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Un roi devenu saint, un ange devenu Satan, trois aventuriers de l’esprit autour de Don Giovanni, Mao confronté au désastre de son utopie, Le Corbusier ramené à ses ambiguïtés politiques, un homme qui prétend ne plus dormir, Delacroix peignant les victimes plutôt que la victoire, Enki Bilal retrouvant la Yougoslavie de Tito : le numéro de septembre 2026 d’Historia ressemble moins à un magazine consacré au passé qu’à une vaste chambre des miroirs. Pour le lecteur franc-maçon, une question traverse presque toutes ses pages : que devient l’être humain lorsqu’une idée, une foi, un pouvoir ou même un rêve prétendent se suffire à eux-mêmes ?

La couverture pourrait induire en erreur. Un Saint Louis auréolé, sceptre en main, huit siècles après son avènement : tout semble annoncer le retour familier du « bon roi » rendant justice sous son chêne. Mais Historia choisit heureusement un chemin plus difficile. Derrière l’icône apparaît un souverain complexe, dont le règne oblige à penser simultanément la construction de l’État, l’exercice de la justice, la ferveur religieuse, la violence de la croisade, l’antijudaïsme médiéval et la fabrication posthume d’un modèle politique. C’est précisément cette ambiguïté qui donne au numéro sa force. Le sommaire annonce d’ailleurs explicitement un dossier « Il y a 800 ans – Saint Louis, la puissance et la foi », entouré de sujets qui, de Satan à Mozart et de Mao à Tito, interrogent eux aussi les formes du pouvoir et de la croyance.
Satan ouvre le bal : quand l’ombre devient objet culturel

Le numéro débute presque paradoxalement par Satan. Non pas celui des catéchismes, mais celui des peintres, des graveurs et des imaginaires européens. Le portfolio consacré à « l’ange de la révolte » montre combien la figure diabolique s’est progressivement déplacée : du tentateur médiéval au rebelle romantique, du monstre théologique à une figure esthétique de la transgression. Les images choisies – corps ailés, tentations, visions de chute, œuvres de Doré et de la peinture symboliste – racontent moins l’existence du Mal que la manière dont l’Occident l’a représenté.

Le regard initiatique trouve ici immédiatement matière à méditer.
Toute tradition de transformation commence par une confrontation avec l’ombre. L’alchimiste l’appellerait volontiers nigredo ; Jung parlerait d’intégration de l’ombre ; les mythologies font descendre leurs héros aux enfers avant de les autoriser à revenir vers la lumière. La Franc-Maçonnerie, sans faire de Satan une figure de son univers symbolique, connaît elle aussi cette loi de profondeur : aucune lumière n’a de sens pour celui qui refuse de savoir qu’il porte en lui sa propre obscurité.

Il est d’ailleurs révélateur que cette galerie satanique précède immédiatement le dossier consacré à un roi canonisé. Entre le révolté céleste et le souverain auréolé, le magazine installe presque involontairement une polarité : ombre et lumière, chute et élévation, rébellion et ordre. Voilà déjà un beau programme de lecture.
Vatican, Europe, Le Corbusier : les idées ont toujours une histoire
Les « Échos de l’Histoire » ramènent ensuite le lecteur au XXe siècle avec une interrogation sur l’influence du Vatican dans la construction européenne après 1945, notamment à travers Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide De Gasperi. Le titre – « L’Europe sous emprise du Vatican ? » – assume sa dimension provocatrice et revient sur la matrice chrétienne-démocrate des premiers projets européens.

Ailleurs, Le Corbusier est soumis à un exercice salutaire de réévaluation. Le bâtisseur de la modernité architecturale fut aussi un homme traversé par les idéologies de son temps et par des fréquentations politiques qui empêchent toute hagiographie confortable. Le dossier rappelle cette règle élémentaire de l’histoire intellectuelle : on ne juge pas une œuvre uniquement par la biographie de son auteur, mais on ne doit jamais non plus amputer l’auteur de sa biographie pour protéger l’œuvre.
Pour un Franc-Maçon, le sujet résonne particulièrement.

