Pour l’instant les salons des nouvelles technologies présentent seulement des robots humanoïdes assez proches des êtres humains hommes ou femmes et selon des critères standards. IIs prêtent même parfois encore à sourire et ils nous plongent dans un univers proche de la science fiction. Ils avancent à pas constant et s’améliorent au fil du temps. Nous commençons à nous habituer à leurs présences comme nous avons intégré les animaux domestiques qui partagent notre vie.
« Va t’il falloir les caresser dans le bon sens du poil et leur donner une friandise ? »
Il faut s’attendre à tout, car on peut leur donner déjà l’apparence physique de notre choix. Avenir, science fiction, évidence, monde en pleine métamorphose, on ne peut rester indifférent face à une telle frénésie qui ne cesse de grandir.
Comment la Franc-maçonnerie va t’elle vivre ces transformations, ces passages dans cette nouvelle approche de la vie…
Le Grand René s’est penché sur la question dans la vidéo ci-dessous :
– Hello Lhermitt. Que se passe-t-il ? Je ne t’attendais que pour l’apéro ce soir ! Un café alors ?
Il appelait son ami toujours par son nom de famille, considérant que c’était une familiarité complice rappelant que c’est ainsi qu’il avait fait sa connaissance lors de l’appel de leur rentrée en classe de terminal.
De prestance naturelle, svelte et bien bâti comme on dit, Guido Lhermitt porte ses cheveux bruns coupés courts, avec quelques mèches légèrement ondulées qui encadrent son visage aux traits réguliers et aux pommettes légèrement saillantes. Des lunettes en écaille sombre lui donnent un air à la fois sérieux et charismatique.
Guido est le fils d’une mère italienne, restauratrice d’œuvres d’art. Elle mourut alors qu’il avait 10 ans, il en garde un souvenir d’amour idéalisé. Son père, Peter Lhermitt, est un cryptographe anglais de renom. Cette double origine lui confère une apparence qui reflète à la fois la chaleur méditerranéenne et la patience introvertie des anglo-saxons. Ses yeux, d’un marron profond, sont vifs et expressifs, ses manières polies et réservées.
Né dans une famille artistique et scientifique, passionnée par le savoir comme celle d’Alexander, dès l’adolescence, il s’est lié d’amitié avec lui, une curiosité intellectuelle commune ayant cimenté leur lien.
Guido a poursuivi des études universitaires en histoire de l’art et en criminologie, combinant ainsi sa passion pour l’art avec un intérêt croissant pour les aspects juridiques de la préservation du patrimoine culturel. Il a commencé sa carrière dans la police en tant qu’agent spécialisé dans les crimes culturels en tous genres, vols, fraudes, spoliation, destruction volontaire. Sa passion et son expertise ont rapidement attiré l’attention de ses supérieurs, le propulsant vers des postes de plus en plus responsables. Il dirige désormais une unité spécialisée d’Interpol chargée de prévenir et d’enquêter sur les crimes culturels, tout en collaborant étroitement avec des fondations privées internationales.
– Hello Alex ! Pas le temps pour le café. Changement de programme : j’ai pris rendez-vous en début d’après-midi avec le conservateur de la National Portrait Gallery. Mes services ont reçu d’un lanceur d’alerte une information suggérant qu’un groupuscule fanatique pourrait être sur le point d’y voler un tableau de Newton. J’ai pris deux billets pour Londres, j’ai pensé que tu pourrais m’accompagner. Tu deviens trop casanier avec tes dossiers qui peuvent attendre, et puis j’ai besoin de ton expertise. Oust, dépêche ! Prends quelques affaires au cas où…dit-il avec un clin d’œil malicieux.
Au-delà de son intellect brillant, Guido est également doté d’un sens de l’humour pétillant et d’une nature sociable. Son charme naturel et son attitude décontractée font de lui un compagnon de voyage idéal, et les aventures féminines partagées par ces deux beaux garçons au cours de leur adolescence ont créé des souvenirs indélébiles qui renforcent encore davantage leur amitié.
– L’Eurostar part à 11h12, cela nous laisse tout juste le temps de le prendre et d’arriver vers 13h30 pour rejoindre le musée. Pas une seconde à perdre.
Tilt ! Laissant sans façon son ami sur le seuil, Alexander traverse son appartement à grandes enjambées pour saisir le dossier créé la veille. Il glisse sur les parquets en chevron des pièces de réception en enfilade, se cogne dans sa vitesse à une cheminée en marbre, faillit rater son virage pour traverser le corridor le conduisant à son bureau.
Il n’avait pas rêvé, il était bien là où il l’avait laissé. Ses mains tremblent légèrement alors qu’il s’empare de la chemise cartonnée. Étonné par la tournure des événements et revenant vers son ami il tente de lui expliquer,
– Lhermitt, c’est une drôle de coïncidence. Hier, justement j’ai vu le portrait de Newton parmi des photos. Je t’expliquerai plus tard. Et comment, je pars avec toi!
Alexander s’empresse de fourrer automatiquement le dossier, un nécessaire de toilette toujours prêt et de quoi se changer dans un élégant sac de voyage en s’exclamant sans savoir pourquoi, mais sans pouvoir s’en empêcher : l’aventure commence !
Durant le voyage, Alexander raconta à son ami ses amusantes découvertes par mégarde, les drôles de tableaux dans la pièce vide et puis ce dossier de tableaux éclectiques.
– Je suis sûr qu’il y avait un portrait d’Isaac Newton.
– C’est donc le moment opportun pour aller le voir en vrai, répondit Guido. Si nos informations sont justes, la probabilité qu’on ne le voit plus n’est pas négligeable.
– Pourquoi voudrait-on voler spécifiquement le tableau de Newton ? Après tout il y a beaucoup d’œuvres à la Portrait Gallery d’une valeur bien plus grande.
– Ce n’est pas une simple histoire d’argent. Notre Newton a un fan club très particulier. Ses membres ne veulent pas seulement voler ce portrait-là. Ils veulent plus probablement le détruire ! Et surtout on ne sait pas pourquoi.
– Alors j’ai une piste pour toi Guido ! Tu devrais chercher parmi les afficionados de Robert Hooke !
– Ah oui, pourquoi?
– J’ai lu le livre de Lisa Jardine sur le « Géomètre de Londres ». Apparemment c’est sous la présidence du fielleux Isaac Newton à la Royal Society que le portrait officiel du fellow Robert Hooke, secrétaire de ladite société, a mystérieusement disparu. Dans son livre, Lisa Jardine sous-entend que ce serait à l’initiative de notre cher Isaac Newton qu’il aurait été détruit. Avec un sourire malicieux, Alexander conclut triomphalement :
– C’est le clan des Hooke qui veut prendre sa revanche !
