« Lire Magazine » juillet-août 2026, l’été des livres et le focus Jacques Ravenne, quand la lecture devient passage

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Dans son numéro spécial de juillet-août 2026, Lire Magazine ouvre largement les chemins de l’été littéraire, entre romans, essais, polars, poches, bandes dessinées, littérature jeunesse et extraits de la rentrée. Mais au cœur de cette traversée des livres, un Focus Jacques Ravenne retient particulièrement l’attention du lecteur initié. Autour du château de Costeraste, de l’amitié fondatrice avec Éric Giacometti, de la série du commissaire franc-maçon Antoine Marcas et de L’Ultime Porte, ce portrait donne à voir bien davantage qu’un écrivain populaire.

Il révèle une œuvre placée sous le signe de la mémoire, de la transmission, de la pierre, du secret et de cette quête intérieure qui fait passer la littérature du divertissement vers l’épreuve symbolique. À travers Jacques Ravenne, Frère connu et reconnu, maintes fois honoré dans les manifestations littéraires maçonniques, Lire Magazine rappelle que certains romans savent encore ouvrir des seuils, interroger la part d’ombre de l’histoire et remettre le lecteur devant cette question essentielle, que faisons-nous des signes qui nous sont confiés.

Valérie Perrin

Le grand entretien avec Valérie Perrin donne le ton. Autour de Tata, l’écrivaine revient sur son rapport aux lieux, à Gueugnon, à la mémoire familiale, aux blessures enfouies, aux silences que le roman permet de rouvrir sans les brutaliser. Sa parole est celle d’une romancière populaire au sens noble du terme, attentive aux vies ordinaires, aux fidélités modestes, aux morts qui demeurent présentes dans les maisons, les rues, les gestes et les voix. L’entretien rappelle que le succès littéraire n’exclut ni la complexité ni l’exigence, dès lors que le récit sait toucher cette zone où chacun cherche une place parmi les vivants et les disparus.

La partie d’actualité donne au numéro une respiration plus civique

Boualem Sansal, Olivier Grondeau, Laurent Alexandre, Marine Baron, les cahiers de vacances, les librairies indépendantes, les adaptations au cinéma ou les figures de la Comédie-Française composent un paysage où le livre demeure pris dans l’histoire collective. La littérature y croise la prison, l’intelligence artificielle, la monarchie, la transmission scolaire, la résistance au capitalisme, la trahison, le repos, la création théâtrale. Le magazine ne se limite donc pas à recommander des ouvrages. Il observe la circulation des idées, des affects et des formes dans une société qui cherche encore ses médiations.

Jacques-Ravenne

Le dossier consacré à la littérature jeunesse occupe une place centrale

Sa présence répond à une inquiétude clairement formulée dans l’édito, celle du recul de la lecture et des fragilités du monde de la librairie. Le choix est juste. Pour parler de l’avenir du livre, il faut revenir à l’enfance, non comme nostalgie, mais comme seuil. Lire enfant, c’est apprendre à donner forme à l’invisible, à différer l’immédiateté, à découvrir que la parole transmise peut agrandir le monde intérieur. Une telle perspective rejoint une intuition profondément initiatique. La lecture est une première école du silence, de l’attention, de la patience et de la liberté.

Le numéro s’élargit ensuite vers le portrait de Jean-Luc Bannalec, l’enquête sur le cosy mystery, le cahier critique et les extraits de la rentrée littéraire

La variété de l’ensemble peut donner une impression de dispersion, mais cette dispersion correspond aussi à la réalité contemporaine du champ littéraire. Le lecteur y passe du roman français au polar, de la bande dessinée à la science-fiction, des essais aux classiques, des extraits attendus aux chroniques plus personnelles. La revue joue ici son rôle de vigie et de passeuse. Elle ouvre des portes, signale des chemins, rapproche des œuvres qui ne se rencontreraient peut-être pas ailleurs.

Ce numéro vaut surtout par une conviction sous-jacente

Le livre reste un lieu de résistance douce. Résistance à la vitesse, à l’oubli, à la consommation immédiate, à l’appauvrissement du langage.

À travers ses pages, Lire Magazine rappelle que lire consiste à consentir à une autre durée. La lectrice et le lecteur y trouvent de quoi choisir leurs livres d’été, mais aussi de quoi méditer sur ce que lire veut encore dire lorsque tout semble disponible, commenté, classé, absorbé. Peut-être la littérature garde-t-elle sa nécessité parce qu’elle ne livre jamais tout. Elle laisse une part d’ombre, une chambre intérieure, une question ouverte.

Jacques Ravenne, un châtelain habité d’histoires, entre patrimoine, amitié et imaginaire maçonnique

Le focus consacré à Jacques Ravenne, pages 38 à 40 de Lire Magazine, constitue l’un des passages les plus denses et les plus attachants de ce numéro estival.

