Comme les événements arrivent quand on ne les attend pas, les changements dans l’évolution arrivent, eux aussi, souvent là ou l’on ne les attend pas.
Les inventions et les inventeurs en sont la démonstration, un élément inattendu, banal, dans un moment anodin de la vie de tous les jours peu déclencher un grand bouleversement voire une grande révolution pour le futur du monde.
Je pense notamment à de grands chercheurs comme Pierre et Marie Curie et au déroulement de leurs travaux sur le radium, illustrés d’événements externes au demeurant anodins qui sont intervenus dans le déroulement de leur recherche pour les conduire vers des révélations dont les retombées alimentent encore aujourd’hui le monde scientifique.
« chez nous en franc-maçonnerie qu’en est il de l’évolution ! »
Pas d’affolement nous avons les bons outils pour affiner la réponse et puis si l’on se fie à Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Il ne manque plus que les hasards se rencontrent pour faire naitre de nouvelles directions innovatrices, à moins que la video du Grand René nous propose quelques idées !…
À Lucerne, en Suisse, une expérience technologique inédite soulève des débats passionnés. Dans une église locale, les fidèles peuvent désormais se confesser à un avatar de Jésus, entièrement créé grâce à l’intelligence artificielle. Cette installation, baptisée Deus in Machina, combine foi, innovation et controverse.
Une IA au service de la foi
Présentée comme une œuvre artistique, l’installation repose sur un confessionnal équipé d’un écran diffusant un hologramme de Jésus. Avant d’entrer, les visiteurs sont avertis :
« Ne divulguez en aucun cas des informations personnelles, utilisez ce service à vos risques et périls, appuyez sur le bouton si vous acceptez. »
Personne priant sur une Bible
L’avatar, capable de dialoguer dans 100 langues, a été conçu par des informaticiens et des théologiens de la Haute École des sciences appliquées et des arts de Lucerne. Enrichi par des textes bibliques et des données en ligne, il offre des réponses aux questions spirituelles des visiteurs. À une question sur l’interdiction des femmes prêtres dans l’Église catholique, l’IA a ainsi répondu :
Les Écritures enseignent que certains rôles sont définis au sein de l’Église, que chaque tâche a sa place dans le plan de Dieu.
Entre fascination et rejet
Si certains fidèles saluent l’initiative, d’autres restent perplexes. Un visiteur a confié à Deutsche Welle :
« C’était si simple, et bien que ce soit une machine, elle m’a donné tellement de conseils. Elle m’a aidé à réfléchir sur la spirale de la violence et à briser ce cycle par la prière, et non par la vengeance. »
Cependant, les critiques ne manquent pas. Sur les réseaux sociaux, les réactions oscillent entre curiosité et indignation. Une utilisatrice d’X (ex-Twitter) avoue :
« Je ne sais pas si c’est un sacrilège ou si c’est vraiment cool. »
D’autres dénoncent un gadget inutile ou des réponses trop génériques. Une menace anonyme reçue par l’église affirme même que ce projet « ne restera pas sans conséquences. »
Une expérimentation éthique
Marco Schmid, théologien associé au projet, reconnaît les limites de l’initiative.
« Si ce Jésus virtuel ne remplace pas un prêtre, il correspond néanmoins à notre compréhension théologique de l’Église »
a-t-il déclaré dans un communiqué. L’objectif, selon lui, est de stimuler le débat sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la spiritualité.
L’installation permet aussi d’offrir un soutien spirituel 24h/24, une alternative aux prêtres humains, souvent indisponibles. Les résultats de cette expérience seront dévoilés le 27 novembre prochain, mais l’idée d’intégrer des chatbots à certaines responsabilités ecclésiastiques commence déjà à faire son chemin.
Cette expérimentation soulève des questions cruciales : jusqu’où l’IA peut-elle accompagner la foi sans en dénaturer l’essence ? Entre innovation et tradition, le débat reste ouvert.
Une étrange résonance avec la franc-maçonnerie
Cette expérimentation soulève une question inattendue : et si l’IA et les hologrammes pouvaient également s’intégrer dans des traditions initiatiques comme celles de la franc-maçonnerie ? Le parallèle, bien qu’audacieux, n’est pas dénué de sens.
Dans la franc-maçonnerie, l’initiation est au cœur de l’expérience : un processus symbolique et spirituel qui introduit le candidat à des vérités ésotériques. Le rituel repose souvent sur des dialogues codifiés, des figures symboliques (parfois incarnées par des membres) et des mises en scène théâtrales qui visent à éveiller l’esprit du récipiendaire. Avec l’avènement des technologies immersives, pourrait-on imaginer une initiation maçonnique conduite par des avatars ou des hologrammes ?
Déjà, certaines loges explorent des outils numériques. Pendant la pandémie de Covid-19, des réunions maçonniques ont eu lieu en ligne, via des plateformes comme Zoom. Si ces solutions ont été adoptées par nécessité, elles ont ouvert la voie à une réflexion plus large sur le rôle de la technologie dans la franc-maçonnerie. (Visite du site officiel)
La Loge n°1 Roque Pérez a fêté ses 145 ans l’année dernière. C’est la plus ancienne de la communauté maçonnique. Créée en décembre 1878, sous les auspices du Conseil Suprême et Grand Est de la République Argentine, elle a élevé ses solides colonnes le 30 mai 1879 dans ce qui était alors Trincheras de San José, aujourd’hui Posadas, bien que la date administrative de son brevet soit juillet. 29 de la même année.
Elle est initialement composée des membres de la loge maçonnique du même nom, entité initiatique, également avec une présence longue et fructueuse à Misiones.
C’est vers 1906, le 10 décembre, que l’entité officialise son fonctionnement en tant qu’association selon l’ancien code de Veleza, avec les membres de l’époque, puisque la majorité de ses membres fondateurs étaient décédés. Parmi ces derniers, il convient de citer Aurelio Villalonga, Felipe Tamareu, Gerardo Artabe, Gabriel Villegas, Juan Fernández Olmo, Carlos Neuemburg, Juan Francisco de Goicoechea, entre autres. Rudecindo Roca, Juan Ramón Madariaga et les frères Gregorio et Adolfo Pomar se distinguent également comme certains des membres reconnus qui composaient la Loge centenaire Roque Pérez, dont le temple est situé dans la rue centrale Córdoba 318 à Posadas.
Mais c’est en 1927 que l’association, alors que Misiones était encore un territoire national, obtint son statut juridique actuel.
Depuis sa création, l’association a développé ses activités sociales dans son emplacement actuel, rue Córdoba ex 318, entre les rues Colón et Félix de Azara. Cette propriété était louée au début et au fil des années l’acquisition s’est faite.
La tâche fut heureusement accomplie le 28 novembre 1927 lorsque le site historique fut inscrit comme propriété à part entière de l’institution au Registre foncier de la capitale fédérale.
Dans l’histoire récente, il convient de souligner que le temple historique, propriété de l’association, a été déclaré patrimoine historique, architectural et culturel de la province de Misiones en décembre 2023 dans le cadre de la loi VI – n° 18 du patrimoine culturel. Régime. de la Province de Misiones.
Au fil du temps, notamment dans les turbulentes années 1930, époque de profondes divisions, la Loge Roque Pérez a trouvé sa place en faisant partie de la franc-maçonnerie argentine de rite écossais ancien et accepté.
En 1956, elle réalise une relative unité au sein de la fraternité, donnant naissance à la Grande Loge d’Argentine des Maçons Libres et Acceptés. Depuis, elle a fait partie de cette obédience nationale jusqu’à ce que, le 21 septembre 2005, elle décide, par décision unanime de son équipe logique, de reprendre le contrôle de son œuvre.
Forte d’un héritage séculaire, la Loge a encouragé la création de nouveaux corps symboliques, dont l’union a conduit, en 2010, à la formation de la Grande Loge de Franc-Maçonnerie Symbolique de Misiones, précurseur de ce qui est aujourd’hui la Grande Loge Fédérale Unie d’Argentine, reconnue officiellement par la Grande Loge de France en mai 2022.
