La symbolique des bestiaires dans la progression initiatique en alchimie

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Cahiers alchimiques d’un Cherchant laborieux

Artistes, Philosophes et Alchimistes ont toujours dissimulé derrière des allégories et des images les phases et les opérations du Grand Œuvre. Le bestiaire alchimique n’est donc pas un décor. Il est un langage. Tantôt l’animal désigne une matière, tantôt un état de cette matière, une opération, une phase de l’Œuvre ou encore une propriété qu’il convient à l’Artiste de reconnaître : volatilité, fixité, putréfaction, maturation, renaissance.

Dans les Travaux présentés ici, je retiendrai particulièrement Roger CARO, connu aussi sous le nom de Kamala Jnana, filiation dans laquelle je m’inscris depuis plusieurs années dans la voie du cinabre — Temple Philosophique du Soleil et FAR+C — sous la conduite de son successeur Michel C. ; Michael MAIER ; Altona ; et LAMBSPRINCK.

Plusieurs de ces auteurs emploient les animaux pour représenter le Soufre, le Mercure ou le Sel et pour illustrer le processus de réalisation de la Pierre Philosophale. Rappelons les cinq grandes phases retenues ici : la pré-préparation, la préparation, Solve, Coagula et les Multiplications.

Planche du Tripus aureus de Michael Maier, 1618
Michael MAIER, Tripus aureus, 1618.

Le Tripus aureus : huit animaux, une grammaire opérative

Cette planche dessinée de Michael MAIER, datée de 1618, fait la synthèse des matières premières et de plusieurs opérations majeures en utilisant des animaux. Le Tripus aureus — tripode ou trépied doré — se retrouve dans le cylindre posé sur l’athanor. La lecture n’est pas uniforme : le premier bandeau ne suit pas un ordre strict ; le deuxième se lit de droite à gauche ; le troisième de gauche à droite.

  • Le serpent représente le Sel Philosophique, sous sa forme liquide. Il résulte de la phase de préparation, lors de laquelle l’Artiste constate que le Sel des Philosophes se trouve en quantité infinitésimale.
  • L’aigle représente le Mercure des Philosophes, ici encore non volatil, mais appelé à le devenir grâce à l’action du cinquième feu énergétique.
  • Le lion représente le Soufre des Philosophes.
  • Le paon représente les différentes couleurs de Solve et sa queue le phénomène coloré qui irise la partie supérieure du flacon au dernier stade de la Putréfaction.
  • Le corbeau représente la putréfaction et la fin de Solve, soit l’Œuvre au noir.
  • Le dragon représente le liquide surnageant la putréfaction, rouge sang auréolé d’or, dénommé Sang du dragon.
  • Le cygne représente la fin de Coagula, l’Œuvre au blanc et la Pierre au blanc fixe.
  • Le phénix représente la fin de l’Œuvre au rouge et la multiplication de la Pierre afin de la rendre fixe, par trois fois remise sur l’ouvrage — les trois oisillons.

Ce premier parcours fait apparaître huit animaux, dont cinq appartiennent au monde des oiseaux. Ce choix n’est pas indifférent : l’oiseau dévoile, à qui sait le comprendre, que la matière, la phase ou l’opération représentée est liée à la volatilité.

Mons Philosophorum d’Altona
Altona, Mons Philosophorum, extrait de Figure secrète des Roses-Croix, 1785/88.

Le Mont des Philosophes : lire l’Œuvre de la base au sommet

Nous retrouvons dans le Mons Philosophorum, ou Mont des Philosophes, extrait de Figure secrète des Roses-Croix par Altona, les opérations du Grand Œuvre réunies en une seule planche. Les animaux y dissimulent tantôt des matières premières, tantôt le résultat de leur amalgame, tantôt encore une phase ou un procédé.

Cheminons depuis la base jusqu’au sommet.

