EXCLUSIF – Catherine Quentin, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France : « Prenez place, mes Sœurs écossaises »

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À l’occasion de la parution du deuxième volume de la collection « La parole Écossaise au féminin », consacré au Grand Architecte de l’Univers, 450.fm a rencontré Catherine Quentin, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France. Elle était accompagnée de Christine Menzaghi, récemment entrée au Suprême Conseil, Secrétaire générale adjointe et étroitement associée au travail éditorial. Retenue par d’autres obligations, Bernadette Dorfiac, Grand Maître de l’Édition et des Publications, n’avait pu être présente. Catherine Quentin a tenu, au cours de cet entretien, à lui rendre un hommage appuyé tant son rôle a été déterminant dans la naissance et la concrétisation de cette aventure éditoriale.

Lorsque 450.fm avait rencontré Catherine Quentin en décembre 2024, au moment de son intronisation à la tête du Suprême Conseil Féminin de France, elle insistait déjà sur une conviction qui n’a rien perdu de sa force : maintenir la spiritualité au cœur de la démarche écossaise et faire rayonner la parole de la femme initiée. Près de deux ans plus tard, cette ambition prend aussi la forme du livre. Avec les éditions Numérilivre, le Suprême Conseil Féminin de France construit en effet une œuvre éditoriale dont le dessein dépasse largement la publication occasionnelle : donner à entendre une pensée, transmettre une expérience initiatique et inscrire durablement l’Écossisme féminin dans le paysage maçonnique contemporain.

Catherine Quentin, de la philosophie à la communication, de la parole profane à la parole initiatique

De formation classique et philosophique, Catherine Quentin s’est d’abord orientée vers l’enseignement de la langue allemande avant que sa trajectoire professionnelle la conduise rapidement vers un autre territoire de la parole, celui de la communication et de la stratégie. Elle a ainsi exercé ses compétences au sein de plusieurs structures et groupes du BTP, notamment auprès du Groupe d’études stratégiques de Michel Baroin, avant d’occuper différentes fonctions de direction dans les domaines de la communication et de la stratégie.

Cette expérience professionnelle de la parole, de sa formulation comme de sa transmission, n’est sans doute pas étrangère à l’attention qu’elle porte aujourd’hui au rayonnement de la pensée écossaise. Initiée au sein de la Grande Loge Féminine de France en 1979, Catherine Quentin exerce désormais la charge de Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France, Juridiction qui gouverne les degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté au-delà de la Maîtrise. Au fil de son parcours maçonnique, elle a produit de nombreuses planches dans ses différents Ateliers et à plusieurs degrés du Rite, ainsi que divers articles publiés dans les revues de son Obédience et du Suprême Conseil Féminin de France. Une double expérience, profane et initiatique, qui éclaire singulièrement son souci actuel de faire sortir des archives et des Temples une parole féminine écossaise longtemps demeurée trop discrète.

450.fm – Avant de parler des livres, rappelons ce qu’est le Suprême Conseil Féminin de France et quelle relation il entretient avec la Grande Loge Féminine de France.

Catherine Quentin – Il faut d’abord rappeler que la Grande Loge Féminine de France a choisi en 1959 de travailler au Rite Écossais Ancien et Accepté – Rite de l’Obédience – même si trois autres rites y sont aujourd’hui pratiqués. Le parcours d’une initiée écossaise s’inscrit dans une progression graduelle de trente-trois degrés. L’Obédience et la Juridiction – dont la nôtre comme celle des trois autres rites – sont juridiquement totalement indépendantes.

Le Suprême Conseil Féminin de France est le garant et conservateur du Rite Écossais Ancien et Accepté. Nous entretenons naturellement des relations étroites avec la Grande Loge Féminine de France et nous sommes particulièrement attentives à la conservation et à la transmission de notre Rite, y compris dans ses trois premiers degrés. Nous veillons à ce que son esprit, sa cohérence et ses rituels ne puissent être modifiés sans l’accord de la Juridiction qui en est garante.

