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Quel est le juste milieu entre l’égoïsme et l’altruisme ?

Avant de répondre à la question posée, il convient de définir égoïsme  et altruisme.

L’égoïsme (du latin ego, moi) est l’attachement excessif à soi-même.

L’altruisme (du latin alter, l’autre) est la disposition à se dévouer à autrui.

L’égoïsme est  une tendance biologique, liée à l’instinct de conservation donc tournée vers soi alors que l’altruisme résulte d’une volonté, d’un effort conscient, dirigés vers les autres. Apparaissent donc ici à la fois l’opposition de la nature à la culture et le passage éventuel de l’une à l’autre.

Il ne faut pas confondre l’égoïsme avec l’égotisme (disposition à parler de soi et à se valoriser : culte du moi – narcissisme), l’égocentrisme  (tendance à se concevoir comme le centre du monde – nombrilisme) et l’individualisme  (tendance à ne vivre que pour soi).

Le «vouloir-vivre » (force vitale) qui nous anime exige que nous prenions en permanence soin de nous (protection, nourriture). En ce sens, cette « autoconservation » constitue une forme « d’égoïsme de survie ». Nous ne pouvons prétendre à l’altruisme qu’à cette condition. Je ne peux recharger  la batterie de quelqu’un si la mienne est à moitié vide !

L’altruisme (terme forgé en 1852 par le philosophe Auguste Comte)  trouve d’abord son sens dans le rapprochement des sexes pour pérenniser l’espèce humaine. Il définira ensuite l’action – individuelle ou groupale –  pleinement désintéressée au bénéfice de l’autre (don de soi).  Donner de soi revient à offrir une part de soi, tel le don de sang, mais aussi de son potentiel (ex : temps, argent, savoir-faire, créativité, énergie, dialogue, bonne humeur, espoir, etc.)

L’égoïsme et l’altruisme sont  certes antinomiques – comme  s’opposent le noir et le blanc du pavé mosaïque – mais on  ne peut vraiment  évoquer  entre les deux  un « juste milieu » à observer ! Celui-ci reviendrait, ne serait-ce qu’en termes de temps,  à se partager entre ses besoins personnels et ceux d’autrui, chose impossible !  En l’occurrence, en plus de nos besoins physiologiques précités, nous avons besoin de  sécurité (physique et financière, entre autres), d’appartenance (travail, relations sociales), de reconnaissance (dignité, estime, compétence) et de réalisations (apprentissages, créativité, développement personnel). Donner implique qu’il faut aussi recevoir. Et, précisément,  on ne peut donner que ce que l’on a reçu !

De la sorte, mieux qu’un « juste milieu », qui suggère une moyenne,  il me paraît judicieux d’évoquer «la bonne mesure» entre égoïsme et altruisme : celle du désir, de l’engagement et des possibilités de chacun. Parmi les différentes formes de don,  la charité (du latin caritas, amour) mérite une attention particulière. Elle peut placer celui qui donne en position de supériorité et celui qui reçoit en situation de dépendance. La main qui donne est plus haute que celle qui reçoit, dit un proverbe africain. Dès lors, au-delà d’une pièce de monnaie, il s’agit de parvenir à l’étape suivante :  remettre debout le démuni. Permettre à son prochain de se relever, c’est s’élever soi-même !

02/06/22 : Conférence publique du Grand Maître de la GLDF à Rennes (35)

CONFÉRENCE PUBLIQUE DU GRAND MAÎTRE 

Jeudi 2 juin 2022 à 19 heures

Pierre-Marie ADAM, Grand Maître de la GLDF

« La Grande Loge de France : des valeurs, une vision pour demain »

Le Grand Maître de la Grande Loge de France poursuit son cycle de conférences publiques dans toute la France afin de faire connaitre la Franc-Maçonnerie, ses buts, ses moyens, ses attentes et les spécificités de la Grande Loge de France.

À cette occasion, le public souvent interrogatif au sujet de la Franc-maçonnerie trouvera une opportunité rare de mieux connaître les actions et les enjeux de cette Obédience dont le cœur de projet est l’Humain dans le déploiement de toutes ses facultés.

Renseignements pratiques :

Amphithéâtre Bretagne – Centre Askoria – 2, avenue du Bois Labbé, 35000 RENNES

Le souper mystique du 18ème Prince de la Rose-Croix

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Cette Chaîne nous unit au-delà du temps et de l’espace !

Le monde des apparences retient nos corps captifs dans ce Temple où nos bras sont liés.

Nos Esprits sont libres, au-delà de ces murs, au-delà des frontières, au-delà des mers.

Minuit est sur le point de sonner !

Frères visibles et invisibles, présents avec le Mental et avec l’Esprit, veillent sur le sommeil des hommes.

Frères qui me comprenez, nous sommes les Gardiens d’un Ancien Secret, qui se cache au coeur de l’Humanité depuis le berceau, dont il n’y a qu’un seul Amour, celui des vivants et celui des morts,

celle du Travail et celle de la Beauté, celle des hommes et celle des femmes, celle de la Nature,

et celle du Grand Architecte de l’Univers.

Le XVIII degré du Rite Écossais présente, à mon avis, l’un des rituels maçonniques les plus significatifs, avec le titre distinctif de « Prince de la Rose-Croix ». De par sa complexité, il offre l’opportunité d’approfondir l’un des principaux aspects du rituel initiatique : la dramatisation du rite.

