Accueil Blog Page 505

06/10/1887 : Naissance de Le Corbusier, créateur du Modulor

Charles-Édouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier, naît le 6 octobre 1887, dans le canton suisse de Neuchâtel. Suisse, il est naturalisé français. Il s’épanouit dans des domaines variés comme l’architecture, le design, la peinture et l’urbanisme.

Le Corbusier, en 1964 au Stedelijk Museum Sikkensprijzen, Amsterdam.

Il représente le mouvement moderne qui établit une architecture au décor minimal et aux formes géométriques épurées afin de rationaliser l’espace dédié aux logements. Il invente l’unité d’habitations, généralisée durant la période de reconstruction d’après-guerre. Il décède le 27 août 1965, à Roquebrune-Cap-Martin.

Tombe de Le Corbusier à Roquebrune.

Le Corbusier n’était pas maçon, mais son œuvre architecturale ne peut laisser les sœurs et les frères indifférents.

Inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO de l’Œuvre architecturale de Le Corbusier, une contribution exceptionnelle au Mouvement Moderne :

Choisis parmi l’œuvre de Le Corbusier, les dix-sept sites qui composent ce bien en série transnational, réparti sur sept pays, témoignent de l’invention d’un nouveau langage architectural en rupture avec le passé.

Ils ont été réalisés sur un demi-siècle, tout au long de ce que Le Corbusier a nommé une « recherche patiente ». Le Complexe du Capitole à Chandigarh (Inde), le Musée national des Beaux-arts de l’Occident à Tokyo (Japon), la Maison du Docteur Curutchet à La Plata (Argentine) reflètent les solutions que le Mouvement Moderne a cherché à apporter, au cours du XXe siècle, aux enjeux de renouvellement des techniques architecturales, afin de répondre aux besoins de la société. Ces chefs-d’œuvre du génie humain attestent également de l’internationalisation de la pratique architecturale à l’échelle de la planète.

La France compte six œuvres parmi les dix-sept :

Villa La Roche et et Jeanneret.

– Les maisons La Roche et Jeanneret, Paris, 16e arrondissement, 1923-1925

– Villa Savoye, Poissy (Yvelines), 1928

Vue aérienne de la Cité Radieuse située au 280 boulevard Michelet à Marseille 8e arr.

– Cité radieuse, Marseille (Bouches-du-Rhône), 1947

– Couvent de la Tourette, Éveux-sur-Arbresle  (Rhône), 1953

La Chapelle Notre-Dame-du-Haut, à Ronchamp en Haute-Saône.

– Chapelle Notre-Dame-du-Haut, Ronchamp (Haute-Saône), 1950-1955

– Firminy-Vert (Loire), 1958-62

Le Modulor, késako ?

Le Modulor est une notion architecturale inventée par Le Corbusier en 1945. Silhouette humaine standardisée (homme debout levant un bras) servant à concevoir la structure et la taille des unités d’habitation dessinées par l’architecte.

Pièce de 5 frs. suisse commémorant le Modulor.

« Modulor » est un mot-valise construit à partir de « module » et « nombre d’or » : les proportions fixées par le Modulor sont directement liées au nombre d’or. Par exemple, le rapport entre la taille (1,83 m) et la hauteur moyenne du nombril (1,13 m) est égal à 1,619, soit le nombre d’or à un millième près. La taille humaine standard de 1,83 mètre est fondée sur l’observation de l’architecture traditionnelle européenne et de l’utilisation des proportions de cette unité pour élaborer l’harmonie d’une architecture.

En bâtissant l’échelle humaine, le Corbusier rejoint notamment les architectes de la Grèce antique. Comme ceux-ci il aménage l’espace architectural pour que le corps s’y reconnaisse.

Sa réflexion sur le comportement de l’homme, sur l’équilibre des volumes, de leurs dimensions et proportions l’amène à établir une grille de mesures s’appuyant sur le « Nombre d’Or ». C’est avant tout la prise en compte de l’homme, « cet animal qui doit pouvoir s’ébrouer tout à son aise dans l’espace de sa maison », qui guide les choix architecturaux de Le Corbusier.

« La nature est mathématique, les chefs-d’œuvre de l’art sont en consonance avec la nature. Ils expriment les lois de la nature et ils s’en servent ». Voilà bien le credo sur lequel Le Corbusier fonde son action.

Au Modulor va s’ajouter un besoin de normalisation aussi bien en architecture qu’en construction mécanique. Cette normalisation s’impose esthétiquement, « pour plus d’harmonie » et économiquement dans cette phase de reconstruction urgente au lendemain de la guerre. La nécessité est la construction en masse de logements (le Corbusier va jusqu’à parler de « machine à habiter »). Le modulor est ainsi utilisé pour respecter l’échelle humaine. Il apparait aussi comme le moyen de dépasser les deux systèmes de mesure qui divisent la planète.

L’échelle du Modulor suit la progression de Fibonacci, suite qui tend vers le nombre d’or, principe qui va de soi puisque pour Le Corbusier l’ « on a démontré et principalement à la Renaissance que le corps humain obéit à la règle d’or ».

Une juxtaposition de carrés dont les côtés ont pour longueur des nombres successifs de la suite de Fibonacci 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13 et 21.

Pour mémoire la suite de Fibonacci est une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent. Elle commence généralement par les termes 0 et 1 (parfois 1 et 1) et ses premiers termes sont : 0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, etc. (suite A000045 de l’OEIS). Elle doit son nom à Leonardo Fibonacci (v. 1175 – v. 1250), mathématicien italien, qui, dans un problème récréatif posé dans l’ouvrage « Liber abaci » publié en 1202, décrit la croissance d’une population de lapins. Cette suite est fortement liée au nombre d’or, φ (phi). Ce nombre intervient dans l’expression du terme général de la suite. Inversement, la suite de Fibonacci intervient dans l’écriture des réduites de l’expression de φ (phi) en fraction continue : les quotients de deux termes consécutifs de la suite de Fibonacci sont les meilleures approximations du nombre d’or.

Sources : – Dictionnaire encyclopédique de l’architecture moderne et contemporaine Cartonné – 1983 Vittorio Magnano LAMPUGNANI ‘Philippe SERS, 1983) ; Site UNESCO : Wikipédia

Firminy-Vert (Loire), le stade.
Façade sud du couvent Sainte-Marie de La Tourette.
Berlin, le Modulor.

Julius Rutherfoord conserve son contrat de nettoyage avec la GLUA

De notre confrère fmj.co.uk

L’un des plus grands entrepreneurs de nettoyage indépendants de Londres, Julius Rutherfoord, a conservé son contrat avec la United Grand Lodge of England (UGLE – GLUA).

JR&Co a entamé son partenariat avec l’UGLE, l’organe directeur de la franc-maçonnerie, en septembre 2016. La Première Grande Loge a été fondée à Londres en 1717 et est devenue la Grande Loge Unie d’Angleterre en 1813.

Avec un effectif mondial de 175 000 membres et plus de 7 000 Loges, l’UGLE occupe une place d’influence unique. 

Son siège social se trouve au Freemasons’ Hall, un superbe bâtiment Art déco classé Grade II* qui se dresse fièrement sur Great Queen Street à Covent Garden, Londres.

Le maintien du contrat permettra à JR&Co de continuer à fournir des services de nettoyage et de toilettes au point chaud de Covent Garden. Le renouvellement a été attribué en raison de la capacité de l’entreprise à offrir et à exceller en matière de service à la clientèle ; son approche proactive du nettoyage et la flexibilité dont elle fait preuve dans son offre de services au quotidien.

Richard Jewitt, directeur des services du bâtiment chez UGLE, a déclaré : « Nous sommes très heureux que JR&Co ait été reconduit dans nos fonctions de nettoyeur sous contrat. Au cours des sept dernières années, son équipe sur place a constamment respecté des normes très élevées pour nous, jour après jour, et a pris soin de notre bâtiment unique, afin qu’il soit toujours propre et toujours beau.

Le directeur général de JR&Co, Chris Jarvis, a déclaré : « La satisfaction du client compte beaucoup pour nous chez JR&Co. Nous nous sommes bâtis une réputation de leader sur le marché grâce à notre connaissance de nos clients, de leurs activités et de leurs besoins. Il n’y a pas de plus grand soutien de la part d’un client qu’une prolongation de contrat, car cela démontre la valeur qu’il nous accorde en tant que membre de sa propre équipe.

Musée du Compagnonnage : Ouverture de la nouvelle billetterie-boutique

La nouvelle billetterie-boutique du musée du Compagnonnage ouvre ses portes, rue Nationale à Tours (Indre-et-Loire).

Dans le cadre des travaux du haut de la rue Nationale, la boutique du musée du Compagnonnage est fermée depuis 2016 puis elle a détruite. De façon provisoire, l’accès au musée se faisait alors par la cour du cloître et les escaliers du parvis de l’église Saint-Julien.

Municipal et classé « Musée de France », le musée du Compagnonnage présente des collections exceptionnelles. Chefs-d’œuvre collectifs du 19e siècle, chefs-d’œuvre de patience, les chefs-d ‘œuvres qui sont exécutés en vue de la réception, mais aussi les attributs des Compagnons (cannes, gourdes, couleurs), des tableaux souvenirs, des outils, des archives, les traditions et les œuvres des Compagnons du tour de France, depuis leurs origines jusqu’à nos jours sont représentés.

Des animations périodiques, des expositions, des visites thématiques, des activités pour les enfants en font un lieu vivant. Les collections, notamment les œuvres contemporaines, sont souvent renouvelées.

Le Compagnonnage est inscrit par l’Unesco au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

La toute nouvelle billetterie d’environ 100 mètres carrés

La reconstruction du linéaire du haut de la rue à compter de 2019, puis l’achat d’un local par la Ville, a permis d’entamer des travaux d’installation d’une toute nouvelle billetterie à l’emplacement de l’ancienne.

Le visiteur progresse vers le musée en passant par plusieurs espaces : la billetterie, la boutique puis une galerie vitrée qui abrite un espace d’attente et de mise en consigne des sacs, offrant en plus une vue saisissante sur l’abbaye Saint-Julien.

La boutique est lumineuse, épurée. De grandes voiles en châtaignier scandent l’espace pour rappeler la charpente médiévale de la grande salle d’exposition, et lui confère un aspect très chaleureux.

Le contenu de la boutique fait aussi en partie peau neuve : le musée s’inscrit dans une démarche de développement durable et de valorisation des savoir-faire en sélectionnant de nouveaux produits : produits artisanaux, fabriqués en France voire en Touraine, issus de matériaux de qualité, en circuit-courts…

Réalisé avec les Compagnons du Tour de France

Le musée et l’architecte se sont associés à la Fédération des Compagnons du Tour de France pour imaginer et réaliser un mobilier sur-mesure, en bois, qui est un beau clin d’œil aux savoir-faire mis en valeur dans le musée.

Ainsi, 4 Centres de formations et lycées de la Fédération ont participé à la conception et à la fabrication de la banque accueil, du meuble présentoir de la boutique, du meuble des casiers consignes et des bancs : Orléans, Limoges, Grenoble et Mouchard.

Une exposition photographique des chantiers dans ces 4 établissements sera présentée à partir du 14 octobre et durant quelques mois dans la nouvelle boutique.

En 2024, cet ensemble sera complété par une peinture murale réalisés par des compagnons peintres issus de l’Union Compagnonnique et de la Fédération des Compagnons du Tour de France.

Mme Virginie Tostain, photo®J-H.Machinal.

