L’ikigai, le secret japonais de la joie de vivre : Et si la clé d’une vie épanouie résidait dans une simple question : qu’est-ce qui me donne envie de me lever chaque matin ? Ce concept japonais, appelé ikigai (生き甲斐), est une philosophie de vie ancrée dans la culture d’Okinawa, une région connue pour la longévité exceptionnelle de ses habitants. Composé de « iki » (vie) et « gai » (valeur), l’ikigai se traduit par une raison d’être ou une mission personnelle qui nourrit l’enthousiasme et la motivation.
Famille heureuse dans la cuisine à table
Pour les Japonais, l’ikigai se trouve souvent dans le travail, les relations familiales, les contributions sociales, ou dans le développement personnel. Ce qui compte, c’est que chaque individu y découvre une source de satisfaction durable et sincère, donnant ainsi un sens aux petites choses du quotidien. Dan Buettner, auteur spécialisé dans les zones où la longévité est exceptionnelle, pense que l’ikigai pourrait expliquer pourquoi Okinawa compte tant de centenaires. Loin d’une simple quête de succès ou de richesse, l’ikigai est davantage une philosophie de vie basée sur l’harmonie, l’accomplissement personnel et la connexion avec les autres.
Dans une société en quête de sens, l’ikigai invite chacun à redécouvrir ce qui fait vibrer son cœur, pour donner une dimension nouvelle à son quotidien.
Femme d’âge mûr souriante
L’ikigai, cette notion japonaise de raison d’être, et les principes de la Franc-maçonnerie, se rejoignent sur un point fondamental : la recherche d’un sens profond à la vie et d’un chemin d’accomplissement personnel. L’ikigai, littéralement « ce qui vaut la peine de vivre », pousse chacun à découvrir ce qui nourrit sa joie de vivre et motive à se lever chaque jour. De la même manière, la Franc-maçonnerie, organisation spirituelle et philosophique née en Occident, prône une quête de connaissance de soi et de développement personnel, visant à faire émerger chez chacun son meilleur potentiel.
pierre brute avec maillet et ciseau
Dans les deux cas, il est question d’un engagement personnel, d’un idéal à cultiver. L’ikigai permet aux Japonais de connecter leurs talents, leur passion, leur métier et leur contribution à la société, constituant un équilibre dynamique entre ce qu’ils aiment, ce en quoi ils sont doués, et ce qui les rend utiles. Les Francs-maçons, quant à eux, utilisent le symbolisme pour se « tailler la pierre brute » : ils cherchent à éliminer les imperfections de leur caractère et à se perfectionner en tant qu’individu au service de la société.
Cette quête de perfection et d’harmonie avec soi-même et le monde extérieur est centrale dans les deux approches. L’un comme l’autre sont basés sur un cheminement progressif : l’ikigai se développe au fil des expériences et de l’introspection, tandis que la Franc-maçonnerie offre des degrés d’initiation où chaque symbole, chaque rituel vise à favoriser une compréhension plus profonde de l’existence. De même, les deux concepts valorisent l’idée de fraternité et de service. Chez les Francs-maçons, cette fraternité s’exprime dans la solidarité entre les membres et un engagement pour le bien-être collectif. L’ikigai, quant à lui, se concrétise souvent dans des activités qui bénéficient à la communauté, renforçant les liens et donnant du sens à la vie sociale.
Ainsi, ikigai et Franc-maçonnerie se rejoignent dans une vision partagée de l’épanouissement personnel, non pas comme un but égoïste, mais comme un parcours destiné à servir une mission plus vaste : un équilibre entre soi et le monde, permettant à chacun d’évoluer pour le bien de tous.
Nous remontons aux premiers temps de la forge, à l’époque des peuples des steppes et de l’Anatolie, pour découvrir comment l’épée est née et a évolué jusqu’à nos jours. Nous présenterons l’évolution de ces armes de mort et de prestige durant l’âge du bronze et l’Antiquité avec de nombreux exemples.
épée maçonnique avec fourreau
Des magnifiques épées celtes et germaniques aux Xiphos grecs, en passant par les Glaives romains et les Spatha romaines, sans oublier les épées exotiques de l’Inde. Nous jetons également un regard sur l’Asie, mettant en lumière la Jian chinoise et la Tsurugi japonaises.
Le voyage continue en Europe avec les épées médiévales, avec les épées carolingiennes et l’énigmatique Ulfberht viking.
pommeau d’épée maçonnique sur fond blanc
Nous suivrons la phase de christianisation de l’épée durant l’âge des croisades, avant d’entrer dans les temps modernes et l’avènement de la rapière, marquant le déclin progressif des épées au profit des armes à feu. Pour conclure cette première partie, nous aborderons les épées de cour, les épées maçonniques et les épées d’escrime, pour une immersion complète dans l’histoire des armes blanches.
Dans la deuxième partie : Nous explorons les symboliques associées aux épées. Ainsi, découvrez comment l’épée devint le symbole de l’honneur, de la bravoure, de la royauté et des vertus chevaleresques à travers les âges. L’épée porte néanmoins des symboles plus complexes, tels que le mythe de la séparation, que nous présenterons en examinant l’exemple de l’épée de Fudo Myoo en Asie et du mythe de Roland en Europe.
La cérémonie d’initiation à la franc-maçonnerie : on pose solennellement au candidat des questions rituelles, en dirigeant les pointes des épées vers sa poitrine nue. Gravure des années 1740
Nous aborderons également les mythes de Damoclès et Salomon pour illustrer la question de la justice et du pouvoir protecteur et destructeur des épées. Enfin, nous explorerons les symboles et usages des épées dans le cadre des superstitions et des pratiques de magie cérémonielle.
épée flamboyante
Au cours du voyage, nous présenterons plusieurs exemples d’épées célèbres, historiques ou légendaires, telles que les célèbres Excalibur, Hrunting, Balmung, Kusanagi-no-Tsurugi, Joyeuses, Fierbois, ou encore Tizona.
Cette émission est un voyage dans l’histoire et la symbolique des épées, vous invitant à plonger dans l’univers complexe de cette arme iconique.
Soutenir la Web Tv Arcana :
☕️ Via Tipeee : https://fr.tipeee.com/arcana-mysteres… 🏵Via la souscription YouTube : / @arcanamdm 💎Via Paypal : https://www.paypal.com/paypalme/arcan… 📚Mes livres : Arcana Mundi – Les rites initiatiques : https://amzn.eu/d/h8yqKhx Arcana – Les civilisations oubliées : https://amzn.eu/d/0T9pB7j ▬▬▬▬▬▬ Arcana Tv sur les réseaux ▬▬▬▬▬▬ ➤ Arcana Vox Mysteri : / @voxmysteri ➤ Site Web : https://arcanatv.fr ➤ Facebook : / mytharcanum ➤ Instagram : / ludo.arcana ➤ TikTok : / ludo.arcana ➤ Discord : / discord ➤ Partenariat avec Univers Japon : https://universdujapon.com/?ref=arcan… ( code promo 15% : ARCANA ) ▬▬▬▬▬▬ Bibliographie ▬▬▬▬▬▬ Collectif : L’épée : Usages, mythes et symboles Martin Aurell, Excalibur, Durendal, Joyeuse. La force de l’épée 100 armes qui ont fait l’histoire, Guerre et Histoire, no hors série n°1 Encyclopédie illustrée : les armes blanches Dictionaire des Symboles Thomas Grison, Le symbolisme de l’épée Jean lhoste, JJ Buigne : Armes blanches : symbolisme, inscriptions, marquages, fourbisseurs, manufactures Lien : https://www.jepense.org/symbolisme-epee/ Lien : https://www.historia.fr/lépée-au-fil-… ▬▬▬▬▬▬ Musiques ▬▬▬▬▬▬ Landing, Godmode Hero’s Thème, Twin Musicom Dhaka, Kevin MacLeod Metaphysik, Kevin Macleod Canon In D Major, Kevin Macleod For the Fallen, Kevin MacLeod Transcend, Audionautix Dragon and Toast, Kevin Macleod Agnus Dei X, Kevin MacLeod ▬▬▬▬▬▬ Tags ▬▬▬▬▬▬ #epee#symbolisme#histoire#arcana 📚 Plan de la vidéo : Introduction « 00:00 » Générique : « 00:22 » Les mille visages de l’épée : « 00:46 » 1 – Histoire des épées : « 02:19 » 2 – Symbolisme de l’épée : « 17:29 » Conclusion : « 28:06«
Tout le monde connaît l’étymologie du mot symbole qui, à l’origine désigne un objet coupé en deux selon une ligne sinueuse. La réunion des deux moitiés de l’objet permettant à deux personnes en détenant chacune une moitié de se reconnaître.