  • Le lièvre gris représente la matière tri-une qu’il faut extraire de la mine — là où le lièvre gîte —, c’est-à-dire le cinabre à l’état de minerai.
  • Le lièvre blanc représente l’éthiop minéral, le minerai de cinabre reconstitué : Soufre et Mercure, le Sel des Philosophes ayant été ôté.
  • La poule couvant enseigne le feu constant et modéré. Trop fort, le feu — Sel — brûlera les fleurs — Soufre ; trop faible, il ne permettra pas la cuisson.
  • Le dragon représente le Sang du Dragon, obtenu après avoir coupé la tête au corbeau et qu’il faudra conserver à l’abri de la lumière.
  • Le corbeau représente la putréfaction et la vase noire et glaiseuse dans laquelle se trouvent la granulation et les terrestréités.
  • Le lion représente ici le Sel Philosophique utilisé pour laver puis blanchir les granules.
  • L’aigle représente la Pierre au blanc, fixe ; ses ailes déployées rappellent toutefois son caractère volatil et fusible.
Le Lion vert de Johann Daniel Mylius
Johann Daniel MYLIUS, Philosophia reformata, 1622.

Un même animal, plusieurs sens : du lion vert au lion rouge

Il faut ici poser une règle essentielle : un même animal peut représenter plusieurs matières ou plusieurs opérations. Il n’existe donc pas de dictionnaire zoologique mécanique qui permettrait de traduire une image sans tenir compte de la phase de l’Œuvre, de sa couleur, de sa position ou des autres symboles figurés.

Dans le dessin du Lion vert de Johann Daniel MYLIUS, le lion représente le Sel Philosophique qui permet l’agression du Soufre — le Soleil — afin de l’ouvrir pour l’unir ensuite au Mercure — la Lune.

Ce lion vert — que l’on pourrait écrire verd, ancienne graphie rapprochant le mot de ce qui n’est pas mûr — est le premier Sel utilisé dans l’Œuvre, au cours de Solve. Les sept étoiles rouges indiquent les sept doses de ce Sel des Philosophes nécessaires pour aboutir au mariage des matières premières et à la putréfaction.

Par la suite, le lion vert laisse place au lion rouge ; le Sel Philosophique laisse place au Sel « rouge », savoir le Sceau d’Hermès.

Deux lions et un aigle blanc dans la gravure de Giovanni Lacinio
Giovanni LACINIO, Pretiosa margarita…, référence utilisée dans le Travail source.

Les deux lions, l’arbre et l’aigle blanc

Nous retrouvons cette succession dans la gravure de Giovanni LACINIO : deux lions se dressent sur leurs pattes arrière et griffent de leurs pattes avant un arbre coupé, certainement un chêne pourri. Dans les Traditions ici mobilisées, ce végétal fait partie de ceux dont on peut extraire un bon Sel Philosophique ; le Sel des Philosophes n’étant présent qu’en dose infinitésimale dans le minerai de cinabre, il convient d’en produire un.

Pour découvrir la signification de l’aigle blanc, il faut d’abord lire ce sur quoi il repose. Kamala Jnana indique que le Kermès, en alchimie, n’est autre que le Mercure des Philosophes, parce qu’il est rutilant et apparaît surtout en avril-mai, au moment où il est le moins évaporé. L’aigle ne vole donc pas dans les airs : il a les ailes déployées.

« Tout bois n’est pas fait pour faire un bon Mercure. » Ce passage du rituel d’initiation du Rite Ecossais Primitif doit ici être compris comme désignant un Sel qui prend la forme du Mercure, c’est-à-dire une forme liquide.

Le Kermès minéral est décrit dans le texte de référence comme un oxy-sulfure d’antimoine, rouge cerise, fusible et volatil. Or l’aigle blanc repose sur le symbole de l’antimoine, lui-même placé au sommet du tronc, sur lequel sont indiqués les symboles des trois matières premières.

Les quatre éléments appliqués au Sel Philosophique : Feu, communication de son énergie vitale au Soufre et au Mercure ; Terre, forme solide ; Eau, état liquide après absorption de l’humidité radicale ; Air, vapeur.

La lecture de la gravure est alors la suivante : les métaux — Sel, Soufre et Mercure — alimentent le végétal par ses racines et sont présents en lui. Ils constituent une double force, figurée par les deux lions, capable de fixer ou de rendre volatiles les matières.