Retrouvez l' »Entretien exclusif avec Mme Virginie Tostain, directrice du musée du Compagnonnage de Tours » du 7 novembre 2022.

Sources : Mon Actu ; Agence de Presse APEI : Musée du Compagnonnage, Photos © Yonnel Ghernaouti, YG

Enseigne originelle du musée du Compagnonnage, réalisée par Pierre Reynal, dit « Corrézien la Fraternité » de l’Union Compagnonnique des Compagnons du Tour de France Des Devoirs Unis. Œuvre d’art volée au début des années 2000. 4e de couverture du guide du visiteur du musée.

Histoire du Rite écossais ancien et accepté

Le Rite écossais ancien et accepté (REAA) est un rite maçonnique fondé en 1801 à Charleston aux États-Unis sous l’impulsion des frères John Mitchell et Frederic Dalcho, sur la base des Grandes Constitutions de 1786, attribuées à Frédéric II de Prusse. Le rite ne comporte à l’origine que des hauts grades maçonniques.

Il est composé actuellement de 33 degrés et il est le plus souvent pratiqué dans le cadre de deux organismes complémentaires et distincts : une obédience maçonnique qui fédère des loges des trois premiers grades de la franc-maçonnerie et une « juridiction » des hauts grades maçonniques dirigée par un « Suprême Conseil », qui regroupe des ateliers du 4e au 33e degré.

Histoire

Premières références au degré de « Maître écossais »

Un modèle de tablier au grade de « maître » du Rite écossais ancien et accepté.

On trouve dès 1733 la trace d’une loge de Temple Bar, à Londres, ayant conféré le degré de « Maître écossais » (« Scots Master » ou « Scotch Master »). Il fut également conféré dans une loge de Bath en 1735 et dans la loge « française » « St George de l’Observance » no 49 de Covent Garden, en 1736.

Influence Jacobite : mythe ou réalité ?

La littérature maçonnique abonde en référence aux jacobites. Elles ont cependant l’inconvénient d’être contradictoires, en sorte que les opinions divergent. Tantôt on affirme que l’influence des jacobites sur la naissance des hauts grades est nulle, si bien qu’elle participe du mythe ; tantôt on la juge réelle, voire déterminante.

La cathédrale de rite écossais d’Indianapolis construite entre 1927 et 1929. Il s’agit du plus grand édifice maçonnique des États-Unis.

Les partisans de la thèse mythologique estiment que la source des malentendus réside dans une remarque imprudente faite par John Noorthouk en 1784 dans le livre des Constitutions de la première Grande Loge de Londres. Il y était déclaré sans preuve que le roi Charles II (frère aîné et prédécesseur de Jacques II) fut fait franc-maçon aux Provinces-Unies durant son exil (1649-1660). Il est aujourd’hui clair qu’à cette époque il n’existait pas encore de loges de francs-maçons sur le continent. Cette remarque visait certainement à flatter la fraternité par la revendication de l’appartenance d’un ancien monarque. Cette légende fut embellie par John Robison (1739–1805), professeur de philosophie à l’Université d’Édimbourg, dans un ouvrage antimaçonnique publié en 1797.

Il n’empêche qu’avant les déclarations de Noorthouk plusieurs allusions au rôle des jacobites se retrouvent dans les archives, et les plus importantes sont contenues dans la correspondance échangée entre 1777 et 1783 par le baron danois von Wachter et le prince Charles Édouard Stuart, fils de Jacques III Stuart, lui-même neveu de Charles II. Dans un mémoire rédigé le 21 septembre 1777 par Wachter et approuvé par Charles Édouard, celui-ci dit très clairement que « plusieurs hommes illustres de sa maison [comprendre : la maison des Stuart] ont été maçons ». À l’époque, la mission de Wachter est justement de savoir quelle est la part jouée par les jacobites dans la création de la franc-maçonnerie en général, et des hauts grades en particulier, surtout ceux à sensibilité « templière ». De la même façon, en 1767, un an après la mort de Jacques III survenue à Rome, le comte de Clermont, grand maître de la Grande Loge de France, reconnaît dans une lettre au marquis de Gages que Jacques III, qu’il appelle le « prince Édouard », selon une habitude acquise depuis le séjour de celui-ci à Saint-Germain-en-Laye, jusqu’en 1713, fut le principal dignitaire des hauts grades, et que la Royale Loge (sic) qui fonctionna longtemps en France le fut en référence à sa personne.

Au milieu du xixe siècle, le célèbre auteur maçonnique anglais George Oliver (1782-1867), dans son ouvrage Historical landmarks déclare que le roi Charles II assistait régulièrement à des tenues maçonniques. Il est possible d’en douter, bien que des auteurs maçonniques français le confirment, comme Jean-Marie Ragon (1781-1862) et Emmanuel Rebold, ce dernier imaginant même de toutes pièces une création des hauts grades au sein de la loge Canongate Kilwinning d’Edimbourg. Mais la réfutation de cette extrapolation est une chose ; autre chose est le fait que les premiers hauts grades se focalisent tout de même sur des références constantes aux Stuarts. Ainsi, celui de la Voûte Sacrée, qui correspond en version anglaise au Royal Arch, fait explicitement référence à Jacques Ier, père de Charles II.

Étienne Morin et son rite en 25 degrés

Un négociant français nommé Étienne Morin, qui avait été reçu dans la franc-maçonnerie des hauts grades depuis 1744, fonda une « Loge écossaise » au Cap Français, au nord de la colonie de Saint-Domingue. Le 27 août 1761, à Paris, Morin reçut une patente signée des officiers de la Grande Loge le nommant « Grand Inspecteur pour toutes les parties du Monde ». Des copies plus tardives de cette patente, qui ne visait probablement à l’origine que les loges symboliques, semblent avoir été embellies, peut-être par Morin lui-même, afin de mieux assurer sa prééminence sur les loges de hauts grades des Antilles.

Morin pratiquait un rite nommé « Rite du royal secret » en 25 degrés dont le plus haut se nommait « Sublime Prince du Royal Secret » et qui découlait peut-être lui-même du rite pratiqué à Paris par le « Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident ».

Morin retourne à Saint Domingue en 1762 ou 1763 et, grâce à sa patente, constitue progressivement des loges de tous grades à travers les Antilles et l’Amérique du Nord. Il crée en particulier en 1770 un « Grand Chapitre » de son rite à Kingston, Jamaïque, où il meurt en 1771.

Henry Andrew Francken et ses manuscrits

Manuscrit d’Henry Andrew Francken titré « À la Gloire du Grand Architecte de l’Univers ».

L’homme qui aida le plus Morin à diffuser son rite dans le Nouveau Monde fut un Hollandais naturalisé anglais nommé Henry Andrew Francken. Morin le nomma Député Grand Inspecteur Général dès son retour aux Antilles. Francken travaille en étroite collaboration avec lui et, en 1771, rédige un manuscrit contenant les rituels du 15e au 25e degré. Il rédige au moins deux autres manuscrits, le premier en 1783 et le second vers 1786, qui contiennent tous les degrés du 4e au 25e.

Une loge « Parfaits d’Écosse » fut créée le 12 avril 1764 à la Nouvelle Orléans. Ce fut le premier atelier de hauts grades sur le continent nord-américain. Son existence fut brève car le Traité de Paris avait cédé en 1763 la Nouvelle Orléans à l’Espagne catholique et hostile à la franc-maçonnerie : toute activité maçonnique semble cesser à la Nouvelle Orléans jusque dans les années 1790.

Francken s’installe à New York en 1767 où il reçoit une patente, datée du 26 décembre 1767, pour la formation d’une loge de Perfection à Albany, ce qui lui permet de conférer les degrés de perfection (du 4e au 14e) pour la première fois dans les treize colonies britanniques. Cette patente ainsi que les minutes des premiers travaux de cette loge sont actuellement dans les archives du Suprême Conseil de la Juridiction Nord des États-Unis6.

Pendant son séjour à New York, Francken communique aussi ces degrés à un homme d’affaires, Moses Michael Hays, qu’il nomme Inspecteur Général Adjoint (DIG: Deputy Inspector General). En 1781, Hays nomme à son tour huit autres Inspecteurs Généraux Adjoints, dont quatre jouèrent plus tard un rôle notable dans la fondation du Rite écossais ancien et accepté en Caroline du Sud :

  • Isaac Da Costa Sr., D.I.G. for South Carolina
  • Abraham Forst, D.I.G. for Virginia
  • Joseph M. Myers, D.I.G. for Maryland
  • Barend M. Spitzer, D.I.G. for Georgia

Da Costa retourna en février 1783 à Charleston, Caroline du Sud, et y établit une « Sublime Grande Loge de Perfection ». À sa mort, en novembre 1783, Hays nomma Myers son successeur. Rejoint par Forst et Spitzer, Myers créa huit degrés supplémentaires à Charleston.

Naissance du Rite écossais ancien et accepté

« House of the Temple », « Home of The Supreme Council, 33e » est la Maison du Temple de la Juridiction Sud du REAA, Washington D.C., États-Unis.

Bien que les trente-trois degrés aient été ainsi déjà créés, le Rite écossais ancien et accepté ne fut constitué qu’avec la fondation du premier Suprême Conseil, le Suprême Conseil de la Juridiction Sud à Charleston, en mai 1801, sous l’impulsion de John Mitchell et Frederic Dalcho.

C’est avec des patentes de ce premier Suprême Conseil que furent progressivement constitués tous les autres Suprêmes Conseils du monde, comme :

  • le Suprême Conseil du 33e degré en France (nom exact de l’organisme à l’époque), en 1804.
  • le Suprême Conseil de la Juridiction Nord des États-Unis, en 1813.
  • le Suprême Conseil d’Angleterre et du Pays de Galles, en 1845.

Albert Pike et le REAA aux États-Unis

Pike, revêtu des décors maçonniques de Grand Commandeur du Rite écossais ancien et accepté.

Né à Boston, dans le Massachusetts, le 29 décembre 1809, Albert Pike est souvent considéré aux États-Unis comme étant l’homme qui fit le plus pour le succès du REAA, le faisant passer du stade de rite maçonnique assez obscur au milieu du xixe siècle à la fraternité internationale qu’il est devenu. Pike reçut tous les grades du 4e au 32e de l’historien maçonnique américain Albert Mackey en mars 1853 à Charleston, Caroline du Sud et la même année fut nommé Inspecteur adjoint (Deputy Inspector) pour l’Arkansas.

À cette époque, les degrés étaient encore dans une forme rudimentaire et le plus souvent ne contenaient qu’une brève légende accompagnée de quelques détails, mais le plus souvent sans véritable rituel d’initiation. En 1855, le Suprême Conseil de la Juridiction Sud nomma un comité chargé de préparer des rituels complets du 4e au 32e degré. Ce comité fut composé d’Albert G. Mackey, John H. Honour, W. S. Rockwell, C. Samory et Albert Pike, mais c’est Albert Pike qui fit l’essentiel du travail.

En mars 1858, Pike fut élu membre du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des États-Unis et devint son Grand Commandeur en janvier 1859. La guerre de Sécession interrompit son travail sur les rituels du rite écossais. Après la guerre, il partit pour Washington et en 1868 il termina son travail de révision des rituels.

Pike écrivit aussi des conférences pour l’ensemble des degrés qu’il publia en 1871 sous le titre Morales et Dogme du Rite écossais ancien et accepté.

Histoire du REAA en France

Le Rite écossais ancien et accepté est apparu en France grâce au frère Grasse-Tilly en 1804, alors qu’il revenait des « Isles d’Amérique ». Il fonda le premier Suprême Conseil en France cette même année.

