Accueil Blog Page 721

01/06/22 : Conférence publique du Grand Maître de la GLDF à BREST (29)

CONFÉRENCE PUBLIQUE DU GRAND MAÎTRE À BREST

Mercredi 1er juin 2022 à 19 Heures

Pierre-Marie ADAM, Grand Maître de la GLDF

« Pourquoi être franc-maçon aujourd’hui ? Le point de vue de la Grande Loge de France. »

Le Grand Maître de la Grande Loge de France poursuit son cycle de conférences publiques dans toute la France afin de faire connaitre la Franc-Maçonnerie, ses buts, ses moyens, ses attentes et les spécificités de la Grande Loge de France.

À cette occasion, le public souvent interrogatif au sujet de la Franc-maçonnerie trouvera une opportunité rare de mieux connaître les actions et les enjeux de cette Obédience dont le cœur de projet est l’Humain dans le déploiement de toutes ses facultés.

Renseignements pratiques :

Faculté des lettres et des sciences humaines – 20, rue Duquesne – 29200 BREST

Entrée de la salle : https://goo.gl/maps/YgXWbnVswj7ehpH58

Hier était la journée nationale de la fraternité : date, histoire, signification et salutations de cette célébration

De notre confère indien newsd.in

La Journée nationale de la fraternité est une journée pour se souvenir et célébrer nos frères et sœurs de la franc-maçonnerie, ainsi que d’autres organisations fraternelles à travers les États-Unis.

National Brothers Day (US) 2022 : est célébré le 24 mai de chaque année aux États-Unis. La journée commémore la fondation de la première organisation fraternelle nationale aux États-Unis, les francs-maçons.

En cette journée spéciale, nous aimerions partager avec vous tous une partie de l’histoire et de l’importance de la Journée nationale de la fraternité.

Qu’est-ce que la Journée nationale de la fraternité ?

La fête de la fraternité est célébrée le 24 mai depuis 2005. Bien que les détails exacts de la fête soient inconnus, c’est C. Daniel Rhodes, basé en Alabama, qui a organisé la fête et ses débats. Dans certaines régions, la Journée nationale de la fraternité est un jour férié non officiel. Elle ne doit pas être confondue avec la Journée nationale de la fraternité et sœurs, qui a lieu en avril.

Aujourd’hui, la Journée nationale de la fraternité est célébrée par des salutations et des cérémonies à travers les États-Unis. Plusieurs événements sont également prévus en l’honneur de la Journée nationale de la fraternité en 2017. Ces événements comprennent un projet de service dans un club garçons et filles local, un barbecue avec pique-nique et un match de football entre deux écoles sœurs.

Quelles sont les origines de la Journée nationale de la fraternité ?

La Journée nationale de la fraternité est une journée qui célèbre la fraternité et l’amitié entre les hommes. Il a été célébré pour la première fois en 1949 et a été créé par la Légion américaine pour honorer tous les hommes qui ont servi dans l’armée américaine.

La Journée nationale de la fraternité est célébrée le 15 octobre de chaque année. Cette date marque l’anniversaire de la fondation de la Légion américaine, qui a été fondée le 15 octobre 1919. La Légion a été initialement formée comme un groupe d’anciens combattants qui voulaient améliorer leur statut social et promouvoir le patriotisme. Aujourd’hui, la Journée nationale de la fraternité est célébrée dans le monde entier comme une journée pour se souvenir de tous les frères qui ont servi dans l’armée.

Les salutations lors de la Journée nationale de la fraternité peuvent varier selon l’endroit où vous vous trouvez, mais le plus souvent, vous entendrez des phrases telles que « Merci pour votre service » ou « Merci de faire partie de notre famille ».

L’importance de la Journée nationale de la fraternité.

La Journée nationale de la fraternité est une journée importante qui commémore les liens entre frères et sœurs. Il célèbre les relations uniques que les frères et sœurs partagent et honore les sacrifices qu’ils ont faits les uns pour les autres.

La Journée nationale de la fraternité a été observée pour la première fois en 1933, lorsque le président Franklin D. Roosevelt l’a proclamée fête nationale. Roosevelt croyait que les frères et sœurs étaient essentiels au développement de la société. Il croyait qu’ils partageaient un lien spécial qui était important pour la croissance de la démocratie.

Aujourd’hui, la Journée nationale de la fraternité est célébrée aux États-Unis et dans de nombreux autres pays du monde. De nombreux événements et activités sont prévus pour célébrer cette journée spéciale. Les frères et sœurs peuvent visiter les parcs, les bibliothèques et les écoles pour participer à des activités spéciales. Ils peuvent également échanger des cadeaux et des cartes pour montrer leur soutien les uns aux autres.

La Journée nationale de la fraternité est une journée importante pour se souvenir des relations uniques que partagent les frères et sœurs. Il célèbre leurs sacrifices et honore les liens qui les unissent.

Que faire lors de la Journée nationale de la fraternité

La Journée nationale de la fraternité est célébrée le 16 août de chaque année. Il commémore les pères fondateurs des États-Unis et célèbre spécifiquement la fraternité entre eux.

La journée est traditionnellement consacrée à honorer les êtres chers, à manger des aliments spéciaux et à passer du temps avec les amis et la famille. De nombreuses personnes participent également à des traditions telles que le jeu et la pêche.

La Journée nationale de la fraternité est importante car elle souligne l’importance de l’unité familiale et de la fraternité. Les pères fondateurs ont pu créer une nation prospère grâce à leurs liens étroits les uns avec les autres. Lors de la Journée nationale de la fraternité, nous pouvons tous célébrer la fraternité qui existe au sein de nos familles et de nos communautés.

Salutations pour la Journée nationale de la fraternité

La Journée nationale de de la fraternité est une journée pour célébrer les liens entre frères et sœurs. Elle est célébrée le 3 février de chaque année.

La date de la Journée nationale de la fraternité n’est pas claire, mais elle peut provenir des États-Unis. La première célébration enregistrée de la Journée nationale de la fraternité a eu lieu en 1875. À cette époque, elle était connue sous le nom de « Journée de la fraternité ».

