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L’hopital Santa Casa de Poços reçoit un don d’équipement hospitalier des Francs-maçons

De notre confrère brésilien brandnews.com.brSOURCE ET PHOTO : Rafael dos Santos

Le 1er novembre, Santa Casa de Poços de Caldas a bénéficié d’un don de matériel hospitalier pour l’ USI néonatale , notamment des articles essentiels pour l’intubation des nouveau-nés, des masques néonatals et des aiguilles avec des seringues à insuline. Le don a été fait par la Loge maçonnique Timoneiro do Sul de Minas et remis par Charles Ribeiro , représentant de l’entité.

Charles Ribeiro a expliqué l’initiative de la Loge maçonnique et son engagement en faveur des soins hospitaliers dans la région. «Je représente la Loge maçonnique Timoneiro do Sul de Minas, qui gère certains dons que nous collectons. La suggestion d’attribuer une partie de ces matériaux à la Santa Casa est venue de Dercilio , membre de la Confrérie de la Santa Casa et également frère de la franc-maçonnerie. Ce don de produits hospitaliers a lieu trois fois par an et, après deux ans de fonctionnement, nous avons déjà dépassé 1,285 million de R$ de dons aux hôpitaux. Maintenant, en incluant Santa Casa de Poços parmi les bénéficiaires, nous espérons revenir au début de l’année avec plus de contributions », a expliqué Charles.

La pourvoyeuse de Santa Casa, Célia Maria de Souza , l’a remercié au nom de l’institution et a souligné l’importance du soutien de la Loge maçonnique Timoneiro do Sul de Minas. « La franc-maçonnerie a été un partenaire formidable dans notre communauté, et que Dieu bénisse toutes les personnes impliquées, en leur apportant santé et succès dans leurs initiatives. Je remercie également le frère Dercilio, qui a proposé à Santa Casa de recevoir ce généreux don », a-t-il déclaré.

L’Anabase, l’ascension divine et la réintégration spirituelle

De notre confrère Arcana – Par Ludovic Richer

Dans ce second épisode, nous explorerons le concept de l’Anabase, ou l’ascension divine, qui suit naturellement la Catabase. Si la chute (qu’elle soit celle de l’Homme ou des anges) représente une descente dans le monde matériel et obscur, l’Anabase symbolise le chemin de rédemption, de purification et de retour à l’état originel de pureté spirituelle. Ce processus de réintégration est central dans de nombreuses traditions ésotériques, qu’il s’agisse de la Kabbale, de l’Hermétisme ou de la Gnose.

Nous plongerons dans ces enseignements pour comprendre comment les mystiques et les sages ont cherché à reconnecter l’humanité à sa source divine. Nous examinerons également les écrits de penseurs influents tels que Louis-Claude de Saint-Martin et Martinès de Pasqually, dont les travaux ont profondément marqué la pensée mystique et ésotérique moderne. Ce voyage ascensionnel, loin d’être une simple allégorie, représente un véritable cheminement spirituel que nous tenterons de décoder.

L’Anabase : Un Voyage Spirituel à Travers les Âges

Dans le monde fascinant des religions et des mythologies, un concept captivant émerge : l’anabase. Ce terme, issu des Mystères grecs antiques, désigne un voyage spirituel extraordinaire – l’ascension de l’esprit.

L’anabase représente bien plus qu’une simple élévation physique. Elle incarne une quête profonde de transcendance, prenant diverses formes selon les traditions. Qu’elle soit imaginaire comme dans le tantrisme, rituelle comme l’ascension d’une montagne sacrée, ou spirituelle comme le voyage nocturne de Mahomet décrit dans le Coran, l’anabase symbolise toujours une élévation de la conscience.

Cette ascension spirituelle peut mener vers différentes destinations mystiques : les cieux des traditions mésopotamiennes, le paradis terrestre ou céleste, ou encore le Royaume de Dieu. Chaque culture et chaque époque ont façonné leur propre vision de ce voyage intérieur.

L’anabase revêt des significations profondes et variées. Elle peut être initiatique, permettant d’accéder à une connaissance supérieure, comme le voyage d’Énée dans l’Énéide de Virgile. Elle peut aussi être chamanique, visant à guérir les âmes, ou cathartique, comme dans les Oracles chaldaïques, où elle sert à purifier l’âme.

Intéressamment, l’anabase a son pendant : la catabase, qui représente la descente volontaire d’un être vivant dans le royaume des morts. Ce voyage dans les profondeurs de l’au-delà n’a de sens que s’il est suivi d’un retour, d’une remontée – l’anabase – permettant de rapporter aux vivants une vérité sur l’invisible.

Des exemples d’anabase parsèment l’histoire des religions et de la philosophie. Dans le Corpus Hermeticum, on évoque une pensée qui plane dans les hauteurs. Le Coran décrit la révélation reçue par Mahomet comme une expérience d’élévation spirituelle. Même les disciples de Pythagore voyaient dans le « commerce avec les dieux », la pratique du bien, et l’expérience de la mort, des formes d’anabase permettant à l’homme de se dépasser.

L’anabase, distincte de l’ascension physique ou de l’extase, reste un concept fascinant qui continue d’inspirer la quête spirituelle de l’humanité. Elle nous rappelle que, quelle que soit notre culture ou notre époque, l’aspiration à s’élever au-delà de notre condition terrestre demeure une constante de l’expérience humaine.

Un engagement sacré et un sacré engagement

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Ne cessez pas de rêver, Mes Sœurs et Mes Frères ! Croyez-vous que nous n’ayons plus besoin de rêves pour animer le monde ? Bien au contraire, prenez vos rêves au sérieux. Élaborez-les ensemble. Ne rêvez pas en solitaire. Murmurez-les à l’oreille de vos amis, conversez à leur sujet. Tranquillement et longtemps, en leur faisant confiance comme à des boussoles de votre action. Racontez-vous le monde tel que vous aimeriez qu’il soit à l’avenir.

Imaginez alors les obstacles que de telles visions rencontrent. Évaluez même non seulement tout ce qui résiste d’ores et déjà aux espoirs qui vous portent mais tout ce qui, à l’épreuve de différents changements, risque de se dresser contre vos volontés.

Un homme censé lisant la presse politique.

Puis, mesurez les moyens qu’il vous faudrait pour dessiner des perspectives souhaitables. Soupesez le bon emploi de vos énergies. Révisez constamment vos capacités à l’aune des réalités et des ressources. Comment vous y prendre ? Par quoi commencer ? Quelle voie poursuivre ? Ne baissez pas les bras ! Ne renoncez jamais d’avance ! Ne réduisez pas vos ambitions à l’échelle de vos besoins courants, même s’ils appellent déjà beaucoup de soin de votre part. Quel que soit le poids de l’Histoire ou de l’actualité, les fragilités et les horreurs ne peuvent pas s’emparer, de guerre lasse, de vos destins. Regardez aussi le monde, dans ses beautés, dans ses sourires, dans ses enthousiasmes… dans les solidarités spontanées que la joyeuse effervescence de la vie fait aussi naître, à tout instant.