Un traité d’union en décembre 1804 est signé entre le Grand Orient de France et le Suprême Conseil du 33e degré en France. Il est dit que « Le Grand Orient unit à lui » le Suprême Conseil de France. L’accord fut dans les faits appliqué jusqu’en 1814. Grâce à ce traité, le Grand Orient de France s’approprie le Rite écossais ancien et accepté.

De 1805 à 1814 le Grand Orient de France administre les 18 premiers degrés du rite, laissant au Suprême Conseil de France le soin d’administrer les 15 autres, du 19e au 33e. En 1815 cinq des dirigeants du Suprême Conseil fondent au Grand Orient de France le Suprême Conseil des Rites. Le premier Suprême Conseil en France tombe en sommeil de 1815 à 1821.

Le Suprême Conseil des Isles d’Amérique (fondé en 1802 par Grasse-Tilly, réveillé par Delahogue vers 1810) réveilla en 1821 le Suprême Conseil pour le 33e degré en France et ils fusionnèrent en une seule organisation : Le Suprême Conseil de France. Il s’érige en puissance maçonnique indépendante et souveraine. Il crée des loges symboliques (celles qui sont composées des trois premiers degrés et qui se fédèrent normalement au sein d’une Grande Loge ou d’un Grand Orient).

Bijou des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33e et dernier degré du Suprême Conseil Grand Collège du Rite écossais ancien et accepté du Grand Orient de France.

En 1894, le Suprême Conseil de France créa la Grande Loge de France dont l’autonomie devient une complète indépendance en 1904 lorsque le Suprême Conseil de France renonce à délivrer les patentes constitutives des nouvelles loges. Le Suprême Conseil de France se considère cependant toujours comme gardien de la cohérence de l’ensemble des 33 degrés du Rite et les relations entre les deux structures restent étroites comme en témoignent les deux tenues communes qu’elles organisent chaque année.

En 1899 est créé un Suprême Conseil indépendant en réponse à l’aspiration de mixité en franc-maçonnerie. Cette organisation devient le Suprême Conseil Universel de l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain » en 1901 après la transformation de la Grande Loge symbolique écossaise de France le Droit humain, elle-même fondée le 4 avril 1893 par Georges Martin et Maria Deraismes. Les principes et la méthode de travail adoptés par cette obédience correspondent aux « Grandes Constitutions Écossaises » de 1786, révisés par le convent des Suprêmes Conseils Écossais de différents pays réunis au Convent de Lausanne en 1875, et ont été adaptés au besoin de mixité du 1er au 33e degré.

En 1964, le Souverain Grand Commandeur Charles Riandey, accompagné de 400 à 500 membres de la juridiction, quitte le Suprême Conseil de France et rejoint la Grande Loge nationale française en estimant que, du fait de sa démission et bien que le Suprême Conseil de France ait continué à travailler sans lui, il n’existait plus de Suprême Conseil en France. Il se fait ensuite ré-initier à Amsterdam aux 33 degrés du rite puis fonde avec l’appui du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des États-Unis un nouveau Suprême Conseil, dénommé « Suprême Conseil pour la France », seul à être reconnu par les Suprêmes Conseils des États-Unis après avoir été désigné au convent de Barranquilla (1970) comme seule autorité du Rite écossais pour la France par le plus vieux Suprême Conseil du monde : le Suprême Conseil de la Juridiction Sud des États-Unis.

Principaux Suprêmes Conseils présents en France en 2014 :

  • le Suprême Conseil de France (issu du Suprême Conseil de 1804 puis réveillé en 1821 par le Suprême Conseil dit « des Isles d’Amérique » fondé en 1802 à Saint-Domingue), souché sur la Grande Loge de France ;
  • le Suprême Conseil Grand Collège du Rite écossais ancien accepté (issu du Suprême Conseil de 1804, constitué en 1815), souché sur le Grand Orient de France ;
  • le Suprême Conseil pour la France (issu du Suprême Conseil des Pays-Bas, constitué en 1965), dont la quasi-totalité des membres sont issus de la Grande Loge nationale française et de la Grande Loge de l’Alliance maçonnique française ;
  • le Suprême Conseil National de France, constitué en 2014, souché sur la Grande Loge nationale française ;
  • le Suprême Conseil Universel de l’Ordre international maçonnique mixte « Le Droit Humain » créé en mai 1899 et qui prend son nom définitif en 1901. Son siège est situé à Paris.

Organisation

Le Rite écossais ancien et accepté est un rite comprenant 33 degrés. Les trois premiers sont administrés par les « loges bleues » ou « loges symboliques ». Ces ateliers sont de loin les plus nombreux. Les trente suivants (du 4e au 33e), les hauts grades – développement et complément des trois premiers – sont administrés par des « Suprêmes Conseils du 33e et dernier degré du Rite écossais ancien et accepté ».

Suprêmes Conseils du REAA

Le Rite écossais ancien et accepté est dirigé dans chaque pays par un Suprême Conseil (en théorie, il ne devrait y en avoir qu’un seul par pays, ce qui dans les faits n’est pas le cas. Ainsi, aux États-Unis il existe plusieurs suprêmes conseils reconnus dans la sphère anglo-saxonne). Il n’existe théoriquement pas de gouvernement mondial du REAA, chaque suprême conseil étant souverain dans sa juridiction. Cependant, certains suprêmes conseils ont une influence politique plus forte que d’autres.

En Europe, onze obédiences pratiquant les trois premiers degrés du Rite écossais ancien et accepté se sont associées au sein de la Confédération des grandes loges unies d’Europe.

Fondements constitutionnels

Les suprêmes conseils reposent sur les constitutions signées en Prusse et en France le 7 septembre de 1762 et les grandes constitutions de 1786. Ces textes fondateurs confèrent leurs caractéristiques et entité aux suprêmes conseils.

  • Les constitutions de Bordeaux de 1762 : elles structurent le système initiatique du « Rite du royal secret ». Le rite est divisé en 25 degrés et en 7 classes et comprend une répartition des pouvoirs visant à créer un centre souverain dont dépend tout le rite.
  • Les Grandes Constitutions de Berlin de 1786 : seules lois fondamentales, elles sont attribuées à Frédéric II de Prusse. Cet ensemble de prescriptions ordonne la hiérarchie en 33 degrés, affirme les valeurs essentielles du REAA et apporte la devise : « Ordo ab Chao, Deus Meumque Jus » – « l’Ordre naît du Désordre, Dieu et Mon Droit ». Tous les suprêmes conseils, régulièrement établis dans le monde, travaillent ainsi « À la Gloire du Grand Architecte de l’Univers ».

En 1875, les constitutions furent révisées lors du convent international des suprêmes conseils réunis à Lausanne.

33 degrés du REAA

Il n’existe pas en franc-maçonnerie de grade supérieur au troisième degré, celui de maître maçon. Un des principes fondamentaux de la « régularité maçonnique » est que tous les maîtres maçons soient placés sur un pied d’égalité, sans considération de position sociale ou d’appartenance à d’autres degrés maçonniques. C’est pourquoi les degrés d’un numéro supérieur au troisième doivent être considérés comme des degrés « latéraux » (side degrees des anglo-saxons), grades d’instruction ou de perfectionnement, et non pas comme des grades « supérieurs », c’est-à-dire impliquant un pouvoir particulier dont pourrait se prévaloir un maître maçon pour se prétendre au-dessus des autres.

Dans de nombreux pays, les trois premiers degrés peuvent être pratiqués à un autre rite que le REAA avant l’accès aux grades suivants de celui-ci.

Bijou maçonnique en argent et émail de Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur.
Diplôme de grade maçonnique
Bijou maçonnique du 18º, grade Souverain Prince Chevalier Rose + Croix
Degré n°TitreJur. Sud FranceBelgiqueAngleterreJur. Nord
1ApprentiLoge symbolique
(dans certains pays,
ces degrés sont pratiqués à un autre rite)
2Compagnon
3Maître
4Maître SecretLoge de Perfection (ateliers verts)ChapitreChapterLodge of Perfection
5Maître Parfait
6Secrétaire Intime
7Prévôt et Juge
8Intendant des Bâtiments
9Maître Élu des Neuf
10Illustre Élu des Quinze
11Sublime Chevalier Élu
12Grand Maître Architecte
13Chevalier de Royal Arche
14Grand Élu Parfait et Sublime maçon ou Grand Élu de la Voûte Sacrée
15Chevalier d’Orient ou de l’ÉpéeChapitre (ateliers rouges)Council
16Prince de Jérusalem
17Chevalier d’Orient et d’OccidentChapter
18Souverain Prince Chevalier Rose + Croix
19Grand PontifeAréopage ou Council (ateliers noirs)AréopageSupreme CouncilConsistory
20Maître Ad Vitam
21Chevalier Prussien
22Prince du Liban
23Chef du Tabernacle
24Prince du Tabernacle
25Chevalier du Serpent d’Airain
26Prince de Mercy
27Grand Commandeur du Temple
28Chevalier du Soleil
29Grand Écossais de Saint-André d’Écosse
30Chevalier Kadosh
31Grand Inspecteur InquisiteurSouverain tribunalConsistoire
32Sublime Prince du Royal SecretConsistoire
33Souverain Grand Inspecteur GénéralConseil suprêmeConseil suprêmeSupreme Council

Exceptions, particularités et désaccords

  • L’indépendance des grades symboliques (1er-3e) et des hauts grades (4e-33e) n’a pas toujours été aussi clairement établie qu’à l’heure actuelle, notamment en France et en Belgique, lorsque les loges symboliques pratiquent le Rite écossais ancien et accepté dès le premier degré. De nos jours, les rituels de certains hauts grades mentionnent encore l’existence de « prérogatives » datant de leur origine, donc antérieures à la constitution du Rite Écossais Ancien et Accepté.
  • Le nom même du REAA a parfois légèrement varié, certains auteurs ainsi que la Juridiction Nord des États-Unis utilisant parfois l’expression « Ancient Accepted Scottish Rite » (sans le and), traduite en français par « Rite écossais ancien accepté » avec l’idée d’une « ancienne acceptation » du rite.

Dans de nombreuses juridictions, il existe également des particularités, généralement minimes, mais parfois plus importantes. Elles concernent principalement les degrés qui sont réellement pratiqués, les autres degrés étant transmis par « communication », suivant l’usage fréquent du xviiie siècle, c’est-à-dire sans que le rituel du degré ne soit réellement pratiqué.

  • En Angleterre
    • Le rite s’appelle généralement « Rite ancien et accepté » (sans l’adjectif « écossais »). Il impose la pratique de la foi chrétienne (« must profess the Trinitarian Christian faith »). On le pratique seulement au 18e degré. Le 30e est réservé aux anciens présidents de chapitres. Les degrés au-delà du 30e ne sont conférés qu’à un très petit nombre de personnes. On compte 27 000 membres du Suprême Conseil sur les 400 000 membres de la Grande Loge unie d’Angleterre.
    • Le Rite écossais ancien et accepté est également pratiqué du 1er au 33e degré par le Droit humain du Royaume-Uni et du 1er degré au 3e degré par la loge masculine The White Swan, No 1348 de la Grande Loge de France à Londres ainsi que par la loge mixte Marco Polo de la Grande Loge d’Italie.
  • En Écosse, on pratique les 18e, 30e degrés. Au-delà, on procède comme en Angleterre.
  • En France et en Belgique, suivant les juridictions, on pratique et on initie généralement aux 4e, 9e, 12e, 13e, 14e, 15e, 17e, 18e, 22e, 26e, 28e, 30e, 31e, 32e et 33e degrés. Dans certaines juridictions belges, on initie également aux 5e et 29e degrés. Des différences quant au nombre de grades pratiqués existent d’une juridiction et d’un pays à l’autre. En règle générale, les juridictions françaises pratiquent moins de degrés d’aréopage que les juridictions belges et privilégient les degrés capitulaires.
  • Aux États-Unis, la Juridiction Nord a réformé ses pratiques de manière assez notable en 2004 et en 2006: le nom de 21 des 33 degrés, en particulier, a été changé. Par ailleurs, le système nord-américain est beaucoup plus rapide que dans d’autres pays, puisqu’il permet d’atteindre le 32e degré en très peu d’années alors qu’en Europe et en Amérique du Sud, une telle progression requiert une pratique assidue de plus d’une vingtaine d’années. Pour cette raison, plusieurs juridictions européennes et sud-américaines ne reconnaissent pas automatiquement les hauts grades reçus par leurs membres à l’occasion d’un séjour aux États-Unis.