Nous savons ce que signifie symboliquement bâtir ; mais le mot « architecture » n’est jamais innocent lorsqu’il quitte le chantier pour entrer dans la cité. On peut construire pour libérer, rationaliser pour mieux vivre, ordonner pour rendre intelligible ; on peut aussi faire de l’homme la variable d’ajustement d’un système rêvé parfait. Le plan n’est jamais l’Homme. La pierre vivante résiste toujours au dessin de l’architecte.

Mao : quand la table rase devient charnier
Le grand article consacré à Mao Zedong adopte un titre redoutablement efficace : « Le naufrage sanglant du Grand Timonier ». Il rappelle que le maoïsme, longtemps perçu en Occident à travers une mythologie révolutionnaire, fut également une entreprise de violence politique et sociale ayant provoqué des dizaines de millions de morts.

Là encore se profile l’un des fils invisibles de ce numéro : le danger de l’idée qui refuse la contradiction.
Une utopie qui ne doute plus devient facilement une administration du réel. Lorsqu’un pouvoir se pense détenteur de la vérité historique, religieuse ou scientifique, les hommes cessent bientôt d’être des consciences pour devenir des matériaux. Le maçon connaît une formule symbolique inverse : il ne s’agit pas de construire malgré les pierres, mais avec elles, chacune conservant sa singularité. Une société qui commence à tailler les hommes jusqu’à ce qu’ils entrent tous dans la même forme a déjà cessé d’être un chantier pour devenir une machine.
L’Amazonie entre enfin dans l’Histoire

Plus inattendu est le beau déplacement historiographique proposé autour de l’Amazonie. Le fleuve n’est plus traité comme un décor immobile, mais comme un véritable acteur de l’Histoire, façonnant échanges, peuplement, conflits, cultures et représentations. La page rapproche archéologie, environnement et histoire longue, dans une époque où l’Anthropocène oblige précisément les historiens à sortir d’une histoire exclusivement humaine.
L’intuition est fondamentale. Pendant des siècles, l’homme occidental s’est installé au centre de son propre récit ; voilà que le climat, les fleuves, les forêts et les espèces reviennent frapper à la porte de l’Histoire. Peut-être découvrons-nous tardivement que nous n’avons jamais construit le Temple seuls.
Mozart, Casanova, Da Ponte : Prague comme laboratoire d’une œuvre

Puis vient l’une des perles du numéro : « Un opéra, trois auteurs, un mystère », récit de Gérard de Cortanze consacré à Mozart, Lorenzo Da Ponte et Giacomo Casanova autour de la naissance de Don Giovanni. Historia présente la rencontre comme une énigme et fait de Prague le lieu presque romanesque où convergent leurs trajectoires.
Tout est extraordinaire dans cette constellation : un compositeur de génie, un librettiste aventureux, un Casanova vieillissant qui porte déjà derrière lui l’Europe des Lumières, des salons, des bibliothèques, des alcôves et des sociétés de pensée. L’article joue intelligemment avec la part d’incertitude documentaire : jusqu’où Casanova intervint-il réellement dans l’élaboration ou les remaniements du livret ? La tentation de lui attribuer un rôle décisif est grande, mais le mystère reste précisément ce qui donne au récit son charme.