Prenez ce parti-là, celui du bonheur, celui du partage, celui qui fait circuler de la joie et de la paix parmi les hommes. Les hommes et les femmes, bien entendu. Tous les hommes, toutes les femmes. Sans transiger sur leur égalité, celle-là même qui sert de socle à leur liberté. N’admettez pas de liberté qui nuise à celle d’autrui et inversement car c’est donner cours à un égoïsme liberticide se déployant peu ou prou au détriment de tous. Alors, alors seulement, vous remplirez les conditions d’une fraternité fondée sur le respect mutuel et l’épanouissement commun, dans cette réconciliation de l’Homme avec la Nature, seule à même de garantir l’accomplissement équilibré de l’espèce… et des espèces, aussi bien, car quelle merveille, à vrai dire, de ne pas être seuls sur Terre !

Dès lors que l’on n’est plus à l’écoute du règne du vivant, que l’on n’est plus soucieux du respect des forces grâce auxquelles il parvient à se perpétuer au mieux, non seulement les vanités se fracassent les unes contre les autres en détruisant plus qu’elles ne créent, mais les périls s’accumulent, les horizons s’obscurcissent, l’angoisse et l’absurde se courent après. La violence engendre la haine et la vengeance aveugle. La mort ne tarde pas à l’emporter sur la vie.

Cicéron

Je repensais, ces jours-ci, au mot « religion ». J’ai même relu la très belle notice que Wikipédia consacre à l’étymologie de religion[1]. Je vous invite à la découvrir si vous ne la connaissez déjà. On y comprend beaucoup de choses. J’en retiendrai ce qui suit, pour le bénéfice de la cause. Après Cicéron, certains voient dans le mot « religion » un dérivé du verbe latin relego, relegěre qui a pour sens « rassembler de nouveau, recueillir de nouveau », loin de toute notion de foi inexistante à l’époque[2], tandis que d’autres, que Lactance défendra plus tard, en puise l’origine dans un verbe de consonance voisine : religo, religāre qui signifie « attacher », « relier ». Saint Augustin[3], né le 13 novembre 354, soit il n’y a pas moins de 1670 ans exactement, combinera déjà ces différentes acceptions. Et c’est ainsi que, vers la moitié du XIIe siècle, le terme de religion est employé pour désigner aussi bien « l’ensemble des croyances, des pratiques impliquant des relations avec la divinité » que « l’état d’une personne engagée par vœu dans un ordre monastique ». 

Pour un libre penseur, rien ne s’oppose donc à ce que l’on puisse s’approprier ce vocable, non point en ce qu’il manifeste l’adhésion d’un esprit à une doctrine religieuse, mais en ce qu’il traduit une exigence personnelle à « relire » le rituel avec rigueur – comme en son premier sens latin – et à « le reprendre à chaque fois comme un choix intime », tandis qu’il s’affirme également comme moyen « d’unir les hommes » dans une aspiration commune. Après quarante ans de pratique ininterrompue, je dois bien me rendre aujourd’hui à cette évidence qu’en quelque sorte, j’ai pris le tablier comme des « religieux » prennent l’habit, le vœu que je formais alors s’appuyant, par la suite, sur une discipline qui n’a cessé de m’ouvrir davantage les yeux sur l’imbrication des réalités et le jeu complexe des énergies. Ce chemin m’a aidé chaque jour à mieux définir ma place en ce monde et à y exercer, en conscience, mes responsabilités. En effet, je suis convaincu que l’initiation maçonnique implique un double engagement de force égale, tous les deux parallèles et continus : un engagement sacré et un sacré engagement.


[1] Pour accéder à la notice Wikipédia, cliquer ici.

[2] Si l’on considère que la foi caractérise une croyance en des dogmes religieux, la religion romaine reposait essentiellement, quant à elle, sur une orthopraxie, c’est-à-dire sur un culte fondé sur la bonne exécution des rites. Comme a pu le dire John Scheid, professeur honoraire au Collège de France et membre de l’Institut, dans sa leçon de clôture, prononcée le 3 mars 2016 (pour accéder à la référence, cliquer ici), « la religion romaine ne connaissant ni Révélation ni Livre sacré, l’obligation rituelle constituait le seul élément auquel le pratiquant pouvait s’accrocher ». 

[3] Bon anniversaire, Aurelius Augustinus, toi qui, d’abord philosophe, t’es converti au christianisme à l’âge de 32 ans, avant de devenir évêque d’Hippone, l’actuelle ville d’Annaba, au nord-est de l’Algérie, toi qui auras vécu, quinze ans durant, en concubin fidèle d’une femme dont tu auras eu un fils Adeodatus, Dieudonné – avant de réprouver sévèrement le désir sexuel ! Mais, à tout péché miséricorde, le péché n’étant pas nécessairement du côté que l’on croit… En effet, certaines contraintes que l’on s’impose à soi-même voire, qui pis est, des interdictions que l’on veut imposer à autrui pèchent contre les forces de la vie. Notons incidemment, pour être tout à fait explicite, que cette dernière expression n’emporte, par elle-même, aucune condamnation, fût-elle voilée, des plaisirs dits contre nature. Montaigne ne s’y trompait pas, qui observait déjà : « Nous appelons contre nature ce qui advient contre la coutume » (Les Essais, livre II, Chapitre 30, 1578).

La transe : entre mysticisme, science, culture contemporaine… et Franc-maçonnerie

La transe, cet état modifié de conscience fascinant, traverse les siècles et les cultures, offrant un terrain d’exploration aussi mystique que scientifique. Associée à des pratiques spirituelles, artistiques ou thérapeutiques, elle suscite autant de fascination que de questionnements. Mais que savons-nous réellement de cet état ?

Origines et définitions

Le mot « transe », issu du latin transire signifiant « passer » ou « s’écouler », prend dès le Moyen Âge une connotation particulière : celle du passage entre la vie et la mort. Dans les traditions spirituelles hindoues, le terme samadhi véhicule une idée similaire, évoquant un état de conscience transcendante.
Georges Lapassade, anthropologue et spécialiste des états de conscience, décrit la transe comme un « état second » mêlant dimensions psychologiques et sociales. Pierre A. Riffard, philosophe, y voit un phénomène de dédoublement ou de multiplication de la personnalité, souvent accompagné de sensations d’autonomie psychique, comme l’impression d’être habité par une force extérieure.

Diverses formes de transe

La transe se décline en plusieurs formes selon les contextes :

  1. Transe chamanique : pratiquée depuis des millénaires, elle permet au chamane d’accéder à des réalités spirituelles pour guérir ou guider son groupe.
  2. Transe hypnotique : utilisée en thérapie, elle aide à atteindre des états profonds de relaxation et à modifier des schémas de pensée.
  3. Transe médiumnique : souvent associée au spiritisme, elle implique des communications supposées avec des esprits.

Plus récemment, des états similaires ont été observés dans des contextes modernes, notamment lors de soirées techno, où la musique répétitive et l’énergie collective déclenchent une sorte de transe inconsciente chez les participants.

Des techniques universelles, mais risquées

Les moyens pour entrer en transe varient selon les traditions et les objectifs. La danse rotative des derviches tourneurs, la respiration accélérée pratiquée dans le rebirth, ou encore l’usage de plantes enthéogènes dans les rituels chamaniques ne sont que quelques exemples. Ces pratiques peuvent cependant être dangereuses, surtout lorsqu’elles sont menées sans encadrement par des personnes expérimentées. Les effets physiologiques, comme l’hyperventilation ou l’usage de substances psychoactives, nécessitent une grande prudence.