Les travaux commencent à l’instant où se déchire le voile du Temple ; dans lequel les ténèbres et la consternation se sont répandues sur la terre; dans lequel la lumière s’est obscurcie; dans lequel les colonnes et les outils de la franc-maçonnerie se sont brisés ; dans lequel l’Etoile flamboyante a disparu ; où la Pierre cubique a sué sang et eau ; où le Mot s’est perdu. Il y a des ténèbres.

Le sens de la salle réside dans les premiers mots du rite d’admission : le destinataire frappe parce qu’il a erré dans les bois et dans les montagnes depuis l’époque de la destruction du Temple, souffrant pour la Parole et est venu ici pour vous la demander .

Les francs-maçons rosicruciens ne se considèrent différenciés des autres francs-maçons – qui sans distinction les considèrent tous comme des frères – que par une plus grande rigueur dans l’accomplissement de leur devoir, étant les conservateurs de la tradition maçonnique. Leur première obligation est le secret, la seconde l’étude de la doctrine maçonnique. La troisième règle est l’interdiction de verser le sang d’un frère sauf en cas de légitime défense.

Pour chaque degré, il y a un nouveau mot « trouvé », qui s’ajoute à celui déjà appris. C’est ainsi que se structure l’espace-temps du parcours d’un franc-maçon.

Qu’il soit clair, cependant, que nous n’avons pas encore trouvé la vérité éternelle. Nous avons seulement trouvé le chemin qui nous rapproche si près que l’intelligence humaine peut en avoir l’intuition.

Pendant le rituel, deux moments significatifs sont passés : d’abord l’extinction puis la renaissance du Feu. On voyage dans le Temple, parcourant toute la terre et interrogeant les hommes et les choses. Les lumières de Foi et Espérance et chacune des lumières du candélabre à sept branches sont éteintes. Seule la lumière de l’Espoir reste allumée.

Puisse cette flamme illuminer le monde de la splendeur de la science. Qu’il enflamme l’humanité. Que l’amour génère de nouvelles fécondités, de nouvelles énergies. Nous n’avons pas encore trouvé la Vérité éternelle. Nous avons trouvé le chemin qui nous rapproche si près que l’intelligence humaine peut en avoir l’intuition. Ainsi la vie renaît constamment.

Je crois qu’aucun degré maçonnique ne peut résumer de manière aussi concise le sens de la franc-maçonnerie.

Le rituel se termine par le dîner rituel, composé d’aliments qui contiennent chacun une caractéristique spécifique. Pain sans levain, qui a le symbolisme du blé comme fertilité, nourriture et vie. Celui sans sel, mangé par les Juifs fuyant l’Egypte, insipide et sans levain, à assaisonner de sel, est lié à l’initiation solaire et son mystère de mort et de résurrection et, surtout, au Sacerdoce Royal de Melkitzedeq.

Le pain est un élément féminin, lunaire, passif et correspond au principe spermatique de l’homme, couleur blanche lunaire. Le pain sacramentel est un pain qui se rompt et se distribue, souvent marqué d’une croix, comme le faisaient les Mitris, les Sumériens – Sémites et les Chrétiens.

Vin rouge comme le sang, feu d’amour, dont la symbolique est liée à la vigne à cultiver et à l’énergie fertilisante du soleil, analogue de l’Arbre de Vie ou de l’Arbre de la Science du Bien et du Mal. Dans d’autres traditions, la vigne est consacrée aux dieux qui « meurent et ressuscitent ». Le vin est fécondité spirituelle, étant un élément masculin actif et solaire, qui correspond au principe féminin : le rouge menstruel.

L’agneau est un emblème clair de douceur, d’innocence, de douceur, de pureté : l’immaculé. C’est avant tout un symbole de sacrifice, du latin « sacrificium » , sacer-facere , rendre sacré, c’est le Bélier Céleste lié au signe zodiacal du Bélier, comme le Premier Feu, physique, qui dans la tradition initiatique marque le vrai début de l’année et est le premier des douze signes du zodiaque. L’agneau est un élément équilibrant.

L’œuf, symbole de la vie, du commencement, de la fin et de l’éternité. L’œuf dur nous rappelle l’archétype de l’Œuf Cosmique avec les composants planétaires : coquille – Saturne, film – Mercure, albumine – Lune, jaune – Soleil.
Il nous rappelle également les quatre éléments : Terre, Air, Eau et Feu. Et, enfin, dans sa complétude, c’est un microcosme qui incarne la totalité.

L’huile représente la Paix et le Sel représente la Sagesse. Les olives, en plus d’être les fruits de l’arbre cher à la déesse Minerve, avec leur sagesse proverbiale, fournissent l’huile qui alimente le feu éternel des sanctuaires. Le sel de mer, composé de cristaux parfaitement cubiques, est une icône d’immortalité, d’incorruptibilité, de permanence, de fidélité, d’amitié, de sagesse, de connaissance, d’âme.

Les végétaux représentent les produits simples de la terre et, de préférence ceux au goût amer, sont liés à la purge et à la purification de la matière, la préparant à la « transmutation alchimique« .

Les fruits frais sont un signe d’immortalité ; c’est l’essence, l’aboutissement et le résultat d’un état et le germe du suivant. Il indique aussi la « récompense » du travail accompli, qui rafraîchit avec la douceur, l’ardeur du Feu Sacré.

