Depuis le printemps 2016, MATIÈRES à penser est un revue, en couleur, traitant de thématiques qui ne peuvent laisser les Sœurs et les Frères indifférents.
Le sous-titre d’ailleurs « se repérer – analyser – se projeter – anticiper » éveille en nous curiosité, désir et envie d’aller plus loin.
Le présent numéro continue de faire partager des concepts d’actualité en se référant aux Traditions spirituelles et scientifiques et est consacré aux « Transitions ».
La revue, rappelons-le trimestrielle, débute par un in memoriam à François Trojani (1936-2023). Écrivain hermétiste, auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur l’Alchimie notamment dans La Tourbe des Philosophes, vivant et travaillant à Paris, François Trojani avait collaboré depuis 1999 à la revue Arcadia, la Lettre de Thot, Les Chroniques de Mars. Il a aussi été l’un des témoins de l’emballement frénétique du début du XXe siècle autour du mystérieux alchimiste Fulcanelli…
Simorgh transportant Zal étant bébé.
Le premier article qui a pour titre « Tribune : le Simorgh » nous plonge en pleine mythologie perse. Emmanuel Auger et Pori Lamarche nous parle de cet oiseau mythique et fabuleux. Aidez-nous faire comprendre que traverser l’Iran est un véritable voyage initiatique. Puisqu’il est dit qu’il est immortel et qu’il possède un nid dans l’arbre du savoir, riche sera la lecture de cette mise en bouche.
Pour poursuivre avec le thème même de la revue dédiée aux transitions, à la fois « tranche de vie » et « transmissions ».
Le sommaire
La caminhada – Maxime Auger
« Mets ta physique dans l’avenir »… avec les kogis ! Philippe Heckmann
Jean-Claude Mondet.
Le voyage : Ultreïa – Jean-Claude Mondet
Transition à Slavonski Brod – David Frapet
Annick de Souzenelle, un siècle de quête – Emmanuelle Auger
les voyages de Jung, parcours à travers la diversité de l’âme humaine – Didier Lafargue
De la main à l’esprit, la transmission, – Gilbert Garibal
Transition et voyage dans « presque l’inconnu » – François Brin
Transition – vieillir – Michel Auzas-Mille
Contributeurs de ce numéro
Anciens numéros
Emmanuelle Auger
Revenons juste sur le terme de caminhada, objet du premier chapitre de la thématique, qui, littéralement en portugais, signifie parcours, trajet, randonnée mais qui en réalité est un terme utilisé pour identifier les membres des Communautés Ecclésiales de Base (CEB) qui aident les « posseiros », les petits paysans dépossédés à s’installer sur des terres qui leur sont attribuées, loin des villes et de l’urbanisme galopant. « La Caminhada, ce cheminement se réfère à la marche des Hébreux dans le désert qui passent de la terre, de l’esclavage ou le de la liberté et du culte au Dieu unique. »
Gilbert Garibal.
Une magnifique revue que nous devons à Évelyne Pénisson, directrice de publication. Le comité rédactionnel de ce numéro compte, entre autres, des auteurs bien connus des initiés : Emmanuelle Auger, Jean-Claude Mondet – prix littéraire IMF 2018 catégorie « Symbolisme » pour La Genèse : Volume de la connaissance sacrée (Éd. Numérilivre, 2017) – ou encore Gilbert Garibal.
Les deux dernières pages nous présentent les nouveautés du Cosmogone, notamment le dernier opus de François Trojani Alchimie Grand Œuvre et Don de Dieu, des Amalgames à l’Alliance un ouvrage plus qu’éclairant sur les conditions préliminaires à toute réalisation du Grand d’Œuvre.
MATIÈRES à penser – se repérer – analyser – se projeter – anticiper
Fort de ces 29 numéros, les éditions du Cosmogone vous proposent non pas un abonnement mais des achats groupés avec toutes les combinaisons possibles entre les numéros déjà parus et ceux à venir. C’est ainsi que pour 35 € vous pouvez bénéficier de l’envoi de 2 revues, 50 € pour l’envoi de 3 revues, 70 € 4 revues, 90€ pour 5 revues, 110 € pour 6 revues et pour 140,00€ 8 revues. Vous aurez donc tout loisir de compléter votre question pour offrir aussi particulier. Pour tout contact.
L’architecture n’est pas seulement l’art de composer des formes pour créer des espaces pour répondre aux besoins humains qui sont en transformation permanente, mais remplit également un rôle de communication : elle nous raconte des identités, des idiosyncrasies, des pensées, des histoires et est capable de réveiller tout type d’émotions, même intrigue et mystère. Ces sensations sont celles que procure la Maison maçonnique de Tucumán, en parcourant sa façade chargée de symboles qui invitent à démêler les messages cachés de son ancienne philosophie.
La lettre G.
On estime que la franc-maçonnerie est arrivée dans notre province à la fin du XIXe siècle par la main des Anglais venus travailler dans les sucreries. Son siège social est situé, depuis 1880, dans la Calle 9 de Julio n°369 dans le quartier magique du sud de Tucuman. Depuis lors, le travail philanthropique des francs-maçons à Tucumán a commencé, avec des tâches telles que l’assistance aux malades du choléra en 1886 ou aux blessés de la Révolution de 1893. Il est resté actif jusqu’au moment du procès militaire avec une impasse jusqu’en 2005 environ. Le 9 juillet 2020, la « Loge maçonnique du centenaire et capitulaire Estrella de Tucumán Nº71 », le nom original inscrit sur sa façade, a accueilli à l’intérieur le musée de la maison maçonnique de Tucumán. Elle compte actuellement 200 membres, majoritairement des hommes, selon son président Ezequiel Vides Almonacid.
La lettre G dans l’Étoile flamboyante.
L’axe central est la philanthropie et son objectif final est de former des leaders au sein de la société, qui contribuent, de par leur rôle personnel, à l’amélioration des environnements dans lesquels ils évoluent (famille, amis, travail, pays, foi et fraternité), des valeurs représentatives des « hommes libres et des bonnes mœurs », comme ils le soutiennent. Toutes les professions, toutes les convictions religieuses et politiques ont leur place car la tolérance et le respect de la diversité des opinions prévalent dans leur esprit. C’est pourquoi ses membres se tournent vers « Le grand architecte de l’univers » qui pour certains représente la raison, et pour d’autres la nature, Dieu ou leur croyance, en quête d’universalité.
Franc-maçon vient du français maçon qui signifie bâtisseur ou maçon, puisque ses origines remontent à l’époque médiévale, avec le regroupement des carriers. Plus tard, vers la fin du 17ème siècle et le début du 18ème siècle, elle s’étendit à tous les hommes qui voulurent en faire partie.
On dit que la franc-maçonnerie est la première et la plus grande organisation fraternelle au monde. Ses membres incluent les précurseurs de la Révolution française et de la Révolution américaine ; des personnalités telles que Simón Bolívar, José de San Martin , Domingo Faustino Sarmiento et Leandro Alem ; des figures illustres de notre histoire telles que les membres du Congrès de l’indépendance, Julio Prebisch, Miguel Lillo , Celedonio Gutiérrez, Bernardo de Monteagudo, Lucas Córdoba ainsi que des hommes impliqués dans la création de l’ Université nationale de Tucumán , les ateliers Tafí Viejo, les associations professionnelles , la création du Registre national des personnes, entre autres.
