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La franc-maçonnerie est-elle magique ?

De notre confrère midnightfreemasons.org – Par Patrick Dey

Nous écarterons les réponses des Maçons non ésotériques, qui donneraient la réaction instinctive de : Non ! Jamais! Cela mis à part, de temps en temps j’entends un maçon ou je lis quelque chose d’un maçon qui soutient que la franc-maçonnerie est magique. Non pas que la fraternité, ses rituels, ses enseignements, etc. soient un tour de cartes ou un tour de passe-passe, mais c’est vraiment de la magie. Cela m’a longtemps dérangé.

Premièrement, pour résoudre ce problème, nous avons besoin d’une sorte de définition de travail de ce qu’est la magie, ou du moins de comprendre quels sont les processus et les opérations impliqués dans la magie à comparer à la maçonnerie. Il existe une infinité de définitions, mais en fin de compte, nous reconnaîtrons que la magie est un processus d’exploitation et d’utilisation de pouvoirs surnaturels. Personnellement, je travaille à partir d’un modèle spirituel : la magie est le processus de travail avec les esprits, désincarne les intelligences, entités immatérielles conscientes que le magicien va invoquer et conjurer (en latin, conjurare, jurer ensemble, c’est-à-dire faire un pacte — même le terme d’exorcisme est similaire , mais vient du grec, exorkismos, lier par un serment), et une fois en accord avec l’esprit, l’esprit accomplira les requêtes du magicien. Même dans un modèle animiste, toute chose matérielle a un esprit, un être résidant en son sein qui sera lié à la volonté du magicien. On voit même ce genre de chose dans la messe catholique, où en exorcisant l’eau (c’est-à-dire en faisant de l’eau bénite), le prêtre va exorciser la « créature de sel » avant de mettre du sel dans l’eau. Nous voyons quelque chose de similaire dans les idées alchimiques, telles que l’esprit du mercure, l’esprit du feu (c’est-à-dire la salamandre), et al. Même la façon dont nous parlons de l’alcool, un « esprit », est directement liée à cette vision animiste d’un esprit vivant dans une substance.

Tout au long de l’histoire, nous voyons à maintes reprises la magie être une opération rituelle consistant à contraindre, lier et utiliser des esprits pour réaliser des choses qui autrement ne peuvent pas être réalisées par des moyens normaux et naturels. Parfois, c’est super simple et n’implique vraiment pas beaucoup d’efforts. Par exemple, les Psaumes ont été régulièrement utilisés dans une grande partie de la magie européenne, et dans de nombreux cas, il suffit de réciter un Psaume, selon ce que le magicien essaie d’accomplir. Si vous voulez protéger votre femme enceinte et assurer un accouchement en toute sécurité, une récitation quotidienne du Psaume 1 est parfaite. Si vous voulez vous faire plus d’amis, récitez le Psaume 133 quotidiennement. Les Psaumes sont des prières qui ont été faites par des patriarches puissants et saints, et le Seigneur a écouté ces prières, on pense donc qu’elles ont une grande efficacité par elles-mêmes. La prière est un aspect essentiel de toute pratique magique. (Pour en savoir plus sur la magie des psaumes, voir mon essai dans Hadean Press’s Conjure Codex, Vol. 5, Black Edition, 2022).

On peut alors aller beaucoup plus loin. On peut aller à fond et mener le rituel complet de dix-huit mois de l’Abramelin, conjurer leur Saint Ange Gardien et le lier à leur tête. Ou peut-être un peu plus facile est l’Heptameron et la conjuration des rois Djinn via les sept archanges. Ou ils peuvent simplement créer des charmes magiques, dotés de pouvoirs en vertu de certains esprits ou aspects astrologiques, et ne jamais avoir à conjurer d’esprits. Cela dépend de ce que le magicien veut faire, jusqu’où il veut aller et à quel point il le veut.

Oui, il y a un rituel impliqué, comme la franc-maçonnerie a un rituel impliqué. En magie, il s’agit généralement de beaucoup de prières, d’invocations de noms sacrés, de beaucoup d’ordres aux esprits, etc. Mais ce n’est pas vraiment la même chose que le rituel maçonnique. En magie, le rituel a une certaine fonction dans la conjuration et la liaison des esprits à l’usage du magicien. Vous devez d’abord vous purifier, ce qui peut être un régime de plusieurs semaines, le jeûne, l’abstinence sexuelle et la masturbation, l’abstinence d’alcool, l’honnêteté dans les relations d’affaires, la confession des péchés, etc. Tous les outils du rituel ont besoin d’un certain niveau de consécration. Par exemple, dans l’Heptaméron, la messe du Saint-Esprit doit être conduite sur l’épée et d’autres instruments qui seront utilisés dans le rituel. Ensuite, il y a des offrandes aux esprits, un appel des esprits à sortir, et s’ils ne le font pas, une invocation plus dure pour les contraindre à sortir, un accueil des esprits, une attache pour qu’ils ne partent pas avant que vous n’en ayez fini avec eux, puis votre requête à leur donner, et ainsi de suite. Parfois, il semble que le moyen le plus simple d’obtenir ce que vous voulez est de ne pas faire de magie. Cela peut être épuisant et cela ne fonctionne toujours pas. Les esprits peuvent apparaître, mais cela ne veut pas dire qu’ils veulent vous écouter.

La franc-maçonnerie est-elle quelque chose comme ça ? Non, et cela effrayerait probablement beaucoup de gars si nous appelions des anges et toute leur grandeur et leur terreur dans la salle Lodge. Sérieusement, les anges sont assez effrayants. Existe-t-il des similitudes entre les rituels maçonniques et un certain nombre de rituels magiques ? Bien sûr, parce que c’est rituel, mais pas parce que les deux sont intrinsèquement liés ou même la même chose.

Par exemple, certains soutiennent que les rituels magiques doivent tous être mémorisés, et cela peut être une option pour certains, mais vraiment, je ne pense pas que beaucoup de gens mémorisent l’intégralité d’un rituel magique. Et historiquement, nous savons que tout n’a pas été mémorisé. C’est pourquoi nous avons des grimoires : des livres de magie que le magicien peut consulter et lire. À ce stade de ma vie, j’ai pratiquement mémorisé l’exorcisme du feu et de l’encens parce que chaque fois que je vais prier, j’allume de l’encens et récite cet exorcisme, même si j’ai généralement ma clé de Salomon à côté de moi. Est-ce que j’ai mémorisé toute la messe du Saint-Esprit ? Non. Pas même proche, et ce n’est pas quelque chose que je fais régulièrement, donc je n’ai pas vraiment d’intérêt à le mémoriser. Je veux dire, regardez n’importe quel prêtre catholique faire la messe et vous remarquerez qu’ils ont tendance à avoir une feuille de triche à côté d’eux sur l’autel.

J’ai entendu dire que la mémorisation des rituels aide notre mémoire, comme la magie. Ouais… voilà le truc, il y a un grimoire d’aide à la mémoire : l’Ars Notoria, un grimoire d’apprentissage rapide. Et la bonne mémoire a toujours été considérée comme une sorte de magie, quelque chose que Francis Yates retrace dans son livre The Art of Memory. Mais le simple fait de mémoriser les racines n’est pas la même chose que la façon dont Ars Notoria le fait, qui est pratiquement un apprentissage par osmose. Littéralement, vous dormirez avec le livre que vous apprenez sous votre oreiller. Et vous ne mémorisez certainement pas l’Ars Notoria, si jamais vous le pouviez.

J’ai entendu dire que la franc-maçonnerie est une « magie symbolique » – c’est-à-dire que c’est de la magie, mais faite symboliquement. Je ne sais vraiment pas ce que cela signifie. Le but de la magie est de réaliser quelque chose, que ce soit pour obtenir de l’argent, pour recevoir une prophétie, pour détruire ses ennemis (par exemple la moitié des Psaumes), pour guérir une maladie, et al. Si vous ne réalisez pas réellement quelque chose, alors ce n’est pas magique. C’est ce que nous appelons LARPing (jeu de rôle en direct).

J’ai aussi entendu dire que le rituel maçonnique élève notre conscience. Euh… je suppose. Je ne nierai pas que l’on peut et que l’on aura de profondes expériences spirituelles dans la franc-maçonnerie. Je l’ai certainement fait, mais ce n’est pas nécessairement de la magie. La méditation peut « élever la conscience », tout comme les médicaments, et la thérapie aussi. Mais ce n’est pas forcément de la magie. Cela peut être « magique », mais pas « magique ». L’Ordre du Temple, surtout pendant la cinquième libation est « magique », mais certainement pas magique.

Je pourrais probablement continuer encore et encore sur la dernière chose qui différencie vraiment la franc-maçonnerie de la magie. Ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas parce que nous considérons nos expériences en franc-maçonnerie qu’elles sont puissantes, qu’elles changent la vie et qu’elles sont spirituellement profondes. Cela ne veut pas dire que c’est nécessairement magique. Si vous avez traversé les degrés de la maçonnerie avec l’intention de devenir millionnaire, et après être devenu un maître maçon, vous avez miraculeusement reçu un vaste héritage, alors oui, d’une manière ou d’une autre, cette personne a transformé son initiation maçonnique en un rituel magique sans que personne ne le sache. Sinon, ce n’est qu’une expérience profonde, qui change nos vies pour toujours. Mais ce n’est pas de la magie .

Zen, la chanson aux valeurs maçonniques… sans chanson

Être zen… Oui, mais comment ? Que faut-il pour accéder à cette plénitude…

Sans doute est-il utile de créer autour de soi, un cadre, une atmosphère propices à la méditation. Mais aussi être à l’écoute. Celle de cette mélodie harmonieuse.

Vue de Lyon.

Cette très belle composition nous vient de la région lyonnaise. Un Lyon qui regorge de secrets et recèle bien des mystères : alchimiques, ésotériques, spirites, maçonniques, etc.