Dans ma jeunesse, alors que je lisais La 25ème heure de Giurgiu, mon père s’approchant de moi, remarqua l’ouvrage, me le prit des mains, le jeta et me dit : je ne veux pas de cette littérature chez moi. Victime de l’exaction du nazisme pendant la dernière guerre, on peut comprendre sa réaction, Giurgiu étant considéré comme un écrivain pro-nazi. Mais, ce geste pose le problème de la considération de l’œuvre d’un auteur dont la réputation sulfureuse entache son génie. Ne faut-il honorer que des auteurs qui sont irréprochables ? La littérature peut-elle accepter d’odieux voisinages mêlant traîtres, bourreaux et leurs victimes ? Les faits accablants de la vie des artistes condamnent-ils en même temps leurs œuvres ? [1]
Juger les livres et seulement eux, là est un problème de censure qui fait polémique. En 2012, en éditant Drieu La Rochelle dans sa collection de la Pléiade, Gallimard se défend d’être le Panthéon où Jaurès et Moulin auraient eu à le côtoyer mais contre les lanceurs d’anathèmes brandissant les pièces à charge du procès de cet auteur, l’éditeur s’explique : «Comme toutes les œuvres importantes, celle de Drieu appartient à la fois à son temps et au notre… elle ne relève pas pour nous du témoignage historique mais de la littérature vivante». À condition de ne pas ployer sous le poids du mythe romantique et vénéneux, il ne s’agit pas, comme l’invite l’éditeur, de dissocier l’esthétique de l’idéologie, ni de laisser l’une éclipser l’autre. À la fin de la guerre, Drieu la Rochelle se suicide. Il restera, cependant, présent dans l’esprit de son ami d’adolescence Aragon et Malraux, devenu ministre de la culture sous De Gaulle, continuera à faire publier ses écrits comme un pardon posthume.
Louis Ferdinand Céline en 1932
De même, chez Gallimard, ce furent les cas de Louis Ferdinand Céline et de Paul Morand ; la postérité a sa part de subjectivité et d’arbitraire surtout lorsqu’il s’agit d’histoire littéraire. Le prestige de la collection étant ce qu’il est, les lecteurs la considèrent comme faisant naturellement partie du patrimoine national ; à ce titre, ils s’expriment sur ses choix au même titre qu’un bien collectif. Ils exercent deux opinions qui peuvent être contradictoires, l’une politique, l’autre littéraire. On s’en doute, l’enjeu est plus directement politique lorsqu’il est question des engagements de Pierre Drieu la Rochelle : fasciste, antisémite, antirépublicain, xénophobe, favorable à une fédération européenne sous hégémonie allemande nazie. Mais, comme l’écrit Pierre Assouline, écrivain et chroniqueur au Monde des livres : «ayant découvert Drieu à 20 ans, je n’ai jamais renié l’empreinte de «ce charme quand même» qui est avant tout, au-delà d’une biographie prétendument sulfureuse et de la dimension tragique de sa personnalité, une écriture, un ton, une manière de faire sonner la langue».
La littérature engagée, c’est l’écriture avec une encre qui est du sang quand l’artiste est aussi un militant, la parole littéraire devenant une arme capable de transgresser toutes les censures. En entendant l’engagement comme une prise de parti active, par des actes ou des paroles, à la vie sociale, politique, intellectuelle ou religieuse de son temps, la littérature engagée se définit donc comme une littérature de circonstance face aux mœurs d’un temps et d’une géopolitique donnés. La littérature engagée suscite ainsi un questionnement autant d’ordre politique que d’ordre poétique. «Je tiens Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui suivit la Commune parce qu’ils n’ont pas écrit une ligne pour l’empêcher», disait Sartre.
Face à ce qui apparaît souvent comme une nuit noire de l’intelligence et de la morale, la légendaire «clarté française» s’était réfugiée dans la première moitié du XXe siècle dans les écrits de la droite littéraire, ouvrant ce paradoxe chez de nombreux amateurs de littérature : une admiration inentamée pour leur style, ce mordant fait d’un alliage de légèreté et de vivacité, mais qui est toujours allée de pair avec une juste aversion pour leur imprégnation fasciste que les générations futures oublieront pour ne retenir que leur plume.
Paul Morand (1888 – 1976) – Diplomate, romancier, dramaturge et poète français
Paul Morand, Louis-Ferdinand Céline, Drieu la Rochelle, Jacques Chardonne sont les écrivains qui ont collaboré pendant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, tous publiés sur papier bible dans la collection La Pléiade. Paul Morand, misogyne et homophobe, collaborateur mais plus Maréchaliste que nazi sera pourtant élu en 1968 à l’Académie française. Jacques Chardonne fut plus engagé dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il a écrit notamment «les SS usent convenablement de leur pouvoir absolu et la population ne s’en plaint pas»! C’était l’un des écrivains favoris de François Mitterand.
Un sort semblable a été fait à Sigmund Freud. Dans sa correspondance, comme le souligne Michel Onfray, on découvre un machiste, il vante les mérites des gifles données aux femmes pour asseoir l’autorité de l’homme ; un raciste, il revendique le droit de marier ses filles à des hommes dignes de ce nom ; un superstitieux, il trace des croix de conjuration du mauvais sort ; un goujat, il ne vint pas au mariage de son fils pour ne pas perdre la recette du jour ; un vaniteux, il aime qu’on lui décerne le titre de citoyen de Vienne mais , intra biliaire, il déplore que ce ne soit pas citoyen d’honneur ; un cupide, il place de l’argent dans des comptes en banque ailleurs qu’en Autriche pour échapper au fisc. Il reste peu du héros à la lecture de sa correspondance.
De même, une grande réputation littéraire a été faite à François Marie Arouet, alias Voltaire, le glorifiant aujourd’hui, particulièrement chez les francs-maçons, mais avec une amnésie générale de sa personnalité, oubliant ou ignorant sa part obscure.
Atelier de Nicolas de Largillière, portrait de Voltaire, détail (musée Carnavalet)
Parce que les idées des encyclopédistes étaient des idées de liberté et d’égalité universelle, on a pu encenser Voltaire qui y participa. Et pourtant quel paradoxal personnage ! On peut se permettre cette épithète en la justifiant par les positions personnelles de Voltaire que l’on découvre dans ses écrits et les éléments historiques de sa vie qui ne sont pas moins irréprochables que ceux qui viennent d’être d’évoqués. Au rebours d’idées reçues, le mépris et la haine pouvaient être les ressorts de cette personnalité, très humaine au demeurant selon l’historiographie universitaire quasi-unanime. Sa vie est émaillée d’utilisations récurrentes de lettres de cachet visant de simples jeunes auteurs qui n’ont le défaut que de ne pas partager son autosatisfaction, d’intrigues pour faire condamner Rousseau à mort par la République de Genève, d’exhortation à Catherine II pour faire massacrer en grand nombre les Turcs, lui soumettant même avec insistance une arme de son imagination, d’utilisation satisfaite d’une main-d’œuvre serve pour son approvisionnement en sucre de canne (au moment où sort son Candide contenant la charge que l’on sait contre l’esclavage), de mépris des noirs, des Huguenots, des catholiques, des juifs.
Voltaire apparaît commeadepte de la pensée unique ; son intolérance est remarquée par le philosophe Gusdorf : «les invectives de Voltaire sont l’expression d’un fanatisme et d’une intolérance pires que ceux qu’il reproche à ses adversaires». Les propos blessants de Frédéric II roi de Prusse, qui fut pourtant son mécène, soulignent la personnalité de Voltaire : «Vous me demander ce que c’est que le procès de Voltaire avec un juif [Abraham Hischell] ? C’est l’affaire d’un fripon qui veut tromper un filou. Il n’en n’aura pas moins d’esprit mais son caractère en sera plus méprisé que jamais». Ce roi l’accusera et je cite : «de méchancetés et friponneries, de satires et de calomnies». L’âpreté de Voltaire au gain, l’acharnement qu’il mettait à la poursuite d’un juif pour éviter, lui si riche, la perte de quelques écus, fournissait à ses ennemis comme au roi de Prusse, les accusations déjà vieilles de lésine et d’habitudes serrées. Des libelles de 1738 le prétendent, «déshonoré dans la société civile par ses lâches impostures, par ses fourberies, par ses honteuses bassesses, par ses vols publics et particuliers».