Source Wikipedia

Conférence « Si tu veux la paix… » à Bourges le 11 novembre 2023

  • Les loges berruyères de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN organisent à une conférence-débat intitulée « Si tu veux la paix… » animée par Gabriel GALICE, président de la Fondation GIPRI, Institut International de Recherches pour la Paix de Genève.
  • Samedi 11 novembre 2023 dès 18 h – Archives Départementales –  Rue Heurtault de Lamerville – Bourges – Entrée libre et gratuite
  • Un verre de l’amitié sera servi à l’issu de la conférence. Possible visite du Musée de la Résistance et de la Déportation dès 17h15
  • En savoir plus via ce lien https://urlz.fr/nR4h

Une fin et un début de semaine très Grand Orient de France !

Si 356 km séparent Saint-Denis, sous-préfecture du département de la Seine-Saint-Denis, à Ancenis, une cité qui fait partie des Marches de Bretagne, à mi-chemin entre Angers et Nantes, c’est un bel et même esprit très GODF qui régnait en fin de semaine dernière !

Réunion GODF à Orée-d’Anjou (44) – Photo Guy

C’est ainsi que le 26 septembre, nous consacrions un article au Cercle Reconnaissance et Amitié, datant de 1803, sur 27/09/23 : « La franc-maçonnerie en Pays d’Ancenis », à Orée-d’Anjou (44)

Elle avait pour objet de mieux faire connaître la franc-maçonnerie en général et celle du Grand Orient de France en particulier. Il fallait jouer des coudes (photo à l’appui) pour trouver un siège… et assister à ce que tout le monde a reconnu pour être un franc succès.

Un GODF très dynamique dans cette belle région puisque déjà en 2022 nous avions consacré un article à Ancenis avec 6/04/22 : Conférence publique du GODF à Ancenis-Saint-Géréon (44). Cette fois-là, c’était Philippe Foussier, Grand Maître du Grand Orient de France (2017-2018), qui nous entretenait de « Face aux passions identitaires- l’idéal universaliste ».

Bourse du Travail, salle Marcel Paul.

À Saint-Denis, au cœur des Jeux olympiques et paralympiques de 2024,  la population dionysienne était venue en nombre pour écouter Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France (2020-2023),qui, à peine descendu de charge, était toujours sur le chantier.

Une belle manière de (re)construire le Temple !

C’est au sein de la Bourse du Travail – salle Marcel Paul, syndicaliste, militant communiste et ministre du général de Gaulle en 1945 –, un bâtiment construit en 1983, que s’est tenue une grande conférence publique à l’occasion des 250 ans du Grand Orient de France.

« La franc-maçonnerie d’hier et d’aujourd’hui, entre tradition et modernité », c’est permettre d’explorer les racines historiques de la franc-maçonnerie et de découvrir comment elle se réinvente pour relever les défis du monde moderne.

Les loges du GODF à l’orient de Saint-Denis dont La Cité Nouvelle, créée en 1964, Les Compagnons Réunis, en 1980 et L’Union Philanthropique, fondée en 1839, représentées par leurs vénérables maîtres, ont magnifiquement œuvrées pour cette manifestation ouverte à tous puissent se tenir.

Mathieu Hanotin, en 2014.

En présence de Mathieu Hanotin qui, à l’issue des élections municipales de 2020, est élu maire de Saint-Denis et président de l’établissement public territorial Plaine Commune. Il prononça un très beau discours républicain, notamment sur les valeurs de notre devise « Liberté-Égalité-Fraternité », et la laïcité, fondement de notre droit mais aussi sur la transmission de ces valeurs (laïcité, citoyenneté,  lutte contre toutes les formes de discrimination, etc.).

Stéphane Peu (réseau social X, anciennement Twitter).

Quant à Stéphane Peu, député de la 2e circonscription de la Seine-Saint-Denis depuis 2017, sensible à l’honneur qui lui est fait de s’exprimer devant une si nombreuse assistance, à la fois comme parlementaire mais aussi comme militant communiste, nous parle de ce que les familles de pensée ( communiste et maçonnique) ont en commun reliant le mouvement des idées à celui de la transformation sociale. Il nous rappela les heures sombres de notre histoire et des fusillés du 2 octobre 1943 ou communistes et francs-maçons tombèrent sous les mêmes balles de l’occupant nazi. Puis nous entretient de tout un engament pour l’épanouissement humain. Un très beau discours à dominante historique et républicain.

Sceau du GODF.

Tout comme l’intervention du premier édile de Saint-Denis, celle du député fut chaleureusement applaudie.

Pierre Ouzoulias.

Nous notions, parmi le public, la présence du sénateur des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias, petit-fils de résistant, qui est à l’origine de l’entrée des résistants Missak Manouchian poète, syndicaliste et journaliste, fusillé en 1944 au Mont-Valérien (Suresnes), et de son épouse Mélinée, agente de liaison pendant la guerre au Panthéon.

Philippe Guglielmi.

Ainsi que celle de Philippe Guglielmi, Grand Maître du Grand Orient de France de 1997 à 1999 et qui, depuis 2015, est élu à la tête du Grand Chapitre général – Rite Français du Grand Orient de France.

Georges Sérignac, très heureux d’être à Saint-Denis, note l’enjeu au sens noble et républicain du terme, celui aussi de l’avenir, que représente de la ville de Saint-Denis doit pouvoir faire que la franc-maçonnerie puisse jouer pleinement son rôle et occuper toute la place qui lui revient. Il souligne l’importance de telles conférences qui permettent d’échanger sur l’avenir, le rôle et la façon de faire de la franc-maçonnerie avec ceux qui ne sont pas francs-maçons mais aussi de mettre à mal toutes les balivernes qui sont répandues sur elle… Georges Sérignac précise qu’au Grand Orient de France, la franc-maçonnerie est une voie d’engagement. Ce n’est ni un loisir, ni un club service.

Georges Sérignac.

Il pose la question de savoir, entre tradition et modernité, si la franc-maçonnerie et ses valeurs sont-elles encore de notre temps.

Vous l’avez compris, Georges Sérignac devant réaliser un certain nombre de conférences dans les mois à venir partout dans l’hexagone – il sera le 14 octobre prochain au vauréal (95) sur « Citoyenneté : pourquoi les francs-maçons s’engagent-ils ? », nous ne déflorerons pas la thématique développées dans ses riches propos et nous vous invitons à venir l’entendre.

Pour un exposé, il fut brillant ! Photos Saint-Denis © Bruno Farat

Puis un dimanche 1er octobre, sur France culture dans l’excellente émission « Divers aspects de la pensée contemporaine », le Grand Maître Guillaume Trichard sur « Le Grand Orient de France, sentinelle de la République », avec Alexis Lacroix et Fabrice Million.

Le Grand Maître présente les objectifs de la principale obédience française, insistant sur le rôle de « vigie », mais aussi de « sentinelle » du GO… « Dans cette conversation, c’est une ligne programmatique résolument humaniste qu’il dessine – une ligne de résistance tant aux régressions identitaires qu’aux atteintes aux droits de l’homme ».

Pour (ré)écouter, c’est ICI.

Enfin, ce mardi 3 octobre, c’est sur X, nouveau nom de Twitter qui permet de suivre toute l’actualité en direct et d’être informé de toute l’info en continu, en images et en vidéos, que nous apprenons que Guillaume Trichard, grand maître du GODF était reçu au 57 de la rue de Varenne, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, en l’Hôtel de Matignon, résidence officielle du Premier ministre Mme Élisabeth Borne. À l’invitation de celle-ci, il a abordé les attentes des francs-maçons du GODF et renouvelé l’attachement de l’obédience à la République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Rappelons que la République indivisible, laïque, démocratique et sociale est une dénomination que nous trouvons au sein de l’article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958.  Telle est l’affirmation solennelle qui, en une formule, résume les quatre piliers de l’esprit républicain. (Source photos @Elisabeth_Borne ou @GODFOfficiel).

Les Compagnons Réunis- YG
La Citée Nouvelle – YG.
L’Union Philanthropique – YG.

Les vacances d’automne au Friedenstein pour les amateurs de Franc-maçonnerie

De notre confrère allemand oscar-am-freitag.de

Concevoir des armoiries ou décrypter les mystères et symboles mystérieux des francs-maçons ?

Du 5 au 12 octobre 2023 au Château Friedenstein et au Musée Ducal Gotha.

Les vacances d’automne approchent à grands pas et avec elles un programme de vacances varié sur le Friedenstein : les jeunes visiteurs peuvent pratiquer l’héraldique, découvrir les mystères et les symboles mystérieux des francs-maçons ou découvrir le monde des dinosaures préhistoriques.

Joséphine Doege, médiatrice culturelle à Friedenstein, vous invite à explorer les mystères de l’Égypte et à aller au fond des symboles des Illuminati et des francs-maçons dans le cadre de l’exposition temporaire en cours. Que se cache-t-il derrière les signes et où les voyons-nous dans la vie de tous les jours aujourd’hui ? Nous concevrons et élaborerons également ensemble nos propres symboles (11 octobre, 10h à 11h30).

Dans le laboratoire BROMACKER, les miettes volent lorsque la préparatrice géologique Pia Kain découvre une découverte de dinosaure préhistorique avec un burin à air comprimé. En compagnie de la géologue Maria Schulz, les enfants âgés de cinq ans et plus peuvent voyager dans le temps jusqu’à l’époque du Permien, il y a 290 millions d’années, où ils deviennent eux-mêmes chercheurs. Ensuite, les participants à l’événement deviennent eux-mêmes actifs. Cette deuxième partie est adaptée aux enfants de 8 ans et plus (11 octobre, 10h à 12h).

Si vous avez toujours voulu découvrir de merveilleuses histoires sur une dalle de calcaire, alors l’événement pour enfants organisé par l’éducatrice du musée Heike Faber-Günther est fait pour vous. Avec elle, les jeunes invités examinent deux œuvres de grande qualité d’Andreas Pleininger, qui a enregistré ici des histoires bibliques il y a 400 ans. Après, il y a le bricolage. (12 octobre, 10h, participation aux frais : deux euros).

Pendant deux jours, l’accent est mis sur les armoiries de la cour et de la salle de bal du château de Friedenstein. Joséphine Doege examine les nombreuses armoiries colorées des enfants à partir de dix ans et va au fond des symboles, des couleurs et des formes. Dans le cadre du projet de deux jours, les participants s’activent eux-mêmes et conçoivent leurs propres armoiries (5 et 6 octobre, 10h à 14h).
L’éducateur du musée Heike Faber-Günther explore la ville de Friedenstein : Gotha avec des enfants de sept à douze ans à l’aide d’un modèle de grande ville. Les participants découvrent non seulement l’histoire de Gotha, mais aussi toutes sortes d’histoires. Pour faire briller l’automne à la maison, il y a une fiche de bricolage à emporter avec soi. (5 octobre, 10h, participation aux frais : deux euros).

