Loge maçonnique de la rue Parcheminerie, Angers (Temple maçonnique)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Dans le centre historique d’Angers, au 12 rue Parcheminerie, un immeuble de tuffeau affiche sans détour sa vocation : un double bandeau de sa façade porte toujours l’inscription « loge maçonnique ». Élevé à la suite d’une demande de permis de construire déposée en 1886 et attribué à l’architecte angevin Ernest Robin, ce temple a été bâti sur une partie de l’ancien couvent des Lazaristes. Recensé par l’Inventaire général des Pays de la Loire, il est régulièrement ouvert au public lors des Journées européennes du patrimoine.

Lieu : 12 rue Parcheminerie, Angers, France
Construction : 1886 (permis de construire)
Architecte : Ernest Robin (attribution)

Un temple dans l’Angers intra-muros

Le bâtiment s’élève à l’extrémité de l’emprise de l’ancien couvent des Lazaristes, lui-même lié à l’hôtel Poyet des Granges, rue Valdemaine. Cette implantation au cœur de la ville ancienne, sur un terrain religieux sécularisé, est typique de nombreuses maisons maçonniques construites en France dans les deux dernières décennies du XIXe siècle, lorsque les loges, portées par l’enracinement de la IIIe République, se dotent de locaux permanents.

L’Inventaire signale une demande de permis de construire en 1886. L’édifice est attribué à Ernest Robin, architecte actif à Angers, et la Ville d’Angers le présente comme un temple construit à la fin du XIXe siècle par cet architecte.

Une façade qui s’affiche

Contrairement à bien des temples discrets, la loge d’Angers revendique son identité sur la rue : sur la travée centrale, un double bandeau courant entre le rez-de-chaussée et le premier étage porte l’inscription « loge maçonnique ». L’élévation extérieure est ordonnancée, sur un sous-sol et un étage carré.

Les murs associent le tuffeau en moyen appareil, pierre blanche emblématique de l’Anjou, au schiste et au moellon enduit, rappel de la double identité géologique de la ville, surnommée la « ville noire » pour ses ardoises et ses schistes. La toiture d’ardoise combine longs pans, appentis, pignon couvert, croupe et noue.

Usage et ouverture au public

Propriété privée, le bâtiment a été étudié lors de l’inventaire topographique d’Angers intra-muros (enquête de 1986). Il demeure un lieu de réunion maçonnique et figure au programme des Journées européennes du patrimoine publié par la Ville d’Angers, qui y propose des visites guidées gratuites ; les horaires sont à consulter sur le site d’Angers Patrimoine. Les sources consultées ne précisent pas les loges ni les obédiences qui y travaillent aujourd’hui.

Repères

  • Datation : demande de permis de construire en 1886
  • Architecte : Ernest Robin (attribution)
  • Matériaux : tuffeau en moyen appareil, schiste, moellon, ardoise
  • Particularité : inscription « loge maçonnique » sur la façade
  • Adresse : 12 rue Parcheminerie, Angers
  • Inventaire général : notice Mérimée IA49000813

Voir aussi dans le glossaire : Temple, Loge Mère, Atelier, Obédience.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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