La Journée nationale de la fraternité est importante car elle célèbre l’importance de la famille. Les salutations pour la Journée nationale de la fraternité impliquent généralement des messages d’amour et d’affection. Ils sont souvent exprimés par le biais de cartes, d’e-mails ou de SMS.

La Journée nationale de la fraternité est aussi une bonne occasion de remercier vos frères et sœurs pour tout leur soutien. Vous pouvez dire bonjour, présenter vos condoléances ou simplement leur dire que vous les aimez.

Le billet de banque ukrainien avec l’œil des Illuminati est la preuve que la maçonnerie contrôle le pays

De notre confrère italien bufale.net

Un billet de banque ukrainien avec l’œil Illuminati au verso serait la preuve, selon de nombreux utilisateurs convaincus, que l’Ukraine de Zelensky est un pays contrôlé par la franc-maçonnerie, que Vladimir Poutine a décidé d’éradiquer. Une histoire certainement suggestive, comme cela arrive souvent sur les réseaux sociaux les plus complotistes où la première règle est d’associer le plus d’éléments possibles et de tirer la conclusion la plus imaginative pour alimenter ma thèse du complot.

Un plan précis qu’est celui de l’Ukraine, que Poutine veut stopper. Le billet  existe, ou plutôt  il a existé , mais les Illuminati ne sont pas impliqués dans toute cette histoire, il existe seulement de nombreuses simplifications commodes.

Découvrons quelques commentaires qui ne manquent pas de piquant :

Billet Ukraine Kiev :

2014 (l’année du coup d’état financé par Soros il a dit à CNN qu’il l’a fait) et le symbole des Illuminati, tout était déjà prévu , quand vous avez ce symbole sur la pièce, Dieu ne peut plus vous sauver. Avez-vous vu dans un pays où ils prennent 60 euros par mois de retraite comme les soldats au service du nouvel ordre mondial sont bien équipés ?

Ou encore

Iluminati et NWO (Nouvel Ordre Mondial, ndlr) sur les billets de banque ukrainiens : la vraie raison pour laquelle Poutine renverse le régime terroriste-mondialiste en Ukraine. Reliez les points et éteignez le téléviseur.

Le billet

Tout d’abord, le billet a été remplacé en 2014. On parle de la coupure de 500 hryvnia qui représente, au recto, l’effigie de l’artiste Hryhoriy Skovoroda, mais ce qui nous intéresse est présent au verso.

Avant de se plonger dans « l’œil des Illuminati«  , comme il ressort du site institutionnel du gouvernement ukrainien, le modèle a été imprimé pour la première fois en 2006 et est resté en circulation jusqu’en 2015.

« L’oeil des Illuminati«  était en réalité le Triangle de Pythagore de Skovoroda, qui a cependant été amené à disparaître suite à la perplexité des consommateurs convaincus qu’il s’agissait d’un symbole maçonnique. Aucune source ne parle des Illuminati ou plus généralement de la franc-maçonnerie, ce qui en association avec le billet reste une suggestion d’usagers jamais étayée par des preuves.

Save the date ! 15 & 16 octobre 2022 – 3e salon du livre Maçonnique de Nantes

« Imaginons demain »

Tel est le thème de cette troisième manifestation qui se tiendra, une grande première, au tout nouveau Temple de Carquefou, 2 impasse du Tertre en banlieue nantaise.

Le Cercle d’Etudes et de Recherches Autour du Livre (CERAL 44) vous invite à son 3e salon du livre Maçonnique, qui se tiendra les 15 et 16 octobre prochains à Carquefou, en banlieue nantaise.

Les invités de cette édition 2023 sont : Laure Bellier, Didier Convard, Corinne Drescher-Lenoir, Dominique Freymond, Yonnel Ghernaouti, Lauric Guillaud, Pierre Mollier, Alessandro Sbordoni, Laurence Vanin, Sylvain Zeghni.

Un salon gratuit et ouvert à tous.

Le CERAL 44

Il a été créé pour promouvoir les activités autour du livre en général et de la franc maçonnerie en particulier.

La culture du livre maçonnique se développe depuis deux décennies. Les savoirs, recherches et découvertes se multiplient sur les terrains de la société. La franc-maçonnerie apportant une large contribution à la réflexion dans ces domaines.

C’est dans cet esprit que CERAL 44 a organisé les 9 et 10 décembre 2017 un premier salon, puis un 2e salon du livre Maçonnique à Nantes les 19 et 20 octobre 2019.

Jean-Luc Leguay

Avec une affiche réalisée par le Maître enlumineur Jean-Luc Leguay, membre de la Grande Loge Nationale Française.

À noter que le CERAL 44 est une interobédientielle dont le président est Jérôme Vincent et Thomas Grison, par ailleurs auteur bien connu, le Secrétaire général.

Pour la petite et triste histoire, rappelons que le 25 août 2017, un incendie criminel détruisait le temple nantais abritant plusieurs obédiences maçonniques. Elles s’installent à Carquefou où un nouveau temple, géré par l’association fraternelle des études sociales (Afeso) et inauguré le samedi 16 octobre 2021, accueillera ce salon du livre Maçonnique !

Dipa Ma figure incontournable de la spiritualité bouddhiste

Dipa Ma (née Nani Bala Barua le 25 mars 1911 à Chittagong, morte le 1er septembre 1989 à Calcutta) est un professeur de méditation dans la tradition du bouddhisme theravāda. Elle a enseigné aux États-Unis et a influencé la branche américaine du mouvement vipassanā.

Le petit village de Chittagong dans le Bengale oriental faisait alors partie des Provinces de l’Empire des Indes et est aujourd’hui situé au Bangladesh, situé proche de la frontière avec la Birmanie . Elle est l’aînée d’une famille de six enfants.

Dès son enfance, elle présente un intérêt marqué pour le bouddhisme. À l’âge de 12 ans, elle est mariée à un ingénieur habitant Rangoon, Rajani Ranjan Barua, qu’elle rejoint plus tard. Après la mort de sa mère en 1929, elle recueille son frère Bijoy qui n’est encore qu’un bébé ; elle-même n’ayant alors pas d’enfant avec Rajani. C’est à 35 ans, qu’elle donne naissance à une petite fille qui mourra à l’âge de trois mois. Quatre ans plus tard, elle donne naissance à une autre fille, Dipa, ce qui lui vaudra son surnom de Dipa Ma « mère de Dipa ».

