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Léon Bloy : Le révélateur des hypocrisies bourgeoises

Léon Bloy, écrivain et pamphlétaire français, a toujours fasciné par son style incisif, provocateur et sans compromis. Dans Exégèse des lieux communs, il dévoile un pamphlet où il s’attaque avec une rare virulence aux travers de la bourgeoisie, dénonçant sans relâche leur hypocrisie, leur esprit étriqué et leur conformité. Cet ouvrage, d’une densité et d’une audace intellectuelle rares, est une entreprise de démolition de ce que Léon Bloy appelle le « lieu commun », cette pensée banale, préfabriquée, creuse, qui façonne l’esprit de l’homme bourgeois, incapable selon lui de penser par lui-même.

Le titre Exégèse des lieux communs annonce d’emblée l’intention de l’auteur : disséquer ces expressions et idées préconçues, ces banalités, pour en révéler la vacuité. Exégèse fait ici référence à l’interprétation approfondie, souvent associée au domaine religieux ou philosophique, appliquée ironiquement par Léon Bloy à ce qu’il considère comme une matière pauvre : les lieux communs. Ainsi, l’auteur déploie son style caustique pour démontrer comment ces formules stéréotypées, répétées mécaniquement, forment l’essence même de la pensée bourgeoise.

Le texte de Léon Bloy est caractérisé par une verve particulièrement acérée. Il utilise une rhétorique intransigeante, mêlant sarcasme et prophétie apocalyptique, pour ébranler les certitudes de ses contemporains. Par exemple, il ne cesse de qualifier le bourgeois de figure pathétique, enfermée dans une prison de banalités et de superficialités. Pour lui, cette figure est une créature avide de sécurité et de confort, prête à tout pour maintenir l’illusion de sa respectabilité. L’auteur ne se contente pas d’une critique sociale de surface ; il plonge au cœur de la psychologie de cette classe, exposant ses peurs, ses hypocrisies et son manque d’âme.

Léon Bloy n’épargne personne : pour lui, toute la société est gangrenée par ces lieux communs, de la politique aux arts, en passant par la religion. Il attaque de façon féroce tout ce qui représente l’ordre établi, le statu quo, la tiédeur intellectuelle. Cette virulence, loin d’être gratuite, est animée par une vision mystique du monde. Bloy ne critique pas uniquement par désir de destruction, mais dans l’espoir d’une révélation, d’un bouleversement salvateur.

Au centre de ce réquisitoire, la figure du bourgeois est omniprésente. Ce dernier, pour Léon Bloy, est l’incarnation même de la médiocrité et de l’hypocrisie. Il rêve d’une société où cette classe, qu’il méprise tant, serait enfin réduite au silence, voire anéantie. Mais l’auteur reconnaît également la difficulté de cette tâche. L’extrait visible sur la couverture exprime ce rêve irréalisable d’un mutisme bourgeois : « Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve ! »

Cette phrase résume à elle seule l’obsession de Léon Bloy pour cette figure de bourgeois : un être incapable de véritablement penser, de sortir des formules toutes faites, des lieux communs qui rythment sa vie. Pour l’auteur, l’incapacité de cette classe à saisir la profondeur des vérités spirituelles et existentielles en fait une cible idéale pour son écriture radicale et incendiaire. Le bourgeois, par sa nature même, est condamné à ne jamais comprendre Bloy, à rester enfermé dans la superficialité.

Cependant, Exégèse des lieux communs ne se limite pas à une simple critique sociale. Comme dans beaucoup des œuvres de Léon Bloy, on retrouve un sous-texte profondément religieux et mystique. Léon Bloy, fervent catholique et mystique, voit dans le bourgeoisisme une sorte de péché originel moderne, une trahison des idéaux chrétiens au profit du confort matériel et de la sécurité. Son œuvre s’apparente alors à une tentative de rédemption, d’éveil des consciences face à l’aveuglement spirituel de son époque.

Il utilise une rhétorique apocalyptique pour souligner cette dimension spirituelle. Le bourgeois n’est pas seulement coupable d’hypocrisie, il est coupable de trahir l’essence même de l’humanité, en refusant de voir au-delà de ses intérêts immédiats et de ses certitudes faciles. La critique du lieu commun devient ainsi une critique de l’âme humaine, de sa capacité à se détourner des vérités ultimes pour embrasser la médiocrité.

Léon Bloy, la bio

Léon Bloy, né en 1846 à Périgueux, plonge dès sa naissance dans un univers contrasté, pris entre l’influence d’un père franc-maçon et celle d’une mère fervente catholique. Cette dualité trouve une résolution en 1869, lorsqu’il est touché par la grâce de la conversion sous l’égide de Barbey d’Aurevilly, qui deviendra son mentor spirituel. Dès lors, Léon Bloy se lance sur un chemin littéraire semé d’embûches, avec la parution en 1884 de son premier ouvrage, Propos d’un entrepreneur de démolitions, qui annonce d’emblée son style mordant et incendiaire.

Léon Bloy à 19 ans (autoportrait au crayon)

Jusqu’à son dernier souffle, en 1917 à Bourg-la-Reine, Léon Bloy mène une existence rude, marquée par une pauvreté chronique, qu’il partage avec d’autres grands noms des lettres, eux-mêmes souvent aussi démunis que lui : Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam, Verlaine, ou encore Huysmans. En dépit de ces amitiés célèbres, Léon Bloy s’attache tout autant à se brouiller qu’à fraterniser, se plaisant à éreinter ceux qu’il appelait ses amis, à l’image de sa propre appellation de « mendiant ingrat », qu’il portait avec fierté.

Sa vie amoureuse est à l’image de son caractère, tumultueuse et marquée par des tragédies. Sa liaison avec Anne-Marie Roulé, une prostituée sombrant dans la folie, l’inspirera pour créer le personnage de Véronique dans Le Désespéré. Sa deuxième compagne, Berthe Dumont, décède subitement, avant que Léon Bloy n’épouse Jeanne Malbech, fille d’un poète danois, à qui il impose une vie de privations extrêmes.

Plaque commémorative de Léon Bloy, rue Séguier, Périgueux (Dordogne)

Malgré cette existence misérable, la plume de Léon Bloy ne cesse de séduire. Il s’entoure de fidèles admirateurs, comme Jacques et Raïssa Maritain, le peintre Georges Rouault, ou encore le compositeur Georges Auric, formant un cercle de fervents disciples prêts à défendre son œuvre à tout prix, allant jusqu’à couvrir d’insultes quiconque oserait s’en prendre à leur prophète littéraire.

Sépulture_Léon_Bloy, Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine)

Léon Bloy laisse derrière lui une œuvre prolifique, oscillant entre roman, pamphlet et journal intime. Parmi ses textes les plus marquants, on trouve Le Désespéré (1886), Un brelan d’excommuniés (1889), Le Salut par les Juifs (1892), La Femme pauvre (1897), et Belluaires et porchers (1905). À partir de 1892, il entame aussi la publication de ses journaux intimes, livrant ses réflexions et ses tourments dans des recueils tels que Le Mendiant ingrat et Le pèlerin de l’absolu. À travers ces œuvres, Léon Bloy continue de hanter la littérature française, à la fois mystique visionnaire et polémiste virulent, traçant le sillon d’une pensée en quête d’absolu, refusant la tiédeur et l’indifférence.

Franz Kafka, en 1923

Il est important de noter que Léon Bloy s’éleva également contre l’antisémitisme, un engagement qui fut salué par Franz Kafka (1883-1924), écrivain austro-hongrois. Celui-ci, reconnu comme l’une des figures littéraires majeures du XXᵉ siècle, exprima son admiration pour cette prise de position courageuse.

Payot & Rivages, l’éditeur

Payot & Rivages est un éditeur prestigieux en France, né de la fusion des éditions Payot (fondées en 1912) et Rivages (créées en 1984). La maison est reconnue pour son engagement dans la publication de textes littéraires exigeants, ainsi que d’essais marquants sur la société et la psychologie. Avec des collections phares comme « Rivages/Noir » et « Petite Bibliothèque Rivages », l’éditeur met en avant des œuvres classiques et contemporaines, offrant ainsi un espace pour des auteurs iconoclastes tels que Léon Bloy. La collection Petite Bibliothèque Rivages, dirigée par Lidia Breda, se distingue par ses rééditions de textes majeurs de la littérature et des sciences humaines, souvent dans des formats accessibles à un large public.

En publiant Exégèse des lieux communs, Payot & Rivages poursuit cette démarche de faire redécouvrir au public contemporain des textes intemporels, empreints d’une force intellectuelle et d’une dimension critique toujours actuelle.

Exégèse des lieux communs est un livre profondément subversif. À travers cette œuvre, Léon Bloy met à nu la vacuité de la pensée bourgeoise, en la confrontant à une exigence spirituelle et intellectuelle rare. Il ne se contente pas de dénoncer la médiocrité ; il appelle à une transformation radicale, un réveil des consciences. Son écriture, radicale et sans concession, continue de fasciner, déranger, et interpeller le lecteur moderne. Dans une époque où le confort intellectuel semble prévaloir, la lecture de cet ouvrage nous rappelle la nécessité de remettre en question nos certitudes, de combattre les lieux communs pour retrouver une forme d’authenticité, tant sur le plan de la pensée que de la foi.

Exégèse des lieux communs  

Léon Bloy Rivages poche, Coll. Petit Bibliothèque, Tome 501, 2024, 416 pages, 10,50 €

Non, le bonheur n’est pas que dans le pré

Du blog de la Glif

Il est bien convenu que ce titre est quelque peu provocateur. Les malheurs du monde, les déchéances économiques et sociales de beaucoup, les maladies graves, non seulement celles apportées par la pandémie du moment, mais les pathologies en tous genres, charrient leurs lots de souffrances et de misères. Alors comment parler de bonheur et de malheur ?

Et pourtant, si l’on admet que le destin n’est pas tout à fait déterministe, que nous avons une marge de manœuvre même infime sur le cours de notre vie, et que l’exemple et les leçons de philosophes nous parlent encore, alors essayons de comprendre et d’agir pour éloigner autant que faire se peut le malheur et pour tenter de bâtir en nous un état de bonheur, même temporaire. Ce projet doit être à la portée de tous, puisque, heureux ou malheureux, volens nolens, nous persévérons toujours dans la poursuite de notre être, cela même peut-être sans nous en rendre compte. Voyons une approche de cette conception.

L’être tripartite.

L’être humain, comme d’ailleurs toutes les créatures dans la nature, vivantes ou apparemment inertes, est tripartite : chaque créature naturelle est composée d’un corps, d’une âme et d’un esprit, dans des proportions évidemment très différentes selon les règnes, animal (dont l’être humain), végétal ou minéral. Chacune de ces composantes répond à une fonction bien précise :

– Le corps est le système de prise de contact physique avec la nature qui nous environne ; et cela au moyen de nos cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. Les informations qui lui parviennent sont reçues sous forme d’ondes (ou vibrations) : ondes visuelles, sonores, olfactives, tactiles, gustatives. Le corps est en quelque sorte un capteur vivant. Il fonctionne un peu comme un poste de radio qui capte des ondes électromagnétiques. Et comme en radio, si elles n’étaient pas détectées, converties et amplifiées en ondes sonores par un dispositif approprié, elles ne pourraient être entendues par nos oreilles et frapper notre esprit : c’est le rôle du cerveau. Appelons ce premier niveau de prise de connaissance de la nature : « connaissance sensible » ou « sensorielle », sensible non pas au sens émotionnel ou affectif, mais produite par nos cinq sens. Quelquefois, le corps est symboliquement représenté par le ventre, siège de douleurs quand il se dérègle.

L’âme est une sorte de système situé entre le corps et l’esprit. Dans sa fonction particulière, elle reçoit et convertit (et quelquefois amplifie) les ondes sensorielles en pulsions émotionnelles, c’est-à-dire en passions plus ou moins fortes. L’âme fonctionne donc comme un convertisseur émotionnel. Quelquefois, l’âme est symboliquement représentée par le cœur qui se met à battre plus ou moins rapidement selon l’intensité de l’émotion produite. Appelons ce deuxième niveau de prise de connaissance de la nature : « connaissance affective ou émotionnelle ».

L’esprit enfin est un moyen mystérieux, siège de la pensée, qui nous permet de produire de idées et de développer des raisonnements. Avec l’action de l’âme et du corps, les idées sont transformées en disposition de volonté (« volition ») et d’action, c’est-à-dire qu’elles se mettent en mouvement. On le désigne aussi sous les vocables « intellect » ou « entendement ». Appelons ce troisième niveau de prise de connaissance de la nature : « connaissance réfléchie ou rationnelle ».

L’esprit peut nous affranchir de la servitude et des limites du corps (limites sensorielles) et de celles de l’émotion (limites affectives), et donc de notre finitude, grâce au pouvoir de la pensée.

Les êtres humains qui savent se servir de cet outil qu’est l’esprit, et l’amener au degré le plus élevé possible, peuvent atteindre en outre un niveau ultime de prise de connaissance accessible à l’être : « la connaissance intuitive » ou « instinctuelle ». C’est ce quatrième mode de connaissance qui permet de comprendre ce que les sens et le raisonnement ne nous permettent pas de connaître ni de comprendre.

Quelquefois, l’esprit est symboliquement représenté par la tête.

Tous les êtres naturels sont dotés de ces trois fonctions, évidemment dans des proportions radicalement différentes dans l’échelle des règnes animal, végétal[1] et minéral, ce dernier évidemment à un degré proche de zéro, mais peut-être pas aussi peu aux frontières du minéral et du végétal (ex. les coraux, les éponges).

L’interaction tripartite.

Cette conception de la tripartition de l’être implique un constat important : ces trois fonctions ne sont pas indépendantes l’une de l’autre ; elle interagissent entre elles dans notre être intérieur … et elles sont soumises aussi à celles des autres, puisque nous n’existons comme êtres que sous forme de relation : nous sommes sensibles au regard que l’autre porte sur nous, à ce que l’on entend dire sur nous, nous réagissons au contact physique quand on nous touche ou quand on nous caresse, nous sommes sensibles aux odeurs qui nous parviennent, et au goût que nous ressentons quand, par exemple, nous dégustons un met ou quand quelqu’un nous embrasse. Et de fait, nous sommes remplis de joie ou d’horreur selon ce que l’extérieur nous donne à voir, des propos que nous entendons peuvent selon les cas nous rendre heureux ou malheureux, un effluve de parfum peut nous ravir, d’autres odeurs[2], nous repousser, un contact épidermique peut nous exciter de bonheur, un autre, provoquer en nous un réflexe de rejet, l’échange d’un baiser peut produire un ravissement ou un dégoût.