Les Mystères de Lyon est un roman de Jean de la Hire.

Écoutez Zen et la nervosité s’enfuira,

Écoutez Zen et le manque de confiance en soi partira,

Écoutez Zen et la pensée négative s’en ira,

Écoutez Zen et la mauvaise humeur s’éclipsera !

Une chanson qui, finalement, ne peut que faire écho aux maçons que nous sommes. Avec des paroles faisant référence à nos valeurs maçonniques. Tout simplement, un pur bonheur ! Pour être aussi de meilleure humeur, mais aussi pour notre équilibre et notre sérénité.

Afin de nous rappeler ce que nous sommes, notre engagement et les valeurs humaines que nous souhaitons semer car nous avons promis de porter « parmi les autres hommes les vertus dont vous avez juré de donner l’exemple ». Encore merci pour ce beau cadeau mon cher Laurent !

NDLR : Après une première sollicitation de promotion du Frère Laurent Gardey, ce dernier fait ensuite marche arrière et demande expressément le retrait de la vidéo pour des raisons connues de lui seul. Ainsi, cet article présente une chanson… sans pouvoir vous la faire écouter. Chacun se fera son idée sur la cohérence promotionnelle de cet artiste.

A la porte du temple

Tiré de l’ouvrage : Au cœur de la Franc-maçonnerie « Huit récits contemporains » Éditions Numérilivre

« Un fabricant international de baskets envoie l’un de ses représentants dans un grand archipel du Pacifique, pour explorer le potentiel local. Deux jours plus tard, par l’Internet, il reçoit de son collaborateur, ce message désabusé :

– C’est désolant ! Sur ces îles, tous les gens marchent pieds nus – baskets invendables – Je reviens !

Obstiné, le fabricant de baskets délègue le mois suivant un autre vendeur dans l’archipel. Quelques heures après sa descente d’avion, le représentant envoie le mail suivant à son patron :

 – C’est fantastique ! Sur ces îles, tout le monde marche pieds nus – Expédiez-moi 5000 paires pour débuter – Je reste !

Cette blague classique, joyeusement racontée en fin de séminaire par le conférencier, provoque un grand éclat de rire général, puis une rafale d’applaudissements, dans le salon orangé de l’Hôtel Mercure. Les quatre vingt stagiaires présents, représentants en chaussures de sport et de bateau, sont d’évidence sous le charme de celui qui vient de leur présenter les premiers outils de l’Analyse Transactionnelle. Ils n’ont visiblement pas envie de quitter la grande table de travail en fer à cheval, autour de laquelle chacun est attentif, depuis ce matin. Les battements de mains et les vivats reprennent ! Vincent, Vincent ! Un beau succès pour lui !

Assis parmi eux en observateur, je ris et applaudis de bon cœur. Je suis moi aussi séduit par l’homme calme que je devine derrière ce formateur plein d’humour. La cinquantaine élancée en costume gris Prince de Galles, un port naturel et assuré, une chevelure d’argent, la bonté dans son regard vert très mobile, une voix grave pimentée d’une pointe d’accent méridional… Au delà de sa prestance et de ses mocassins en daim, sur lesquels je baisse les yeux par réflexe, émane de lui une force intérieure qui m’impressionne. C’est bien cette solide détermination doublée d’une sorte d’ élégance d’âme, qualités perçues dès notre première rencontre, qui m’ont décidé à l’engager. Objectif : organiser avec lui à Paris une série de stages de relations humaines , pour la force de vente du groupe international « marAton », où je dirige le service formation, pour la France. Sa prestation d’aujourd’hui, basée sur l’importance de la responsabilité individuelle des « commerciaux », qu’il a habilement imagée en conclusion, me conforte dans l’idée que j’ai fait un bon choix ! D’autant que je n’ai pas voulu, en accord avec ma Direction Générale, animer le séminaire moi-même, et préférer une « parole extérieure » ! Plus que jamais, au début de ces années 2000, tout ce qui pourrait apparaître aux yeux des vendeurs, comme manipulation interne ou même paternalisme, est évité.

Je connais bien l’Analyse Transactionnelle, ce modèle de communication dérivé de la psychanalyse, l’ayant personnellement étudié en entreprise dans les années 1980. Et toujours d’actualité. J’apprécie son côté pratique, immédiatement utilisable, à partir du postulat de trois « états du moi » dits Parent-Adulte-Enfant, composant notre personnalité. Autrement dit, dans l’ordre, l’appris, le réfléchi et le ressenti. Ces trois « registres » en fonction permanente, bien repérés chez soi, il est facile ensuite de les déceler chez l’autre, et de mieux échanger avec lui, en utilisant ses propres canaux de communication. Avec de l’entraînement, bien sûr !

 « L’appris », c’est d’abord l’éducation reçue de mes parents, qui se sont rencontrés en banlieue parisienne, sur leur lieu de travail. Un père guadeloupéen, Félix, facteur à son arrivée en métropole et devenu Receveur des Postes, en réussissant ses concours. Une mère morbihannaise, Gaëlle, partie à regret de sa Bretagne, également postière, mais restée à la maison, après ma naissance et celle de mes sœurs, Lucie, Yolande et Marie-Rose. Deux continents réunis, deux manières conjuguées de voir le monde : mélange de rigueur et de gaîté, dans notre petit pavillon du Kremlin-Bicêtre. Appétit de découvrir et de vivre ensemble, plaisir d’échanger entre copains, à l’école, second lieu d’apprentissage.

Les rituels sont les mêmes à longueur de semaine. Après les inévitables devoirs et leçons, musique créole jouée à la guitare par notre père. Télévision limitée mais rigolades dans nos chambres respectives à coups de polochons, avant l’extinction des feux par notre mère. Chorale protestante et sermons du pasteur au Temple le dimanche matin. Football pour moi, danses folkloriques pour les filles, l’après-midi. Et vacances scolaires alternées, une année à Pointe à Pitre, l’autre à Saint Pierre de Quiberon. Ainsi passe une enfance puis une jeunesse, suites trop courtes mais si riches d’apprentissages, d’étonnements, d’enthousiasmes, si fortes de permissions et d’interdictions, d’espoirs et de déceptions, aussi.

Avec un beau jour la prise de conscience que circulent nombre d’idées reçues, du « prêt à penser », et qu’il faut penser par soi-même ! Ainsi commence à s’installer, le raisonnement, « le réfléchi » de l’âge adulte. Ou ce que je crois l’être ! C’est à dire que du haut de mes dix huit ans et d’un air crâneur, j’annonce une première décision : mon refus, clair et net de l’enseignement supérieur, contrairement à mes sœurs, dont je me moque bêtement. Elles ont intégré la fonction publique, Police et SNCF après leurs études universitaires, moi j’y ai renoncé pour aller vers le « privé ». Un simple bac commercial en poche, attiré par la vente, le hasard des annonces professionnelles m’a dirigé vers le secteur de la chaussure. J’y suis toujours très bien aujourd’hui, après quinze ans de représentation, assortis de mises à jour régulières des indispensables techniques informatiques qu’il faut maîtriser. C’est grâce à mon intérêt pour la psychologie – après une lecture d’un livre d’un psychiatre canadien, Eric Berne – que j’ai découvert l’Analyse Transactionnelle précitée et compris son avantage, tant individuel que professionnel….Puis, contre toute attente, que j’ai pris le chemin de la « fac » le soir après le boulot, à quarante ans passés ! Afin de décrocher une licence et peu de temps après, promotion inattendue, le poste de responsable de la formation ! Mes trois sœurs n’en sont pas encore revenues !

Il paraît que j’ai « la fibre pédagogique ». Certes, j’aime transmettre ce que j’ai reçu et ce que je reçois. Je dois tenir ce goût d’enseigner de mon père. Il m’a souvent répété et me le répète encore : « Théophile, mon fils, offrir ce qu’on a appris, c’est apprendre deux fois ! ». Je crois toujours entendre mon grand-père Abel à la Guadeloupe, pendant mes vacances d’été. Il me parlait lui aussi sur le même ton, la même voix chantante, de l’importance de cette transmission, qu’il appelait la « tradition orale », et illustrait avec des proverbes locaux. Il est décédé aujourd’hui et je regrette de ne pas avoir noté ses sages paroles, écoutées trop distraitement, sur le chemin de la plage ou au retour…

 En abandonnant ma fonction itinérante pour un poste sédentaire, je n’ai pas compris tout de suite, en plus d’une forme de deuil à assumer, que je changeais carrément d’univers ! Arpenter soudain 200 m² de moquette au quotidien, de bureaux en bureaux dans un immeuble des Champs Elysées, et non plus les 200km d’asphalte habituels en voiture, de clients en clients, me crée une gêne physique. J’éprouve soudain une impression d’espace rétréci, je respire mal ! Serais-je devenu claustrophobe ! Passer du défilé de paysages tranquilles à l’irruption devant moi de multiples visages tendus dans les couloirs, frapper et attendre aux portes au lieu d’ ouvrir à mon gré ma portière à distance, serrer des mains lentement sans « l’excuse » de mes cartons de chaussures sous le bras. Autant de changements visuels, de ralentis imposés, de postures soumises à accepter, de nouveaux codes à assimiler, autant de nouvelles situations d’écoute, d’autres mots à dire, à répondre, de disponibilité à donner ! Autant d’indépendance perdue aussi, avec les contraintes d’un siège social d’entreprise.

J’ai appris à jouer ce rôle prégnant au fil du temps. Tout acteur de la comédie humaine est obligé de s’adapter ! Troquer le costume du représentant pour celui de la représentation chahute tout de même quelque temps mon « ressenti », ce troisième « état du moi » de l’Analyse Transactionnelle. Davantage exposé au regard quotidien des autres, mon œil intérieur est soudain plus attentif, plus inquiet, plus interrogatif.