Elle a ensuite un petit garçon qui meurt peu après sa naissance, ce qui la plonge dans un profond chagrin. Elle demande alors l’autorisation à son mari d’apprendre la méditation. Celui-ci refuse prétextant qu’elle est trop jeune6. Dipa est alors alitée et ne quitte plus son domicile. En 1957, Rajani meurt d’une crise cardiaque en rentrant de son travail.

À 46 ans, Dipa Ma a perdu ses parents, son mari et deux enfants. Elle donna tout ce que son mari lui avait laissé à une voisine pour qu’elle s’occupe de sa fille pendant qu’elle ferait une retraite au centre de méditation de Rangoon. La retraite se déroule avec difficultés, Dipa Ma étant malade et devant aller à l’hôpital régulièrement (manquant l’unique repas servi au centre), sachant également que Dipa vivait mal la séparation avec sa mère. Elle quitte le centre à regret et entame une seconde retraite auprès de Mahasi Sayadaw et expérimente le premier stade de l’éveil. En 1963, elle a l’opportunité d’effectuer une nouvelle retraite auprès du maître Anagarika Munindra. Elle atteint le second degré de l’éveil, et est désormais pleinement guérie de ses tourments. Elle devient une inspiration pour son entourage.

En 1967, Dipa Ma et sa fille sont contraintes de retourner vivre en Inde car le gouvernement birman a décrété l’expulsion de tous les étrangers, y compris les émigrés indiens. Dipa Ma devient alors professeur de méditation à Calcutta. Elle enseigne d’abord à des voisins, puis à d’autres personnes dont des moines ordonnés et des Occidentaux (de nombreux Américains viennent en Inde à la suite de l’apparition du mouvement hippie).

Parmi les premiers élèves américains de Dipa Ma se trouvent Joseph Goldstein, Jack Kornfield et Sharon Salzberg qui créeront l’Insight Meditation Society à Barre (Massachusetts). Ils diffusent l’enseignement de Dipa Ma aux États-Unis et l’invitent en 1980 et 1984.

Des problèmes de santé l’empêchent ensuite de retourner aux États-Unis. Elle s’éteint paisiblement auprès de sa fille le 1er septembre 1989 à Calcutta.

  Dipa Ma instruit que l’esprit est plein d’histoires fabriquées et imbriquées les unes dans les autres comme des poupées russes : on en ouvre une et une autre apparaît, mais qu’à la fin elles sont toutes vides. De même tout autour de nous se trouve les boîtes vides des histoires de notre vie. Elle poursuit son enseignement en nous précisant que nous devons pratiquer la méditation pour connaître de notre vivant, le premier niveau d’Eveil, sinon nous n’aurons pas fait usage de notre vie humaine ! 

Dipa Ma pratiquait également la « vision pénétrante » qui s’obtient par des exercices de concentration appelés jihana, où l’esprit entre dans un profond état d’absorption, par exemple, les fonctions corporelles ralentissent parfois presque jusqu’à l’arrêt total, de sorte que l’on a plus besoin de boire, de manger, de dormir, de bouger, d’uriner. 

Elle nous indique qu’il faut repousser nos limites, de ne pas penser que l’on n’est pas capable et de toujours aller plus loin ! 

La vie de cette femme hors du commun. Le contexte de l’époque (18 ans dans les années trente), son pays d’origine (l’Inde), le lieu de sa vie (la Birmanie et l’Inde), ne la prédisposait pas à atteindre cette liberté en tant que femme. Liberté que nous trouvons naturelle maintenant ! Son combat, commence par celui d’avoir le droit d’exister en tant que Sujet et pas uniquement comme mère ou épouse.

Cette « petite femme frêle » est un géant de courage, de pugnacité, de persévérance, elle est un exemple d’abnégation, mais elle reste profondément humaine.

Par ailleurs, une fois reconnue par ces Pères, elle va enseigner, à tous, mais plus particulièrement aux femmes. Notamment celles qui vivent un quotidien souvent difficile ; non pour les libérer de leurs conditions, mais pour les libérer d’elles-mêmes et de leurs attachements à la souffrance. Elle le dit un jour  » je ne connais pas la peur, maintenant je suis en paix », c’est pour cela qu’elle insiste sur le fait de continuer à pratiquer la méditation, c’est un chemin de persévérance et non d’obstination.  Elle est un véritable maître dans une lignée monastique presque exclusivement masculine, et fût la première enseignante asiatique à être invitée à enseigner aux Etats-Unis entre autres.

Dipa Ma, nous guide, de ce que nous devons suivre pour atteindre l’Eveil par la méditation. Elle n’apporte pas de solution miracle, mais bâtit les conditions fondées sur l’Amour qui mènent à l’Eveil et à cet état de Sagesse.

Thierry Crozet – Collaborateur à la LDDV et Ida Radogowski

LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon (nes) qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.

La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr

SIMÓN BOLIVAR ou comment la liberté devient légende

En France, la liberté n’a pas de visage. La Bastille ? Non, une prison. Le Gavroche de Victor Hugo juché sur les barricades ? Émouvant, mais c’est du roman. Ni Vercingétorix, ni Robespierre, ni Jean Moulin, pas assez immenses… Il n’en va pas de même en Amérique Latine où un pays porte son nom : la Bolivie. Une monnaie aussi : le bolivar, qui a cours au Venezuela, pays de l’or noir bordé par la gigantesque Cordillère des Andes dont le sommet, à plus de 5000 mètres, se nomme… le Pic Bolivar ! Tout un mythe, donc. Mais au-delà d’un patronyme devenu nom commun, comme ceux du Préfet Poubelle (Eugène) ou du chanoine Kir (Félix), tout commence par une toute petite histoire, une histoire timide qui croise l’amour et la franc-maçonnerie. N’est-ce pas, au bout du compte, un peu la nôtre ?