C’est dans l’âme que se produisent les affects et leur perception sous forme de sentiments. Car de même que les ondes sensorielles qui pénètrent dans notre corps sont neutres en elles-mêmes du point de vue de l’émotion, il en est de même de la transmission des signaux électriques venus du cerveau par les voies nerveuses. L’âme décode ces intrants et les transforme en émotions. Selon les cas, elles seront ressenties comme positives (bien-être) ou négatives (douleurs).

Les affects qui agitent notre âme et se répercutent sur notre corps peuvent être causés par un événement extérieur : un événement heureux peut donner au corps un certain éclat, une certaine apparence de bonne santé voire de rajeunissement et libérer l’esprit pour penser. À l’inverse un violent choc émotionnel, une contrariété douloureuse durable peuvent agir négativement sur le corps et provoquer en lui des souffrances voire des maladies et obscurcir l’esprit. Ce phénomène est connu sous le nom « d’effet psychosomatique ». Les affects peuvent aussi être provoqués de l’intérieur : un bon état de santé, un état d’âme heureux, des pensées réjouissantes, donnent naissance à des idées positives, ce qui nous fait même parfois oublier la présence de notre corps et les « petites misères » qu’il nous cause. L’esprit devient disponible pour des idées claires et distinctes. À l’inverse, un état de santé défectueux, des pensées attristantes, et voilà la « folle du logis » qui s’installe ; les « idées noires » qui se multiplient, se fractionnent, se contredisent, s’embrouillent, s’obscurcissent. La « déprime » est là. « On ne pense plus qu’à ça », « on se sent mal dans sa peau ».

Nous voyons donc clairement comment les interactions se produisent entre le corps, l’âme et l’esprit pour créer du bonheur ou instiller du malheur.

Et les animaux ?

Un regard en passant sur le règne animal. Lorsque nous développons une pensée, nous mettons en agitation nos neurones, lesquels provoquent des vibrations, que nous ne sentons pas à notre échelle, mais que les animaux, qui ont conservé des traces de matériau ferromagnétique, reçoivent instantanément. Un chien, un chat, un grand fauve, d’autres encore, « lisent » dans nos pensées par ce moyen de captation. Ils décryptent nos intentions, bonnes ou mauvaises, à leur égard. C’est pour eux un moyen de connaissance et de défense, que l’on nomme « instinct » ou « sixième sens ». Les vétérinaires qui se sont penchés sur ce sujet le savent.

Qui pourra alors continuer à affirmer que les animaux n’ont pas d’esprit ? Et qui pourra dire qu’ils n’ont pas d’âme quand ils crient de douleur lorsque nous leur infligeons de la souffrance ?

Qu’est-ce que la « réalité » ?

Si nous savons le mobiliser, l’esprit peut nous permettre de franchir, par la pensée, cette minuscule fraction de la nature que nos sens, notre âme et notre esprit limités nous donnent à connaître, et que nous appelons « réalité ».

Or l’esprit nous permet, par sa puissance particulière, de nous évader vers des cimes abstraites dans cet « au-delà de la réalité » que nos yeux de chair et la prison de nos passions entravent pour les atteindre. Dans les cas rares de passage de l’esprit de la puissance à l’acte, l’interaction de l’esprit avec le corps et l’âme s’affaiblit fortement pour prendre, temporairement, un peu de son autonomie. Les lévitations des moines bouddhistes (mais pas seulement eux), les expériences de télékinésie, les visions des mystiques, l’impression méditative de se sentir plus léger que l’air, certains martyrs chrétiens[3], le renoncement prôné par Maître Eckhart, etc. relèvent de ce détachement (ou « lâcher-prise ») de l’esprit de ses attaches avec l’âme et le corps.

Nous entrevoyons alors la face cachée de la nature, nous apercevons, l’espace d’un instant, pourquoi les choses sont comme elles sont et non pas autrement, et les causes en vue de quoi elles sont faites. Nous avons entrevu, en quelque sorte, un bout de « réalité augmentée », pour oublier aussitôt la vision que la connaissance intuitive nous a permis d’approcher dans un éclair fugace.

En conclusion.

4 enfants riants au pied d'un arbre
4 enfants riants au pied d’un arbre

L’être humain est une complexité globale où se mélangent en s’y interagissant sensations, émotions et pensées. Agir sur l’une des composantes corps, âme et esprit provoque des répercussions sur les autres, et cela dans des boucles de rétroaction à effets multiples. Le bonheur réside dans la capacité de chaque être de se maîtriser autant que faire se peut. Ainsi nous pouvons agir sur l’une pour qu’elle agisse sous forme de relation de cause à effet sur les autres « dans le bon sens ». Nous pouvons alors espérer limiter les facteurs de tristesse et de souffrance (affects négatifs) et maximiser ceux qui génèrent de la joie et du bien-être (affects positifs).

C’est peut-être cela « vivre pour le bonheur ». Et cela peut se cultiver, chacun selon ses moyens et ses voies de spiritualité.

[1] Cf. le remarquable ouvrage de Peter Wohlleben : « La vie secrète des arbres » [2] Pensons, par exemple, à l’expression : « Je ne peux pas le sentir ». [3] Par exemple celui de Saint-André, tel que la Légende Dorée nous le rapporte.

« Caché, secret, inconnu… connaissances occultes », la revue « Traits-d’Union » appelle à contributions

Le site Fabula nous apprend ceci :

« Les sciences occultes connaissent un regain d’intérêt significatif ces dernières années. Popularisées par les réseaux sociaux et transformées en objets de consommation de masse, comme en témoigne l’essor des jeux de tarot et des manuels de divination, des traditions anciennes comme l’astrologie, la tarologie ou l’alchimie sont revisitées par un public en quête de sens et de spiritualité. Si l’occulte désigne ce qui est caché, secret, inaccessible à la perception ordinaire, il semble alors pertinent de questionner la nature et le statut même de ces pratiques.

L’occulte englobe des pratiques et des systèmes de croyance visant à révéler des vérités ou des réalités invisibles, tout en étant lié aux savoirs non occultes par des relations complexes, dont l’élucidation demeure souvent délicate (Doering-Manteuffel 2019). Il se distingue de l’ésotérisme, qui « fournit le cadre conceptuel dans lequel peut se développer, sous certaines conditions historiques, l’occultisme, comme un ensemble de pratiques » (Maillard 2002), et implique une transmission de savoirs réservée à un cercle restreint d’initié·es. D’autres notions connexes peuvent également émerger : l’étrange et le bizarre, qui renvoient à des réalités déviant des normes établies et défiant la compréhension naturelle, le paranormal, en marge de la normalité mais néanmoins en lien avec elle, ou le surnaturel, qui concerne des phénomènes transcendant les lois naturelles.

Le numéro 15 de la Revue Traits d’Union se propose d’explorer et de situer les pratiques dites occultes et les modes de pensée qui les sous-tendent, dans une perspective à la fois synchronique et diachronique. Il s’agit de considérer l’occulte comme un objet historiquement construit, déterminé par un contexte socioculturel spécifique, auquel il offre en retour une grille de lecture. Sans opposer de manière rigide sciences occultes et sciences dites exactes ou du vivant, il est essentiel d’interroger l’occulte comme système ou moyen de connaissance, en analysant la manière dont ces savoirs se développent et la fonction qu’ils remplissent dans les sociétés qui les adoptent (Maillard 2002).

Cet appel s’adresse tout particulièrement à de jeunes chercheur•ses (masterant•es, doctorant•es ou docteur•es non titulaires). Les contributions issues de toutes les branches des sciences humaines et sociales sont les bienvenues. Les approches comparatives, les études de cas contemporains ou historiques, ainsi que les réflexions théoriques sur la nature même de l’occulte sont particulièrement encouragées. Les propositions pourront s’inscrire dans les axes suivants, sans s’y limiter.

L’occulte et la marge

L’occulte est intrinsèquement lié à la notion de marge : il est l’autre de la science légitime, un savoir progressivement délégitimé par la première révolution scientifique. Dans quelle mesure cette marginalité s’est-elle manifestée au fil du temps, notamment du point de vue sociologique? Il est intéressant de noter la popularité actuelle des pratiques occultes au sein des groupes marginalisés, tels que la communauté LGBTQIA+, pour qui ces systèmes de croyances, par opposition aux religions traditionnelles souvent empreintes de queerphobie, apparaissent plus inclusifs et ouverts à la diversité de genre et/ou de sexualité.

Les croyances occultes répondent ainsi à un besoin de sens, de résistance et d’empouvoirement, et il n’est pas anodin que certains courants féministes se réclament de la sorcellerie ou du paganisme. On pourra dès lors s’interroger sur les voies prises par cette réappropriation, croisant tradition, hybridation et réinvention, tout en prenant en compte les risques de dérives sectaires, entre emprise mentale et impérialisme culturel masqué (Luca 2008), ainsi que la manière dont ces pratiques, susceptibles d’attirer une mouvance anti-science, peuvent recouper des discours politiques liés à l’extrême droite.

Sciences occultes et création artistique : usages thématiques et méthodologiques

L’occulte, tout comme l’art, repose sur une manière de regarder le monde. Tous deux, par ailleurs, fonctionnent selon un mode symbolique. Il n’est donc pas surprenant que les sciences occultes aient fortement intéressé les artistes. Tandis que de nombreuses œuvres représentent l’occulte (les sorcières de Goya ou de Füssli, ou encore le Livre des tables de Victor Hugo), les sciences occultes sont parfois intégrées comme principe méthodologique dans le processus créatif. Ainsi, Nerval incorpore des éléments ésotériques et mystiques dans son écriture (Illouz 2010), tandis que Calvino, dans Le Château des destins croisés, utilise le tarot comme dispositif narratif structurant, créant des récits à partir des cartes tirées. Ces emprunts ne se limitent pas à la littérature : on peut penser à la Flûte enchantée, imprégnée de symbolisme maçonnique.

La photographie et le cinéma, qui offrent un accès à l’invisible (Fauchereau 2011, Malval 2023), méritent une attention particulière, car la technique qui les sous-tend a été largement investie par les pratiques occultes. À la fin du XIXe siècle, certains photographes y ont par exemple vu un moyen de prouver l’existence des esprits. Dans le panorama contemporain, David Lynch se distingue comme un cinéaste ayant exploité les ressources de l’occulte pour conduire le public au-delà – ou en-deçà – du réel.

Critique de et par l’occultisme

Il est intéressant de noter que l’occulte a également pu servir de méthode d’interprétation des textes. Jean Richer, par exemple, propose une lecture des Chimères de Nerval fondée sur le tarot (1990). Cela soulève alors la question de la valeur épistémologique de l’occultisme. À une vision critique, comme celle de Quentin Meillassoux (2006), qui déplore que le paradigme kantien ait contribué à la dissolution de la connaissance rationnelle, ouvrant ainsi la porte « au retour du religieux » et à une « forme d’obscurantisme contemporain », s’oppose le constat qu’il s’agit d’un champ d’étude fécond, d’un moyen de comprendre l’Autre.

L’anthropologue Ernesto de Martino (1963 et 2022) a ainsi examiné en profondeur la « démonologie » et les pratiques magiques des populations rurales du Sud de l’Italie, en tant qu’actes fondateurs de culture. Son approche permet de dépasser la séparation entre le monde populaire et le monde savant, tout en révélant les dynamiques de pouvoir cachées et les rapports entre l’hégémonie des classes dominantes et les dimensions subalternes, selon les termes d’Antonio Gramsci.

Ces réflexions invitent à examiner le statut et la valeur des connaissances issues des sciences occultes et la manière dont se structure l’opposition entre ces sciences et les sciences dites exactes ou du vivant. Elles soulèvent également la question de la distinction entre croyance et connaissance : celle-ci repose-t-elle sur des présupposés idéologiques ou sur une forme d’ethnocentrisme qui délégitimerait d’autres façons de comprendre le monde ? Dès lors, en quoi l’occulte peut-il enrichir nos recherches contemporaines ? Peut-il offrir de nouvelles perspectives sur nos objets d’étude et sur la nature même de la connaissance (Gral 2023) ? Quelles sont les précautions à adopter face à ces modalités de savoir ?

Modalités de contribution

Les propositions de contribution, rédigées en français en 700 mots maximum, doivent être adressées à l’adresse contact@revuetraitsdunion.org au format .doc, .docx, ou .odt, au plus tard le 25 octobre 2024.

Elles seront accompagnées d’une courte bibliographie indicative. Le colloque aura lieu en format hybride (visioconférence et présentiel) à la Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle (4 rue des Irlandais, 75005 Paris), le 10 et 11 janvier 2025. Les interventions dureront 20 minutes. Les articles correspondants seront attendus pour le 17 février 2025. Merci de joindre aux propositions une courte bio-bibliographie de quelques lignes maximum (avec notamment votre statut, votre université et votre laboratoire de rattachement).

Une riche bibliographie est donnée. »

« Caché, secret, inconnu ? Statuts, valeurs et esthétiques des connaissances occultes », la revue Traits-d’Union appelle donc à contributions. À vos plumes !

Tout renseignement : Fabula, le site

Revue Traits-d’Union

Mon curé chez les musulmans : un voyage vers la fraternité interreligieuse

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À l’occasion du voyage du pape François en Indonésie, le symbole est puissant. Le 5 septembre, le chef de l’Église catholique et le grand imam de Djakarta ont emprunté ensemble, avant son ouverture au public, le tunnel Silaturahmi, ou « tunnel de l’amitié », un passage souterrain qui relie deux lieux de culte emblématiques : l’immense mosquée Istiqlal et la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption. Ce tunnel de trente mètres, encore fermé aux fidèles, symbolise un pont entre deux univers religieux, un geste d’ouverture vers la paix et la compréhension mutuelle.

2014 Pastoral Visit of Pope Francis to Korea..

Dans le silence profond de ce passage, le pape François et l’imam ont entamé un bref pèlerinage, une démarche spirituelle où deux grandes traditions religieuses se sont rejointes pour dialoguer en liberté. Le bois et le marbre qui ornent le tunnel, ainsi que les bas-reliefs en cuivre des sculpteurs indonésiens Sunaryo et Aditya Novali, accentuent la solennité du lieu. Les sculptures, représentant une poignée de mains fraternelle entre deux hommes de confession différente, confèrent à cet espace une dimension mystique rare, invitant à la méditation et à la prière.