La rancœur des dévots de l’époque que Voltaire combattait suffit-elle pour ne pas croire à ce portrait ?
Chateaubriand dans Génie du Christianisme conclut que : «Voltaire ayant soutenu éternellement le pour et le contre, et varié sans cesse dans ses sentiments, son opinion en morale, en philosophie et en religion, doit être comptée pour peu de chose».
Alors ? Que Voltaire n’aimât pas les religions monothéistes et qu’il en en dénonçât leurs intolérances, soit, cela convient aux libres penseurs. Mais on ne peut ignorer que Voltaire se montra antisémite, raciste et esclavagiste voire anti-maçon ; pour preuves, les quelques extraits de textes que je retiens donneront une idée de la violence et de la conviction de ses propos.
Voltaire à 25 ans (IA°
Voltaire était antisémite : il écrit dans l’article Tolérance du Dictionnaire philosophique : «C’est à regret que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre. D’ailleurs sa haine de la nature humaine est nourrie de celle du christianisme dont les juifs sont les coupables précurseurs : Voltaire suggère comme «juste […] que la terre soit purgée de cette race» et fait dire à Memmius dans ses Lettres de Memmius à Cicéron que les juifs ont vocation à être «assassins et assassinés à leur tour». Des considérations du même calibre émaillent l’ouvrage par centaines. Celles qui sont livrées ici sont extraites de l’édition de 1805 (Imprimerie Didot).
Voilà ce qu’il a écrit dans son livreEssai sur les Mœurs à propos des juifs :
. (Tome 1, page 158-159): ««Si nous lisions l’histoire des Juifs écrite par un auteur d’une autre nation, nous aurions peine à croire qu’il y ait eu en effet un peuple fugitif d’Égypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit petites nations qu’il ne connaissait pas ; égorger sans miséricorde les femmes, les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne réserver que les petites filles ; que ce peuple saint ait été puni de son Dieu quand il avait été assez criminel pour épargner un seul homme dévoué à l’anathème. Nous ne croirions pas qu’un peuple si abominable (les Juifs) eut pu exister sur la terre. Mais comme cette nation elle-même nous rapporte tous ses faits dans ses livres saints, il faut la croire.»
. (Tome 1, page 186) : «Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d’autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres».
. (Tome 1, page 226) : «N’est-il pas clair (humainement parlant, en ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute ? …». Lorsque, vers la fin du quinzième siècle, on voulut rechercher la source de la misère espagnole, on trouva que les Juifs avaient attiré à eux tout l’argent du pays par le commerce et par l’usure. On comptait en Espagne plus de cent cinquante mille hommes de cette nation étrangère si odieuse et si nécessaire. (…)
. (Tome 2, page 83) : «On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l’hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d’exercer l’usure avec les étrangers ; et cet esprit d’usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs cœurs, que c’est l’objet continuel des figures qu’ils emploient dans l’espèce d’éloquence qui leur est propre… Ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce».
L’obsession antisémite de Voltaire ne s’endort jamais. Dans son Dictionnaire philosophique (1769), il revient régulièrement sur la question des Juifs, même quand il n’existe aucun lien avec la philosophie ou avec le titre de l’article.
Article Anthropophage : «Pourquoi les Juifs n’auraient-ils pas été anthropophages ? C’eût été la seule chose qui eût manqué au peuple de Dieu pour être le plus abominable peuple de la terre». Article Job : «Leur profession fut le brigandage et le courtage ; ils ne furent écrivains que par hasard».
Article Tolérance :«Le peuple juif était, je l’avoue, un peuple bien barbare. Il égorgeait sans pitié tous les habitants d’un malheureux petit pays sur lequel il n’avait pas plus de droit qu’il n’en a sur Paris et sur Londres». Et de rajouter, heureusement, «Il ne faut pourtant pas les brûler» !
Voltaire à 40 ans (IA)
Voltaire était ouvertement raciste. On peut lire dans son ouvrage Des différentes races d’hommes : (Tome 1, pages 6 à 8) : «Ce qui est plus intéressant pour nous, c’est la différence sensible des espèces d’hommes qui peuplent les quatre parties connues de notre monde. Il n’est permis qu’à un aveugle de douter que les blancs, les nègres, les Albinos, les Hottentots, les Lapons, les Chinois, les Américains soient des races entièrement différentes».
Parlant desnoirs : leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un noir et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une noire.
Pour Voltaire, les Albinos «sont, à la vérité, une nation très petite et très rare ; ils habitent au milieu de l’Afrique : leur faiblesse ne leur permet guère de s’écarter des cavernes où ils demeurent ; Cependant les Nègres en attrapent quelquefois, et nous les achetons d’eux par curiosité. Prétendre que ce sont des Nègres nains, dont une espèce de lèpre a blanchi la peau, c’est comme si l’on disait que les noirs eux-mêmes sont des blancs que la lèpre a noircis. Un Albinos ne ressemble pas plus à un Nègre de Guinée qu’à un Anglais ou à un Espagnol. Leur blancheur n’est pas la nôtre : rien d’incarnat, nul mélange de blanc et de brun ; c’est une couleur de linge ou plutôt de cire blanchie ; leurs cheveux, leurs sourcils, sont de la plus belle et de la plus douce soie ; leurs yeux ne ressemblent en rien à ceux des autres hommes, mais ils approchent beaucoup des yeux de perdrix. Ils ressemblent aux Lapons par la taille, à aucune nation par la tête, puisqu’ils ont une autre chevelure, d’autres yeux, d’autres oreilles; et ils n’ont d’homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. Tels sont ceux que j’ai vus et examinés».
À propos destziganes, il écrit : (Tome 5, page 83-84) : «Il y avait alors une petite nation, aussi vagabonde, aussi méprisée que les Juifs, adonnée à une autre espèce de rapine ; c’était un ramas de gens inconnus, qu’on nommait Bohèmes en France, et ailleurs Égyptiens, Giptes ou Gipsis, ou Syriens (…). Cette race a commencé à disparaître de la face de la terre depuis que, dans nos derniers temps, les hommes ont été désinfatués des sortilèges, des talismans, des prédictions et des possessions».
Voltaire à 50 ans (IA)
Voltaire était esclavagiste : Trop de naïfs sont persuadés que Voltaire était anti-esclavagiste parce qu’on fait lire aux lycéens sa compassion pour l’esclave du Surinam. Notre philosophe est un bel hypocrite : il a en effet spéculé, en association avec les armateurs nantais et avec la compagnie des Indes, dans les opérations de traite des esclaves (par exemple dans l’armement du bateau négrier Le Congo). Dans la citation ci-après, plus sincère, il défend ses intérêts (tome 8, page 187) : «Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir».
Pour résumer le portrait de Voltaire en voici un jugement du journaliste Sabatier de Castres, son contemporain : «de grands talents et l’abus de ces talents portés aux derniers excès ; des traits dignes d’admiration, une licence monstrueuse ; des lumières capables d’honorer son siècle, des travers qui en sont la honte ; des sentiments qui ennoblissent l’humanité, des faiblesses qui la dégradent ; tous les charmes de l’esprit, et toutes les petitesses des passions ; l’imagination la plus brillante, le langage le plus cynique et le plus révoltant ; de la philosophie et de l’absurdité ; la variété de l’érudition et les bévues de l’ignorance ; une poésie riche et des plagiats manifestes ; de beaux ouvrages et des productions odieuses ; de la hardiesse et une basse adulation ; des hommages à la religion et des blasphèmes ; des leçons de vertu et l’apologie du vice ; des anathèmes contre l’envie et l’envie avec ses accès ; des protestations de zèle pour la vérité et tous les artifices de la mauvaise foi ; l’enthousiasme de la tolérance et les emportements de la persécution : telles sont les étonnantes contrariétés qui décideront du rang que cet homme unique doit occuper dans l’ordre des talents et dans celui de la société».