450.fm : Le REAA apparaît alors moins comme une succession de grades que comme une longue pédagogie initiatique…

Catherine Quentin – C’est exactement cela. Le Rite Écossais Ancien et Accepté est profondément attaché à sa spiritualité particulière et adogmatique. Il s’intéresse à la progression initiatique et au perfectionnement de l’être humain à travers des étapes successives. Il faut accepter – au regard de la brièveté de notre vie humaine – qu’il existe toujours un décalage entre ce que l’initiation tente de nous faire comprendre et notre capacité réelle à l’intégrer et l’incarner. J’aime beaucoup cette phrase que nous rencontrons dans notre parcours : « Beaucoup aspirent à l’initiation, peu la réalisent en eux. »

Elle exprime assez ce qui est pour moi essentiel. On peut accumuler des connaissances, franchir des degrés, travailler des textes et des symboles ; l’essentiel demeure ce que tout cela transforme véritablement en nous et en quoi cela modifie notre manière d’agir. Car la finalité de notre Ordre, c’est l’action.

450.fm : Comment fonctionne concrètement le Suprême Conseil Féminin de France ?

Catherine Quentin – Il faut distinguer plusieurs niveaux. La Loge du Suprême Conseil Féminin de France proprement dite constitue l’organe exécutif de la Juridiction ; il comprend comme dans toute Loge ses officières, et des membres actifs chargés de différentes missions ainsi que des membres honoraires ou émérites à voix consultative. À côté de lui existe le Conseil Suprême des 33e degrés, qui se réunit chaque année en Assemblée générale pour voter les budgets et approuver les orientations.

Puis vient toute l’architecture du parcours écossais, avec les Loges organisées en grades. C’est tout un organisme vivant, avec ses ateliers, ses territoires, ses responsabilités et surtout cette continuité initiatique qui conduit progressivement du 4e au 33e degré. Nous sommes bientôt trois mille membres au sein de la Juridiction.

450.fm : Longtemps, beaucoup de Maîtresses ignoraient presque ce qui existait au-delà du troisième degré. Cette époque est-elle révolue ?

Catherine Quentin – Très largement. Pendant longtemps, il existait effectivement une sorte de zone d’ombre entre les trois premiers degrés et la suite du parcours. Bernadette, Christine et moi appartenons encore à cette génération qui n’était pas informée de la suite. Les choses ont considérablement changé depuis une quinzaine d’années.

Aujourd’hui, dans les Loges symboliques écossaises, les Sœurs savent que le Rite comprend trente-trois degrés et que le chemin peut se poursuivre. La progression repose évidemment sur le travail, l’assiduité, la qualité des travaux présentés, mais aussi sur l’engagement véritable dans la vie des Loges et dans notre Obédience. Il ne s’agit pas de distribuer des degrés mais de reconnaître un cheminement et la volonté de poursuivre un travail intérieur. Le « plafond de verre » qui existait autrefois entre la Maîtrise et les grades suivants s’est considérablement effacé

450.fm : Cette volonté de rayonnement possède également une dimension internationale particulièrement forte.

Catherine Quentin – Le Suprême Conseil Féminin de France est à aujourd’hui la plus ancienne et la plus importante Juridiction écossaise féminine au monde. Pour faire rayonner notre parole d’initiées, nous avons créé avec 10 autres Suprêmes Conseils féminins l’Alliance des Suprêmes Conseils Féminins Écossais, véritable plateforme internationale et base d’opération pour l’avenir de nos Juridictions. Elle permet de se rencontrer, d’échanger et de faire rayonner internationalement une Franc-Maçonnerie féminine écossaise qui possède désormais une histoire et une véritable maturité.

Une étape importante doit encore être franchie en novembre 2026 avec la création d’un Suprême Conseil Féminin d’Afrique qui réunit dans un premier temps cinq pays – le Bénin, le Cameroun, le Congo-Brazzaville, le Gabon et le Togo. Cette Juridiction « sommitale » a vocation à accompagner chacun des 5 pays jusqu’au moment où chacun sera en mesure de fonder de sa propre Juridiction. C’est une étape importante du développement de l’Écossisme féminin.