Grande mosquée Istiqlal
Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption

Ce tunnel ne se veut pas uniquement un lieu de passage physique, mais aussi un espace de réflexion. Il incarne la possibilité d’une rencontre réelle entre deux spiritualités qui, malgré leurs différences, partagent un objectif commun : la paix et la fraternité. Ce moment, empreint de respect et d’humilité, reflète l’engagement du pape François à promouvoir le dialogue interreligieux, particulièrement avec le monde musulman. L’image de ces deux leaders spirituels, unis dans un lieu encore vierge de tout visiteur, transcende la simple coexistence pour devenir un symbole d’espérance dans un monde marqué par les divisions religieuses.

Tunnel Silaturahmi – Source Asdep KIP Setwapres.webp

Dans cette ère de tensions et de méfiance, le tunnel Silaturahmi rappelle que, même dans le silence, des gestes simples peuvent porter des messages de réconciliation et d’unité.

Dialogue ouvert avec les musulmans

Le pape François a effectivement marqué son pontificat par une insistance forte sur le dialogue interreligieux, notamment avec les musulmans, comme en témoigne la Déclaration sur la fraternité humaine signée le 4 février 2019 à Abou Dhabi avec le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed al-Tayeb.

Cet accord est une pierre angulaire du dialogue islamo-chrétien contemporain, prônant la fraternité entre tous les peuples, l’importance du respect mutuel, et dénonçant l’utilisation des religions pour justifier la violence. Il vise à établir un cadre de collaboration pour la paix et la solidarité, indépendamment des croyances religieuses.

Dialogue ouvert avec les juifs

Dans ce contexte, l’Église catholique a également maintenu un dialogue ouvert avec le judaïsme, en reconnaissance de ses racines partagées avec le christianisme. L’œuvre de rapprochement avec les juifs, qui a été entamée après le Concile Vatican II avec la déclaration Nostra Aetate en 1965, s’est intensifiée sous le pontificat de François. Ce dialogue vise à renforcer la compréhension mutuelle et à condamner l’antisémitisme.

Dialogue ouvert avec les orthodoxes soutenant Vladimir Vladimirovitch Poutine, « ancien » officier du KGB et président de la fédération de Russie

Владимир Путин, 2024

En ce qui concerne les relations avec l’orthodoxie, le pape François a gardé une position diplomatique dans le contexte de la guerre en Ukraine, en évitant une condamnation directe des prêtres orthodoxes qui soutiennent l’effort de guerre russe. Cela s’explique en partie par le fait que le pape tente de maintenir des canaux de communication ouverts avec l’Église orthodoxe russe pour favoriser une réconciliation à long terme. À ce titre, sur France Inter, écoutez « L’église orthodoxe au service de Vladimir Poutine ? »

Dialogue toujours fermé avec les francs-maçons

Cependant, en dépit de ces efforts de dialogue avec les autres traditions religieuses, l’Église catholique continue d’entretenir une relation très différente avec la franc-maçonnerie. Bien que les francs-maçons croient en un Grand Architecte de l’Univers (GADLU), souvent identifié comme une forme de divinité ou de principe supérieur, cette conception diffère de celle de Dieu dans le christianisme. Pour l’Église catholique, la croyance en un Dieu révélé à travers Jésus-Christ et la tradition biblique est incompatible avec la vision déiste ou symbolique souvent adoptée par la franc-maçonnerie.

Pourquoi ?

Parce que certaines branches de la franc-maçonnerie ont historiquement pris des positions anticatholiques, notamment en Europe, ce qui aurait renforcé la méfiance entre les deux institutions.

Parce que l’Église perçoit cette dernière comme adhérant à des principes contraires à ses enseignements fondamentaux. Sans doute, mais pas que !

Le dialogue du pape François avec les francs-maçons reste effectivement extraordinairement fermé, contrairement à son ouverture vers d’autres groupes religieux comme les musulmans, les juifs ou les orthodoxes. Plusieurs facteurs historiques, doctrinaux et personnels peuvent expliquer cette absence de dialogue.

 1. L’enseignement traditionnel de l’Église catholique sur la franc-maçonnerie 

Clément XII

L’opposition de l’Église catholique à la franc-maçonnerie remonte à plusieurs siècles, et cette position reste inchangée à ce jour. En 1738, le pape Clément XII a publié la bulle In Eminenti Apostolatus Specula, qui condamne la franc-maçonnerie, la jugeant incompatible avec la foi catholique. Cette condamnation a été réitérée à de nombreuses reprises par ses successeurs. Le Code de droit canonique de 1983, qui est en vigueur aujourd’hui, affirme que l’adhésion des catholiques à la franc-maçonnerie est interdite, sous peine d’excommunication.

La principale divergence réside dans les conceptions théologiques et philosophiques de la franc-maçonnerie et de l’Église catholique. La franc-maçonnerie est souvent associée à une vision relativiste des croyances religieuses, prônant l’idée que toutes les religions sont égales et qu’aucune n’a le monopole de la vérité. Ce relativisme moral et religieux entre en conflit avec la doctrine catholique, qui affirme la vérité absolue du message de l’Évangile. Par ailleurs, bien que les francs-maçons reconnaissent l’existence d’un Grand Architecte de l’Univers (GADLU) qui est Dieu, cette notion est perçue par l’Église comme déiste ou symbolique, sans rapport direct avec la révélation chrétienne du Dieu trinitaire.

Basílica San José de Flores

 2. Le passé du pape François en Argentine 

Le passé de François en Argentine peut également éclairer cette question. Avant de devenir pape, Jorge Mario Bergoglio a exercé pendant de nombreuses années comme archevêque de Buenos Aires, une position dans laquelle il a été confronté à divers groupes religieux et politiques, mais aussi à la franc-maçonnerie. En Argentine, la franc-maçonnerie a joué un rôle significatif dans les cercles politiques et sociaux, et a parfois été perçue comme hostile à l’Église catholique. Dans ce contexte, les relations entre l’Église et la franc-maçonnerie en Argentine ont été tendues, ce qui pourrait avoir influencé la position de François.

Signé François

Bien que François soit reconnu pour sa capacité à établir des ponts et à dialoguer avec des groupes divers, il est probable que son expérience en Argentine, où il a été témoin de l’influence de la franc-maçonnerie sur la société et la politique, a renforcé son attachement à la position traditionnelle de l’Église. De plus, dans la culture sud-américaine, la franc-maçonnerie a souvent été perçue comme une force laïque et anticléricale, renforçant ainsi les suspicions mutuelles.

Monogramme Compagnie de Jésus

3. Éducation religieuse et formation jésuite 

L’éducation religieuse du pape François, en tant que membre de la Compagnie de Jésus (les jésuites), joue également un rôle central dans sa vision du monde. Les jésuites sont connus pour leur rigueur intellectuelle et leur engagement envers l’enseignement traditionnel de l’Église. La formation théologique rigoureuse que François a reçue le pousse à défendre les positions doctrinales fondamentales de l’Église, notamment en matière de moralité, de vérité et de foi. Cela explique pourquoi, même s’il est ouvert au dialogue avec d’autres religions, il reste attaché aux principes de l’Église concernant la franc-maçonnerie.

Blason pape François

 4. L’aspect spirituel et pastoral du pontificat de François 

Le pontificat de François est marqué par un accent mis sur la fraternité humaine et la solidarité, notamment à travers le dialogue avec les autres religions monothéistes (l’islam et le judaïsme) et les Églises chrétiennes séparées (orthodoxes, protestantes). Cependant, ce dialogue est toujours centré sur une reconnaissance de Dieu et des vérités morales fondamentales, issues de la révélation divine. Les francs-maçons, avec leur approche plus philosophique ou symbolique de Dieu et leur relativisme moral, sont donc perçus comme étant à l’opposé de cette vision.

En somme, bien que François, locataire de la maison du Vatican, ait brisé de nombreuses barrières en cherchant à promouvoir le dialogue interreligieux, sa réticence à dialoguer avec la franc-maçonnerie s’inscrit dans la continuité de la doctrine catholique. Son éducation religieuse, son expérience en Argentine et sa formation jésuite jouent un rôle important dans sa fidélité à la position historique de l’Église. Pour François, le dialogue doit être fondé sur une reconnaissance commune de la vérité divine, ce qui demeure un obstacle fondamental avec la franc-maçonnerie.

Reconnaissons aussi que, depuis de très nombreuses années et sur toute la surface de la Terre, l’Église catholique apostolique et romaine a d’autres chats à fouetter, notamment avec l’affaire de l’abbé Pierre de Maillard, accusé d’abus sexuels sur plusieurs femmes.

L’Abbé Pierre (1912-2007), Studio Harcourt, Paris

Ce scandale, qui fait écho à un Me Too au sein de l’institution, met en lumière des abus de pouvoir graves. Malgré les efforts du pape François pour réformer l’Église et renforcer la lutte contre les abus, comme le sommet de 2019 sur la protection des mineurs, ces initiatives sont jugées insuffisantes par beaucoup. L’Église fait face à une pression croissante pour être plus transparente et répondre plus efficacement aux victimes, tout en gérant cette crise qui ébranle sa crédibilité.

La légende hollywoodienne qui a presque fait renoncer Leonardo DiCaprio à être acteur : « Je pensais que c’était comme la franc-maçonnerie »

De notre confrère revistamonet.globo.com – Par Mettre Giovana Abrantes

Une théorie du complot sur l’industrie est ce qui a presque poussé Leo à abandonner sa carrière de superstar hollywoodienne. Hollywood ne serait pas le même sans Leonardo DiCaprio. Pour ceux qui l’ont vu superficiellement, Leo n’était qu’un jeune nom parmi d’autres à émerger dans une industrie qui, au début des années 1990, surgissait de nombreux nouveaux arrivants de tous types. 

Parmi d’autres comme Brad Pitt, Matt Damon, Jude Law et autres, DiCaprio pourrait être juste un beau blond parmi d’autres sur un tapis rouge – mais, bien sûr, ce n’était pas si simple. Dès sa première apparition, dans « One Man Awakening », DiCaprio a montré qu’il n’était pas venu pour générer des clics et des flashs, mais pour agir d’une manière que très peu de gens savaient faire à son âge.

Mais même au début, quand j’étais enfant, le rêve de devenir une superstar du cinéma semblait lointain, pratiquement irréalisable. La raison ? Pour n’importe qui, des raisons raisonnables seraient le manque de ressources, la compétitivité, l’incertitude du succès… mais pour Leo, la situation était différente : dans sa tête d’enfant, il ne deviendrait jamais un acteur à succès à Hollywood parce qu’il était sûr que le L’industrie fonctionnait selon les stéréotypes de la franc-maçonnerie, où seuls ceux qui étaient invités pouvaient entrer.

Acteur Leonardo DiCaprio — Photo : Getty Images
Acteur Leonardo DiCaprio — Photo : Getty Images

En 2004, au milieu de plusieurs interviews qu’il réalisait pour promouvoir son nouveau film, le drame de Martin Scorsese « The Aviator », Leonardo DiCaprio a clarifié le fantasme de son enfance qui lui faisait penser qu’entrer à Hollywood était aussi difficile que d’arriver au Pays des Merveilles.

« Je vivais à Hollywood et, ironiquement, je ne savais pas qu’on pouvait sortir, trouver un agent, passer des auditions et essayer de devenir acteur. Je pensais que c’était ce genre de chose maçonnique, de lignée, dont il fallait faire partie. jusqu’à mes 13 ans. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé ce qu’il fallait faire et c’est la seule chose que je suis sûr de vouloir faire pour le reste de ma vie », a-t-il déclaré au Guardian.

Leonardo DiCaprio dans « The Aviator » — Photo : Divulgation
Leonardo DiCaprio dans « The Aviator » — Photo : Divulgation

Heureusement, DiCaprio n’a pas abandonné jusqu’à ce qu’il réalise que la théorie du complot sur l’industrie du divertissement n’était que cela, une théorie, de l’imagination. Bien sûr, les médias ont beaucoup aidé. De nombreuses émissions de télévision et même des films présentaient une vision similaire à celle que DiCaprio imaginait à propos d’Hollywood et de l’organisation maçonnique elle-même – qui, en fait, n’est qu’un corps restreint, rempli de membres liés par le sang ou par l’amitié et provenant de plusieurs générations. .

Mais à mi-chemin, c’est-à-dire vivant déjà à Los Angeles, au cœur de l’industrie, il n’a pas été trop difficile de passer au stade des auditions. C’est donc en 1993 que le blond a la chance d’abandonner sa carrière d’acteur de publicités télévisées et de rejoindre le vrai cinéma. Aux côtés de Robert De Niro, DiCaprio a montré qu’il était là pour rester. Il a réalisé une belle prestation, même à 17 ans.

Robert De Niro et Leonardo DiCaprio ont joué ensemble dans "One Man's Awakening" en 1993 — Photo : reproduction
Robert De Niro et Leonardo DiCaprio ont joué ensemble dans « One Man’s Awakening » en 1993 — Photo : reproduction

Dès lors, les succès se succèdent. Je veux dire, le garçon, si jeune, a réussi à surprendre De Niro lui-même, au point de le recommander à Martin Scorsese – avec qui il travaillera plusieurs années plus tard. Le cinéaste a précisé, dans une interview, que ce genre de chose, venant de son meilleur ami, était rare.

« C’était un commentaire désinvolte. Mais avec lui, quelque chose comme ça, une recommandation à ce moment-là, je pense qu’au début des années 1990, ce n’était pas quelque chose de désinvolte. Il parlait avec désinvolture, mais c’était quelque chose dont il parlait rarement. Il donnait rarement des recommandations », a-t-il commenté. le directeur.

Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio sur le tournage de « The Departed » — Photo : Divulgation
Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio sur le tournage de « The Departed » — Photo : Divulgation

DiCaprio a déjà montré qu’il était une personne spéciale. Et il l’a réaffirmé l’année même de la sortie de son premier film. En 1993, il réussit à éclipser, dans un film, l’une des plus grandes idoles de l’époque. Dans « Gilbert Grape : Dreamer’s Apprentice », Leo jouait le frère cadet du personnage de Depp (qui était le protagoniste de l’intrigue) ; un garçon handicapé qui, bien que cela ne soit pas explicite dans le film, souffrait très probablement d’un degré avancé d’autisme. Même s’il n’avait pas cette condition, la jeune star s’est montrée très convaincante.