– Tu ferais un sacré enquêteur Alex ! Répondit Guido en riant franchement.
Puis il reprit
– J’ai un coup de fil à passer pour prévenir de notre arrivée. Quelques minutes après, ayant raccroché, il annonça simplement :
– Un ami viendra nous chercher à la gare St Pancras pour nous conduire à Trafalgar Square.
L’ami en question, venu chercher Alexander et Guido, jusque dans le hall de la gare, les accueille chaleureusement, glissant à l’oreille de ce dernier, tout en l’embrassant, un murmure qu’Alexander n’entendit qu’à moitié, quelque chose étrange comme « ôté».
Vêtu avec une élégance discrète, Lord Archibald Winston, Comte de Kersal, est un homme d’âge mûr. Son front est celui d’un intellectuel. Malgré ses années, une grande force, qu’on devine inaltérable, lui donne cette beauté souveraine faite d’une harmonie délicate où se mêlent l’intelligence, la mansuétude, la spiritualité, la droiture. Son regard gris, protégé par des lunettes sans bord aux fines branches de titane, est si perçant qu’il impose le respect. Mais son sourire, quand il sourit, l’éclaire de douceur et invite au dialogue.
Il porte un costume en flanelle grise, à l’évidence sur mesure, parfaitement ajusté, soulignant un goût classique. Une cravate en soie grenat, où l’on peut distinguer dans les reflets, ton sur ton, une chouette au niveau du nœud, rehausse sa chemise blanche impeccable. Ses chaussures, polies à la perfection, confirment son attention méticuleuse aux détails, et chaque geste, chaque mouvement, semblent nonchalamment contrôlés, un aristocrate anglais à l’évidence, mais avec une légère claudication.
Le français de Lord Winston, teinté d’un léger accent britannique, résonne avec une éloquence tranquille. Il choisit ses mots avec soin, articulant chaque syllabe avec précision. Tout en lui est à la fois nuance et exigence.
Non loin de la sortie de la gare, le chauffeur de Lord Winston, James Parker, les attendait dans une voiture de grande remise, une Bentley.
En désignant le B de la marque qui orne la calandre, avec un clin d’œil à Guido et, s’adressant à Alexander, Lord Winston lâcha
– B comme « bôase » évidemment.
Guido en sourit.
– Bon, curieux d’appeler ainsi une voiture ? pensa Alexander reconnaissant quelque originalité au personnage ou du moins un humour british qu’il ne comprit pas mais que son ami, à l’évidence, avait su apprécier.
« Souvent, des gens fermés viennent à nous » : comment vivent les maçons de Moscou
Il y a trente-trois ans, en janvier 1992, des francs-maçons russes fondaient la Loge de l’Harmonie à Paris. Le même jour, elle a été enregistrée auprès du ministère de la Justice de Moscou et est officiellement devenue la première organisation maçonnique de la Russie moderne – depuis 1918, la franc-maçonnerie était interdite dans le pays. Aujourd’hui, la franc-maçonnerie régulière en Russie est représentée par la Grande Loge, qui regroupe 54 loges actives et environ 1 300 personnes, dont près de la moitié vivent à Moscou.
Victor Beliavski
« La Loge de l’Harmonie a été fondée par le philosophe Gueorgui Dergachev« , a déclaré le Grand Maître adjoint du VLR Viktor Belyavsky lors d’une conférence dans le temple maçonnique. « Au début des années 1990, il a eu une conversation avec un Français en visite qui s’est avéré être franc-maçon ». Dergachev a menti en disant que son grand-père était aussi franc-maçon, le Français en était ravi et l’a invité à aller à Paris et à rejoindre l’ordre. Ainsi commença l’histoire de la franc-maçonnerie dans la nouvelle Russie.
Les francs-maçons s’y réunissent une fois par mois, les membres d’une des loges (il y en a 25 à Moscou) deux fois par mois. Certains vont aux Tenues non seulement de leur propre loge, mais aussi des autres ; ce n’est pas interdit par la charte.
Andreï Bogdanov
« Un maçon peut participer aux taravaux d’absolument n’importe quelle loge dans n’importe quel pays du monde qui nous a reconnus, et le VLR a été reconnu par les États-Unis, les pays européens (sauf l’Ukraine), le Brésil, l’Australie, le Canada, le Mexique, le Japon, l’Inde, certains États africains – un total de 200 Grandes Loges , – a déclaré à Moskvich Mag le grand maître du VLR Andrei Bogdanov. – Mais ici, il faut garder à l’esprit que le nombre de loges n’est pas égal au nombre d’États – dans les pays avec des divisions administratives-territoriales, il y a une Grande Loge dans chaque État. Nous maintenons le contact avec presque toutes les loges, tout en étant totalement autonomes. Dès sa création à Paris, le VLR est automatiquement devenu indépendant de la France.
Les Tenues maçonniques sont appelées « œuvres », et les membres de la loge s’adressent les uns aux autres en s’appelant « vous » et se disent frères. Avant de commencer les travaux, un compas et une équerre sont posés d’une certaine manière sur l’Évangile, puis commence le rituel d’initiation des Maçons, qui n’a pas changé depuis 300 ans.
« Avant de frapper à la porte des maçons, il est utile de se renseigner sur eux« , explique le responsable du VLR. Ensuite, vous devez rédiger un dossier et rencontrer deux membres de la loge qui pourront vous recommander. Après cela, plusieurs frères discutent avec le candidat ; ils peuvent lui donner rendez-vous dans un café, par exemple, et lui poser des questions sur n’importe quel sujet. Déjà dans le temple, pendant le travail, la partie la plus intéressante commence : l’interrogatoire sous le bandeau. Une personne est amenée dans la salle les yeux bandés, assise sur une chaise, et pendant un certain temps, on lui pose toutes les questions : où il est né, s’il a trompé sa femme… Après cela, un vote secret a lieu et si au moins trois membres de la loge s’y opposent, la personne n’est pas acceptée.
Toute personne souhaitant devenir franc-maçon est contrôlée sur son casier judiciaire, on lui lui demande si elle a des prêts et si elle paie une pension alimentaire. Seuls les hommes qui correspondent à la définition de « libres » (sans obligations financières ouvertes), de « bonne moralité » (croyants) et de « fidèles au souverainou au dirigeant du pays » (non engagés dans des activités illégales) sont acceptés dans la loge. L’ensemble de la procédure pour rejoindre les maçons prend généralement deux à trois mois ou plus. « Nous acceptons une personne, pourrait-on dire, dans notre famille, nous devons donc nous assurer qu’elle n’a aucun problème préjudiciables pour nous« , explique Bogdanov.