Un phénomène social et scientifique

Bien que souvent perçue comme un phénomène mystique, la transe intéresse également les chercheurs. Des études neurologiques montrent que la transe modifie l’activité cérébrale, en particulier dans les régions associées à la conscience de soi et au contrôle moteur. La transe chamanique, par exemple, s’accompagne souvent d’une diminution de l’activité dans le cortex préfrontal, ce qui peut expliquer les sensations de lâcher-prise ou de connexion spirituelle.

Dans le DSM-5, manuel de référence en psychiatrie, on parle de « transe dissociative » pour décrire certains troubles pathologiques où l’individu perd temporairement la maîtrise de ses actions ou de sa personnalité. Ce diagnostic reste toutefois rare et concerne généralement des cas extrêmes.

Un lien entre tradition et modernité

Si la transe est profondément ancrée dans les traditions spirituelles, elle s’inscrit également dans des pratiques modernes. Que ce soit dans une rave party ou lors d’une séance de yoga intense, elle illustre l’universalité des mécanismes humains de modification de conscience.

Entre mysticisme, thérapie et spectacle, la transe continue de captiver l’humanité. Elle nous rappelle que, quelles que soient nos cultures ou nos croyances, l’exploration des états de conscience demeure une quête essentielle pour mieux comprendre notre esprit et nos émotions.

Les multiples visages de la transe

La transe, loin d’être un phénomène monolithique, se manifeste sous des formes variées, chacune avec ses particularités et son contexte d’apparition. Voici un panorama des principales catégories de transe, classées par ordre alphabétique :

  1. Transe cataleptique : caractérisée par une rigidité musculaire et une perte temporaire de contrôle moteur, souvent observée dans des états hypnotiques profonds.
  2. Transe chamanique : associée aux rituels de guérison et de connexion spirituelle dans les cultures traditionnelles.
  3. Transe cognitive auto-induite : produite volontairement par des techniques mentales comme la méditation ou la concentration intense.
  4. Transe convulsive : marquée par des spasmes ou des mouvements incontrôlés, souvent liés à des contextes religieux ou rituels.
  5. Transe de personnalités multiples : présente dans le trouble dissociatif de l’identité, où plusieurs personnalités cohabitent au sein d’un même individu.
  6. Transe de possession : impliquant l’incorporation supposée d’un esprit ou d’une entité extérieure.
  7. Transe de vision : état mystique lié à des visions spirituelles ou prophétiques.
  8. Transe d’inspiration créative ou divine : vécue par les artistes ou écrivains en état de « flux » ou lors de théopneustie (inspiration divine).
  9. Transe divinatoire : comme celle de la Pythie de Delphes ou de l’oracle de Nechung au Tibet, utilisé pour prédire l’avenir.
  10. Transe ecsomatique : expérience de sortie hors du corps (O.B.E.), souvent rapportée lors de méditations profondes ou de Near Death Experiences (N.D.E.).
  11. Transe érotique : associée aux états de plaisir intense ou d’orgasme.
  12. Transe extatique : état mystique transcendental, recherché dans certaines pratiques religieuses.
  13. Transe haineuse : liée à des sentiments extrêmes, observée chez les berserkers vikings ou les kamikazes.
  14. Transe hypnotique : induite lors de séances d’hypnose, souvent utilisée en thérapie.
  15. Transe méditative : atteinte par des pratiques de méditation approfondies, favorisant la sérénité et la clarté mentale.
  16. Transe médiumnique : vécue par les médiums en communication avec des entités spirituelles.
  17. Transe néoténique : associée au traumatisme de la naissance, selon des théories psychologiques comme celles d’Otto Rank ou de Stanislav Grof.
  18. Transe onirique : expérimentée durant les rêves, parfois consciente comme dans le rêve lucide.
  19. Transe orgasmique : état de fusion entre plaisir physique et abandon mental.
  20. Transe psychédélique : induite par des substances hallucinogènes, telles que les plantes enthéogènes utilisées dans les rituels chamaniques.
  21. Transe somnambulique : survenant pendant le sommeil, associée à des comportements moteurs inconscients.
  22. Transe terminale : vécue au seuil de la mort, souvent décrite dans les récits d’expériences de mort imminente (N.D.E.).

Un phénomène universel et intemporel

La diversité des formes de transe démontre son universalité et son adaptation à des contextes multiples : spirituels, artistiques, psychologiques ou même biologiques. Parfois objet de fascination, parfois incompris ou pathologisé, l’état de transe reste un mystère captivant.

Les recherches contemporaines, en neurologie comme en anthropologie, continuent d’explorer les mécanismes de ce phénomène. Ce qui est sûr, c’est que la transe, dans toutes ses variantes, ouvre une fenêtre sur des dimensions de l’esprit humain que nous ne maîtrisons pas encore pleinement, mais qui témoignent de la richesse et de la complexité de notre expérience intérieure.

La transe et la Franc-maçonnerie : un lien initiatique

Bien que la Franc-maçonnerie ne soit pas explicitement associée à des états de transe, certains aspects de ses rituels et de ses pratiques pourraient évoquer des états modifiés de conscience. Les cérémonies maçonniques, souvent empreintes de symbolisme et de solennité, visent à plonger les initiés dans une expérience introspective profonde, propice à une forme de « réceptivité spirituelle » qui n’est pas sans rappeler certains mécanismes de la transe.

Lors des rituels d’initiation, par exemple, l’atmosphère est soigneusement orchestrée pour favoriser un état de concentration intense. L’utilisation de symboles, de mots de passe, de serments et de gestes codifiés, ainsi que le caractère sacré des lieux, plonge l’initié dans une expérience immersive. Ces éléments, combinés à une musique parfois rythmique et aux discours rituels, peuvent favoriser une altération temporaire de la perception du temps et de l’espace.

Illuminati

Certains chercheurs ont établi des parallèles entre ces expériences initiatiques et les états de conscience modifiée décrits dans d’autres traditions ésotériques. La Franc-maçonnerie, comme d’autres systèmes initiatiques, vise une transformation intérieure, une « illumination » symbolique qui pourrait être rapprochée de formes douces de transe méditative ou cognitive auto-induite.

De plus, des liens indirects avec des pratiques mystiques, comme celles des écoles hermétiques ou alchimiques, suggèrent que les états de transe pouvaient jouer un rôle dans les anciennes formes de quête spirituelle poursuivies par les précurseurs de la Franc-maçonnerie.

Enfin, si la transe n’est pas explicitement nommée dans les enseignements maçonniques, l’idée de « s’élever au-dessus de soi-même » pour atteindre une compréhension supérieure du monde s’inscrit pleinement dans l’objectif des degrés maçonniques. Cette quête intérieure peut être perçue comme une version intellectualisée et ritualisée des états modifiés de conscience retrouvés dans d’autres traditions.