L’eau est la source de toutes les potentialités de l’existence, l’origine et le tombeau de toutes choses dans l’univers. C’est l’élément purificateur par excellence et en tant que 7ème aliment, il sert à tout mélanger. L’eau, comme Anima Mundi , donne les informations de la Terre Mère à ses enfants, enrichissant leur ADN.

La nourriture que nous allons prendre maintenant représente notre corps et notre sang. Puisse-t-il augmenter les forces de vie pour nous !

Le Rite de la Cène Mystique est un acte collectif des frères dans la chaîne d’union ; nous mangeons ensemble, cum panis, pour transmuter la nourriture matérielle en énergie spirituelle. La franc-maçonnerie conserve et transmet cet office sacré de l’amour eucharistique aux nouvelles générations de frères.

02/06/22 : Les 6es Rencontres Lafayette, l’événement culturel co-organisé par la GLNF et le GODF

450.fm a été le premier à vous annoncer, en « flash info », un « save the date », le 3 mai dernier, pour ces 6es Rencontres Lafayette ».

Le thème est « De la dignité de l’Homme aux dignités humaines ».

Organisé conjointement avec le Grand Orient de France depuis plusieurs années et ouvert à tout public, cette manifestation aura lieu le jeudi 2 juin prochain à partir de 19h30 en l’Hôtel de la Maison des Maçons, 12 rue Christine de Pisan, Paris 17e.

Luc FERRY, photo Sylvia GALMOT

Vous aurez le plaisir d’entendre, pour la GLNF, Luc Ferry, philosophe, écrivain, ancien ministre et pour le GODF Didier Desor, professeur des Universités, spécialiste de neurosciences et, en qualité de grands témoins, Bruno Pinchard, écrivain, philosophe et Grand Orateur de la puissance maçonnique accueillante et

Gérard CHOMIER

Gérard Chomier, auteur, Inspecteur général honoraire du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

L’entrée est libre sous réserve d’une inscription préalable et des places disponibles sur le site GLNF https://www.glnf.fr/evenement/?id=10013

Sur le site GODF https://reservation.godf.org/index.php/inscription/evenement/de-la-dignite-de-l-homme-aux-dignites-humaines

Venez nombreux profiter de cette grande et belle soirée d’échanges et d’enrichissement.

Sicile, administrateurs francs-maçons : l’UE contre la loi qui l’oblige à se déclarer

Du site officiel du GO d’Italie grandeoriente.it

Un  administrateur public  en  Sicile  doit avoir la liberté de ne pas déclarer publiquement son appartenance à une  loge maçonnique . En résumé, c’est ce qui ressort d’un document  de la Commission européenne – Direction générale de la justice et des consommateurs qui écrase effectivement la  loi régionale sicilienne  qui oblige les administrateurs publics de l’île à déclarer l’affiliation aux loges maçonniques.

Un résumé du document, envoyé par le Commissaire d’État de la Région Sicile, a été lu publiquement par le président de l’ Assemblée régionale sicilienne Gianfranco Miccichè  lors de la présentation à  Palerme  du livre de  Stefano Bisi  (Grand Maître du Grand Orient d’Italie) « Le biennal noir 1992 1993. Franc-maçonnerie et légalité trente ans après ».

Palerme Présentation du livre du Grand Maître Stefano Bisi « La période noire de deux ans »

Le texte de la note lu par Miccichè

La direction générale de la justice et des consommateurs de la Commission de l’Union européenne (UE) – il est souligné dans le document – a ouvert un dossier pilote concernant les dispositions de la loi régionale 12 octobre 2018, n. 18, concernant la seule obligation de déclarer l’affiliation aux associations maçonniques pour les membres, entre autres, de l’Assemblée régionale. Les dispositions ont fait douter – a fait remarquer le commissaire d’État s’adressant au président de l’ARS – de la violation des principes de l’Union (et de l’ordre constitutionnel italien) concernant le respect de la vie privée, la liberté de pensée et la non-discrimination. Après avoir fourni un premier retour d’information, la Commission européenne pose également la question suivante : « Les autorités italiennes peuvent-elles expliquer les garanties spécifiques mises en place pour garantir la protection des données personnelles qui, dans ce cas, concernent des sujets sensibles ? ». À cet égard, je demande à pouvoir recevoir des informations amiables concernant le Palamento sicilien.

Lors de la réunion, qui s’est tenue dans la salle Mattarella du Palazzo dei Normanni consacrée au livre du Grand Maître, qui reconstitue la période difficile vécue par le Grand Orient lors de l’enquête sur la franc-maçonnerie initiée par le procureur Palmi de l’époque, Agostino Cordova, et qui s’est terminée dans une bulle de savon mais qui a eu de lourdes répercussions, la journaliste Rosy Abruzzo, les avocats Fabio Federico et Raffaele D’ Ottavio, et l’honorable Lo Curto ont également pris la parole. Étaient également présents le président du Collège de Sicile Antonino Recca et le Grand Trésorier Giuseppe Trumbatore, ainsi que de nombreux frères du District.

https://www.affaritaliani.it/cronache/sicilia-amministratori-massoni-ue-contro-la-legge-che-obbliga-a-dichiararlo-796389.html

« Momies, les chemins de l’éternité » à Draguignan (Var)

Draguignan, commune située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et dont l’histoire remonte à 2500 av. J.-C., nous offre une magnifique exposition temporaire à l’Hôtel Départemental des Expositions du Var du 10 juin au 25 septembre 2022.