La planche décrit une opération de pré-préparation : l’Artiste doit d’abord obtenir le Sel des Philosophes sous une forme solide. Ce Sel des Philosophes, parfois appelé « Dents du dragon », permet de recueillir, à la bonne saison, l’humidité radicale de l’air et de la fixer en lui. Le Sel Philosophique étant volatil, son contenant doit être bouché.

Première planche de Lambsprinck
LAMBSPRINCK — première planche de la séquence.

LAMBSPRINCK : le bestiaire devient récit

Nous retrouvons cette histoire racontée autrement, cette fois chez LAMBSPRINCK. Je replacerai plusieurs planches dans un ordre de progression opérative, car les Artistes ont souvent modifié l’ordre de leurs dessins ou de leurs textes afin que seuls les Initiés puissent comprendre les procédés — et le Vulgaire uniquement souffler ou s’essayer à interpréter.

Ce qui suit n’est qu’une partie des phases ou opérations. Il s’agit d’une sélection d’images destinée à compléter le bestiaire alchimique.

Deuxième planche de Lambsprinck
LAMBSPRINCK — deuxième planche de la séquence.

Une lecture séquentielle, non un catalogue

La seconde planche prolonge la même logique : l’image n’est pas un item isolé. Elle s’insère dans une chaîne d’opérations où une matière se prépare, se transforme, se volatilise ou se fixe.

C’est ce fil opératif qui permet de replacer les figures suivantes dans une progression intelligible : le chien et le loup gris, le cerf et la licorne, le dragon, les remora, les deux aigles, l’ouroboros et enfin la salamandre.

Le chien et le loup gris chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — le chien et le loup gris.

Le chien et le loup gris : laver pour obtenir le Sel

Le chien et le loup gris représentent une opération de la phase de pré-préparation. Le loup gris représente la cendre — Cendrillon, Peau d’âne… pouvant en être des substituts symboliques — qu’il faudra utiliser et laver pour obtenir le chien, c’est-à-dire le filtrat nécessaire à la réalisation du Sel des Philosophes.

On voit ici que l’animal n’est pas seulement un emblème. Il devient l’indice d’une manipulation précise, d’un passage d’un état brut à un état exploitable.

Le cerf et la licorne chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — le cerf et la licorne.

Du cerf à la licorne : le Sel prêt à recevoir l’humidité radicale

Il s’agit ici d’une opération de la phase de préparation. Le cerf est l’équivalent du chien de l’image précédente : il est un Sel qui n’est pas encore prêt à se transformer, c’est-à-dire à passer d’un état solide à un état liquide.

La licorne représente le Sel solide des Philosophes prêt à l’action. La corne est le média permettant l’attraction et le recueil de l’humidité radicale de l’air, en certaines périodes. Comme le laisse percevoir l’arrière-plan, le Sel solide se transformera en Sel liquide, le Sel Philosophique, translucide — « l’eau qui ne mouille pas les mains » — et dans lequel flottent encore quelques parties solides cristallines.

Le dragon chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — le dragon.

Le dragon : fixer après la tête du corbeau

Nous retrouvons le dragon, doté d’ailes qui rappellent que, comme le Sel Philosophique, le Sang du dragon, la Quintessence ou l’Huile de Saturne parmi quelques-unes de ses dénominations, le Sang du dragon est un Sel. Il sert à fixer, donc à Coagula.

Le Philosophe l’obtient en coupant la tête du corbeau. Il doit se protéger lors de son utilisation. La figure animale n’est lisible qu’en relation avec l’étape qui la précède et celle qu’elle ouvre.

Les poissons échinéis ou remora chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — les poissons échinéis ou remora.

L’écheneis ou remora : quand le vaisseau s’arrête

Les poissons échinéis ou remora indiquent que l’Artiste a atteint la granulation blanche. La phase Solve est terminée et Coagula peut débuter. Il n’est alors plus besoin d’utiliser le ballon.

Kamala Jnana rappelle que ces petits poissons, réputés par les Anciens capables d’arrêter les plus gros navires, ont donné leur nom aux granulations blanches ressemblant à des limaces : à ce stade, le « vaisseau de terre » est arrêté et disparaît.

Le duel des deux aigles chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — le duel des deux aigles.