Comme nous l’avons déjà précisé, généralement sur dix personnes souhaitant répondre à l’enquête, seules cinq personnes ou moins réussissent l’enquête.
Le franc-maçon moscovite moyen est un représentant de la classe moyenne, âgé d’environ 40 ans, parfois plutôt réservé et avec un petit cercle de connaissances.
« Parmi les maçons de Moscou, il y a des gens de différentes professions : militaires, policiers, hommes d’affaires, avocats, fonctionnaires, informaticiens, de nombreux professeurs d’université et d’école, en règle générale, ces derniers sont de très bons orateurs, certains d’entre eux donnent des conférences. » précise le patron du VLR. — Une centaine de personnes rejoignent l’ordre en Russie chaque année. Il s’agit essentiellement d’un club d’hommes où les Frères se réunissent pour passer un bon moment, discuter et nouer des contacts utiles. Au 19ème siècle, de nombreuses personnalités célèbres étaient francs-maçons car c’était une sorte de Facebook de l’époque. »*
Sur quoi les maçons restent-ils silencieux ?
Un représentant de loge ne peut pas parler publiquement ou communiquer avec les journalistes, parlant au nom de tous les maçons ; seul le Grand Maître a le droit de le faire ; Mais on ne peut pas lui parler de tous les sujets. « Je ne peux pas parler publiquement de politique ou de religion », déclare Bogdanov. — Si, par exemple, je fais campagne pour voter pour tel ou tel candidat à la présidentielle, je serai vite « euthanasié » (exclu de la société sans droit de restauration). De plus, je n’ai pas le droit de révéler l’affiliation de ces frères qui ne veulent pas que le public les connaisse. Si l’on me demande si une personne est membre d’un ordre, je dois répondre « je ne sais pas », en évitant un « oui » ou un « non » définitif. Tant qu’une personne ne déclare pas publiquement son appartenance, on ne peut pas parler de lui comme d’un franc-maçon.»
Sur le mur de la salle du temple maçonnique est accrochée une grande planche de bois avec les noms des représentants du Comité des Grandes Puissances du VLR. À certains endroits, seuls le prénom et la première lettre du nom de famille sont indiqués, et quelque part à la place, il y a un tiret.
« Tout le monde ne veut pas dévoiler sa participation à la Franc-maçonnerie», explique Belyavsky. « Il était une fois un tiret à la place de mon nom. J’ai publié des manuels pour les écoliers – imaginez la joie de mes concurrents s’ils découvraient que j’étais franc-maçon.»
Il y a aussi des sujets tabous à l’intérieur du lodge. La politique, la religion et les femmes ne peuvent pas être l’objet de nos échanges lors des Tenues. « Là où ils parlent de l’un de ces sujets, en règle générale, les conflits commencent. Mais les gens essaient encore d’en discuter, ils sont en conflit, parfois il ne reste plus qu’à endormir la personne », explique Bogdanov.
Ceux qui ont été reconnus coupables d’un délit, ont révélé l’affiliation d’un des frères ou ont violé les commandements de la Bible, du Coran ou de la Torah, selon la religion de la personne, sont également exclus de la société. Il y a aussi ceux qui sont tout simplement déçus par la franc-maçonnerie et s’en vont. Ce sont généralement des Frères qui s’attendaient à voir dans la Loge des personnes riches et influentes ayant une influence politique. « Ces gens vont vite être déçus, car nous n’avons pas tout cela », estime Bogdanov.
Sergueï Belyavski
Il n’y a pas de politiciens célèbres ni de stars du show business au sein du VLR. Ces derniers sont acceptés dans la société avec beaucoup de réticence, m’a-t-on dit au temple. « Il y a plusieurs années, le rappeur Ptah est devenu franc-maçon. Mais en général, les artistes ne sont pas particulièrement embauchés, car un franc-maçon est une personne de bonnes mœurs. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu une star du showbiz de bonne moralité ? – plaisante le premier grand gardien du VLR, Sergei Belyavsky, qui gère les réseaux sociaux au nom des maçons, réalise des TikToks et consulte également en tant que psychologue.
« L’objectif principal de la franc-maçonnerie est de faire d’une bonne personne une personne encore meilleure » – cette phrase est répétée par tous ceux qui ont au moins un lien avec la société.
Qui finance les maçons ?
Les maçons paient des cotisations au trésor du VLR lors de leur initiation aux 1er, 2e et 3e degrés, ainsi que des cotisations annuelles, ne dépassant généralement pas 20 000 à 40 000 roubles (Pour info 10 000 Roubles = 94,53 Euro), dans certaines loges – 50 à 100 000 roubles. Lors de la Tenue, des fonds sont reversés au «Tronc de la veuve » – cet argent sert à aider les représentants de la loge et leurs familles qui se trouvent dans des situations difficiles. Dans certaines loges, il existe également le concept « d’obole » – il s’agit d’une amende qu’une personne paie pour ne pas être présente à la réunion. Cependant, il s’agit généralement d’un montant modeste – environ mille roubles.
« Le temple est construit grâce aux dons volontaires des frères, principalement grâce aux dons des grands intendants. Un maçon peut recevoir ce titre en payant 1 million de roubles au trésor. Le statut de Grand Intendant lui confère de nombreux privilèges. Par exemple, il a le droit de participer à l’introduction du grand maître dans la salle lors de l’assemblée et de verser du vin », explique Bogdanov.
À partir du moment de son acceptation dans la loge, un maçon parcourt un long chemin : il devient d’abord Apprenti et marche dans ce statut pendant six mois. Durant cette période, il n’a pas le droit de parler lors des rituels, seulement d’écouter les autres. La personne devient ensuite Compagnon et enfin un Maître.
Victor Belyavsky donne une conférence
« Cependant, après avoir reçu ce statut, un maçon peut poursuivre son « voyage » en adhérant à l’une des nombreuses chartes de diplômes supplémentaires. Il y en a plus de 30 », explique Bogdanov.
VLR vend également activement des marchandises – à l’entrée du temple, vous pouvez voir une étagère en verre avec des symboles maçonniques : boussoles, insignes, bijoux. Le prix de ce dernier atteint 700 000 roubles ou plus.
A quoi ressemble le temple maçonnique ?