Les personnes intéressées peuvent bien entendu également découvrir le château et les musées seules avec leurs parents pendant la période des vacances. Actuellement à l’affiche, outre le laboratoire BROMACKER et l’exposition interactive « Dans les coulisses » au Théâtre Ekhof, l’exposition spéciale « Francs-maçons et mystères de l’Égypte à Gotha » (jusqu’au 15 octobre). Les maisons sont ouvertes du mardi au dimanche de 10h à 17h.
Les enfants et les jeunes jusqu’à 18 ans ont une entrée gratuite.

Le programme des vacances d’automne peut être consulté sur www.stiftungfriedenstein.de/exhibitions-and-events/ferientipps.
Veuillez vous inscrire par e-mail à vwerbung@stiftung-friedenstein.de.

Le programme en un coup d’œil :

Jeudi 5 octobre 2023, 10h00
Château de Friedenstein
Animation pour enfants (de 7 à 12 ans)
Shining City – Gotha
Lorsque les jours raccourcissent et que les feuilles tombent des arbres, une nouvelle saison commence : l’automne. Promenons-nous ensemble dans Gotha (sur le modèle d’une grande ville) et apprenons toutes sortes d’histoires et d’histoires sur cette ville. Pour faire briller à nouveau Gotha, vous pouvez créer chez vous une feuille de bricolage avec des couleurs vives.
Participation aux frais : 2,00 euros
Heike Faber-Günther
L’inscription est obligatoire. / Point de rendez-vous : billetterie du château

Jeudi 5 octobre – 6 octobre 2023, de 10 h à 14 h
Château de Friedenstein
Animation pour enfants (offert à partir de 10 ans)
Un château sur toutes les lèvres – un aperçu de l’héraldique
Symboles, couleurs et formes dans l’héraldique – vous trouverez ici découvrir ce qu’il y a derrière. Ensemble, nous examinons les nombreuses armoiries colorées de la cour et de la salle de bal du château de Friedenstein. Dans le cadre de ce projet de deux jours, vous ferez preuve de créativité et concevrez vos propres armoiries.
Joséphine Doege
L’inscription est obligatoire. / Point de rendez-vous : Billetterie du Château / Entrée gratuite

Mercredi 11 octobre 2023, de 10h à 11h30
Musée Ducal
Animation enfants (adapté de 7 à 12 ans)
Mystères et symboles mystérieux
« Ici, tout est symbole ! annonce le rituel d’initiation à la Franc-Maçonnerie. Mais que se cache-t-il réellement derrière ces signes ? Nous allons au fond du symbolisme de la franc-maçonnerie et des Illuminati et explorons les mystères de l’Égypte. Où rencontrons-nous encore aujourd’hui des symboles dans la vie quotidienne ? Ensemble, nous concevons et concevons également nos propres symboles.
Joséphine Doege
L’inscription est obligatoire. / Point de rendez-vous : Musée Ducal / Entrée gratuite

Mercredi 11 octobre 2023, de 10h à 12h
Château de Friedenstein, salle d’exposition
Animation pour enfants exposition
taxidermie
Vous découvrirez en toute autonomie la préhistoire et pourrez regarder par-dessus l’épaule de notre taxidermiste son travail (à partir de cinq ans). Vous avez alors la possibilité de devenir vous-même taxidermiste. (2ème partie à partir de 8 ans)
Maria Schulz
Aucune inscription requise. / Point de rendez-vous : Bromacker Lab / Entrée gratuite

Jeudi 12 octobre 2023, 10 h
Animation pour enfants (de 7 à 12 ans)
Histoires sur des histoires
La Bible, également connue sous le nom de livre des livres, contient des histoires très passionnantes. De nombreux artistes les ont capturés dans leurs œuvres. L’un d’eux s’appelait Andreas Pleininger. Il y a plus de 400 ans, il a représenté deux merveilleuses histoires de ce livre sur des tables en pierre calcaire. Jetons un coup d’œil à ces œuvres de grande qualité de cet artiste et écoutons les deux histoires bibliques. Un petit travail de bricolage est prévu par la suite !
Participation aux frais : 2,00 euros
Point de rendez-vous : caisse du château
Heike Faber-Günther
L’inscription est obligatoire. / Point de rendez-vous : billetterie du château

La Forteresse de Chinon : la prison des Templiers

2

De notre confrère francebleu.fr

Le procès des Templiers est sans doute l’un des plus célèbres de l’Histoire. En Touraine, au cours de l’année 1308, les Templiers furent emprisonnés à la forteresse de Chinon. Ce fut notamment le cas du grand maître Jacques de Molay.

Août 1308…Le destin de l’ordre des Templiers est scellé par le roi Philippe le Bel. A Chinon, le Grand Maître Jaques de Molay et ses chevaliers sont interrogés pendant plusieurs jours à la forteresse. Malgré la protection du Pape Clément V, beaucoup de chevaliers Templiers seront torturés, condamnés ou exécutés…

La forteresse de Chinon – Gabrielle Molinas

L’éléphant est un animal hautement spirituel

De notre confrère chakras-shop.com

Dans la plupart des spiritualités, l’éléphant représente la force et le pouvoir. Si vous cherchez à avoir un certain équilibre, la stabilité et la sécurité dans votre vie, voir ou rêver d’un éléphant ne peut que présager de bonnes choses !

Introduction

L’éléphant est une créature majestueuse et emblématique qui suscite l’admiration et l’émerveillement. Au-delà de sa présence imposante, l’éléphant possède également de profondes significations spirituelles dans de nombreuses cultures à travers le monde. Dans cet article, nous explorerons les différentes significations spirituelles associées à cet animal fascinant.

Les traits positifs de l’éléphant comme animal spirituel

Si vous avez l’éléphant comme animal spirituel, considérez-vous également comme extrêmement intelligent. Vous êtes sage et intuitif, et vous n’avez pas besoin que tout soit expliqué pour que vous le compreniez. Vous ressentez les choses à un niveau plus profond et vous réagissez aux choses à partir de cette profondeur d’émotions. Vous vous battez pour ceux qui sont trop faibles pour se battre et qui sont impuissants face à leur situation.

Vous possédez une affinité avec les gens et vous le démontrez en étant loyal, sensible et sympathique. Malgré les difficultés et les situations moins qu’idéales, vous restez fidèle et inébranlable et voyez toujours le bien en chacun.

Comme votre animal spirituel l’éléphant, vous êtes naturellement responsable même à un jeune âge. Prendre soin des gens, jeunes et vieux, et même risquer votre vie juste pour garder quelqu’un hors de danger vous rend heureux. En raison de votre persévérance, de votre engagement et de votre confiance en vos capacités, vous pouvez facilement faire tout cela !

Laissez-vous inspirer par votre animal spirituel qui surmonte les défis et écrase les difficultés avec sa taille et son attitude. Utilisez vos aptitudes à sympathiser avec autrui pour faire disparaître les différences au sein de votre famille, dans vos rapports personnels ou professionnels.

L’éléphant aime les chercheurs et les étudiants, et il se manifeste souvent à un moment où vous vous concentrez sur ces types d’objectifs dans votre vie, de façon naturelle ou métaphysique.

Les Africains vénéraient également l’éléphant, l’honorant comme représentant la coopération, la vivacité mentale, la longue vie, l’endurance et la dévotion. Selon les coutumes africaines, ces pachydermes sont en réalité les chefs de la forêt et la réincarnation d’anciens souverains. Parmi les autres symbolismes liés à l’éléphant sur le continent noir, il y a la joie, la chance, le leadership, le courage et l’équilibre.

Le symbolisme de l’éléphant, animal spirituel

Lorsque l’éléphant se manifeste à vous en tant qu’animal spirituel et guide, le message est généralement celui de la connectivité.

Avez-vous perdu l’intimité avec les gens de votre maison ? Avez-vous été laxiste à rester en contact avec votre famille ? Avez-vous médité et développé vos compétences empathiques/télépathiques afin d’être à l’écoute de votre tribu au plus profond de votre « être » ? Telles sont les questions que suscite l’éléphant.

Ceux qui luttent avec des problèmes sexuels peuvent trouver que l’éléphant apparaît comme un compagnon d’aide pour la transformation. L’éléphant élargit votre conscience de tous vos sens (et sensualité).

L’Éléphant, animal Totem

Ceux qui sont nés avec un Totem Éléphant deviennent naturellement responsables et redevables même lorsqu’ils sont jeunes. Vous vous sentirez attiré par les soins aux anciens de votre tribu ainsi qu’aux enfants.

Lorsqu’un membre d’un troupeau d’éléphants est blessé, les autres risquent leur propre vie pour mettre leur camarade tombé en sécurité. Si vous avez choisi l’éléphant comme animal totémique, le sens du devoir de ce puissant animal peut vous aider à survivre, ainsi que ceux à qui vous êtes fidèle.

Lorsque vous avez un Totem Éléphant, le fait d’être social est quelque chose d’essentiel à votre bien-être. C’est dans votre nature de vous connecter aux gens et également aux animaux. Notez qu’il ne s’agit pas du type proverbial d’interaction sociale « papillon ». L’éléphant est sensible, déterminé et fidèle au cercle qu’il rassemble.

L’un des grands cadeaux de votre Totem éléphant est la capacité de traverser les défis et les blocages en utilisant ses énormes défenses. Il est intéressant de noter que les éléphants utilisent non seulement des défenses pour se déplacer dans la brousse, mais aussi pour déterrer de la nourriture. Vous êtes, comme votre Totem, un fournisseur naturel qui utilise la confiance, la persévérance et l’engagement comme outils pour gagner.

Illustration d'éléphant coloré mandala
L’éléphant comme animal totem

L’Éléphant, animal de puissance

Il existe de nombreuses situations dans lesquelles vous voudrez peut-être tendre la main à l’éléphant en tant qu’animal de puissance. L’une est lorsque vous avez des conflits et des querelles dans la famille. L’éléphant vous offre l’empathie nécessaire pour voir tous les côtés et construire un pont harmonieux.

Une autre bonne application de l’énergie des éléphants est de vous aider à retracer votre patrimoine. Dans ce monde, vos ascendants et descendants sont à la base de l’environnement et de la dynamique de votre clan. Dans le monde spirituel, vos vies passées ont des enseignements qui peuvent résoudre les questions actuelles, les difficultés ou fournir des conseils sur les décisions. Laissez l’éléphant vous aider sur ces chemins.

Enfin, invoquez l’éléphant en tant qu’animal de puissance lorsque vous avez besoin d’aide pour évoquer l’ancienne sagesse et les messages du Divin. En raison de leur taille et de leur couleur grise, les éléphants ont longtemps été comparés aux nuages. L’énergie des éléphants peut vous aider à découvrir les secrets et les connaissances ésotériques cachés dans ces brumes célestes.

L’éléphant comme symbole d’un animal celtique

Il y a très peu dans les écrits celtiques sur l’éléphant, sauf pour une bataille dans laquelle Antiochus I de Séleucis a utilisé des éléphants au combat (275 avant notre ère). Cela a naturellement choqué les Celtes qui ne connaissaient pas la créature. Cette anecdote historique donne à l’éléphant le symbolisme d’une surprise imprévue.