La symbologie maçonnique utilise des métaphores de la géométrie, de la maçonnerie et de l’architecture, et se reflète à la fois sur la façade et à l’intérieur de la maison conçue par l’architecte Manuel Graña (selon ce qui est présumé être les plans originaux). Le langage architectural choisi était néoclassique avec des éléments maniéristes présents dans sa double façade qui induit implicitement une double lecture de la façade. C’est un exemple unique dans la ville en raison de son contenu symbolique : trois portes, auxquelles on accède après avoir gravi trois marches ; deux paires de colonnes corinthiennes appariées qui encadrent l’accès central, symbolisent la force et l’établissement et sont des répliques de celles qui flanquaient l’entrée du temple du roi Salomon. Entre ces colonnes, un arc a été dessiné au-dessus de la porte principale portant la devise franc-maçonne :« Science, Justice et Travail » , inspiré des idéaux des Lumières : liberté, égalité et fraternité ; En dessous se trouve le triangle équilatéral ou pyramide qui contient l’œil de la providence, celui qui voit tout et représente l’omniscience de Dieu. Une sculpture a été placée au sommet de l’édifice, un arcane typique de la symbologie maçonnique, avec une trompette dans sa main droite qui semble représenter « Le Procès » , un monde caché, mystérieux et difficile à connaître.
LA LETTRE G – site Jakin Boaz.
À l’intérieur de la Maison se trouve le temple, lieu de rencontre des membres de la loge, où se dévoilent d’autres symboles, comme le logo avec l’équerre et le compas, des outils de construction de précision et des symboles de moralité ; le fil à plomb et le niveau, symboles de la justice et de l’importance de vivre dans la droiture, tandis que le second rappelle l’égalité de tous les hommes. Sur l’autel, flanqué de deux peintures murales peintes par un membre de la loge, se trouve l’étoile avec la lettre G au centre , faisant référence au « Grand Architecte de l’Univers ».
Les couleurs des murs sont aussi symboliques, comme le noir et blanc des sols en damier, symbole du bien et du mal ; tandis que le bleu et le rouge sont distinctifs des grades des maçons : apprenti, compagnon et maître, dans lesquels on progresse selon les connaissances acquises. La cuillère ou truelle de maçon, dont la fonction est d’étaler le mortier, symbolise le « ciment » de l’amour fraternel qui unit une société d’amis. Les pierres de taille brutes et parfaites, l’une brute tirée de la carrière qui représente l’homme de base et l’autre polie grâce aux enseignements de la franc-maçonnerie. Parmi de nombreux autres symboles moins utilisés.
Enfin, le vêtement recèle aussi une symbolique, comme l’ utilisation des tabliers lors des réunions de loge ou lors de manifestations publiques, qui étaient les protecteurs du travail des tailleurs de pierre (qui au Moyen Âge tentaient de protéger le foie, organe considéré comme vital).
Équerre, compas et lettre G.
La franc-maçonnerie n’est pas une affaire secrète, comme le croit l’imaginaire populaire collectif, mais conserve plutôt une certaine discrétion. Son siège social est un bâtiment unique dans la ville et fait également partie de notre patrimoine, peut-être souvent invisible ; cependant, d’après ce que transmettent une grande partie de ses membres, ils traversent une nouvelle phase qui cherche une visibilité et une plus grande ouverture vers la société, en convoquant de nouveaux membres car ils se sentent dans l’air du temps (même si d’autres résistent encore). Les rues du quartier sud et de notre ville cachent encore des coins peu explorés pour de nombreux Tucumans, chargés d’histoires mystérieuses et même de significations ésotériques pour pouvoir les pénétrer et les explorer.
C’est le hall principal où brille la lettre G.
Les sièges sont ceux d’origine de Cine Plaza (aujourd’hui Mercedes Sosa).
On parle beaucoup des secrets des Francs-maçons, un ordre fraternel dont les symboles apparaissent sur tout, du billet d’un dollar à la célèbre salle de concert Masonic Auditorium de Nob Hill à San Francisco.
CALIFORNIA MASONIC TEMPLE.
Mais le Temple maçonnique n’est pas seulement un endroit pour voir des concerts, c’est aussi le siège de l’État de la franc-maçonnerie et dispose d’une peinture murale « endomosaïque » de près de 15 mètres qui comprend de la terre de l’ensemble des plus de 300 loges californiennes pressées entre ses vitres en acrylique, une fenêtre remplie avec un symbolisme cryptique.
Mais selon des universitaires familiers avec les «sociétés secrètes» et les membres des ordres fraternels eux-mêmes, tous les rituels, hiérarchies et poignées de main ont une explication beaucoup plus simple. Des groupes comme les francs-maçons répondaient à un besoin fondamental : la communauté.
Des piliers représentant la terre et l’univers se tiennent devant des portes en cuivre au Mission Masonic Center. | Jeremy Chen / La norme
« Le secret est vraiment exagéré », a déclaré Margaret Jacob, éminente professeure de recherche historique à l’Université de Californie à Los Angeles. « Les seuls secrets étaient les mots de passe et les gestes, afin que les membres puissent se reconnaître. »
Frise commémorative du CALIFORNIA MASONIC TEMPLE.
N’importe qui pouvait lire les procès-verbaux des réunions des francs-maçons, et les poignées de main secrètes et les mots de passe visaient principalement à éloigner les imposteurs, car les ordres fraternels fournissaient souvent une aide matérielle à leurs membres en cas de besoin.
La franc-maçonnerie est née en Angleterre dans les années 1710 et s’est implantée aux États-Unis dans les années 1730 – Benjamin Franklin a été l’un des premiers membres américains – et a inspiré de nombreux groupes directement et indirectement liés tels que les Templiers, les Odd Fellows et les Chevaliers de Colomb. .
Un coffre-fort se trouve à côté de certains chapeaux Odd Fellows dans le bâtiment Odd Fellows à San Francisco. | Jeremy Chen / La norme
« Ils imitent tous la franc-maçonnerie », a déclaré Jacob. « Parce que c’était le seul modèle. »
Le besoin de communauté – et de protection – était particulièrement aigu à l’époque de la ruée vers l’or à San Francisco, lorsque de nombreuses personnes arrivaient seules dans la ville, sans le soutien de leur famille ou de leurs amis. Ils ont rejoint des ordres comme les francs-maçons et les Odd Fellows pour combler cette lacune.
« Vraiment, vous payez vos cotisations pour que, lorsque vous mourrez, vos frais d’inhumation soient pris en charge », a déclaré Woody LaBounty, président de San Francisco Heritage. « Et si vous êtes blessé, vous aviez des fonds pour subvenir aux besoins de votre famille pendant votre convalescence, donc c’était très tôt une sorte de filet de sécurité sociale. »
Le Columbarium de San Francisco, le seul lieu public restant pour les restes mortels dans la ville, est rempli d’urnes qui portent les symboles des ordres fraternels : l’équerre et le compas pour les francs-maçons, les souches d’arbres pour les Modern Woodmen of America, les chaînes entrelacées pour les Odd Fellows. .
Un tableau représentant les différentes sectes au sein de la franc-maçonnerie est accroché au Mission Masonic Center. | Jeremy Chen / La norme
« Le 19e siècle a été l’âge d’or des ordres fraternels », a déclaré LaBounty. »Allez dans une ville de la ruée vers l’or ; vous verrez souvent que le plus grand bâtiment est un bâtiment fraternel de la fin des années 1800, une salle aménagée pour le réseautage et les affaires. »
Sceau de l’Ordre indépendant des Odd Fellows.