Tel n’est pas le sens que nous donnons en Franc-maçonnerie au mot symbole. Pour nous, maçons le symbole est bien plus qu’un signe de reconnaissance.
Alec Mellor
A ce propos Alec Mellor dans son Dictionnaire de la Franc-maçonnerie et des Francs-maçons se réfère au frère Gœthe (1749 – 1832) « La symbolique transforme les phénomènes visibles en une idée et l’idée en image, mais de telle-façon que l’idée continue à agir dans l’image et reste cependant inaccessible ; et même si elle est exprimée en toutes les langues, elle demeure inexprimable »
Johann Wolfgan Von-Goethe
Cette citation de Gœthe concerne la symbolique et non le symbole lui-même. Cependant, retenons de la citation de Gœthe que l’idée qui agit à travers l’image d’un symbole reste inexprimable.
Histoire naturelle du symbole.
Comme il est écrit dans certains rituels d’initiation au grade d’apprenti : « Monsieur (ou Madame) ici tout est symbole. » Tout est symbole : L’accoutrement des frères ou des sœurs ou des Frères et sœurs, leurs gestes, les positions qu’ils occupent, leurs paroles, l’ameublement et la décoration du local… Tout est symbole et ces symboles sont des choses perceptible aux sens : elles peuvent être vues, entendues, goûtées ou sentie soit par le toucher soit par l’odorat.
Nous en conclurons donc que le symbole est un objet -ou un évènement- du monde sensible. Le monde sensible étant défini comme l’ensemble des choses perceptibles aux sens.
Il faut relever ici quelques éléments :
1 A propos du monde sensible :
Le concept de monde sensible ne recouvre pas celui de monde matériel. Ainsi, la voûte céleste qui est une illusion d’optique, n’est pas matérielle, mais, pouvant être vue, elle fait partie du monde sensible.
A l’inverse, les ondes hertziennes, bien qu’étant un phénomène matériel, ne sauraient faire partie du monde sensible, puisque les sens ne sauraient les percevoir. Il en est de-même des ultra-sons puisque nous ne pouvons les entendre.
2 A propos du symbole :
Tout peut être symbole. Ainsi, le triangle est une figure géométrique ; mais c’est aussi un symbole. De même le maillet est un outil, mais il est aussi un symbole, et le bruit produit en frappant une table ou autre chose avec un maillet est également un symbole.
Cependant quand le maillet est utilisé par un artisan ou un commissaire-priseur ou même quand le président d’une réunion de profanes frappe du maillet pour imposer le silence, le bruit du maillet alors n’est pas symbole ; et on peut en dire autant du maillet lui-même.
Une question de perception et d’état de conscience.
En un mot le triangle devient un symbole quand il est considéré comme le signifiant, d’une « idée inexprimable » comme l’écrivait Gœthe, autrement dit d’un mystère.
Nous choisissons pour ce mot la définition du dictionnaire de Moyen-français du Centre national de recherches lexicales [1]: « Ce qui n’est pas directement explicable, qui reste secret, caractère inexpliqué de quelque chose. »
Autrement dit le symbole est un objet ou un fait qui permet à l’observateur d’accéder non à une idée mais à un monde d’idées ayant toutes entre elles un unique point commun : celui de pouvoir être évoquées directement ou indirectement soit par l’objet ou le fait symbole soit par l’idée de cet objet ou de ce fait.
triangle doré portant des symboles maçonniques, couvercle de montre gousset
Par exemple quand nous écrivons « le triangle est symbole », Il s’agit du triangle accessible aux sens (dessiné ou peint ou…) mais aussi de l’objet géométrique que ce dessin représente imparfaitement. Or l’objet géométrique, comme nous le verrons par la suite est comme écrivait Euclide « un objet de l’esprit ». De même le maillet quand il est considéré comme un symbole n’est que la représentation matérielle du concept ou de l’archétype maillet.
Une question d’intégrité des sens.
« La lumière est un symbole qui évoque… » Elle évoque, à ceux qui savent pour l’avoir vue ce qu’est la lumière, parce que pour ceux qui ne l’ont jamais vue la lumière ne peut rien évoquer.
J’ai tenu un jour ce propos en loge. Cela souleva immédiatement l’indignation de tous et un frère qui a perdu la vue prit ma défense.
Il expliqua qu’il faisait partie d’associations de « mal voyants » et connaissait de nombreux aveugles de naissance. Je le cite : « pour eux, le mot jaune évoque le goût du citron ou celui du jaune d’œuf, la lumière, tout ce qu’ils en savent, c’est que ce mot désigne quelque chose dont ils n’ont pas l’expérience. Mes frères, quand vous dites que la lumière est un symbole, vous vous trompez ! Ce n’est pas la lumière qui est un symbole c’est l’expérience de la lumière. Si vous dites à un aveugle de naissance que vous allez lui « donner la lumière » il ne peut pas imaginer ce que vous allez lui donner, tout comme une personne qui n’aurait jamais eu le sens du goût ne pourrait comprendre la coupe d’amertume puisque le sucré comme l’amer lui seraient insipides et que ces mots même seraient, pour lui, dénués de sens. »
Pourtant le symbole est une chose simple
psychothérapie maçonnique
Le maçon qui perçoit un symbole ne se pose pas ces questions. Il perçoit le symbole et le symbole projette dans son esprit une partie des idées qui composent le nombre indéfini de sens qui sont les siens.
Cependant ces « idées » ne sont pas formulées en phrases, elles sont perçues mais non comprises ! C’est simple, naturel et inexplicable ce qui faisait écrire à Henri Corbin dans « l’Orient des pèlerins abrahamiques » [2] :
Le Secret des Francs-Maçons, jeu à la découverte des symboles maçonniques
« Les symboles ont la vertu d’être inépuisables et la diversité de leur interprétation n ‘implique point contradiction. On ne saurait les réfuter ni les discuter comme on discute une démonstration logique.
On les déchiffre ou on ne les déchiffre pas, et ce déchiffrage n’est jamais achevé.
L ‘erreur historique serait de croire qu’on en terminerait en découvrant ce que les premiers rédacteurs avaient en tête, alors que par essence, la portée d’un symbole dépasse dès l’origine les intentions ou prévisions de celui qui les configura »
Pour l’initié qui est « entré dans le symbolisme », c’est clair, évident. Pour celui à qui cet espace est resté fermé, c’est incompréhensible.
Le symbole : des sens précis
Symbole-Coeur
Le « déchiffrage d’un symbole n ‘est jamais achevé. » En effet, le symbole a un nombre indéfini de sens, mais le terme « déchiffrage » ne convient pas : le symbole n’est pas chiffré et contrairement au chiffre, il ne cache rien au contraire il révèle.
Le symbole a une multitude de sens, mais ces sens, pour celui qui les explore sont semblables aux couches d’un oignon : tous les sens du triangle sont des objets de l’esprit qui, bien qu’étant sans forme, ont une parenté avec le triangle ; de-même tous les sens du maillet, bien que n’ayant pas de nature, sont de la nature idéale du maillet. Le symbole a un nombre indéfini de sens, mais l’homme ne peut pas lui donner n’importe quel sens !
Le symbole et le ciel
AFLP N°34 – Août 2024/Image générée par Intelligence Artificielle (IA)
Bien malin qui pourrait dire si l’homme a projeté les symboles sur le ciel ou si inversement c’est le ciel qui a donné ses symboles à l’homme ? Trois étoiles forment évidemment un triangle, mais les anciens n’ont donné le nom de « triangle » qu’à une seule constellation. A l’inverse, quand on observe les étoiles à l’œil nu, on croit souvent voir des étoiles a cinq branches. Est-ce imagination ? Est-ce illusion d’optique ? En réalité nous le savons tous, ces étoiles, comme le soleil d’ailleurs sont des sphères… Cependant le fait est que, quand nous parlons d’un astre nous disons, nous pensons « étoile » … et le plus souvent étoile à cinq branches.