Or Don Giovanni n’est pas seulement une histoire de séducteur. C’est l’histoire d’un homme incapable de reconnaître la limite jusqu’au moment où la pierre elle-même vient lui répondre. Pour un imaginaire maçonnique qui fait de la pierre une métaphore de l’être, cette irruption du Commandeur possède une puissance singulière : la pierre que Don Juan croyait morte se lève, marche et réclame des comptes.
Saint Louis : sortir de l’image d’Épinal
Le cœur du numéro reste cependant son grand dossier consacré à Louis IX.
L’article d’ouverture, « Un prince capétien aux vies multiples », donne immédiatement la méthode : il faut se débarrasser du Saint Louis monolithique. Roi sacré dans l’urgence en 1226, souverain d’un long règne, diplomate, législateur, croisé, personnage canonisé puis récupéré par des mémoires politiques diverses, Louis IX appartient autant à l’histoire qu’à l’histoire de sa propre légende.

La minorité du roi et le rôle considérable de Blanche de Castille sont particulièrement bien traités. Derrière l’image scolaire de la mère pieuse surgit une véritable femme de gouvernement, affrontant les révoltes nobiliaires et travaillant à maintenir la continuité dynastique.

Plus passionnante encore est l’étude de la genèse de l’État moderne. Le règne voit l’autorité royale s’étendre, les institutions se préciser, l’administration se densifier, les baillis et sénéchaux relayer la présence du roi dans le royaume, tandis que la justice royale gagne en importance. Historia démonte au passage la légende trop commode du roi sous son chêne : l’image est puissante, mais elle dissimule une transformation institutionnelle beaucoup plus décisive.

C’est ici que la lecture maçonnique devient féconde, à condition de ne pas faire de Louis IX un Franc-Maçon huit siècles avant l’heure – absurdité historique dont nous nous garderons. Le rapprochement doit rester symbolique. Gouverner, juger, transmettre, bâtir : quatre verbes qui appartiennent à des univers différents mais que relie la question de la juste mesure.
La part obscure du saint
Historia refuse heureusement la béatification journalistique. Un article porte explicitement le titre « La part obscure… » et aborde l’antijudaïsme du règne, les restrictions imposées aux Juifs, la politique contre le prêt à intérêt, la lutte contre la prostitution, la répression du blasphème et plus généralement l’ambition d’ordonner la société selon une conception chrétienne du bien.
Ce passage est essentiel, car il interdit d’utiliser le mot « sainteté » comme un chiffon destiné à effacer l’histoire.
Louis IX appartient au XIIIe siècle. Le comprendre exige donc de restituer son système mental ; mais comprendre ne signifie jamais absoudre automatiquement. L’historien n’est ni procureur ni confesseur. Il doit montrer comment une conviction qui pousse un souverain vers la justice et la charité peut également légitimer l’intolérance lorsqu’elle se persuade de posséder seule la vérité.

Pour l’initié, l’avertissement est considérable : la lumière dont on se croit propriétaire finit souvent par aveugler.
Le croisé : le courage ne garantit pas la clairvoyance
Un autre article, « Souvent vaincu, toujours vainqueur », démonte à son tour la gloire militaire. Louis IX fut un croisé courageux mais un stratège souvent malheureux ; la catastrophe égyptienne et la captivité du roi auraient pu ruiner définitivement son prestige. Or l’imaginaire chevaleresque transforma paradoxalement l’échec militaire en victoire morale.
Voilà une extraordinaire fabrique de mémoire.

La victoire n’est plus celle du champ de bataille mais celle du récit. Le roi vaincu devient un héros parce que son époque valorise la fidélité, le courage, la souffrance acceptée et l’inflexibilité de la foi. L’Histoire n’est décidément pas seulement ce qui arrive ; elle est également ce que les sociétés décident de retenir de ce qui leur est arrivé.
Le saint est aussi une construction
L’article consacré à « La fabrique d’un saint d’exception » poursuit cette déconstruction. La canonisation de Louis IX, en 1297, n’est pas la simple reconnaissance mécanique d’une sainteté évidente : elle procède d’enquêtes, de témoignages, d’intérêts ecclésiastiques et dynastiques, d’une diplomatie de la mémoire.
Le mot fabrique est magnifique.

