de comparaison : en 1901, un ingénieur d’une des usines de Minsk recevait 70 roubles, son assistant – 50 roubles, un pompier – de 17 à 30 roubles, un gardien – 12 roubles. Mais la majeure partie de cette somme a été consacrée au logement et à la nourriture.
Les signaleurs avaient des journées de travail irrégulières de 12 à 14 heures. Les travailleurs des postes et télégraphes n’avaient pas droit à des congés. Seulement dans des cas extrêmes, sur ordre du chef du bureau, des absences allant jusqu’à 7 jours, parfois plus, étaient autorisées. On croyait qu’en échange de vacances, les employés pouvaient se reposer pendant les jours fériés chômés.
La situation des étudiants des postes et télégraphes était également peu enviable. Pour entrer au service d’un fonctionnaire dans un établissement des postes et télégraphes, il fallait avoir suivi un cours dans une école municipale, quatre classes d’un gymnase ou une autre formation équivalente. Pendant leurs études, qui ont duré six mois, ils n’ont rien reçu.
Malgré des exigences et des réglementations strictes, tous les employés ne se distinguaient pas par leur fiabilité. Les chefs des bureaux rapportaient régulièrement au district des postes et télégraphes de Minsk que des signaleurs avaient été aperçus en train de distribuer des tracts et de la littérature révolutionnaire. De tels rapports provenaient de Bobruisk, Rechitsa, Orsha, Shchedrin (un village de la région de Zhlobin) et de Logoisk.
Démarche des grévistes
Parmi les participants au premier Congrès panrusse des employés des postes et télégraphes, tenu en novembre 1905, se trouvaient également des délégués de Biélorussie. Le congrès a adressé des demandes au gouvernement pour améliorer « la situation financière et juridique des employés des postes et télégraphes » et pour que tous ceux qui ont été licenciés reprennent leur emploi. La grève des signaleurs débute le 15 novembre 1905. A 18 heures, le signal de grève est transmis par télégraphe : « AGIPTCH ». Les premiers à l’avoir lancé furent les facteurs et les opérateurs télégraphiques de Nesvizh ; ils furent soutenus par les ouvriers du chemin de fer Libavo-Romny, ce qui fut également rapporté par télégramme. Le bureau des postes et télégraphes de Bobruisk n’est pas non plus resté à l’écart. Les grévistes réclamaient de meilleures conditions de travail et une augmentation des salaires, ainsi que le retour au travail des collègues précédemment licenciés.
Mais leur démarche s’est largement soldée par un échec. La grève a été réprimée et de nombreux employés de Bobruisk ont été licenciés ou rétrogradés. Certes, ils ont ensuite été réembauchés et leurs anciens rangs ont été rétablis. Mais les collègues pour lesquels ils se sont battus n’ont jamais été rendus.
années 1980 Voilà à quoi ressemblait la machine Morse.
Comment les nazis ont volé le drapeau rouge des signaleurs
À propos, les opérateurs télégraphiques de Bobruisk ont une histoire amusante liée à la révolution. En 1923, le comité de travail du bureau de communication du district de Bobruisk a reçu le drapeau rouge de velours écarlate pour ses mérites professionnels. Et en 1941, les nazis… l’emmenèrent en Allemagne. Malgré le fait que la bannière disait : « Voyageurs de tous les pays, soyez méchants ! » Pour le reste de la journée, nous tricoterons ensemble la pensée adneyu kamunistychny. Rabachkom Babruisk Acre. Cantors suvyazi » (orthographe et ponctuation préservées). Personne n’a probablement pris la peine de traduire le texte à leur place. Après la guerre, en 1946, la bannière fut restituée à Bobruisk.
Comment se termine l’histoire du télégraphe ? En 2008, un projet d’intégration du réseau télégraphique et du réseau de transmission de données a été mis en œuvre en Biélorussie. Désormais, les télégrammes ne sont régulièrement utilisés que par les forces de l’ordre, les sauveteurs et les météorologues. Et la phrase, si familière à l’ancienne génération : « Un télégramme pour vous ! » allé dans le passé.
« Les dictatures ferment les cœurs », Stefano Bisi présente son livre devant une salle comble : « Je l’ai écrit avec passion »
« Le meilleur compliment qu’ils puissent me faire est que j’ai écrit ce livre avec passion »
c’est avec ces mots que Stefano Bisi conclut la présentation de son livre devant une salle comble.
Le dernier ouvrage de Stefano Bisi , journaliste siennois et grand maître du Goi, raconte l’assassinat de Giovanni Becciolini et la fureur fasciste dans la nuit de la Saint-Barthélemy. Les commentateurs étaient Roberto Barzanti et Stefano Maggi, qui ont retracé les personnages et les épisodes.
Becciolini était républicain, franc-maçon et antifasciste et fut assassiné à Florence lors de la « Nuit de San Bartolomeo », le 3 octobre 1925. 2025 est l’année du centenaire de cette nuit de l’Apocalypse, comme la définissait Vasco Pratolini. Outre Becciolini, l’avocat Gustavo Console, l’entrepreneur Gaetano Pilati et quatre ouvriers dont les noms ne sont même pas connus ont également été abattus.
« Dans le livre – explique Bisi – il y a de nombreuses parties qui concernent Sienne. L’un des protagonistes vivait à Poggibonsi, dans une famille paysanne qui l’a accueilli après son abandon. Le médecin qui l’a soigné était Gaetano Pieraccini, également originaire du Val d’Elsa. Dans ce livre, je parle de personnes et de faits, mais je voulais surtout parler d’émotions, car j’ai vécu certaines choses directement. »
« Les dictatures ferment les cœurs » sera présenté au Colle di Val d’Elsa le 4 décembre 2024 à 17h30 dans le foyer du Teatro del Popolo, Piazza Unità dei Popoli, 2.