San Francisco continue d’être un endroit où les gens viennent sans attaches pour s’enrichir , et le besoin de tisser de nouveaux liens sociaux est tout aussi important qu’il l’était au XIXe siècle. Alors que l’adhésion globale aux ordres fraternels de la vieille école est en déclin, l’engagement avec les espaces réservés aux membres et les clubs d’amitié est en augmentation.
« La société est différente maintenant », a déclaré Jacob à propos des francs-maçons, ajoutant que de nombreux ordres fraternels traditionnels sont ségrégués et exclusifs, même aujourd’hui.
La franc-maçonnerie n’est encore ouverte qu’aux hommes, bien qu’il existe un ordre féminin lié aux maçons appelé les Rebekahs. L’Ordre indépendant desOdd Fellows, pour sa part, a commencé à accepter des femmes en 2000.
Poignées de porte ornées de l’œil qui voit tout, d’un « G » pour Dieu et de l’équerre maçonnique et du compas au Mission Masonic Center. | Jeremy Chen / La norme
Mais les vestiges de ces organisations autrefois puissantes et répandues restent dispersés dans toute la ville, rappels d’une époque qui s’estompe. Il existe encore 10 loges maçonniques actives à San Francisco, réparties dans six bâtiments différents. De nombreux autres bâtiments ne servent plus les ordres fraternels qui les ont construits. Aujourd’hui, la plupart de ces structures historiques soutiennent d’autres formes de liens communautaires, de la religion à l’exercice .
Le Standard a jeté un coup d’œil à l’intérieur de trois de ces espaces de rassemblement légendaires – une Odd Fellows Lodge active, une Loge maçonnique active et une Loge maçonnique reconvertie – pour évaluer l’héritage des ordres fraternels et leurs ambitions démesurées.
Mission Centre Maçonnique
Vous pourriez marcher juste à côté du Mission Masonic Center sur Mission Street sans même le remarquer – les seuls symboles de l’ordre fraternel sont en haut sur une façade en béton. L’entrée arrière de la rue Bartlett, qui sert aujourd’hui d’entrée principale, est encore plus peu accueillante, avec une clôture grillagée surmontée de barbelés bordant un parking vide.
Le cadre ne pourrait pas différer davantage de ce qui est caché à l’intérieur : un intérieur glorieux avec un berger à l’esprit communautaire dont le lien avec la loge remonte à travers les générations.
Une poignée de porte est ornée de symboles maçonniques au Mission Masonic Center. | Jeremy Chen / La norme
« On pourrait dire que cet endroit est dans mon ADN », a déclaré Jim Lintner, membre du Mission Lodge qui aide à gérer le bâtiment. Son père et son grand-père étaient tous deux membres de la loge et ses parents se sont rencontrés lors d’un bal en 1947.
Malgré son extérieur ho-hum, le bâtiment à l’intérieur est glorieux et plein de traditions. Il a été construit en 1897 après l’incendie de la maison d’origine de la loge située dans les rues 16th et Valencia. L’incendie après le tremblement de terre de 1906 s’est arrêté à deux pâtés de maisons et le bâtiment est temporairement devenu une morgue – les corps ont été entreposés au sous-sol et les survivants ont identifié des êtres chers dans la salle de la loge.
Ses murs de briques de 4 pieds d’épaisseur ont beaucoup vu en leur temps, servant auparavant de bureau de poste communautaire et de bibliothèque. Dans un classement des bâtiments maçonniques en Californie, il est arrivé dans le top cinq, selon Lintner.
« C’est le joyau de la Mission », a déclaré Lintner.
Le Mission Lodge se réunit tous les mardis, lorsqu’ils se réunissent pour le dîner et s’assoient sur les chaises en rotin d’origine de 1897, toujours en parfait état, avec « ML » gravé dans le dos en bois pour « Mission Lodge ».
La salle du pavillon elle-même est également immaculée, une grande salle avec des portes doublées de cuivre, des moulures complexes et des vitraux. Des trônes rembourrés en bois sombre se dressent de chaque côté de la pièce, de hautes colonnes avec des sphères qui représentent la terre et l’univers.
Un tableau de George Washington, un maçon, est accroché dans la salle à manger du Mission Masonic Center. | Jeremy Chen / La norme
Les trônes sont similaires à ceux du grand et du vice-grand de l’Odd Fellows Yerba Buena Lodge, et il y a des groupes d’Odd Fellows qui se réunissent maintenant au Mission Masonic Center au lieu de Market et Seventh.
« Ils sont plus âgés et ils s’inquiètent pour leur sécurité à cet endroit », a déclaré Lintner.
Une grande partie de l’imagerie maçonnique est inspirée du temple du roi Salomon, selon Lintner, avec l’équerre et le compas représentant non seulement les outils du tailleur de pierre mais, plus important encore, des guides métaphoriques sur la façon de vivre votre vie.
« Il s’agit de garder vos actions carrées, menant sur une bonne voie », a déclaré Lintner. L’œil qui voit tout est un rappel que Dieu, quel que soit le Dieu auquel vous croyez, puisque la franc-maçonnerie n’est pas une religion, vous regarde.
Alors qu’il y avait 580 membres de la Mission Lodge à son apogée, elle compte aujourd’hui moins de la moitié avec 220 membres, et seulement une soixantaine sont actifs. Mais Lintner ne s’inquiète pas du déclin.
« La maçonnerie ne va nulle part », a-t-il déclaré. « Cela existe depuis longtemps et cela durera encore longtemps. »
Le bâtiment Odd Fellows
Contrairement à de nombreux bâtiments fraternels autour de la ville, les Odd Fellows annoncent le but de la structure avec un panneau bleu ailé qui crie ODD FELLOWS sur Market Street, avec le symbole d’amitié du groupe, trois maillons de chaîne entrelacés, en haut.
Pourtant, le bâtiment n’est généralement pas ouvert au public, ce qui est dommage.
L’œil qui voit tout d’un être supérieur est suspendu dans une salle de loge à Odd Fellows Hall. | Jeremy Chen / La norme
Les peintures murales en noir et blanc dans l’une des salles de l’organisation sont stupéfiantes en elles-mêmes. Les peintures surdimensionnées sont des symboles puissants des éléments les plus fondamentaux de la vie : un cercueil avec un squelette qui en sort pour la mortalité, une ruche pour la communauté, un serpent pour la sagesse, un œil qui voit tout représentant un être supérieur.
Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi la salle de bar et le musée Odd Fellows, un salon confortable rempli d’éphémères qui comprend des trésors de l’histoire de San Francisco : des photos en noir et blanc de réunions élégantes à l’hôtel Fairmont ; un programme événementiel de 1924 avec une véritable pépite d’or californienne incrustée de diamants ; bandeaux antiques qui représentent les ténèbres de l’humanité.
Trois yeux qui voient tout et des chaînes d’amitié sont assis dans la salle du club Odd Fellows. | Jeremy Chen / La norme
Trois chapitres différents, ou ordres, des Odd Fellows se réunissaient dans le bâtiment de Market et Seventh Streets à San Francisco. Aujourd’hui, il n’y en a qu’un seul qui se réunit encore en personne sur place, en raison des problèmes de sécurité persistants du centre-ville.