Le temple de Savelovskaya a été construit en 2019 ; avant cela, les francs-maçons se réunissaient dans les salles de conférence des hôtels. Aujourd’hui, un autre temple est en construction à proximité ; il devrait être prêt d’ici l’été, dit Bogdanov. La salle du temple où se tient la partie rituelle principale des réunions, la salle Bogdanov, porte son nom. Aux murs sont accrochés les symboles de toutes les loges représentées en Russie, ainsi que d’un Biélorusse, dont presque tous les représentants vivent, par hasard, à Moscou.
Une fois les rituels terminés, les maçons se rendent à la salle de banquet et le grand orateur dit : « Frères, chargez les canons », ce qui signifie un appel à verser du vin dans des verres. Ensuite, des toasts sont portés : le premier à la Russie, le deuxième au gouvernement légalement élu, le troisième au grand maître et à la confrérie mondiale des francs-maçons. Après cela, chaque participant à la loge se présente à tour de rôle, et chacun lui lève son verre et boit.
Alors le grand orateur dit : « Le tabac est dédouané », ce qui signifie la fin de la partie officielle et l’autorisation d’aller au salon de cigares, qui est aussi la bibliothèque – une belle pièce à deux étages avec une immense bibliothèque, où les frères fumer des cigares achetés dans le temple et communiquer. Ceux qui manquent de communication peuvent venir à la réunion du club du cigare, qui a lieu tous les mercredis.
Délégation indienne dans le salon de cigares à Moscou
« C’est ainsi que se déroule la vie d’un humble maçon », termine sa conférence Victor Belyavsky en nous faisant traverser plusieurs salles du temple.
Les maçons y passent trois à quatre heures une fois par mois. Deux fois par an, absolument tous les frères doivent se réunir lors d’une assemblée – un banquet, où les femmes – leurs épouses ou amies – peuvent également être présentes.
« Beaucoup de fous nous écrivent »
Chaque jour, des gens viennent à la Grande Loge proposer leurs projets pour sauver le monde, par exemple un programme de lutte contre le réchauffement climatique. La plupart de ces demandes sont reçues pendant les périodes d’exacerbations automnales et printanières. Il n’y a pas si longtemps, un homme a fait irruption dans le temple, criant qu’il avait créé un projet top secret et exigeant de lui payer 4 milliards de dollars.
« J’ai réalisé que 50-55 ans est un âge vraiment limite ; les gens de cet âge et plus ont tendance à croire aux théories du complot. En règle générale, ce sont ceux qui ont étudié à l’école en URSS ; d’eux, on entend le plus souvent parler des « juifs-maçons », des Rothschild, etc. Cela n’a pas été mis dans l’esprit des jeunes, ils n’ont donc aucun préjugé. En général, beaucoup de jeunes viennent chez nous. Mais ils ont l’autre extrême, ils nous considèrent comme des « mummers », ils disent que les vrais francs-maçons ont disparu il y a 30 ans », explique Bogdanov.
« Ils m’écrivent régulièrement que nous, dans la Grande Loge, dirigeons les Illuminati et collectons 10 000 dollars de chaque personne », explique Sergei Belyavsky. « Quand j’en ris, les mêmes, sans réfléchir à deux fois, écrivent : Tout cela parce que vous êtes des clowns et que vous servez de couverture aux vrais francs-maçons. »
Après la conférence, un homme âgé à l’air intelligent pose une question : « La loge a-t-elle des relations avec le Prieuré de Sion ? La réponse « Non, car le Prieuré de Sion n’existe pas » ne le satisfait visiblement pas.
Le VLR, qui appartient à la franc-maçonnerie régulière, c’est-à-dire reconnue par l’Angleterre, est une structure plutôt statique avec une hiérarchie stricte et un ensemble de règles qui n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. En plus de la franc-maçonnerie régulière, il existe également une franc-maçonnerie non officielle et « libérale » ; ses représentants peuvent s’engager dans la politique. Il existe également de nombreux autres « groupes » différents de francs-maçons, par exemple la Grande Loge de Sibérie.
« Une fois qu’un jeune homme est venu nous voir de Sibérie, qui connaissait très mal les fondements. Nous ne l’avons pas accepté, nous l’avons envoyé faire son apprentissage des bases », explique Sergueï Belyavsky. « Il a répondu qu’il ne reviendrait pas, mais qu’il préférerait créer sa propre Loge. » Et il fonda la Grande Loge de Sibérie, qui comptait environ 40 personnes. Il a facturé 5 000 roubles pour son adhésion. Ensuite, il s’est associé à d’autres imposteurs similaires et, ensemble, ils ont créé la Grande Loge Libérale de Russie. Lorsque les gens ont commencé à quitter sa loge, il m’a écrit : « Nous, les maçons, devons nous serrer les coudes », me suggérant de nous unir.
VLR a des pages sur tous les réseaux sociaux et même TikTok. Sur la page publique de VKontakte, les commentaires sont ouverts sous les messages dans lesquels Sergei Belyavsky lui-même répond aux utilisateurs. Force est de constater qu’il en connaît personnellement certains. Le public règne dans une ambiance conviviale, les interlocuteurs s’appellent « cher frère ». J’ai écrit à plusieurs membres du groupe qui ont indiqué leur affiliation à une loge dans leur profil. Certains ont immédiatement refusé de parler, d’autres ont accepté de répondre aux questions, puis ont écrit : « Désolé, je ne réponds pas aux questions. »
Un de mes interlocuteurs a poliment décliné l’offre de parler, affirmant qu’il ne connaissait rien aux francs-maçons et qu’il en cherchait lui-même. Une demi-heure plus tard, il m’écrivait un long message dont le sens se résumait à ceci : Est-ce que j’ose vraiment m’attendre à ce que les gens me parlent si facilement de leur « Grand Art », ce que, en principe, je ne suis pas ? capable de comprendre. A la fin, l’interlocuteur m’a souhaité tout le meilleur.
* Appartient à la société Meta, reconnue comme extrémiste et interdite en Fédération de Russie.
Les « Cahiers de la Sagesse » numéro 3, publication sous l’égide du Grand Chapitre du Rite Français (G.C.R.F.), vient d’être mis en vente sur Amazon. Comme les numéros précédents, il traite d’un sujet qui est examiné à travers le prisme des différents ordres de sagesse du rite français. Le thème de ce numéro 3 est « La Quête de la Vérité chez le Franc-Maçon ».
À la différence des ouvrages précédents, il ne s’agit pas de textes provenant de travaux collectifs, mais d’articles rédigés par les auteurs signataires. La raison en est qu’il s’agit de textes écrits antérieurement à la mise en place par le G.C.R.F. des universités d’automne dans leur forme actuelle.