Sous le titre « Un châtelain habité d’histoires », le magazine ne livre pas seulement le portrait d’un romancier populaire, cofondateur avec Éric Giacometti d’une des grandes séries françaises du thriller ésotérique. Il entre dans un lieu, le château de Costeraste, dans le Lot, et révèle peu à peu ce que la demeure fait à l’écrivain, ce que les pierres donnent à l’imagination, ce que les archives imposent à la fiction, ce que le patrimoine transmet lorsque l’écriture accepte d’en devenir la gardienne. Chez Jacques Ravenne, le roman ne naît jamais d’un pur procédé narratif. Il procède d’une fréquentation longue de la mémoire, de l’amitié, du secret, des bibliothèques, des objets anciens, des paysages et de cette part d’ombre que les civilisations déposent dans leurs murs comme dans leurs mythes.

Jacques Ravenne est aujourd’hui une figure familière des Frères et des Sœurs

Jacques-Ravenne

Non parce qu’il aurait seulement donné à la littérature populaire un commissaire franc-maçon, Antoine Marcas, mais parce qu’il a permis à un très large public d’approcher la Franc-Maçonnerie autrement que par le soupçon, la caricature ou la curiosité trouble. Avec Éric Giacometti, il a su déplacer l’imaginaire maçonnique du côté du récit, de l’enquête, de la transmission et de la tension morale. La série Marcas a rencontré un lectorat considérable, mais elle a aussi trouvé dans le monde maçonnique un accueil durable, fait de lectures, de débats, de rencontres, de prix et de reconnaissances. Les salons maçonniques, les rencontres littéraires, les dédicaces fraternelles et les conférences où ils sont régulièrement accueillis disent assez que leur travail appartient désormais à cette zone féconde où la littérature de grande diffusion peut devenir un instrument de passage, de pédagogie symbolique et de conversation initiatique.

La singularité de Jacques Ravenne tient à cette alliance entre le romanesque et le vécu maçonnique

Le personnage d’Antoine Marcas n’est pas un accessoire posé sur une intrigue policière pour lui donner un vernis mystérieux. Il est un homme placé devant le mal, devant les faux-semblants, devant les manipulations de l’histoire, devant les séductions du pouvoir, et contraint de répondre avec les outils imparfaits mais exigeants de l’initiation. La Franc-Maçonnerie devient alors une discipline intérieure, une manière d’ordonner le chaos, non pour l’effacer, mais pour ne pas s’y dissoudre. Le commissaire franc-maçon porte en lui une tension que beaucoup de Frères et de Sœurs reconnaissent immédiatement. Comment tenir ensemble la Lumière reçue en Loge et les violences du monde profane. Comment rester fidèle à une parole donnée lorsque les faits, les institutions, les passions humaines et les intérêts cachés brouillent les repères. Comment faire de l’équerre et du compas non des emblèmes de façade, mais des instruments de discernement.

Le portrait de Lire Magazine prend toute sa valeur parce qu’il replace cette œuvre dans sa source matérielle et spirituelle

Château_de_Costeraste_inventaire_de_1582

Le château de Costeraste, bâti à partir de 1218, traversé par la guerre de Cent Ans, la peste noire, la Révolution française et les restaurations successives, apparaît comme une véritable matrice. La bâtisse n’est pas un cadre pittoresque. Elle est un corps historique. Elle possède ses blessures, ses replis, ses passages étroits, ses chambres qui obligent à baisser la tête, ses escaliers qui montent vers les combles, ses bibliothèques, ses reliques, ses tableaux, ses manuscrits, ses crucifix, ses bénitiers et ses papiers anciens. Dans ce château, chaque objet semble demander à être interprété, non comme une énigme de collectionneur, mais comme le fragment d’une chaîne de transmission. La pierre, ici, n’est pas muette. Elle oblige à écouter.

Il faut souligner cette dimension patrimoniale, car elle éclaire la profondeur du romancier. Jacques Ravenne ne se contente pas d’habiter un château. Il l’a restauré, défendu, sauvé, inscrit dans une histoire locale et collective. Le magazine rappelle son engagement dans une association de restauration, puis dans la vie municipale, jusqu’à une fonction exercée pendant douze ans à la tête d’une communauté de communes.

Cette donnée n’est pas anecdotique

Elle montre un écrivain pour qui le patrimoine n’est pas seulement matière à fiction, mais responsabilité envers ce qui nous précède. Restaurer une demeure, c’est accepter que le passé ne nous appartienne pas entièrement. C’est travailler pour ceux qui viendront. C’est apprendre la patience du chantier, le respect de la matière, la lenteur de la réparation. Dans une lecture maçonnique, il y a là une évidence. La pierre brute ne devient pas pierre utile par proclamation. Elle exige temps, effort, mesure et fidélité.