Qui suis-je dans cette vie parisienne? Un homme tiraillé par trois cultures en fait, deux familiales et celle de la firme, s’efforçant malgré tout de plaire, d’appartenir à chacune. Peu soucieux du temps qui file, si attaché – et même trop consciencieusement passé de la culture au culte de l’entreprise – que je ne me suis même pas autorisé à quitter le célibat ! Ni mon deux-pièces à Gentilly, à cinq minutes de voiture de chez mes parents ! Bref, happé par le boulot, je suis resté un « vieux garçon », comme m’appelle mon grand-père Loïc, l’ancien marin breton. Et que vois-je dans mon miroir chaque matin ? Un homme aux yeux bleus, couleur mer d’iroise » (précise ma mère, très fière), à la peau caramel, aux cheveux noirs crêpés et déjà parsemés de quelques fils d’argent de l’âge (disent mes jeunes sœurs, pour me taquiner). Et puis, je distingue aussi ces deux plis verticaux qui se creusent entre mes sourcils. Les griffes du stress citadin ! prétend mon père, un anxieux lui aussi. Mais au vrai, que me manque-t-il à quarante cinq ans, en dehors d’une épouse souriante et de bambins bouclés que toute la famille me souhaite? C’est bien la question que je me pose…à laquelle ne répond pas mon miroir !

Pas vraiment une souffrance, plutôt un malêtre, oui un malêtre, voilà ce que je ressens ! Je m’en ouvre en confiance à la psychologie joviale de Vincent, le formateur, venu faire avec moi le bilan du dernier séminaire d’automne des commerciaux. La salle de réunion où nous sommes assis tous les deux me donne l’image de ma perception actuelle : un grand vide personnel ! Du coup, c’est de mon propre bilan qu’il s’agit…

Vous savez, Théophile, tous les commerciaux qui deviennent sédentaires ressentent ce vide, ce « trou » dans leur vie pendant quelques semaines ! Vous êtes en manque, en vérité ! En manque de nature, de grand air, de mobilité, en manque de vos habitudes, de vos clients, même les plus exigeants, en manque du monde circulaire que vous vous étiez fabriqué en somme, et dont vous étiez le centre ! Patron de vous-même sur la route toute la semaine, ici, au siège, vous n’êtes plus le seul décideur de vos journées ! C’est un changement important, en effet, vous vivez dans un autre espace et un autre temps…

 -….Oui, le temps de l’urgence, je l’ai remarqué ! Il n’y a que des gens pressés ici !

Je vous l’ai dit lors de notre premier entretien, j’étais Directeur des Relations Humaines dans une banque auparavant, DRH…et j’ai eu envie un beau matin d’élargir mon horizon à d’autres entreprises. C’est pourquoi je l’ai quittée et que j’ai choisi de devenir formateur, itinérant aussi, en quelque sorte ! Vous-même, vous avez voulu élargir votre vie, essayer autre chose, après « l’itinérance ». Je serai peut être également tenté un peu plus tard, par une autre expérience. Le changement, c’est toute l’aventure humaine, non ?! Il mène souvent à une réflexion sur soi !

– Vincent, vous parliez de centre du cercle à l’instant ! Eh bien moi, je me sens décentré ! Plus exactement, je vis dans plusieurs cercles en même temps, sans en faire partie vraiment et çà me dérange ! Je suis guadeloupéen, je suis breton, maintenant parisien. Un peu noir, un peu blanc…un peu gris, dans la pollution parisienne. Bon, je plaisante, mais cette impression d’être partout l’étranger continue ici, avec les clans que je découvre. Comptabilité, Informatique, Ventes, Personnel, Communication, Direction générale… autant de services étanches, de cercles fermés encore, difficiles à pénétrer ! J’ai du mal à faire exister le département Formation. J’exagère sans doute, parce que viens d’arriver, mais mon centre à moi, où est-il dans tout çà ? C’est curieux, je n’avais pas du tout cette sensation d’écartèlement, sur la route. Et pourtant, mon secteur commercial était grand, de la porte d’Italie à Auxerre !

– Vous êtes bien conscient que vous ne changerez pas le fonctionnement de votre société, qui ressemble à celui de mille autres. Ces regroupements humains par fonctions sont quasi- naturels ! Vous le dites vous-même, c’est d’abord votre « moi » – votre P.A.E, en terme l’Analyse Transactionnelle – qui est en demande d’harmonie, d’unité, au sein de cette maison, et de vous-même aussi. Nietzsche précise avec justesse, joliment même, que: « Notre corps est l’édifice collectif de plusieurs âmes ! ». A chacun, bien sûr, d’entretenir au mieux cet édifice, c’est à dire la bonne communication entre ces âmes. Ce n’est pas toujours évident, mais possible, de rendre complémentaires nos contradictions. Ces forces contraires, qui pourtant, nous tiennent debout !

– Vous me faites penser aux Caraïbes où les vieux sages évoquent les trois fées qui se querellent constamment en tout homme : la raison, l’intuition et l’imagination. Je ne sais pas dans quel sens ces fées ont traversé l’atlantique, car les philosophes grecs antiques les citaient déjà, il y a deux mille cinq cents ans ! En tout cas, je vais peut être vous surprendre mais mes trois fées à moi, semblent d’accord sur un point : vous parliez à l’instant de communication, eh bien c’est avec ce service interne que j’ai un problème, ici. Sérieux même ! Sa directrice ne me porte pas dans son cœur ! Elle se débrouille toujours pour ne pas me serrer la main. Parce que ma main est noire, sans doute….

– Théophile, là, c’est peut être votre imagination qui s’emballe !

– Ou mon intuition qui parle, non ? !

– Demandez donc à votre raison, s’il n’y a pas précisément une autre… raison, que ce racisme primaire supposé! Et raisonner, ça pourrait signifier aussi passer par un vrai dialogue avec cette personne, à mon avis. La main que vous évoquez, quelle qu’en soit la couleur, c’est un outil de communication : la main s’ouvre, se ferme, donne, prend, demande, refuse, nous avons vu son importance chez les commerciaux ! Partant, la main est aussi un langage, un symbole fort de transmission entre les Hommes à travers le temps. Tenez, notre conversation me fait penser que j’ai dans ma serviette un livre sur cette transmission, précisément. Il devrait vous intéresser, je vous le remets…de la main à la main, je vous l’offre, prenez le temps de le lire, nous en reparlerons, si vous voulez bien…

…à suivre la semaine prochaine, même jour, même heure…

La Lettre d’info de la GLDF

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Cet été, faites le plein de culture et de spiritualité avec la Grande Loge de France… sous toutes les latitudes !

Destination culture ? Profitez des spectacles vivants proposés par le Festival Les Heures Bleues à Marseille et surfez sur nos réseaux sociaux pour découvrir les trésors de notre Musée-Archives-Bibliothèque (MAB).

Cap lecture ? Lisez sur votre transat le nouveau PVI n°208  « La vérité, un mythe ? » qui vous réserve bien des regards singuliers et inattendus.

Chemins de spiritualité ? Participez à nos conférences publiques d’été et retrouvez-nous sur les réseaux sociaux de la GLDF où vous trouverez des vidéos didactiques sur notre démarche et nos fondamentaux. Sans oublier les replays de notre émission sur France Culture !

Et ne manquez pas de réserver votre week-end des 16 & 17 septembre 2023 pour visiter les plus beaux sites de la GLDF dans le cadre des Journées européennes du patrimoine.

À LA UNE

Thierry Zaveroni, réélu Grand Maître de la GLDF 

À l’occasion du Convent annuel, les députés des 937 Loges de la GLDF ont confirmé à 90,3 % des suffrages Thierry Zaveroni à la présidence de la Grande Loge de France. 

Avec l’appui de son Conseil Fédéral, il poursuit la mise en œuvre de son programme qui l’avait porté à la Grande Maîtrise en juin 2022.

Dans la continuité des 13 engagements pris dès le début de son mandat, il entend garder le cap sur trois piliers fondamentaux : gouvernance, initiatique et ouverture qui sont au cœur de son projet de développement pour l’Obédience. Lire la suite

CONFÉRENCES PUBLIQUES CET ÉTÉ

Rendez-vous les 1er et 29 août 2023 pour les deux conférences publiques organisées dans le cadre des Tenues d’été par les Loges Jean Scot Èrigène, Esperanto et L’Étoile à l’Orient de Paris. Le thème général de cette édition 2023 est : « Humanisme & solidarité ».

« Solidarité et valeurs maçonniques »

Mardi 1er août 2023 – Paris (17e)

Par Alain Gravian, Grand Chancelier de la GLDF

Informations ? Sur nos réseaux sociaux et www.gldf.org

Inscriptions obligatoires : cliquez ici

« Poursuivre au-dehors l’œuvre commencée dans le Temple »

Mardi 29 août 2023 – Paris (17e)

Par Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF

Informations ? Sur nos réseaux sociaux et www.gldf.org

Inscriptions obligatoires : cliquez ici

ÉVÉNEMENT

3e Festival Les Heures Bleues

Avis aux amateurs de spectacle vivant !

Les Heures Bleues vous donnent rendez-vous les 6, 7 et 8 juillet 2023, à Marseille, au château Saint-Antoine, lieu de travail, de culture et de rencontres des Frères de la GLDF, pour des soirées hautes en couleur et convivialité. 

Musique, chant, exposition, rencontres, impromptus… De multiples temps forts rythmeront les trois soirées qui s’annoncent inoubliables.  

Quand l’art se décline aux Heures Bleues et fait rayonner les valeurs qui nous si sont chères…

Parmi les multiples temps forts

– 6 juillet 2023 : Mozart, Beethoven, Dvorak… Embarquez pour un cheminement musical exceptionnel avec l’Orchestre Philarmonique de Provence.

– 7 juillet 2023 : place aux sublimes voix de l’Île-de-beauté avec les frères Andreani et les musiciens du groupe I Messageri.

– 8 juillet 2023 : Canta Diva, deux voix intenses sous la voute étoilée, deux sopranos pour un récital lyrique qui nous invitera à faire ce lien si nécessaire entre l’ici-bas et l’en-haut.