Système solaire autour du soleil, planètes de la galaxie, voie lactée
Cependant les planètes tracent au cours de leurs révolutions des figures dans le ciel et ces figures sont venues enrichir le sens de certains symboles.
Il existe donc un double mouvement : parfois l’homme projette un symbole ou un mythe sur la sphère céleste… Inversement les astres, par leur mouvements projettent des figures et des nombres symboliques dans l’esprit de celui qui les observe… Mais là encore, cette étude des Phénomènes[3] ne fait plus partie de la culture contemporaine.
Le symbole et le pythagorisme
L’antiquité ne connaît pas les nombres décimaux ! Et pour cause, n’en déplaise aux mathématiciens qui ont travaillé sur l’ensemble des nombres décimaux (noté D en mathématique) ; ces derniers ne sont rien d’autre qu’un artifice d’écriture facilitant le calcul littéral[4]. Voir le site web cité en note[5].
Les mathématiciens de l’antiquité ne s’intéressent qu’aux nombres entiers et à leur signification métaphysique. Pour eux, l’arithmétique et la géométrie sont bien plus intimement liées qu’on ne nous l’a enseigné… Quant à la maçonnerie et à ses rapports avec le pythagorisme, pour les mettre en évidence il suffit de rappeler que dans les anciens devoirs tantôt Pythagore[6], tantôt Euclide sont cités comme des fondateurs du métier de maçon ayant enseigner l’art de géométrie aux Égyptiens.
Qu’ils s’agissent des âges du maçon aux différents grades, du delta lumineux, de l’étoile flamboyante ou des divers polygones rencontrés dans les hauts grades, tout cela fait référence au pythagorisme… Mais pas seulement !
Cela dit, pour tous les symboles numériques ou géométriques, la référence pythagoricienne est fondamentale.
[2] Texte paru dans Cahier de l’Université Saint Jean de Jérusalem N°4, Paris 1978 – Les pèlerins de l’Orient et les vagabonds de l’Occident – Éditions Berg international
[3] Œuvre de l’astronome grec Aratos de Soles 315 – 245 av J.C Disponible en version bilingue grec-français sur Google Books ()
[4] Le calcul en écrivant les nombres sur un papier appelé « littéral » par opposition au calcul à l’abaque ou au boulier.
La critique de cet opéra urbain toulousain révèle une symbolique maçonnique et transhumaniste, marquée par une inversion du mythe traditionnel. Le Minotaure y apparaît comme un maître du monde, en opposition à des figures habituellement associées à la libération humaine. Contrairement à la légende d’Ariane et Thésée, l’opéra célèbre le Minotaure et son temple, où Lilith devient une alliée et non une ennemie. Ce labyrinthe devient un parcours initiatique, incitant les spectateurs à rompre avec le passé pour embrasser l’innovation et le transhumanisme.
Trois jours d’« opéra urbain », trois jours de spectacle dans les rues de Toulouse avec un million de spectateurs attendus, une débauche d’argent public – 4,7 millions d’euros pour le week-end, 25 si l’on tient compte de tous les fonds dépensés – et une communication exaltée sur un événement censé « enchanter le quotidien » des habitants et « favoriser le vivre-ensemble », comme l’annonçait le maire, Jean-Luc Moudenc… Vendredi, samedi et dimanche ont vu des « machines » monumentales envahir les rues de la ville rose, en une sorte de singerie de Triduum, pour présenter dans les rues un spectacle intitulé Le gardien du Temple. C’était le deuxième épisode d’une série démarrée en 2018 ; celui-ci a été appelé La Porte des Ténèbres Opus 2. Avec un objectif affirmé : faire du Minotaure Astérion, mi-homme, mi-taureau, le « protecteur » de Toulouse.
Trois gigantesques machines, déployant paraît-il une technologie de pointe, ont déambulé dans Toulouse sur fond de musiques planantes ou inquiétantes : Astérion, qui voyage dans labyrinthe sous les mers et les eaux et gardé par une protectrice, sa demi-sœur Ariane, araignée géante. Celle-ci est chargée, dit le livret de l’opéra, de le guider vers sa demeure pour retrouver « solitude et tranquillité ». A ces deux personnages qui avaient marqué le premier épisode en 2018 se sont ajoutés cette fois les 38 tonnes d’un démon féminin de la Kabbale et du judaïsme talmudique, Lilith, réputée être la première compagne d’Adam et son égale insoumise, contrairement à Eve… C’est elle, la « gardienne des ténèbres » qui cherche à séduire Astérion et les deux monstres se sont croisés en divers lieux de la ville pour un amour passager.
L’opéra du Minotaure, un monstre pour protéger la ville contre les « Portes des ténèbres »
Lilith est aujourd’hui symbole du féminisme et du « droit » à l’avortement : celle qui est réputée tuer les nouveau-nés a ainsi donné son nom à bien des associations pro-avortement, comme le « Lilith Fund » qui au Texas aide les femmes à couvrir les frais de leurs déplacements et opérations pour éliminer l’enfant qu’elles attendent.
Ce n’est pas un hasard si une version statique de ladite machine, femme-scorpion aux cornes de bouc, déesse païenne crachant son venin par divers orifices a été érigée en juin dernier sur le site du Hellfest à Clisson pour y rester à demeure. L’installation s’est faite en présence de François Delarozière, directeur artistique de la compagnie La Machine qui a créé le spectacle de Toulouse.
Ténèbres, démons, relecture inversée de la mythologie ont été présentés aux Toulousains priés de croire qu’il s’agissait d’un sommet de la culture et de l’inventivité contemporaine, mais c’est sans complexes que la compagnie La Machine et la mairie de Toulouse ont appuyé sur le caractère religieux et spirituel du spectacle qui a été suivi, en effet, par des curieux de tous âges dans un émerveillement forcé (on ne dit pas que l’art contemporain est laid, pas plus qu’on ne fait remarquer que le roi est nu), presque recueilli.
L’opéra du Minotaure protecteur de Toulouse trouve son origine dans une prophétie païenne
Tout a commencé, selon le livret du spectacle illustré dans le goût du tarot divinatoire, par la découverte d’un fragment d’écriture étrusque sur la fondation de l’antique temple du Capitole lors de fouilles archéologiques en 1993. On l’a déchiffré ; 25 ans plus tard, on dévoilait la « prophétie » qu’il contenait, et auquel les créateurs du spectacle ont ouvertement fait référence :
« Toulouse marquée par l’or, le feu, le sang et l’eau, verra son temple disparaître. Son gardien enfoui sous terre restera. Quand le jour se lèvera sur le temple enfin découvert, cinquante équinoxes lui seront nécessaires pour revenir à la vie. Protecteur de la cité, il renaîtra par les eaux du fleuve à la faveur de la nouvelle Lune bleue. Errant à la recherche du temple, perdu au cœur du labyrinthe, seule Ariane métamorphosée [en araignée] le guidera vers sa nouvelle demeure. »
Dès 2018, Delarozière avait vanté son opéra de rue en disant que ce Minotaure serait le « nouvel emblème de la Ville Rose » en tant que « protecteur spirituel ». Le spectacle de 2024 a mis en scène le recouvrement par le Minotaure de ses ailes perdues, sorte de résurrection par laquelle il a retrouvé ses « pouvoirs », et sa lutte-fascination vis-à-vis de Lilith, gardienne des ténèbres libérée des enfers dont les « signes prodigieux », la « croix de Satan, le Sigil de Lucifer et le signe de la bête », clefs de la Porte des Ténèbres, apparaissent sur les rives de la Garonne.
Voici (c’était pendant la journée de samedi) l’« ensorcellement », où les deux monstres, Astérion et Lilith, tous deux chassés du royaume des hommes, se rencontrent et ne deviennent « plus qu’un », partageant un même venin. La suite de l’histoire, jusqu’au dimanche soir, verra le réveil d’Ariane et son combat victorieux pour chasser Lilith qui en appelle aux « signes prodigieux » pour asseoir sa domination avec les démons de l’enfer. Astérion, inspirée par Ariane, accompagné des « dieux », repousse Lilith : « Ta force mobilisée m’offre la faille qui te sera fatale… Avec les eaux du fleuve, je ferme le passage… t’oblige à fuir. »
Selon Delarozière, tout cela est bien la preuve qu’il n’y a aucun satanisme dans son spectacle, que le réveil des dieux et demi-dieux de la mythologie n’est qu’une aimable fantaisie, un conte pour enfants : cela « finit bien », dit-il.