450.fm : Revenons à cette « parole Écossaise au féminin ». Pourquoi avoir ressenti la nécessité d’une collection spécifique ?

Catherine Quentin – Lorsque j’ai pris mes fonctions, cela faisait déjà plus de dix ans que j’étais au Suprême Conseil, dont une longue période comme Secrétaire générale. Je venais aussi professionnellement de la communication et je voyais passer des travaux d’une qualité remarquable, écrits par des femmes ayant parfois des parcours intellectuels, universitaires ou professionnels exceptionnels. Pourtant, dans le paysage éditorial maçonnique, notre parole demeurait très peu visible.

Je lisais notamment les mémoires produits dans le parcours conduisant au 33e degré et j’y trouvais une profondeur, une qualité de pensée et surtout une manière particulière d’appréhender le symbole. Je me suis progressivement demandé s’il n’existait pas une façon féminine de vivre et de dire certains symboles, non pas pour opposer un monde féminin à un monde masculin, mais parce que l’expérience sensible, l’imaginaire, le rapport au corps, à la naissance, aux rythmes, à l’intériorité peuvent introduire d’autres résonances.

Siège du SCFF

En relisant nos rituels, j’ai ainsi été frappée par tout un champ sémantique symbolique propre au féminin : l’eau, la grotte, la caverne, l’athanor, la lune, les étoiles, lumières indirectes… Je pensais à Carl Gustav Jung, à son analyse pertinente de l’animus et l’anima, au solve et coagula, à l’inspir et l’expir et à la façon dont chacune et chacun porte en soi ces dimensions. C’est aussi de cette réflexion qu’est née la nécessité de donner une véritable place éditoriale à cette parole.

450.fm : Cette collection est donc aussi une manière de « prendre place » dans le paysage maçonnique ?

Catherine Quentin – Absolument. Il n’existait pratiquement pas de communication spécifiquement écossaise féminine en France. Or nous avons des choses à dire, des travaux à transmettre, une pensée à partager. Non pas communiquer pour communiquer, ce qui ne m’intéresse pas, mais pour rendre accessible une parole qui peut permettre à des Sœurs de découvrir, de s’interroger, de lire, de comprendre et, pourquoi pas, de poursuivre elles-mêmes leur chemin.

C’est d’ailleurs en parlant de tout cela que m’est venue cette formule : « Prenez place, mes Sœurs écossaises. » Elle correspond assez bien à ce que nous voulons faire.

450.fm : Derrière une collection, il faut cependant une véritable architecture éditoriale. Quel rôle Bernadette Dorfiac a-t-elle joué ?

Catherine Quentin – Un rôle essentiel, et je tiens vraiment à rendre hommage à Bernadette. Sans elle, sans sa pugnacité, sans sa capacité conceptuelle à organiser et concrétiser, rien ne serait advenu. Les idées sont faciles, l’art est difficile. Il faut que quelqu’un leur donne corps, les organise, les transforme en projet et les inscrive dans la réalité. C’est ce qu’a fait Bernadette Dorfiac, c’est son talent.

Je souhaitais depuis longtemps que nous rassemblions notre revue Lux, les projets de livres, les textes et toutes nos réflexions au sein d’un véritable pôle éditorial. Bernadette est arrivée avec une feuille de route remarquablement construite, en proposant plusieurs directions de travail. Elle en a été la véritable cheville ouvrière et reste l’âme de notre pôle édition. Autour d’elle, nous avons constitué un comité de rédaction et un réseau de plumes choisies pour leur qualité d’écriture et leur capacité de réflexion, provenant de toute la France et parfois de pays voisins.

Bernadette Dorfiac

450.fm : Christine, vous rejoignez précisément cette aventure éditoriale. Comment voyez-vous votre mission ?