En avant le programme : cliquez ici

S’inscrire : cliquez ici

GRANDE LOGE DE FRANCE 2.0

Pédagogie, culture, histoire, replays… Rendez-vous sur les pages Facebook, Twitter, Instagram, TikTok et  YouTube de la Grande Loge de France pour découvrir nos fondamentaux et l’essence de notre démarche maçonnique.

Série « Francs-maçons célèbres »

Pierre Brossolette, héros de la Résistance

Écrivains, philosophes, artistes, scientifiques, politiques… De nombreux personnages célèbres ont été francs-maçons. Sauriez-vous dire lesquels ?

La série « Francs-maçons célèbres » sur nos réseaux sociaux vous guident et vous révèlent bien des portraits passionnants. 

Le dernier en date est celui de Pierre Brossolette, journaliste, franc-maçon et figure emblématique de la Résistance de la Seconde Guerre mondiale pour avoir défendu les valeurs de la liberté jusqu’au sacrifice de sa vie. Play

SUR LES ONDES

Divers aspects de la pensée contemporaine : replays !

Rendez-vous le 16 juillet 2023 à 9h42

Replay ? Du 20 juin 2021.

Invités ? Jean et Guerrick sont deux jeunes Maîtres de la Grande Loge de France animant le Cercle Télémaque, qu’ils ont créés avec d’autres jeunes de l’obédience pour la prise en compte de la spécificité de la jeunesse au sein des Loges. Ils répondent aux questions de Perry Wiley, Grand Maître Honoris Causa de notre obédience, qui anime l’émission.

Sujet ? Jeunesse et franc-maçonnerie en GLDF.

Replay de toutes les émissions ? Cliquez ici

Rendez-vous le 20 août 2023 à 9h42

Replay ? Du 16 avril 2023.

Invité ? Pascal Lardellier, professeur à l’université de Bourgogne, anthropologue et auteur de plusieurs ouvrages de sociologie, est l’invité de cette émission dont le thème s’inscrit dans le prolongement de la publication de son article sur « Le rite, phare des traditions » dans le n°207 de Points de Vue Initiatiques – mars 2023. 

Sujet ? La tradition et la permanence des rituels.

POINTS DE VUE INITIATIQUES

PVI n°208 « La vérité, un mythe ? » – juin 2023

À chacun sa vérité…

Ce PVI n°208 explore pourquoi la quête de vérité est au cœur de la démarche maçonnique.

Invités au zénith :
– François Desnoyers qui évoque notre rapport aux médias et à l’information.
ChatGPT que nous avons interrogée comme une personnalité profane !

Artiste à l’honneur :
Jacqueline Salmon, photographe qui s’est notamment penchée sur l’importance du « perizonium » dans l’iconographie chrétienne.

L’entretien

Découvrez le PVI n°208 « La vérité, un mythe ? » avec Olivier Balaine, directeur de la rédaction de PVI ! 

« Enfermer la vérité,
la croire réservée à certains
est un contresens lourd
de conséquences »

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JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE 2023

Visitez les plus beaux sites de la GLDF !

40e édition : save the date !

Avis aux amateurs de patrimoine et spiritualité !

Les 16 & 17 septembre 2023, de nombreux sites remarquables de la Grande Loge de France ouvriront leurs portes à l’occasion de la 40e édition des Journées européennes du patrimoine…

Thématique 2023 ? « Patrimoine vivant » et « Patrimoine du sport »

Tour de France du patrimoine GLDF !

Avignon, Brest, Marseille, Montpellier, Paris, Piolenc, Poissy, Rochefort, Ronchin, Saint-Raphaël, Villeurbanne… Cap sur les plus beaux sites de la GLDF !

Visites de temples, expositions (dont un certain nombre piloté par le Musée-Archives-Bibliothèque), échanges sur l’initiation au Rite Écossais Ancien et Accepté… Les Frères de la GLDF seront ravis de vous accueillir et de répondre à vos interrogations en toute transparence.

Programme GLDF ? À venir sur nos réseaux sociaux et www.gldf.org

Le coupable de l’incendie du Temple arrêté

De notre confrère dailycommercial.com – Par Franck Stanfield 

LEESBURG – Les autorités ont arrêté et accusé un homme de 22 ans de cambriolage et d’incendie criminel lors de l’incendie du 14 juin qui a détruit la loge maçonnique 58. Et maintenant, ils ont ajouté cinq nouvelles accusations de fabrication d’engins explosifs si puissants que l’accusé a décidé qu’ils étaient trop dangereux pour allumer le feu.

Les affidavits d’arrestation dans le cas de Luke S. Pratt, 22 ans, détaillent ses aveux, sa paranoïa et comment sa famille l’a dénoncé. 

Plus de 30 pompiers de 13 camions de pompiers et sociétés de moteurs des services d’incendie de Leesburg et du comté de Lake se sont précipités vers 200 Richey Road vers 22 h 30 le 14 juin pour trouver le bâtiment de 8 700 pieds carrés englouti par les flammes.

« Nous sommes restés dehors toute la nuit », a déclaré un pompier.

Ils ont été accueillis par le membre de la loge Brian Zeppa, qui a montré aux enquêteurs la vidéo de la caméra de surveillance d’un homme entrant dans le bâtiment avec un bidon d’essence et une batte de baseball. Il quitte la propriété quelques instants plus tard sans le bidon d’essence ni la batte.

« Six minutes plus tard, Luke revient dans la vue de la surveillance sur le côté du bâtiment et sort du véhicule. Luke retourne à nouveau devant le pavillon et hors de vue de la surveillance. Une minute plus tard, Luke réapparaît à la vue de la surveillance qui revient en courant vers son véhicule et s’en va », selon un affidavit d’arrestation.

« La vidéo est floue », a déclaré le chef adjoint des pompiers de Leesburg, Ryan Henry. « Mais vous pouvez voir son véhicule et d’autres détails. »

Quatre jours plus tard, alors qu’il dînait le dimanche chez sa mère dans le comté de Marion, Pratt aurait avoué avoir mis le feu. Elle a appelé le bureau du shérif du comté de Marion et les adjoints l’ont involontairement envoyé dans un établissement de santé mentale. Il deviendrait bientôt clair pourquoi il était détenu en vertu de la loi Baker de l’État.

Le 21 juin, le détective Robert Harvey du Bureau of Fire, Arson and Explosive de l’État a reçu un appel des enquêteurs du shérif du comté de Lake, disant qu’ils se trouvaient au domicile de Pratt dans le pâté de maisons 3200 de Casteen Road, à moins d’un mile du lodge. Ils étaient là pour récupérer des engins explosifs artisanaux. La mère de Luke, Rebecca Pratt, était également présente.

Luke a une marche distinctive, a-t-elle dit à Harvey, et elle a décrit son véhicule.

« J’ai montré la vidéo de surveillance à Rebecca de la nuit de l’incendie », a noté Harvey dans son rapport. « Elle s’est mise à pleurer et a identifié le suspect masculin comme étant son fils Luke Pratt. »

Harvey a également montré la vidéo au frère de Luke et à sa petite amie, et ils ont identifié Luke et ont dit qu’il portait un « bâton » dans son véhicule et identifié un chapeau montré dans la vidéo comme appartenant à Luke. 

Harvey a ensuite appelé Pratt, qui se trouvait toujours dans un établissement recevant une évaluation de santé mentale.

« Luke a déclaré qu’il était en colère contre ce que représente la loge maçonnique et il pense qu’ils le suivent », indique le rapport.

Il a avoué avoir allumé le feu. Il a dit qu’il avait d’abord observé le bâtiment avec des jumelles depuis un parking de bowling de l’autre côté de la rue pour s’assurer que tout le monde était sorti du bâtiment.  

Il a dit avoir versé de l’essence dans tout le bâtiment. Il a dit qu’il était rentré dans le bâtiment à son retour pour s’assurer que l’incendie avait commencé, selon le rapport.

Harvey a déclaré qu’il avait récupéré le chapeau du véhicule de Pratt et des journaux qu’il gardait en détail ses sentiments à propos des maçons.

Le rapport d’arrestation indique qu’il s’est rendu à la prison du comté de Lake le 22 juin, juste avant minuit. Il a été détenu sous caution de 15 000 $ pour les accusations d’incendie criminel et de cambriolage et de 5 000 $ pour les accusations d’engins explosifs.

Ces appareils étaient des appareils en plastique avec une « substance ressemblant à une perle blanche à l’intérieur », selon le rapport d’arrestation du shérif du comté de Lake. « Un paquet de poudre d’aluminium suspectée collée au conteneur avait également un trou avec un grand feu d’artifice inséré à l’intérieur avec une mèche éclairable dépassant de l’appareil. »

Le détective Jone Demko de Lake Sheriff a estimé que le contenu était du nitrate d’ammonium et de la poudre d’aluminium.

Il s’agissait d’une bombe au nitrate d’ammonium et à l’huile de 4 800 livres dans un camion qui a tué 168 personnes et en a blessé 850 lors de l’attaque terroriste nationale d’Oklahoma City contre le palais de justice fédéral en 1995.

Richard Lynn, le grand secrétaire des maçons au siège de l’État à Jacksonville, a déclaré que la loge de Leesburg serait reconstruite. La loge compte 134 membres cotisants qui se réunissent maintenant dans une autre loge jusqu’à ce que la leur puisse être construite.

Malheureusement, le lodge n’avait pas d’assurance incendie, mais Lynn est convaincu que les Masons, qui, selon lui, donnent plus de 4 millions de dollars par jour à des œuvres caritatives, aideront à financer le projet. Certains artefacts, y compris des photos, sont irremplaçables, a déclaré Lynn.

Une publication sur Facebook indique que le lodge original de Leesburg a été fondé en 1868.

Il n’est pas clair d’après les rapports d’arrestation ce que Pratt pensait des maçons.