Le bâtiment Odd Fellows de six étages a été achevé en 1909 après la destruction de la première structure pour créer un coupe-feu après le tremblement de terre de 1906 et la conflagration qui a suivi. Pendant une grande partie de son temps, il était entièrement dédié à l’organisation fraternelle, mais il partage maintenant le bâtiment avec la Alonzo Lines Dance Company et un fabricant de podcasts.
Les peintures mettent en lumière les valeurs d’amitié, d’amour et de vérité des Odd Fellows. | Jeremy Chen / La norme
Le CVS qui se trouvait au rez-de-chaussée a fermé ses portes à la suite des manifestations de George Floyd et n’a jamais rouvert, selon David McLaughlin, qui aide à gérer le bâtiment et est également membre de l’Ordre Yerba Buena des Odd Fellows.
La situation du centre-ville s’est tellement détériorée, selon McLaughlin, que le club fraternel envisage de vendre le bâtiment et de déplacer son organisation ailleurs, dans un quartier comme le Richmond.
Temple I-Kuan Tao Zhong Shu
Tout comme dans la Mission, vous pourriez passer devant le grand bâtiment de couleur jaune de la neuvième avenue et de la rue Judah au coucher du soleil sans lever les yeux pour voir les majestueuses colonnes néoclassiques qui ceignent la façade. Autrefois le Parnassus Masonic Hall, il abrite aujourd’hui une organisation spirituelle taoïste.
« Il a été construit pendant la renaissance coloniale », a déclaré LaBounty. « C’est un bâtiment hors normes pour le quartier, et cela montre vraiment le pouvoir des maçons qui essaient d’être les promoteurs des bandes commerciales. »
Les francs-maçons possédaient généralement leurs bâtiments, utilisant le loyer des entreprises commerciales au rez-de-chaussée comme moyen de générer des revenus pour soutenir leurs salles de réunion aux étages supérieurs.
Construite en 1914, l’ancienne salle maçonnique représente une époque révolue où les maçons exerçaient une influence considérable dans la ville et comptaient suffisamment de membres pour publier des avis quotidiens dans le journal.
La I Kuan-Tao Foundation of America, une organisation spirituelle non religieuse, organise des réunions, gère un camp d’été et abrite une petite bibliothèque – faisant le même genre de travail de construction communautaire que les maçons auraient tenté, sans mot de passe nécessaire.
Le temple I-Kuan Tao Zhong Shu | Julie Zigoris/La Norme
« Le Tao aide à éveiller les gens à avoir plus de sagesse dans la vie », a déclaré James Chih en expliquant la philosophie – dont la lignée remonte à des siècles et comprend des sommités telles que Lao-Tseu et Confucius – qui guide le centre. « Que pouvons-nous faire pour créer moins de souffrance ? »
« Les structures familiales ne sont plus aussi solides qu’avant », a déclaré Maître Lee, qui dirige l’organisation. « Il y a beaucoup de crises de santé mentale. »
Intérieur du temple I-Kuan Tao Zhong Shu | Julie Zigoris/La Norme
La voie taoïste tente de souligner la gratitude, d’aider les autres et de pratiquer l’empathie. L’organisation veut également s’assurer que les gens savent ce qu’est le bâtiment – la ligne de bus Muni 43, qui dessert le coin, a longtemps utilisé le nom de « temple maçonnique » pour l’arrêt, même si le bâtiment n’a pas été associé aux francs-maçons depuis des décennies.
Live Fit Gym avec un pentagramme au plafond | Julie Zigoris/La Norme
Pourtant, la preuve de l’héritage de plus de 70 ans des maçons demeure, en particulier dans le plafond en forme de pentagramme incrusté dans la salle de réunion de l’organisation, une référence à l’Ordre de l’Est, qui acceptait à la fois les hommes et les femmes. Juste de l’autre côté de la ville, il y a une autre étoile de ce genre au plafond, dans ce qui est aujourd’hui une salle de sport Live Fit.
Quand je pense à Eichmann, je songe à la banalité du mal pour crier tant l’expression me révulse : l’expression est un bien mauvais cadeau fait à l’humanité. J’ai beau relire Eichmann à Jérusalem d’Hannah Arendt, je comprends mal pourquoi elle l’a utilisée. Certes le psychiatre qui a analysé Eichmann a lâché « Eichmann est normal » mais pour le reste, Eichmann a toujours été un ambitieux absolument dénué de scrupules : avant de devenir nazi
il a tout tenté pour son ambition, il a même failli entrer en franc-maçonnerie.
Lorsqu’on lui a proposé de prendre l’uniforme nazi, il a juste répondu « pourquoi pas ? », et toute sa vie il a avancé en disant « pourquoi pas ». Banal Eichmann ? Lui qui déclara à la fin de la guerre : « C’est une grande satisfaction d’avoir sur la conscience la mort de 5 millions de juifs. » ? Vouloir rendre justice aux victimes d’Eichmann et de tous les autres bourreaux c’est justement penser que ces meurtriers ne sont en rien, banals. Hannah Arendt face à l’antisémitisme c’est le Superfail de la semaine avec Michel Dreyfus, historien et directeur de recherche au CNRS.
La viabilité scientifique de banalité du mal
Michel Dreyfus historien, directeur de recherches au CNRS
Dans son ouvrage Michel Dreyfus souligne l’ambiguïté de la notion de « banalité du mal » théorisé par Hannah Arendt, qui selon lui ne recouvre pas de réalité scientifiquement établie puisque Eichmann occupait une place majeure dans le système nazi : « Il n’a pas obtempéré il a participé très activement. Il pouvait prendre un certain nombre de décisions et il a tout fait pour que ce génocide ait lieu. » rappelle l’historien Michel Dreyfus.
Pour Michel Dreyfus, Hannah Arendt a été influencée par la défense d’Eichmann lors de son procès, qui cherchait à minimiser son implication dans le système nazi. Par ailleurs, la non prise en compte des faits historiques autour de la trajectoire d’Eichmann, s’expliquerait par le mépris d’Hannah Arendt pour la discipline historique, héritée de sa formation intellectuelle auprès du penseur Heidegger : « Elle a été formée intellectuellement très jeune par Heidegger, et Heidegger avait un mépris souverain pour l’histoire. (…) Pour lui, les historiens étaient des tâcherons besogneux. » explique Michel Dreyfus.
Hannah Arendt : une très mauvaise historienne
L’Affaire Dreyfus
L’une des erreurs les plus importantes d’Hannah Arendt aura été de considérer l’affaire Dreyfus comme un épisode annonciateur de l’Allemagne nazie, alors même que ces deux épisodes historiques n’ont aucun lien : « Maintenir ça après 1948 alors que l’on connaît le génocide c’est absolument ahurissant, je m’étonne que personne n’ait relevé cette erreur. » explique Michel Dreyfus.
Pour conclure, l’on pourrait dire qu’Hannah Arendt aura été une bonne philosophe et une très mauvaise historienne : « La question que je me pose c’est peut-on faire de la bonne philosophie à partir de la mauvaise histoire, je n’en sais rien. ».