Les idéaux anciens dans la maçonnerie moderne – Partie III

De notre confrère universalfreemasonry – Charles W. Leadbeater

Si vous avez manqué les précédants numéros, lire le deuxième volet de cette série. Dans le dernier épisode de cette série en trois parties, le Frère Leadbeater explore les façons dont nous pouvons utiliser les enseignements intemporels de l’occultisme pour revitaliser et restaurer la franc-maçonnerie à son véritable but divin.

Chaque membre prenait part au travail, et le travail de ceux qui se trouvaient dans les colonnes était considéré comme plus ardu que celui des officiers, car il se situait en grande partie sur le plan mental. Ils devaient tous se joindre à certains points du Rituel pour envoyer des courants de pensée, le but de tout l’effort étant d’ériger au-dessus et autour de la Loge une forme-pensée magnifique et rayonnante, d’une taille colossale et de proportions parfaites, spécialement construite pour recevoir et transmettre de la manière la plus efficace la force Divine qui a été appelée par leur acte de dévotion. Si la pensée d’un membre était inefficace, la puissante forme-pensée semblable à une cathédrale était défectueuse en conséquence dans une partie ; mais le R.W.M. était généralement un prêtre ou une prêtresse clairvoyant qui pouvait voir où se trouvait le défaut, et pouvait donc maintenir sa Loge strictement à la hauteur.

Vous vous rendrez compte que, comme tous les participants devaient prendre leur part dans l’édification de cette forme, la coopération la plus exacte et l’harmonie la plus parfaite étaient absolument nécessaires. Le moindre défaut de ceux-ci aurait sérieusement affaibli la forme sous laquelle tout le travail était effectué. C’est peut-être une relique de cette nécessité primordiale qui dicte notre règlement actuel que tous les frères qui ne sont pas en parfaite harmonie les uns avec les autres ne doivent pas revêtir leurs vêtements maçonniques avant d’avoir réglé leurs différends. Dans l’Égypte ancienne, il y avait entre les membres d’une Loge une intensité de sentiment fraternel qui est probablement rarement atteinte aujourd’hui ; nous nous sentions liés par les liens les plus sacrés, non seulement en tant que parties d’une même machine, mais en réalité en tant que collaborateurs de DIEU Lui-même.

Un autre point d’intérêt est que, bien que la co-maçonnerie soit un développement relativement récent, son principal trait distinctif est d’une antiquité séduite ; car dans le travail de l’Égypte ancienne, les femmes se trouvaient exactement sur le même pied que les hommes. L’exclusion ultérieure des femmes semble avoir été due à l’influence des guildes opératives.

Je ne sais pas jusqu’à quel point, dans des conditions aussi fondamentalement différentes que celles qui existent aujourd’hui, il serait possible de restituer à la franc-maçonnerie une partie de la position et du pouvoir particuliers qu’elle détenait sur les rives du Nil ; mais s’il doit y avoir un mouvement dans cette direction, il ne peut commencer que dans les rangs des co-maçons. Il est évident que le corps a un grand avenir devant lui en relation avec la nouvelle Sixième Sous-race. Dans cette sous-race, comme dans toutes les autres, il y aura des egos de tempéraments différents ; certains, sans doute, chercheront leur inspiration dans la ligne des formes les plus libérales du christianisme, mais aussi certainement, certains qui, par tempérament et par ancienne association, se trouveront plus attirés par la présentation philosophique maçonnique de la vérité. C’est notre affaire de veiller à ce que cette présentation soit appropriée, de rendre notre travail si parfait et si respectueux que ceux qui le voient puissent y trouver ce dont ils ont besoin et ne soient jamais repoussés par quoi que ce soit de la nature de la négligence ou de l’irrévérence. Nous ne devons pas oublier que la maçonnerie est vraiment une religion, bien que si différente dans la forme de celle qu’on nous a appris à considérer comme la seule religion, que son véritable caractère est souvent négligé.

Je suis sûr que ce sera un grand encouragement pour vous d’apprendre que le chef de tous les vrais maçons à travers le monde s’intéresse personnellement de près à notre Ordre. Il a été très gracieux et bienveillant dans sa réponse prompte à toutes les enquêtes que nous avons faites. Il a eu la gentillesse de travailler Sa propre Loge pour nous en anglais, en utilisant notre nouveau Rituel, afin de nous montrer exactement comment Il pensait qu’il devrait être utilisé ; et bien que nous puissions difficilement espérer atteindre la solennité et la splendeur de son œuvre, l’occasion a été pour nous une source de grand profit et d’instruction. Nous avons remarqué certains points dans les cérémonies où il suivait une tradition qui diffère un peu de la nôtre ; Mais les traits saillants étaient la majesté et la précision militaire des travaux, et le fait que les membres des colonnes avaient beaucoup plus à faire qu’ils ne l’ont fait dans notre plan, car ils chantaient des versets appropriés à de courts intervalles.

Il y a plusieurs façons de nous rappeler la manière dont les choses se passaient dans l’ancienne Égypte, car ces gens accomplissaient leurs cérémonies en pleine connaissance de leur signification, et donc les points sur lesquels ils mettaient beaucoup d’accent sont susceptibles d’être importants pour nous aussi.

Une profonde révérence était leur caractéristique la plus forte. Ils considéraient leur Temple à peu près comme les chrétiens les plus fervents considèrent leur Église, sauf que leur attitude était dictée par la connaissance scientifique plutôt que par le sentiment. Ils comprirent que le bâtiment était fortement magnétisé et que pour conserver toute la force de ce magnétisme, il fallait prendre grand soin. Parler des choses ordinaires dans le Temple aurait été considéré comme un sacrilège, car cela aurait signifié l’introduction d’une influence perturbatrice. L’investiture et toutes les affaires préliminaires se faisaient toujours dans une antichambre, et les frères entraient dans la loge en procession en chantant. La sainteté du pavement de mosaïque était gardée avec le plus grand soin, et elle n’a jamais été envahie que par le candidat et les officiers au moment opportun, et bien sûr par le Thurifer lorsqu’il encensait l’autel. L’importance extrême de la quadrature de la Loge avec précision est dictée par les mêmes considérations magnétiques. Les courants de force se précipitent le long et à travers ce trottoir en lignes comme la chaîne et la trame d’un morceau de tissu, et aussi autour de ses bords, et quiconque doit le traverser, ou même s’en approcher, doit faire attention à se déplacer avec la force et non contre elle. D’où la nécessité impérieuse de toujours rester dans une seule direction. De nos jours, il semble que l’on prenne moins soin du pavement en mosaïque ; J’ai même vu un cas où le livret de présence, que tout le monde doit signer, a été placé sur une table au milieu de celui-ci. Chez nous, en Égypte, ce pavé occupait presque tout le sol de la Loge ; Aujourd’hui, il n’y a souvent qu’un petit enclos au milieu de celui-ci.

Une grande partie de la sagesse ancienne a été laissée tomber dans l’oubli, et ainsi les vrais secrets ont été perdus. Mais il y a toutes les raisons d’espérer qu’avec l’aide du Maitre, ils pourront être rétablis, et que nous, de ces sous-races ultérieures, pourrons nous montrer tout aussi désintéressés et capables de faire un travail aussi bon pour nos semblables que l’étaient les gens d’autrefois. En effet, nous pourrions bien être nous-mêmes ces hommes d’autrefois, qui reviennent dans de nouveaux corps, mais qui apportent avec nous l’ancien attrait pour la forme de foi et de travail que nous connaissions si bien à l’époque.