Voltaire à 70 ans (IA)
Ajoutons cette opinion du franc-maçon, l’abbé Fréron qui vécut à l’époque de Voltaire : «sublime dans quelques-uns de ses écrits, rampant dans toutes ses actions». Pour se venger de cette critique Voltaire le poursuivra de sa vindicte en y incluant la Franc-maçonnerie dont il moqua l’ostentation et le goût du secret.
Il serait injuste de ne pas citer, à décharge, l’apologie dressée par Goethe sur ce personnage si controversé : «Génie, imagination, profondeur, étendue, raison, goût, philosophie, élévation, originalité, naturel, esprit et bel esprit et bon esprit, variété, justesse, finesse, chaleur, charme, grâce, force, instruction, vivacité, correction, clarté, élégance, éloquence, gaieté, moquerie, pathétique et vérité voilà Voltaire. C’est le plus grand homme en littérature de tous les temps; c’est la création la plus étonnante de l’Auteur de la nature.»
Est-ce c’est cette dernière appréciation qui fait reconnaître, très souvent, Voltaire comme une référence en Franc-maçonnerie ? Admettons tout de même qu’il y ait un paradoxe !
[1]Le 20ème siècle s’est résolument tourné vers l’histoire et les histoires de l’auteur, l’œuvre n’est même plus un prétexte et on oublie de la lire. Sartre montre que l’on ne peut plus séparer un homme d’une œuvre car il s’établit la singularisation de l’œuvre par l’homme et l’universalisation de l’homme par l’œuvre qui fonde le rapport d’un lecteur à un livre.
Rien en commun… Si ce n’est la grande famille de la franc-maçonnerie !
Comment créer le rapprochement d’un frère, d’une obédience qui pratique un rite moderne et une sœur, d’un ordre qui pratique un rite opératif ? En tout bien tout honneur, cela va de soi ! Imaginons la scène… Elle est rigoureuse et tournée vers le symbolisme, il est un peu provocateur à ses heures et son appétence va au sociétal » ! Pas grand chose en commun, pas le même chemin…
Et pourtant quoi de mieux qu’une tenue commune pour réunir ce qui est épars, a fortiori quand les esprits vifs peuvent se retrouver autour d’un goût prononcé pour la discussion philosophique ?!
Elle : Bon, d’accord , nous ne le sommes pas d’accord… Pourtant on doit bien pouvoir proposer un thème qui fasse sens à tous dans cette tenue commune ! Étant entendu que l’on n’abordera pas le sujet prématuré de la mixité !
Lui : D’accord, mais évitons les sujets qui finissent par être plus hermétiques qu’un coffre-fort ! Un sujet de société, ce serait bien, non ?
Elle : Pffff, tu sais dans mon rite, on est très axés sur le symbolisme et au moins, il n’y a pas sujets à débat ! On aime bien la géométrie sacrée aussi…
Lui : Ah je vois… Tu ne penses pas qu’avec un sujet qui ne serait pas accessible, on ne finisse pas par se demander si on assiste pas à une conférence de physique cantique ? Le triangle équilatéral dans une pyramide inversée relié à la dimension spirituelle de l’âme humaine ? C’est ça ?
Elle : Vous et nous… Un vrai défi ! Et pourquoi pas parler de l’équilibre entre le matériel et le spirituel ? Le compas… L’équerre… Ca pourrait relier vos triangles tordus et nos lignes droites ?!
Lui : Bah , ça veut dire quoi nos « triangles tordus » !? Je te signale qu’ils ne le sont pas plus que les vôtres ! Moi, je dirais plutôt qu’une tenue commune entre nous n’est juste que le défi de bâtir un pont entre vos points centraux et nos portes d’entrée !
Elle : On a un point du centre, pas des points centraux ! Ah ! Vois-tu, il est placé au centre du tapis de loge sous le fil à plomb et on se contente pas juste de tourner autour en marquant les angles… Nous.
Lui : Si tu veux, mais on est peut-être moins obsessionnels sur les objets symboliques… Nous ! Pas besoin de placer un point du centre pour savoir qu’on est venu chercher la lumière ! Et pas besoin d’un dessin géométrique qui ferait passer Euclide pour un illuminé !
Elle : Mais enfin ! Si on place pas le point de centre en début des travaux, comment veux-tu qu’on s’harmonise avec l’univers ? Tout est question de mesure et de proportion, Goethe a dit : »Si tu veux progresser vers l’infini, explore le fini dans toutes les directions ». Moi, je suis d’accord avec lui !
Lui : Mais moi aussi, je suis d’accord avec tout ça ! Le point du centre, si tu ne fait pas juste le regarder en marquant les angles, c’est peut-être juste un point fixe dans l’univers pour vous arrêter et respirer un coup quand vous faites le tour du tapis de loge ! Bon, ça va…Fais pas cette tête, je plaisante ! Je crois qu’il va falloir qu’on s’aventure un peu dans l’incertitude et l’ambiguïté où les formes ne sont pas toutes tracées. Et là, tu vas me dire que je suis un hérétique !
Elle : Non, juste un égaré de la circumambulation…
Lui : Allez, et si on travaillait sur la pensée de Goethe ? Histoire de juste se retrouver dans quelques circonvolutions spirituelles ?
Le martinisme, à la croisée des traditions philosophiques, initiatiques et ésotériques judéo-chrétiennes, est un cheminement spirituel qui fascine par la richesse de ses enseignements et la profondeur de sa quête. Héritier des pensées de Martinez de Pasqually et de Louis-Claude de Saint-Martin, il propose une exploration du symbolisme universel et une réflexion sur la nature divine de l’homme.
Une philosophie fondée sur la réintégration
Le cœur du martinisme réside dans le concept de « réintégration », qui évoque la chute symbolique du premier homme, son éloignement de la source divine, et le chemin spirituel qu’il doit emprunter pour retrouver son essence originelle. Cette quête, parfois appelée « illumination », s’appuie sur des disciplines variées : la Kabbale, la science des nombres, l’interprétation des rêves, l’angélologie, et les textes sacrés, notamment les Évangiles apocryphes.
Des origines théurgiques et mystiques
Martinez de Pasqually
Martinez de Pasqually, à travers son école théurgique fondée en 1761, introduit une approche opératoire et rituelle visant à établir un lien entre l’homme et le monde divin. Son disciple, Louis-Claude de Saint-Martin, élargit cette vision en développant une voie mystique dite « cardiaque », centrée sur l’amour divin et la transformation intérieure. Dans ses écrits, Saint-Martin décrit les étapes de l’évolution spirituelle dans des œuvres majeures comme Le Crocodile ou L’Homme de Désir.
Le rôle de Papus et la structuration moderne
À la fin du XIXᵉ siècle, Gérard Encausse, connu sous le nom de Papus, formalise le martinisme en fondant l’Ordre Martiniste. Inspiré par les enseignements de Saint-Martin, Papus crée un cadre initiatique qui se structure en trois degrés : Associé, Commencé, et Supérieur Inconnu (S.I.). Ces grades marquent une progression dans la compréhension des mystères spirituels, avec un accent sur la transmission de maître à disciple.
Un courant judéo-chrétien et ésotérique
Le martinisme s’inscrit dans le christianisme ésotérique, partageant des thématiques communes avec la théosophie des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles. Antoine Faivre, spécialiste de l’ésotérisme, décrit cette doctrine comme une synthèse entre mysticisme populaire et érudition philosophique, intégrant des notions comme la chute originelle, la réintégration, et l’androgynat.
Cependant, le martinisme ne se limite pas à une tradition unifiée. Il se divise en plusieurs branches interconnectées :
Le martinésisme, centré sur la théurgie de Pasqually.
Le saint-martinisme, inspiré par la philosophie mystique de Saint-Martin.
Le willermozisme, représenté par Jean-Baptiste Willermoz à travers le Rite Écossais Rectifié.
L’Ordre Martiniste, relancé par Papus et ses successeurs.
Une transmission initiatique et une quête universelle
Le martinisme, comme d’autres traditions initiatiques, accorde une importance capitale à la transmission. Les initiations se déroulent en privé, dans un cadre rituel, et visent à « planter une graine » que l’initié doit cultiver. Ce processus ne se limite pas à une connaissance intellectuelle : il s’agit d’une expérience intérieure destinée à transformer l’être dans sa totalité.