L’exposition « Momies, les chemins de l’éternité » présente d’authentiques momies de plusieurs civilisations en provenance de différents continents.

Symboles de la vie éternelle et sources de vénération depuis des millénaires dans de nombreuses régions du monde, les momies fascinent depuis toujours le grand public mais aussi la science, démontrant ainsi leur caractère universel. Sources majeures de grande valeur historique, scientifique et anthropologique, elles sont devenues de véritables objets d’études dédiés à la connaissance du vivant. Grâce au soutien du musée du Quai Branly-Jacques Chirac, de plusieurs autres grands musées français et étrangers et de collectionneurs, l’exposition qui leur est consacrée s’annonce inédite.

Elle entend faire découvrir par le biais d’une approche multidisciplinaire et dans un esprit pédagogique et de vulgarisation les diverses représentations des momies, leurs usages et en quoi elles sont utiles aux vivants.

« Le visiteur découvrira ainsi grâce à une scénographie élaborée dans un cadre strictement déontologique et replacé dans leur contexte culturel respectif, un rassemblement exceptionnel de momies humaines et animales très différentes d’Europe et de continents éloignés (Afrique, Amérique latine, Asie, Océanie…), de “reliques” de célèbres personnages historiques, de très nombreux objets associés aux techniques de la momification, aux pratiques funéraires, à des utilisations inattendues dans le domaine médical ou artistique, de documents iconographiques, photographies et ouvrages à caractère scientifique etc. Destinée à illustrer l’art de l’embaumement, une table d’embaumement sera également reconstituée », annonce Philippe Charlier, commissariat de l’exposition, directeur de la recherche et de l’enseignement du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac à Paris. Médecin légiste, anatomo-pathologiste, archéo-anthropologue et paléopathologiste français. Un expert qui a aussi mené de nombreux travaux sur les restes humains anciens et les momies.

Enfin, l’exposition ne manquera pas d’évoquer la momie, source d’inspiration de la littérature d’épouvante dès le XIXe siècle puis de la culture cinématographique au XXe siècle, en proposant divers ouvrages et extraits de films à un public amateur de sensations fortes.

L’exposition sera accompagnée d’un ensemble d’actions de médiation et de conférences permettant à chacun d’approcher le propos dans les meilleures conditions.

+ d’infos : https://hdevar.fr/

Le catalogue :

« MOMIES, LES CHEMINS DE L’ÉTERNITÉ »

Philippe Charlier, Larquier Nicolas De, Nicolas Garnier, Nicolas Grimal, Ole Nielsen

Coédition Hôtel départemental des expositions du Var, Draguignan / In Fine éditions d’art, 2022, 224 pages, 29 €

La présentation de l’éditeur

Sur tous les continents, de nombreuses civilisations ont cherché à conserver intègre le corps de leurs défunts : Égypte pharaonique, bien entendu, mais aussi populations andines, amazoniennes, d’Asie du Sud-Est, d’Océanie, d’Afrique subsaharienne… Que signifient ces pratiques d’embaumement souvent très ritualisées et parfois très techniques ? À quelles croyances se rapportent ces corps incorruptibles ? Que nous apprennent les momies sur les conditions de vie (et de mort) des populations du passé ? Écrit par les meilleurs spécialistes, ce catalogue très didactique fait le point sur les dernières connaissances autour des momies, et permet de mieux comprendre la richesse et la variété de ces chemins vers l’éternité. Sous le Haut patronage de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (Institut de France). Le sommaire : https://infine-editions.fr/publications/momies/

Infos pratiques : Exposition temporaire « Momies, les chemins de l’éternité » Du 10/06/2022 jusqu’au 25/09/2022

Horaires : L’Hôtel Départemental des Expositions (HDE) du Var n’est ouvert que pendant les expositions temporaires. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 19 h. Fermeture : Les lundis, 1er mai, 25 décembre, 1er janvier pendant les expositions temporaires.

Accès : Hôtel Départemental des Expositions du Var – 1, bd Maréchal Foch à Draguignan

Tarifs : Plein tarif : 5 €/Tarif jeune (16-25 ans) : 2 €/Tarif senior (+ de 65 ans) : 3 €/Tarif groupe (8 adultes) : 3 €/Tarif famille : avec au moins 2 enfants, 3 € par adulte/Gratuit pour les moins de 16 ans

Ouverture de la billetterie en ligne à compter du 7 mai https://hdevar.fr/reservation-billet

Source : HDE

Michel Serres : l’optimiste compagnon voyageur

Michel Serres est un penseur nomade, un philosophe sans maître, mais surtout un amoureux intransigeant de la langue française. De sa plume lyrique (qualifiée d’obscure pour les paresseux), il passe au peigne fin les sillons de notre civilisation. Michel Serres, l’Eternel Académicien optimiste, nous laisse un héritage copieux de soixante livres. Et sa dernière œuvre d’anticipation brosse le portrait d’une nouvelle civilisation portée par Petite Poucette qui relate l’émancipation de toute une génération galvanisée par le numérique. Loin d’être désespéré, il est le dernier des plus grands penseurs à avoir foi en l’homme et à croire en sa capacité de perfectionnement.