Nous fabriquons des saints comme nous fabriquons des héros, des ancêtres et parfois des martyrs. Non pas nécessairement en les inventant, mais en sélectionnant, ordonnant et interprétant certains éléments de leur existence.
Les Francs-Maçons devraient particulièrement se méfier de cette mécanique : nos propres traditions possèdent elles aussi leurs figures tutélaires, leurs biographies embellies, leurs filiations rêvées et leurs ancêtres reconstruits. La légende est féconde lorsqu’elle sait qu’elle est légende ; elle devient dangereuse lorsqu’elle prétend remplacer l’Histoire.

La Sainte-Chapelle : une théologie devenue architecture
Le sommet visuel du dossier est naturellement consacré à Paris et à la Sainte-Chapelle, conçue comme écrin des reliques de la Passion. Les photographies des verrières rappellent l’audace d’une architecture qui semble vouloir supprimer la pierre elle-même afin que l’édifice devienne lumière.
Ici, le lecteur initié ne peut rester indifférent.

Ce lieu possède quelque chose du rêve impossible de tout bâtisseur : faire en sorte que la matière porte ce qui la dépasse. Les murs se retirent devant les vitraux ; le poids devient élévation ; la pierre paraît avoir travaillé à sa propre disparition pour offrir passage à la lumière.
Voilà peut-être la plus belle leçon symbolique de tout le dossier : l’édifice accompli n’est pas celui qui montre combien ses pierres sont lourdes, mais celui qui apprend à la matière à laisser traverser la lumière.
Paul Kern ou l’homme privé de la nuit
Changement complet de registre avec le récit consacré au Hongrois Paul Kern, blessé à la tête pendant la Première Guerre mondiale et devenu célèbre dans les années 1930 pour avoir affirmé ne plus dormir. La presse s’empara de son cas ; scientifiques, journalistes et curieux tentèrent d’élucider cette étrange existence prétendument privée de sommeil.

Au-delà du fait divers, le texte ouvre une interrogation presque métaphysique. Qu’est-ce qu’un homme auquel manquerait la nuit ? Nous associons spontanément la lumière à la connaissance et l’obscurité à l’ignorance. Mais Kern renverse le symbole : l’absence de nuit devient une malédiction.
Il faut donc peut-être de l’obscurité pour rester humain.
Le sommeil, le silence, le retrait et l’oubli temporaire appartiennent eux aussi à notre équilibre. L’initié sait d’ailleurs que tout travail suppose une alternance : lumière et ténèbres, parole et silence, activité et repos. Un Temple dans lequel personne n’éteindrait jamais les lumières deviendrait rapidement inhabitable.
Randan : l’Histoire ressuscitée par les ruines

Le reportage consacré au château de Randan, « le phénix auvergnat », emmène le lecteur sur le terrain du patrimoine. Imaginé par Louis-Philippe et sa sœur Adélaïde, ravagé par un incendie en 1925 puis longtemps abandonné, le domaine connaît une renaissance patrimoniale.
Le terme de « phénix » s’impose effectivement. Restaurer n’est pas revenir à l’état premier ; c’est transmettre malgré la perte. Toute restauration digne de ce nom dialogue avec l’absence.

Le patrimoine possède ainsi une dimension initiatique discrète : recevoir un édifice incomplet, l’empêcher de mourir, comprendre ce qu’il fut, puis le transmettre à ceux que nous ne connaîtrons jamais.
Delacroix : peindre les victimes
Les pages consacrées aux Massacres de Scio d’Eugène Delacroix constituent un autre grand moment du numéro. L’étude montre comment cette œuvre emblématique du romantisme représente la guerre d’indépendance grecque non par une victoire héroïque mais par les corps, les vaincus, les femmes, les vieillards et la souffrance.
C’est peut-être là que l’artiste rejoint le mieux l’humanisme initiatique.