Entre héritage et mystifications
Certaines interprétations modernes attribuent au martinisme des racines remontant à des confréries hermétiques du Moyen Âge ou de l’Antiquité, comme les « Frères d’Orient » ou les gnostiques alexandrins. Toutefois, René Guénon met en garde contre ces mythes historiques, soulignant que la Tradition initiatique repose davantage sur un symbolisme universel que sur des faits historiques avérés.
Un impact durable
Le martinisme continue d’exercer une influence profonde, non seulement sur la franc-maçonnerie, avec laquelle il partage des bases symboliques communes, mais aussi sur des courants ésotériques modernes. De nombreux martinistes sont également membres d’autres ordres spirituels, tels que l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix ou l’Ordre Hermétique de l’Aube Dorée.
Un chemin de transformation personnelle
Plus qu’une doctrine ou un système, le martinisme se veut une voie de réhabilitation de l’Homme, selon les termes de Papus. Cette réhabilitation passe par une compréhension profonde de l’unité entre le divin et l’humain, et par un travail constant sur soi. Les martinistes considèrent leur cheminement comme une démarche spirituelle visant à s’élever au-delà des illusions du monde matériel pour accéder à une véritable lumière intérieure.
Le martinisme : une tradition vivante et universelle
Au-delà de son héritage historique et philosophique, le martinisme reste une tradition vivante, adaptée aux besoins spirituels de l’individu moderne. À une époque où la quête de sens se heurte aux tumultes de la société contemporaine, le martinisme propose un chemin de réflexion, d’introspection et de transformation.
Ce chemin repose sur une articulation subtile entre des concepts métaphysiques profonds et des pratiques concrètes. La réintégration, au centre des enseignements martinistes, n’est pas seulement une idée abstraite : elle invite chaque initié à reconnecter son existence matérielle à sa source divine, à réconcilier son humanité avec son essence spirituelle.
Le rôle de la théurgie dans le martinisme
Louis-Claude de Saint-Martin
La théurgie, héritée de Martinez de Pasqually, joue un rôle crucial dans cette quête. Souvent perçue comme une forme de magie divine, elle ne vise pas à manipuler le monde matériel mais à établir un lien entre l’homme et les plans spirituels supérieurs. À travers des rituels codifiés, elle agit comme un pont entre le visible et l’invisible, permettant à l’initié d’éveiller en lui des forces profondes et de se mettre à l’écoute des énergies universelles.
Cependant, Louis-Claude de Saint-Martin s’est détourné de la théurgie pour promouvoir une approche plus intérieure, dite « mystique cardiaque ». Cette voie privilégie la méditation, la prière et le travail sur l’amour divin. L’objectif est de purifier le cœur, vu comme le siège de l’âme, pour laisser place à une union directe avec le divin. Cette complémentarité entre la pratique théurgique et l’élévation mystique constitue l’une des spécificités du martinisme, offrant aux initiés deux voies distinctes mais convergentes.
Le martinisme et la symbolique universelle
Un autre aspect fondamental du martinisme réside dans son usage de la symbolique. Les martinistes s’appuient sur un langage universel, où chaque symbole devient un outil pour comprendre les lois cosmiques et spirituelles. Que ce soit à travers la Kabbale, les nombres, ou les figures géométriques sacrées, cette approche symbolique permet d’explorer les mystères de l’univers tout en les rattachant à l’expérience humaine.
Le Temple de Salomon, par exemple, est un symbole central du martinisme. Il représente à la fois l’homme dans son unicité et l’univers dans son ensemble. Construire le temple en soi, c’est reconstruire l’harmonie perdue entre le divin et l’humain. De même, le Grand Architecte de l’Univers, figure emblématique partagée avec la franc-maçonnerie, rappelle la présence d’une intelligence créatrice qui imprègne toute chose.
Un dialogue avec d’autres traditions
Le martinisme, bien qu’enraciné dans le christianisme ésotérique, dialogue avec d’autres traditions spirituelles et initiatiques. Son utilisation de la Kabbale l’inscrit dans une filiation judéo-chrétienne, mais il partage également des concepts avec l’hermétisme, la gnose et la philosophie platonicienne. Cette universalité en fait un pont entre les cultures et les époques, permettant aux initiés de puiser dans un réservoir de sagesse intemporelle.
Certains chercheurs, comme Robert Ambelain, ont tenté de relier le martinisme à des courants plus anciens, tels que les confréries hermétiques du Moyen Âge ou les écoles gnostiques d’Alexandrie. Bien que ces liens restent hypothétiques, ils montrent que le martinisme s’inscrit dans une longue tradition de quête spirituelle universelle.
Une tradition souvent mal comprise
Malgré sa richesse, le martinisme est parfois victime de malentendus. Confondu avec d’autres courants ésotériques ou réduit à une branche de la franc-maçonnerie, il est souvent perçu à tort comme un mouvement hermétique réservé à une élite. Or, son objectif n’est pas l’exclusivité, mais la réhabilitation de l’Homme dans sa dignité originelle.
Papus lui-même a insisté sur cette dimension universelle, en cherchant à rendre le martinisme accessible à un public plus large. Ses efforts ont permis de structurer le mouvement tout en le rattachant à des valeurs universelles : la quête de vérité, la fraternité et l’amour divin.
Un chemin pour notre époque
Dans un monde marqué par l’incertitude et les crises existentielles, le martinisme offre une réponse profonde et intemporelle. Il invite à dépasser les illusions matérielles pour renouer avec une spiritualité authentique, fondée sur l’éveil de l’être intérieur. À travers ses enseignements, il rappelle que la véritable transformation ne vient pas de l’extérieur, mais d’un travail patient et sincère sur soi-même.
Un engagement personnel et collectif
Pour les initiés, le martinisme n’est pas seulement une quête personnelle : c’est aussi un engagement envers le collectif. En réhabilitant leur propre humanité, ils contribuent à élever l’humanité tout entière. Cette dimension altruiste, enracinée dans les valeurs de fraternité et de compassion, fait du martinisme un chemin d’action autant que de contemplation.
Les liens entre le martinisme et la franc-maçonnerie
Elles privilégient la quête de la vérité intérieure et le perfectionnement de l’être humain.
Origines historiques communes Le martinisme et la franc-maçonnerie puisent leurs racines dans le contexte ésotérique et mystique de l’Europe du XVIIIᵉ siècle. Martinez de Pasqually, fondateur du martinésisme, était lui-même franc-maçon. Jean-Baptiste Willermoz, élève de Pasqually, a intégré certains enseignements martinistes dans la création du Rite Écossais Rectifié (RER), un courant maçonnique.
Les deux traditions partagent une influence commune des idées gnostiques, hermétiques et chrétiennes ésotériques.
Symbolisme et langage communs
Le Grand Architecte de l’Univers, figure centrale dans la franc-maçonnerie, est également présent dans le martinisme, où il symbolise l’intelligence divine créatrice.
Les outils maçonniques comme l’équerre et le compas trouvent des résonances dans le martinisme, qui utilise également des symboles géométriques pour exprimer des vérités spirituelles.
Structure initiatique Les deux mouvements reposent sur un système graduel. La franc-maçonnerie traditionnelle comporte trois degrés symboliques de base (Apprenti, Compagnon, Maître), tandis que le martinisme utilise une progression en trois degrés (Associé, Commencé, Supérieur Inconnu). Ces degrés marquent une montée en conscience spirituelle et en compréhension des mystères.
Rituels et transmission La transmission initiatique, par un maître à un disciple, est une pratique fondamentale dans les deux traditions. Les rituels, bien que différents dans leur contenu, visent à transformer l’initié sur le plan spirituel et symbolique.
Dimension ésotérique
Les deux traditions sont qualifiées d’ésotériques, en ce sens qu’elles travaillent sur des réalités intérieures et symboliques, accessibles uniquement à ceux qui ont été initiés.
Les différences fondamentales
Le martinisme est davantage tourné vers l’introspection et le travail intérieur. Son influence sur la société est indirecte, à travers la transformation personnelle de ses membres.