Les multiples talents de Michel Serres

Gascon, fils de paysans, Michel Serres n’a pas grandi dans la soie ni le confort bourgeois des appartements cossus parisiens. Son parcours commence dans les vallons du Sud Ouest, là où on travaille la terre parfois dans la rudesse d’une nature capricieuse, souvent avec la volonté farouche de combattre l’inertie pour œuvrer dans l’intérêt général. L’âme paysanne est ainsi faite. Forgé au grand air, élevé en plein air, ce fan de rugby tentera la marine, puis virera de bord, choisira Math Sup et Math Spé, pour finir par jeter son dévolu sur la philosophie. Agrégé et parachuté dans l’intellectualisme parisien, il se promettra de rester proche des « petits » tout comme le fit Simone Weil.

Le troubadour de la pensée

Souvent espiègle, Michel Serres est avant tout un observateur, un chercheur solitaire de l’universalisme tout comme l’était Leibniz dont il fera une brillante thèse. D’ailleurs, ce dernier était mathématicien, tout comme lui avant de choisir la philosophie. A la différence que Leibniz aimait manier les concepts, ce dont Michel Serres est incapable, voire allergique. Et c’est tant mieux, car l’époque mérite autre chose: un Grand Récit avec des personnages minuscules, une philosophie portée par des hommes et des femmes.

L’amour des petites gens : le théâtre de Michel Serres

Pantope :

Le philosophe moderne selon lui a le temps de penser par singularité et non plus par concepts. L’universel est dans le singulier dont on peut extraire la compréhension du monde d’aujourd’hui. Le genre humain n’est pas un concept, mais le TOUT universel en constante évolution. Dans ses œuvres, Michel Serres se veut de tous les savoirs, et se crée un avatar : Pantope – Pan (tous), et tope (lieux). Pantope voyage en Pantopie qui est le monde entier de tous les savoirs. Car, tout au long de son existence, l’objectif de Serres est d’embrasser tous les savoirs de tous les lieux, viser la totalité et la complétude.

Les personnages minuscules de la Pantopie

Michel Serres crée des petits personnages qu’il missionne et envoie à travers le monde avec une injonction: va voir le monde et reviens me dire. Parmi ses personnages les plus connus et les plus significatifs: Hermès (le Messager), le Thanatocrate (le Stratège autocrate), le Tiers Instruit (le Troubadour du savoir), le Malpropre (le Pollueur), l’Hominescent (le Bébé éprouvette), le Grand Fétiche ( l’Idole) et enfin Petite Poucette (la Missionnée). Tous ces personnages, des Monsieur et Madame tout le Monde, s’embarquent à travers le monde pour revenir nous raconter leur périple dans les pages de notre histoire contemporaine.

Ce ne sont pas Staline et Mao qui font l’histoire, ni César ou Alexandre, c’est le petit personnage privé, chaque femme et chaque homme par sa conduite privée.

Michel Serres: Pantopie: d’Hermes à Petite Poucette
Michel Serres: Pantopie

Mettre en mouvement les sociétés

Serres est un pluraliste, tout comme l’étaient Platon, Aristote, Leibniz. A la manière de l’Encyclopédie du XVIIIe siècle, la philosophie de Serres passe par tous les territoires : sciences, mathématiques, littérature, physique et thermo dynamisme. Serres est d’abord un philosophe de la langue française. Il s’est construit une pensée afin de saisir le contemporain et l’instabilité de notre condition humaine en reliant les disciplines. Ses personnages se bâtissent sur une colonne invisible et incarnent le plus petit commencement possible. Chacun se charge de relater les évènements pour créer son propre univers ouvert sur l’avenir. La philosophie de Michel Serres célèbre la nouveauté autant que la théorie du chaos.

Le philosophe doit annoncer une grande nouvelle, tout comme Nietzsche envoie son Zarathoustra en Iran pour raconter au monde ce qu’il a vu.

Retrouvez l’épisode précédent sur Nietzsche ici. https://450.fm/2022/05/08/nietzsche-le-poete-lucide-plus-que-le-philosophe-fou/

Michel Serres: un philosophe au succès planétaire

Très longtemps Michel Serres a douté de son succès. Il n’est ni philosophe, ni littéraire. Et si sa plume exigeante peut paraitre alambiquée, c’est pour mieux cacher son savoir-faire et son savoir-être à la manière de Bergson.

Si un temps il fut proche de Michel Foucault, son directeur de thèse, sa carrière il la bâtira sans maître, sans compagnon. Souvent avec regrets, il déplorera l’intrusion de la politique dans la philosophie. Ignoré de l’intelligentsia parisienne, nommé professeur à l’université de Clermont-Ferrand, Serres connaîtra un temps, la précarité au début de sa carrière. Un jour tout bascule. Les américains remarquent ses travaux universitaires et lui proposent une chaire à Sandford. Il y enseignera la majeure partie de sa vie. Il sillonnera le monde entier en transmettant sa philosophie pour continuer d’avancer et sauver l’essentiel du tragique.