« La franc-maçonnerie est une fraternité d’hommes engagés dans une vie d’honneur, d’intégrité et de caractère », selon  beafreemason.org . Ce n’est pas une religion, mais les membres sont tenus de croire en un « Être suprême ».

Ses racines remontent à l’époque médiévale lorsque les tailleurs de pierre travaillant sur les cathédrales se sont liés.

Lynn a déclaré que l’organisation est mal comprise, en particulier par les théoriciens du complot, dont les croyances vont des maçons contrôlant le gouvernement à être membres des Illuminati, un groupe secret créé il y a 200 ans pour s’opposer à l’influence religieuse sur la vie quotidienne. Le groupe est parfois regroupé avec des préoccupations concernant le FBI et la CIA, a déclaré Lynn.

« Nous ne sommes pas une société secrète. » dit Lynn.  

Descartes était-il rosicrucien ?

De notre confrère pariszigzag.fr

Illuminatis, Skull and Bones, Franc-maçonnerie… Nombreuses sont les sociétés et organisations secrètes sur lesquelles le mystère plane encore, même de nos jours. Parmi elles, on retrouve parfois mention de l’ordre de La Rose-Croix, une curieuse fraternité dont l’histoire mêle personnages mythiques et étranges controverses !

LA ROSE-CROIX ?

Temple de las Rose-Croix, gravure du Speculum Sophicum Rhodostauroticum (Miroir de la sagesse des Rose-Croix) de Teophilus Schweighardt Constantiens ( Daniel Mögling), 1618
Temple de las Rose-Croix, gravure du Speculum Sophicum Rhodostauroticum (Miroir de la sagesse des Rose-Croix) de Teophilus Schweighardt Constantiens ( Daniel Mögling), 1618

L’énigmatique organisation qu’est la Rose-Croix fait pour la première fois parler d’elle en Allemagne, au début du 17e siècle. Le pays se trouve alors à l’aube de la guerre de Trente ans et traverse une phase de fortes tensions politiques et religieuses. C’est dans cette atmosphère d’incertitude que paraît en 1614 le Fama Fraternitatis, à l’imprimerie de Whilhelm Wessel, à Cassel. L’ouvrage, premier manifeste de la Rose-Croix, n’est signé que par des initiales

Outre un long texte qui témoigne d’une défiance et d’un refus des réformes évoquées à l’époque, le manifeste fait aussi le récit de la naissance de la Rose-Croix, une organisation philosophique et ésotérique liée au christianisme. A son origine se trouverait un certain C.R.C, qui sera plus tard identifié comme étant Christian Rozenkreutz, ou Christian Rose-Croix. Il s’agit d’un personnage obscur dont on ignore s’il a réellement existé ou s’il s’agit de l’invention de Johann Valentin Andreae, l’un des probables auteurs du manifeste.

Les Figures secrètes des Rose‑Croix, Altona (1785-1788), BnF, Réserve des Livres rares, R-918 (2 cahiers)
Les Figures secrètes des Rose‑Croix, Altona (1785-1788), © BnF, Réserve des Livres rares, R-918 (2 cahiers)

Les enseignements de la Rose-Croix se concentrent sur des concepts tels que l’alchimie spirituelle, la transformation personnelle et la réalisation de l’unité entre l’homme et le divin. Le rosicrucisme est connu pour son symbolisme complexe, qui inclut notamment la croix et la rose, représentant le divin et l’amour universel. Il influence de nombreux courants ésotériques et philosophiques au fil des siècles, et en raison de son ancienneté, quelques historiens de l’occulte le considèrent comme étant l’une des possible influence de la franc-maçonnerie. Cependant, aucune confirmation concrète n’existe, il ne s’agit que de spéculations en raison de valeurs communes. En revanche, certains francs-maçons étaient bien des rosicruciens avérés.

RENÉ DESCARTES, FERVENT ROSICRUCIEN ?

L’idée peut faire sourire, mais dans les faits, cette curieuse histoire aurait pu coûter cher à la réputation du philosophe ! En réalité, tout est parti d’une étincelle de curiosité de la part d’un jeune Descartes.

Gravure de Descartes, par Gerard Edelinck (1640-1707), © BnF - Gallica
Gravure de Descartes, par Gerard Edelinck (1640-1707), © BnF – Gallica

De 1618 à 1622, celui-ci réside en effet en Allemagne et en Hollande, à la période à laquelle la Rose-Croix commence à séduire de nombreuses personnalités et chymistes. De par ses propres intérêts, ce n’était donc qu’une question de temps avant que la rumeur des prodiges de l’Ordre de la Rose-Croix ne remonte jusqu’à ses oreilles.

Descartes n’est pas convaincu, mais cela ne l’empêche pas de se pencher sérieusement sur la question, comme il en a l’habitude. Pendant l’hiver 1619, il se livre donc à une étude minutieuse des quelques textes existants (Fama Fraternatis, Confession Fraternatis et surtout Noces Chymiques, texte déterminant dans les croyances ésotériques de la Rose-Croix).

Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz, édition originale, 1616
Les Noces Chymiques de Christian Rosenkreutz, édition originale, 1616

Il en vient à une conclusion : bien que la philosophie en lien à l’ordre de la Rose-Croix soit intéressante, elle n’en reste pas moins trop hermétique à son sens. Le jeune homme déplore aussi le fait que les textes fondateurs soient si fermés au reste des sciences, qui lui sont déjà chères, et qu’il perçoit comme intimement liées les unes aux autres. Il pense donc fermer le chapitre de la Rose-Croix ; ils resteront dans son esprit des imposteurs, au mieux des visionnaires, mais il n’a pas loisir de s’y attarder d’avantage. Comme Leibniz, il aura sans doute considéré qu’il s’agissait de l’invention d’un érudit.

Cependant, l’intérêt de Descartes est bien loin d’être passé inaperçu, tant et si bien que l’on commence à faire courir des bruits à son sujet. Non content d’avoir poursuivi des recherches assidues au sujet de ses mystérieux frères allemands, il les aurait désormais rejoints ! Une nouvelle aussi surprenante que fâcheuse, car elle coïncide avec un autre évènement qui va considérablement repropulser l’intérêt pour le courant rosicrucien.

L’AFFAIRE DES PLACARDS DE PARIS

En effet, tandis que l’intérêt pour la Rose-Croix s’amenuise en Allemagne en 1622, en 1623 l’organisation va soudainement refaire parler d’elle, cette fois-ci sur le territoire français.

Cette fois, le manifeste est décliné sous la forme d’affiches, qui invitent les intéressés par l’organisation à rejoindre ses rangs pour en connaître les plus grands secrets, et se voir apporter un éveil spirituel. Une seconde affiche est découverte peu de temps après, et renouvelle l’invitation tout en décourageant les curieux qui seraient portés par les mauvaises intentions.

Le Suprême Conseil de la Rose-Croix, Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, Paris, 1891 | Collection Stanislas de Gaita, © BnF - Gallica
Le Suprême Conseil de la Rose-Croix, Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, Paris, 1891 | Collection Stanislas de Gaita, © BnF – Gallica

Mais alors, quel lien avec Descartes ? Eh bien, il se trouve qu’à cette période, le philosophe se trouve justement… en France. En société, ceux au courant de l’affaire ne tardent pas à tourner le regard en sa direction, et les théories vont bon train : pourrait-il être l’auteur de ces affiches, ou encore, lui sont-elles destinées ? Les rose-croix étant alors qualifiés “d’invisibles“, Descartes veillera à se faire voir de tout Paris pour dissiper ces rumeurs qui commencent à devenir encombrantes pour lui.

Finalement, l’affaire est peu à peu oubliée, et de nos jours, on pense que la piste la plus probable est celle d’un étudiant en médecine un peu trop taquin. Cependant, Descartes gardera un souvenir vif de cette brève mésaventure, allant jusqu’à mentionner implicitement l’ordre dans un ouvrage non-publié, le Polybii Cosmopolitani Thesaurus mathematicus (1619) : “totius orbis eruditis et specialiter celeberrimis in G F.R.C denuo oblatus” (“aux savants du monde entier et particulièrement F(rères) R.C très célèbres en G(ermanie)”). Certains y voient la preuve de son adhésion, mais l’hypothèse la plus probable reste qu’il s’agit d’un trait d’humour du philosophe.

Crédit image à la Une : Le Suprême Conseil de la Rose-Croix, Ordre kabbalistique de la Rose-Croix, Paris, 1891 | Collection Stanislas de Gaita, © BnF – Gallica

Démystifier la franc-maçonnerie en Jamaïque

De notre confrère jamaïcain jamaicaobserver.com – Par Jason Cross

Pendant des décennies, la franc-maçonnerie a été entourée de mystère, donnant naissance à de nombreux mythes l’associant au mal, que les membres de Lodge St John en Jamaïque souhaitent démystifier.

Lundi dernier, Lodge St John* a organisé un forum ouvert au temple maçonnique de McGregor Square à St Andrew, où les membres de la fraternité ont tenté de démystifier la franc-maçonnerie. Parmi les sujets abordés figuraient un aperçu de la franc-maçonnerie, le rôle de l’aumônier dans la franc-maçonnerie, ainsi que les incohérences associées à la franc-maçonnerie, à la famille et à la religion.

Visant les personnes qui critiquent la franc-maçonnerie sans effectuer de recherche, Lloyd Barnett Jr a déclaré que « la première forme d’ignorance, c’est quand vous rejetez quelque chose dont vous ne savez rien ».

Masonic Lodge, Kingston , Jamaica -source Pinterest.

Barnett Jr a clairement indiqué que les francs-maçons doivent croire en Dieu.

Après avoir fait ces déclarations, Barnett Jr s’est plongé dans l’explication que la franc-maçonnerie est un système de moralité, voilé d’allégories et illustré par des symboles tels que le compas et l’équerre.