Leonardo DiCaprio dans une scène du film « Gilbert Grape - L'apprenti rêveur » — Photo : reproduction
Leonardo DiCaprio dans une scène du film « Gilbert Grape – L’apprenti rêveur » — Photo : reproduction

Ce n’est donc pas un hasard si Leonardo DiCaprio, à 19 ans, a obtenu sa toute première nomination aux Oscars. Il n’a pas remporté le prix – celui qui a reçu la statuette était Tommy Lee Jones dans « The Fugitive », mais il a fini par gagner une ultra notoriété parmi les producteurs et réalisateurs de la bulle à succès de Los Angeles. De là, il enchaîne plusieurs projets : de « Roméo + Juliette » de Baz Luhrmann, il aboutit au plus grand de toute sa carrière et qui le propulse au rang de l’un des plus grands noms de l’histoire, « Titanic ».

Vous connaissez peut-être déjà la saga du succès du film de James Cameron. C’est une histoire ancienne et bien connue de tous. Mais, par-dessus tout, l’important ici est de se rappeler que DiCaprio n’a réussi à être ce qu’il est aujourd’hui que parce qu’il a fini par dire non à Paul Thomas Anderson et oui au réalisateur à succès.

Leonardo DiCaprio dans Titanic (1997) — Photo : Divulgation
Leonardo DiCaprio dans Titanic (1997) — Photo : Divulgation

Depuis James Cameron, Leo s’est lancé dans un nombre croissant de partenariats avec des réalisateurs à succès. Parmi eux, bien sûr, Martin Scorsese, avec qui il a travaillé six fois. Il a commencé dans « Gangs of New York », puis dans « The Aviator » – lorsqu’il a reçu sa deuxième nomination aux Oscars et se retrouve maintenant, en 2023, avec « Killers of the Flower Moon ».

Leonardo DiCaprio et Lily Gladstone dans « Killers of the Flower Moon » — Photo : reproduction
Leonardo DiCaprio et Lily Gladstone dans « Killers of the Flower Moon » — Photo : reproduction

En parlant d’Oscar, c’est une autre question. Quiconque suit la carrière du jeune homme sait que le premier et unique Oscar en 2016 a été douloureux et douloureux. Il y a eu cinq nominations jusqu’à ce que « The Revenant » gagne. Tous ceux qui ont assisté à cette soirée de remise des prix se souviennent qu’entendre le nom de Leonardo DiCaprio a généré une agitation et une célébration aussi grande qu’une victoire en finale d’un championnat sportif. Parmi les invités de la soirée ou dans les maisons d’innombrables spectateurs, ce fut une véritable fête.

Leonardo DiCaprio dans « The Revenant » — Photo : Divulgation
Leonardo DiCaprio dans « The Revenant » — Photo : Divulgation

Aujourd’hui, à presque cinquante ans, l’homme appartient à l’histoire pure. Avec une vie très réservée (en dehors des blagues et des rumeurs évidentes sur sa vie amoureuse), on se souvient toujours de Leo pour son talent unique et sa capacité à incarner pratiquement n’importe quel personnage : du gentil menteur au maître du déguisement en passant par le raciste. agriculteur, il sait exactement ce qui le fait briller.

Leonardo DiCaprio dans « Arrête-moi si tu peux » — Photo : reproduction
Leonardo DiCaprio dans « Arrête-moi si tu peux » — Photo : reproduction
Leonardo DiCaprio dans 'Django Unchained' — Photo : Divulgation
Leonardo DiCaprio dans ‘Django Unchained’ — Photo : Divulgation

C’est une vraie star de cinéma. Et tout cela parce que, heureusement, il a démystifié la folle théorie du complot concernant l’endroit qui est aujourd’hui sa maison.

Souvenez-vous du moment historique où Leonardo DiCaprio a remporté l’Oscar du meilleur acteur en 2016 pour le drame « The Revenant ».

« Croix de Cendre » : L’éclat spirituel d’Antoine Sénanque au cœur des Rencontres Écossaises

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L’attribution du Prix littéraire des Rencontres Écossaises 2024 marque une rencontre mémorable entre la littérature et la spiritualité. Cette distinction prestigieuse est décernée à Antoine Sénanque pour son roman Croix de cendre, publié chez Grasset. La cérémonie de remise du prix, qui aura lieu le 5 octobre 2024 à Angers, à l’occasion des 40es Rencontres Écossaises, promet de rassembler plus de 700 participants dans une atmosphère dédiée à la réflexion philosophique et ésotérique.

Neurologue de formation, Antoine Sénanque s’est imposé dans le monde littéraire avec une plume acérée et une capacité à sonder les profondeurs de l’âme humaine. Dès ses débuts avec Blouse, ses écrits ont été salués pour leur précision chirurgicale et leur humour subtil. Avec Croix de cendre, il pousse encore plus loin son exploration des thématiques spirituelles et historiques, tissant une fresque captivante dans un univers médiéval marqué par des luttes théologiques. Ce roman multifacette, où se mêlent aventure, thriller et réflexion philosophique, entraîne le lecteur dans une quête mystérieuse menée par deux frères dominicains. Leur périple à travers une Europe déchirée par les tensions religieuses révèle des vérités troublantes sur Maître Eckhart, une figure mystique dont les idées continuent de résonner aujourd’hui.

La richesse de l’œuvre de Sénanque réside dans sa capacité à combiner les genres. Croix de cendre est à la fois un roman d’aventures et une réflexion profonde sur la spiritualité et la condition humaine. Les personnages de Guillaume, Antonin et Robert nous emmènent dans un voyage autant physique que métaphorique, entre des paysages historiques d’une époque révolue et des questionnements intemporels. Avec une prose fluide et poétique, Sénanque capte l’attention du lecteur et l’invite à une exploration des mystères de l’âme.

Dominique Jardin

Outre le prix principal, deux autres distinctions seront remises lors des Rencontres Écossaises 2024. Le « Prix spécial pour l’ensemble de son œuvre » récompensera Dominique Jardin, auteur d’ouvrages de référence sur la franc-maçonnerie et les sciences religieuses. Son travail, dont Voyages dans les tableaux de loge et Grand Œuvre et Art Royal, édités tous deux chez Dervy, une marque du groupe Guy Trédaniel, est une contribution majeure à la compréhension des traditions ésotériques. Quant à François Azouvi, il recevra le « Prix coup de cœur du jury » pour son essai Du héros à la victime : la métamorphose contemporaine du sacré, une réflexion incisive sur l’évolution des représentations du sacré dans la société contemporaine.

Les Rencontres Écossaises, véritable forum intellectuel, dépassent le cadre strictement littéraire pour offrir un espace de réflexion sur des thématiques existentielles. Le thème de cette année, « Dire et vivre l’idée », invite les participants à un dialogue sur l’interconnexion entre la pensée et l’action. Parmi les intervenants, des personnalités telles que l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan proposeront des analyses qui enrichiront ces échanges, mêlant sciences et spiritualité dans une dynamique de confrontation intellectuelle.

Le Prix littéraire des Rencontres Écossaises se distingue par sa rigueur : les œuvres en lice doivent être publiées entre le 1er avril de l’année précédente et le 31 mars de l’année en cours, et aborder des thématiques liées à la spiritualité, à la philosophie ou à l’ésotérisme. Les finalistes de cette édition reflètent la diversité de ces approches avec des titres remarquables tels que Croix de cendre d’Antoine Sénanque (Grasset)/Déserter de Mathias Enard (Actes Sud)/Du héros à la victime de François Azouvi (Gallimard)/Éloge de ce qui nous lie de Pascal Lardellier (L’Aube)/L’homme sans moi de Pierre Guenancia (PUF)/L’insolence des miracles de Didier van Cauwelaert (Plon)/Le plus beau reste l’inexprimé de Sophia Sherine Hutt (Unicité)/Pêcheur de perles d’Alain Finkielkraut (Gallimard)/Suis-je le gardien de mon frère ? de Béatrice Surchat (Labor et Fides).

Ainsi, Croix de cendre d’Antoine Sénanque dépasse son rôle de simple œuvre littéraire. Il s’affirme comme une invitation à réfléchir sur les vérités spirituelles et théologiques qui ont traversé les siècles. Grâce à son style percutant et à sa profondeur de pensée, Sénanque s’impose comme un auteur incontournable, dont le travail, à travers ce prix, est justement salué. Il interroge les croyances, les certitudes et les dogmes, tout en restant profondément ancré dans une modernité réflexive.

L’édition 2024 des Rencontres Écossaises, avec ses lauréats et ses thèmes universels, promet d’être un événement d’envergure pour tous ceux qui cherchent à comprendre le monde à travers le prisme de la pensée littéraire, philosophique et spirituelle. Les œuvres primées montrent que la littérature a ce pouvoir unique de transcender le temps et de capturer l’essence même de l’existence humaine.

Le Suprême Conseil pour la France du Rite Écossais Ancien et Accepté, fondateur des Rencontres Écossaises en 1984, continue de promouvoir ces échanges. L’association, avec ses 4500 membres répartis en France et en Outre-mer, encourage la poursuite de la quête initiatique au-delà des premiers degrés maçonniques. Pour plus d’informations, les personnes intéressées peuvent visiter le site du Suprême Conseil pour la France (SCPLF) ou contacter les organisateurs pour toute information complémentaire : Claude Guichard – 06 81 13 62 70 (Rencontres Écossaises)/Stéphane Demazure – 06 42 47 61 69 (Rencontres Écossaises).

En conclusion, les Rencontres Écossaises 2024 s’annoncent comme un événement phare pour la réflexion spirituelle et littéraire, réunissant des penseurs et écrivains de premier plan, dont les œuvres témoignent de la vitalité et de la profondeur de la pensée contemporaine.

Christian Gurtner : « Il n’y a plus grand-chose de secret dans la franc-maçonnerie »

De notre confrère suisse arcinfo.ch – Par Daniel Droz

La loge Les Vrais Frères unis est présente dans la Mère-Commune depuis 250 ans. Elle a ouvert ses portes au public ce samedi 7 septembre dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Les explications du vénérable des lieux, Christian Gurtner.

« Il n’y a pas grand monde qui sait qu’il y a une loge maçonnique avec de si beaux locaux au Locle. Je pense que ça vaut la peine de l’ouvrir »

relève Christian Gurtner. Il est le vénérable de la loge Les Vrais Frères unis, le président en quelque sorte.

La loge est née il y a 250 ans dans la Mère-Commune. Elle est l’une des plus anciennes encore actives en Suisse. Dans le canton de Neuchâtel, il y en a d’ailleurs trois autres: à Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Val-de-Travers.

Le public présent

Ce samedi 7 septembre, le bâtiment de la rue des Envers 37, où elle s’est installée en 1829, a ouvert ses portes au public dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Une cinquantaine de personnes s’y sont pressées dès 10 heures. (Suite de l’article aux abonnés)

[NDLR :

La Franc-maçonnerie en Suisse : Une histoire de discrétion et d’engagement

La franc-maçonnerie en Suisse, comme ailleurs dans le monde, se distingue par sa discrétion, ses rituels et son engagement envers des valeurs humanistes. Bien que les francs-maçons suisses soient peu visibles dans l’espace public, leur influence et leur histoire en font une composante essentielle du paysage culturel et philosophique du pays.

Une présence historique discrète

La franc-maçonnerie a été introduite en Suisse au début du XVIIIe siècle, avec la création de la première loge à Genève en 1736. Dès lors, plusieurs villes suisses, notamment Zurich, Lausanne et Bâle, ont vu émerger des loges maçonniques. La Confédération suisse, avec son pluralisme religieux et sa tradition de neutralité, a offert un terrain fertile à l’implantation de la franc-maçonnerie.

La Grande Loge Suisse Alpina, fondée en 1844, est aujourd’hui l’obédience maçonnique principale en Suisse, regroupant près de 80 loges et environ 3 500 membres. Bien qu’elle ne soit pas la seule organisation maçonnique dans le pays, elle est la plus ancienne et la plus influente.

Valeurs et principes

La franc-maçonnerie suisse, comme dans le reste du monde, est guidée par des principes d’humanisme, de liberté et de fraternité. Les membres, appelés « frères », se réunissent régulièrement pour des discussions philosophiques, des travaux sur l’amélioration de soi, et des actions caritatives. Leur but ultime est de promouvoir le progrès spirituel et moral des individus, tout en contribuant à la paix et à la compréhension entre les peuples.

L’un des principes fondateurs de la franc-maçonnerie est la tolérance religieuse et politique. Les loges en Suisse accueillent des membres de diverses croyances et idéologies, à condition qu’ils adhèrent aux valeurs fondamentales de respect mutuel, de justice et de solidarité.

La discrétion, pas le secret

Contrairement aux idées reçues, la franc-maçonnerie en Suisse n’est pas une société secrète, mais une société discrète. Les membres ne cachent pas leur appartenance, bien que certaines loges préfèrent ne pas divulguer publiquement la liste de leurs membres par respect pour la vie privée. Cette discrétion permet aux francs-maçons de travailler en paix et de se consacrer à leurs projets sans ingérence extérieure.

Le symbolisme maçonnique, avec ses outils de construction tels que le compas, l’équerre et la règle, joue un rôle central dans les rituels et les enseignements maçonniques. Chaque outil représente une valeur ou une leçon que les francs-maçons s’efforcent de suivre dans leur vie quotidienne.

Rôle dans la société Suisse

Historiquement, plusieurs personnalités suisses influentes ont été membres de la franc-maçonnerie. Des écrivains, des philosophes, des politiciens, et même des artistes ont trouvé dans les loges un lieu de réflexion et de partage d’idées. Cependant, la franc-maçonnerie n’exerce pas directement de pouvoir politique en Suisse, en raison de la séparation stricte entre la sphère maçonnique et la sphère publique.

Les francs-maçons suisses se concentrent davantage sur des œuvres de charité et des initiatives sociales. De nombreuses loges contribuent à des actions philanthropiques locales, qu’il s’agisse d’aides financières, de soutien aux hôpitaux ou d’autres formes d’assistance aux plus démunis.

GLSA, le siège

Défis et adaptation au XXIe siècle

Comme ailleurs, la franc-maçonnerie en Suisse fait face à des défis dans le monde moderne. Le vieillissement de ses membres, la difficulté à attirer de jeunes recrues et la concurrence des autres formes d’associations et de groupes de réflexion posent des questions sur l’avenir du mouvement.