Michel Serres: Petite Poucette

Petite Poucette : le best seller

Rares sont les ouvrages philosophiques qui dépassent les dix mille exemplaires. Petite Poucette s’offre le luxe d’être le dernier personnage de Michel Serres à connaitre un succès planétaire. Paru en 2012, en plein boom des réseaux sociaux, ce livre relate le parcours d’une adolescente de treize ans, agile des pouces, capable d’envoyer des textos à une rapidité folle. Poucette a le monde à portée de main, son savoir n’est plus dans sa tête, mais dans son smartphone. Elle communique avec le monde en restant dans sa chambre. Michel Serres anticipe dans ce livre un changement civilisationnel et une nouvelle façon d’apprendre.

Le monde virtuel est la révolution nécessaire pour échapper au maléfice du pouvoir.

Michel Serres Petite poucette

Poucette est un connecteur et sa devise est: maintenant.

Poucette surfe sur la toile, tandis que Pantope sillonne le monde dans le monde réel. Pantope et Poucette se complètent. Ils sont interconnectés, prêts à passer du banal à l’universel, enracinés tous deux, mais curieux de communiquer avec toutes les cultures. Le monde est une Pantopie singulière, où chaque individu bâtit strate après strate son humanité. Dans un contexte où la nouveauté numérique promet à la nouvelle génération un eldorado capable d’apprendre différemment, Serres anticipe les nouveaux défis de l’éducation nationale.

https://www.youtube.com/watch?v=_7BYkxmITMk

Je vous retrouve dans quinze jours pour le dernier épisode du dimanche des grands philosophes saison 1, avec : la fée Clochette

D’ici là, et comme Serres le prônait de son vivant : « que la joie demeure ! »

La Lumière est pour tout le monde, mais il faut la désirer

De notre confère italien expartibus.it

L’équinoxe vernal tombe au milieu de la période appelée Quinquatria, comprenant les journées du 19 au 23 mars et consacrée par les Romains à Minerve, la Sagesse divine, ce que les Fedeli d’Amore appelaient Madonna, Fiore, Rosa.

L’équinoxe est le temps de la résurrection, de re-surgo , je reviens à une position verticale. C’est ce que nous devons faire nous aussi, en ces temps d’incertitude, d’obscurité. Nous en avons besoin, la franc-maçonnerie en a besoin, pour retrouver le rôle qui lui revient.

La franc-maçonnerie n’est pas, comme cela pourrait apparaître aux observateurs superficiels, notamment en raison de son développement au XVIIIe siècle, une association où de riches bourgeois aspirent à des accréditations pseudo-nobles et où des nobles au coucher du soleil tentent des accréditations dans la richesse bourgeoise.

La franc-maçonnerie n’est pas un lieu de rencontres d’intérêts profanes et pas même un garant d’ascensions sociales ou, pire, un refuge pour des complexes en quête de certitudes ou, encore, pour des paranoïaques en quête d’un piédestal sur lequel poser leur statue inutile.

La franc-maçonnerie est un lieu de recherche, de connaissance et d’élévation spirituelle ; c’est un lieu de libre pensée et de développement des libertés.

L’équinoxe de printemps n’est pas seulement de l’astronomie, c’est aussi et surtout des fêtes et des festivités. Depuis les temps anciens, partout dans le monde, l’obscurité qui cède la place à la lumière était et est associée au concept de renaissance, caractérisé par l’éveil des plantes et des animaux ; un moment à célébrer alors. Oestara, Alban Eiler, « Lumière de la Terre », est tombé le 21 mars, lorsque le jour et la nuit sont en parfait équilibre.

L’équinoxe de printemps marque précisément le moment de l’union dans une symbolique cosmique, liée à l’éveil de la Nature ; ceci est lié au thème du mariage entre une divinité masculine, appartenant à la sphère solaire, et une divinité féminine, liée à la Terre ou à la Lune. Le Dieu Soleil est couplé, en fait, à la Jeune Déesse Terre.

L’équinoxe de printemps est le moment de la renaissance, des nouveaux projets, celui où il est possible de réaliser ces rêves nés pendant la période froide. C’est le bon moment pour s’ouvrir aux sentiments et les vivre dans leur intégralité.

Renaître avec la Nature et fusionner avec la Terre Mère, la célébrer et se réjouir de la Vie qui s’épanouit et se manifeste sous toutes ses formes. Maintenant, le jour et la nuit sont parfaitement équilibrés et égaux en longueur et la force du soleil augmente.

La Grande Roue tourne sans relâche… cependant, c’est un jour très important que nous devrions être joyeux car il célèbre la chaleur et le pouvoir de guérison du soleil, le verdissement de la terre et la naissance d’une nouvelle vie au printemps.

C’est le jour où la Wicca commémore la descente de la jeune Déesse aux enfers et son retour triomphal à la surface de la terre, apportant avec elle les dons de lumière, de chaleur et de fertilité pour toute l’humanité.

Le motif du sacrifice et de la renaissance a une signification profonde pour les chrétiens qui commémorent la crucifixion, la mort et la résurrection du Christ avec Pâques. Quelles que soient nos croyances, c’est un moment où nous célébrons le triomphe de la lumière sur les ténèbres et la mort.

La dame du jour est, ou doit être, une occasion de nettoyage et de renouveau, une occasion d’ouvrir les fenêtres et de laisser passer le vent dans notre maison, même intérieure, en la débarrassant des influences prolongées de l’hiver. C’est aussi le moment de nettoyer et de renouveler son psychisme et d’apporter un équilibre dans sa vie.