La critique de l’opéra urbain souligne son caractère maçonnique et transhumaniste
Mais comme le remarque une critique du spectacle par des évangéliques de Toulouse, la symbolique qui s’est déployée à travers ce spectacle est marquée par une « inversion occulte » : ce n’est pas la Jérusalem céleste vers laquelle on tend, le temple et les ailes du Minotaure qui l’assistent face à Lilith et son efficace séduction viennent d’« en-bas, des profondeurs de la mer », et Astérion proclame que sa demeure est « à l’échelle du monde, ou plutôt, elle est le monde », exprimant sa volonté de régner sur Toulouse sans partage : « Mes ailes retrouvées, je punirai ceux qui sur mon chemin fermeront portes et galeries. »
Ce n’est pas une bataille du bien contre le mal, qu’on ne se laisse pas tromper – le héros s’unit au mal, fût-ce provisoirement, partage avec Lilith son venin, et dans son identité même est un symbole du mal puisque le Minotaure de la mythologie grecque, issu d’une liaison contre nature entre une femme et un taureau, terrorisait la population de Crète, incarnait la cruauté et la laideur. Ariane, au demeurant, ne l’aidait pas : elle offrit au contraire son fil à Thésée pour traverser le labyrinthe où se tapissait le monstre, et le tuer. La voici devenue araignée venimeuse chargée de garder « le temple » du Minotaure au lieu de libérer l’humanité du monstre et de son repaire…
Dans le spectacle joué à Toulouse, « le labyrinthe devient un chemin initiatique vers la liberté que tout être humain se doit d’emprunter, afin de passer de l’ignorance à la connaissance et de pouvoir devenir comme un dieu », rappelle le livret critique cité plus haut. C’est la pensée maçonnique qui s’exprime, au fond. D’ailleurs le livret poursuit :
« Cela implique de rompre avec toutes les traditions et attaches du passé et d’accepter les idées du monde nouveau. Parmi celles-ci, les concepteurs du Minotaure cherchent à faire de cette “machine vivante” un porte-voix des idées transhumanistes célébrant la fusion entre l’homme et la machine, entre le biologique et la technologie. »
Toulouse livrée aux symboles du mal qui s’affrontent
Avec cela à l’esprit, la « victoire » sur Lilith prend une autre couleur : vaincue, certes, elle symbolise avec les deux autres monstres-machines une confusion des valeurs, un chaos qui voit un mal s’affronter à un autre, le tout illustré par une affiche où l’on voit danses macabres et symboles de mort, dieux effrayants et églises de Toulouse qui brûlent… Un curé de Toulouse, l’abbé Simon d’Artigue a qualifié l’affiche d’« iconographie diabolique » qui tend à « banaliser le mal ».
Aucun maire de France n’eût accepté de subventionner une procession, fût-ce pour des motifs « artistiques », appelant la protection du Christ ou du Cœur Immaculé de Marie sur une métropole comme Toulouse. On aurait hurlé à la violation de la laïcité. Il est significatif que le discours et le spectacle véritablement religieux, invoquant un « protecteur spirituel » aussi abominable, aussi craint et détesté même dans l’imaginaire païen, y soient acceptés et subventionnés par les pouvoirs publics, au point où l’on peut légitimement se demander s’il ne s’agit pas de rituels occultes assumés qui, à l’instar des cérémonies des Jeux olympiques, cherchent à chasser ce qu’il reste de chrétien en le parodiant et en blasphémant.
Un petit miracle a précédé le triduum inversé le 16 octobre : en l’église du Sacré-Cœur, Mgr de Kérimel, évêque de la ville, a consacré celle-ci ainsi que le diocèse au Cœur Sacré de Jésus en présence de 650 personne, pour « protéger » la ville de Toulouse, pour que « Dieu puisse répandre son amour sur le péché, sur le mal, sur la mort ». Il s’est exprimé un peu mollement (« Je ne suis pas là pour partir en guerre. » « C’est dommage parce que les prouesses sont intéressantes, mais ce motif-là me semble très dommageable pour le temps que nous vivons, nous sommes déjà dans un monde en souffrance. Tout spectacle est porteur d’un message, quel est le message ? »). Mais enfin il a agi.
En septembre, Bernard Antony, président de l’AGRIF, avait publié un communiqué :
« Sous le soleil de Satan : tout Français cultivé se doit d’avoir lu ce grand roman de Georges Bernanos. Mais aujourd’hui à Toulouse on pourrait plutôt parler des ténèbres de Lilith. Avec le plein appui du maire Jean-Luc Moudenc et de tous ses édiles, et avec celui de toutes les loges du Grand Orient de France et autres cercles ésotériques on s’apprête à célébrer dans les derniers jours d’octobre (25-26-27) un deuxième spectacle – le premier, ce fut en 2018 – organisé autour d’une étrange exaltation du Minotaure, monstre mi-homme mi-taureau tiré de la mythologie grecque, intitulée “le gardien du Temple”. Mais cette fois-ci ce n’est plus seulement un Minotaure articulé qui sera le centre de l’effervescence démoniaque… »
Direction Haïti, aux sources du mythe du zombi. Loin de « Walking Dead» et « World War Z», l’exposition dévoile les fantasmes, croyances et craintes nichés derrière la figure du « non-mort» le plus célèbre au monde.
Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les zombis … Loin des morts-vivants contagieux du cinéma et de la pop culture, l’exposition vous emmène en Haïti sur les traces d’un véritable mythe.
Si le mot «zombi» (nzambi) est d’origine africaine et désigne un esprit ou le fantôme d’un mort, sa signification évolue considérablement en traversant l’Atlantique lors de la traite des esclaves, portée par la combinaison des croyances traditionnelles africaines, caribéennes et catholiques.
En Haïti, la figure du zombi prend forme en marge de la culture vaudou, via les pratiques de ses sociétés secrètes – et notamment la société bizango-dont le rôle judiciaire lui confère le pouvoir de zombification. Jugé et condamné, le zombi est en réalité un criminel privé de liberté, rendu esclave et gardé dans un état d’hébétude au service d’un maître (bokor).
Entre savoir et fiction, l’exposition donne à voir les réalités qui se cachent derrière la peur de cet iconique« non-mort». En filigrane, elle explore la construction du mythe dans l’imaginaire collectif occidental, depuis son évocation en 1697 dans le roman de !’écrivain français Pierre-Corneille Blessebois jusqu’au légendaire film de George A. Romero, La Nuit des morts-vivants.
PROGRAMME AUTOUR DE l’EXPOSITION
Visites guidées, cinéma, spectacle, soirée … Retrouvez toute la programmation autour de l’exposition dans la rubrique ci-dessous « Autour de l’évènement »
Seule la réservation d’un créneau horaire dédié garantit l’accès.Commissariat Philippe Charlier, directeur du Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie (LAAB), UFR Simone Veil – santé (UVSQ / Paris-Saclay)Commissaires associés Lilas Desquiron, ethnologue, écrivaine, ancienne ministre de la Culture en Haïti, ancienne ministre conseiller, déléguée d’Haïti auprès de l’Unesco Erol Josué, directeur général du Bureau national d’ethnologie de Port-au-Prince en Haïti, artiste et prêtre vaudou, Laboratoire anthropologie, archéologie, biologie (LAAB), UFR Simone Veil-santé (UVSQ/Paris-Saclay)ScénographieAgence Du&Ma, deValence, ACL Alexis Coussement
Suivez le guide direction Haïti, aux sources du mythe du zombi.En savoir plus
31 oct. 2024 – 03 nov. 2024 CinémaDes films et des zombisCycle de cinémaEn savoir plus
En écho à l’exposition Zombis, la mort n’est pas une fin ?, découvrez six longs-métrages emblématiques du genre en salle de cinéma.
31 oct. 2024 – 01 nov. 2024 Fêtes et événementsSoirée Zombis PopEn savoir plus
Ce 31 octobre, délaissez les citrouilles d’Halloween pour la figure pop du zombi !
02févr. 2025 SpectaclesErol JosuéBese TryeEn savoir plus
Prêtre vaudou, comédien et danseur, Erol Josué puise dans la richesse mythique et culturelle de Port-au-Prince et partage les récits et légendes qui en ont forgé l’identité collective.