Essayons de faire revivre, dans ces conditions bien différentes, le vieil esprit invincible qui nous a distingués il y a si longtemps ; reconnaissons que la co-maçonnerie est une branche très importante de l’œuvre de nos Maîtres ; et mettons-y toutes nos forces. Cela signifie beaucoup de travail acharné, car cela signifie que chaque officier doit faire sa part tout à fait parfaitement ; Et cela, à son tour, implique beaucoup de formation et de pratique. Pourtant, je suis sûr qu’il y en a beaucoup parmi nous qui répondront à l’appel du Maître et qui se joindront à nous pour préparer la voie à ceux qui doivent venir. À l’heure actuelle, nous ne sommes que peu nombreux ; Mais tant qu’il en est ainsi, nous avons une opportunité certaine de faire un travail de pionnier pour le mouvement.

GADLU
GADLU

Que chaque loge se fabrique une loge modèle, parfaitement efficace dans son fonctionnement, afin que, lorsque quelqu’un la visite, il puisse être impressionné par le bon travail accompli et par la force de son atmosphère magnétique, et qu’il puisse ainsi être amené à venir nous aider dans cette vaste entreprise. Nos membres doivent aussi être en mesure, lorsqu’ils visitent à leur tour d’autres Loges, d’expliquer notre méthode de travail et de montrer comment, du point de vue occulte, les cérémonies doivent être accomplies. Par-dessus tout, nos membres doivent porter partout avec eux le puissant magnétisme d’un centre tout à fait harmonieux, le puissant rayonnement de l’Amour Fraternel.

Mais pour rayonner cela sur les autres, nous devons d’abord le développer en nous-mêmes. Nous devons écraser résolument nos personnalités ; Nous devons éliminer nos préjugés les plus chers et les plus intimes ; nous devons les couler inconditionnellement pour le bien de l’œuvre ; nous devons les offrir en oblation aux pieds de nos Maîtres. Le sacrifice est absolument nécessaire ; Sans elle, il ne peut y avoir de succès.

Un frère maçon vous a blessé, vous a négligé, a dit du mal de vous ou vous a grossièrement dit ; N’y pense plus! Quelle est l’importance de votre sens indigné de la dignité personnelle par rapport à l’importance de l’œuvre ? Bien sûr, de votre point de vue, vous aviez tout à fait raison et il avait tout à fait tort ; Vous faites preuve d’autant plus de magnanimité en laissant le passé être révolu. Reléguez tout cela à l’oubli ; Votre cerveau vous appartient, et vous pouvez le forcer à se souvenir ou à oublier à votre guise. Le bon sens dicte qu’il ne faut se souvenir que des incidents agréables du passé, et laisser les autres sombrer dans l’obscurité qu’ils méritent. Pour le bien du travail, vous devez renoncer au plaisir pervers de soigner vos torts imaginaires ; Ayez le courage de faire un pas décisif et de jeter tout cela avec audace et finalement, et de prendre un nouveau départ dans des directions plus raisonnables. Je vous assure que vous ne le regretterez jamais ; et quand ce sera fait, le véritable travail maçonnique sera possible pour vous, et vous aurez votre chance de participer efficacement à un mouvement qui est sous la bénédiction et la direction spéciales des Maîtres de Sagesse, et qui fait partie de leur puissant plan pour l’élévation de la race humaine.

13/11/2024 : Communiqué de la Fédération Française du Droit Humain en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015

En ce jour d’hommage, nous nous souvenons avec émotion et gravité des terribles événements qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015. Il y a neuf ans, notre pays a été ébranlé par une série d’attaques terroristes islamistes sans précédent qui ont visé notre liberté, notre culture, et notre fraternité. 130 vies ont été fauchées, des centaines d’autres ont été blessées, des familles ont été brisées.

Sylvain Zeghni

Aujourd’hui, nous pensons d’abord aux victimes de cette nuit d’effroi, aux personnes disparues, à celles qui ont survécu avec des blessures visibles et invisibles, ainsi qu’aux familles qui portent la douleur de ces pertes. Nos pensées vont également aux forces de l’ordre, aux secours et à tous ceux qui, par leur courage et leur engagement, ont permis de limiter l’horreur et de préserver notre liberté.

Face à la violence aveugle, à la barbarie, la réponse de la nation est demeurée celle de la fraternité, et de l’unité. Ces valeurs qui sont le cœur de notre République se sont renforcées en nous face à cette tragédie. Nous gagnerons la bataille contre le terrorisme car la liberté est une force que rien n’arrête, dès lors que le peuple résiste à la peur.

Ensemble, nous affirmons que la barbarie ne triomphera pas de notre détermination à vivre libres et à construire une société de paix libre et fraternelle.

À l’occasion de cet hommage, que chaque nom, chaque visage, chaque souvenir de ceux que nous avons perdus nous rappelle notre engagement commun pour défendre les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité.

Paris, le 13 novembre

Sylvain Zeghni
Président du Conseil National Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN

La Catabase, « Le voyage aux enfers » ou la mort symbolique (Par Arcana)

De notre confrère Arcana – Par Ludovic Richer

L’ésotérisme et les rites d’initiation ont toujours accompagné l’humanité, depuis les premières civilisations jusqu’à nos jours. Ces pratiques secrètes et symboliques ont forgé des voies spirituelles, permettant aux individus d’accéder à des niveaux supérieurs de conscience et de compréhension de la réalité. Dans cette série d’émissions, je vous propose d’explorer les principaux mythes initiatiques qui ont traversé les âges et les cultures, en mettant en lumière leur rôle dans les traditions ésotériques.

Épisode 1 : La Catabase, « Le voyage aux enfers » ou la mort symbolique

Le premier épisode sera consacré au mythe de la Catabase, également appelé le voyage aux enfers ou la descente dans le monde souterrain. Ce mythe est omniprésent dans les traditions initiatiques à travers l’histoire, mais il prend une dimension particulière dans l’ésotérisme, où il devient le cœur du processus initiatique. La Catabase symbolise un rite de passage par lequel les novices doivent symboliquement mourir pour renaître. C’est un voyage intérieur profond où l’initié confronte ses propres ténèbres, pour en émerger transformé. Ce type de rituel de mort et de résurrection remonte aux pratiques chamaniques de la protohistoire et se retrouve dans les cultes à mystères de l’Antiquité, tels que les Mystères d’Éleusis ou d’Orphée. Même dans les sociétés secrètes modernes, comme la franc-maçonnerie, ce concept persiste sous une forme symbolique puissante. Dans cet épisode, nous étudierons les racines de ce mythe à travers les âges, en le reliant à des pratiques rituelles concrètes et à des expériences spirituelles intérieures.

La Catabase : Un Voyage Initiatique au Cœur des Mythes

Dans le monde fascinant de la littérature et de la mythologie, un motif narratif se distingue par sa puissance évocatrice et sa portée symbolique : la catabase. Ce terme, issu du grec ancien « katábasis » signifiant « descente », désigne le voyage d’un héros dans le monde souterrain, généralement associé aux Enfers.