L’équinoxe vernal, pour les initiés, a des significations ésotériques plus profondes : l’Année Magique place pour la première fois le moi devant le non-moi, l’Autre. Le chemin du Soleil à travers le Zodiaque, qui se reflète dans la succession des saisons, est la grande main qui va de pair avec la croissance spirituelle de l’Illuminé après l’Année Magique.

L’équinoxe vernal est le début du Zodiaque, ce qui indique que nous devrions voir un nouveau départ. C’est donc le cas, en fait. Commence un travail souterrain de préparation qui conduit à la Purification, dont le but électif est de supprimer les angles vifs de la douleur inconsciente liée aux souvenirs, un travail de purification qui s’approfondit chaque année et qui permet de se débarrasser des comportements erronés et de reconstruire les nouvelles.

Cette phase se caractérise par une acquisition croissante d’audace, un désir d’expérimenter de nouvelles voies, une volonté de vivre renouvelée, et c’est précisément à ce moment, alors que nous assistons à l’explosion des forces du Printemps, que le Zodiaque fait son premier impact. … avec le non-moi, avec « l’autre » qui ne doit plus rester l’antagoniste du moi.

Ceux qui sont contents d’eux-mêmes, pour un nouveau projet qui est sur le point de démarrer, vivent un moment de grand optimisme et de positivité et ont tendance à le transmettre aux autres, qui qu’ils soient : connaissance, ami, client ou personne rencontrée par hasard.

La libération de la douleur inconsciente a réduit les schémas de fermeture, de défense excessive, de manque de socialité et permet de tisser des liens plus profonds avec les autres et d’être plus disponible, jusqu’à avoir des perceptions extrasensorielles sur les faits qui les concernent. Concrètement, cette ouverture passe, si l’on veut, par la porte la plus facile, car c’est celle de l’amour.

Cependant, ce n’est qu’un simple changement d’apparence car le besoin d’accepter et d’être accepté par une autre personne n’est pas une mince affaire. Il faut y lire une indication claire que l’individu seul, pour continuer à grandir, doit se confronter aux autres et, de manière concrète, doit accepter et rendre l’amour d’un autre être humain.

L’équinoxe représente donc un point cardinal dans l’évolution d’une personne ; d’une part c’est le renoncement nécessaire et dramatique de l’Ego à sa propre unicité, d’autre part c’est le début de ce que les anciens appelaient « l’Entrée de l’Arbre »,  » la Tonnelle Intrat » , et que beaucoup appellent aujourd’hui « la prise de conscience ».

Un vrai chemin spirituel est toujours source de plus grand bonheur et l’individu qui augmente sa conscience durant cette période, obtient deux grands bénéfices personnels : sa propre satisfaction intérieure et la naissance d’une plus grande clairvoyance envers lui-même et envers les autres. Vis-à-vis du voisin, des événements sont captés, tandis que vis-à-vis de soi des suggestions, qui incitent à faire des choix précis et à éviter les autres.

L’équinoxe est donc bien une conjoncture particulière de la nature qui permet la vie sur notre Planète. Non seulement l’hiver cède la place au printemps, comme l’été cède la place à l’automne, mais quelque chose de plus important se produit.

L’homme se rend compte qu’il représente une période de sa propre dimension de vie et de celle de chaque être vivant sur notre planète, qui se déroule au fil des saisons du printemps, en passant par l’été, l’automne et, enfin, l’hiver. Nous naissons, nous grandissons, nous nous développons et nous retournons à la Terre Mère, dans le cycle éternel de la vie.

Ces passages marquent toujours un tournant, même lorsque nous n’en sommes pas explicitement conscients, et montrent que nous faisons partie de quelque chose de grand, d’éternel, de Divin, et qu’une étincelle de Lumière est toujours en nous.

Pour la franc-maçonnerie, les équinoxes sont des cycles vécus profondément dans leur ritualité. Dans le cycle cosmique du grand œuvre de la Nature, ce sont les jours où la Terre se présente comme un point de la ligne droite constituée par ses sources lumineuses, le Soleil et la Lune. Ainsi, pour les francs-maçons, ils incarnent l’équilibre du Cosmos, qui se configure comme un tout ordonné, parfait par opposition au chaos dont il est issu.

Aujourd’hui l’éternelle lutte entre la Lumière et les ténèbres trouve une harmonie parfaite mais à partir de demain la Lumière durera plus chaque jour, répandant ses bienfaits sur toutes les créatures.

Les maçons, cependant, sont conscients que cette lutte cosmique est cyclique – que bientôt les ténèbres prévaudront à nouveau lentement et inexorablement – mais ils sont déployés de manière compacte à la défense du Soleil et de la vie, prêts à se battre pour que les ténèbres ne l’emportent pas.

Le régime castriste interdit au Souverain Grand Commandeur de quitter Cuba

De notre confrère cubain cubanosporelmundo.com – Par Lucero Villalba

Le Souverain Grand Commandeur cubain José Ramón Viñas Alonso accuse le régime de lui interdire de quitter Cuba.

José Ramón Viñas Alonso, chef de l’un des deux hauts corps maçonniques de la plus grande des Antilles, interdit de quitter Cuba alors qu’il attendait d’embarquer sur un vol pour la Floride afin de participer à un événement dudit courant spirituel. Il convient de noter que Viñas Alonso est Souverain Grand Commandeur (SGC) du Suprême Conseil du 33e degré pour la République de Cuba.