Les Cahiers de la Sagesse Numéro 3 : « La Quête de la Vérité chez le Franc-Maçon »
L’ouvrage débute par une revue de Pierre Pelle le Croisa sur la notion de vérité depuis les philosophes grecs jusqu’à nos jours. L’auteur dégage les éléments à prendre en compte afin de nous émanciper des influences à la fois personnelles et sociales qui nous empêchent d’accéder à toute forme de vérité. Très largement documenté, ce texte constituera pour beaucoup une base de référence sur ce thème.
Quatre textes de cet ouvrage abordent la notion de vérité telle qu’elle est utilisée dans les rituels du rite français. Un texte particulièrement original est celui qui associe la quête de vérité aux pas du maçon aux différents Grades et Ordres du Rite Français.
Deux textes se distinguent par leur originalité puisque l’un met en rapport la quête de la vérité avec l’amour, principalement au sens d’agape, et l’autre met en exergue la relation de cette quête avec les sept dons de Dieu.
Le dernier texte de l’ouvrage établit un lien entre la quête de la vérité et la recherche d’unité avec le Grand Architecte de l’Univers, ce dernier considéré davantage comme « Principe » au sens métaphysique qu’à celui de Dieu dans un sens religieux de ce terme. Un point intéressant à propos de ces textes est l’absence de toute forme de vision dogmatique. Ils sont porteurs de propositions sur le thème de la vérité et de sa recherche, reflets de la vision sans parti pris de frères pour qui la maçonnerie est principalement un cheminement spirituel. Cet ouvrage s’adresse donc tout d’abord à ceux qui ont une appétence pour ce type de réalisation.
Il y a, et c’est le cas dans cet ouvrage, certains textes qui comportent une connotation personnelle. Cela est d’ailleurs implicite dans le titre même de l’ouvrage, « La Quête de la Vérité chez le Franc-Maçon », qui indique clairement qu’il s’agit de points de vue individuels, qui en eux-mêmes, ne sauraient constituer une forme de Vérité, mais peuvent néanmoins servir à ouvrir des pistes de réflexion chez les lecteurs. C’est pour cela que la lecture de cet ouvrage, même si l’on ne partage pas la totalité des assertions qui y sont rapportées, constitue une base de réflexion éclairante sur les sujets de la vérité et de sa recherche, qui en dépit d’un nombre colossal d’écrits, n’ont toujours pas reçu de réponse appropriée.
C’est pour cette raison que la lecture de cet ouvrage pourra particulièrement être utile, à la fois par le rappel des changements que le concept de vérité a subis au cours des siècles et parce qu’il peut apporter sur ce sujet un éclairage spirituel particulier qu’on ne retrouve pas fréquemment dans les ouvrages maçonniques.
Dans le cadre de son cycle annuel de conférences, réservées aux Sœurs et aux Frères de toutes Obédiences, l’Académie Maçonnique de Lille vous convie à une matinée de réflexion profonde et éclairée autour d’un thème essentiel :
« L’Homme et le Sacré »
Date : Samedi 25 Janvier 2025 Horaire : de 9H à 12H Lieu : Ronchin, 59790, 3 Rond-Point des Acacias, (site de la GLDF)
Programme :
9H15 : introduction par le Président, qui posera les jalons de cette exploration intellectuelle, symbolique et initiatique, invitant chacun à appréhender les mystères du Sacré.
Ancien Grand Maître de la Grande Loge Symbolique de France (GLSF), et en même temps Haut responsable religieux, Olivier Bérut nous entrainera dans une méditation profonde et sage sur ce mystère ultime qui effraye les Hommes et les fascine tout à la fois depuis la nuit des temps. Mystère qui est au cœur de l’initiation maçonnique.
10H30 : « Le Temple de Salomon, Temple Universel ? » – Bertrand ZUINDEAU
Membre de la Grande Loge de France (GLDF), Bertrand Zuindeau nous propose une réflexion sur le Temple de Salomon, explorant ses dimensions mythiques et intemporelles, et partant, son caractère universel, archétype de tous les temples de l’Humanité. Construction idéale qui est aussi au centre de l’initiation maçonnique.
11H30 : « Le Volume de la Loi Sacrée et le Cosmos »- Catherine QUENTIN
Figure éminente de la Grande Loge Féminine de France (GLFF), Catherine Quentin nous engagera dans la recherche des relations profondes reliant le Volume de la Loi Sacrée au Cosmos, et nous fera percevoir les conjonctions étroites entre la Loi Universelle et le Cosmos, cosmos dont l’étymologie veut dire simplement “Ordre“. Elle nous fera entendre ainsi l’Harmonie de l’Univers sous l’éclairage de l’Éternité.
12H30 : Dédicaces de livres et de revues par les participants, pour poursuivre le dialogue.
Infos pratiques : – Participation pour la journée : 15€
– Gratuit pour les abonnés 2024, c’est la deuxième session de l’année 2024
– Agapes à midi :20€ réservation obligatoire
Inscription et règlement :
par chèque à l’ordre du Cercle de l’Acacia à adresser à Patrick Weslinck, 27 Impasse de la Forge, 59190 Morbecque
ou par virement bancaire sur le compte de l’Association
Quand un « sage » marseillais raconte la franc-maçonnerie à un caganis !
« Bon, écoute minot, en Franc-maçonnerie, on part pas en biberine ; ici, c’est pas la frime qui compte, c’est pas la tune ni le blouson ! Pas de cacou chez nous ! Sinon méfi ! Sinon, il vaut mieux que tu te fasses une patrouille et une soupe d’esques ! Ce qui compte, on n’est pas des jobastres, c’est ta moralité et ton esprit, tu vois ?
Que tu sois degun, croyant ou pas, fan de l’OM, ça change rien ! Faut pas faire le mac sinon tu vas te faire escagasser et moi, ça va m’engatser ! Ce qui est important, c’est d’être un bon maçon, un vrai au grand cœur, pas un djobi, pour éviter de faire des cagades ! Ici, c’est la rigueur qui fait la Loi, c’est comme une bonne bouillabaisse, faut que ça mijote sous l’œil de notre bonne mère et du GADLU ! Nous, on recherche la vérité ! Et c’est pas la peine d’aller te jeter aux Goudes si tu la trouves pas, c’est normal ! C’est notre boussole, notre étoile du berger, tu vois ?
Ah, on est aussi très discret et on sait faire silence ! Ça aussi c’est important, faut pas se comporter comme un chien des quais ! Tu ranges tout ce que tu as envie de raconter dans un cafoutche et tu fermes à clé. C’est comme quand tu te fais un petit jaune, Vallon des Auffes, tu fais pas trop de bruit sinon ça attire les mouettes ! Et tu te rambles ! Avec le soutien des frangins et des frangines, y a pas d’engambi !