Le Wabi-Sabi : L’Art Japonais de l’Imperfection Parfaite : Dans un monde obsédé par la perfection, une philosophie japonaise millénaire offre une perspective rafraîchissante : le wabi-sabi. Ce concept esthétique et spirituel, profondément enraciné dans le bouddhisme zen et le taoïsme, célèbre la beauté de l’imperfection et de l’éphémère.
Une Esthétique de l’Impermanence. Le wabi-sabi embrasse l’asymétrie, les irrégularités et les traces du temps comme sources de beauté. Un bol en céramique ébréché, un jardin aux formes naturelles, ou un visage ridé par l’âge incarnent cette philosophie qui trouve l’harmonie dans l’imperfection plutôt que dans une symétrie stérile.
Au-delà de l’Art : Une Philosophie de Vie. Cette approche transcende le domaine artistique pour influencer le mode de vie japonais. Elle encourage l’acceptation du changement et la reconnaissance de la valeur intrinsèque des objets usés par le temps. Le wabi-sabi nous invite à ralentir, à observer et à apprécier les subtilités de notre environnement. Un Antidote à la Surconsommation. Dans une société de consommation effrénée, le wabi-sabi offre une alternative apaisante. Il prône la simplicité, la modestie et l’authenticité, contrastant avec la quête incessante de nouveauté et de perfection artificielle.
Une Influence Grandissante en Occident. Récemment, le concept a gagné en popularité en Occident, influençant le design d’intérieur, la mode et même le développement personnel. Il résonne particulièrement auprès de ceux qui cherchent à échapper au stress de la vie moderne et à renouer avec une forme de spiritualité ancrée dans le quotidien. Le wabi-sabi nous rappelle que la vraie beauté réside souvent dans les détails imparfaits qui racontent une histoire. Dans un monde en quête perpétuelle de perfection, cette philosophie nous invite à embrasser la beauté de l’imperfection et à trouver la sérénité dans l’acceptation du caractère éphémère de toute chose.
Le wabi-sabi et la franc-maçonnerie
Bien que provenant de traditions culturelles distinctes, présentent des similitudes intrigantes dans leur approche philosophique et spirituelle. Voici un texte de 30 lignes explorant ces parallèles : Le wabi-sabi, concept esthétique japonais, et la franc-maçonnerie, société initiatique occidentale, partagent une quête commune de la perfection à travers l’imperfection.
Ces deux traditions valorisent le processus de transformation personnelle et la recherche de la vérité au-delà des apparences.
Dans la franc-maçonnerie, le symbole de la pierre brute représente l’initié au début de son parcours, qui doit être taillée pour devenir une pierre parfaite. Cette métaphore résonne avec le wabi-sabi, qui célèbre la beauté des objets usés et imparfaits. Les deux philosophies reconnaissent que la perfection n’est pas un état figé, mais un processus continu d’amélioration et d’acceptation.
L’importance accordée au symbolisme est un autre point commun. La franc-maçonnerie utilise des symboles pour transmettre des vérités profondes, tandis que le wabi-sabi trouve une signification profonde dans les objets simples et naturels. Dans les deux cas, l’observation attentive et la réflexion sont essentielles pour comprendre les leçons cachées.
La notion de temps joue également un rôle crucial. Le wabi-sabi embrasse le vieillissement et la patine comme sources de beauté, tandis que la franc-maçonnerie valorise la transmission de connaissances anciennes à travers les générations. Les deux traditions reconnaissent la sagesse qui vient avec l’âge et l’expérience.
L’humilité est une vertu centrale dans les deux philosophies. Le wabi-sabi encourage l’acceptation de l’impermanence et de l’imperfection, tandis que la franc-maçonnerie prône l’humilité face à l’immensité du savoir et de l’univers. La recherche de l’harmonie est également un thème partagé. Le wabi-sabi cherche l’équilibre dans la simplicité et la nature, tandis que la franc-maçonnerie vise l’harmonie entre l’individu, la société et l’univers.
mains ouvertes recueillant une belle lumière
Enfin, les deux traditions mettent l’accent sur le développement personnel et spirituel. Le wabi-sabi invite à une prise de conscience de la beauté cachée dans le quotidien, tandis que la franc-maçonnerie offre un parcours initiatique visant à élever l’esprit et la morale de ses membres.
Bien que leurs origines et leurs pratiques diffèrent grandement, le wabi-sabi et la franc-maçonnerie partagent une vision profonde de la transformation personnelle
la quête de sens et de l’acceptation de l’imperfection comme voie vers une forme supérieure de compréhension et d’harmonie.
Un fil chamanique traverse-t-il toutes les religions ?
Bien que nous ne fassions aucun mystère de la nature ésotérique de nos croyances et de nos intérêts dans la Maçonnerie Mixte Universelle, beaucoup de gens oublient peut-être le lien que cet ésotérisme, en général, entretient avec une division historique au sein de toutes les religions peut-être. Bien que nous connaissions l’histoire de la religion ou au moins de la ou des traditions religieuses dont nous avons été les plus proches dans notre vie, connaissons-nous leur histoire ésotérique ? Ont-elles toutes une histoire ésotérique ? Quel est le but de cette séparation entre les enseignements ésotériques (intérieurs) et exotériques (extérieurs) ?
Le mot occulte signifie caché et peut être utilisé de manière interchangeable avec ésotérique, mais de quoi se cache-t-il ? Ce secret est-il né simplement pour éviter la persécution de l’Église au Moyen Âge et à la Renaissance, comme on nous le fait souvent croire, ou la dissimulation a-t-elle toujours fait partie de sa nature ?
Il serait absurde de vouloir raconter une quelconque histoire véritable de la religion dans le cadre d’un seul billet de blog, mais je souhaite souligner ce qui est le plus pertinent pour le sujet. Ce faisant, je pense qu’il est utile de revenir au début.
Où la religion a-t-elle commencé ? L’archéologie nous montre les traces ténues des débuts de la religion, comme le montrent les peintures rupestres et les sites funéraires, à l’époque où les humains ont commencé à honorer et à enterrer leurs morts. En vérité, nous savons très peu de choses sur ce crépuscule de la croyance.
Le premier exemple de religion dont nous ayons une expérience et une connaissance plus directes est celui qui se produit dans les tribus, et que les anthropologues ont appelé chamanisme. Nous voyons des chamans dans les tribus indigènes que nous rencontrons et étudions à l’époque moderne, et nous supposons que ce système a dû être présent dès nos propres origines et que ces peuples nous offrent un aperçu de notre passé ; pour le moment, je vais travailler sur cette hypothèse sans poser de questions.
Le chamanisme implique une minorité de la tribu, souvent un seul chaman et un ou plusieurs apprentis, qui servent d’interface entre les royaumes spirituels et la tribu. Ce qui rend le chaman unique, c’est qu’il est capable de communiquer avec le monde au-delà des sens d’une manière que la plupart ne peuvent pas faire, que ce soit par des capacités naturelles ou par l’utilisation de plantes psychoactives. Dans le cas du chamanisme, nous pouvons clairement voir les prémices d’une « minorité mystique » de la population, qui est reconnue et même vitale pour la tribu.
Au fur et à mesure que nous avançons dans la trajectoire progressive de la civilisation, nous observons le même schéma, mais avec des changements au fil du temps. Au fur et à mesure que les peuples développèrent des royaumes et des civilisations plus vastes, ils commencèrent également à construire des structures séparées au sein de chaque ville, et les temples apparurent comme des espaces exclusivement consacrés à l’interaction avec le divin. Il est intéressant de noter que, tout comme les différents bâtiments délimitaient physiquement chaque « domaine » de la vie, avec le gouvernement ici, le marché là, etc., de même la religion commença à être séparée. Elle devint de moins en moins intégrée à la vie dans son ensemble, comme c’était davantage le cas dans la tribu, et devint quelque chose que l’on faisait « là » spécifiquement.
En outre, on pourrait même dire que c’est là, en fait, le début de la religion, dans la mesure où la religion décrit un domaine spécifique et séparé de l’activité humaine ; si tel est le cas, alors nous pouvons reconnaître que l’émergence de la religion était le produit de la division de la vie en catégories et, en même temps, une continuation de la tradition chamanique. Tout ce qui précède était également surtout pertinent dans les villes, tandis que les gens vivant dans les villages s’appuyaient encore sur des figures chamaniques pendant une grande partie de la période, jusqu’à ce que le sacerdoce de la ville commence à remplacer les chamans et les druides par des prêtres.