Nature et objectifs
Franc-maçonnerie : Sa vocation principale est d’ordre moral et philosophique. Elle cherche à améliorer l’homme et la société à travers une réflexion symbolique et une éthique basée sur des valeurs universelles comme la liberté, l’égalité et la fraternité.
Martinisme : Il se concentre davantage sur la spiritualité personnelle et la réintégration de l’homme à sa source divine. Le martinisme est avant tout une voie mystique qui vise la transformation intérieure et la quête de l’illumination spirituelle.
Christianisme ésotérique vs universalité
Le martinisme s’inscrit dans le christianisme ésotérique, en mettant l’accent sur la chute originelle, la réintégration divine et les enseignements des Évangiles (y compris apocryphes).
La franc-maçonnerie, bien qu’empreinte d’influences judéo-chrétiennes, se veut plus universelle. Elle accepte des membres de toutes confessions ou croyances, pourvu qu’ils croient en un principe supérieur (le Grand Architecte).
Approche opérative et mystique
Le martinisme, dans son courant originel martinésiste, pratique la théurgie : une forme de rituel opératoire visant à entrer en contact avec le divin ou les intelligences supérieures.
La franc-maçonnerie est avant tout spéculative. Elle utilise des symboles et des rituels pour travailler sur le perfectionnement moral et intellectuel de ses membres, sans nécessairement inclure une dimension opérative directe.
Structure et organisation
La franc-maçonnerie est généralement organisée en obédiences ou loges, avec une hiérarchie et une structure institutionnelle bien définie. Elle fonctionne souvent à grande échelle, regroupant des milliers de membres à travers le monde.
Le martinisme est plus restreint. Ses ordres sont généralement de taille modeste et se concentrent sur un petit cercle d’initiés. Il n’a pas la même visibilité ou organisation mondiale que la franc-maçonnerie.
La relation avec la société
Représentation désuète d’un modèle de société disparu… Ou peut-être pas.
La franc-maçonnerie a une vocation sociale et humaniste. Elle cherche à agir sur le monde extérieur par le biais de réflexions, d’actions philanthropiques et d’un engagement dans les valeurs démocratiques.
En résumé sur ce point
Le martinisme et la franc-maçonnerie partagent des racines historiques et symboliques, mais leurs finalités diffèrent profondément. Là où la franc-maçonnerie vise l’amélioration de l’individu dans un cadre social et éthique, le martinisme cherche une transformation spirituelle intime, centrée sur la réintégration divine.
Les deux traditions, bien que distinctes, se complètent pour ceux qui souhaitent explorer à la fois le perfectionnement moral et la quête mystique. Ensemble, elles témoignent de la richesse des voies initiatiques offertes à ceux qui souhaitent s’élever au-delà des limites de l’existence profane.
Conclusion
Le martinisme, entre mysticisme, ésotérisme et tradition chrétienne, offre une approche unique de la quête spirituelle. Héritier d’un riche patrimoine, il propose une réflexion universelle sur le destin de l’homme, son rapport au divin et les étapes de sa réintégration. À travers ses multiples expressions et ses adaptations au fil des siècles, il demeure une source d’inspiration et de transformation pour ceux qui cherchent à allier connaissance ésotérique et élévation spirituelle. Le martinisme, par son approche mystique et ésotérique, continue d’inspirer ceux qui cherchent à concilier spiritualité et vie intérieure. À la fois pratique et contemplatif, il propose un chemin de transformation profonde, guidé par la recherche de l’harmonie entre l’homme, le divin et l’univers.
En offrant à ses adeptes des outils symboliques, des pratiques initiatiques et une vision transcendante, le martinisme demeure une voie vivante, porteuse d’une sagesse universelle adaptée aux défis de notre temps. Qu’il soit abordé comme une philosophie, une théurgie ou une mystique, il invite à dépasser les frontières de l’individu pour accéder à une vérité plus vaste, celle de l’unité et de la lumière.
Qu’est-ce que l’ignorance, pourquoi est-elle si dommageable et comment pouvons-nous la combattre ?
« Il n’est nécessaire de faire la guerre qu’avec cinq choses ; avec les maladies du corps, les ignorances de l’esprit, avec les passions du corps, avec les séditions de la cité et les discordes des familles. »
La science n’est pas une philosophie ou une voie spirituelle ; C’est une façon de se comporter dans le monde. C’est une façon de penser qui encourage la logique, la raison, l’information et la communication de manière à explorer le monde dans l’émerveillement et la découverte.
Il est regrettable que la polarisation et le nationalisme, le tribalisme si vous voulez, aient fait des « fausses nouvelles » et des « faits alternatifs » une partie de notre vie quotidienne maintenant. C’est une réalité avec laquelle nous devons apprendre à naviguer. Il ne s’agit pas seulement d’apprendre à fouiller dans les faits et les chiffres, les recherches et le battage médiatique, mais c’est aussi d’apprendre que nous devons, parfois, désapprendre. Commencer par l’idée que « nous devons savoir » est une erreur. Ce que nous devons faire, c’est commencer à nager dans notre propre ignorance et être conscients de ce que nous ne savons pas.
Pour être franc, si nous voulons combattre l’ignorance, nous devons commencer par la nôtre.
Nous écoutons tous les jours des gens qui, en vertu de leur « connaissance » autoproclamée, sans la science ou l’expérience pour l’étayer, rejettent le travail rigoureux que les scientifiques ont fait pour établir ou démystifier notre connaissance de la nature. Des chimistes, des astrophysiciens, des climatologues, des océanographes, des biologistes, des généticiens et des nutritionnistes ont tous été mis à l’écart lorsque leurs messages ne correspondaient pas au récit des intérêts des entreprises ou du battage médiatique. Ceux qui semblent avoir le plus d’argent, le plus de parts de marché ou le plus de « marque » ont le dernier mot. Nous séparons les gens éduqués en tant qu’élitistes et les intérêts des entreprises en tant qu’« hommes ordinaires ». Qui aurait nos intérêts à cœur ?
Image générée par Intelligence Artificielle (IA)
Pour être très clair, l’expertise n’est pas la même chose que l’élitisme. Un véritable expert et scientifique sait où se situent les limites de ses connaissances. Ils savent qu’ils en savent moins que ce qu’ils ont recherché et sont en quête d’exploration. Ils élaborent des théories et les testent, en se demandant ce qui n’a pas fonctionné et ce qui a fonctionné. Ils savent que les fruits de leur travail peuvent prendre des années, des décennies, pour porter la vérité, et très probablement conduire à plus de questions.
L’élitisme, en revanche, est « …La croyance ou l’attitude selon laquelle les individus qui forment une élite – un groupe restreint de personnes ayant une qualité intrinsèque, un intellect élevé, une richesse, des compétences spéciales ou une expérience – sont plus susceptibles d’être constructifs pour la société dans son ensemble, et méritent donc une influence ou une autorité plus grande que celle des autres. Ce sont les dirigeants autoproclamés ou les gourous qui ont les réponses. Un scientifique peut être élitiste, mais ce n’est pas une réflexion sur la science mais sur le caractère de l’individu. Ou l’absence de celui-ci.
Alors que je venais de terminer le documentaire « Behind the Curve » sur Netflix, j’ai trouvé extrêmement intéressant d’écouter les deux côtés du débat sur la « théorie de la terre plate ». Il y a ceux dans la communauté de la Terre plate qui croient vraiment que la science les a laissés tomber, qu’ils ont la vérité et la science pour le soutenir. Ce qui était extrêmement intéressant, c’était d’entendre les remarques du scientifique sur ce groupe de penseurs opposés. Il n’y avait aucune condescendance ou élitisme de la part des scientifiques interrogés. Il n’y a eu ni pitié ni condamnation. C’était un véritable désir de ne pas ignorer ou mettre à l’écart la discussion, mais de s’y engager . Il s’agissait de rassembler les gens plutôt que de considérer qu’il s’agissait d’une situation « nous » et « eux ». Il ne s’agissait pas de croyance et de fait ; C’était une question d’éducation. Connaissance. Lutter contre l’ignorance.