L’article montre aussi combien l’amitié avec Éric Giacometti est au cœur de cette aventure Les deux hommes se rencontrent adolescents, dans un lycée toulousain, autour des livres de Gérard de Sède, des Templiers, de Rennes-le-Château, des légendes cathares et du Graal. Cette scène fondatrice pourrait appartenir à un roman, mais elle dit surtout la force des fidélités de jeunesse lorsque celles-ci ne se réduisent pas à une nostalgie. Les deux adolescents deviendront médecins pour l’un, journaliste pour l’autre, puis romanciers à quatre mains. Leur complicité, entretenue sur plusieurs décennies, donnera naissance à une œuvre où l’histoire, le fantastique, le polar, la symbolique maçonnique et l’ésotérisme dialoguent sans cesse. À travers eux, le Graal n’est peut-être pas seulement l’objet mythique que l’adolescence poursuit dans les livres. Il devient la forme même de leur amitié, cette coupe invisible où chacun verse son savoir, son imaginaire, sa méthode et sa confiance.

Éric Giacometti en 2024

Cette méthode d’écriture mérite attention. Lire Magazine rappelle que, dans le duo, Éric Giacometti prend en charge la ligne narrative contemporaine, tandis que Jacques Ravenne rédige les parties historiques. Cette répartition n’a rien d’un partage technique sec. Elle correspond à deux respirations complémentaires. Éric Giacometti tend l’arc du thriller, conduit l’enquête, règle le rythme, affronte le présent. Jacques Ravenne descend dans les strates historiques, cherche les mots justes d’une époque, les couleurs d’une ville, les usages d’un monde disparu, les contradictions d’un temps révolu. L’un entraîne le lecteur vers l’urgence de l’action. L’autre lui rappelle que le présent est toujours hanté par des puissances anciennes. Ensemble, ils ont établi une règle d’or, ne jamais remettre un chapitre en cause devant la critique de l’autre. Cette règle dit beaucoup. Elle relève moins de la technique littéraire que d’une éthique de la confiance. Écrire à deux, c’est accepter d’être corrigé sans être diminué, déplacé sans être nié, éclairé sans être possédé.

La dimension maçonnique apparaît de manière particulièrement forte lorsque Jacques Ravenne évoque son initiation en 1997. Il dit alors traverser une période difficile, élever son enfant, vivre dans une ferme, enseigner. Il rencontre des francs-maçons qui ne lui vendent ni carrière ni influence, mais lui parlent de questions d’existence. Cette phrase vaut bien des traités. Elle ramène la Franc-Maçonnerie à son noyau le plus juste. Une communauté d’hommes et de femmes capables de parler de ce qui compte vraiment, non pour donner des réponses closes, mais pour ouvrir un espace où chacun puisse recommencer à tailler sa pierre. Jacques Ravenne explique être entré en Franc-Maçonnerie pour participer à ces réflexions et, selon la belle formule rapportée par le magazine, pour tailler sa pierre. Tout est là. Le romancier, l’homme du patrimoine, le collectionneur, le Frère, le créateur d’Antoine Marcas et l’habitant de Costeraste se rejoignent dans un même geste.

Dans son bureau, le diplôme maçonnique de Brother Jean-Paul Marat, initié en Angleterre en 1774, devient un objet hautement symbolique.

Château_de_Costeraste_façade_nord Wikipédia

Il ne s’agit pas seulement d’une pièce ancienne trouvée chez un antiquaire. Ce document relie l’histoire politique, la Révolution, la violence, la médecine, l’engagement, l’exil intérieur et la mémoire maçonnique. Marat, figure incandescente, controversée, impossible à réduire, entre ainsi dans l’espace de travail d’un romancier qui sait que les personnages historiques ne sont jamais de simples noms alignés dans une chronologie. Ils sont des forces contradictoires, des nœuds de lumière et de nuit. Le diplôme placé dans le bureau de Jacques Ravenne ressemble à un rappel silencieux. L’histoire ne se laisse pas purifier. Elle demande d’être approchée avec prudence, courage et mesure.

C’est précisément ce que la série Marcas a souvent réussi à faire

Elle a donné aux symboles maçonniques une présence narrative sans les épuiser. Le meurtre d’Hiram, le secret, les rites, les hauts lieux, les sociétés initiatiques, les Templiers, les Illuminati, les cathares, l’Égypte, Rome, Venise, Paris ou les labyrinthes du pouvoir y apparaissent non comme un inventaire de mystères, mais comme une matière romanesque destinée à éprouver la conscience. Les Frères et les Sœurs connaissent bien ce danger. La vulgarisation de la Franc-Maçonnerie peut vite tourner au dévoilement plat, au folklore ou à la fascination extérieure. Jacques Ravenne et Éric Giacometti ont souvent marché sur cette ligne de crête. Leur mérite est d’avoir compris que le secret maçonnique ne réside pas seulement dans ce qui serait caché aux profanes. Il demeure surtout dans ce qui ne peut être transmis sans expérience intérieure.