Cependant, les loges suisses s’efforcent de se moderniser tout en restant fidèles à leurs traditions. L’accent est mis sur le recrutement de membres plus jeunes et sur l’intégration des nouvelles technologies dans les travaux maçonniques. Des efforts sont également faits pour ouvrir les débats à des sujets contemporains comme l’écologie, l’éthique numérique ou encore les droits humains.

Le paysage maçonnique en Suisse ne se limite pas à la Grande Loge Suisse Alpina. D’autres obédiences y sont également présentes, notamment le Grand Orient de Suisse et la Fédération suisse du Droit Humain. Ces deux organisations, tout en partageant les valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie, se distinguent par certaines particularités dans leur approche, leur composition et leurs engagements.

Le Grand Orient de Suisse

Histoire et caractéristiques

Le Grand Orient de Suisse (GOS) est une obédience maçonnique qui se distingue par son attachement à une franc-maçonnerie plus libérale et ouverte sur les questions sociales et politiques. Fondé en 1959, il s’inspire du Grand Orient de France, l’une des obédiences les plus influentes du paysage maçonnique mondial. En Suisse, le Grand Orient s’est structuré en réponse à une demande pour une franc-maçonnerie plus ouverte et progressiste, moins centrée sur les croyances religieuses ou la stricte tradition.

Contrairement à la Grande Loge Suisse Alpina, qui exige une croyance en un Être Suprême (le Grand Architecte de l’Univers), le Grand Orient de Suisse accepte des membres athées ou agnostiques, affirmant ainsi une laïcité plus stricte. Il prône une approche plus humaniste, fondée sur la liberté absolue de conscience et se concentre davantage sur les questions philosophiques et sociétales, tout en restant attaché aux principes maçonniques de fraternité, de tolérance et de solidarité.

Engagement social et politique

Le Grand Orient de Suisse, fidèle à ses racines françaises, se montre plus engagé dans le débat public et social. Ses loges s’intéressent particulièrement à des questions contemporaines telles que la justice sociale, les droits humains, et l’égalité. Cela peut inclure des discussions sur l’éducation, la laïcité, ou encore la place des femmes dans la société, bien que les loges elles-mêmes restent des lieux de réflexion plutôt que d’action directe sur le terrain politique.

Cette dimension plus « progressiste » attire des membres qui souhaitent aborder des questions de société sous un angle philosophique et maçonnique, tout en participant à des réflexions sur des enjeux globaux et locaux.

Le Droit Humain suisse, un Ordre mixte et international

La Fédération suisse du Droit Humain est la branche suisse de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN, qui a été fondé en France en 1893. Ce qui distingue particulièrement cette obédience est son caractère mixte, permettant aux hommes et aux femmes d’être initiés sur un pied d’égalité. Le Droit Humain promeut ainsi l’égalité des sexes, un principe qui contraste avec certaines obédiences maçonniques traditionnelles qui ne sont ouvertes qu’aux hommes.

Le Droit Humain suisse a été établi au début du XXe siècle et regroupe aujourd’hui plusieurs loges réparties dans tout le pays. La mixité et l’internationalisme de cette obédience lui confèrent un caractère unique dans le paysage maçonnique helvétique, en phase avec des idéaux de justice sociale, d’égalité et de progrès.

Valeurs et objectifs

Le Droit Humain se distingue par son approche universaliste et humaniste. Il vise à promouvoir des valeurs d’égalité, de justice et de fraternité dans un cadre international. L’Ordre met un point d’honneur à inclure des hommes et des femmes dans toutes les étapes de son fonctionnement, reflétant ainsi son engagement pour l’égalité des genres.

Les travaux des loges du Droit Humain en Suisse abordent souvent des questions d’actualité comme l’égalité des droits, les luttes contre les discriminations, et les questions éthiques. Le Droit Humain s’efforce de créer un espace où hommes et femmes peuvent réfléchir ensemble aux défis de la société moderne, en se basant sur les valeurs maçonniques d’amélioration de soi et de service à l’humanité.

Vue d’artiste de Guillaume Tell dans Portraits et Vies des Hommes illustres, 1584

En conclusion : une franc-maçonnerie suisse plurielle

Le Grand Orient de Suisse et la Fédération suisse du Droit Humain enrichissent la franc-maçonnerie suisse en apportant des perspectives plus progressistes et inclusives par rapport aux obédiences plus traditionnelles comme la Grande Loge Suisse Alpina. Ces organisations partagent un objectif commun d’amélioration de l’individu et de la société, mais elles se distinguent par leur ouverture à des réflexions philosophiques plus larges et leur engagement pour la laïcité, l’égalité des sexes, et la justice sociale.

Le Grand Orient de Suisse, en privilégiant une franc-maçonnerie laïque et progressiste, et le Droit Humain suisse, avec son modèle mixte et international, montrent que la franc-maçonnerie peut s’adapter aux réalités contemporaines tout en restant fidèle à ses principes de tolérance, de fraternité et de développement personnel.

Ainsi, la franc-maçonnerie en Suisse est à la fois diverse et dynamique, permettant à des hommes et des femmes de différentes convictions de trouver un espace de réflexion et de partage autour des grandes questions éthiques et sociales de notre temps.]

Entretien avec Nicola Bizzi : les liens entre franc-maçonnerie italienne et française, vus d’Italie

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De notre confrère mittdolcino.com

Dans ce contexte, il faut clarifier la nécessité – toujours et en tout cas – de défendre les intérêts nationaux avant les intérêts étrangers (…), le véritable nœud du problème. C’est peut-être le résumé le plus convaincant d’une interview qui a exploré certains aspects très peu connus de ce que signifie être un maçon libre entre l’Italie et l’Italie. La France (toujours arrogante). Une analyse approfondie par un éminent expert en la matière.

Comme vous le savez, nous essayons, en tant que site, d’aborder les points cardinaux des différents événements qui apparaissent peu à peu dans l’actualité trop souvent tragique (guerrière) de notre époque, émergeant des méandres de la propagande des grands les médias se concentrent de plus en plus sur la défense des intérêts mondialistes imputables à ce que Davos représente aujourd’hui (c’était d’abord le Club de Rome), souvent déguisés.

La discussion d’aujourd’hui, notre entretien avec Nicola Bizzi, se concentre sur les évaluations de Nicola Bizzi, sur les liens historiques complexes entre la franc-maçonnerie italienne et française, soulignant leurs racines anciennes et leur rôle social. Nicola, exprimant sa vision personnelle, critique la fréquente exploitation politique de la franc-maçonnerie en Italie, en l’opposant à sa représentation plus ouverte aux États-Unis. Il est expliqué que la franc-maçonnerie authentique devrait se concentrer sur l’élévation personnelle et la fraternité, plutôt que de s’engager dans des agendas politiques externes.

Le dialogue souligne la nécessité pour la franc-maçonnerie de défendre ses principes de liberté et de fraternité face aux défis contemporains :

  • Comment la franc-maçonnerie peut-elle s’adapter pour préserver ses valeurs fondamentales dans la société d’aujourd’hui ?
  • Quels événements historiques ont façonné de manière significative les relations entre la franc-maçonnerie italienne et française ?
  • Comment la franc-maçonnerie pourrait-elle jouer un rôle dans la promotion de l’unité sociale et de la compréhension ?

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Jusqu’à présent l’explication de ce dont nous avons discuté, une étude approfondie d’une énorme valeur éthique, pour permettre à ceux qui ont la patience d’écouter , d’accéder à un certain type de compréhension d’un phénomène très complexe, « avant de parler » (très importants sont les passages dans lesquels Nicola Bizzi exprime sa ferme opposition aux tendances, peut-être habillées de franc-maçonnerie, qui font secrètement des intérêts étrangers et non nationaux-italiens, notamment à l’avantage français, « le véritable nœud du problème ».).

Ce que l’on peut noter, en résumé, nous sommes nés en racine chrétienne européenne commune, c’est un aspect assez curieux : Véra Sharav, ami de notre site, noble survivant juif du nazisme d’avant Davos, ad Auschwitz, parle comme Nicola Bizzi, un frère franc-maçon bien connu.

De même, des messieurs des institutions comme le juge Angelo Giorgianni expriment les mêmes concepts. Nos amis souverainistes américains expriment également les mêmes idées, sur la nécessité de sortir de cette mondialisation extrême qui conduit, comme un tragique bonus, à transhumanisme et aux diverses idioties induites par Davos comme « Tu n’auras rien et tu seras heureux», clairement un mensonge intéressé (en tant qu’Américains, je veux dire la faction souverainiste américaine, MAGA International pour ainsi dire, pour laquelle nous ne prenons parti pour rien d’autre.).

Il n’y a toujours aucun représentant de l’Islam qui exprime les mêmes concepts et nous avons donc bouclé la boucle, étant pratiquement certains que même ceux qui croient en Allah attention à ne pas vouloir remplacer Dieu.

Ici apparaît donc en arrière-plan le véritable problème existentiel de la société actuelle : quelqu’un veut remplacer Dieu, un aspect que nous ne cesserons jamais de stigmatiser.

Malheureusement, il semble de plus en plus évident que la dernière personnalité qui semble adhérer à un manifeste public s’opposant dans ses sommets, publiquement à la dérive visant à remplacer Dieu, qu’il s’agisse de la Curie catholique elle-même : nous sommes peut-être aveugles mais nous n’avons pas vu de réelle opposition aux valeurs de Davos de la part de la papauté actuelle, il en a été tout autrement pour Benoît XVI.

Nous espérons donc que les paroles de ferme condamnation conciliante exprimées par l’estimé Nicola Bizzi à l’égard de certaines tendances déshumanisantes, paroles qui recoupent d’ailleurs celles de nombreux croyants chrétiens, pourront germer dans des esprits éclairés et attentifs au risque que l’humanité tout entière soit en fuite, à cause des suspects habituels (…).

Nous vous laissons avec cette interview importante, bonne écoute.

MD

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Transcription – basée sur l’IA* – de l’entretien :

– Bonjour du site mittdolcino.com.
Aujourd’hui, nous avons le grand plaisir de retrouver Nicola Bizzi, un ami de notre site, pour parler d’un sujet assez difficile et complexe.
Vous savez que notre site fait très attention à ne pas parler de choses qu’il pense ignorer,
donc ça laisse la parole aux experts, c’est un peu notre marque de fabrique de faire venir des experts du secteur pour compenser là où nous manquons ou pensons ne pas avoir suffisamment de compétences.
Nicola Bizzi est une personne qui a un grand talent en termes d’études, de franc-maçonnerie, etc. expertise et c’est donc un honneur pour nous de pouvoir l’inviter ici pour nous expliquer certaines choses.

Nicola avant tout parce que nous sommes particulièrement heureux de le rencontrer car c’est la personne que lors de la signature du Traité du Quirinal avec l’expédition des portes de l’Enfer de Rodin de Paris à Rome comme sceau, je ne comprends pas lequel sincèrement mais c’était ainsi c’était l’envoi, c’était peint comme le sceau de la signature de ce traité,
oubliant en partie, mais pas Nicolas, que les portes de Rodin sont un symbole infernal,
Nicola a donc été très prudent en exposant publiquement comment contrecarrer ce symbole que nous croyons négatif, Les Portes du Paradis à Florence, très médiatisé. Alors disons que ce n’est pas le bienvenu seulement pour sa grande compétence mais sa spontanéité dans l’expression de certains concepts il nous a beaucoup impressionné et c’est avec grand plaisir que nous l’invitons toujours là. Salut Nicolas.

-Bonjour, bonjour et salutations à tous nos auditeurs.
Très bien alors regarde, très rapidement le sujet clé du jour est de comprendre les liens entre la franc-maçonnerie italienne et la franc-maçonnerie française, car cela manque à beaucoup de gens, tout au long de la discussion. Maçonnique que vous êtes un expert ici, vous parlez clairement à un niveau personnel, pouvez-vous nous donner quelques détails sur ce que signifie la franc-maçonnerie, cette série qui existe certes mais surtout quels sont les liens historiques entre la France et l’Italie entre les deux francs-maçons car ils ont été à la base de la construction de pays entiers je me souviens que l’hymne des frères de l’Italie n’est probablement pas accidentel connaissant Mameli etc. Zanardelli, qui ils étaient ;donc nous vous laissons la parole nous nous permettrons de rappeler quelques faits. Cependant, nous aimerions que nos lecteurs comprennent quelles peuvent être les racines et les influences qui sont encore là aujourd’hui pour comprendre un peu l’actualité.
Laissons la parole à Nicola.