La franc-maçonnerie a une vision intéressante des idées de la nature et de la science car elles sont combinées avec la philosophie et la recherche de la vérité. C’est l’un des rares endroits où il semble que les deux puissent se réunir, pour discuter et débattre avec un récit très ouvert. La science est valorisée autant que l’expérience . La physique et la métaphysique coexistent dans la conversation et la pensée. Rien n’est interdit. Ces conversations, que ce soit lors d’une réunion de loge ou de réunions sociales, dans des groupes d’étude ou des centres d’études philosophiques, sont les moyens par lesquels nous combattons l’ignorance, si nous sommes prêts à écouter.
J’ai récemment assisté à un groupe d’étude où le sujet portait sur la question de savoir si l’humanité avait une influence sur le changement climatique. J’étais absolument certain que les humains influençaient les cycles de la nature . Comment pourrait-il en être autrement ? Il y a sept milliards de personnes dans le monde, qui occupent l’espace, consomment des ressources et polluent le monde qui les entoure. C’était une croyance et je le savais. Cependant, je me suis mis au défi de venir avec un esprit ouvert et de ne pas porter de jugement avant d’entrer dans la pièce. Je ne suis pas, de formation, un climatologue, un météorologue, un géologue ou tout autre type de géologue. Je connais la géologie au niveau secondaire et les sciences de première année à l’université. Qu’on se le dise, je n’y connais rien. Ce que j’ai fait, c’est apporter ma propre attitude et des lectures des médias et des revues pseudo-scientifiques, dans le but de produire un message qui bascule dans un sens ou dans l’autre. N’ayant pas été scolarisé pendant de nombreuses années, j’ai aussi ressenti la fierté de l’âge – je savais quelque chose du monde, bon sang. J’avais vraiment l’impression que « connais-toi toi-même » faisait partie de mon vocabulaire.
Helena Blavatsky
J’avoue que la conversation a amené mon opinion à une vision plus modérée plutôt qu’à un « côté » spécifique du débat. Le présentateur a discuté de découvertes scientifiques que je n’avais pas prises en compte et de faits géologiques dont je n’avais absolument aucune connaissance. J’ai appris sur les périodes glaciaires, les découvertes dans la fonte des glaciers actuels, les échantillons de carottes de glace, les échelles de temps géologiques et les faits historiques d’importance mondiale. Je ne dirai pas que j’ai changé d’avis . Je dirai que je suis sorti avec l’idée plus large de remettre en question ce qu’on m’a dit et d’apprendre la vérité par moi-même. J’ai appris que ce que j’avais était une croyance, pas une preuve. Si je voulais changer mon ignorance, je devais faire le travail. Moi-même.
C’est là, pour moi, que la collision de la science et de la franc-maçonnerie est à son meilleur. La franc-maçonnerie est une école de mystères – un rite initiatique qui apporte l’idée que l’être humain est la nature et que la meilleure façon de comprendre la nature et les mystères de la vie et de la mort, est d’étudier la nature. Comment étudier la nature ? Les anciennes écoles de mystères grecques, selon Blavatsky, ne sont « pas un système unique, mais basé sur la structure spirituelle de l’univers », dont il est important de comprendre la nature. Ils sont inextricablement liés, l’Esprit et la Nature, peut-être même une seule et même chose. La franc-maçonnerie, en tant que descendant moderne de ces écoles de mystères, cherche à prendre le cœur de la nature et de l’esprit, et à propulser l’humain dans l’apprentissage qui résident tous deux dans l’humanité, et c’est le travail du franc-maçon de non seulement continuer à chercher la vérité, mais aussi de chercher la vérité. C’est toujours se poser des questions, de la connaissance de soi-même à la connaissance du monde, et douter de tout. C’est un respect pour le processus scientifique autant que pour notre propre processus. Nous sommes sept milliards d’expériences et toutes sont également valables. Sinon, pourquoi les avons-nous ?
Pour les philosophes de l’Antiquité, l’ignorance était le contraire du bien. Pour Aristote comme pour Platon, personne ne fait le mal volontairement, mais seulement par ignorance. Socrate avait ses propres méthodes pour combattre l’ignorance, et beaucoup de ces principes peuvent être trouvés dans le rituel et l’éducation maçonniques. De l’apprentissage continu et des progrès quotidiens dans l’éducation à l’éducation plutôt qu’à la critique, le franc-maçon devient un scientifique du monde. Les francs-maçons s’appuient sur l’idée de Socrate selon laquelle on devrait « se connaître soi-même » en ce sens qu’ils manquent de connaissances et que nous n’avons aucune idée de ce qui est le mieux pour les autres. Le point central est la clé de l’équilibre en toutes choses, mais surtout de la lutte contre l’ignorance. Une approche mesurée, curieuse mais consciente. Enfin, je pense que Socrate avait tout à fait raison lorsqu’il a dit que l’ignorance est inévitable. Quand Socrate a dit : « Je ne sais rien d’autre que le fait de mon ignorance », ce qu’il disait, c’est qu’il n’était pas ignorant de toutes choses, mais qu’il savait qu’il était ignorant de toutes choses. Il savait qu’il serait éternellement ignorant et que ce n’était qu’à force de persévérance qu’il pouvait devenir « bon ».
L’association Le Cercle de l’acacia organisera une vente de bière et de tablettes de chocolat. Tous les bénéfices des ventes seront reversés à l’association Les Clowns de l’espoir.
Le Marché de Noël du Nord revient cette année pour une édition riche en saveurs, découvertes et convivialité. L’événement aura lieu le samedi 23 novembre 2024, dans les locaux de la GLTSO, situés au 62 bis rue de Lambersart, 59350 Saint-André-lez-Lille. Une date à marquer d’une pierre blanche pour tous les amateurs de fêtes de fin d’année et de produits d’exception.
Un marché ouvert à tous
Cette manifestation, ouverte au grand public, offre une occasion unique de plonger dans la magie de Noël tout en découvrant des produits locaux et artisanaux. Ce rendez-vous festif met à l’honneur des saveurs authentiques et des créations exclusives.
Des produits emblématiques à savourer
Le Marché de Noël sera notamment l’occasion de se procurer deux spécialités incontournables :
La Bière Masonica : une bière de Noël artisanale aux saveurs riches et chaleureuses, parfaite pour accompagner vos repas de fête. Proposée en pack de trois bouteilles de 75 cl au prix attractif de 15 €, cette bière est une véritable invitation à partager un moment convivial.
La tablette de chocolat Masonica : composée de 16 carrés savoureux, elle séduira les gourmands et amateurs de douceurs. Idéale pour un cadeau ou pour un plaisir gourmand à partager autour d’un bon feu de cheminée.
Une ambiance chaleureuse et festive Outre les produits phares, le marché proposera également :
Un espace de dégustation pour savourer sur place la bière et les chocolats.
Des stands artisanaux offrant une sélection de produits locaux, décorations de Noël et idées cadeaux originales.
Une ambiance conviviale avec animations pour petits et grands, musique et esprit de fête.
Un engagement pour les traditions et le partage
Ce Marché de Noël, organisé par le Cercle de l’Acacia, est également une belle occasion de découvrir un lieu atypique et de se réunir autour des valeurs de partage et de générosité. L’événement s’inscrit dans une démarche conviviale et inclusive, où la magie de Noël s’allie à la célébration des savoir-faire régionaux.
Informations pratiques
Date : Samedi 23 novembre 2024
Lieu : 62 bis rue de Lambersart, 59350 Saint-André-lez-Lille
Entrée : Libre et gratuite
Ne manquez pas ce moment unique pour entrer dans l’esprit des fêtes, faire le plein de saveurs et trouver des cadeaux originaux. Le Marché de Noël du Nord, c’est la promesse d’une journée riche en découvertes et en convivialité. Rendez-vous le 23 novembre pour partager la magie de Noël !
Il est important d’annoncer que les bénéfices de ces ventes se feront :
Au profit des « Des CLOWNS de L’ESPOIR ».
Comme vous le savez cette association a besoin d’être aidée et si nous pouvons y contribuer tous ensemble, alors bravo à toutes et tous.