Adolf Eichmann et la Franc-maçonnerie
Adolf Eichmann
En 1932, il assiste avec son père à une réunion du Parti national socialiste autrichien, sur l’invitation du père d’Ernst Kaltenbrunner, un vieil ami de la famille. Fortement impressionné par cet épisode qui détermine son engagement dans le Parti national-socialiste des travailleurs allemands, il rejoint l’organisation paramilitaire des « escadrons de protection » autrichiens (Schutzstaffel ou SS) le 1er avril 1932, comme simple recrue (Anwärter), sur proposition d’Ernst Kaltenbrunner, qui le considère avec certaines réserves.
À ce moment-là, il vient d’adhérer à l’organisation para-maçonnique Schlaraffia (de), une association conviviale cultivant l’humour mais Ernst Kaltenbrunner lui explique, selon Hannah Arendt, qu’« en tant que nazi, il ne pouvait pas être franc-maçon ». De toute façon, Eichmann est peu après exclu des Schlaraffia pour avoir manqué aux règles de politesse (bien qu’étant le plus jeune, il a pris l’initiative d’inviter ses confrères à boire un verre de vin)
Schlaraffia : organisation para-maçonnique
Franz Thomé , fondateur du mouvement schlaraffia
Schlaraffia est une société mondiale de langue allemande fondée à Prague (alors Empire autrichien) en 1859 avec un gage d’amitié, d’art et d’humour.
Les Schlaraffen, une organisation exclusivement masculine (beaucoup d’hommes d’un âge plus doux et occupant des postes sûrs), se réunissent au milieu de l’hiver (du 1er octobre au 30 avril dans l’hémisphère nord) une fois par semaine dans leur château de Schlaraffen (équipé dans le style d’une taverne de chevalier du Moyen Âge) pour les « Sippungen » (rassemblements qui se déroulent sous la forme cérémonielle fixe d’un jeu de chevalier). Ce faisant, la vie quotidienne est satirisée et maintenue en vie par des récitations de formes littéraires et musicales. Une langue archaïque avec sa propre langue vernaculaire pour les choses de tous les jours (Schlaraffen latin – par exemple; « pot de poudre » pour pipe à tabac, « cheval à essence » pour voiture, « monstre du château » pour belle-mère) donne aux Sippungen leur propre note humoristique . Les quelque 280 » Reychs » (clubs locaux) restent en contact étroit les uns avec les autres. Chaque Schlaraffe est toujours le bienvenu dans tous les Reich du monde.
Des Reichs existent actuellement en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Italie, en Espagne, en France, en Belgique, en Suède, aux États-Unis, au Canada, au Mexique, au Venezuela, en Colombie, en Équateur, au Brésil, en Argentine, en Thaïlande, en Afrique du Sud et en Australie . Le nombre total de Schlaraffen s’élève à environ 10 000. Les nouveaux membres doivent être présentés par un Schlaraffe (parrain), effectuer une période probatoire avant qu’un vote général ne soit enregistré et commencer leur carrière de valet, qui mène du poste d’écuyer à chevalier.
Des artistes importants étaient et sont Schlaraffen (par exemple, Franz Lehár, Gustl Bayrhammer, Richard Bruno Heydrich, Leopold Matzal, Peter Rosegger et bien d’autres).
Leur « mascotte » est le hibou grand-duc (Bubo bubo) symbolisant la sagesse, la vertu et l’humour (le hibou lui-même présente la connaissance et la sagesse). En 1874, l’orgue de l’association Der Schlaraffia Zeyttungen apparaît pour la première fois à Leipzig. Il apparaît encore aujourd’hui plusieurs fois par an.
Dès sa première de couverture, les Cahiers l’annoncent. Il s’agit d’un numéro spécial !Spécial en quoi ?
Cette revue de qualité de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française délivre, dans un bel écrin et avec des photos exclusives – nous en voulons pour preuve, page 49, la galaxie de la Franc-maçonnerie française – un panorama complet du paysage maçonnique français actuel mais surtout de son avenir !
L’occasion de prendre connaissance d’écrits érudits et peut-être prémonitoires que nous dévons à la juste et parfaite plume du maçonnologue Rochez Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France (IMF).
Numéro spécial aussi car les Cahiers fêtent leur cinquième anniversaire. Alors, bon anniversaire !
Cinq ans déjà de cheminement intellectuel, historique et culturel… « Un message de fidélité et d‘authenticité », tel est le titre donné par l’équipe éditoriale. Extrait :
« … Conçus, en septembre 2018, au sein de la loge nationale de recherche de l’Alliance, ils ont pour ambition d’apporter un regard nouveau et d’enrichir la réflexion sur la Franc-maçonnerie initiatique de tradition qu’incarne la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française.
Ils sont devenus, en quelques années à peine, une publication reconnue et appréciée ; en témoignent les commentaires reçus, tout comme les critiques positives et souvent élogieuses des blogs et des sites spécialisés.
Fred Picavet, GM de l’Alliance.
À travers ces « Cahiers », l’équipe de rédaction s’efforce d’exprimer une pensée exigeante sur l’évolution de la Franc-maçonnerie : fidélité à la grande Tradition maçonnique, dernière voie initiatique occidentale, virgule et authenticité de la démarche telle qu’elle est vécue et partagée par les Frères… »
Au sommaire ce numéro ayant pour titre « La Franc-maçonnerie de Tradition une fraternité de notre temps » :
Avant-propos : Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas ? Fred PICAVET
L’avenir de la Franc-maçonnerie en France Roger DACHEZ
La Franc-maçonnerie comme renaissance Fançois-Xavier TASSEL
La Franc-maçonnerie initiatique de tradition : discerner l’éternel au sein du changement Francis BARDOT
Le langage poétique à la source de la spiritualité Gaston-Paul EFFA
Intégration de la démarche initiatique dans le XXIe siècle Jacques di COSTANZO
Alain Juillet, 1er Grand Maître de la GL-AMF.
L’écosophie au coeur de la Franc-maçonnerie traditionnelle Gérard BOSSU, Christian HUGLO, Alain JUILLET
De l’écologie à l’écosophie Gaël de KERRET
Post-scriptum
Une fraternité maçonnique pour notre temps Jean DUMONTEIL
De l’avant-propos du Grand Maître Fred Picavet, nous retenons :
« … Encore faut-il savoir de quel Franc-maçonnerie on parle ! Celle que l’on qualifie « d’anglo-saxonne » est effectivement en repli quantitatif… »
« … mais au risque de lèse-majesté, en quoi nous concerne elle ? Sa pratique est au fast-food ce qu’une certaine Franc maçonnerie continentale est à la gastronomie.
En effet, même « chez nous », les diversités de pratiques sont évidentes et il conviendrait plutôt de parler de l’avenir des Franc-maçonneries.