Sujet complexe, sujet délicat et si on veut même épineux, mais pourquoi épineux ?
Parce que nous sommes en Italie.
Je me souviens très bien qu’un frère et cher ami, Costantin Bartolomeo Savoiu, grand maître de la loge équipe nationale de Roumanie 1880 dont je suis entre autres membre honoraire, lors d’une conférence qu’il a tenue en Sicile, il s’est présenté, la conférence était de caractère universitaire, en plus d’être général en congé, il est également professeur d’université et il s’est présenté dans son CV disant que j’enseigne ceci, ceci et cela et que je suis le grand maître national. Le modérateur de la conférence l’a immédiatement bloqué, il est devenu pâle et lui a dit non, en Italie on ne parle pas de franc-maçonnerie, mais quelle est cette bestialité ?
Pourquoi ne devrions-nous pas parler de franc-maçonnerie ?
Maintenant, je voudrais commencer par dire, je fais partie de l’ordre maçonnique italien traditionnel ou d’autres affiliations depuis plusieurs années, je fais partie du Saint Ordre Équestre Œcuménique et Templier qui exerce une franc-maçonnerie de stricte observance des Templiers et puis je suis un histagogue éleusinien, qui est mon initiation première, mais je ne tiens pas dans le cadre de ma référence l’obéissance du point de vue maçonnique, qui est l’ordre maçonnique italien traditionnel, actuellement sans bureau, surtout administratif, et cela me permet aussi à juste titre d’avoir les mains libres et de parler en ma qualité personnelle. Alors aujourd’hui, j’exprimerai des concepts, j’exprimerai des pensées qui reflètent ma façon de voir un certain monde, également basé sur mon expérience.
Et ces dernières années, ceux qui me connaissent le savent, je n’ai jamais retenu la critique d’un certain milieu, un certain environnement en raison de la dérive qu’il a malheureusement prise.
Et les faits, pas par vaine gloire, mais les faits m’ont toujours donner raison . Vous avez mentionné plus tôt cette histoire très intéressante sur les portes de l’enfer, nous en reparlerons plus tard, mais je souhaitais faire un petit retour sur le concept de franc-maçonnerie.
Pendant ce temps, la franc-maçonnerie est une tradition ancienne, une tradition très ancienne, qui est liée à toutes les anciennes traditions initiatiques.
La franc-maçonnerie existe depuis au moins le début du Moyen Âge. La franc-maçonnerie, comme je l’ai expliqué dans certains de mes livres, a des origines diverses et des âmes diverses, elle n’est pas née du jour au lendemain, elle a même de lointaines origines égyptiennes, mais passons cela sous silence maintenant.
La franc-maçonnerie telle que nous la connaissons est née au Moyen Âge, elle est née des corporations, des confréries de francs-maçons, de bâtisseurs qui se sont mis au service de la chute de l’Empire romain, une fois la civilisation effondrée en Occident, ils se mirent au service de l’Église, notamment des ordres monastiques et donnèrent impulsion à la grande construction d’églises, de monastères et ensuite de grands cathédrales. Tout et le contraire de tout a été dit sur la Franc-Maçonnerie, dans un pays comme l’Italie, elle est diabolisée sans logique car elle n’est même pas connue et la franc-maçonnerie est responsable de tout cela car elle ne contribue pas à se faire connaître.
Il y a des réalités comme aux Etats-Unis par exemple, où lorsqu’un nouveau viaduc autoroutier est inauguré, lorsqu’un nouveau centre commercial est inauguré, Qui vient?
Le maire de la ville, parmi les autorités invitées, le shérif ou le chef de la police locale et le vénérable maître de la loge locale. Ce sont ces autorités qui sont souvent invitées aux États-Unis pour des événements, y compris ceux à caractère public.
Aux États-Unis, la franc-maçonnerie est ouverte, c’est-à-dire qu’il existe une conception différente, opère dans la société, même excessivement secondaire avec des objectifs philanthropiques et sociaux, oubliant souvent ce qui devrait être à la place sa vocation originelle et authentique.
Car la Franc-Maçonnerie, si elle est vraiment comprise comme telle, est un chemin d’élévation et de prise de conscience de l’être humain dans un contexte de fraternité. Alors on pourrait parler, mais ce n’est pas le bon endroit, des origines templières de la franc-maçonnerie que la composante templière est l’une des principales de la franc-maçonnerie.
On pourrait parler des origines pythagoriciennes de la franc-maçonnerie car la franc-maçonnerie a beaucoup puisé dans la tradition pythagoricienne, dans les origines égyptiennes, d’origine celtique, d’origine bénédictine et cistercienne mais ce n’est pas le sujet du jour.

Le sujet est d’attirer l’attention sur ce que devrait être une école d’élévation personnelle,
de croissance personnelle, de prise de conscience, de perfectionnement car la Franc-maçonnerie permet, à travers ses degrés symboliques que sont l’apprenti, le confrère artiste, le maître, de construire ce temple intérieur, c’est en chacun de nous et dans la franc-maçonnerie sur la base des constitutions d’Anderson, alors je pourrais parler de peste et de cornes de ces constitutions mais elles sont à la base de franc-maçonnerie moderne et prévoit qu’il ne doit y avoir aucune prise de parole dans le cadre du travail d’une loge
ni politique ni religion.
Cela avait certainement du sens à l’époque parce que la franc-maçonnerie émerge à la suite de cette date fatidique du 24 juin 1717 où certaines Loges  Londoniennes se sont rassemblées dans cette célèbre  »auberge aux oies et grillades », jeter les bases de ce qui deviendra plus tard la Grande Loge de Londres et par la suite la Grande Loge d’Angleterre. Cette date ne marque pas le début de la franc-maçonnerie comme certains livres le prétendent ou nous le font croire; c’est une blague que cette date marque le début d’un coup d’État dans ce qui était l’ancienne tradition maçonnique, un coup d’État visant un
certaines politiques.
Que s’était-il passé en Angleterre ? En Angleterre, et surtout en Ecosse,  à partir du XIIIe siècle, s’était formée et façonnée ,une franc-maçonnerie liée aux ordres monastiques, puis par la suite étroitement liée à l’ordre du Temple, mais ensuite liée aux destins de la Maison Stuart, cette famille royale qui dirige les destins depuis plus de deux siècles seulement de l’Écosse d’abord, mais ensuite aussi du Royaume-Uni.
La franc-maçonnerie au temps des Stuarts était une franc-maçonnerie d’orientation chrétienne même si elle est jeune.
En fait, l’ancienne franc-maçonnerie a toujours eu une orientation jeunesse qui, bien qu’étant aux côtés de l’Église, parce que la franc-maçonnerie opérationnelle a collaboré à la réalisation de grands ouvrages, des cathédrales, collaboré avec les moines en harmonie, mais la franc-maçonnerie sur le plan spirituel, niveau conceptuel à un niveau non doctrinal car elle n’a pas de véritable doctrineElle a toujours mis en avant une vision de la jeunesse alors commune à celle des Templiers et de la Franc-maçonnerie des Stuarts et elle est clairement devenue liée à la Maison Stuart avec la naissance de la Royal Society, avec la naissance de nombreuses institutions et de grands esprits éclairés de l’époque, mais ce qui s’est passé ?
Les Stuarts furent mis à l’épreuve parce qu’ils agaçaient certains pouvoirs,
il y a eu ce qu’on appelle follement la glorieuse révolution qui a porté un
criminel comme Oliver Cromwell.

Oliver Cromwell a interdit la franc-maçonnerie, alors qu’elle avait définitivement sa place à de nombreux autres contextes.
La première chose qu’il a faite, l’Angleterre avait une monnaie souveraine, il a privatisé la banque en Angleterre et l’a remise aux Rothschild, juste pour clarifier ses intentions puis il a détruit la société anglaise en quelques années ce personnage fou, tyrannique, certes à la tête de l’Angleterre a interdit le droit de parole, interdit le droit de réunion, détruit la marine britannique qui dominait les mers, suscité la peur:  démission dans toute la population.
Il a créé une véritable dictature appelée protectorat, quelque chose qu’il voulait protéger, il voulait clairement protéger des intérêts supérieurs et Oliver Cromwell fut alors heureusement destitué, les Stuarts sont revenus au pouvoir mais pas longtemps parce qu’alors les Stuarts furent secrètement renversés par le Pape avec le soutien
à Guillaume d’Orange, une dynastie hollandaise.
Guillaume d’Orange devint roi d’Angleterre. Cela n’a pas duré longtemps car il a ensuite épousé une Stuart et s’est ainsi senti illégitime, mais finalement les Stuart ont tenté à plusieurs reprises de reprendre le pouvoir et ils ont pris racine. Où est-ce avaient-ils pris racine ? En France.

Ils s’étaient implantés en France où il y avait une forte présence d’une franc-maçonnerie d’origine templière et où la franc-maçonnerie liée aux Stuarts créait les hauts degrés. Jusqu’à ce moment-là, il y avait une franc-maçonnerie avec trois degrés symboliques, de compagnon, maestro l’apprenti, collègue artiste et enseignant, les diplômes supérieurs étaient nés.
Des diplômes élevés qui ont ensuite conduit à constitution des rites. Les rites sont aujourd’hui une composante très importante de la franc-maçonnerie, mais ce sont des éléments d’amélioration. La franc-maçonnerie s’arrête réellement au degré de maître, malgré tout ce qui vient après.
En fait, aujourd’hui, je parle en tant que professeur. Je ne dis pas que je suis de la même classe du haut rang, ce serait un théâtre inutile car le franc-maçon se perfectionne avec le degré de maître.
Puis les rites, Oui, ils se perfectionnent, conduire à une élévation supplémentaire,
conduire à des connaissances plus approfondies, mais ce sont des choix, ce sont des chemins même fatigants, de nouvelles pistes d’amélioration, mais qui isolent des degrés symboliques de maçonnerie. 

Les Stuarts s’implantent en France.
En France, la Garde écossaise est devenue la garde de Louis XIV, et la franc-maçonnerie française s’est largement inspirée du modèle Stuart.
Puis Guillaume d’Orange tomba, renversé par certains pouvoirs qui ne sont pas maçonniques,  des pouvoirs au-dessus qui sont d’une nature complètement différente,
qui décident le sort du peuple, des nations, qui décident comment jouer à une partie d’échecs, qui renversement du souverain, quelle règle remplacer, où faire une révolution. Guglielmo d’Orange fut liquidé et il fut décidé de donner le Royaume-Uni à une dynastie allemande, cf.les Hanovriens.
Georges Ier, qui devint le premier dirigeant de cette dynastie teutonique en Angleterre, ne parlait même pas allemand et ne l’avait jamais appris, et au début il n’était même pas en Angleterre, et il a légalement refusé de résider à Londres. Et cette dynastie existe encore aujourd’hui, et comment comprendre une dynastie qui prend le pouvoir dans une nation comme l’Angleterre, dont l’histoire était inextricablement liée à la dynastie Stuart depuis des siècles.
Dynastie Stuart qui une franc-maçonnerie sur mesure qui avait été créée par le Templier, Giovannita Christian qui devait le faire un coup d’État, mais ne pouvait pas liquider la franc-maçonnerie au profit de la dynastie hanovrienne. Il a mis en service de Desaguliers, Anderson et d’autres personnages pour créer une franc-maçonnerie d’usage et de consommation du nouveau pouvoir hanovrien, une franc-maçonnerie qui répudiait l’héritage Stuart que niait largement son essence templière, parce qu’il ne pouvait pas en garder une Connotation templière en niant les Stuarts vu que les choses étaient inextricablement légales.
En France, la franc-maçonnerie qui existait déjà depuis le Moyen Âge s’est développée et a prospéré progressivement par une franc-maçonnerie spéculative à partir du XVIe siècle.  Ce n’est pas absolument vrai que la franc-maçonnerie spéculative est née au XVIIIe siècle avec ce qui deviendra plus tard la Grande Loge de Londres, mais deux distinctions ont été créées, ce qui devint plus tard la Grande Loge d’Angleterre après la rencontre entre anciens et modernes, en bref, la Grande Loge Unie d’Angleterre est née en 1813, je  pense, parce qu’il y avait un fossé entre les anciens et les modernes.
Comment ils aimaient se définir, non?

Les anciens lisent beaucoup la tradition ancienne, les légats modernes jusqu’au nouveau cours hanovrien, puis ils se sont réconciliés et la United Agrology of England est née qui prétendait et prétend encore dicter des lois dans le monde entier,  dont maçonnique, c’est-à-dire qu’il nous permet de donner et d’attribuer une régularité.
Maintenant la franc-maçonnerie en Angleterre est clairement une franc-maçonnerie exclusivement masculine, elle n’envisage donc pas des loges d’adoption ou des loges mixtes qui voient également la présence d’éléments féminins.
Mon Obédience maçonnique, qui est l’ordre maçonnique italien traditionnel est mixte.

 Je suis dans une obédience où il y a un vénérable maître en chaire, et les femmes sont majoritaires parce qu’elles dirigent véritablement un enrichissement culturel, un enrichissement initiatique et aussi une sensibilisation voire une sensibilité beaucoup plus forte et plus marquée dans la plupart des cas.
Mais la franc-maçonnerie anglaise est purement masculine. Elle attribue et donne des accords, licences de régularité aux communions maçonniques des différents Etats, qui dont un seul accord pour un seul par état. Avant, l’Italie qui fut pendant des décennies le protégé de la Grande Loge Unie d’Angleterre a vu sa licence de régularité  supprimée. Ensuite ,  ils l’ont donnée à Giuliano Di Bernardo qui avait fondé une autre réalité, puis ils l’ont rendu au gouvernement indien et ce ping-pong continue, mais nous sommes dans une farce.

 Au-delà de tout cela, au-delà des liens Angleterre-France, le franc-maçon par définition c’est un homme libre et de bonnes mœurs, l’obligation d’entrer dans la franc-maçonnerie est de ne pas être un criminel, ne pas avoir commis de délits graves, avoir la libre conscience et souhaiter entreprendre un chemin d’élévation personnelle dans un contexte de fraternité.
Et comment ça devrait être une bonne règle selon laquelle dans le cadre du travail d’une loge il ne s’agit pas de politique ni la religion ?
C’est parce que ce sont des éléments invisibles. Clairement , si je suis un Fanatique musulman, et je me retrouve dans la loge d’un fanatique sioniste qui dit qu’il faut tuer tous les musulmans cela va créer des frictions, par exemple;  mais la franc-maçonnerie a toujours essayé daplanir les frictions entre les êtres humains, évitant souvent les guerres, évitant souvent les bains de sang.
Il existe une histoire maçonnique qui n’a pas encore été entièrement écrite,
dont les documents sont encore enfouis dans les archives, mais qui méritent d’être apportés par la lumière, parce que cette institution, qui est vraiment ancienne,
avait des énormes qui méritent de réconcilier l’humanité dans un contexte de fraternité.
Mais ça va bien, fraternité et la liberté sont deux concepts fondamentaux.

Maintenant laissons la liberté tranquille, égalité, fraternité, qui est un concept de la Révolution française, mais le maçon doit être un homme libre et bonnes habitudes  c’est-à-dire qu’il doit avoir une bonne moralité.
Dans de nombreux rites maçonniques, il y a souvent un miroir sur lequel il est dit que vous pouvez voir votre pire ennemi reflété qui est vous-mêmes.
C’est une réalité très importante car qui est notre pire ennemi ?
Nous en sommes nous-mêmes. L’Imam Khomeini l’a également enseigné par exemple dans ses livres, c’était un mystique chiite, il était essentiellement soufi, et Khomeiny nous a parlé du concept de jihad, pas une guerre sainte comme on l’entend aujourd’hui, mais comme une guerre pour adoucir ses arêtes vives, guerre contre soi-même pour lisser vos défauts, se perfectionner, et c’est vrai qu’en effet, en nous regardant dans le miroir, nous voyons le portrait de notre pire ennemi et tout au long de notre vie nous nous luttons contre ce pire ennemi pour l’améliorer et cela devrait être la tâche des francs-maçons. C’est là que réside le nœud du problème,  ne pas faire de politique, ne pas se prêter à des joutes à caractère souvent international.