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De notre confrère elnacional.com – Par Mario Munera Muñoz PGM
Les illusions de la spiritualité et le vrai chemin initiatique
Dans le monde contemporain, le concept de « magie » est souvent mal compris. Si, en essence, il désigne une transformation intérieure profonde, il est fréquemment associé à des phénomènes psychiques ou extraordinaires. Ces derniers, bien que fascinants, n’ont rien de spirituel ni d’initiatique. Ils relèvent de l’individualité et non de l’être, une distinction essentielle pour ne pas confondre perception phénoménologique et quête spirituelle.
Nous vivons aujourd’hui une forme d’obscurantisme moderne où tout ce qui semble surnaturel est perçu comme spirituel. Cette confusion reflète un voilement de l’être face aux dimensions supérieures. Or, la recherche d’un véritable chemin spirituel implique bien plus qu’une fascination pour l’extraordinaire. Elle exige la guidance d’enseignants qualifiés ayant reçu une transmission spirituelle authentique au sein d’un cadre rituel traditionnel.
Dans Falsa espiritualidad, Alberto Alfaro Keim distingue deux approches des religions : la religion « translationnelle », basée sur des dogmes et la soumission, et la religion « transformatrice », qui appelle à une dissolution de la personnalité pour révéler l’individu authentique. Cette dernière, loin des structures religieuses traditionnelles, constitue une véritable voie spirituelle, centrée sur la pratique quotidienne et la reconnaissance de l’esprit.
L’être humain, pourtant, reste souvent captivé par le domaine du psychisme, qui s’intéresse davantage aux facultés individuelles qu’à la quête d’unité. Ces capacités, bien que réelles, peuvent détourner de l’essence spirituelle. Le psychisme agit comme un voile, dispersant l’attention et éblouissant par ses manifestations, au lieu de favoriser un contact direct avec l’unité transcendante. En réalité, le psychisme, qu’il soit inférieur ou supérieur, ne comporte rien de magique au sens initiatique.
H. Saraydarian, dans La science de la méditation, différencie le psychisme inférieur du psychisme supérieur. Le premier est centré sur l’égo et les illusions personnelles. Il peut engendrer des déséquilibres physiques et mentaux, notamment à travers des troubles endocriniens liés à une activation inadéquate de certaines glandes. C’est souvent ce psychisme inférieur qui nourrit les pseudo-maîtres spirituels et leurs illusions de grandeur. En revanche, le psychisme supérieur correspond à la fusion de l’âme humaine avec l’Ange Solaire, source de lumière intérieure. Ce passage marque la disparition des illusions égoïques et l’émergence d’une véritable connexion spirituelle.
La confusion entre pouvoirs psychiques et spiritualité est amplifiée par les discours de faux maîtres, chamans et gourous, qui utilisent ces capacités pour asseoir une autorité illégitime. Un véritable initié, à l’opposé de ces figures, est humble. Il ne cherche ni à se montrer ni à exploiter ses capacités pour dominer autrui. Sa quête de lumière est intérieure, guidée par la recherche de la vérité et l’effort quotidien de dépassement de soi.
La recherche de phénomènes psychiques, souvent perçus comme des manifestations de pouvoirs magiques, peut également être périlleuse. Sans préparation adéquate, cette exploration peut provoquer des désordres mentaux et émotionnels, plongeant l’individu dans le chaos. De nombreux pratiquants de faible niveau intellectuel ou spirituel se proclament « initiés » en raison de leurs facultés psychiques, mais leur ignorance des principes véritables de l’initiation est flagrante.
Enfin, il est crucial de rappeler que les pouvoirs psychiques, aussi impressionnants soient-ils, n’appartiennent pas à l’ordre de l’être. Ils relèvent de l’individualité et, à ce titre, ne conduisent ni à la transcendance ni à l’illumination spirituelle. La véritable magie réside dans la transformation intérieure, la quête de lumière et d’unité, loin des illusions de l’égo.
Ainsi, le chemin initiatique authentique repose sur une progression vers la lumière intérieure, guidée par des principes spirituels éprouvés et libérée des pièges du psychisme inférieur. Ce chemin, humble et exigeant, révèle la véritable essence de l’être : une connexion profonde et inaltérable avec l’unité divine.
Deux nouveaux prêtres sanctionnés pour avoir qualifié François «d’antipape»
Deux prêtres italiens ont récemment été condamnés pour «schisme» après avoir soutenu publiquement que Jorge Bergoglio avait été élu pape de façon illégitime. Un épisode qui fait grossir les rangs des prêtres rebelles à l’autorité de François.
L’archidiocèse de Sassari, en Sardaigne, a annoncé le 13 novembre 2024 que le Père Fernando Maria Cornet avait été retiré de l’état clérical sur ordre du pape François, rapporte le média La Nuova Sardegna. Le prêtre était connu depuis longtemps pour ses positions extrémistes et avait provoqué un grand scandale ces derniers mois avec la publication de son livre Habemus Antipapam. Dans cet ouvrage, le prêtre d’origine argentine mène une attaque virulente contre le pape François, considéré comme illégitime sur le trône de Pierre, à la suite de Benoît XVI.
Le Père Giorgio Maria Faré a été récemment, pour les mêmes raisons, renvoyé de l’ordre des Carmes déchaussés. Ceci après l’expiration d’un délai imposé par la direction de l’ordre pour renoncer à ses positions. Il pourrait lui aussi faire l’objet d’une procédure de retrait de l’état clérical dans un avenir proche, note le site Crux. Le Père Faré a émis la même thèse que Fernando Cornet, dans un livret et une vidéo sur sa chaîne YouTube.
Thèses réfutées
Tous deux ont en fait suggéré qu’en raison d’irrégularités dans l’annonce de la démission du pape Benoît XVI en 2013, François n’a jamais été valablement élu pape, et que diverses erreurs doctrinales et déviations au cours de son pontificat ont confirmé ce point. «Bergoglio n’est pas le pape et ne l’a jamais été», a déclaré le Père Faré dans sa vidéo publiée mi-octobre 2024. « En outre, il est tombé dans diverses hérésies, ce qui prouve que son élection est invalide sur la base de l’infaillibilité pontificale », a-t-il renchéri. Le prêtre est allé jusqu’à appeler les cardinaux créés avant 2013 à convoquer un conclave pour proclamer un nouveau pape.
Fernando Cornet avance plus ou moins le même argument dans son livre, affirmant que « de même qu’il ne peut y avoir deux Églises du Christ qui soient simultanément vraies, il ne peut non plus y avoir simultanément deux vrais papes ».
Giorgio Maria Farè a déclaré à plusieurs reprises être prêt à se rétracter «si l’on me prouve que j’ai tort, preuves à l’appui», souligne le site Silere Non Possum. Or, même après qu’un canoniste réputé et compétent ait réfuté, point par point les thèses du religieux, ce dernier n’a pas considéré cette démonstration comme « suffisamment convaincante ». Silere Non Possum note que ni le Père Cornet ni le Père Farè n’ont de compétences sur le plan canonique.
Les « anti-François » s’organisent
Ces deux sanctions allongent la liste des prêtres rebelles à l’autorité du pape François. Le diocèse de Livourne a émis, en janvier 2024, un décret d’excommunication à l’encontre du Père Ramon Guidetti pour avoir parlé du pape François comme d’un « antéchrist », un « antipape usurpateur » et un « franc-maçon jésuite ».
En 2021, le Père Alessandro Minutella avait déjà été réduit à l’état clérical pour avoir publiquement nié la légitimité de François. Cette sanction ne l’a cependant pas empêché de continuer ses activités. Il compte aujourd’hui, d’après Crux, 88’000 adeptes sur Facebook et une chaîne YouTube avec près de 53’000 abonnés. Il a fondé sa propre communauté, appelée «la Petite Nazareth» (la Piccola Nazareth), juste à l’extérieur de la ville de Palerme. Continuant à se présenter comme un prêtre, il se déplace dans toute l’Italie pour célébrer des mariages et des baptêmes, prétendant même ordonner de nouveaux prêtres et consacrer des religieuses. Alessandro Minutella fait partie d’un groupe appelé «Sodalité sacerdotale mariale», qui rassemble sept prêtres actuels ou anciens, qui ont tous rejeté l’autorité de François et qui croient que Benoît XVI est resté le pape authentique jusqu’à sa mort en 2022. (cath.ch/crux/ag/arch/rz)