On est fraternels chez nous. La fraternité, c’est notre poutargue, on se serre les coudes, on se file un coup de main, on s’assiste avec nos lumières, comme si tous, on voguait plein mistral sur le même pointu direction Callanques !
Tu l’auras compris la règle, c’est sacré, la Loi faut la respecter, sinon, c’est que t’es un fada ! La franc-maçonnerie, c’est pas pour les fifres et on peut pas rester tanquer comme un santon ! C’est comme les boules… Tu veux jouer ? Apprend les règles et la mesure , respecte-les. Ça demande de la persévérance, de l’engagement, du boulot ! Voilà gari, la franc-maçonnerie c’est pas pour les stassi, c’est un vrai chemin et s’il peut être plus raide que le Cap Canaille, c’est une sacrée belle aventure humaine ! Alors ? Prêt ? Allé zou !
La lettre d’Albert Camus à son instituteur Monsieur Louis Germain (lire en bas d’article), écrite le 19 novembre 1957 après avoir reçu le Prix Nobel de Littérature, est un vibrant témoignage de gratitude et de reconnaissance. Cette missive illustre non seulement l’importance de l’éducation et des relations maître-élève dans la vie de Camus, mais elle résonne également avec les principes de transmission et de mentorat trouvés dans la Franc-maçonnerie. Cet article explore comment la relation entre Camus et Germain s’aligne avec les traditions maçonniques de transmission de la connaissance et de la sagesse.
La Lettre de Camus : Un acte de gratitude
Albert Camus, dans sa lettre, exprime une reconnaissance profonde envers son instituteur Louis Germain (photo de gauche), reconnaissant son rôle crucial dans son éducation et par extension, dans sa carrière littéraire. La phrase « Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé » met en lumière le mentorat et la transmission du savoir qui sont au cœur de la relation maître-élève.
La transmission dans la Franc-maçonnerie
En Franc-maçonnerie, la transmission de la connaissance, des valeurs et des rituels est un principe fondamental. Les maçons parlent de « maître » et « apprenti« , des termes qui symbolisent la relation d’apprentissage et de guidance. Le parcours maçonnique est conçu comme un voyage initiatique où le maître guide l’apprenti à travers différentes étapes de développement personnel et spirituel. Cette relation est basée sur la confiance, le respect, et une transmission qui dépasse le simple enseignement académique pour inclure des valeurs morales et éthiques.
Le Symbolisme du Maître et de l’Apprenti : Dans la loge maçonnique, le maître symbolise la sagesse acquise, tandis que l’apprenti représente celui qui cherche la connaissance. La progression de l’apprenti au compagnon, puis au maître, est un processus d’éducation continue, de maturation et de transmission de l’héritage maçonnique.
L’Exemple de Louis Germain : Louis Germain, bien qu’instituteur et non franc-maçon à première vue, a incarné ce rôle de mentor par son engagement éducatif. Il a non seulement enseigné à Camus les bases académiques mais a aussi transmis des valeurs d’humanisme, de respect et de persévérance, des vertus que l’on retrouve dans l’enseignement maçonnique.
Parallèles entre la lettre et les principes maçonniques
La Reconnaissance et la Gratitude : La Franc-maçonnerie place une grande importance sur le respect et la gratitude envers ceux qui nous ont enseigné. La lettre de Camus à Germain reflète ce principe maçonnique où l’apprenti reconnaît publiquement la contribution de son maître, non seulement à son éducation mais à sa formation en tant qu’individu.
La Transmission des Valeurs : De même que la Franc-maçonnerie insiste sur la transmission de valeurs telles que la fraternité, la liberté et l’égalité, la relation entre Camus et Germain a été une transmission de valeurs humanistes. Camus, influencé par les enseignements de Germain, a développé une philosophie morale qui transparaît dans ses œuvres, parallèle aux idéaux maçonniques.
Le Rôle du Mentor : Dans la Franc-maçonnerie, le mentor, ou maître, est celui qui éclaire le chemin, souvent par l’exemple et l’enseignement indirect. Louis Germain, en encourageant Camus à poursuivre ses études malgré les difficultés, a joué ce rôle de lumière dans l’obscurité, une figure presque mythique de mentorat que l’on retrouve dans les récits maçonniques.
La lettre d’Albert Camus à Monsieur Germain, bien que née d’une relation éducative traditionnelle, illustre de manière remarquable les principes de transmission et de mentorat qui sont centraux à la Franc-maçonnerie. Cette correspondance n’est pas seulement un hommage personnel mais une illustration vivante de comment l’éducation et la guidance peuvent transformer une vie, rappelant aux maçons l’importance de leur mission de transmission à travers les générations. La profondeur de la reconnaissance de Camus envers Germain est un testament vivant à l’impact durable d’un mentor, un thème qui résonne profondément dans la tradition maçonnique.
La lettre d’Albert Camus
Cher Monsieur Germain, J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler un peu de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse, de toutes mes forces. Albert Camus
36 cartons de documents attestant de la vie de l’organisation fondée en 1877. Les correspondances avec d’autres loges suisses et étrangères sont également consultées. Outre les actes notariés et les documents d’une philharmonie tessinoise, il sera également possible de consulter des photographies, des écrits et des documents qui reconstituent l’histoire d’une loge maçonnique.
Parmi les fonds acquis en 2024 par les Archives de l’Etat du Canton du Tessin, il y a aussi la documentation fournie par la Loge maçonnique « Il Dovere » de Lugano. L’information a été diffusée par le Canton à travers une communication du Département de l’Éducation, de la Culture et du Sport concernant les 38 nouvelles archives acquises au cours de l’année qui vient de se terminer, parmi lesquelles des documents notariés, des jugements de paix, des bureaux de complexes documentaires, des fonds cantonaux, de la Société Philharmonique du Corps et du Section Scoute Lugano 1905 ou bibliothèques privées. Parmi eux, apprend-on, il y a aussi la collection historique de la Loge maçonnique Il Duty , composée de 36 cartons de documents qui retracent l’ histoire de l’organisation depuis sa naissance en 1877, dont le catalogue détaillé est désormais disponible en consultation. des Archives. En Suisse italienne, il existe cinq loges et Il Dovere est basé à Lugano (sur la photo de couverture, une photo des membres datée de 1903).