Si la Franc-maçonnerie française semble maintenir ses effectifs, voire même les augmenter pour certaines Obédiences (et notamment celles qui accueillent nos sœurs), cela est dû à l’indéniable qualité et au foisonnement des Travaux en loge, parfois masqués par l’Yggdrasil de quelques loges de recherche… »
Nous pourrons puiser dans les travaux que nous devons à des Frères aussi connus que François-Xavier Tassel, Grand Orateur du Grand Chapitre du Rite Français qui traite de « La Franc-maçonnerie comme renaissance », Francis Bardot, Grand Orateur de l’Alliance, animateur du Pôle « Dialogues, Recherche et Spiritualité » et par ailleurs rédacteur en chef de la revue Salix et animateur des « Rencontres Écossaises » du Suprême Conseil pour la France qui, lui, s’empare du sujet sur « La Franc-maçonnerie initiatique de tradition », Jacques di Costanzo, docteur en médecine nous entretient de l' »Intégration de la démarche initiatique dans le XXIe siècle »,
le professeur de philosophie Gaston-Paul Effa sur « Le langage poétique à la source de la spiritualité », ou encore de Gaël de Kerret, professeur d’art lyrique, sur « De l’écologie à l’écosophie. L’écosophie Écosophie signifiant « la sagesse de la nature » et donc la connaissance de ce qui nous entoure. Il faut relever que l’article de notre Frère François-Xavier Tassel offre aux lecteurs deux tableaux : l’un reprenant la répartition des Francs-maçons en Europe (source Wikipédia), l’autre donnant une image, en nombre d’adhérents, des principales Obédiences en France. À la suite duquel l’auteur pose la question de savoir si la Maçonnerie française s’effondre et si elle est en crise… Sans oublier une approche outre-Atlantique, y compris en tenant compte de Prince Hall, et outre-Manche, présidée depuis 1968 par un membre de la famille royale, Sir Edward, duc de Kent. « Il est probable que le mouvement de désaffection continue, d’autant que la Franc-maçonnerie anglo-saxonne ne dispose pas de l’attrait que présentent les Travaux en loge propres aux rites continentaux » note François-Xavier Tassel.
Mais c’est sur la thématique développée par Roger Dachez sur « L’avenir de la franc-maçonnerie en France » que notre attention a été retenu. L’historien de la franc-maçonnerie qu’est Roger Dachez nous propose d’examiner successivement les trois composantes de la vie maçonnique ainsi que leur évolution possible : tout d’abord la société fraternelle, puis l’engagement intellectuel et enfin le cheminement spirituel. Des Friendly Society américaine et anglaise au charity pratiquée outre-Manche, c’est sans compter sur l’évolution sociale telle que nous la connaissons dans les sociétés occidentales modernes. « Avec la dissolution des ‘’communautés naturelles’’ et des solidarités traditionnelles, au profit d’un individualisme qu’accentue, le culte de la performance et la promotion de l’image personnelle, de la forme individuelle aux dépens du fond collectif ».
La Franc-maçonnerie répandue sur toute la surface de la Terre…. (Source Wikipédia).
L’auteur analyse ensuite le destin des franc-maçonneries dans le monde et envisage l’évolution du modèle français avec toutes ces composantes : de la maçonnerie « régulière » à la maçonnerie parfois appelée libérale. Sans dévoiler les conclusions de Roger Dachez, après un constat exhaustif, retenons qu’il pose vraiment la question de savoir si ce que les francs-maçons pourront transmettre ce qu’ils sont reçu en héritage depuis plus trois siècles et se trouvera-t-il encore des femmes et des hommes de bonne volonté pour recevoir les bienfaits de l’initiation ? L’avenir de l’initiation maçonnique se pose. Maintenant !
En exclusivité pour 450.fm, les Cahiers de L’Alliance nous offre l’explication de la galaxie de la Franc-maçonnerie française.
« Et laGrande Loge de l’Alliance Maçonnique Française apparut, un beau jour du printemps 2012, dans la galaxie de la Franc-maçonnerie !
Une galaxie est un assemblage d’étoiles, de planètes, d’astéroïdes, de comètes, de nébuleuses et de trous noirs, le temps s’y mesure en années-lumière, … de quoi alimenter l’imaginaire des initiés.
5ème planète par ordre d’importance, L’Alliance s’est placée naturellement sur l’orbite des planètes spiritualistes, ces fameuses planètes d’où l’on aperçoit la constellation du Grand Architecte …de l’Univers !
Cette illustration se lit comme un graphique :
– en abscisse, l’axe du positionnement des obédiences : individu versus humanité,
– en ordonnée, l’axe de leur finalité : société versus spiritualité
On distingue aisément les trois grandes familles qui caractérisent la Maçonnerie française. »
Cahiers de L’Alliance-Revue d’études et de recherche maçonniques
La Franc-maçonnerie de Tradition une fraternité pour notre temps–Collectif – Éditions Numérilivre, N°15, juin 2023, 140 pages, 20 €
« Alexandra David-Neel, construire sa propre voie» immerge pendant 52 minutes le spectateur dans la trajectoire intellectuelle et spirituelle de l’orientaliste et exploratrice célèbre dans le monde entier pour avoir atteint en 1924 le Tibet interdit.
Ce film, signé Romain Arazm est le premier d’une collection consacrée aux francs-maçons dans l’Histoire.
Féministe, Alexandra David-Neel (1868-1969) a également été franc-maçonne à une époque où la maçonnerie, dans le sillage de Maria Deraismes s’ouvrait à la mixité. L’appartenance de la voyageuse à l’Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain a longtemps été la source d’erreurs historiques et d’inexactitudes biographiques que les découvertes inédites de l’historienne Christine Roux permettent de corriger.
Les interventions d’Annick Drogou et de Dominique Segalen, co-auteures en 2020 de Soyez parfaites, mes Sœurs ! un ouvrage sur les pionnières du Droit Humain, mettent en perspective la relation de l’orientaliste avec la franc-maçonnerie avec le contexte de la création de cette première loge mixte. Afin d’appréhender la singularité de cette démarche sur fond d’émancipation féministe, l’écrivain Emmanuel Pierrat évoque dans ce film les principaux jalons de l’essor de la franc-maçonnerie en Europe ainsi que son établissement en Inde.
Depuis son premier séjour à Londres où elle découvre la théosophie jusqu’à ses nombreux voyages en Asie, en passant par sa fréquentation assidue du musée Guimet et de sa collaboration avec le journal féministe La Fronde, ce film grâce à la biographe Jeanne Mascolo de Filippis, à la conservatrice du musée Alexandra David-Neel de Digne-les-Bains Nadine Gomez et au réalisateur Nicolas Eprendre, retrace le cheminement d’une femme guidée par une intarissable soif de liberté.
Notre très cher Frère Philippe Benhamou nous annonce la parution prochaine de son dernier opus.Publié chez Code9 – Jourdan Éditions, Tamino et Pamina, les fiancés des Buttes-Chaumont sera dans toutes les bonnes librairies à compter du 11 juillet prochain.
Présentation de l’éditeur
Cet ouvrage est une adaptation fidèle de la Flûte enchantée de Mozart et Emanuel Schikaneder dans le Paris cosmopolite d’aujourd’hui. Les deux actes de l’opéra racontent l’histoire de l’initiation du jeune prince Tamino et de la jeune princesse Pamina. Accompagnés de l’oiseleur Papageno, ils vont traverser des épreuves symboliques qui sont des références à peine cachées au rituel d’initiation des loges maçonniques que fréquentent les deux auteurs. Après un coup de théâtre, des rencontres mystérieuses, des rêves et des sortilèges, vient la scène finale où Pamina et Tamino sont initiés fille et fils du Soleil, Chevaliers de l’esprit et de la lumière.
Philippe Benhamou, animateur de radio.
Dans cette adaptation, Tamino, devient un chanteur de rap, Papageno vend des canards laqués avenue de Choisy, la Reine de la Nuit hante les tunnels du métro parisien et sa fille Pamina est séquestrée quelque part entre les Buttes-Chaumont et le palais des Mirages du Musée Grévin. Le conte est raconté par Salomon, le chat de la concierge de la rue des Trois-Frères où habite le jeune Julien.