« La franc-maçonnerie pourrait être expliquée comme un système collectif de leçons morales enseignées par des histoires symboliques, et lorsqu’elle est appliquée à ses membres [elle] provoque une conduite morale correcte. Elle a évolué à partir des tailleurs de pierre – c’est pourquoi nous disons qu’elle est l’une des plus anciennes. , les plus grandes fraternités non religieuses, apolitiques et les organisations caritatives. C’est une fraternité qui essaie de rendre meilleurs les hommes bons », a-t-il déclaré.

Barnett Jr a ensuite partagé que la franc-maçonnerie a commencé en 1717 avec la formation de la première Grande Loge au Royaume-Uni (UK). Plusieurs années plus tard, des maçons écossais et irlandais ont émergé.

« Depuis le début, nous savons que Genèse 11 versets 1-4 a dit qu’il y avait une tentative d’atteindre le ciel en construisant une tour de Babel en brique et en mortier. La franc-maçonnerie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui émanait d’anciens tailleurs de pierre. Il nous a été indiqué que dès le début des Écritures, les maçons étaient là. À cette époque, nous étions opérationnels, ce qui signifie que nous travaillions de nos mains. Au fil du temps, comme dans toutes les autres industries, il y a eu un déclin de la construction. Les maçons qui travaillaient de leurs mains ont invité la noblesse, ou hommes de statut, à rejoindre l’organisation et cela a finalement provoqué une transition de maçons travaillant avec leurs mains à des maçons travaillant avec leur cerveau », a déclaré Barnett.

En savoir plus grâce à Jackie Ranston avec son « Masonic Jamaica and the Cayman Islands », Vol.I. 

« La franc-maçonnerie a été décrite à juste titre comme l’une des plus anciennes sociétés fraternelles laïques du monde. Nous sommes une société d’hommes soucieux des valeurs morales et spirituelles dont les membres apprennent les préceptes par une série de drames rituels. Nous utilisons les outils les plus anciens de l’antiquité, carré et boussoles au sens figuré, pour réguler nos vies et nos actions. La fraternité cherche à rendre les hommes bons meilleurs et à les rendre plus largement utiles à leurs concitoyens en utilisant des démonstrations métaphoriques pour la construction du caractère », a-t-il ajouté.

La politique et la religion sont exclues des discussions, selon Barnett Jr, qui a déclaré qu’en tant que fraternité, la franc-maçonnerie offre la possibilité aux hommes de toutes les convictions de se rencontrer et de profiter d’une camaraderie amicale dans un esprit d’entraide et d’amour fraternel guidé par des principes moraux stricts , encourageant la bonne volonté envers tous.

*NDLR : St John Lodge N° 623 -F.H. se réunit au , 11-15 McGregor Square, Kingston 5, Jamaica, West Indies4th Monday every month, at 7.00 p.m. Elle dépend du District Grande Loge de la Jamaïque de la Grande Loge d’Écosse dont le District Grand Master    est le frère Courteney K. Palmer et son Grand Secrétaire le frère Kezinton B. Harrison. Pour tout renseignement.

Grands Maîtres du passé : Pierre Simon – Grande Loge de France

Pierre Félix Simon, né le 3 janvier 1925 à Metz et mort le 11 mai 2008 à Paris 6e, est un médecin et homme politique français. Il est Grand Maître de la Grande Loge de France de 1969 à 1971 et de 1973 à 1975.

Pierre Simon naît à Metz en 1925. Du fait du plan d’évacuation des populations civiles de la « zone rouge » de la ligne Maginot, il rejoint en 1939, avec sa famille, la Dordogne. En 1942, il fait partie des éclaireurs israélites et protestants, groupe permettant le transport, vers la Suisse, de jeunes juifs d’origines étrangères. Puis il trouve refuge à Lyon, dans un foyer catholique de jeunes ouvriers où il donne des cours de musique. Il obtient en 1944 son certificat d’études physiques, chimiques et biologiques (PCB).

À la Libération il s’intéresse au théâtre, ce qui le décide à s’installer à Paris pour poursuivre ses études de médecine et il réalise son internat, de 1948 à 1952, à l’hôpital Bretonneau, dans le service du professeur Robey. Il choisit l’exercice de la gynécologie et de l’endocrinologie, « domaines qui touchent à la condition de la femme et à la représentation que se font les sociétés du concept de vie », devenant notamment assistant au laboratoire d’endocrinologie sexuelle de 1951 à 1955, dirigé par le professeur Simonnet.

Pierre Simon meurt le 11 mai 2008. Ses archives sont déposées à l’université d’Angers, au Centre des archives du féminisme (BU Angers).

Franc-maçon, il est à deux reprises grand maître de la Grande Loge de France, l’une des deux plus importantes obédiences française, de 1969 à 1972, puis de 1973 à 1975. Il inaugure dans ces fonctions un dialogue de son obédience avec l’Église catholique.

Engagements emblématiques

Accouchement sans douleur

Pierre Simon s’investit dans les pratiques liées à l’accouchement : il importe en France les techniques de l’accouchement sans douleur qu’il a découverte lors de son séjour en URSS, en 1953 et contribue activement à leur diffusion, se confrontant pour cela au scepticisme d’une grande partie corps médical français. Par la suite, il se joint à des réunions organisées en Suisse par le groupe Littré, constitué vers 1954 par des gynécologues francophones, français, suisses et belges, qui réfléchissent aux moyens de promouvoir les méthodes contraceptives, en joignant leurs efforts aux mouvements qui s’activent pour le contrôle des naissances.

Le 8 mars 1956, le Dr Pierre Simon et Evelyne Sullerot créent le mouvement « La maternité heureuse » avec le Dr Marie Andrée Lagroua Weill Hallé, pour « permettre aux couples, grâce à la contraception, de n’avoir des enfants que lorsqu’ils le désirent ».

Il devient directeur du centre d’orthogénie de l’hôpital Boucicaut (1961-1986). Cet engagement l’incite à rejoindre la sociologue Évelyne Sullerot et le médecin Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé, qui ont fondé l’association La Maternité heureuse. Les premières initiatives de cette association visent à dissocier les questions liées à la contraception de celles liées à l’avortement, pour obtenir la dépénalisation des méthodes contraceptives et leur diffusion. Dans cette perspective, l’association se donne comme objectifs de favoriser l’information et la formation des médecins. La formation et la théorie se déroulent à Paris et la pratique et la participation à des conférences se déroule à Londres. Il s’agit de former le corps médical en même temps aux progrès de la science, et aux idées nouvelles. Pierre Simon, pour sa part, participe à la diffusion en France des méthodes contraceptives et notamment à celle du stérilet, contraceptif intra-utérin d’origine américaine, dont il a inventé le nom français.

Puis, il présente à la presse en juillet 1964, le stérilet qu’il décrit comme : « une sorte de crosse d’évêque finissant en grains de chapelet ». Dans les facultés de médecine de Tours et de Lyon est inscrit pour la première fois, fin 1964, un cours sur la contraception.

Planning familial

L’évolution se poursuit et en 1960, La Maternité heureuse prend le nom de Mouvement français pour le planning familial (MFPF), et s’affile à la fédération internationale créée en 1952, l’International Planned Parenthood Federation (IPPF). Le mouvement reçoit au départ des appuis d’un certain nombre de protestants, tandis que son action suscite une forte opposition, pour des raisons distinctes, du Parti communiste français, ou de représentants de l’Église catholique. Cette action en faveur de la dépénalisation de la contraception est toutefois largement soutenue par l’opinion publique, en faveur d’un accès libre à la contraception et à une évolution législative. La bataille en faveur de la contraception passe alors par un engagement politique et législatif, dans la mesure où la loi du 31 juillet 1920, « réprimant la provocation à l’avortement et à la propagande anticonceptionnelle » confondait dans une même condamnation avortement et propagande en faveur de la contraception. L’action de Pierre Simon trouve des appuis politiques : ainsi, il a fondé avec Charles Hernu le Club des Jacobins, s’est engagé au Parti radica et participe à plusieurs cabinets au ministère de la Santé, auprès de Robert Boulin, de Michel Poniatowski et enfin de Simone Veil. Il mène également la réflexion au sein du Commissariat général du Plan. La parution de son ouvrage Contrôle des Naissances, Histoire, philosophie, morale en 1966, puis le vote de la loi Neuwirth le 28 décembre 1967, légalisant l’usage des méthodes contraceptives en France, représentent une avancée, bien que les questions liées à la dépénalisation de l’avortement ne soient pas envisagées par cette loi.

Dès 1968, le Pierre Simon publie un très attendu Précis de contraception, destiné aux médecins, salué par le Dr Jean Dalsace en juin 1968 : n’oublions pas que les Facultés étaient jusqu’ici muettes sur tous les sujets touchant à la sexualité et que les médecins, pour la plupart, étaient ignorants de tout ce qui traite de la contraception et de ses motivations ». En préface, Alan Guttmacher rappelle que des médecins « sont allés en prison pour avoir écrit des livres sur la contraception ».

Légalisation de l’avortement

Plaque en hommage à Pierre Simon, 120 boulevard Saint-Germain (Paris, 6e).

En 1969, il oriente alors son action vers les questions liées à l’avortement, qui reste illégal en France, et dans cette perspective, participe à la fondation de l’Association nationale pour l’étude de l’avortement (ANEA) avec le Dr Jean Dalsace18 et Anne-Marie Dourlen-Rollier. Cette association prend sa place dans les débats concernant cette revendication de dépénalisation7, dans lesquels s’engagent également le planning familial, présidé par Simone Iff, mais aussi des mouvements militants féministes, tels le MLF français, le mouvement féministe Choisir ou encore le mouvement protestant Jeunes Femmes, ainsi que des personnalités emblématiques de la société civile, telles Simone de Beauvoir qui rédige le texte du Manifeste des 343 en 1971 ou Gisèle Halimi qui obtient l’acquittement d’une jeune fille mineure au procès de Bobigny en 1972.