Loin d’être un simple élément de décor, la catabase représente une épreuve cruciale dans le parcours initiatique du héros. Elle marque souvent un tournant décisif dans son évolution, le confrontant à ses peurs les plus profondes et à la réalité de la mort.

Des récits mésopotamiens aux épopées grecques, en passant par la littérature médiévale et moderne, la catabase a traversé les siècles, s’adaptant aux différentes cultures tout en conservant son essence. Le mythe d’Orphée descendant aux Enfers pour sauver Eurydice reste l’un des exemples les plus emblématiques, immortalisé par Virgile et Ovide.

Dans l’Odyssée d’Homère, Ulysse s’approche des portes de l’Hadès pour consulter le devin Tirésias, tandis que dans l’Énéide de Virgile, Énée entreprend un périple souterrain guidé par la Sibylle de Cumes. Ces voyages ne sont pas de simples aventures : ils sont porteurs de révélations et de prophéties essentielles à la quête du héros.

La tradition chrétienne n’est pas en reste, avec la descente du Christ aux Enfers après sa crucifixion, un épisode qui, bien que non relaté dans les évangiles canoniques, a profondément marqué l’imaginaire religieux.

La catabase trouve son apogée littéraire dans la Divine Comédie de Dante, où le poète florentin nous offre une vision syncrétique de l’Enfer, mêlant habilement traditions païennes et chrétiennes.

Au-delà de son aspect narratif, la catabase révèle une vérité profonde sur la condition humaine. Elle symbolise la nécessité de confronter nos démons intérieurs, de plonger dans les abysses de notre psyché pour en ressortir transformé et grandi.

Dans notre monde moderne, où les défis existentiels se multiplient, le motif de la catabase continue de résonner. Il nous rappelle que c’est souvent dans les moments les plus sombres que se forgent les plus grandes victoires, et que la descente aux enfers peut être le prélude à une renaissance.

Ainsi, la catabase demeure un thème intemporel, un miroir de nos propres quêtes et de notre aspiration à transcender nos limites. Elle nous invite à un voyage intérieur, rappelant que la véritable héroïsme réside peut-être dans notre capacité à affronter nos peurs les plus profondes pour en ressortir plus forts et plus sages.

14 & 15/11/2024 : Michel Maffesoli à l’honneur – Un colloque iconoclaste pour ses 80 ans à la Sorbonne

Tout d’abord, souhaitons un joyeux anniversaire au Frère Michel Maffesoli

Les 14 et 15 novembre 2024, l’Université de la Sorbonne accueillera un colloque exceptionnel en l’honneur de Michel Maffesoli, figure majeure et controversée de la sociologie française, à l’occasion de ses 80 ans. Provocateur assumé et penseur prolifique, Maffesoli divise autant qu’il fascine, et cet événement promet de refléter la complexité de son parcours intellectuel et de ses idées.

Un iconoclaste revendiqué

Michel Maffesoli, Masonica Tours 2024 - Photo © Yonnel Ghernaouti YG
Michel Maffesoli, Masonica Tours 2024 – Photo © Yonnel Ghernaouti YG

Michel Maffesoli aime bousculer. Celui qui se définit lui-même comme un iconoclaste et un post-moderne se plaît à critiquer ce qu’il appelle la « bien-pensance ». Sa trajectoire académique, marquée par ses contributions à l’étude de l’imaginaire et du symbolisme, s’accompagne d’une tendance assumée à provoquer le débat, souvent en dehors des sentiers battus. Ses interventions, préférentiellement réservées à des médias alternatifs parfois proches de la droite radicale, en font un personnage aussi clivant qu’inclassable.

À ses admirateurs, il offre une lecture riche et parfois poétique de la société contemporaine, où l’imaginaire, les rituels et les traditions jouent un rôle central. À ses détracteurs, il est perçu comme un intellectuel réactionnaire, aligné avec des figures controversées comme Joseph de Maistre ou Carl Schmitt, qu’il cite abondamment dans ses écrits.

Un parcours intellectuel controversé

Michel Maffesoli

Longtemps mis au ban par une partie de ses pairs, notamment après l’affaire Elisabeth Teissier – qu’il avait soutenue dans sa thèse universitaire sur l’astrologie – Michel Maffesoli s’est taillé une réputation d’universitaire marginal mais influent. Ses maîtres à penser, qui vont de Gilbert Durand à Julien Freund, reflètent cette dualité entre une fascination pour l’imaginaire et une inclination pour des idées conservatrices ou réactionnaires.

Mais ce que l’on ne peut lui enlever, c’est la profondeur de ses analyses. Maffesoli a su mettre en lumière des aspects fondamentaux de la condition humaine, notamment le besoin de symbolisme et de rituels dans une société souvent jugée trop rationnelle. Sa critique des « prêcheurs de bonne parole » et des moralistes contemporains résonne avec une partie de l’opinion lassée par une élite politique et intellectuelle jugée déconnectée.

Un colloque riche en débats

Salle de réunion, une main levée

Le colloque à la Sorbonne sera l’occasion de revenir sur les thèmes centraux de l’œuvre de Michel Maffesoli : la place de la Tradition dans le monde moderne, le rôle des cycles temporels dans les sociétés, ou encore l’importance de l’imaginaire dans les structures sociales. L’événement réunira des intervenants aux opinions variées, permettant un véritable échange intellectuel, fidèle à l’esprit de la disputatio universitaire qu’affectionne Maffesoli.

Parmi les moments forts attendus, des débats autour de son concept de « postmodernité », cette idée que la société contemporaine a dépassé les idéaux des Lumières pour entrer dans une ère marquée par un retour à l’émotionnel, au communautaire et au sacré. Ses détracteurs ne manqueront pas de pointer du doigt ses positions ambiguës, voire conservatrices, tandis que ses partisans souligneront son refus de la pensée unique et son amour des idées.

Un intellectuel libre, au-delà des étiquettes

Michel Maffesoli
MICHEL MAFFESOLI, SOCIOLOGUE, PARIS, LE 10 AVRIL 2014.

Malgré ses provocations et ses accointances controversées, Michel Maffesoli conserve un attrait indéniable pour ceux qui cherchent des idées nouvelles, même dérangeantes. S’il ne se revendique pas progressiste, il n’en reste pas moins un penseur de la liberté, un défenseur d’une société où l’ordre peut naître du chaos (ordo ab chao), une vision partagée par des figures aussi diverses qu’Elisée Reclus et Joseph de Maistre.

Pour ceux qui apprécient les débats vifs et les idées fortes, ce colloque s’annonce comme un moment d’échanges intellectuels particulièrement stimulant. Et pour ceux qui ne partagent pas ses convictions, il offre une occasion unique de confronter leurs idées à celles d’un penseur qui, pour le meilleur ou pour le pire, a marqué la sociologie française.

Rendez-vous à la Sorbonne pour célébrer un esprit libre et contesté, dont les réflexions, qu’on les aime ou les rejette, ne laissent personne indifférent.

Noam Chomsky dénonce « La Fabrique du Consentement »

Noam Chomsky, figure emblématique de la pensée critique américaine, a marqué le paysage intellectuel et politique depuis plus de six décennies. Le film « Chomsky & Cie », produit par les Productions Mutins de Pangée, offre un aperçu fascinant de ses travaux politiques et de leur impact durable.