Pourquoi un chat ? Parce qu’il vient d’Égypte, parce qu’il est très vieux et surtout parce qu’il est très bavard ; peut-être aussi parce qu’il a assisté à la première de la Flûte enchantée qui a eu lieu à Vienne le 30 septembre 1791. Bien entendu, comme tous les contes, l’histoire débute par « Il était une fois » et se termine par « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ! C’est Salomon qui l’affirme et quand un chat parle, croyez-moi, il vaut mieux l’écouter et surtout ne pas le contrarier.
Biographie de l’auteur
Docteur en sciences des organisations, le romancier et essayiste Philippe Benhamou a publié de nombreux ouvrages généraux sur la franc-maçonnerie mais aussi sur l’aviation. Il est membre de la Grande Loge de France depuis 1990 et est également cocréateur de la webradio RadioDelta dont il anime l’émission 123 Soleil.
Nous lui devons Madame Hiramabbi – la concierge de la rue des trois frères (Éd. Dervy, 2014), Prix Cadet Roussel 2014 des lmaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal (IM&EE), et surtout La franc-maçonnerie pour les nuls avec Christopher L. Hodapp. Nous attendons, avec impatience, la seconde édition à paraître en août 2023 !
Tamino et Pamina, les fiancés des Buttes-Chaumont (130 pages, 21,50 €) est actuellement en commande en librairie, près de chez vous, et/ou en précommande sur les sites marchands, en particulier sur celui de la FNAC
La nature de la franc-maçonnerie est essentiellement philosophique, éducative, philanthropique et progressiste. Son objectif principal est de rassembler des hommes libres de bonnes mœurs, attachés au bien commun et engagés dans la construction et la défense de changements sociaux positifs. Fait intéressant, le mot « maçom » dérive du français et signifie « maçon », puisque, à son origine en Europe, les premiers membres de cet Ordre étaient des bâtisseurs de cathédrales et de monuments.
À la fin du Moyen Âge, la franc-maçonnerie a commencé à accepter non seulement les maçons, s’ouvrant à des personnes d’autres professions, et a évolué en un groupe dédié à la liberté de pensée, d’expression, de religion, de politique et contre toute forme d’absolutisme.
Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une société discrète, mais cela n’a pas toujours été le cas. Au XVIIIe siècle, lorsque les sociétés secrètes ont été interdites, tous les membres des groupes et organisations civiques ont dû révéler leur identité. À l’époque, les maçons étaient équivalents aux architectes, ingénieurs et entrepreneurs.
Pour maintenir leur influence dans la construction civile, militaire et religieuse, ils gardaient les secrets du métier, ne les transmettant qu’aux apprentis les plus fiables lors d’occasions spéciales. Au fil du temps, ces cours ont évolué, attirant des personnes de l’extérieur et étant transférés dans des lieux appelés « lodges », ou « lojas ».
La franc-maçonnerie, dans sa conception moderne, est apparue entre la fin du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle et est considérée aujourd’hui comme la plus grande et la plus ancienne fraternité existant dans le monde. Avec plus de trois millions de membres répartis sur les cinq continents, son but est d’unir les hommes dans une union réciproque globale et élevée, admettant des personnes de toutes les croyances religieuses sans distinction.
En plus de rechercher l’unité entre les êtres humains, la franc-maçonnerie vise également à rechercher la vérité, à examiner la morale et à pratiquer les vertus. Elle se consacre à l’étude des causes naturelles, aide les personnes dans le besoin et défend l’expression authentique.
La franc-maçonnerie est une école de morale, influençant ses membres par l’exemple à devenir de meilleurs êtres humains et à construire une société plus juste.
En substance, la franc-maçonnerie forme des bâtisseurs sociaux et des faiseurs d’opinion, visant à contribuer au développement de l’humanité en tant que société organisée et juste, avec une prédominance de la fraternité et des avantages qui en découlent.
Basé sur le matériel d’information GOB-PR. Responsable : Perseverança Masonic Lodge – Paranaguá – PR ( loja159@fgsia.com )
(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)
Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous savons que l’Homme est contradictoire dans son essence.
La Bible l’illustre abondamment et, plus loin encore, en allant à la rencontre de la philosophie chinoise, on trouve fortement, dans le taoïsme, ce double symbole du Yin et du Yang qui exprime le principe de ces deux forces à la fois contraires et complémentaires aimantant et animant tous les phénomènes de la vie et du cosmos. En jetant ne fût-ce qu’un regard en arrière, la perspective est saisissante : la dague apparaît toujours sous le colifichet car c’est en conjuguant les puissances antagonistes du Bien et du Mal que se déroule, à l’infini, le grand huit de l’Histoire.
La franc-maçonnerie reprend cette thématique : il n’est que d’examiner le pavé mosaïque, ce damier alternant carreaux blancs et carreaux noirs qui recouvre le sol de nos temples et sur lequel nous posons notre tapis de loge, pour comprendre combien ce pendant terrestre de la voûte étoilée contribue à matérialiser notre espace sacré. En nous exhortant à « concilier les oppositions nécessaires et fécondes », le rituel nous invite non seulement à rechercher inlassablement un équilibre mais surtout à accepter la dualité, en aimant le monde tel qu’il est, c’est-à-dire dans la polarité qui en magnétise le déploiement.
Au-delà des apparences et des illusions, il nous appartient de reconnaître et de construire le socle de l’unité, sans jamais céder au pessimisme, à l’écart des idées obsessives – opiniâtrement guidés par l’esprit où fermente l’espérance. Tant, au fond, il serait étrange de considérer le biscornu comme une fatalité et l’abject, qui repose toujours sur de l’ignorance, comme un horizon. Oui, le ternaire passe par le binaire. Et cette formulation lapidaire paraîtrait tout aussi abstraite et vaine qu’une franc-maçonnerie balançant entre sévérité et mièvrerie, si l’engagement dans la cité ne venait constamment confronter la conscience et l’action aux réalités sociales.
Oh ! pas plus les unes que les autres ne sont toutes jolies, pas vrai ? Surtout depuis que nous savons Des choses cachées depuis la fondation du monde[1]. Quelque discutables sur tel ou tel point que soient ses théories, René Girard a placé la violence au cœur d’une anthropologie observant, sous tous les angles, les moteurs et les effets d’une rivalité mimétique portant l’imitation jusqu’à la jalousie et l’envie jusqu’au meurtre. C’est encore à notre bon vieux compère Kant que nous nous en réfèrerons pour finir, lui qui chercha avec sa précision chirurgicale à prendre la mesure de notre ambivalence foncière où le désir de l’autre le dispute à l’insubordination du moi, ce qu’il a si bien scellé dans un bel oxymore, faisant du reste l’objet de notre travail en Loge : l’insociable sociabilité[2].
[1] René Girard, Des choses cachées depuis la fondation du monde. Recherches avec Jean-Michel Oughourlian et Guy Lefort. Grasset, 1978. Nombreuses éditions depuis 1983 chez Le Livre de Poche (coll. : Biblio Essais).