Le rapport Simon de 1972

L’initiative de réaliser une enquête sur le comportement sexuel des Français naît en mars 1969 lors d’un congrès sur l’éducation sexuelle organisé à Paris par le Mouvement pour le planning familial (MFPF). S’inscrivant dans la période de libération sexuelle qui suit les événements de Mai 68 et qui marque le passage de la société traditionnelle à la société moderne, cette étude commandée à l’IFOP par le MFPF, est menée par le docteur Simon (surnommé à cette occasion le « Kinsey français ») et une équipe formée du sociologue Jean Gondonneau, de la juriste Anne-Marie Dourlen-Rollier et de Lucien Mironer, chef d’enquête à l’Ifop. Le sondage d’opinion est réalisé du 20 juin au 25 septembre 1970 par 173 enquêteurs (65 hommes et 108 femmes) formés par l’IFOP qui interrogent 2 625 personnes âgées de 20 ans et plus, d’après un questionnaire standardisé soumis à un échantillon représentatif de la population française. « Comme les rapports Kinsey, le rapport Simon a constitué un événement médiatique, culturel et politique, autant ou sinon plus qu’un événement scientifique ».

Dans le rapport qu’il écrit en 1970 et 1971, publié en 1972 sous le nom de Rapport Simon et consacré à l’étude du « comportement sexuel des Français », Pierre Simon place, pour la première fois en France, la sexualité au cœur des enquêtes sociologiques et de la réflexion politique. L’enquête française, qui dit s’inspirer de l’enquête suédoise de 1969 (rapport Zetterberg), se différencie des enquêtes américaines (notamment les rapports Kinsey) car elle « s’inscrit au contraire dans un mouvement de libération des mœurs. Elle souhaite porter un regard sur la « sexualité contraceptée » mais se limite au cadre conjugal et exclut ainsi les mineurs ». Le comportement sexuel étudié ne se limite pas aux aspects physiologiques mais prend en compte les dimensions relationnelles, affectives et culturelles.

Le vote, en 1975, de la loi Veil, à l’écriture de laquelle il a contribué, légalise, d’une façon d’abord transitoire, l’avortement. La loi devient définitive en 1979.

Deux autres enquêtes sur les comportements sexuels ont depuis été réalisées en France sous l’initiative de l’ANRS qui souhaite une mise à jour des connaissances sur ce domaine dans le cadre des stratégies de prévention de maladies infectieuses émergentes (SIDA, hépatites virales B et C), en incluant notamment les comportements « à risque » (relations homosexuelles, multipartenariat sexuel, recours à la prostitution, usage de drogues par voie intraveineuse) : le rapport d’Alfred Spira et de Nathalie Bajos (INSERM) publié en 1992 et celui de Nathalie Bajo et de Michel Bozon (INED) publié en 2008. De ces trois « photographies », nous pouvons essentiellement retenir selon le médecin psychiatre Philippe Brenot, « l’augmentation progressive du nombre de partenaires au cours de la vie passant de 11,8 pour les hommes et 1,8 pour les femmes, en 1970, à 11,6 pour les hommes et 4,4 pour les femmes en 2008. Dans le même temps l’évolution de l’âge au premier rapport est très net, il était de 19,2 ans pour les hommes et 21,5 ans pour les femmes en 1970 ; aujourd’hui quasi identique pour les garçons (17,2) et les filles (17,6). Par ailleurs, le développement des pratiques érotiques (préliminaires, fellation, cunnilungus…) est tout à fait marquant, passant de 60 % des hommes et 55 % des femmes en 1972 à 83,3 % des hommes et 80,4 % des femmes en 2008, signant l’importance de la libération des comportements et la nécessité des stimulations sensorielles pour la réalisation de la sexualité ».

Procréation médicale assistée et fin de vie

Il poursuit son action en faveur d’une nouvelle gestion du concept de vie dans les années 1980 en militant en faveur des techniques de procréation médicalement assistée et en soutenant le droit à mourir dans la dignité.

Comment savoir si quelqu’un était Franc-maçon ?

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par Guillaume Régal

Si vous souhaitez découvrir si un membre de votre famille ou une personne de votre passé était membre des francs-maçons, il existe plusieurs ressources et méthodes disponibles pour vous aider à découvrir la vérité.

Dans cet article, nous vous guiderons tout au long du processus pour découvrir si quelqu’un était franc-maçon. Équipé de quelques ressources et méthodes clés, vous serez en mesure de découvrir en toute confiance l’histoire franc-maçonne de vos ancêtres ou des personnes qui vous intéressent.

Comment savoir si quelqu’un était franc-maçon ?

Nous avons compilé trois stratégies clés qui pourraient vous aider à découvrir la réponse :

  1. Décryptage des signes et symboles de la franc-maçonnerie
  2. Naviguer dans le labyrinthe des archives franc-maçonnes
  3. Recherche de vérification d’adhésion maçonnique

N’oubliez pas que ces méthodes ne donneront pas toujours une confirmation limpide. Faire des recherches sur l’histoire maçonnique de quelqu’un s’apparente plus à reconstituer un puzzle fascinant – cela demande de la patience, de la persévérance et un esprit d’investigation.

Il est crucial de noter que tous les documents maçonniques n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Certains ont tragiquement été perdus dans des calamités comme des incendies ou d’autres catastrophes.

Pourtant, ne laissez pas cela vous décourager. Même en leur absence, ces enregistrements projettent de longues ombres qui peuvent vous offrir des indices et des points de départ dans votre poursuite.

Prêt à vous lancer dans ce voyage ? Dans les sections suivantes, nous approfondirons ces stratégies, en vous guidant à travers le labyrinthe intrigant de la franc-maçonnerie .

1. Signes et symboles de la franc-maçonnerie

Dans cette section, vous découvrirez certains des symboles les plus couramment utilisés par les francs-maçons, tels que l’ anneau maçonnique , l’équerre et le compas, l’œil qui voit tout et le tablier.

Ces symboles ont une grande importance dans l’organisation et peuvent vous aider à reconnaître un franc-maçon ou à donner un aperçu de ses croyances et de ses pratiques.

Anneau maçonnique

L’ anneau maçonnique est l’un des symboles les plus identifiables de la franc-maçonnerie. Porté par les membres comme signe de leur affiliation, il comporte souvent l’équerre et le compas, le symbole le plus reconnu de la fraternité.

Ces bagues se déclinent en différents modèles et matériaux, mais l’élément clé est la présence du symbolisme maçonnique .

Si vous remarquez que quelqu’un porte une bague avec l’équerre et le compas, cela peut indiquer qu’il s’agit d’un franc-maçon.

L’équerre et le compas

L’équerre et le compas sont un emblème central de la franc-maçonnerie, symbolisant les leçons morales et spirituelles enseignées au sein de l’organisation.

Le carré représente la moralité, la vertu et l’honnêteté, tandis que la boussole symbolise la spiritualité, l’équilibre et la retenue.

Les maçons croient que ces outils enseignent de précieuses leçons sur la façon de mener une vie vertueuse.

Reconnaître ce symbole peut vous aider à identifier non seulement les bâtiments et l’art maçonniques, mais également les membres de la fraternité.

L’oeil qui voit tout

Un autre symbole important de la franc-maçonnerie est l’œil qui voit tout . Souvent représenté dans un triangle ou dans le cadre de l’équerre et du compas, il représente l’omniprésence et la vigilance du grand architecte de l’univers – la puissance supérieure à laquelle croient les maçons.

En comprenant la signification de ce symbole, vous pouvez mieux comprendre le système de croyance maçonnique et reconnaître son utilisation dans divers contextes.

Le Tablier

Le tablier est un élément essentiel dans les rituels et cérémonies maçonniques . Il symbolise la pureté du cœur et des actions attendues de ses membres.

Fabriqué en peau d’agneau blanche, le tablier rappelle aux maçons de vivre leur vie conformément aux principes enseignés par la fraternité.

Bien qu’il ne soit pas souvent visible en public, il convient de le noter en tant que symbole essentiel au sein de l’organisation.

2. Trouver des registres de franc-maçon

Pour savoir si quelqu’un était franc-maçon, il faut en grande partie savoir où chercher des documents. Ce guide propose diverses stratégies pour localiser ces registres francs-maçons.

Ici, vous serez dirigé vers des ressources en ligne pratiques ainsi que vers des bibliothèques et des archives maçonniques qui peuvent vous aider de manière significative dans votre quête.

Ressources en ligne

Plusieurs sites Web peuvent aider à retracer les francs-maçons dans votre histoire familiale.

Certains des sites populaires incluent la Grande Loge unie d’Angleterrela Grande Loge d’Irlande et la Grande Loge d’Ecosse .

De plus, la bibliothèque et le musée de la franc-maçonnerie de Londres offrent une mine d’informations sur les membres et les loges.

Lorsqu’un franc-maçon rejoint une loge, il reçoit un certificat avec son nom, le nom de la loge et la date d’adhésion, ce qui peut être précieux dans vos recherches.

Bibliothèques et archives maçonniques

Outre les ressources en ligne, la visite des bibliothèques et des archives maçonniques peut donner accès à une vaste collection de documents historiques.

Les bibliothèques dédiées à l’histoire maçonnique stockent divers documents, tels que les procès-verbaux de la loge, les registres des membres et les biographies des membres éminents.

Envisagez de visiter ces bibliothèques ou de les contacter pour obtenir de l’aide dans vos recherches.

Dans certains cas, si vous connaissez l’état où une personne était franc-maçon, vous pouvez contacter la Grande Loge de cet état et parler avec le secrétaire. Ils pourraient vous demander le nom complet de la personne et sa date de naissance ou de décès pour vous aider à trouver les informations dont vous avez besoin.

3. Vérification de l’adhésion maçonnique

Comprendre le processus de vérification de l’appartenance d’un individu à la fraternité peut vous aider à identifier et à confirmer son implication.