Autant que nous le sachions, le côté ésotérique de la religion a également émergé à cette époque. La Grèce et Rome avaient leurs écoles de mystères, les royaumes hindous avaient leurs brahmanes et leurs yogis, Israël leurs prophètes et plus tard leurs kabbalistes, etc.
Cependant, ce mysticisme n’était pas nécessairement séparé du sacerdoce. Dans la Grèce antique, par exemple, il était attendu, voire même exigé, de subir les initiations pour devenir prêtre ou, d’ailleurs, pour devenir tout autre membre important et influent de la société. Comme ces choses n’ont pas toujours été consignées, nous ne saurons peut-être jamais exactement à quel point les diverses traditions ésotériques et les sacerdoces qui leur étaient associés étaient liés.
Une question que je trouve très intéressante est la suivante : pourquoi cette minorité mystique a-t-elle toujours existé ? S’agit-il simplement de personnes plus intelligentes, moins « neurotypiques », plus enclines à passer d’un état de conscience à un autre ou plus susceptibles d’expérimenter des drogues psychoactives ? Ou pourrait-il s’agir d’une combinaison de toutes ces choses ?
Il est communément admis que de nombreux éléments, notamment les caractéristiques humaines comme la taille, le QI, la tension artérielle et les salaires, se présentent sous la forme d’une distribution normale ou courbe en cloche. Cela signifie simplement que lorsque vous les tracez sur un graphique, la majorité sont « normales » et donc le milieu du graphique est le plus grand, et plus vous vous éloignez de la normale dans une direction ou dans l’autre, plus la pente s’abaisse, comme les bords d’une cloche, avec moins de personnes anormales.
Se pourrait-il que les traits ou l’ensemble des traits qui contribuent à ce qu’une personne soit ouverte et capable d’embrasser plus complètement le côté mystique de la vie ne soient qu’une minorité de personnes situées aux limites de la courbe en cloche ? Et qu’en est-il du reste des gens, qui vivent au milieu de cette courbe en cloche, qui sont normaux ? Pourquoi faut-il les séparer ?
Feu de camps, chamanisme, foyer, nuit
Pour la plupart d’entre nous qui nous trouvons à l’extrémité mystique de la courbe, l’expérience de la vie nous a appris que ceux qui vivent dans le royaume de la normalité ne sont souvent pas disposés ou capables de comprendre bon nombre des concepts les plus profonds, pour une raison ou une autre. Il semble souvent que ce dont ils ont besoin, c’est exactement ce que la religion exotérique leur propose, des histoires et des concepts simplifiés qui peuvent donner un sens et un but à leur vie, mais qui manqueraient aux plus enclins au mysticisme. C’est peut-être précisément pour cela que la religion exotérique a été créée ; à un moment donné, les héritiers du fil chamanique ont compris ce que Jésus exprimait lorsque ses disciples lui demandaient pourquoi il devait parler en paraboles aux masses : parce qu’ayant des oreilles, ils ne peuvent pas entendre, et ayant des yeux, ils ne peuvent pas voir.
Parmi les nombreuses traditions ésotériques, la Franc-Maçonnerie a toujours été le refuge idéal et le véhicule des personnes enclines au mysticisme. Cela est dû principalement à son niveau d’organisation et à son côté pratique, qui ont permis à ses membres non seulement d’étudier des concepts élevés à huis clos, mais aussi d’exercer une influence majeure sur la société dans son ensemble, ainsi qu’à une structure interne hautement fonctionnelle qui nous permet d’être efficaces dans la réalisation des tâches. Alors que le lait des paraboles suffit à la plupart, pour ceux qui recherchent une nourriture plus solide, nous accueillons les chercheurs de vérité sincères de toutes sortes.
Pamplona (EFE).- La loge maçonnique ‘Xavier Mina’ a célébré dix ans depuis sa restauration en Navarre, une décennie au cours de laquelle cette entité, fédérée dans la Grande Loge Symbolique Espagnole (GLSE), a recherché, depuis la liberté de conscience , la croissance de la personne à travers le travail symbolique et, par extension, de toute l’humanité.
Ce groupe est défini comme un espace intellectuel qui admet les hommes et les femmes sur un pied d’égalité et qui fonctionne à partir d’une « liberté de conscience absolue », sans prendre de position politique ou religieuse, dans le but d’œuvrer à l’amélioration de la société à partir de paramètres de tolérance. et la fraternité.
Cette loge maçonnique a été fondée en 2014 par des membres de différentes loges GLSE résidant en Navarre, reprenant l’activité d’un mouvement interdit au début de la guerre civile. Le nom évoque la figure du soldat et guérillero navarrais qui vécut entre 1789 et 1817, qui se distingua par sa lutte contre l’intolérance et par l’indépendance des idées et des personnes.
Un « temple » plein de symboles
Le siège de cette loge ou « temple », comme l’appellent les maçons, accueille les réunions ou « tenues » des 16 membres que compte actuellement le groupe.
Le temple est un espace avec une charge symbolique importante, qui comprend, entre autres éléments, « l’autel des serments », dans lequel l’équerre et le compas reposent sur une copie de la Déclaration universelle des droits de l’homme et une Bible, mais pas à titre religieux. symbole, mais plutôt « un livre qui représente la sagesse accumulée au fil du temps », a expliqué à EFE le président de la loge, Valentín Díaz.
On voit également dans le temple le fil à plomb suspendu au plafond, plusieurs épées, dont la lame « flamboyante » du président de la loge, la lanterne, la pierre brute et la pierre sculptée, le candélabre et trois colonnettes, situés sur un motif à carreaux, représentant la sagesse, la force et la beauté.
Et flanquant l’entrée du temple, comme dans chaque loge, les colonnes Jaquin et Boaz, reconstitution de celles qui existaient dans le Temple de Salomon.
Sans rituel, pas de maçonnerie
Sans rituel et sans symbologie, « il n’y a pas de franc-maçonnerie », a souligné Díaz, qui a reconnu que ce qui l’a motivé à entrer dans ce groupe était « l’image de l’équerre et de la boussole . C’est une image extrêmement suggestive qui m’a fait ressentir une résonance intérieure dès mon plus jeune âge.
La franc-maçonnerie, a-t-il commenté, est une allégorie du métier de la construction : « Elle s’inspire des tailleurs de pierre médiévaux . Ils ont travaillé la pierre et nous travaillons aussi la pierre, à la différence que la pierre, c’est chacun de nous. Autrement dit, ce que nous faisons, c’est nous façonner nous-mêmes, nous nous construisons pour rechercher la meilleure version de nous-mêmes.
Díaz a souligné « l’atmosphère magnifique » et la relation fraternelle entre les « frères » ou membres de la loge. « Ici nous sommes unis dans notre humanité pure et nue, c’est-à-dire qu’ici il n’y a pas de journaliste, d’avocat, d’homme d’affaires, de serveur ou qui que ce soit d’autre, nous voilà tous, absolument au moment où nous sommes dans la loge, nous sont exactement les mêmes. Il n’y a aucune différence selon le sexe, l’idéologie ou la religion », a-t-il déclaré.
Deux courants majeurs de la franc-maçonnerie
Mais en tant que mouvement, la franc-maçonnerie n’est pas unie. Il existe deux grands courants : la franc-maçonnerie anglo-saxonne ou franc-maçonnerie masculine, et la franc-maçonnerie libérale, fondamentalement liée au Grand Orient de France et au Grand Orient de Belgique, à laquelle appartient cette loge navarraise.
La franc-maçonnerie masculine n’admet pas l’initiation des femmes et exige la croyance en un Dieu révélé et en l’immortalité de l’âme. Il est étroitement lié aux principes fondateurs de la Franc-Maçonnerie, mais ce mouvement, en tant que tel, « a été fondé au XVIIIe siècle, en 1717, et nous sommes bien sûr en 2024. Le monde a changé, et depuis la seconde moitié du siècle , il y a des femmes franc-maçonnes au XIXe siècle », a déclaré Díaz.