Peindre l’Histoire depuis les victimes plutôt que depuis le cheval du général modifie radicalement le regard. La gloire devient deuil ; la bataille, désastre humain. Le tableau ne demande plus : « Qui a gagné ? » Il demande : « Qu’est-ce qu’une victoire lorsqu’elle est regardée depuis ceux que l’Histoire écrase ? »
Des animaux aux remèdes : le symbole n’a jamais quitté l’Homme
Les cahiers culturels prolongent encore la réflexion. Une exposition consacrée aux animaux comme symboles du pouvoir et des dieux rappelle que lions, chevaux, éléphants ou créatures hybrides ont accompagné depuis l’Antiquité la mise en scène de la souveraineté et du sacré.
Voilà évidemment un terrain familier pour le symboliste. L’animal n’y désigne presque jamais seulement l’animal : il devient médiateur entre nature et culture, force et représentation, instinct et transcendance.

Image générée par IA
La page voisine consacrée aux médicaments, prières et gris-gris rappelle quant à elle que l’humanité n’a jamais tracé une frontière aussi nette que nous l’imaginons entre médecine, religion, superstition et magie.
Enki Bilal rencontre Tito et sa propre mémoire

Le « tête-à-tête » avec Enki Bilal autour de Tito change encore le régime de lecture. Le dessinateur, né à Belgrade, confronte souvenirs personnels, mémoire familiale et trajectoire historique de la Yougoslavie. Il évoque notamment le statut héroïque cultivé par Tito ainsi que les marques encore visibles laissées sur Belgrade par les conflits.
Ces pages disent quelque chose de fondamental sur la mémoire : nous n’habitons jamais seulement l’Histoire des livres ; nous habitons également celle qui a traversé nos familles, nos villes et nos enfances.
C’est ce qui distingue la mémoire de l’histoire. La première saigne encore là où la seconde cherche à comprendre.
Et Marie-Antoinette donne l’heure…

Enfin, les dernières pages racontent la fascinante histoire de la montre dite « Marie-Antoinette », Breguet n°160, commandée avant la Révolution et achevée longtemps après la disparition de la souveraine. Mécanisme d’une extraordinaire complexité, elle devient presque une méditation matérielle sur le temps lui-même.

Objet admirablement déplacé dans un tel numéro : après les rois, les révolutions, les saints, les dictateurs et les ruines, voici le temps qui continue de tourner.
Les hommes veulent gouverner l’Histoire ; l’horloge leur rappelle silencieusement qu’ils ne gouvernent même pas l’heure qui passe.
C’est finalement cela que raconte ce très riche numéro d’Historia.
Saint Louis cherche à ordonner son royaume selon la volonté divine ; Mao prétend plier la Chine au sens de l’Histoire ; Don Giovanni croit pouvoir vivre sans limite ; les bâtisseurs de la Sainte-Chapelle veulent faire entrer le ciel dans la pierre ; Delacroix arrache les vaincus à l’oubli ; Bilal remonte vers une patrie disparue ; Breguet enferme dans quelques centimètres de métal une mécanique destinée à mesurer ce que personne ne peut retenir.

Et le Franc-Maçon referme la revue avec une vieille certitude : nous ne sommes jamais les maîtres du Temple. Tout au plus sommes-nous les ouvriers momentanés d’un édifice commencé avant nous et qui, si nous travaillons correctement, continuera après nous.

Historia, n° 952, septembre 2026 – Dossier : « Il y a 800 ans – Saint Louis, la puissance et la foi », 6,90 €
Directeur éditorial : Franck Ferrand ; rédacteur en chef : Éric Pincas. Édité par la SFPA (Société française de promotion artistique), groupe Les Échos-Le Parisien – 10, boulevard de Grenelle, CS 10817, 75738 Paris Cedex 15. ISSN 1270-0835 – 100 pages – historia.fr.

Paru le 19 août 2026, Historia est disponible en kiosque, dans les Maisons de la Presse et au rayon presse des grandes surfaces. Certaines illustrations sont des créations numériques.