Simon Bolivar naît le 24 juillet 1783 ; il est le quatrième enfant de Don Juan Vicente Bolívar y Ponte et de Doña María Concepción Palacios y Blanco. Originaires de Biscaye dans le nord de l’Espagne, ses aïeux avaient débarqué à Caracas vers la fin du XVIe siècle et fait une belle fortune dans cette colonie espagnole Ils faisaient partie de ce qu’on appelait « los criollos », les Blancs nés en Amérique de parents espagnols. L’arrière grand-mère de Simon Bolivar, Josefa de Narváez, était de sang mêlé ; elle avait apporté en héritage les mines d’or d’Aroa qui le firent riche ; quant à sa grand-mère, Isabel Zedler, de descendance allemande, elle lui avait légué, elle, la blondeur de sa barbe et de ses moustaches. Son père, marié sur le tard, à 47 ans, décèdera à soixante alors que son dernier fils n’avait que deux ans et demi ; sa mère, elle, succombera quelques années plus tard de la tuberculose, à 34 ans. Quelle entrée dans la vie !

Le petit Simon se retrouve donc orphelin à neuf ans. Toutefois son héritage en fait un riche propriétaire foncier. Son grand-père maternel, Don Feliciano, le recueille avec amour mais il meurt lui aussi trop vite. On le confie alors à un oncle qu’il n’aime pas, Carlos Palacios, célibataire ruiné, qui administre plus ou moins ses biens mais sait en empocher les bénéfices. Piètre éducateur il fait vite de l’enfant un rebelle, plusieurs fois fugueur ; dépassé par sa tâche il finit par être mis en cause par le conseil de famille et se débarrasse alors de l’éducation de son pupille en la confiant au directeur de l’école primaire de Caracas, Simon Rodriguez Carreño.

Cet éducateur est un être si original et rebelle qu’il sera vite licencié par la ville qui veut des enseignants « dans les normes » et non pas un « fils des Lumières » imprégné par les philosophes français, en particulier des encyclopédistes, et qui dispense à ses élèves des idées sulfureuses. Il aura toutefois le temps de donner à l’enfant le plaisir de l’étude et exercera sur lui une influence durable en lui faisant découvrir Rousseau, Voltaire et Montesquieu, le goût de la culture et de la liberté qui l’amèneront, plus tard, à rejeter l’autorité espagnole.

Poursuivant sa scolarité sans le maître qui l’a éveillé, il est pris en main par le fameux grammairien Andrés Bello et le scientifique Francisco de Andújar qui complètent sa formation, mais déjà attiré par la lutte, le voilà qui s’engage comme cadet dans le bataillon des milices d’Aragua dont son père avait été colonel. Sans doute cherche-t-il dans l’armée l’amour paternel qu’il n’a pas eu, car il déploie dans son régiment une telle ardeur – marche, natation et équitation – qu’il est nommé sous-lieutenant en juillet 1798, à… quinze ans !

Dès lors son tuteur ne peut plus lui refuser l’autorisation de partir pour l’Espagne rejoindre son oncle préféré, Estéban Palacios. C’est ce qu’il fait en janvier 1799. Il y restera trois ans. C’était du temps du Roi Charles IV peint sans complaisance par Goya, et de la Reine María Luisa de Parme qui vient de changer de « favori » : Manuel Godoy provisoirement délaissé vient d’être remplacé par l’éphémère Manuel Mallo, d’origine colombienne, qui ouvre au jeune homme les fastes de la cour. Vite dégoûté, il préfère acquérir la culture qui lui manque dans la fameuse Académie royale de San Fernando, fondée en 1752 par le roi Ferdinand VI pour promouvoir les Beaux Arts – la peinture, l’architecture, la sculpture – auxquels s’ajoutera la musique, en 1873. Cela ne l’empêche pas de mener une vie mondaine et de fréquenter les salons, dont celui du Marquis Jerónimo de Ustaritz, lui aussi originaire de Caracas, tout imprégné des idées libérales du Comte de Aranda, ministre de Charles III, franc-maçon fameux et instigateur de l’éviction des Jésuites d’Espagne en 1767.

Un soir, dans le salon du Marquis, c’est le coup de foudre : il rencontre María Teresa, la fille de don Bernardo del Toro, riche créole de Caracas vivant à Madrid. Aussitôt il demande sa main. On essaie de l’éloigner dans le nord de l’Espagne, il en revient, insiste et finit par épouser la belle le 26 mai 1802. Ils passeront leur lune de miel sur le bateau qui les emporte vers Caracas. Ils parlent d’amour et d’enfants à venir, de la gestion des haciendas et de la mine d’or qu’il leur faudra partager, de ce qui fait maison et une vie heureuse… Hélas, ce bonheur sera de courte durée : huit mois après leur mariage, Teresa contracte une « fièvre maligne » disent les médecins, en fait la fièvre jaune, et elle en meurt le 23 janvier 1803. Il jure sur son cadavre de ne pas se remarier ; il tiendra parole. Mais que faire de toute cette solitude quand on a vingt ans et qu’on a tout vécu ?

Désespéré, révolté, il décide d’aller d’abord à Madrid voir la famille de sa femme pour partager son deuil, puis de rallier la France. Non seulement il est fasciné par la déclaration des Droits de l’Homme de 1789 mais c’est là que se trouve l’homme qu’il admire le plus, le général Francisco Miranda, vénézuélien lui aussi, qui s’efforce d’obtenir des appuis, tant en France qu’en Angleterre, pour secouer le joug espagnol et libérer l’Amérique latine. Miranda étant franc-maçon, Bolivar se fait initier dès que son bateau accoste à Cadix, en février 1804, dans la Loge « Lautaro » fondée en 1800 par les amis de Miranda.

Ce qui le frappa le plus, lors de son initiation, ce fut la formule « liberté, égalité, fraternité », en particulier ce terme de liberté pour lequel se battait l’homme qu’il admirait le plus, Francisco Miranda. Il décida de faire de l’histoire une éducation à la liberté. Les « vertus » auxquelles le rituel appelle l’initié ne pouvaient être que celles de la démocratie grecque et qu’il fallait créer un nouvel Aréopage républicain, une sorte de quatrième pouvoir de l’État : « J’ai ressenti, écrivit-il, l’audace d’inventer un Pouvoir Moral » qui devait « régénérer le caractère et les mœurs que la tyrannie et la guerre nous ont transmises » et à promouvoir de façon permanente le culte de la vertu parmi les citoyens. Il se sent fin prêt, du moins le croit-il, son engagement sera politique ; mais là comme ailleurs il n’est encore qu’apprenti.