Lorsque l’éléphant apparaît dans vos rêves, il présage un obstacle à surmonter, en particulier dans les relations. Vous devrez peut-être également assumer un nouveau rôle de responsabilité dans votre famille.

La Signification spirituelle des éléphants

En ce qui concerne la signification spirituelle de l’éléphant, le message peut avoir quelque chose à voir avec votre capacité à vous connecter avec quelqu’un d’autre. Vous perdez l’intimité avec votre partenaire ? Y a-t-il quelqu’un dans votre vie avec qui vous avez perdu le contact ? Vous devrez peut-être prendre un certain temps pour méditer et affiner vos compétences empathiques.

De cette façon, vous serez plus à l’écoute des gens autour de vous au niveau le plus profond.

Eléphant avec des vêtements traditionnels à Jaipur en Inde.
Eléphant habillé en tenue traditionnelle indienne

Symbole de la force et de la puissance

L’éléphant est souvent considéré comme le symbole ultime de la force et de la puissance. Sa taille imposante et sa capacité à soulever de lourdes charges en font un animal impressionnant. Dans de nombreuses traditions, l’éléphant est associé à la force intérieure et à la capacité de surmonter les obstacles avec détermination.

Symbole de la sagesse et de l’intelligence

L’éléphant est également considéré comme un symbole de sagesse et d’intelligence. Sa réputation d’animal intelligent est bien méritée, car il est capable de résoudre des problèmes complexes et de se souvenir de certaines informations pendant de longues périodes. Dans de nombreuses cultures, l’éléphant est vénéré comme un être doté d’une grande sagesse et d’une capacité à guider les autres sur le chemin de la connaissance.

Symbole de la longévité et de la persévérance

La longévité de l’éléphant est légendaire, et il est souvent associé à la persévérance et à la résilience. Les éléphants vivent généralement plus longtemps que de nombreux autres animaux, et leur capacité à surmonter les défis de leur environnement fait d’eux un symbole de résistance et de ténacité.

Symbole de la bienveillance et de la protection

Dans de nombreuses cultures, l’éléphant est considéré comme un symbole de bienveillance et de protection. On dit que les éléphants sont attentifs aux membres de leur troupeau et qu’ils veillent les uns sur les autres. Cette qualité fait de l’éléphant un symbole de protection et de soin envers les autres.

Symbole de la mémoire et de la loyauté

L’éléphant est célèbre pour sa mémoire exceptionnelle. Il se souvient des lieux, des visages et des événements importants pendant de longues périodes. Cette capacité à se souvenir fait de l’éléphant un symbole de la mémoire et de la loyauté, car il se souvient de ses compagnons et de ses relations passées.

Symbole de la spiritualité et de la connexion avec le divin

Dans de nombreuses traditions spirituelles, l’éléphant est considéré comme un animal sacré et un symbole de connexion avec le divin. Sa présence imposante et son comportement paisible inspirent une sensation de spiritualité et de transcendance. L’éléphant est souvent vénéré comme un messager des royaumes spirituels et un gardien des mystères de l’univers.

Symbole de la chance et de la prospérité

L’éléphant est souvent associé à la chance et à la prospérité dans de nombreuses cultures. On dit que croiser le chemin d’un éléphant est un présage de bonheur et de succès. Dans certaines traditions, les statuettes d’éléphants sont placées à l’entrée des maisons pour attirer la chance et la prospérité.

Symbole de l’harmonie et de l’équilibre

En raison de sa grande taille et de sa présence imposante, l’éléphant est également considéré comme un symbole d’harmonie et d’équilibre. Son allure calme et mesurée inspire un sentiment de paix et de sérénité. Dans les pratiques de méditation, l’image d’un éléphant est souvent utilisée pour favoriser l’équilibre intérieur et la tranquillité d’esprit.

Symbole de la famille et des relations sociales

Les éléphants sont connus pour leur structure sociale complexe et leur fort sens de la famille. Ils vivent en troupeaux étroitement liés, où les liens familiaux sont profonds et durables. L’éléphant est donc souvent considéré comme un symbole de la famille et des relations sociales, mettant en valeur l’importance des liens affectifs et de la solidarité dans nos vies.

Symbole de l’amour et de la compassion

L’éléphant est également associé à l’amour et à la compassion. Dans certaines cultures, les éléphants sont vénérés pour leur comportement bienveillant envers les autres membres de leur troupeau. Leur capacité à prendre soin des plus faibles et à exprimer de l’affection envers leurs congénères fait de l’éléphant un symbole de l’amour inconditionnel et de la compassion.

Symbole de l’adaptabilité et de la flexibilité

L’éléphant est un animal extrêmement adaptable, capable de s’ajuster à différents environnements et situations. Sa capacité à trouver des solutions créatives et à s’adapter aux changements fait de lui un symbole de l’adaptabilité et de la flexibilité. L’éléphant nous rappelle l’importance d’être ouvert au changement et prêt à ajuster notre parcours lorsque cela est nécessaire.

Symbole de la patience et de la tranquillité

Observez un éléphant dans la nature, et vous remarquerez sa patience et sa tranquillité. Il se déplace avec une grâce tranquille et prend le temps de savourer chaque instant. Cette qualité fait de l’éléphant un symbole de la patience et de la tranquillité, nous rappelant de ralentir, d’apprécier le moment présent et de trouver la paix intérieure.

Symbole de la transformation et de l’évolution

L’éléphant est également associé à la transformation et à l’évolution. En raison de sa longévité et de sa capacité à surmonter les défis, l’éléphant est souvent considéré comme un symbole de croissance personnelle et de transformation spirituelle. Sa présence nous rappelle que le changement est inévitable et que nous avons la capacité de nous transformer et d’évoluer tout au long de notre vie.

Symbole de la chance et de la protection contre le mal

Enfin, l’éléphant est souvent considéré comme un symbole de chance et de protection contre le mal. On dit que sa présence éloigne les énergies négatives et apporte la chance dans nos vies. Dans de nombreuses cultures, les amulettes et les talismans en forme d’éléphant sont utilisés comme protecteurs contre les forces malveillantes.

L’Éléphant, signification dans les rêves

Les apparitions des animaux dans les rêves peuvent être extrêmement utiles pour se faire une idée de nous-mêmes et nous donner un aperçu de notre psychisme plus profond. Les rêves d’animaux traitent d’émotions fortes et sont généralement révélateurs de problèmes de « racine principale » dans nos vies. Les apparitions d’animaux dans les rêves expriment nos instincts de base, nos émotions les plus profondes. Ils font appel à notre désir le plus profond d’être sauvage et libre. Lorsque vous voyez des animaux dans les rêves, il est important de rappeler autant d’aspects du rêve que possible.

Quelques éléments à garder à l’esprit lorsque vous voyez des animaux dans les rêves :

  • Est-ce un animal sauvage ou apprivoisé ?
  • L’animal est-il négligé ou en bonne santé ?
  • Quel est l’environnement de l’animal ?
  • Interagissez-vous avec l’animal ou regardez-vous à distance ?
  • De laquelle des quatre directions provient l’animal ?
  • Comment se déplace l’animal ? Loin de vous ou vers vous ? Rapide ou lent ?

Si vous rêvez d’éléphants, cela signifie que l’éléphant vous conseille indirectement d’avoir foi en votre force intérieure et de faire face aux obstacles avec une vigueur renouvelée.

Différentes actions de l’éléphant dans le rêve ont des significations individuelles :

  • Une attaque signifie que vous essayez d’éviter une situation ou une personne ;
  • Un déchainement signifie que vos émotions deviennent incontrôlables ;
  • Une Baignade signifie que vous purifiez votre esprit de négativité ;
  • Donner naissance signifie que vous voulez apporter des changements majeurs dans votre vie ;
  • La Noyade signifie que vous êtes sur le point de perdre quelqu’un.

Lorsque des animaux tels que les éléphants apparaissent dans nos rêves, c’est un message qui nous indique que nous sommes en mesure de faire face à tout obstacle. Les éléphants de rêve représentent le pouvoir, la souveraineté, la stabilité et la solidité.

Si vous rêvez que vous montez sur un éléphant, cela peut suggérer que vous avez tendance à être le chef de famille, et que d’autres dépendent fortement de vous. Si vous rêvez d’éléphants dans un cirque, cela suggère que vous avez une attitude cavalière face à une situation de votre vie et que vous devriez peut-être y consacrer plus d’attention. Le vieil adage « l’éléphant dans la pièce » est aussi vrai dans les rêves que dans les heures de veille. Parfois, rêver d’éléphants est un appel à faire attention à quelque chose d’évident dans votre vie.

Signification symbolique de l’éléphant d’Extrême-Orient

L’éléphant occupe une place importante dans le symbolisme d’Extrême-Orient, les significations les plus frappantes étant celles que l’on trouve dans la religion.

L’éléphant se mêle à diverses figures divines, et le monde lui-même est soutenu par des éléphants qui résident dans chacune des quatre directions.

Considérez Ganesh, peut-être la divinité la plus populaire de la mythologie hindoue. Ganesh apparaît avec la tête d’un éléphant, et lorsqu’il est associé à Lakshmi, le couple devient les « ouvreurs de la voie ».

Cette « voie » peut aller de l’obtention d’un emploi à la transformation personnelle. Ganesh lui-même est un dieu de la bonne fortune, de la bénédiction, du succès et de la protection permanente.

Parmi les autres clés des significations symboliques d’éléphant, il y a l’autorité, la Conscience, la Confiance, l’amour de la famille, la patience, la Fierté, l’endurance, la Force, la volonté et l’intention, la Protection de l’environnement.

Ganesh avec des masques Barong balinais assis devant le temple
Statuette de Ganesh, Divinité hindouiste éléphant

L’éléphant dans le bouddhisme

L’éléphant n’est pas seulement un symbole important dans l’hindouisme, mais aussi dans le bouddhisme, qui découle de la naissance de Bouddha. La reine Maya, la mère de Bouddha, serait tombée enceinte après qu’un éléphant blanc soit apparu dans son rêve. Dans le rêve, l’éléphant lui a offert une fleur de lotus blanche. Au réveil, elle a su tout de suite que le rêve était un présage du divin et c’est alors qu’elle a conçu un enfant.

La couleur de l’éléphant représente également différentes significations. Par exemple, un éléphant gris pourrait signifier des choses différentes des éléphants blancs. Alors que les éléphants gris sont considérés comme agités et non entraînés, l’éléphant blanc est considéré comme un symbole parfait de pureté, de calme et de divinité.

L’éléphant dans le Christianisme

L’éléphant a un symbolisme différent dans le christianisme. Dans la religion chrétienne, l’éléphant est considéré comme un symbole de patience, de chasteté et de tempérance. L’animal est représenté dans différentes œuvres anciennes.

Famille de quatre éléphants dans la savane
Une famille d’éléphants

Conclusion sur les significations spirituelles de l’éléphant

Le symbolisme de l’éléphant nous rappelle que nous devons d’abord prendre soin de nous avant de tendre la main et d’aider les autres. Par conséquent, vous devez d’abord prendre le temps de vous nourrir. En d’autres termes, la signification spirituelle de l’éléphant nous rappelle que nous avons les instincts qui nous mèneront là où nous devons aller.

L’éléphant est bien plus qu’un animal impressionnant. Ses significations spirituelles profondes touchent de nombreux aspects de la vie humaine, de la force et de la sagesse à la compassion et à la protection. Que ce soit à travers sa symbolique culturelle ou sa représentation dans les arts et la spiritualité, l’éléphant continue d’inspirer et de captiver les esprits à travers le monde.