Le chef franc-maçon a dénoncé via son profil Facebook que, lors de la présentation de ses documents à l’aéroport international José Martí de La Havane, il avait été informé qu’il ne pouvait pas quitter l’île.

« Lorsqu’ils demandent et exigent des autorités, ils me disent qu’ils ne font qu’exécuter un ordre et qu’ils ne peuvent pas me donner d’explication. J’ai immédiatement appelé Mme Eloísa Valdés, qui fréquente les Institutions Fraternelles et Religieuses pour le gouvernement, et elle m’informe qu’elle n’en sait rien. En tant qu’être humain, citoyen et dirigeant de l’Institution maçonnique, je sensibilise ma personne et la Franc-maçonnerie à cette violation flagrante », a déclaré l’Antillais.

Le chef franc-maçon cubain demande des explications au régime pour lui avoir interdit de quitter Cuba

Le chef franc-maçon a affirmé n’avoir aucune dette envers l’État, ce pour quoi il a exigé une explication de la mesure qui a été utilisée contre lui. Il convient de noter que Viñas Alonso voyageait avec le Grand Maître de la Grande Loge de Cuba, Francisco Javier Alfonso Vidal, qui a été autorisé à quitter l’île.

Le Souverain cubain a rejeté la répression exercée par le régime cubain contre le peuple venu manifester pacifiquement, ceci au moyen d’une lettre adressée au poste trié sur le volet. Miguel Díaz – Cannelle.

Dans la lettre, Viñas Alonso compare le régime actuel à la dictature de Gerardo Machado et exprime son rejet de Díaz-Canel pour « sa position et sa direction à la tête du pays pour avoir appelé, incité et ordonné une confrontation avec violence contre le peuple cubain ».

Épinal : les grands initiés francs-maçons lorrains à découvrir aux Imaginales

De notre confrère France 3 – Écrit par Thierry Pernin

Dans le cadre des Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal, au temple de l’avenue de Provence ouvert au public pour l’occasion, l’historien régional lorrain, Jack Chollet, présente une conférence sur les initiés lorrains célèbres. Rendez-vous dimanche 22 mai 2022 à 10h.

Auteur et conférencier, Jack Chollet, animera dans le cadre du festival « Les Imaginales », dimanche 22 mai à 10h, une conférence sur les grands initiés lorrains au temple maçonnique de l’avenue de Provence à Épinal (Vosges), dont les portes seront ouvertes au public pour l’occasion.

Quand il a été sollicité pour évoquer les grands initiés lorrains au festival « Les Imaginales » 2022, connaissant le temps qui lui était imparti et leur nombre important, le spécialiste de l’histoire de la franc-maçonnerie en Lorraine a dû faire un choix drastique parmi tous ceux qui pouvaient être considérés comme tels.

Il a dû aussi équilibrer entre ceux qui s’étaient illustrés soit dans la vie politique, soit dans les sciences, ou bien encore dans la littérature ou comme célèbres militaires, tout en tenant compte des différentes époques et cela, à partir de l’apparition de la franc-maçonnerie en Lorraine jusqu’au 20e siècle inclus.

C’est difficile de faire la part des choses pour celui qui domine, mais disons qu’on a quand même Jules Ferry déclare Jack Chollet.

« Je vais en présenter vingt exactement. Il y en a beaucoup plus mais, étant donné que je n’ai qu’une demi-heure pour en parler, j’ai dû me limiter », explique le conférencier. « Je pense que parmi tous ces francs-maçons, qui d’ailleurs sont échelonnés sur une période qui va de 1730 jusqu’à maintenant, c’est difficile de faire la part des choses pour celui qui domine, mais disons qu’on a quand même Jules Ferry. »

Jules Ferry est né à Saint-Dié, dans les Vosges, en avril 1832. « Il est important sur le plan lorrain, mais surtout national », reprend Jack Chollet. « Plusieurs fois ministre de l’Instruction publique, il a quand même été à la base de l’instruction obligatoire et gratuite, écartant l’aspect religieux. »

Jusqu’à la fin du 19e siècle, la franc-maçonnerie était plus représentative. A l’époque, elle était enviée, d’autant qu’on n’y entrait pas comme aujourd’hui.

« Les historiens en sont plutôt réduits à parler du passé », conclut l’auteur. « C’est triste à dire, mais on n’attend moins de la maçonnerie que pendant les décennies précédentes. Elle est très concurrencée par les réseaux sociaux, les laboratoires d’idées, les gens qui se réunissent pour discuter, alors qu’à l’époque, il n’y avait pratiquement que la maçonnerie. »

Jack Chollet a publié sept ouvrages sur la franc-maçonnerie en Lorraine. Le dernier raconte « Les vies rocambolesques des Arthaud – Orfèvres lorrains, francs-maçons, révolutionnaires ». Le suivant, qui sera édité prochainement, traite de « L’histoire secrète du couvent de la Visitation de Nancy et de ces supérieures alsaciennes. »  Il y avait une loge maçonnique dans ce couvent jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.

L’historien régional, auteur et conférencier, Jack Chollet, dédicacera ses ouvrages aux « Imaginales » d’Épinal, du 19 au 22 mai prochains.