Début mai il est à Paris ; le 2 décembre suivant il assiste de loin au sacre de Napoléon 1er qu’il considérera dès lors comme traître à l’idéal républicain. C’est en considérant cette image où contrastent le faste de l’Empereur qui parade et le servilisme du peuple qui applaudit qu’il « entrera en république », seul régime conforme à son idéal humaniste.

À sa grande surprise il retrouve dans la capitale française son maître et ami de Caracas, Simon Rodríguez, qui s’avère être lui aussi Maçon, membre de la Loge « Saint-Alexandre d’Écosse ». Celle-ci accueille bien entendu Simon Bolivar à bras ouverts et le reçoit Compagnon le 11 novembre 1805.

Dans la planche tracée par le Frère Secrétaire, il est précisé que son passage rapide au grade de Compagnon est justifié par un voyage imminent. En effet, accompagné de son maître et ami, il part en voyage d’études pour la Suisse et l’Italie. On devine leurs sujets de conversation quand le 15 août 1805, du sommet du Mont Sacré de Rome, Simon Bolivar s’exclame, en contemplant la ville éternelle à ses pieds : « Je jure sur mon honneur que je ne laisserai ni répit à mon bras, ni repos à mon âme, tant que je n’aurai pas brisé les chaînes qui nous oppriment par la volonté du pouvoir espagnol. » Théâtral, il apprendra plus tard que la vie aussi est une pièce de théâtre, incertaine, faite de chair et de sang.

De retour à Paris, le voilà élevé au grade de Maître en mai 1806, toujours à « Saint-Alexandre d’Écosse », avant de s’embarquer pour les États-Unis d’Amérique. Il se rend à Philadelphie, non seulement pour boire à la source de l’Indépendance et de la Franc-Maçonnerie américaines, mais plus prosaïquement pour y obtenir des appuis. Il y noue quelques contacts mais décide, début 1807, de rentrer à Caracas car l’insurrection dirigée par Francisco Miranda contre l’occupant espagnol vient d’échouer. Il se mêle alors à des cercles indépendantistes qui conspirent plus ou moins, mais ce n’est qu’en 1810 qu’il s’engagera vraiment dans la bataille militaire et politique pour la libération de son pays.

En effet, à la fin du mois d’août de cette année-là, Bolivar qui fréquentait en visiteur la Loge « La Grande Réunion Américaine » fondée et dirigée par Miranda, y est confirmé au sublime Grade de Maître par une cérémonie très spéciale, mise au point par Miranda, loin des rites traditionnels. Le Vénérable lui fit en effet prêter le serment suivant : « Je jure de ne reconnaître comme gouvernants légitimes de ma Patrie que ceux qui seront élus par la seule et libre volonté du peuple ; je considère que le système républicain est le plus apte au Gouvernement des Amériques, et j’emploierai tous les moyens dont je pourrai disposer pour le faire admettre par ses habitants. » Tel était le « cinquième serment » que Miranda exigeait des Maçons qui parvenaient à ce sommet du symbolisme. Le voilà désormais moralement armé pour se lancer dans l’aventure.

En fait, elle commence par une ambassade à Londres. Comme il connaît l’Europe on l’y envoie pour obtenir l’aide de l’Angleterre, ennemi traditionnel de l’Espagne. La réponse est décevante : comment soutenir financièrement et militairement son entreprise alors que le pays est au plus fort de la guerre contre Napoléon ? On l’assure malgré tout d’un soutien moral. C’est peu. Toutefois sur place il rencontre à nouveau Miranda qui s’est réfugié à Londres après son coup d’état manqué et le persuade de rentrer au Venezuela.

Ils décident alors de faire voter l’indépendance par le Congrès vénézuélien. Ce sera chose faite le 5 juillet 1811 où, pour convaincre les indécis, Bolivar furieux n’hésitera pas à interpeller les membres du Congrès en criant : « Trois cents ans d’esclavage, ça ne vous suffit donc pas ? »

Quelques jours plus tard éclate une insurrection qui durera une quinzaine d’années. Bolivar n’en quittera pas la tête. La lutte avec les espagnols est acharnée, sans merci. Il en retirera une popularité qui fera de lui le symbole de la libération du Venezuela et de la Nouvelle Grenade, c’est-à-dire de la Colombie qu’il libèrera lors de la fameuse bataille de Boyacá du 7 août 1819, considérée par tous les historiens comme une prouesse militaire et un modèle de stratégie.

Tous le nomment « Libertador », libérateur, du titre qui lui avait été conféré en octobre 1813 à Caracas, titre unique au monde et dont il tirera, jusqu’à la fin de ses jours, une grande fierté.

Mais rien n’est jamais acquis : la chance tourne et il lui faudra aller la chercher pour la soumettre à sa volonté. Car à côté des victoires improbables comme lors de « La campagne admirable » où il réussit à reconquérir Caracas après s’être échappé des prisons de l’ennemi, il éprouvera la trahison de plusieurs de ses « fidèles » ; remportant des victoires inouïes attestant d’une audace prodigieuse, il subira aussi des défaites humiliantes ; mais quelles que soient les circonstances il sera toujours porté par ce caractère indomptable, par cet idéal républicain sans compromis, qui lui feront sans cesse défier la mort pour caresser la gloire.

En signe de gratitude le Congrès de Colombie le nomme Chef Suprême de l’Armée et le désigne comme Président de la République. Lui ne voit dans ces honneurs que la possibilité de poursuivre son idéal, celui de la Grande Amérique, et le 17 décembre 1819, il fait accepter par le Congrès sa proposition d’union entre la Nouvelle Grenade et le Venezuela, puis en janvier 1820, fait proclamer par Bogota la création de la Grande Colombie. Son rêve est réalisé. Il le complètera lors de l’entrevue de Guayaquil où il négociera avec l’autre grand libérateur de l’Amérique du Sud, le général argentin José de San Martín, le rattachement des provinces de Quito y de Guayaquil, aujourd’hui péruviennes, à la Grande Colombie.