Le président de la loge maçonnique « Xavier Mina » de Navarre Valentín Díaz. EFE/Jésus Diges
La franc-maçonnerie a été brutalement persécutée sous le régime de Franco. Díaz admet qu’il n’en connaît pas la raison : « Il faudrait demander à Franco. La vérité est qu’il avait une obsession absolue contre la franc-maçonnerie. »
Quoi qu’il en soit, la conséquence est que la franc-maçonnerie espagnole, comme l’a reconnu Díaz, n’a pas bien survécu à la dictature. « Quoi qu’il en soit, il faut dire que la franc-maçonnerie en Espagne n’a jamais eu un grand nombre de membres. Même dans les meilleurs moments de la franc-maçonnerie en Espagne, entre la fin du XIXe siècle et le premier tiers du XXe siècle, elle n’a jamais dépassé 6 000 ou 7 000 membres », a-t-il souligné.
Il y a actuellement en Espagne environ 4 000 francs-maçons, alors qu’en France, par exemple, il y en a près de 170 000.
De quoi parle-t-on lors d’une Tenue maçonnique ?
Et de quoi parle-t-on dans les réunions ou « meetings » maçonniques ? Eh bien, sur beaucoup de choses, Díaz a assuré : « Bien sûr, on parle beaucoup de questions symboliques, de ce que chacun interprète » d’elles, et d’autres questions, qu’elles soient actuelles ou non. Ce dont on ne parle jamais, c’est de politique ou d’une religion spécifique.
Cette règle est rompue à la fin de la Tenue, au cours de laquelle les frères participent à une « agape » et parlent de n’importe quel sujet, même, plaisantait Díaz… du football.
Le protestantisme est l’une des principales branches du christianisme, avec le catholicisme et l’orthodoxie. Entendu largement, le protestantisme est l’ensemble des Églises issues de la Réforme1, autrement dit, qui ne reconnaissent pas l’autorité du pape.
L’ensemble de ces Églises englobe des mouvements variés, tels les luthériens, presbytériens, réformés, anglicans, méthodistes… Il regroupe plus d’un tiers des chrétiens dans le monde, soit 900 millions de protestants, dont 300 millions dans les Églises directement influencées par la Réforme et 600 millions dans les nouvelles Églises protestantes, principalement évangéliques (dont l’anabaptisme, le baptisme et le pentecôtisme).
La partie d’ouverture de l’exhortation donne un résumé pratique des degrés précédents et indique très clairement que la première signification intérieure de la série est la Naissance, la Vie qui est bien sûr éducative et préparatoire à sa suite, et la Mort.
Chapitre IV – L’Exhortation
La phrase relative au deuxième degré « Et de le suivre, depuis son développement à travers les sentiers de la Science Céleste jusqu’au trône de Dieu Lui-même », montre clairement sa véritable signification.
Comme indiqué dans le « Manuel du Compagnon », dans la Chambre du Milieu, le Compagnon découvre non seulement le nom de Dieu, mais qu’il est lui-même la cinquième lettre Shin qui transforme le nom Jéhovah en nom Jeheshue, ou Messie, le Roi.
Image maçonnique
IMAGE LIÉE : wikimedia Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Mais selon l’ancienne Kabbale, Jéheshue doit être élevé sur la croix de Tipareth, et l’importance de ce fait est imprimée à notre candidat par les incidents qui vont maintenant se produire.
Le chrétien moyen n’a pas besoin de s’inquiéter des subtilités de la Kabbale, car l’histoire du Nouveau Testament lui fournit une interprétation très similaire.
Le Maître de la Magie lui ayant donné, presque par hasard, cette clé du sens profond de ce qui va suivre, il passe immédiatement à la partie la plus dramatique de la cérémonie. Jusqu’à ce point, presque toutes les formes de notre rituel sont pratiquement les mêmes, mais à partir de là, il existe de nombreuses différences marquées.
Le rituel d’« émulation » peut être considéré comme contenant le strict minimum, mais les détails supplémentaires que l’on retrouve dans de nombreux travaux provinciaux en Angleterre, en Écosse, en Irlande, en Amérique et dans de nombreuses Loges continentales sont trop importants pour être ignorés.
Il n’y a aucune raison de penser qu’il s’agit d’innovations ; au contraire, tout porte à croire qu’elles font partie intégrante de la cérémonie et que, pour diverses raisons, elles ont été omises par les réviseurs de notre rituel qui se sont réunis dans la Loge de la Réconciliation. Je vais donc les noter et les expliquer si nécessaire.
Tandis que dans l’Émulation, dès que les Surveillants sont appelés, les Diacres se retirent, dans la plupart des autres, dans les Provinces, etc., ils retombent à la tête de la tombe. Ainsi, avec la WM, les Surveillants forment le triangle de l’Esprit, et avec les Diacres le carré de la matière, sur lequel repose le triangle, car le Maître descend de sa chaise et se place devant le Piédestal.
En guise de conseil pratique, je recommanderais au témoin de ne pas demander au candidat de croiser les pieds avant que le témoin de guerre ne se soit occupé de lui, car il lui est impossible de tomber à genoux si ses pieds sont croisés, alors qu’en exécutant ces instructions avant la dernière attaque, il tombera plus facilement.
Dans la plupart des anciens rituels écossais, le candidat fait le tour de la Loge, est attaqué par le témoin de guerre au sud, par le témoin de guerre à l’ouest (notez cela), et retourne au témoin de guerre à l’est, où l’incident final a lieu. Je pense cependant que notre système anglais qui consiste à attaquer au nord plutôt qu’à l’ouest est préférable, et c’est probablement la forme correcte. Dans le rituel écossais, les trois méchants ont des noms, et c’est le même cas en Amérique.
Il s’agit de Jubela, Jubelo et Jubelum. Le mot lui-même vient clairement du latin qui signifie « commander » et fait référence au fait qu’ils lui ont ordonné de renoncer aux secrets. Mais les terminaisons des trois noms semblent avoir une curieuse référence ésotérique à l’Inde. Il est peu probable que ces trois noms forment par hasard le mot mystique AUM.
Dans ce cas, le U de l’Inde se prononce presque comme O, et lorsque ce mot est déguisé, comme c’est généralement le cas, il s’écrit OMN. S’il en est ainsi, nous avons les aspects Créateur, Préservateur et Annihilant de la Déité mis en valeur au Troisième Degré, et c’est l’aspect Destructeur, symbolisé par la lettre M, qui porte le coup final.
Cette variation est donc importante, mais je dois avertir mes lecteurs que toutes les exploitations écossaises ne la possèdent pas, certaines d’entre elles étant beaucoup plus proches des nôtres, ayant même l’attaque au nord.
Cependant, presque toutes les cérémonies comportent des déambulations au cours desquelles on joue de la musique solennelle. La procédure habituelle consiste pour les frères à faire le tour de la tombe une fois en faisant le signe pénal d’un apprenti franc-maçon entré.
Une fois cela fait, le témoin de Jéhovah fait sa tentative avortée. Le deuxième tour est fait avec le signe de salut d’un franc-maçon compagnon après quoi le témoin de Jéhovah essaie et échoue.
Le troisième tour se fait avec le signe de chagrin et de détresse d’un Maître Maçon à l’issue duquel le candidat est soulevé par la poigne du lion.
Il est vraiment dommage que l’usage de ce nom pour la prise du Maître Maçon tombe en désuétude à Londres, car il a en lui-même d’importantes références symboliques, auxquelles nous ferons référence plus loin dans le chapitre.
Dans de nombreuses régions d’Angleterre, il est encore d’usage de placer le candidat soit dans un cercueil, soit dans une tombe ouverte creusée dans le sol, et la même méthode se retrouve dans la plupart des autres régions du monde. En effet, dans le rituel hollandais, on montre d’abord au candidat un cercueil dans lequel se trouve un squelette humain.
Il l’enlève ensuite, bien qu’il ne le sache pas et qu’il pense qu’une fois étendu dedans, il se retrouvera dans ses griffes osseuses. Même près de Londres, à Windsor, il existe un temple maçonnique qui possède une chambre mortuaire spéciale avec une tombe ouverte dans le sol et jusqu’à récemment, elle était encore utilisée, bien que je ne puisse pas dire si elle l’est encore aujourd’hui.
Considérons maintenant la signification des principaux incidents. La première signification du degré est évidente : il prépare l’homme à sa fin finale et laisse entrevoir la possibilité d’une vie au-delà de la tombe, mais il faut admettre que la leçon n’est pas transmise avec la même force que dans la plupart des mystères antiques.