Ci-dessous, nous explorerons les étapes pour contacter les loges locales et examiner les documents familiaux et personnels pour discerner si quelqu’un était membre des francs-maçons.

Contacter les loges locales

Un bon endroit pour commencer votre recherche est de contacter les loges locales dans la région où l’individu résidait.

Contactez la Grande Loge ou des loges spécifiques à proximité, en fournissant le nom complet de la personne et tous les détails connus sur son affiliation potentielle avec les francs-maçons.

Vous pouvez rechercher des informations de contact en ligne ou dans des annuaires sous Ordres Fraternels, comme ceux fournis sur le site Web de la North Carolina Grand Lodge .

Les loges peuvent avoir des registres d’archives des membres, ce qui pourrait offrir un aperçu précieux de l’implication de l’individu dans l’organisation.

Documents familiaux et personnels

Une autre ressource essentielle à explorer est la famille et les documents personnels de l’individu, qui peuvent contenir des indices ou des preuves directes de leurs liens avec les francs-maçons.

Recherchez des photographies, des journaux, des lettres ou des objets avec des symboles francs-maçons, tels que l’équerre et le compas.

De plus, votre famille peut avoir transmis des histoires ou des connaissances concernant l’association de l’individu avec la fraternité.

N’hésitez pas à vous plonger dans l’histoire de la famille et à demander à vos proches toutes les informations dont ils pourraient disposer.

Relier ces éléments d’information individuels pourrait aider à brosser un tableau plus clair de l’appartenance d’une personne aux francs-maçons.

Questions fréquemment posées

Quels sont les signes courants indiquant que quelqu’un était franc-maçon ?

Alors que les francs-maçons essaient souvent de garder leurs affiliations discrètes, certains signes courants peuvent suggérer qu’une personne faisait partie de l’organisation. Recherchez des signes tels que des poignées de main secrètes, des symboles sur leurs vêtements ou accessoires et des tatouages ​​​​à thème maçonnique. La poignée de main « secrète » est l’une des façons les plus emblématiques de se reconnaître.

Comment les vêtements et les accessoires peuvent-ils faire allusion à l’affiliation d’une personne à la franc-maçonnerie ?

Les francs-maçons peuvent porter des bagues, des épinglettes ou afficher d’autres accessoires incorporant des symboles maçonniques comme moyen discret d’afficher leur affiliation. Si vous tombez sur des photographies ou des objets personnels avec ces symboles, cela peut être une indication de l’implication de la personne avec la franc-maçonnerie.

Quelles coutumes funéraires maçonniques peuvent indiquer l’appartenance d’une personne ?

Les maçons observent généralement des coutumes funéraires uniques, telles que placer un tablier blanc sur le cercueil, des brins d’acacia ou incorporer des symboles maçonniques dans la pierre tombale. L’examen des registres funéraires et la visite de la tombe de la personne peuvent révéler des indications subtiles de leurs associations franc-maçonnes.

Comment les histoires de famille et les documents aident-ils à révéler les liens avec la franc-maçonnerie ?

Les histoires et les documents familiaux peuvent être une ressource précieuse pour découvrir des indices sur l’affiliation d’une personne à la franc-maçonnerie. Soyez attentif à toute mention de loges, de titres maçonniques ou de réunions qui pourraient suggérer que votre parent était impliqué dans l’organisation. De vieilles lettres, journaux intimes ou coupures de journaux peuvent également contenir des références maçonniques cachées pour aider à confirmer leur appartenance.

Les Chevaliers de Colomb accueilleront une messe dans l’auditorium maçonnique du Jardin international de la paix

De notre confrère lifesitenews.com

Célébrer une liturgie catholique dans un bâtiment qui sert de lieu de rencontre annuel pour la Peace Garden Lodge of the Freemasons soulève de sérieuses questions.

Les Chevaliers de Colomb du Dakota du Nord et de la province canadienne du Manitoba organisent une messe de solidarité et d’amitié au Jardin international de la paix dans l’Auditorium maçonnique sur le terrain du parc. Le bâtiment sert de lieu de rencontre annuel pour le Peace Garden Lodge des francs-maçons, ce qui soulève de sérieuses questions sur la tenue d’une messe là-bas.

La messe annuelle du Jardin international de la paix est offerte par les Chevaliers de Colomb depuis 1960 en signe de solidarité entre les deux provinces des Chevaliers du Dakota du Nord et du Manitoba. Le Jardin international de la paix est un territoire international qui borde les États-Unis et le Canada.

L’Ordre des Chevaliers de Collomb dont la devise est « Au service de l’un, Au service de tous ».

Les années précédentes, la messe avait lieu à l’extérieur puis dans un auditorium pour un camp de musique. Cette année, il a été prévu pour le dimanche 9 juillet dans l’Auditorium maçonnique, qui fonctionne comme une loge pour les maçons, avec l’archevêque Richard Gagnon de Winnipeg comme célébrant.

L’auditorium est construit sous la forme du logo symbolique de l’équerre et de la boussole maçonnique et abrite la Peace Garden Lodge of Freemasons, qui y organise des réunions maçonniques annuelles. Selon des sources en ligne , « Les officiers, le rituel et le programme sont alternés chaque année entre les Grandes Loges du Manitoba, du Dakota du Nord, du Minnesota et de la Saskatchewan. »

Blason de la Grande Loge du Manitoba.

Selon le site Web de la Grande Loge du Manitoba, « L’International Peace Garden Lodge of Freemasons a été créée en 1993 avec des mandats accordés par les Grandes Loges du Manitoba, du Dakota du Nord et du Minnesota. La Grande Loge de la Saskatchewan est devenue une Grande Loge fondatrice en 2000. Son objectif est « de promouvoir et d’améliorer les relations fraternelles entre les francs-maçons d’Amérique du Nord et d’aider à l’expansion et à l’entretien du Jardin international de la paix ». Il se réunit une fois par an. L’adhésion à l’International Peace Garden Lodge of Freemasons est ouverte à tout maître maçon en règle moyennant des frais uniques de 50 $.

Sceau de l’International Peace Garden Lodge of Freemasons.

Selon le droit canonique, le saint sacrifice de la messe « doit être accompli dans un lieu sacré, à moins que, dans un cas particulier, la nécessité n’en décide autrement ; dans ce cas, la célébration doit se faire dans un lieu décent. Compte tenu de la doctrine et des rituels de la franc-maçonnerie, qui incluent des serments de sang horribles lors de l’avancement à des degrés supérieurs, la pertinence d’un auditorium qui fonctionne comme lieu de réunion annuel pour une loge maçonnique est certainement douteuse, soulevant des questions parmi les catholiques concernés.

Selon la loi de l’Église, il a longtemps été interdit d’être membre de la franc-maçonnerie, qui rejette le dogme catholique sur le péché originel, la rédemption par le Christ et la nécessité de la grâce et de l’Église pour le salut. À partir de Clément XII en 1738, de nombreux papes ont condamné la franc-maçonnerie, la peine d’excommunication étant toujours en vigueur pour tout catholique qui devient membre d’une loge maçonnique.

Humanum Genus

L’incompatibilité inhérente de la franc-maçonnerie avec la foi catholique a été clairement exprimée par Léon XIII dans Humanum Genus : « Que personne ne pense qu’il puisse, pour quelque raison que ce soit, adhérer à la secte maçonnique, s’il apprécie son nom catholique et son salut éternel comme il le doit. les valoriser. Que personne ne soit trompé par un semblant d’honnêteté. Il peut sembler à certains que les francs-maçons n’exigent rien qui soit ouvertement contraire à la religion et à la morale ; mais, comme tout le principe et l’objet de la secte réside dans ce qui est vicieux et criminel, il ne peut être licite de se joindre à ces hommes ou de les aider de quelque manière que ce soit.


Léon XIII phohotographié par Braun & Cie le 11 avril 1878.

Léon XIII a noté l’animosité particulière envers la papauté et l’Église catholique qui a été encouragée parmi les francs-maçons, qui « désirent particulièrement attaquer l’Église avec une hostilité irréconciliable », et qui « ne cesseront jamais jusqu’à ce qu’ils aient détruit tout ce que les souverains pontifes ont établi pour au nom de la religion. »

GL du Manitoba.

Les Chevaliers de Colomb ont été fondés en 1882 par le P. Michael McGivney dans le Connecticut en opposition directe au travail des maçons en Amérique et comme alternative catholique aux avantages économiques et sociaux apparents offerts par l’appartenance aux loges maçonniques de la Nouvelle-Angleterre. Une grande partie du bon travail accompli par les Chevaliers de Colomb dans les soins de santé et l’éducation catholiques a été entreprise en opposition aux initiatives des maçons. L’accueil d’une messe par les Chevaliers de Colomb à l’Auditorium maçonnique du Jardin international de la paix, un site également utilisé par les maçons, auxquels les Chevaliers ont été fondés pour s’opposer, semblerait particulièrement incongru.

International Peace Garden.

LifeSiteNews a contacté l’archidiocèse de Winnipeg pour obtenir des éclaircissements et des commentaires sur la question. En réponse, l’archidiocèse a publié la déclaration suivante :

Plus tôt cette année, Mgr Gagnon a répondu positivement à une invitation des Chevaliers de Colomb à dire une messe en plein air aux Jardins internationaux de la paix le 9 juillet 2023. L’installation où la messe aura lieu a été construite à l’origine par les francs-maçons et appartient maintenant et exploité par l’Association internationale des jardins de la paix.

Cette messe de campagne est organisée par les Chevaliers du 4e degré du Manitoba et du Dakota du Nord depuis 1960. Il s’agit d’un événement unique où des gens de deux nations se rassemblent pour célébrer l’harmonie et la fraternité entre nos deux pays et prier pour la paix dans un cadre extérieur.

Pour plus d’informations, veuillez contacter le bureau du Conseil d’État des Chevaliers de Colomb du Manitoba à mbstkc@shaw.ca ou au 204-663-8022.