Les affrontements ne sont pas pour autant terminés mais le but est proche. Les espagnols ayant repris Lima en 1823, Bolivar part à l’assaut. Le 6 août 1824, à la bataille de Junín, il lance contre les espagnols sa célèbre charge de cavalerie et les défait. Quelques mois plus tard à Ayacucho (9 décembre 1824), il arrachera l‘indépendance définitive du Pérou. Les péruviens lui offrent alors le pouvoir suprême mais il le refuse, libère la Bolivie voisine qui, reconnaissante, se baptisera de son nom et lui attribuera le titre de « Père de la Patrie ».

Dans un tout autre domaine, en 1823, arrive à Caracas le T\I\F\ José Cerneau, haut dignitaire du Suprême Conseil des États Unis, investi de la mission expresse de conférer les plus hautes dignités aux Francs-Maçons qui se sont illustrés dans la lutte pour la liberté de la Grande Colombie. C’est ainsi qu’au nom du Grand Consistoire des Hauts Grades Américains, en avril 1824, Simon Bolivar est reçu au 33e degré du Rite Écossais Ancien et Accepté.

La fin de ce grand Maçon est salie par les basses manœuvres, les complots, une tentative d’assassinat (1828) où sont impliqués ceux qui n’ont d’autre projet qu’un éphémère pouvoir personnel. Le territoire qu’il voulait organiser démocratiquement est trop vaste, trop disparate et il a beau, en 1825, présider les trois républiques de Grande Colombie, du Pérou et de Bolivie, la constitution bolivienne de 1826 ne repose que sur son prestige mais craque de toutes parts sous les coups de boutoir des ambitions médiocres. Son rêve d’unité s’effondre. En 1827-1828 il doit renoncer au pouvoir en Bolivie et au Pérou ; les deux années suivantes il assistera, impuissant, à la désintégration de la Grande-Colombie en trois républiques autonomes, le Venezuela, l’Équateur et la Colombie.

Sa santé se détériore rapidement, les événements le minent ; le 27 avril 1830 il décide de se retirer de la vie publique. Il allait s’embarquer pour l’Europe quand il apprend l’assassinat du Maréchal Sucre à qui il avait confié le pouvoir. Son appel à l’union a peu de retentissement. Il sent qu’il a perdu la partie, il est épuisé, sans ressources. Et il meurt le 17 décembre 1830, à Santa Marta, en Colombie, dans la demeure d’un ami espagnol – comble du destin ! – qui l’a accueilli, ou plutôt recueilli et fait soigner par un médecin français, Prosper Révérend. Il avait 47 ans…

Ses restes mortels furent rapatriés à Caracas en 1842, et transférés au Panthéon National le 28 octobre 1877, au temps du Président Antonio Guzmán Blanco, un autre Franc-Maçon…

I- Les Arts libéraux

Les Arts libéraux sont aussi appelés Sciences libérales (qui libèrent).

La Sagesse s’est bâti une maison, elle en a sculpté les sept colonnes (Proverbes ; 9,1).

« Gramm loquitur, Dia verba docet, Rhet verba colorat,
Mus canit, Ar numerat, Geo ponderat, Ast colit astra.
»

« La Grammaire parle, la Dialectique enseigne, la Rhétorique colore les mots,
La Musique chante, l’Arithmétique compte, la Géométrie pèse, l’Astronomie s’occupe des astres
»

Pour les Grecs neuf muses, filles de Mnémosis, présidaient aux arts libéraux (qui rendent libres) : Histoire (Clio), Musique (Euterpe), Comédie (Thalie), Tragédie (Melpomène), Danse (Terpsichore), Elégie (Erato), Poésie lyrique (Plymnie), Astronomie (Uranie) et Eloquence (Calliope). Ce sont les muses qui auraient donné le qualificatif du synthème Pavé mosaïque. Pour Ilsetraut Hadot (philosophe et historienne, spécialiste de philosophie antique), lorsque Cicéron parle d’artes liberales, il ne s’agit absolument pas pour lui d’une liste de sciences en nombre déterminé : en principe, ces arts libéraux comprennent toutes les sciences qui sont dignes d’un homme libre. En fait, Cicéron fait un certain choix entre ces sciences ; ce choix ne coïncide pas du tout avec les sept arts libéraux qui nous sont connus par le Moyen Âge […]. Pour  Cicéron, ce qui compte, c’est l’étude de la littérature grecque et latine, de l’histoire, de la philosophie (la dialectique comprise), de la rhétorique et du droit romain.

Le premier tome de l’architecture de Philibert de L’Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, début XVIe sévoque la nécessaire connaissance d’un certain nombre d’arts pour être architecte :


Christofle de Savigny publie en 1587 Tableaux accomplis de tous les arts libéraux, livre dans lequel il en  répertorie 18 : arithmétique, géométrie, optique, musique, cosmographie, astrologie, géographie, physique, médecine, métaphysique, éthique, jurisprudence, chronologie, théologie, grammaire, rhétorique, poésie, dialectique. On en trouve davantage encore comme base de la connaissance.  

Conformément à un usage remontant à l’Antiquité et tout particulièrement à un texte fondamental, Les Noces de Mercure et de la Philologie de Martianus Capella (début du Ve s. de l’ère chrétienne), les Arts libéraux sont presque toujours personnifiés sous des traits féminins. Cependant, à la cathédrale de Clermont (vers 1270), au lieu que les arts libéraux soient représentés par des personnifications féminines accompagnées des grands savants de l’Antiquité, comme il est habituel, ils le sont par ces hommes eux-mêmes. «À la cathédrale de Clermont, l’idée de Martianus Capella est présentée en un raccourci assez original : science et savant ne font plus qu’un. C’est Aristote, Cicéron, Pythagore, qui, assis sur la cathedra des docteurs, portent les attributs que nous avons vus aux mains des sept Arts libéraux».

Au Moyen Âge, on distinguait 7 Arts Libéraux : Grammaire, Rhétorique, Logique, Arithmétique, Géométrie, Astronomie et Musique. Les trois premiers formaient le cercle d’études appelé Trivium, l’Intelligence, les arts de la parole. Les quatre autres, le Quadrivium, conduisent à l’approfondissement de la connaissance de la terre et du ciel. Toutes ces disciplines sont utilisées dans un seul but : aider à comprendre Dieu (leur rapide présentation par Christopher Perrin.