Linguiste de formation, Chomsky s’est imposé comme l’un des critiques les plus acerbes de la politique étrangère américaine et du système capitaliste. Son approche, ancrée dans l’anarcho-syndicalisme et le socialisme libertaire, remet en question les structures de pouvoir établies et plaide pour une démocratie participative.

Le film « Chomsky & Cie » explore les idées fondamentales de Chomsky, notamment sa critique du « corporate state capitalism » qu’il considère comme le système dominant aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux1. Il met en lumière la vision de Chomsky d’une société sans travail rémunéré, où les individus seraient libres de choisir des activités à la fois gratifiantes et socialement utiles.

Noam Chomsky s’exprimant lors du Forum international pour l’émancipation et l’égalité à Buenos Aires, en Argentine, le 12 mars 2015. La conférence a été organisée par le ministère argentin de la Culture de la Nation par l’intermédiaire du Secrétariat de la coordination stratégique de la pensée nationale.

L’œuvre de Chomsky, qui compte plus de 150 livres, aborde des sujets aussi variés que la linguistique, la guerre et la politique. Parmi ses ouvrages les plus influents, « Manufacturing Consent », co-écrit avec Edward Herman, propose un modèle de propagande qui analyse comment les médias de masse façonnent l’opinion publique en faveur des intérêts des élites.

Le film met également en avant la critique de Chomsky envers l’impérialisme américain, notamment son opposition à la guerre du Vietnam et ses analyses des interventions américaines en Amérique centrale. Il souligne l’importance que Chomsky accorde à la responsabilité des intellectuels de dire la vérité et de résister aux mensonges d’État.
« Chomsky & Cie » explore la pensée de Chomsky sur la démocratie et le capitalisme. Pour lui, la démocratie représentative actuelle est limitée car elle ne s’étend pas à la sphère économique. Il plaide pour une forme de démocratie plus directe, avec un contrôle ouvrier des moyens de production et des conseils de travailleurs.

La Fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie (Manufacturing Consent: The Political Economy of the Mass Media) est un essai coécrit par Edward S. Herman et Noam Chomsky sur l’industrie médiatique aux États-Unis. En français, le livre s’intitule Fabriquer un Consentement : la Gestion Politique des Médias de Masse dans sa deuxième traduction, et La Fabrique de l’Opinion publique : La Politique économique des médias américains dans la traduction de Guy Ducornet.

Le film aborde également la vision de Chomsky sur l’anarchisme, qu’il considère comme l’héritier légitime du libéralisme classique, étendant ses idéaux démocratiques à l’économie. Cette perspective fait de l’anarchisme une philosophie intrinsèquement socialiste selon Chomsky.

Chomsky, auditeur à l’Institut de technologie du Massachusetts, en 2002.

« Chomsky & Cie » met en lumière l’engagement constant de Chomsky dans l’activisme politique, depuis ses premières prises de position contre la guerre du Vietnam jusqu’à ses critiques récentes de la politique étrangère américaine et du conflit israélo-palestinien.

Le film des éditions Mutins de Pangée offre ainsi un portrait complet de Noam Chomsky, non seulement comme intellectuel, mais aussi comme figure morale et activiste engagé. Il permet de comprendre comment ses idées sur le langage, la cognition et la nature humaine ont influencé sa pensée politique et sa vision d’une société plus juste et égalitaire.

En conclusion, « Chomsky & Cie » présente Noam Chomsky comme un penseur dont l’influence s’étend bien au-delà de la linguistique, touchant aux questions fondamentales de pouvoir, de démocratie et de justice sociale. Le film offre une introduction précieuse à l’œuvre d’un intellectuel qui continue, même à presque 100 ans, à défier le statu quo et à inspirer des générations de militants et de penseurs critiques.

Noam Chomsky au Forum social mondial de 2003.

Idéaux anciens dans la maçonnerie moderne – Partie II

De notre confrère universalfreemasonry.org – Par Charles W. Leadbeater – Relire l’article 1

Vous trouverez à cette adresse le premier volet. Dans la deuxième partie de la série du Frère Leadbeater sur les liens entre les Anciens Mystères de la maçonnerie moderne, nous plongeons profondément dans l’architecture psychique qui se trouvait derrière la façade de l’ancienne religion égyptienne dont nous sommes les héritiers.

Il sera extrêmement difficile d’expliquer à un public australien ou européen du XXe siècle tout ce que cette œuvre signifiait pour nous dans le pays ensoleillé de Khem ; mais je vais essayer de donner une petite idée des quatre niveaux d’interprétation.

1. Il a été conçu comme un rappel à ceux qui l’ont fait et qui l’ont vu de la manière dont l’Univers a été construit par son Grand Architecte, les différents degrés pénétrant de plus en plus dans la connaissance de ses méthodes et des principes sur lesquels il travaille. Car nous soutenons non seulement qu’Il a travaillé dans le passé, mais qu’Il travaille maintenant, que Son Univers est une expression active de Lui. À cette époque, les livres occupaient une place moins importante dans nos vies qu’ils ne le font aujourd’hui, et on considérait que consigner la connaissance dans une série d’actions appropriées et suggestives faisait plus appel à l’esprit d’un homme et établissait cette connaissance mieux dans sa mémoire que de la lire dans un livre. Vous conservez donc, par vos actions diverses, la mémoire de certains faits et de certaines lois de la nature.

2. Parce qu’il en est ainsi, et parce que les lois de l’Univers doivent être universelles dans leur application et doivent agir ici-bas aussi bien qu’en haut, le fait que de telles lois existent prescrit une certaine ligne de conduite de notre part ; et donc, comme nous le disons vraiment, la maçonnerie est un système de moralité voilé d’allégorie et illustré par des symboles, mais c’est un système basé non pas sur un simple commandement, « Ainsi dit le Seigneur », mais sur des faits et des lois déterminés dans la nature qui ne peuvent être mis en doute.

3. L’œuvre est une préparation à la mort et à ce qui la suit. Les diverses expériences du candidat ont pour but de le préparer à ce qui lui arrivera lorsqu’il sortira de ce monde physique pour passer à l’étape suivante. En effet, je pourrais dire qu’il y a une grande quantité d’informations sur la vie après la mort à tirer d’une considération intelligente des cérémonies maçonniques. Par-dessus tout, il est souligné que les mêmes lois sont valables de l’autre côté de la tombe que de celui-ci, que dans les deux états, nous sommes également en présence de DIEU, et que là où ce Saint Nom peut être invoqué, il n’y a aucune raison de craindre.

4. La quatrième intention est la plus difficile de toutes à expliquer. Pour vous faire comprendre cela, je dois essayer de vous ramener, si je le peux, dans l’atmosphère de l’ancienne Égypte, et dans l’attitude qu’y prenaient les religieux. Je ne sais pas s’il est possible de reconstruire cela en ces jours modernes, qui sont si désespérément, si fondamentalement différents.