« Un geste qui préserve la mémoire »
«La Division de la Culture et des Etudes Universitaires, conjointement avec les Archives de l’État, exprime sa gratitude à toutes les personnes, associations et organismes qui ont choisi de confier leurs souvenirs et documents aux Archives. Ce geste nous permet de préserver ces témoignages pour les générations futures et de les rendre disponibles pour l’étude et la recherche. »
Les documents de la plus ancienne des cinq loges actives au Tessin
Les « nouveautés » de 2024 s’ajoutent aux plus de 650 documentaires complexes livrés aux Archives de l’État par des organismes publics, des associations, des partis, des entreprises, des familles et des personnalités. «En ce qui concerne les documents de la Loge maçonnique Il Duty – explique la note du Département Suisse – c’est l’un des rares cas en Suisse dans lequel une Loge maçonnique a déposé sa collection historique dans des archives publiques . Cela donne aux chercheurs la possibilité d’accéder à l’importante documentation produite en plus d’un siècle d’existence par la plus ancienne des cinq loges actives au Tessin . Le corpus passe en revue les principaux aspects de sa « vie »: des discussions entre membres, aux initiatives prises, de la correspondance avec d’autres loges suisses et étrangères, aux réflexions internes sur des thèmes politiques, historiques et philosophiques ».
Les archives tessinoises, « un patrimoine en pleine croissance »
La note du département de la culture rappelle également que « les dépôts des complexes documentaires actuellement conservés par les Archives de l’Etat s’étendent sur environ 23 mille mètres linéaires. Les Archives forment, gèrent et conservent la mémoire historique du canton . Il rassemble un patrimoine sans cesse croissant, constitué de documents, d’objets et de matériaux hétérogènes : aux côtés des documents sur parchemin, papier et supports numériques, les fonds et collections comprennent des photographies, des documents audio et visuels, des drapeaux, des œuvres musicales, graphiques et picturales, qui permettent de retracer l’histoire des terres tessinoises du XIIe siècle à nos jours ».
De notre confrère italien expartibus.it – Par Hermes
Dans le panorama complexe de la critique sociale contemporaine, la franc-maçonnerie continue de représenter un cas emblématique de la persistance d’anciens mécanismes psychosociaux dans la société moderne.
L’institution maçonnique, notamment en Italie où elle est divisée en multiples obédiences et communions, chacune avec son contexte historique spécifique fait de lumières et d’ombres, se retrouve au centre d’un phénomène de diabolisation qui mérite une analyse approfondie.
Une perspective anthropologique
Le processus de diabolisation de la franc-maçonnerie représente un cas paradigmatique de la théorie du « mécanisme victime » développée par l’anthropologue René Girard. Selon cette perspective, les sociétés humaines tendent à gérer leurs tensions internes en désignant un « ennemi commun ».
Ce processus émerge du « désir mimétique » – un mécanisme par lequel les conflits sociaux naissent de l’imitation des désirs et des peurs collectifs de chacun. La franc-maçonnerie, par son caractère initiatique et sa confidentialité traditionnelle, devient le réceptacle idéal pour projeter des angoisses sociales plus profondes.
La critique sélective comme symptôme social
Il est particulièrement significatif d’observer comment les détracteurs de l’institution maçonnique font preuve d’une sélectivité symptomatique dans leurs critiques. Tout en dirigeant leur véhémence contre la franc-maçonnerie, ils restent souvent silencieux face aux problèmes éthiques les plus urgents de notre époque : le capitalisme prédateur, l’exploitation systémique du travail humain, l’érosion progressive des liens sociaux, les conflits mondiaux, les inégalités économiques croissantes et la crise environnementale.
Cette sélectivité trahit la nature projective de la critique, révélant davantage les peurs collectives que l’objet de la critique lui-même.
Symbolisme et malentendus : le cas de la lettre G
Un exemple éclairant de cette dynamique se manifeste dans la confusion fréquente entre le gnosticisme historique et le sens plus large de la Gnose, symbolisé dans la tradition maçonnique par la lettre G.
Ce symbole polyvalent, qui peut représenter simultanément la Gnose, la connaissance spirituelle, la Géométrie, l’ordre cosmique, Dieu/Grand Architecte, principe créateur et la Génération, la transformation, est souvent réduit à une caricature servant à renforcer des récits préétablis.
La dimension psychologique des préjugés
La rhétorique qui associe la franc-maçonnerie au satanisme révèle de profonds mécanismes psychologiques. Le terme « diable », dérivé du grec « διαβάλλω » (diabállō, « séparer/diviser »), éclaire paradoxalement la nature même du préjugé : c’est dans l’acte d’accuser et de diviser que se manifeste le véritable principe diabolique.
De ce point de vue, le véritable « satanisme » ne consiste pas dans de sombres rituels, mais dans la fragmentation de l’humanité, dans l’opposition dualiste qui alimente une atomisation existentielle.
C’est comme si l’humanité buvait symboliquement l’eau du fleuve Léthé, oubliant son origine commune : une matrice sacrée qui embrasse à la fois les dimensions spirituelles et quantiques de l’intelligence universelle.
La référence critique fréquente au « luciférien » Albert Pike, bien que historiquement pertinente, révèle donc combien de critiques sont ancrées dans une vision désuète et non représentative de la franc-maçonnerie contemporaine.
Cette fixation sur des personnages historiques spécifiques démontre à quel point le mécanisme du bouc émissaire a besoin de symboles tangibles sur lesquels construire son récit accusateur. Les vrais défis ignorés
La fixation sur la franc-maçonnerie comme bouc émissaire sert involontairement à détourner l’attention des défis évolutionnistes et sociaux plus immédiats et concrets : le narcissisme social dominant, la marchandisation des relations humaines, la violence structurelle dans ses diverses manifestations, les crises éthiques des institutions financières et les scandales impliquant des religieux. institutions elles-mêmes.
Ce mécanisme de détournement, analysé à travers le prisme de la théorie de la « panique morale » de Stanley Cohen, révèle comment les sociétés modernes continuent de recourir à des mécanismes archaïques pour gérer l’anxiété collective.
Vers une compréhension plus profonde
Le défi intellectuel de notre époque ne consiste pas à perpétuer d’anciens préjugés, mais à développer des outils analytiques plus sophistiqués pour comprendre les dynamiques sociales réelles.
Le cas de la franc-maçonnerie offre une opportunité précieuse d’examiner comment les mécanismes archaïques de bouc émissaire continuent de fonctionner dans les sociétés contemporaines, masquant souvent les véritables causes de la détresse sociale.