Maintenant, j’interprète la franc-maçonnerie comme un chemin d’élévation. Pour moi, l’étude de l’ésotérisme et de ses applications est essentielle à l’appartenance maçonnique comme certaines doctrines ésotériques.
Pour plusieurs personnes, pour beaucoup de frères, les deux dans le grand Est. Je ne citerai pas de noms aujourd’huiJe n’aime pas donner des noms, mais il est clair qu’en Italie, nous devons parler des principales communes, qui est le grand est de l’ItalieAlors il y a la grande loge d’Italie, puis il y a l’ordre maçonnique italien traditionnel, dont je fais partie qui arrive en troisième position en taille, puis il y en a d’autres mineurs. En France il y a le Grand Orient de France qui est quasiment la prédominance, puis il y a d’autres communautés plus petites, mais le point crucial est le suivant : la franc-maçonnerie doit créer la culture, devrait faire de l’ésotérisme, devrait faire des recherches,
recherche spéculative mais aussi opérationnelle, parce que ça ne s’arrête pas à être opérationnel. Je me souviens qu’une fois j’ai eu une expérience en tant que vénérable maître, malgré l’observance attribuée aux Templiers.
J’ai demandé aux apprentis de tailler la pierre. Nous avons donné un bloc de marbre,
disant ce qu‘ils devaient faireoui faut garder le silence pendant un an car il faut apprendre, mais en attendant ils peuvent sculpter; ils sont restés là dans un coinPersonne ne fait ça, mais mon choix aussi amusant, dans un certain sens, était de mettre les personnes à l’épreuve également avec de la pratique.
Autrement dit, vous vous déclarez bâtisseurs de cathédrales, vous vous déclarez héritiers, tout au plus alors certaines personnes sont les visiteurs des cathédrales le dimanche après-midi. Il faut les remettre en contact avec l’opération, ce serait une bonne chose pratique.
Un peu comme le faisait Mao quand il envoyait des politiciens et les ministres pendant une certaine partie de l’année pour creuser la terre, pour les remettre en contact avec la réalité. 

Eh bien, à mon avis, la franc-maçonnerie ne devrait pas se prêter à la politique. 
Il existe malheureusement certaines réalités maçonniques, le Grand Orient d’Italie avant tout en ce qui concerne notre pays, le Grand Orient de France avant tout en ce qui concerne en France, qui se prêtent à des jeux politiques souvent supranationaux,
qui sont souvent des jeux politiques dictés par certaines réalités qui ne sont pas maçonniques, sont définis comme paramaçonniques sans aucun impact maçonnique. En réalité comme la Commission Trilatérale, comme le Club de Rome, comme le groupe Bilderberg; il y a d’autres réalités, mais le problème c’est quand les célibataires des obédiences maçonniques nationales trahissent les aspirations nationales, ils vont trahir ces idéaux de liberté qui sont à la base de leurs propres statuts et qui se mettent au travail aux côtés de jeux politiques internationaux qui nuisent souvent aux intérêts Nationaux.

Maintenant la franc-maçonnerie en Italie a une longue histoire.
C’est vrai que ça ressort officiellement à l’approche de l’unification de l’Italie. La première loge est en fait, la première loge spéculative; ce qu’on croyait jusqu’à il y a quelques années est né à Florence en 1831, est en fait née en Calabre, en 1731 .
En Calabre, cela a déjà été démontré par l’érudit maçonnique Rocco Ritorto et a également été publié dans le premier numéro de la revue d’orgue Hiram du GOI la documentation d’une première loge sur le territoire de l’actuelle province de Vibo Valentia. Au-delà de tout cela, toutefois, la franc-maçonnerie comprise telle qu’elle s’est développée est en pleine croissance avec l’unification de l’Italie, comme s’il n’avait pas participé à l’unification de l’Italie, émerger improvisation. L’affiliation maçonnique de Mazzini est même niée,
mais nous sommes devenus fous comme il existe des preuves de toute cette affiliation.
La franc-maçonnerie est née en Italie avec la loge Ausonia en 1860, mais c’est de la folie,
c’est une histoire ancienne. La franc-maçonnerie en Italie connut un développement incroyable sous la période napoléonienne, comme il avait un fort développement tout au long du XVIIIe siècle.
Mais le fait d’être lié aux jeux aujourd’hui des politiques qui nuisent aux intérêts nationaux sont, à mon avis, une erreur flagrante. J’ai été très controversé ces dernières années, il me connaît et il le sait. J’ai écrit un article qui j’ai publié en ligne sur le site Database Italia en 2020 dans lequel j’ai déclaré qu’en ce qui me concerne la franc-maçonnerie en Italie est morte avec le confinement et les politiques restrictives de liberté. Parce que la franc-maçonnerie, qui est une institution qui a toujours défendu les droits comme principe fondamental inaliénables de l’être humain, a toujours défendu la liberté, dont elle remplissait toujours sa bouche des mots comme liberté et fraternité, s’est avérée complice, pas toutes les réalités maçonniques, mais une bonne partie d’entre elles,  se sont révélées complices de la plus grande attaque grave aux libertés humaines de l’histoire, ce qui s’est passé en 2020.
J’ai écrit un de mes articles qui a fait beaucoup de bruit, puis je l’ai mis en contexte
de mon essai qui est le nouveau désordre mondial du 11 septembre à la Grande Réinitialisation et cet article était intitulé la franc-maçonnerie et la pandémie, où je m’en suis pris à tout le monde , ceux qui ont dénaturé les idéaux authentiques de la franc-maçonnerie et justifié les mesures mesures répressives introduites par le gouvernement Conte d’Italia et qui ont ensuite dégénéré avec le gouvernement Draghi.
Ma polémique a fait beaucoup de bruit à l’époque, mais je l’ai dit clairement, c’en est une honte, parce qu’une institution comme la franc-maçonnerie, et surtout le Grand Orient d’Italie se porte bien, pour la première fois de son histoire, il a exercé une discrimination à l’égard de ses propres frères.

Ses propres frères qui ont, à juste titre, rejeté cette dérive totalitaire, ce qu’ils ont refusé des choses expérimentales qui se sont révélées plus tard mortelles et nuisibles et ont été évincées même depuis la loge . On se rend compte que c’était la trahison ultime de l’idéal ultime et en fait ce n’est pas par hasard en Italie, plus de 5.000 XNUMX frères se sont endormis en 2021 précisément pour protester contre toute cette dérive folle. Il en ressort que cependant cela n’impliquait pas tous heureusement . Mais ce que je voudrais dire, on s’oriente également vers une conclusion hypothétique, c’est que nous devons être très prudents car c’est une chose de défendre la liberté. C’en est une autre chose à défendre les intérêts nationaux aussi, car une communion maçonnique qui opère dans un certain nombre de nations doivent également, à juste titre, considérer le contexte dans lequel elles opèrent, mais c’est une chose de se vendre aux intérêts étrangers et il y a des réalités maçonniques en Italie et peut-être pas au sommet mais qui ont des courants en eux, ils ont des composants forts qu’ils ont toujours joué entre les mains de l’Angleterre au détriment de l’Italie ou qui ont toujours joué ce jeu de France, que ces derniers temps, c’est cette deuxième option qui prévaut.
Dernièrement, il y a un agression politique, économique, nous en avons parlé deux fois,
du côté français dans les points de l’Italie, aussi pour toute une série de raisons structurelles que nous n’expliquerons pas ici, raisons économiques et la France attaque toujours notre souveraineté.
L’Italie est née d’un Projet maçonnique, Italie unie, parlons clairement, est née d’un projet d’Agrologie Maçonnique. L’Angleterre unie et un projet dans lequel le Grand Est voulait aussi dicter des lois de France avec Napoléon III, puis l’orientation de l’United Agrology of England a prévalu. Je critique le Risorgimento. Je suis un franc-maçon un peu atypique car je suis plutôt du côté le royaume des Deux-Siciles, pour un certain type de traduction.
Je condamne les abus qui existent au RisorgimentoJe condamne beaucoup d’erreurs. Je condamne particulièrement l’annexion forcée, les fraudes, les faux plébiscitesJe condamne l’expédition de Garibaldi elle-même. À mon avis, Garibaldi était franc-maçon indigne.
Garibaldi était un voleur de chevaux. Garibaldi a sauvagement tué sa femme parce que c’était un obstacle à ses opérations. Garibaldi était en quatrième année, un maître secret
qui fut élevé sur l’épée au trente-troisième degré du Rite Écossais.
Mais de quoi parlons-nous ? 
Autrement dit, il est temps que cet incident soit fait à la lumière, avec la liberté de le faire, historiquement aussi.
Et donc nous sommes très prudents. Je ne citerai pas de noms, mais je me retourne surtout aux frères, aussi aux nombreuses sœurs qui écoutent, veillons à ce que les institutions à qui nous appartenons, ne jouons pas au jeu politique de nuire à nos intérêts mais faisons-le pour nos enfants, faisons-le pour nos petits-enfants, faisons-le pour vraiment les laisser en héritage quelque chose de solide, laisser un héritage des libertés dont nous avons joui dans notre propre vita. Une liberté dont nos enfants risquent de ne plus pouvoir jouir.
Parce que nous allons vers une dérive autoritaire qui n’est pas maçonnique si tu parles bien.
Ensuite, il y a certains théoriciens de Conspiration du dimanche qui dit la conspiration judéo-maçonnique, la franc-maçonnerie ici, la franc-maçonnerie là-bas.
Dans la franc-maçonnerie il y a mille âmes, il y a aussi des âmes sales, mais la franc-maçonnerie en elle-même n’est pas partisane du nouvel ordre monde, cependant il existe des composantes maçonniques remplies de pythagorisme déviant qui ont toujours travaillé pour un gouvernement mondial et je condamne cela.
Je condamne toute forme de mondialisme, toute forme de mondialisation, toute forme de tentative de créer un gouvernement mondial unique ou centralisation des pouvoirs, en fait je suis pour la luxation maxime. Je suis pour la souveraineté des États. Je suis aussi pour la souveraineté monétaire, mais je reflète clairement mon point de vue, que quelqu’un peut ou non partager.

-D’accord Nicolas, nous vous remercions pour ces paroles car elles sont fondamentales,
parce que le véritable objectif que nous essayons de poursuivre est de rencontrer des gens qui ont une signification humaine comme celle que vous avez exprimée, nous partageons essentiellement tout ce que tu dis, bien que nous, étant d’origine chrétienne, nous croyons que le le déni de la racine chrétienne européenne commune dans la Constitution européenne était à la base de cette dérive.
Mais pas parce qu’il y a un problème de dérive, mais parce que c’est un faux historique de le nier.
Ensuite on peut le partager ou pas, mais le nier est une folie, L’Europe  a été construite comme ça. Disons que nous avons interviewé Vera Sharav, parce qu’elle aussi en tant que juive, la dernière survivante de l’Holocauste, elle pensait la même chose.
Nous leur avons fait la note, une note très forte, à Véra, en disant que nous aimerions cependant comprendre pourquoi ce comportement, aussi étrange, Côté juif, ce que nous voyons, l’attitude belliciste.
Elle nous a dit, c’est enregistré dans une interview, un nous qui il y a beaucoup de Juifs qui pensent comme ça, qui pensent comme les nazis et « nous n’en avons pas peur ».
(Ce sont des mots très forts : le nazisme est en fait un virus millénaire, nous savons que c’est juste le nom de famille, Nazisme, C’est quelque chose qui remonte bien plus loin.)
Alors nous ne sommes pas allés plus loin et c’est dommage. Nous devons rassembler tous ces gens, parce que d’un côté les chrétiens; alors le monde Juif, la franc-maçonnerie qui n’est pas forcément chrétienne, tout le monde pense ainsi : il y a une forte dérive qui nous conduit vers un transhumanisme qui somme des gens qui ne le partagent pas. Je pense que vous avez identifié un point au début de l’entretien et à la fin. Au début tu disais ça il y avait un composant Chrétien fort en franc-maçonnerie.
À la fin, vous avez dit qu’il y avait eu des perturbations intérieures et ensuite vous avez fait tout l’excursus de ce qu’est la franc-maçonnerie, cela pourrait être Chrétien ou pas.
Donc, tu es allé jusqu’à dire que je suis plus pour le royaume de deux Siciles, le royaume des Deux-Siciles est un royaume profondément chrétien.
Et c’est là voici le point, parce qu’à mon avis, après avoir étudié un peu le sujet en tant que chrétien et en tant que laïc au niveau maçonnique, mais avec beaucoup de respect et beaucoup d’intérêt, parce que c’est une chose très intéressante.
Il y a un point de contact entre ce qui est le passé et quelle est la réalité d’aujourd’hui,
qui est effectivement l’Empire romain dans la culture espagnole.

Laissez-moi vous expliquer, il y avait trois empereurs romains espagnols, dont deux adoptifs, Adrien, Trajan et Théodose le Grand.
Hadrien et Trajan sont les plus grands empereurs, les deux étaient des empereurs adoptifs espagnols, donc les parents adoptifs pourraient aussi être de la région, Ibères pour être précis.
Ensuite, il y a Théodose le Grand qui, paradoxalement, est le plus important de tout le monde, le bien plus important de Constantin car il a annulé, il a effacé le profane, tous les rites précédents et ce que je veux dire.
Par la suite, il y eut l’église de Constantinople, mais ce que je veux dire c’est que l’avenir réside probablement dans l’union de cette racine restée chrétienne, qu’elle est catholique de toute façon, qui est italien, qui est romain et tout, supprimer ces dérives à l’allemande qui empoisonne l’Europe depuis mille ans.
Je ne sais pas si ça que ce soit une interprétation que vous partagez.
Je suis très pragmatique, mais l’important c’est donner le message, alors il est également important de laisser des traces sur lesquelles les lecteurs pourront approfondir essentiellement. J’arrête parce que, comme je le dis, je suis très limité dans mes réflexions.