Ce grand mammifère montre également quelles parties de nous-mêmes ont besoin de nourriture. Peut-être que nous nous sommes isolés de la famille et devons trouver notre chemin du retour.

Alternativement, le symbolisme de l’éléphant peut vous faire savoir que vous devez déplacer votre attention afin que vous puissiez avoir une vision plus large. Dans ce cas, une approche étroite signifie que vous manquerez quelque chose d’important. Parfois, la présence de ce mammifère géant pourrait symboliser que vous devez dénicher des souvenirs enfouis afin de pouvoir les libérer.

Francs-maçons célèbres… : Pierre Brossolette

Pierre Brossolette est un journaliste, homme politique et résistant français, Compagnon de la Libération, né le 25 juin 1903 à Paris où il est mort le 22 mars 1944. Responsable socialiste, il est l’un des principaux dirigeants et héros de la résistance intérieure française. Il est considéré comme l’un des principaux acteurs de l’unification de la résistance française.

En 1940, Pierre Brossolette intègre le réseau du Musée de l’Homme, puis la Confrérie Notre-Dame. Il établit des liens avec plusieurs organisations telles que Libération-Nord et l’Organisation civile et militaire (OCM) entre autres. Après avoir rejoint Londres, il devient l’adjoint du colonel Passy au sein du BCRA et mène à bien trois missions clandestines en France. Son épouse Gilberte Brossolette est également résistante et militante socialiste.

Arrêté et torturé par le Sicherheitsdienst (service de sureté appartenant à la SS), il choisit de se suicider, se jetant par la fenêtre du siège de la Gestapo, avenue Foch, après avoir donné un nom, le sien. Ses cendres sont transférées au Panthéon, le 27 mai 2015.

Biographie

Membre de la Ligue des droits de l’homme, de la Ligue internationale contre l’antisémitisme et de la Grande Loge de France où il est initié le 22 janvier 1927 à la Loge Émile Zola, il est ensuite reçu dans les hauts grades maçonniques dans la Loge La Perfection latine du Suprême Conseil de France et s’affilie également à la Loge du Grand Orient de France L’Aurore sociale, de Troyes. Il adhère à la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) en 1929 et participe au courant Bataille socialiste au cours des années 1930.

Pierre Brossolette est né au 77 bis, rue Michel-Ange (16e arrondissement de Paris). Fils de Léon Brossolette (inspecteur de l’enseignement primaire à Paris et ardent défenseur de l’enseignement laïque au début du xxe siècle) et de Jeanne Vial, elle-même fille de Francisque Vial, directeur de l’enseignement secondaire, il poursuit des études au lycée Janson-de-Sailly, puis, après une khâgne au lycée Louis-le-Grand, est reçu premier à l’École normale supérieure en 1922. Il n’est reçu que deuxième à l’agrégation d’histoire et géographie, derrière Georges Bidault, à la suite d’un petit scandale. Au cours de ses études à l’ENS, il obtient un brevet de préparation militaire supérieure, désormais nécessaire aux normaliens afin d’être nommés officiers de réserve.

Brossolette se soumet sans enthousiasme, mais avec conscience, à ses obligations militaires. Dans le cadre de cette préparation militaire effectuée notamment à la caserne de Lourcine, il obtient de bons résultats malgré une assiduité médiocre. Il est d’abord incorporé au 158e régiment d’infanterie et nommé caporal. En 1925, à l’issue de la PMS, il est nommé sous-lieutenant de réserve dans l’infanterie et est affecté au 5e régiment d’infanterie.

Pendant son service militaire, il épouse en 1926 Gilberte Bruel, avec qui il aura deux enfants, Anne et Claude, ce avec l’autorisation du général Gouraud, gouverneur militaire de Paris, puisqu’il était encore sous les drapeaux. Après la Libération, elle deviendra la première femme sénateur en France. Il se lance peu après dans le journalisme.

Il se présente d’abord aux élections cantonales d’octobre 1934 (canton d’Ervy-le-Châtel) puis à la députation de l’Aube (deuxième circonscription) sous l’étiquette du Front populaire en avril 1936 sans succès.

D’abord fervent défenseur des idéaux pacifistes et européens d’Aristide Briand, ses conceptions évoluent à partir de 1938 lorsqu’il prend conscience de la réalité de la menace nazie et de l’inévitabilité de la guerre.

Journaliste au sein de plusieurs journaux (l’Europe nouvelle, le Quotidien, le Progrès civique, les Primaires, Notre temps, Excelsior, Marianne et la Terre Libre), ainsi que celui de la SFIO Le Populaire (où il est rédacteur de politique étrangère), il travaille également pour Radio PTT, dont il est licencié en janvier 1939 lorsqu’il s’oppose dans une émission aux accords de Munich.

La bataille de France

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé avec le grade de lieutenant au 5e régiment d’infanterie Navarre, puis promu capitaine avant la défaite à la Bataille de France et est décoré avec la première Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze le 11 juillet 1940, en raison de son attitude au cours de la retraite de son unité (il réussit à ramener tous ses hommes avec leurs armes).

Résistance

Hostile au régime de Vichy, il rejoint le Groupe du musée de l’Homme pendant l’hiver 1940-1941, présenté à son fondateur Jean Cassou par Agnès Humbert. Au même moment, il écrit le dernier numéro du journal Résistance appartenant au mouvement, et échappe de peu à son démantèlement. Puis, il participe à la formation des groupes de résistance Libération-Nord et Organisation civile et militaire dans la zone occupée.

Pierre Brossolette et son épouse rachètent une librairie russe à Paris, au 89, rue de la Pompe, qui sert de lieu de rencontre et de « boîte aux lettres » pour les Résistants. Dans la bibliothèque tournante dans le sous-sol, plusieurs documents sont échangés pendant cette période dont les plans de l’usine Renault.

Il devient également professeur d’histoire au collège Sévigné et est présenté par son collègue Louis François au Colonel Rémy. Après sa rencontre, il devient chef de la section presse et propagande de la CND – Confrérie Notre-Dame sous le nom de code Pedro « parce qu’il a quelque chose d’espagnol dans le regard » selon Rémy.

Au cours de l’hiver 1941-1942, il envoie à la France Libre une série de rapports très documentés sur la situation de la France et sur la Résistance embryonnaire. Par son intermédiaire et via la CND, les mouvements Libération-Nord et OCM – Organisation Civile et Militaire sont entrés en contact avec Londres. Avec un mandat de divers mouvements et organisations syndicales, Christian Pineau fonde Libération-Nord et gagne Londres en mars 1942 avant de négocier son ralliement à Charles de Gaulle.

Après un court séjour en avril 1942 au sud de la ligne de démarcation destiné à parfaire son information sur l’état de la Résistance en zone sud, il s’est envolé clandestinement en Angleterre dans la nuit du 27-28 avril 1942, en tant que représentant de la Résistance pour rencontrer Charles de Gaulle.

France Libre et BCRA

À peine arrivé à Londres, Brossolette est pris en main par le BCRA, les services secrets de la France Libre. Au cours de son séjour dans la capitale anglaise, il rédige neuf textes et des comptes rendus pour les services gaullistes. Pilier central de ce panorama, le « Rapport politique » du 28 avril consiste en une description sans concession de la France depuis la signature de l’Armistice, un tableau de la Résistance naissante et une analyse des projets de rénovation en cours.

Il propose au général de Gaulle de repartir en France pour y rallier à la France Libre d’éminentes personnalités politiques. Fort de l’accord de De Gaulle, il fait venir à Londres les SFIO Louis Vallon et André Philip, ainsi que Charles Vallin, le numéro deux du PSF – Parti Social Français du colonel François de La Rocque.

Pierre Brossolette prononçant un discours d’hommage aux morts de la France combattante au Royal Albert Hall à Londres, 1943.

Promu commandant, il travaille pour les services secrets de la France Libre, le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA), en liaison avec la section RF du Special Operations Executive (SOE) britannique et le Secret Intelligence Service section R.

À la suite de deux perquisitions successives effectuées par les autorités allemandes à son domicile à Paris en mai 1942, son fils Claude de 14 ans est interrogé pendant 36 heures par la Police française et la Gestapo, rue de Saussaies. Il repart en France pour sa première mission, vend la librairie, fait franchir à sa famille la ligne de démarcation en juillet 1942, navigue vers Gibraltar en felouque et sa famille parvient en Écosse en cargo et à Londres par train, où le colonel Passy les attendait à la gare. Il poursuit son action dans la Résistance seul en France tandis que Gilberte Brossolette assure la liaison entre le Commissariat à l’Intérieur de la France libre et la BBC.

Le 29 septembre 1942, il s’engage officiellement dans les « Forces Françaises Libres », au même temps que le ralliement de Charles Vallin à Londres. L’arrivée conjointe à Carlton Gardens des deux hommes jusqu’alors opposés politiquement est une opération de communication censée illustrer l’assise élargie de la France Combattante et est considérée un événement assez important pour être filmée par la presse anglaise : « Rivals Join De Gaulle ».

Le général de Gaulle nomme Brossolette compagnon de la Libération, le 17 octobre 1942.

Le 1er octobre 1942, Brossolette est nommé adjoint du colonel Passy et il prend la tête de la section opératoire, service chargé de faire le lien entre la Résistance extérieure et les mouvements de la Résistance intérieure.

Il propose à Passy de séparer l’action politique de celle du militaire, le BCRAM devient BCRA, avec le rattachement le service secret d’action politique. Cette réforme est validée par André Philip, Commissaire national à l’intérieur, et par Jacques Soustelle, chef des services secrets. Le BCRA devient le soutien logistique et l’instrument de l’action, non seulement militaire mais politique, du CNF auprès de la Résistance.

Radio Londres

Pierre Brossolette est aussi le porte-voix à Londres des combattants de l’ombre. Dans un discours à la BBC le 22 septembre 1942, il rend un vibrant hommage aux « soutiers de la gloire », expression qui deviendra par la suite usitée. Il prendra la parole à 38 reprises au micro de la BBC – Radio Londres en remplacement de Maurice Schumann.

Pierre Brossolette écrira des articles, dont un le 27 septembre 1942 « Renouveau Politique en France » dans La Marseillaise, destiné à la Résistance Extérieure comme aux Français établis depuis 2 ans en Angleterre et aux États-Unis qui persistent à se défier de la France Combattante, qui par la suite sera considéré par certains comme un des textes fondateurs du gaullisme de guerre. Brossolette est décrit par de Gaulle comme « Le philosophe du Gaullisme ».

Mission Arquebuse-Brumaire

Brossolette est parachuté pour la deuxième fois en France le 27 janvier 1943 pour la mission Arquebuse-Brumaire et sera rejoint le 27 février par André Dewavrin, alias le colonel Passy et Forest Yeo-Thomas alias « Shelley », agent du SOE surnommé familièrement « le Lapin Blanc ». Cette mission est considérée comme historique car ils vont parvenir à unifier l’ensemble des mouvements de Résistance de la Zone occupée et préparer les réseaux en vue du Débarquement.

De Gaulle les a chargés d’une mission centrée sur l’unification de la résistance armée et de rechercher les cadres d’une administration provisoire de la Zone Occupée en vue de former un Comité directeur central. Passy et Brossolette étaient donc fondés à considérer que leur mission déboucherait naturellement sur la création du CCZN — Comité de Coordination en Zone Nord pour organiser leurs services « Action » sous l’autorité de la France Combattante.