Le nouveau roman présenté, L’Ultime Porte, prolonge cette veine

Le commissaire Antoine Marcas y traverse une intrigue où se rencontrent l’enfer, le paradis, Venise, l’Égypte antique et les projets secrets attribués à Bonaparte. Le titre lui-même appelle une lecture symbolique. Une porte ultime n’est jamais seulement un passage géographique ou narratif. Elle évoque le seuil dernier, celui que chacun pressent sans pouvoir le franchir par procuration. Dans une perspective initiatique, toute porte est une épreuve de discernement. Elle demande de savoir ce qui doit être laissé derrière soi, ce qui peut être emporté, ce qui mérite d’être transmis. L’enfer et le paradis, dans cette économie romanesque, ne sont pas seulement des lieux imaginaires. Ils désignent les deux polarités de l’âme humaine, capable de s’élever par la connaissance comme de se perdre dans l’orgueil du secret possédé.

Le portrait devient alors plus qu’une visite d’écrivain

Il montre comment un lieu, une œuvre et une initiation peuvent s’entrelacer sans se confondre. Le château de Costeraste devient une sorte de Loge profane, non par le rituel, mais par la discipline intérieure qu’il impose. Il faut y franchir des seuils, monter des escaliers, redescendre vers les pièces basses, veiller les livres, reconnaître les objets, respecter les silences, entendre ce que la nuit fait aux murs. La présence des crucifix et des bénitiers domestiques rappelle aussi que l’univers de Jacques Ravenne ne sépare pas brutalement culture religieuse, mémoire populaire, imaginaire ésotérique et quête maçonnique. Tout s’y répond par couches successives. Le christianisme ancien des objets, les archives libertines du marquis de Sade, la mémoire révolutionnaire de Marat, les mythes templiers, les légendes cathares, les Lumières maçonniques et le thriller contemporain composent une même chambre d’échos, où la fiction devient l’art de faire tenir ensemble des signes qui pourraient se contredire.

Ce passage de Lire Magazine a donc une portée particulière pour les lecteurs maçonniques.

Il rappelle que Jacques Ravenne n’est pas seulement l’un des noms les plus connus du polar maçonnique

Il est devenu, avec Éric Giacometti, un médiateur entre le monde initiatique et le grand public, entre la culture populaire et la tradition symbolique, entre le livre de gare assumé et la bibliothèque de travail, entre le plaisir du suspense et la gravité des questions humaines. Les prix reçus dans les manifestations maçonniques ne saluent pas uniquement un succès commercial. Ils reconnaissent une œuvre qui a replacé la Franc-Maçonnerie dans l’imaginaire contemporain sans la réduire à une machinerie de complot. Ils honorent aussi cette capacité à faire comprendre que les symboles ne sont vivants que lorsqu’ils obligent chacun à se demander ce qu’il fait de sa liberté, de sa parole, de sa mémoire et de sa part d’ombre.

La beauté du portrait tient enfin à son absence de démonstration appuyée

Jacques Ravenne y apparaît parmi ses livres, ses chats, ses objets, ses manuscrits, ses escaliers, ses fenêtres ouvertes sur la vallée du Lot. Rien n’est forcé. Rien n’est plaqué. Le château parle pour lui, comme parle une Loge avant même que la parole ne circule, par l’orientation des lieux, par la lumière, par la disposition des objets, par l’épaisseur du silence. L’écrivain semble avoir compris que l’histoire ne se possède pas, qu’elle se sert. C’est peut-être là que se trouve la leçon la plus maçonnique de ces pages. La littérature, lorsqu’elle demeure fidèle à la pierre et à l’esprit, ne dévoile pas les secrets pour les consommer. Elle les confie au lecteur afin qu’il apprenne, à son tour, à mieux les garder.

Lire Magazine, numéro spécial

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Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti a été directeur de la rédaction de 450.fm, de sa création jusqu’en septembre 2024. Chroniqueur littéraire, animé par sa maxime « Élever l’Homme, éclairer l’Humanité », il a siégé au bureau de l’Institut Maçonnique de France, est médiateur culturel au musée de la franc-maçonnerie, directeur de collection chez des éditeurs maçonniques et auteur de plusieurs ouvrages maçonniques. Il contribue notamment à des revues telles que « La Chaîne d’Union » du Grand Orient de France, « Chemins de traverse » de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, et « Le Compagnonnage » de l’Union Compagnonnique. Il a également été commissaire général des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, qu’il a initiées.

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