La planche XI, La philosophie et les arts libéraux du Hortus Deliarum par Herrad de Landsberg (XIIe siècle) est peut-être l’image la plus emblématique de l’enseignement des arts libéraux. Autour de la philosophie de la reine, sous des arcs ronds séparés par des colonnes, se trouvent les Sept Arts Libéraux. «Ces arts sont toujours aux ordres de la Philosophie dans la direction suprême qu’elle exerce sur le trivium et le quadrivium des études profanes». Ces mots sont exprimés par l’inscription circulaire qui encadre la Philosophie: arte regens omnia quae sunt ego philosophia subjectas artes in septem divido partes (moi, la Philosophie divine, je gouverne toutes choses avec sagesse; je présente sept arts qui me sont subordonnés) :

La figure principale est surmontée de trois têtes identifiées comme étant l’Éthique, la Logique et la Physique. Elle tient dans la main droite une inscription où l’on peut lire Omnis sapientia a Domino Deo est (« Toute sagesse vient de Dieu »), phrase par laquelle débute le texte biblique de l’Ecclésiaste. Sept fontaines de sagesse s’en écoulent, correspondant aux allégories des Sept Arts Libéraux : Grammaire, Rhétorique, Dialectique, Musique, Arithmétique, Géométrie et Astronomie.

Dans le Ms Cooke (envir. 1400) on lit : Vous devez savoir qu’il y a sept sciences libérales ; grâce à elles, toutes les sciences et techniques de ce monde ont été inventées. L’une d’elles, en particulier, est à la base de toutes les autres, c’est la science de la géométrie. Les sept sciences ont les noms suivants : La première, qu’on appelle fondement des sciences a pour nom grammaire, enseigne à parler correctement et à bien écrire. La deuxième est la rhétorique, elle enseigne à parler avec grâce et beauté.  La troisième est la dialectique qui enseigne à distinguer la vérité du faux et on l’appelle communément l’art de la sophistique. La quatrième s’appelle l’arithmétique, elle enseigne l’art des nombres, comment calculer et faire des comptes de toutes choses. La cinquième, la géométrie, enseigne toutes les dimensions et mesures, et le calcul des poids de toutes sortes. La sixième est la musique qui enseigne l’art de chanter selon des notes par la voix, l’orgue, la trompe, la harpe et tout autre instrument. La septième est l’astronomie qui enseigne le cours du soleil, de la lune et des autres étoiles et planètes du ciel. Seul le Dumfries n°4 (de 1710) retient la théologie comme un des Sept Arts Libéraux.

On trouve, déjà énumérés dans les Old Charges (Régius, Cooke, Grand Loge, William Watson, etc) une description des Sept Arts Libéraux accompagnant le récit d’Euclide. Ainsi, dans le Régius (envir. 1390) : «Grammaire est bien la racine pour qui s’instruit par la lecture ; mais le Savoir-faire est supérieur, ainsi que le fruit de l’arbre vaut plus que la racine. Rhétorique est la beauté du rythme, et la Musique un chant suave ; l’Astronomie dénombre et l’Arithmétique établit l’art des preuves ; la Géométrie est la septième science qui permet de montrer le vrai du faux. Ce sont là les sept sciences, dont l’usage conduit au ciel.»

Les The Old Constitutions belonging to the ancient and honourable Society of free and accepted Masons de Roberts de 1722 commencent par l’évocation de 7 arts libéraux : 1- It’s Grammar that teaches a Man to speak truly, and write truly. 2- It’s Rhetorick that teaches a Man to speak fair, and in subtle terms. 3- It’s Logick that teaches a Man to discern Truth from Fashood. 4- It’s Arithmetick that teaches a Man to accompt, and reckon all manner of numbers. 5- It’s Geometry that teaches Mett and Measure of any thing, and from thence cometh Masonry. 6- It’s Musick that teaches song and voice. 7- It’s Astronomy that teaches to know the course of sun, and other ornaments of heaven : <freemasonry.bcy.ca/history/old_charges/roberts_constitutions_1722.pdf>.

«Le goût des arts libéraux est la troisième qualité requise pour entrer dans notre Ordre, la perfection de ce goût fait l’essence, la fin et l’objet de notre union» (Discours de M. le chevalier de Ramsay prononcé à la loge de Saint-Jean le 26 Xbre, 1736).

Les arts libéraux sont rapprochés des sept vertus de la Franc-maçonnerie: Espérance/Musique, Prudence /Astronomie, Justice/Rhétorique, Force/Géométrie,  Charité/Grammaire, Foi/Arithmétique, Tempérance /Dialectique.

Le symbole de l’escalier rappelle le parcours ardu de l’aspirant à la Connaissance, sa montée du bas vers le haut ne se faisant pas d’un mouvement continu, mais par degrés ou paliers successifs, séparés par des temps d’arrêt. Ce symbole d’ascension par paliers représente le passage d’un plan à un autre, un itinéraire spirituel comportant divers états de conscience, les Sept Arts Libéraux en constituant les dernières marches avant de se trouver sur le parvis du Temple de Salomon (15 marches y menaient).

Si les Arts libéraux sont présentés sous forme d’une énumération semblant les border, leur connaissance nécessite leur évidente intrication. «À l’aide des arts libéraux, la géométrie, entendue comme agent informateur pur et abstrait, serait le lieu privilégié d’une métonymie où figures et raisonnements -d’un ordre purement métaphysique- s’assemblent pour former  un canevas support de l’ensemble des modes représentation matériels (qui ont  recours, pour la plupart d’entre eux à un langage iconique et  métaphorique), enchevêtrant simultanément les arts abstraits et figuratifs, l’architecture et l’orfèvrerie, en se prolongeant jusqu’aux rituels liturgiques et symboliques. Il se pourrait que la géométrie du monde médiéval réside en un lieu  – un nœud – où se croisent les axes du langage, là où les termes linguistiques associent les plans syntagmatique et paradigmatique) avec un troisième axe déterminant : le plan physique.» (Patrizio Ceccarini-Cappuccini, p. 61)

Vous trouverez dans les semaines qui suivent 3 articles pour compléter cette approche qui aborderont le trivium, le quadrivium et la géométrie qui mérite un article à part entière.