La religion que vous connaissez le mieux à l’heure actuelle est intensément individualiste ; le grand objectif central fixé à la plupart des chrétiens est celui de sauver leurs propres âmes. Ce devoir est présenté comme étant d’une importance primordiale. Pouvez-vous vous représenter une religion, une religion tout autant sérieuse, aussi fervente, aussi réelle que cette idée était totalement absente, à laquelle elle eût été tout à fait inconcevable ? Pouvez-vous penser, comme un commencement, à un état d’esprit dans lequel personne ne craignait que le mal, et ses résultats possibles en retardant le développement ; où nous attendions avec une parfaite certitude nos progrès après la mort, parce que nous savions tout à ce sujet ; dans lequel notre seul désir n’était pas le salut mais l’avancement dans l’évolution, parce qu’un tel avancement nous a apporté une plus grande puissance pour accomplir efficacement l’Œuvre Cachée que DIEU attendait de nous ?

Je ne dis pas que tout le monde dans l’Égypte ancienne était altruiste, pas plus que tout le monde dans l’Angleterre moderne. Mais je dis que le pays était imprégné de joie et d’intrépidité en ce qui concernait ses idées religieuses, et que tous ceux qui, par un effort de courtoisie, pouvaient être décrits comme des hommes religieux, n’étaient pas occupés par des pensées de leur salut personnel, mais par le désir d’être un agent utile de la puissance divine.

La religion extérieure de l’ancienne Égypte – la religion officielle à laquelle tout le monde prenait part, depuis le roi jusqu’à l’esclave – était l’une des plus splendides qui aient jamais été connues de l’homme. Des processions magnifiques parcourant des avenues de plusieurs kilomètres de longueur, au milieu de piliers si prodigieux qu’ils semblaient à peine être l’œuvre d’un homme, des bateaux majestueux aux couleurs de l’arc-en-ciel balayant majestueusement le Nil placide, une musique triomphante ou plaintive, mais toujours palpitante – comment décrirais-je quelque chose d’aussi absolument sans parallèle dans nos temps modernes chétifs ?

Sans doute, l’homme vraiment religieux prenait sa part à toute cette pompe extérieure ; mais ce qu’il appréciait bien plus que toute sa magnificence étonnante, c’était son appartenance à une Loge des Mystères Sacrés – une Loge qui se consacrait avec un enthousiasme respectueux à l’Œuvre Cachée qui était l’activité principale de cette noble religion. C’est de cette face cachée du culte égyptien, et non de ses gloires extérieures, que la franc-maçonnerie est une relique, et que le Rituel que vous avez conservé fait partie de celui des Mystères. Pour expliquer ce qu’était cette œuvre cachée, permettez-moi de faire un parallèle avec une méthode plus moderne pour produire un résultat quelque peu similaire.

Il y a quelque temps, j’ai écrit un article sur la magie de l’Église chrétienne, dans lequel j’ai mentionné la méthode chrétienne de propagation de la puissance ou de la grâce divine au moyen de la célébration de la Sainte Eucharistie, communément appelée la messe. Qui ne doit pas penser à cette grâce comme une sorte d’expression poétique, ou comme le moins vague et le moins nébuleux ; Il s’agit d’une force aussi certaine que l’électricité, d’une force spirituelle qui se répand d’une certaine manière sur le peuple, qui laisse derrière elle ses propres effets et a besoin de ses propres véhicules, tout comme l’électricité a besoin de ses machines appropriées. J’ai expliqué dans l’article comment j’avais pu, par la clairvoyance, voir l’action de cette force ; comment le service de la messe est destiné à construire une forme-pensée, à travers laquelle cette force est distribuée par l’intermédiaire du prêtre – heureusement sans tenir compte de son attitude, de ses connaissances ou même de son caractère ; Tant qu’il accomplit les cérémonies prescrites, le résultat est atteint. S’il est aussi un homme pieux, la valeur du sacrement s’en trouve accrue ; Mais quels que soient ses sentiments, la force se déverse sur le peuple dans une certaine mesure.

Egypte Anubis dieu de la mort

L’ancienne religion égyptienne avait la même idée de déverser une force spirituelle sur tout son peuple, mais sa méthode était tout à fait différente. La magie chrétienne est accomplie par le prêtre seul, et peut même être faite tout à fait mécaniquement ; le plan égyptien nécessitait la coopération sérieuse et intelligente d’un nombre considérable de personnes. Il était donc beaucoup plus difficile de le réaliser parfaitement, mais lorsqu’il était fait à fond, il était beaucoup plus puissant et couvrait un éventail beaucoup plus large de pays. Le projet chrétien a besoin d’un grand nombre d’églises disséminées dans tout le pays ; l’Égyptien n’avait besoin que de l’action de quelques Loges établies dans les principales villes pour inonder tout le royaume de la Lumière Cachée.

La doctrine centrale de la religion des anciens Égyptiens était que la puissance divine habitait en chaque homme, même le plus bas et le plus dégradé, et ils appelaient cette puissance « La Lumière Cachée ». Ils soutenaient que par cette Lumière, qui existait en tous, les hommes pouvaient toujours être atteints et aidés, et que c’était leur affaire de trouver cette Lumière en chacun, aussi peu prometteuse soit-elle, et de la fortifier. La devise même du Pharaon était « Cherchez la Lumière », ce qui impliquait que son devoir suprême en tant que Roi était de rechercher cette Lumière Cachée en chaque homme autour de lui, et de s’efforcer de la manifester dans une manifestation plus complète.

Égypte antique, Egypte antique, frise
Égypte antique

Les Égyptiens soutenaient que cette étincelle divine qui existe en chacun pouvait être attisée de la manière la plus efficace en transmuant et en faisant descendre dans les trois mondes inférieurs la formidable force spirituelle qui est la vie des plans supérieurs, puis en la déversant sur le pays comme cela a été décrit. Sachant que cette force spirituelle n’était qu’une autre manifestation de la puissance multiple de Dieu, ils lui donnèrent aussi le nom de Lumière Cachée ; Et de ce double usage du terme naît parfois de la confusion. Ils reconnaissaient pleinement qu’un tel déluge de grâce divine ne pouvait être provoqué que par un suprême effort de dévotion de leur part ; et la réalisation d’un tel effort, ainsi que la fourniture de machines appropriées pour répartir la force lorsqu’elle se présenterait, constituait une grande partie de l’Œuvre Cachée, à laquelle les plus nobles des Égyptiens consacraient tant de leur temps et de leur énergie ; et c’était le quatrième des objets destinés à être servis par le Rituel sacré et secret dont le nôtre en Maçonnerie est une relique.

Nos Loges dans l’ancienne Égypte étaient strictement limitées quant à l’adhésion ; aucune loge ne pouvait contenir plus de quarante membres, et chacun des quarante était une partie nécessaire de la machine, et remplissait une place qui lui était propre. À l’exception des Officiers, dont l’affaire était la récitation de l’Office et l’aimantation de la Loge, chaque membre était le représentant d’une qualité particulière. L’un était appelé le Chevalier de l’Amour, un autre le Chevalier de la Vérité, un autre le Chevalier de la Persévérance, et ainsi de suite ; et chacun était censé être un spécialiste dans la pensée et l’expression de la qualité qui lui était attribuée. L’idée était que les qualités ainsi exprimées à travers la Loge dans son ensemble, feraient le caractère d’un homme parfait. Le titre utilisé ne correspondait pas exactement à notre « mot « chevalier », mais c’est ce qui se rapproche le plus de son interprétation.