Osiris lui-même est ressuscité des morts et est devenu le juge de tous ceux qui l’ont suivi, et à cause de ce fait, ses adorateurs ont cru qu’eux aussi ressusciteraient.
Dans notre légende, cependant, c’est seulement le corps mort d’Hiram A’biff qui est sorti de la tombe d’une manière particulière, et dans la légende, il n’y a même pas une allusion à ce qui est arrivé à son âme.
On se demande souvent pourquoi ils auraient dû soulever un sarcophage fermé et le placer sur ses pieds. [1]
Une explication possible est probablement l’analogie avec l’histoire grecque de la manière dont Hercule récupéra Alceste et la racheta de l’esclavage de Thanatos – la Mort elle-même.
On nous dit qu’Hercule a lutté avec Thanatos et qu’il ne l’a pas laissé partir tant qu’il n’aurait pas accepté de permettre à Hercule de la ramener du royaume des Ombres au pays des hommes vivants.
Il se peut que le cadavre ici représente la Mort. Il convient également de noter qu’Isis a réuni les fragments du corps d’Osiris, et que la « mise en place » de l’épine dorsale du dieu était une cérémonie effectuée chaque année par les anciens prêtres égyptiens.
Le corps d’Osiris fut apparemment soulevé du cercueil par Anubis exactement de la même manière que le Maître Maçon. Lorsqu’il fut remis sur ses pieds, la vie lui revint.
La résurrection du corps du défunt pour la cérémonie d’ouverture de la bouche – extrait du Livre de la sortie diurne (Livre des morts)
CRÉDIT PHOTO : Wellcome Collection Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
L’ancien rituel égyptien d’élévation du pilier Djed – symbolisant la résurrection du dieu Osiris.
IMAGE LIÉE : wikimedia Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Un fait est certain, c’est que dans chaque rite qui a pour thème central la mort symbolique, le candidat est élevé par la même prise, et exactement de la même manière, et cette manière devient une méthode de salutation et de reconnaissance entre tous ceux qui sont passés par ce type de cérémonie.
Par exemple : – il est connu et utilisé dans le rite derviche, chez les Africains de l’Ouest, chez les Indiens d’Amérique centrale, et était apparemment connu des anciens druides, car il est gravé sur une pierre trouvée à Iona.
Dans les anciens rites de Mithra, cette méthode semble avoir été utilisée à une occasion similaire. Ces faits montrent qu’il s’agit d’un monument ancien qui doit être soigneusement gardé.
L’utilisation de l’expression « The Lion Grip » est particulièrement significative, comme le montre le major Sanderson dans son ouvrage « An Examination of the Masonic Ritual ».
Il y souligne que dans le Livre des Morts, le Dieu Suprême, qu’il s’agisse de Râ ou d’Osiris, est invoqué comme le « Dieu sous la forme du Lion », et dans tous ces cas, la prière de l’Âme est qu’il lui soit permis de « sortir » à l’Est, se levant avec le soleil du d..s. du g.
En Égypte, le lion était la personnification de la force et du pouvoir, mais il est généralement associé à l’idée de la régénération du Soleil, et donc à la résurrection.
Le major Anderson poursuit en soulevant les points suivants : Shu (Anheru, « celui qui soulève »), dont on dit qu’il soulève la déesse du ciel des bras de la Terre endormie, est souvent représenté comme un lion, car c’est seulement grâce à lui que la renaissance du Soleil a été rendue possible.
Shu « soulevant le ciel » – Appuie-tête ; tombe de Toutankhamon, musée du Caire.
Via Encyclopædia Britannica https://www.britannica.com/topic/Shu-Egyptian-god#/media/1/542149/238289
Osiris est appelé le lion d’hier, et Râ le Lion de demain : le cercueil d’Osiris est toujours représenté avec la tête et les jambes d’un lion. » Ainsi, comme l’indique le Major Sanderson, l’expression « la prise du lion » est une survivance du culte solaire, et donc un repère qu’il convient de préserver soigneusement.
Anubis s’occupant du corps du défunt sur une civière d’Osiris (selon le mythe osirien)
IMAGE LIÉE : wikimedia Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
L’étoile brillante du matin, dont le lever apporte la paix et le salut, était presque certainement à l’origine Sirius , mais pour les Anglais, il doit sembler étrange que Sirius soit considéré comme apportant la paix et le salut.
L’association de ces idées avec l’étoile du Chien est sans aucun doute un fragment qui nous vient de l’Égypte ancienne, car le lever de Sirius a marqué le début de l’inondation du Nil, qui a littéralement apporté le salut au peuple égyptien en irriguant la terre et en lui permettant de produire de la nourriture.
Sah et sa compagne, Sopdet, plus connue sous son nom grec, Sothis. Sah personnifiait la constellation d’Orion, et Sopdet, l’étoile brillante du matin Sirius (« l’étoile du chien »). Tiré de : « L’aube de la civilisation », G. Maspero, 1918.
IMAGE LIÉE : wikimedia Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Que Sirius était un objet de vénération pour les philosophes du monde antique est bien connu de tous les archéologues, et il a été prouvé que de nombreux temples en Égypte étaient orientés sur Sirius.
Il existe également de nombreuses preuves montrant que certains des cercles de pierres de Grande-Bretagne étaient orientés de la même manière sur Sirius par les druides.
Il n’est donc pas étonnant que cette étoile soit encore présente dans nos rituels. Naturellement, elle a acquis au fil des ans une signification spirituelle plus profonde et peut être considérée comme représentant les prémices de la Résurrection, l’espérance certaine de notre Rédemption.
Cet aspect est exposé dans les conférences rédigées par Dunckerley, qui la considérait comme l’étoile de Bethléem et comme une figure du Christ. Voir Apoc. xxii, 16.
A ce moment, le candidat, qui a été soigneusement placé au nord, dans le lieu des ténèbres, est déplacé par la droite vers le sud. Du point de vue pratique, cela permet au WM de rentrer dans son fauteuil par le bon côté, mais il y a aussi une signification intérieure.
Immédiatement après la mort, l’âme se retrouve, dit-on, sur le plan terrestre, au milieu de l’obscurité et des ténèbres. Dépourvue de ses yeux mortels, elle ne peut percevoir le soleil et, d’autre part, elle est encore tellement immergée dans la matière qu’elle ne peut pas encore voir clairement avec ses yeux spirituels ; mais ce stade passe rapidement et l’âme est reçue dans un plan d’existence supérieur, où elle est amenée par des messagers de Lumière.
La position au Nord représente cette période d’obscurité sur le plan terrestre, et le fait que cela ne soit pas accidentel est démontré par le fait que dans la plupart des rituels, les lumières ne sont pas allumées avant que la phrase « Cette brillante étoile du matin, etc. » n’ait été prononcée.
Puis le WM, représentant l’un de ces messagers spirituels, conduit doucement le candidat vers le Sud, symbolisant ainsi son entrée dans le lieu de lumière. Et qui est ce messager ?
Tout maître installé qui a reçu le mot de passe menant à la Chaire doit comprendre que, si indigne soit-il, il représente le Christ ressuscité.
Nous voyons ainsi la nature particulièrement appropriée de l’acte venir après la référence à l’étoile brillante du matin, qui représente également dans un autre sens le Christ ressuscité.
[1] Voir Ward, « Qui était Hiram Abiff ».
Article de : JSM Ward
John Sebastian Marlow Ward (22 décembre 1885 – 1949) était un auteur anglais qui a publié de nombreux ouvrages sur la franc-maçonnerie et l’ésotérisme.
Il est né dans ce qui est aujourd’hui le Belize. En 1908, il a obtenu son diplôme d’histoire à l’Université de Cambridge avec mention, suivant les traces de son père, Herbert Ward, qui avait également étudié l’histoire avant d’entrer dans la prêtrise de l’Église anglicane, comme son père l’avait fait avant lui.
John Ward est devenu un écrivain prolifique et parfois controversé sur une grande variété de sujets. Il a contribué à l’histoire de la franc-maçonnerie et d’autres sociétés secrètes.
Il était également un médium psychique ou spiritualiste, un éminent homme d’église et est toujours considéré par certains comme un mystique et un prophète des temps modernes.