Les cinq grandes Obédiences passées aux bancs d’essai par le Midi Libre

Hier, le quotidien Midi Libre titrait : « La franc-maçonnerie dans le Gard : les affinités idéologiques des principales obédiences. » Du Grand Orient traditionnellement ancré à gauche à la Grande Loge Nationale Française, le choix d’une Obédience peut aussi être guidé par des préférences politiques.

Grand Orient de France

La préférence des élus de gauche va au Grand Orient, aux convictions laïques revendiquées. Le GO a défendu l’interdiction du port de la burqa, prône la constitutionnalisation de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, a défendu le mariage pour tous et aspire à voir évoluer les textes sur la fin de vie.

Grande Loge Nationale Française

Issue de la branche dite « anglaise » de la maçonnerie, croire en Dieu pour la GLNF est un prérequis essentiel, bien que les opinions et croyances de chacun sont respectées. Le mouvement attire traditionnellement des élus de droite, des chefs d’entreprise ou des avocats, et tend exclusivement vers des recherches philosophiques, ésotériques et symboliques. Elle proscrit officiellement tout débat politique en interne.

Grande Loge de France

L’Obédience s’interdit de s’occuper des questions politiques ou religieuses. Ses débats philosophiques et spirituels internes se consacrent à l’amélioration de l’homme. Elle tient cependant à son rôle de conservatoire de valeurs, en particulier celles de la République.

Le Droit Humain

Orienté traditionnellement plutôt à gauche, le Droit Humain défend des valeurs humanistes et met en avant une démarche de réflexion. L’obédience non dogmatique, avec ou sans référence au Grand Architecte de l’Univers, fait travailler ses membres sur des sujets de société : l’égalité hommes-femmes, la laïcité, la grande pauvreté, la procréation, la dépendance ou l’école. Ils transmettent leurs propositions aux élus et responsables politiques.

Grande Loge Féminine de France

Résolument à l’écart de toute instrumentalisation et des controverses politiques ou confessionnelles, la GLFF promeut l’indépendance et la liberté de penser de ses membres. L’Obédience féminine mène des combats progressistes en faveur des droits des femmes. Par le passé, elle a été en pointe sur le planning familial, le droit à la contraception et à l’avortement.

Une loge mixte est plus constructive !

La Grande Loge Féminine de France a beau être implantée dans le Gard, les sœurs sont rares sur l’échiquier maçonnique départemental. La majorité d’entre elles sont membres d’obédiences mixtes, à l’instar de la Grande loge Mixte de France ou encore du Droit Humain à laquelle, il y a quelques années encore, appartenait Roselyne Gasco, enseignante et ancienne conseillère régionale socialiste : « Être membre d’une loge 100 % féminine ne m’a jamais intéressée. La société est composée d’hommes et de femmes, je ne vois pas pourquoi la franc-maçonnerie devrait favoriser l’un ou l’autre des deux sexes ! Et puis une loge mixte est toujours plus constructive, les sujets y sont souvent plus ouverts. » 

C’est pour « connaître du monde et échanger autour d’idées que je suis devenue membre du Droit humain », confie celle qui, dix ans plus tard, quittera la franc-maçonnerie car elle « n’y trouvait plus d’intérêt ». « Ma vie avait changé, j’avais déménagé à Montpellier et continuer devenait trop contraignant. » 

Comme de nombreux francs-maçons, l’ancienne élue assure que sa loge « n’entretenait aucun lien avec le monde politique ». Pour autant, elle rappelle que « c’est moi qui ai fait rentrer Françoise Dumas (NDLR : députée LREM de la 1re circonscription) au Droit humain, à une époque où la loge nîmoise comprenait une petite trentaine de membres, autant d’hommes que de femmes, âgés de 35 à 60 ans ».

RENÉ DIEZ

30/05/22 : Rennes – Conférence publique du Grand Maître du GODF

Dans le cadre de son parcours dans toute la France, Georges Sérignac fait une étape importante à Rennes, préfecture de la région Bretagne. Il tiendra une conférence publique le lundi 30 mai à 18h00, à l’auditorium de la maison des associations, 6 cours des alliés à Rennes.

Cette manifestation est organisée par la Loge Gaïa de Rennes.

29 juin 1990 : Fondation de « Gaïa ».

20 avril 1991 : Constitutions accordées par le G∴O∴D∴F∴ à « Gaïa ».

28 septembre 1991 : Installation de « Gaïa ».

le thème de la conférence sera « la Franc-maçonnerie au XXIème siècle ».

réservation de préférence et renseignements :

gaia.godf@gmail.com

Activités bienfaitrices : les membres du Grand Orient du Congo invités à investir dans la cité

De notre confrère congolais adiac-congo.com

En séjour à Brazzaville, le sérénissime Grand Maître du Grand Orient de France, Georges Serignac, a animé, le 10 mai, une conférence publique au cours de laquelle il a demandé aux participants, notamment les membres du Grand Orient du Congo Brazzaville, de participer à l’exécution des œuvres humanitaires. Il a également explicité la place de la franc-maçonnerie dans la société.

L’échange a réuni dans la même salle les membres du Grand Orient du Congo Brazzaville et les profanes. Le sérénissime Grand Maître du Grand Orient de France, Georges Serignac, a signifié que parmi leur mission, il y a l’épanouissement de l’homme et de la cité.

« La Franc-maçonnerie a toujours joué un grand rôle dans la société. C’est un mélange d’idées, un ordre initiatique où l’on célèbre la connaissance à travers la sociabilité, la convivialité, l’entraide et l’amitié. Nous devrons toujours nous engager dans l’émancipation de la cité », a-t-il indiqué.  

 Georges Serignac a démystifié l’énigme selon laquelle la franc-maçonnerie est une secte des personnes inhumaines. Selon lui, ce sont simplement des théories de complots que les adversaires montent nuit et jour pour ternir l’image de la franc-maçonnerie qui est un groupement de personnes éclairées et émancipées spirituellement. Il pense que contrairement à ce qui se dit, cette organisation permet la transformation positive de la cité.