– Je ne suis pas d’accord avec ça, clairement sur Théodose. Je pense que tout le mal est possible parce que l’édit de Thessalonique a été, à mon avis, la plus grande aberration juridique de l’histoire.
Entre autres cela présente d’incroyables similitudes avec les jeux du gouvernement Draghi car à l’époque romaine de Théodose , l’empire était déjà en déclin démographique mais comptait 45 à 46 millions d’habitants.
dont environ 8% sont chrétiens, donc 98% des citoyens de l’empire pratiquaient quelque chose de complètement différent.
Cultes. Avec l’édit de Thessalonique, le christianisme fut imposé, le baptême a été imposé avec la perte des droits civils. Ceux qui n’étaient pas baptisés ne pouvaient plus enseigner dans leécoles, ils ne pouvaient plus faire des dizaines et des dizaines de travaux, ni accéder à l’éducation, ni aller au cirque, ni aller au spa, ni voyager.
Tu vois, tu ne le fais pas ils ont de l’imagination. Lorsqu’ils évoquent les nazis, ils font toujours référence aux stéréotypes du passé, comme s’ils étaient guidés par une intelligence artificielle qui dit l’école qui gagne non oui changements.
Mais l’Europe a fondamentalement des racines chrétiennes parce que l’Europe née au
Moyen Âge est une Europe christianisée, et je veux surtout la valoriser les racines gréco-romaines. L’Europe est donc la synthèse, ça devrait être la synthèse parfaite de l’un des grands héritages de la philosophie de la spiritualité hellénique, de la grande Connaissance romaine, de la grande expertise technique romaine, de l’ingénierie romaine, du mos maiorum, aussi de la liberté qui existait dans l’Empire romain avec tous les avantages et les inconvénients de l’Empire romain, avec la liberté religieuse et la tolérance.
Et l’Europe  a donc des racines grecques, romaines, chrétiennes, mais aussi juives parce qu’elles sont alors intégrées en partie aussi islamique, l’Europe a bien des racines islamiques, on ne peut pas le nier avec l’influence que l’Islam a eu par exemple dans la péninsule Ibérique et au-delà, aussi en Sicile.
L’Europe est la synthèse de tout cela, mais l’Europe cela ne doit pas devenir une dictature,
une dictature de pensée unique, une dictature du transhumanisme, et les institutions telles que la franc-maçonnerie devraient défendre la liberté aujourd’hui plus que jamais.
Non ils sont descendus dans la rue pendant le confinement, ils se surveillaient depuis le phare, je l’ai fait. Je l’ai fait personnellement. J’ai rejeté toutes les restrictions et même je suis allé aux manifestations de rue avec mes vêtements maçonniques, mais pour te dire ça, / terrible, pour envoyer un message, que je ne suis pas là, parce que pour moi la liberté est sacro-sainte et rien ne vaut plus que la liberté, mais il y a des gens qui piétinent la liberté et puis ils se déclarent francs-maçons. Je parle de subvention,
vraiment comme le Fabian Société, en fait très triste et dangereux, ils se déclarent philanthropes, ils prétendent travailler pour le bien de l’humanité.
La porte de l’enfer Je veux y lancer une provocation, parce que mon intention était de condamner et de critiquer le traité du Quirinale, ce qui était clairement le cas d’une dérive pro-française imposée à Mattarella et en conjonction avec la signature du traité
du Quirinal et entre autres en conjonction avec l’un des moments les plus sombres de l’histoire de la République italienne. Je dirai qu’avec l’introduction du Green Pass, ils ont inauguré aux écuries du Quirinal une exposition inspirée de l’Enfer de Dante.
L’Enfer de Dante n’était qu’un prétexte pour organiser une opération magique, car alors
certaines élites politiques font de la magie.
La magie n’est pas celle du magicien Adris B, ce n’est pas celle de la sorcière, c’est de la faible magie. La vraie magie est opérée par les élites politiques et elles travaillent avec la magie. Tu te souviens quand ils ont dit (plaisanterieoui au gouvernement Conte qui se réunit à minuit ?

Il y a des moments pour faire des choses, il y a de bons jours, rien n’arrive par hasard,
parce que certaines élites connaissent le symbole, elles connaissent l’utilisation de symboles, elles connaissent l’usage des allégories,
elles savent comment les utiliser et faire de la magie. Elles te font croire aux gens que la magie est une superstition, mais elles l’exploitent, comment elles travaillent avec l’astrologie, identifier les dates favorables pour réaliser des coups d’État, pour destituer un président, / déclencher une guerre, et ma réponse a été de contraster, non seulement idéologiquement, non seulement symboliquement, mais aussi en réalité par magie, parce que quand tu rassembles des milliers de personnes dans une pensée qui crée un égrégore et cet égrégore prend une forme-pensée qui puis il agit, c’était ma façon de contrecarrer l’effet de la porte de Rodin vers l’enfer.
J’ai montré la porte du paradis de Lorenzo Di Berti, mais il y avait un initié, il était un grand ésotériste du cercle Médicis, ainsi qu’un sculpteur talentueux, et j’ai invité contraste, sur le plan conceptuel, à la porte de l’enfer de Rodin, la porte du paradis de baptistère de Florence. Cette chose est alors devenue un peu incontrôlable, ce qui veut dire qu’ils l’ont pris très littéralement et des dizaines de milliers de personnes, chaque jour autorisé, ils sont allés à Florence, mais venant de toute l’Italie, et ils campèrent devant le baptistère de Florence, devant le Paradiso récitant le OM,c’est-à-dire des choses que je n’ai jamais évité de faire clairement, mais les gens sont allés là pour faire des rituels chamaniques,
réciter le OM ou réciter le chapelet, chacun selon propres tendances, votre propre spiritualité, mais ils y sont allés pour déjouer la porte de l’enfer par Rodin, avec tout ce qu’il y avait derrière et cette chose a duré presque un année, c’était incroyable et tout est né d’une de mes idées lancée comme ça et en ligne, non? Et je pense que ça a eu un effet, car c’est aussi là que la magie se crée.

– Mais tu vois, vous avez fait ressortir précisément cette racine que j’essayais de présenter plus tôt
io Christian, tu, franc-maçon, Vil était Juif, nous devons reconnaître son existence et le respecter pour quelque chose de plus élevé, Ce que je vois aujourd’hui, c’est que quelqu’un veut se remplacer à Dieu, il me semble qu’avec ces règlements, et cette substitution à Dieu n’est pas bonne, ce n’est pas bon, ce n’est pas bon, absurdement, Moi qui suis chrétien,
où je vois le plus grand pénurie publique, parce qu’en privé il existe, c’est précisément dans l’Église catholique qu’il semble je ne veux presque pas exposer pour nier cela, alors que la grande majorité des catholiques est contre, mais il manque une voix, une voix unique qui peut, comme cela s’est produit à la place passé et c’est peut-être la raison pour laquelle l’Italie a toujours été si centrale, une voix unique qui appelle, qui donne un avertissement officiel, un Nous avons tous remarqué que l’Angélus après cette malheureuse cérémonie d’ouverture [aux Jeux olympiques], qui était en tout cas bien meilleur que celui de clôture des Jeux olympiques, j’ai vu un Angelus le lendemain midi, même en retard dix minutes, personne ne l’a dit, mais ça a commencé avec dix minutes de retard,
probablement il y a eu des tensions et puis rien n’a été dit pour stigmatiser quelque chose qui, selon reste inacceptable et qui a été absurdement stigmatisée tant par le monde juif que par Monde musulman. Rappelons que Jésus reste un prophète et constitue un point commun parmi les différentes religions, ce n’est pas comme si c’étaient des religions où Jésus n’était pas existe, plutôt.
Cela étant dit, l’important à mon avis, Nicolas, est d’expliquer.
Nous sommes de l’idée de ne pas faire ce qui se passe aujourd’hui à la télé, où les gens n’ont pas le droit de parler, doit être dirigé, expliquer et donner les outils pour comprendre, en espérant que qui voudrais approfondir cette discussion.
Parce que moi, le mal qu’ils disaient de tout ce qui s’est passé au cours des deux dernières années. Oui, C’est absolument mauvais.
Nous avons expliqué, toi Nicola, nous. Et puis il y avait ceux qui voulaient comprendre ou qui ne voulaient pas comprendre ; c’est aussi une forme de choix, le libre choix de chacun pour certains types de choses.

À tel point que la méthode était inacceptable parce qu’elle est partie de l’ignorance généralisée des dimensions cyclopéennes, ils utilisent des techniques prévisibles, mais des techniques consolidées de lavage de cerveau.
Travaux
Cela étant dit, Nicolas, nous vous remercions de ce savant commentaire sur lequel nous partons ,les lecteurs méditent sans rien ajouter d’autre. Nous nous sommes exposés en donnant notre interprétation aussi pour marquer la position qui est respectueuse et toujours ouverte à apporter des commentaires différents et aussi en revanche, si jamais un jour le monde catholique voulait aussi être présent.
exposez-vous publiquement.
Nous te remercions Nicola et un câlin fraternel dans le sens de la fraternité Christian mais comme tu l’as dit, la différence n’est pas si grande.
A bientôt et merci
Merci, Je suis toujours disponible pour de plus amples renseignements et je salue chaleureusement tous les auditeurs.

– Merci. Je suis toujours disponible pour de plus amples informations et je salue chaleureusement tous les auditeurs. Merci. Arrivéderci.

* Nous nous excusons jusqu’à présent pour toute erreur dans l’algorithme d’IA.

Europe 1 : Joséphine de Beauharnais et la franc-maçonnerie

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De la chaine Youtube d’Europe 1

Joséphine de Beauharnais fut le grand amour de Napoléon. Ce fut aussi une grande figure de la franc-maçonnerie ! À l’occasion de la sortie du roman d’Éric Giacometti et Jacques Ravenne La Clé et la Croix (éditions J.-C. Lattès), qui explore l’influence maçonnique sous l’Empire, Virginie Girod vous plonge dans le secret de la franc-maçonnerie !

Marie Josèphe Rose TASCHER de La PAGERIE, dite Joséphine de Beauharnais, est née le 23 juin 1763 en Martinique et morte le 29 mai 1814 à Rueil-Malmaison (FR) ; elle est la première épouse de Napoléon Ier (de 1796 à 1809). À ce titre, elle était impératrice des Français de 1804 à 1809 et reine d’Italie de 1805 à 1809.

Elle sera initiée en franc-maçonnerie à Strasbourg (FR) et deviendra Grande Maîtresse. L’année de son initiation n’est pas sûre, mais toujours est-il que, en 1804, une fois devenue impératrice, elle va jouer un rôle important dans la reprise de la franc-maçonnerie d’adoption au XIXe siècle. On parlait alors de “franc-maçonnerie d’adoption” lorsqu’on évoquait les loges féminines, autorisées sous la tutelle de loges masculines ; elles étaient principalement constituées de filles, d’épouses et d’amies proches de francs-maçons. On notera que, vers 1780, Cagliostro fondera le Rite Egyptien avec des loges “androgynes”, sous les auspices de la déesse Isis. (Lire la suite sur wallonica.org)

Pourquoi l’ancien grand maître du Grand Orient de France était-il en Creuse ce week-end ?

De notre confrère lamontagne.fr – Par François Delotte 

Philippe Foussier, ancien grand maître du Grand Orient de France, donnait une conférence au temple maçonnique de Guéret, ce samedi 7 septembre. L’occasion de communiquer sur les activités et le fonctionnement de la franc-maçonnerie auprès d’un public non-initié. Entretien.

Comment situer le Grand Orient de France au sein de la franc-maçonnerie ?

Avec 300 ans d’existence, c’est l’obédience la plus ancienne du continent européenne. Avec 1.400 loges, c’est aussi la plus importante obédience dite “libérale” d’Europe.

 “Libérale” ?

Il existe deux grands courants maçonniques : la franc-maçonnerie anglo-saxonne d’un côté, et la franc-maçonnerie libérale de l’autre. La première caractéristique de cette franc-maçonnerie libérale est qu’elle n’impose rien en termes de croyance ou de non-croyance. Contrairement à l’anglo-saxonne, qui impose la croyance en Dieu. Ce qui nous distingue aussi de cette dernière est le fait que nous abordons tous les sujets que nous souhaitons, y compris les sujets de société.

Vous donniez une conférence intitulée “Démarches initiatiques et engagements humanistes”, à Guéret, ce samedi 7 septembre. Pourriez-vous nous en dire davantage ?

L’idée est de s’ouvrir au monde “profane”. De permettre à des gens qui ne sont pas francs-maçons, mais qui pourrait être intéressés par cela, d’en savoir un peu plus sur l’utilité de la franc-maçonnerie, son fonctionnement…

Il s’agit aussi de pouvoir dialoguer, et de montrer ce qu’est la réalité de la franc-maçonnerie, au-delà des préjugés et des fantasmes qui peuvent être véhiculés à son égard.

Êtes-vous dans une démarche de recrutement ?

Nous ne faisons pas de prosélytisme. Tant mieux si nous avons de nouveaux initiés. Mais nous ne cherchons pas à avoir des adeptes. Pour nous, je dirais que la qualité l’emporte sur la quantité. Ce qui nous importe, c’est d’avoir des gens très motivés.

Comment peut-on rejoindre votre mouvement ?

Soit, vous êtes approchés par un franc-maçon qui vous connaît. Soit, vous participez à une initiative comme celle organisée à Guéret ce samedi, ce qui est l’occasion de rencontrer des francs-maçons. Mais il est aussi possible d’écrire à la loge locale ou à l’obédience.

Un nombre croissant de candidatures nous parviennent par voie électronique. Nous attirons de plus en plus de jeunes gens et de jeunes filles, puisque nous sommes ouverts aux femmes depuis une quinzaine d’années.

Une fois la démarche enclenchée, les choses s’inscrivent dans le temps long.

C’est-à-dire ?

C’est une démarche initiatique. Celle-ci va permettre au franc-maçon de se retrouver dans un univers différent de celui qu’il côtoie dans son quotidien. Et qui va l’aider à progresser, à s’améliorer, à l’aide de rites, de légendes, de symboles très anciens… C’est une démarche d’émancipation.

En quoi la franc-maçonnerie pourrait-elle nous aider à affronter les grands défis de notre temps ?

Elle nous permet de sortir de la confusion dans laquelle nous baignons souvent dans ce monde où une information chasse l’autre, où il n’y a plus véritablement de hiérarchie entre ce qui est de l’ordre de l’éphémère et du durable, entre ce qui est important et ce qui est secondaire.

En franc-maçonnerie, on prend le temps d’examiner les choses. Tout en étant aidé par cette grammaire symbolique particulière qui nous permet d’échapper au raisonnement binaire, par la pensée analogique. Tout cela permet à des gens de mieux se situer, d’échapper aux injonctions d’urgence permanente, de se poser pour réfléchir tranquillement et de prendre du recul.