Les groupements de la Zone occupée avaient beaucoup d’objections au Conseil National de la Résistance et n’étaient pas sensibles à l’idée d’établir un lien de représentation entre la commission et le Conseil de la Résistance. En plus, ils ne souhaitaient pas les partis politiques et défendaient l’idée des familles spirituelles. Brossolette a considéré qu’il était trop tôt pour fusionner des éléments qui s’ignoraient encore, voire qui se défiaient et donc qu’une organisation unique des mouvements de résistance des deux zones apparaissait impossible.

Unification de la Résistance de la Zone Nord et création du CCZN

Après des longues et âpres négociations, le CCZN créé le 26 mars 1943 regroupera tous les mouvements de l’ancienne Zone Occupée et est composé d’un représentant de l’Organisation civile et militaire (OCM) – Maxime Blocq-Mascart, de Libération-Nord – Charles Laurent, de Ceux de la Résistance (CDLR), Jacques Lecompte-Boinet, de Ceux de la Libération (CDLL) – Roger Coquoin et du Front National (FN) – Pierre Villon. Le ralliement explicite des plus importants mouvements de Résistance de l’ex zone occupée, conjointement à leur regroupement sur le plan paramilitaire est un succès de taille.

Ce faisant, en partie pour s’adapter au terrain, Brossolette désobéit aux instructions données par de Gaulle, qui étaient d’inclure les partis politiques (pas seulement les organisations de résistance) et d’attendre pour agir l’arrivée de Jean Moulin.

Le 3 avril, les membres du CCZN furent rassemblés et présentés à Rex (Jean Moulin), qui a entériné sa création. Comme indiqué par Brossolette, le CCZN, au même titre que son homologue de la zone sud – CCZS, était une étape provisoire pour permettre le processus d’unification de la Résistance, qui a abouti avec la création du Conseil National de la Résistance (CNR), fondé et présidé par Jean Moulin le 27 mai 1943 à Paris, avec l’inclusion des partis politiques et des mouvements de Résistance.

À cette époque, la rivalité entre Jean Moulin et Pierre Brossolette, numéro deux du BCRA et soutenu par son ami Passy (André Dewavrin), chef de ce BCRA, est évidente. Moulin reproche explicitement à Pierre Brossolette d’avoir interféré auprès de de Gaulle pour l’empêcher de coordonner la Résistance dans la zone nord .

À la fin du printemps 1943, des marques éminentes de reconnaissance furent accordées à Pierre Brossolette. À Londres, le 6 avril il reçoit la Médaille de la Résistance avec rosette et le 25 mai Charles de Gaulle le cita à l’ordre des Forces Françaises Libres avec l’attribution de la Croix de Guerre avec palme de vermeil. Il est également nommé membre du conseil de l’ordre de la Libération et membre de la commission de la Médaille de la Résistance française.

Le succès du bilan laissé par Brossolette à son retour mission à Londres a été salué par les témoins de l’époque. Passy, Brossolette et Yeo-Thomas ont réussi à séparer le renseignement des réseaux d’action, effectuer un inventaire rigoureux des forces que les groupements de résistance de la Zone Nord pouvaient mettre réellement en œuvre en vue de la libération du territoire. Ils ont fait de Paris occupée la capitale de la Résistance.

En absence de De Gaulle, parti à Alger, Brossolette fut le premier orateur de l’anniversaire du Appel du 18 juin en 1943 à l’Albert Hall, où il prononça son discours « Hommage aux morts de la France combattante ».

Pendant ce temps, Brossolette perd en influence au sein de la France combattante pour plusieurs raisons : de Gaulle se méfie probablement du côté incontrôlable de Brossolette ; Passy lui-même a perdu en influence sur de Gaulle ; enfin, le socialiste André Philip est remplacé au Commissariat national de l’intérieur par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, hostile à Brossolette.

Voyage à Alger et dernière mission

Le 13 août 1943, Pierre Brossolette part à Alger rencontrer De Gaulle et obtient l’autorisation, malgré son refus initial, de partir en France pour sa troisième mission. Il arriva en France le 19 septembre 1943, avec Yeo-Thomas, pour aider à réorganiser la Résistance à la suite de nombreux dysfonctionnements au sein de la Délégation de la Zone Nord à Paris. Par la suite, la perquisition du secrétariat de la délégation le 25 septembre, l’affaire dite « de la rue de la Pompe », a amené une réelle percée du Sicherheitsdienst (les services secrets de la SS, chargés du renseignement) dans son organisation, avec la saisie de doubles de courriers et télégrammes avec des noms et des adresses laissés en clair. De nombreuses arrestations furent effectuées par la Gestapo.

Après l’arrestation de Jean Moulin en juin 1943 et l’affaire de la rue la Pompe, Pierre Brossolette critique les nouveaux dirigeants de la Délégation (Jacques Bingen, qui est un de ses anciens subordonnés, et Serreulles), estimant que ce pouvoir lui revient. Mais il n’obtient que le rappel conjoint à Londres de lui et Serreulles.

L’action et l’intervention conjointe de Brossolette et Yeo-Thomas pendant cette mission marqua un jalon en matière de coopération militaire entre la Résistance intérieure et les alliés.

Le BCRA a joué un rôle majeur dans l’unification de la Résistance française et a été considéré par Winston Churchill et Harold Macmillan (qui a participé des négociations qui ont abouti à la victoire du Général De Gaulle sur le Général Giraud), comme le principal atout de la France pour le débarquement du Jour J. En effet, les renseignements et les actions sur le terrain en Zone Nord étaient structurées pour fragiliser la présence des Nazis et, par conséquent, aider la Libération de la France par les Alliés.

Arrestation

Plogoff : monument commémoratif de l’échouage du Jouet des Flots le 3 février 1944 à Feunteun Aod.

Après avoir échappé plusieurs fois à des arrestations, Brossolette doit rentrer à Londres pour accompagner le nouveau délégué général du CFLN auprès du CNR, Émile Bollaert. Plusieurs tentatives d’exfiltration par Lysander échouent. Brossolette et Bollaert décident de rentrer par bateau. Ils quittent alors Paris en train, direction Quimper. Sur place, l’officier de renseignement James Bargain et le lieutenant de vaisseau Yves Le Hénaff, tous deux originaires de l’Île-Tudy, préparent cette évacuation nommée opération Dahlia. Le 3 février 1944, partant de la plage du petit port bigouden, la pinasse le Jouet des Flots qui doit les conduire à une frégate britannique au large de l’île de Sein fait naufrage à cause d’une voie d’eau et du mauvais temps près de la pointe du Raz, s’échouant à Feunteun Aod à Plogoff. Les deux membres de la Résistance ainsi qu’une trentaine d’hommes, marins et aviateurs alliés échouent sur la côte, où ils sont accueillis par des Résistants. Parmi les rescapés figurait également Edmond Jouhaud. Lors d’un barrage de routine, alors qu’ils arrivent à Audierne dans une voiture à gazogène, ils sont dénoncés par une collaboratrice, contrôlés par un poste volant de la Wehrmacht et emmenés dans la prison Jacques-Cartier de Rennes, siège de la Kommandantur locale.

Plusieurs semaines passent sans qu’ils soient reconnus. Finalement, le 16 mars, Ernst Misselwitz (Hauptscharführer du Sicherheitsdienst, ou SD) se rend à Rennes en personne pour identifier Brossolette et Bollaert et les fait transférer, le 19 mars, au quartier général de la Gestapo à Paris, 84, avenue Foch. On sait aujourd’hui à travers le témoignage de Roger Lebon que son identité a été découverte à la suite d’une imprudence de la part de la Délégation générale à Paris, représentée par Claude Bouchinet-Serreules et Jacques Bingen : un rapport semi-codé rédigé par les services de Daniel Cordier aurait été intercepté sur la frontière espagnole, alors que son grand ami Yeo-Thomas se trouvait déjà parachuté solo en urgence à Paris depuis le 25 février pour préparer une évasion audacieuse de la prison de Rennes en uniforme allemand avec l’aide de Brigitte Friang. Yeo-Thomas et Friang seront eux aussi capturés les jours suivants à la suite du démantèlement de nombreux réseaux parisiens consécutif à l’affaire dite « de la rue de la Pompe » (siège de la Délégation générale) et des aveux de Pierre Manuel, responsable du BOA et frère d’André Manuel, chef de la section de renseignement (R) du BCRA.

Mort

Pierre Brossolette et Émile Bollaert sont torturés. Le 22 mars, pendant la pause-déjeuner de son gardien, Brossolette se lève de sa chaise, menotté dans le dos, ouvre la fenêtre de la chambre de bonne dans laquelle il était enfermé et tombe d’abord sur le balcon du 4e étage et ensuite devant l’entrée de l’immeuble côté avenue. Gravement blessé, il succombe à ses blessures vers 22 heures à l’hôpital de la Salpêtrière, sans avoir parlé. Il ne donne qu’un nom, le sien.

Le 24 mars, il est incinéré au cimetière du Père-Lachaise.

Ligne politique

Pierre Brossolette est très critique vis-à-vis de la IIIe République. Il la rend responsable de la défaite, et il estime que la Libération, à venir, devra être l’occasion d’une profonde rénovation démocratique, notamment par la naissance d’un grand parti de la Résistance appelé à réaliser une politique de transformation sociale ambitieuse. Un programme commun, très proche de ses aspirations sociales, est élaboré par le Conseil national de la Résistance en mars 1944, le mois de la mort de Brossolette.

Cette critique de la Troisième République est le principal sujet de discorde avec Jean Moulin et lui vaut par ailleurs l’opposition des partis. Ainsi, à la veille de son arrestation, Brossolette est exclu de la SFIO par Daniel Mayer et Gaston Defferre, décision qui n’est pas appliquée à cause de sa disparition. Si, dans un premier temps, la IVe République renoue avec les mœurs de la IIIe, l’avènement de la Ve République représente pour certains l’application a posteriori des idées de Brossolette sur l’après-guerre.

En effet, le projet d’un grand parti rassemblé autour de De Gaulle pour gérer l’immédiat après-guerre et limiter les dégâts prévisibles d’une épuration incontrôlée est vivement critiqué et soupçonné même de dérives fascisantes. De Gaulle, conscient des soupçons d’autoritarisme qui pesaient déjà sur lui, tranchera pour la représentation des partis au sein du CNR et, partant, pour la réhabilitation du système parlementaire de la IIIe République, donnant ainsi gain de cause à Jean Moulin. Ce choix aura des conséquences importantes sur l’image de ces deux grands chefs de la Résistance et de leur place dans la mémoire nationale.

Ainsi s’opposent a posteriori l’image d’un Moulin homme d’État proche du radicalisme d’avant-guerre, défenseur des valeurs républicaines et de la démocratie, voire du statu quo, à qui l’on a reproché de se laisser influencer par le parti communiste, et celle, complexe, d’un Brossolette homme politique certes visionnaire, précurseur du gaullisme « qu’il bâtissait en doctrine » (selon De Gaulle lui-même dans ses mémoires) bien que socialiste, dénonciateur féroce des dangers fasciste et communiste avant la guerre mais partisan de méthodes radicales.

Cependant son idée d’un parti unique issu de la Résistance ne devait servir qu’à réorganiser l’après-guerre, et il aurait envisagé de créer lui-même un nouveau parti de gauche, sur le modèle social-démocrate donc non-marxiste ou, en tout cas, réformiste. Pour cela, Brossolette avait travaillé sur une ambitieuse critique du marxisme pendant ses missions, que sa stature d’intellectuel, normalien de haut vol, permettait de croire respectable ; ce document aurait été jeté par-dessus bord lors du naufrage sur les côtes bretonnes ayant amené son arrestation.

Source Wikipedia