Le duel des deux aigles : du blanc au rouge

Le duel des deux aigles exprime le passage de la Pierre au blanc à la Pierre au rouge. Il faut que l’un meure pour que l’autre vive. Ce sont deux aigles différents, mais de même nature.

Leur volatilité rappelle à l’Artiste que la Pierre n’est pas encore fixe et qu’il doit s’armer de précaution lors de ces opérations de coloration de la Pierre — et surtout lors de son renforcement.

L’ouroboros chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — l’ouroboros.

L’ouroboros : la Pierre se nourrit d’elle-même

L’ouroboros est représenté par un serpent, un dragon ou un reptile semblable, lové et se mordant la queue. Les Philosophes en ont fait le symbole de la Pierre.

En se mordant la queue, le serpent illustre que la Pierre se suffit à elle-même pour croître dans toutes les phases de l’Œuvre : Solve, Coagula et les Multiplications. Il symbolise aussi le cinquième feu énergétique : le feu de roue, qui n’est définitivement pas un feu vulgaire.

« La tête du Dragon représente l’esprit mercuriel, qui dissout le fixe, c’est pourquoi les Sages disent que le dragon mange sa queue. »

La salamandre chez Lambsprinck
LAMBSPRINCK — la salamandre.

La salamandre : vivre, mourir et renaître du feu

La salamandre est « la Pierre Philosophale qui naît, prend force, vit, meurt et ressuscite du feu ».

Les étoiles qui parcourent son dos permettent à l’Artiste de connaître le nombre minimum de doses de Sel qu’il devra administrer à chacune des étapes de l’Œuvre. La planche indique qu’il faut cuire et recuire la Pierre, à l’aide des cinq feux, afin de la parfaire et de la rendre fixe.

La salamandre, capable de vivre dans le feu, enseigne enfin que rien ne s’ajoute et rien ne se retranche pour aboutir à la réalisation finale : la Pierre Philosophale. L’Artiste travaille toujours à partir des mêmes matières.

Qu’est-ce qu’une « bête » pour l’Alchimiste ?

Un bestiaire se compose d’abord de bêtes. J’emprunterai une fois encore à Kamala Jnana la définition qu’il donne de ce mot dans son Dictionnaire Philosophique et Alchimique.

Dans Solve, la bête mâle, ou Soufre des Philosophes, est appelée lion rouge par contraste avec le Sel Philosophique, nommé lion vert — non à cause de sa couleur, mais par la vertu acide qu’il possède et qui rappelle quelque chose de non mûr. Quant à la bête femelle, ou Mercure des Philosophes, elle est dénommée aigle en raison de sa volatilité.

Parfois aussi, le Soufre et le Mercure sont appelés dragons, et le Sel, chien d’Arménie. De leur combat à mort naît la Quintessence, ou Sang des Innocents.

Enfin, à la fin de Solve, la granulation prend parfois le nom de Phénix parce qu’elle semble renaître des cendres du compost, dont elle a la même origine.

Ainsi, les animaux du bestiaire alchimique servent leurs Maîtres respectifs et dissimulent leurs secrets selon la symbolique que ceux-ci leur assignent. Il faut donc toujours les lire dans un ensemble : une couleur, une orientation, une attitude, un élément voisin ou une place dans la séquence peuvent modifier le sens de l’animal.

Le bestiaire de l’Artiste

Arrivés au terme de ce parcours, regroupons les animaux rencontrés par grandes familles. Ce classement ne remplace pas leur lecture opérative : il en constitue une synthèse.

Oiseaux

  • Aigle — partie volatile de la matière ; toute l’opération du Grand Œuvre consiste à volatiliser le fixe et à fixer le volatil.
  • Coq et poule — le coq peut signifier la partie volatile de la terre ; la poule couvant enseigne le feu constant et modéré.
  • Corbeau — compost au noir très noir ; putréfaction.
  • Cygne ou ibis — granulation arrivée au stade de la Lune, c’est-à-dire la Pierre au blanc.
  • Paon — couleurs de Solve et irisation de la queue de paon.
  • Pélican — les trois corps, Sel, Soufre et Mercure des Philosophes, réunis dans une seule minière : trois en un.