À une époque caractérisée par des défis existentiels sans précédent, surmonter ces mécanismes primitifs de gestion de l’anxiété sociale devient non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité pratique pour répondre efficacement aux menaces réelles qui pèsent sur la cohésion sociale et la survie même de l’espèce humaine.
Un rassemblement sous le thème « Pax Mari Nostri » promettant des échanges culturels et intellectuels.
La 22ème réunion annuelle de l’Union Maçonnique de la Méditerranée (U.M.M.) est programmée pour se tenir à Palma de Majorque du 7 au 9 mars 2025, sous le thème évocateur de « Pax Mari Nostri ». Cet événement, organisé par la Gran Logia Simbólica Española (G.L.S.E.), promet d’être un point de rencontre pour les francs-maçons de divers horizons, offrant un programme riche en activités intellectuelles et culturelles.
Un programme chargé et diversifié
La réunion commence le vendredi 7 mars avec une visite guidée du centre historique de Palma, où les participants pourront explorer des sites emblématiques tels que la Cathédrale de Majorque, le Palais de l’Almudaina, et la Place de Cort. L’après-midi sera consacrée à un colloque pour les seniors intitulé « La valeur de la vie : réflexions sur les asymétries de pouvoir dans la Méditerranée« , suivi d’un dîner traditionnel majorquin au restaurant « Celler Sa Premsa ».
Le samedi 8 mars, le programme se poursuit avec un colloque pour les jeunes francs-maçons, « Berceau de la civilisation : mondes en conflit et en harmonie« , suivi par un repas fraternel et une visite de « Palma de Baix« , incluant la Lonja gothique de Palma et Es Baluard. La journée se conclura par un dîner de gala au restaurant « Caballito de Mar« .
Le dimanche 9 mars est dédié à la Tenue Magna et à la cérémonie de clôture au centre Estudi General Lullien, suivi d’un agape fraternel, marquant la fin de ce rassemblement enrichissant.
Une exposition unique
Une exposition intitulée « Je serai toujours ton phare » sera inaugurée le vendredi, présentant des œuvres de Fátima Marceló, une artiste reconnue pour sa maîtrise en Beaux-Arts, et Pensatia, une avocate, navigatrice et philosophe franc-maçonne. Cette exposition symbolise la quête de lumière, de vérité, et de fraternité, thèmes chers à la Franc-maçonnerie.
Logistique et Participation
Les participants peuvent choisir parmi plusieurs options d’hébergement avec des réductions spécifiques pour cette occasion, notamment à l’Hotel Joan Miró Museum et l’Hotel Saratoga. Le coût de l’inscription est de 250 € pour les membres des loges, avec des options supplémentaires pour les dîners traditionnels et de gala. Les inscriptions doivent être effectuées avant le 31 janvier 2025 pour bénéficier des réductions et pour participer aux activités spécifiques.
Connexion et Impact
Palma de Majorque, réputée pour sa connectivité via son aéroport international et son port maritime, est idéalement située pour accueillir des visiteurs du monde entier. Cet événement non seulement enrichira les participants par des échanges culturels et intellectuels mais renforcera également les liens entre les différentes loges maçonniques de la région méditerranéenne.
Ce congrès de l’U.M.M. promet d’être une occasion exceptionnelle de dialogue et d’éducation, reflétant les valeurs de tolérance, de fraternité et de quête de connaissance propres à la franc-maçonnerie. Pour plus d’informations, les intéressés peuvent consulter le site web de la G.L.S.E. ou contacter directement les organisateurs par email.
Un regard approfondi sur les activités culturelles et les discussions philosophiques prévues
Palma de Majorque, 14 Janvier 2025 — La réunion de l’Union Maçonnique de la Méditerranée (U.M.M.) s’annonce comme un événement de premier plan, non seulement pour les francs-maçons mais aussi pour tous ceux intéressés par la culture, l’histoire et la philosophie de la région méditerranéenne.
Exploration Culturelle et Historique
La visite guidée du vendredi permettra aux participants de plonger dans l’histoire de Palma à travers ses monuments les plus significatifs. La Cathédrale de Palma, avec ses phénomènes lumineux uniques, le Palais de l’Almudaina, qui a vu défiler des civilisations depuis l’époque romaine, et la Place de Cort avec son hôtel de ville maniériste, seront au cœur de cette exploration. Ces visites ne sont pas uniquement des moments de loisir; elles servent de toile de fond pour des discussions sur l’interaction historique entre les cultures et les civilisations méditerranéennes.
Colloques et Débats Intellectuels
Les colloques planifiés pour les seniors et les juniors abordent des thèmes d’actualité et de profondeur philosophique. Le colloque senior se penchera sur les dynamiques de pouvoir et leurs influences sur la vie quotidienne et la culture en Méditerranée, tandis que le colloque junior explorera les racines de la civilisation méditerranéenne, mettant en lumière les conflits et les harmonies qui ont façonné cette région. Ces discussions sont l’occasion pour les participants de réfléchir, de débattre et de proposer des solutions ou des perspectives novatrices.
Art et Symbolisme
L’exposition « Je serai toujours ton phare » est plus qu’une simple manifestation artistique; elle représente un pont entre l’art et la philosophie maçonnique. Les œuvres de Fátima Marceló et Pensatia offrent une exploration visuelle de la lumière et de la guidance, des thèmes centraux dans la symbolique maçonnique. Cette exposition souligne comment l’art peut servir de médium pour transmettre des idées et des valeurs maçonniques, tout en étant accessible à un public plus large.
Cuisine et Gastronomie
Les repas, qu’ils soient traditionnels ou sous forme de gala, ne sont pas seulement des moments de convivialité mais aussi des vecteurs de culture. La cuisine majorquine, avec ses plats distinctifs comme la sobrassada, le frit mallorquin, et les pimientos de Padrón, sera mise à l’honneur, offrant une expérience sensorielle qui complète l’immersion culturelle des participants.
Impact et Perspectives
Cet événement est un rappel de l’importance de la franc-maçonnerie dans le dialogue interculturel et la promotion de la paix et de la compréhension entre les nations méditerranéennes. En rassemblant des membres de différentes loges, il favorise une compréhension mutuelle et une collaboration qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà des murs des salles de réunion.
La réunion de l’U.M.M. à Palma de Majorque est beaucoup plus qu’un rassemblement de francs-maçons; elle est un festival de culture, d’histoire, et de philosophie, invitant à une réflexion profonde sur notre passé et notre avenir commun. Les participants quitteront probablement Palma non seulement avec des souvenirs mais aussi avec de nouvelles idées et perspectives, prêts à continuer le travail de construction d’un monde plus fraternel et éclairé.
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