Christine Menzaghi – J’arrive très récemment au Suprême Conseil et je souhaite d’abord m’inscrire avec modestie dans ce qui a déjà été construit, aux côtés de Bernadette Dorfiac et de Catherine. Ce projet possède une vraie cohérence parce qu’il ne s’agit pas simplement de publier des ouvrages : il s’agit de faire rayonner une parole écossaise travaillée à l’intérieur de la Juridiction et de lui donner une forme qui puisse être partagée.

Nous nous appuyons sur un comité de rédaction, mais aussi sur des Sœurs que nous sollicitons en fonction des sujets, parce que nous connaissons la qualité de leur écriture ou de leur pensée. Toutes sont dans les Ultimes Vaillances. L’essentiel est de réunir, pour chaque thème, des regards suffisamment exigeants pour que ces ouvrages deviennent à la fois des instruments de réflexion et des compagnons sur notre chemin initiatique.

450.fm : Catherine Quentin, quelles sont les grandes directions de cette politique éditoriale ?

Catherine Quentin – La première, « La voie écossaise », consiste à revenir aux grands symboles et aux fondamentaux du Rite Écossais Ancien et Accepté, notamment ceux issus de l’héritage du Convent de Lausanne et plus largement, tout ce qui constitue l’ossature spirituelle et symbolique de notre Rite en degrés : les degrés de la Connaissance, de l’Amour, de l’Action.

Une deuxième direction « Habiter le monde » témoignera de l’engagement et de la responsabilité des initiées dans la cité, de leur façon d’y vivre ce que le REAA leur a fait comprendre. Ne jamais oublier que la finalité de notre Ordre, c’est l’action.

Enfin, nous possédons dans nos archives d’excellents travaux portant sur la nature, le sacré et le divin, la chevalerie … Plusieurs Sœurs ont eu à traiter le même sujet à des années de distance,  avec des approches très différentes. D’où une troisième série qui fera dialoguer ces textes sous le label « regards croisés ».

450.fm : Pourquoi avoir choisi Numérilivre pour accompagner cette entreprise ?

Catherine Quentin – Je connaissais déjà Numérilivre par le milieu maçonnique et par la Fraternelle des écrivains. Plusieurs auteurs que je connais y publient. C’est une maison très présente dans le champ maçonnique, avec une équipe ouverte et particulièrement réactive. Ils ont également été très tôt attentifs à l’édition numérique, ce que rappelle leur nom.

Nous avions besoin d’un éditeur capable de comprendre notre univers, mais aussi de travailler avec nous dans une vraie proximité. Le choix s’est donc fait assez naturellement.

450.fm : Après L’Esprit du Convent de Lausanne – Déclinaison au féminin, voici donc Le Grand Architecte de l’Univers. Pourquoi consacrer un volume entier à ce symbole ?

Christine Menzaghi

Christine Menzaghi – Parce que nous sommes là au cœur d’un des fondamentaux du Rite. Le Grand Architecte de l’Univers ne pouvait pas être réduit à une définition ou à une interprétation unique. Il fallait au contraire montrer la diversité de ses facettes et sa vocation universelle.

Ce que nous avons voulu exprimer, et que résume la quatrième de couverture, c’est sa capacité à faire dialoguer des réalités que l’on oppose trop facilement : l’esprit et la matière, le caché et le révélé, l’ordre et le chaos, le chemin et le but, la vie et la mort, la transcendance et l’immanence. Toute la construction du livre consiste précisément à ouvrir ces perspectives plutôt qu’à enfermer le symbole dans une réponse définitive.

450.fm : Cette dernière formule semble justement essentielle : « le penser, le dire et surtout le vivre »…

Christine Menzaghi – Elle l’est. Une fois que l’on a refermé un livre, il ne s’agit pas de s’endormir sur ce que l’on vient de lire. Il faut se demander comment cette réflexion va vivre dans notre démarche, dans nos Ateliers, puis dans notre présence au monde.

Chaque mot de l’avant-propos et de la quatrième de couverture a été pesé avec beaucoup d’attention. Nous voulons donner envie de se saisir de ces réflexions, non seulement pour penser autrement, mais pour en faire quelque chose. La parole écossaise n’a de sens que si elle rayonne et si elle produit un déplacement intérieur qui, ensuite, trouve sa traduction dans notre manière d’habiter le monde.