Mammifères terrestres

  • Chien
  • Cerf
  • Lièvre
  • Lion
  • Loup

Reptiles

  • Lézard — animal mercuriel ; à rapprocher du serpent.
  • Serpent — lorsqu’un hiéroglyphe ne représente qu’un seul serpent, il symbolise le Mercure des Sages à cause de sa venimosité.

Amphibiens

  • Crapaud
  • Salamandre

Poissons et mammifères aquatiques

  • Dauphin
  • Écheneis ou remora — granulations blanches qui marquent l’arrêt et la disparition du « vaisseau de terre ».

Insectes

  • Scarabée — symbole de la Pierre parfaite : à l’instar de celle-ci, il se suffit à lui-même.

Créatures mythiques

  • Dragon — peut désigner le Soufre des Philosophes et son feu interne ; selon le contexte, le Sang du dragon prend aussi place dans la progression opérative.
  • Griffon — à rapprocher du lion, mais ailé.
  • Licorne.
  • Phénix — la Pierre ou la granulation qui semble renaître des cendres du compost.
  • Sphinx — emblème de l’Agent primordial par analogie avec les quatre éléments : Eau, Terre, Air et Feu ; il exprime aussi ce qui est secret, confus et énigmatique.

Le présent bestiaire rassemble ainsi vingt-six dénominations animales si l’on distingue les appellations alternatives retenues dans le classement. Chaque Artiste, Sage ou Philosophe peut néanmoins le compléter à sa guise.

Lire l’animal, c’est lire une transformation

Le bestiaire alchimique n’est pas une ménagerie figée. Le lion n’est pas toujours le lion, l’aigle n’est pas toujours l’aigle et le dragon peut changer de fonction au fil de l’Œuvre. C’est précisément ce déplacement du sens qui interdit une lecture superficielle des planches.

L’animal vaut par sa nature, mais aussi par ce qu’il fait : il vole ou demeure au sol ; il combat ou couve ; il meurt ou renaît ; il se mord la queue ; il résiste au feu ; il arrête le vaisseau. Il vaut également par sa couleur, par les autres figures qui l’accompagnent et par la place qu’il occupe dans la progression.

Le Cherchant laborieux ne doit donc pas seulement demander : « Que signifie cet animal ? » Il doit demander : à quelle étape suis-je, quelle matière est ici en travail, que devient-elle et quelle opération l’image m’enseigne-t-elle ?

C’est alors seulement que le bestiaire cesse d’être une collection d’allégories pour devenir ce qu’il est dans l’Art : une cartographie cryptée de la transformation.

Références principales mobilisées dans le Travail source : Roger CARO / Kamala Jnana, Dictionnaire Philosophique et Alchimique ; Michael MAIER, Tripus aureus (1618) ; Altona, Mons Philosophorum, extrait de Figure secrète des Roses-Croix (1785/88) ; Johann Daniel MYLIUS, Philosophia reformata (1622) ; Giovanni LACINIO, Pretiosa margarita… ; planches de LAMBSPRINCK.

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Damien Charitat
Damien Charitat
Damien CHARITAT est entrepreneur, enseignant-chercheur et co-Président du Suprême Conseil des Rites Confédérés de France. Son parcours initiatique s’inscrit principalement dans l’étude et la pratique des traditions égyptiennes, hermétiques et alchimiques. Engagé dans la voie alchimique transmise par Roger CARO, il exerce la fonction de Maître-Guide au sein de l’une des organisations héritières de cet enseignement. Il est notamment l’auteur de travaux consacrés au Tarot divinatoire, aux Arts libéraux, au Rite de la Vieille Égypte, aux rites forestiers et à différentes traditions initiatiques. Il a été le rédacteur et le rapporteur d’une étude internationale conduite auprès de 103 organisations maçonniques réparties sur les cinq continents, consacrée à la place et à la compréhension de la dignité humaine dans le monde. Dans 450.fm, il signe les « Cahiers alchimiques d’un Cherchant laborieux », partageant recherches, expériences et réflexions sur le Grand Œuvre, dans la voie du cinabre. dc@scrcf.org

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