La 4e de couverture de l’édition originale présente ainsi l’ouvrage :
On savait depuis La Violence et le Sacré, que toute société humaine est fondée sur la violence, mais une violence tenue à distance et comme transfigurée dans l’ordre du sacré. Dans ce nouveau livre, René Girard applique cette intuition originaire au grand recueil mythique de la mémoire occidentale, c’est-à-dire à la Bible qui est toute entière, selon lui, le cheminement inouï vers le Dieu non violent de notre civilisation. Il s’ensuit une relecture critique et proprement révolutionnaire du texte évangélique qui apparaît d’un coup comme un grand texte anthropologique, le seul à révéler pleinement le mécanisme victimaire. Il s’ensuit aussi la fondation d’une nouvelle psychologie fondée sur un mécanisme simple et universel que Girard appelle la « mimésis » et qui permet de faire le partage entre les processus d’appropriation, générateurs de violence, et les antagonismes, producteurs de sacré. Chemin faisant, on assiste à de magistrales analyses comparatives de Proust, de Dostoïevski, de Freud et de Sophocle, à la lumière de cette notion nouvelle et qui se révèle particulièrement féconde du « désir mimétique ». […]
[2] « L’insociable sociabilité » (en allemand : die ungesellige Geselligkeit), expression oxymorique dont Emmanuel Kant dessertit les termes, dans le bref essai articulé autour de neuf propositions qu’il a publié en 1784 : Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique (titre original : Entwurf zu einer allgemeinen Geschichte in weltbürgerlicher Absicht). Pour accéder à la traduction de Philippe Folliot, en version numérique : cliquez ici.
De notre confrère italien lanuovabq.it – Par Angela Pellicciari
Entre 1732 et 1903, le magistère pontifical a lutté pour la défense de la vérité (théologique, philosophique et historique) contre le danger gnostique renouvelé représenté par la mentalité maçonnique. Un effort prophétique reconstruit par Angela Pellicciari, dans son texte récemment réimprimé « Les papes et la franc-maçonnerie » (Éd. Ares).
Drapeau du Vatican.
Par hasard, je suis tombé sur le Risorgimento, un événement historique auquel je n’avais jamais ressenti d’intérêt. Mais quand j’ai réalisé que toutes les histoires qui m’étaient parvenues à son sujet étaient fausses, délibérément fausses, j’ai passé des années à étudier les faits du Risorgimento : une furieuse guerre de religion déclenchée contre la religion catholique, c’est-à-dire contre nous, par les puissances protestantes et des femmes maçonniques qui avaient trouvé dans les Savoie un sujet heureux de l’être. Au nom de la morale, de la liberté, du progrès et de la constitution.
Derrière les Savoie et la classe dirigeante libérale, il y avait une réalité dont je ne savais rien et qui incluait pourtant (j’ai compris plus tard) pas mal de gens qui étaient mes parents et mes amis. J’ai lu beaucoup de littérature maçonnique et anti-maçonnique. J’ai appris à distinguer l’ADN qui le caractérise et donc je le reconnais.
L’intérieur de la basilique Saint-Pierre au Vatican en 1731.
Mais beaucoup ne le savent pas et, par conséquent, ne peuvent même pas le reconnaître : alors en 2007, j’ai pensé écrire un livre sur ce que j’avais appris. Dans toute la presse italienne qui compte, je venais d’être accusé (le 11 février 2006, coïncidence de l’anniversaire des pactes du Latran) d’être pro-nazi.
Blason d u Vatican
Alors en 2007, quand mes papes et ma franc-maçonnerie sont sortis (Edizioni Ares), j’ai fait preuve de beaucoup de prudence. Mais je l’ai posté. Quinze ans plus tard, j’ai décidé de le réimprimer, avec une nouvelle introduction et un épilogue, avec de nouvelles informations qui montrent sa pertinence, et avec un ensemble de notes considérablement enrichi.
Équerre, compas et lettre G.
En parlant de franc-maçonnerie, j’ai eu recours au magistère des papes non seulement parce que, dans une mer de publications dont la véracité est pratiquement impossible à vérifier, ils sont les plus fiables, mais aussi parce que le magistère de l’Église, depuis le début , des auteurs du Nouveau Testament, a toujours été très clair et ponctuel pour dénoncer le danger gnostique. La Gnose, dont la Franc-Maçonnerie moderne est une côte importante, est ce type de connaissance qui confond le bien avec le mal car c’est ce type de connaissance auquel nous sommes invités par Satan qui, pour notre bien, nous propose de devenir Dieu et de nous définir ce que est bon et ce qui est mauvais. Le résultat est la mort.
Ce livre est consacré à l’analyse du gigantesque effort antignostique mené dans une solitude totale contre tout et tous par l’Église catholique et ses papes . Entre 1732 et 1903, le magistère pontifical fut extraordinairement prophétique, humble et infatigable, mû par l’amour de la vérité théologique, philosophique et historique, dont le seul objectif était la défense des « raisons de Dieu » (selon les mots du pape Wojtyla) et, donc de l’homme. Des raisons qui coïncident avec celles de Rome et de l’Italie. Si l’on veut connaître les caractéristiques du pouvoir qui joue un rôle significatif dans la domination du monde, le magistère des papes est irremplaçable.
Triangle.
[NDLR : Nous vous présentons la 4e de couverture de cette édition en italien, en sachant que cet ouvrage ne sera disponible en France que le 28 juin prochain.
« Qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? Association philanthropique ou centre caché du pouvoir ? Quel est le but qu’elle poursuit, la démocratie et l’égalité, ou l’imposition partout et à chacun des recettes de progrès et de bonheur élaborées dans la loge ? Quand les maçons parlent de morale, font-ils référence ou non à celle du Décalogue ? Et qu’ont-ils à l’esprit lorsqu’ils parlent de liberté ? Le troisième chapitre de la Genèse décrit la séduction que Satan exerce sur les hommes de tous les temps : le menteur et meurtrier depuis le début invite chacun de nous à se transformer en Dieu en définissant soi-même ce qui est bien et ce qui est mal. Le fruit de ces suggestions est la mort. Officiellement née à Londres en 1717, la « Franc-maçonnerie », comme son nom l’indique, a une âme « libre », c’est-à-dire affranchie de la Révélation et du Magistère. Papes et franc-maçonnerie : usant du magistère pontifical illustré de considérations historico-documentaires, Pellicciari met en lumière cette « relation » qui est et ne peut être, au-delà de la propagande, que totalement inconciliable.
Bible maçonnique
Dans cette nouvelle édition augmentée et mise à jour, le drame de l’analyse des papes apparaît dans toute sa vérité prophétique. Dieu, qui a envoyé son Fils Jésus pour nous sauver de la mort, a donné aux Papes un zèle et un discernement extraordinaires pour décrire et analyser la réalité des loges, nous permettant ainsi de nous défendre contre cette forme de gnose moderne qu’est la franc-maçonnerie. Un magistère qui mérite d’être connu car très actuel. totalement inconciliable.
Horloge maçonnique… Il est midi.
Par ailleurs, l’auteure Angela Pellicciari (née à Fabriano le 8 avril 1948) est une essayiste et une enseignante italienne. Nous lui devons déjà un certain nombre d’ouvrages tels « Risorgimento da riscrivere. Liberali e massoni contro la Chiesa » (Ares, 1998), « L’altro Risorgimento. Una guerra di religione dimenticata » (Piemme, 2000) ou encore « Leone XIII in pillole » (Fede & Cultura 2010).]