Quels seront les prochains volumes ?

Christine Menzaghi – Le prochain volume de la série des fondamentaux sera consacré à Ordo ab Chao. Il est déjà en cours de préparation. Puis viendra un ouvrage consacré au Volume de la Loi Sacrée sur l’Autel des Serments Entre ces publications, nous souhaitons également faire vivre la série « Habiter le monde », de manière à alterner les travaux directement consacrés aux fondamentaux du Rite avec une réflexion sur la manière dont la spiritualité écossaise peut prendre corps à l’extérieur du Temple.

450.fm : Catherine Quentin, si vous deviez finalement résumer en quelques mots l’ambition de cette collection ?

Catherine Quentin – Donner une visibilité à une parole qui existait déjà, mais qui restait dans nos cartons. Montrer que les femmes initiées écossaises ont une manière de travailler, de ressentir, d’écrire et de transmettre qui mérite d’être entendue. Et surtout rappeler qu’un travail initiatique n’a jamais pour finalité de constituer une bibliothèque supplémentaire.

Lire, comprendre, méditer sont nécessaires ; mais il faut ensuite vivre ce que l’on a compris. C’est là que commence véritablement l’initiation et l’action qui doit s’ensuivre .

Quand la parole quitte les cartons

Avec Le Grand Architecte de l’Univers, le Suprême Conseil Féminin de France ne livre donc pas seulement un nouvel ouvrage maçonnique. Il pose une pierre supplémentaire dans un édifice éditorial dont l’ambition devient désormais clairement perceptible : transmettre les fondamentaux du Rite, revisiter leur puissance symbolique à travers l’expérience féminine, exhumer des travaux demeurés jusqu’ici dans les archives et, par-delà les murs du Temple, interroger la manière dont une spiritualité initiatique peut encore aider à habiter le monde.

Il y a quelque chose de profondément écossais dans cette démarche, car le Rite ne cesse d’enseigner que l’édifice n’est jamais achevé et que la pierre que l’on croyait définitivement taillée demande encore à être reprise sous un autre angle. À cette architecture de degrés répond désormais une architecture de livres, tandis qu’à la parole longtemps conservée dans l’intimité des Ateliers répond cette invitation, simple et forte, lancée par Catherine Quentin au terme de notre rencontre : « Prenez place, mes Sœurs écossaises. »

450.fm adresse ses très chaleureux remerciements à Catherine Quentin, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil Féminin de France, pour la confiance accordée, la liberté et la profondeur de cet échange, ainsi qu’à Christine Menzaghi, qui a accepté d’y apporter son regard et de nous ouvrir les portes de cette aventure éditoriale encore en plein devenir. Nos pensées fraternelles vont également à Bernadette Dorfiac, Grand Maître de l’Édition et des Publications, dont l’absence lors de cet entretien ne saurait faire oublier le rôle déterminant qu’elle joue dans la conception, la structuration et le rayonnement de cette collection.

Qu’elles soient toutes trois remerciées d’avoir permis à 450.fm de pénétrer, le temps de cet entretien exclusif, dans les coulisses d’un chantier éditorial où la transmission ne consiste pas seulement à conserver une parole, mais à lui donner une forme, une voix et, surtout, un avenir. Car lorsque la parole quitte enfin les cartons, elle cesse d’être une archive : elle redevient une pierre vivante.

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Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti est directeur de la rédaction de 450.fm. Chroniqueur littéraire, animé par sa maxime « Élever l’Homme, éclairer l’Humanité », il a siégé au bureau de l’Institut Maçonnique de France, est médiateur culturel au musée de la franc-maçonnerie, directeur de collection chez des éditeurs maçonniques et auteur de plusieurs ouvrages maçonniques. Il contribue notamment à des revues telles que « La Chaîne d’Union » du Grand Orient de France, « Chemins de traverse » de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, et « Le Compagnonnage » de l’Union Compagnonnique. Il a également été commissaire général des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, qu’il a initiées.

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