3066173 William Fletcher Hope, 1837 (huile sur toile) de l’école anglaise, (XIXe siècle) ; 130×109 cm; Bibliothèque et musée de la franc-maçonnerie, Londres, Royaume-Uni ; (add.info.: Barker); eMusée de la franc-maçonnerie ; Anglais, hors copyright
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Ce portrait capture l’essence de William Fletcher Hope, une figure éminente de l’Angleterre du XIXe siècle. Peint avec des détails méticuleux et des coups de pinceau habiles, ce chef-d’œuvre d’huile sur toile met en valeur le talent d’un artiste anglais inconnu de cette époque. William Fletcher Hope est représenté dans une pose assise mi-longue, dégageant confiance et autorité. Sa présence saisissante est rehaussée par son tablier maçonnique traditionnel et son bijou, symbolisant son affiliation à la franc-maçonnerie. L’artiste a habilement capturé chaque détail complexe de ces symboles, soulignant leur importance pour l’identité de Hope. La composition encadre magnifiquement le visage de Hope, nous permettant d’admirer ses traits forts et son regard perçant. La représentation de trois quarts ajoute de la profondeur et de la dimension à la peinture, créant une représentation réaliste de ce gentleman estimé. Exposée à la Bibliothèque et au Musée de la franc-maçonnerie de Londres, au Royaume-Uni, cette œuvre d’art offre un aperçu de la riche histoire de la franc-maçonnerie au XIXe siècle. Il témoigne de l’héritage de William Fletcher Hope au sein de cette société secrète. Avec son savoir-faire impeccable et sa signification historique, ce portrait est un exemple remarquable des beaux-arts de cette période. Son inclusion dans la collection de Bridgeman Images garantit qu’elle continuera d’être appréciée pour les générations à venir. Avec son savoir-faire impeccable et sa signification historique, ce portrait est un exemple remarquable des beaux-arts de cette période. Son inclusion dans la collection de Bridgeman Images garantit qu’elle continuera d’être appréciée pour les générations à venir. Avec son savoir-faire impeccable et sa signification historique, ce portrait est un exemple remarquable des beaux-arts de cette période. Son inclusion dans la collection de Bridgeman Images garantit qu’elle continuera d’être appréciée pour les générations à venir.
Marc Froidefont a écrit un très bon livre, intitulé La Théologie de Joseph de Maistre. Dans son étude passionnante, il analyse et explique, en très bon pédagogue, les idées développées par le penseur savoisien. Franck Abed, philosophe et historien, se définit depuis presque toujours comme maistrien. Après avoir lu cet ouvrage très instructif et extrêmement pertinent, selon ses propres mots, il a soumis à Marc Froidefont une série de questions. Nous publions, en exclusivité pour Le Contemporain, cet échange intellectuel de très haute volée.
Appartenance à la Franc-maçonnerie
Joseph de Maistre est en 1774 membre de la loge maçonnique Trois Mortiers en Chambéry. Il a les titres de grand orateur, de substitut des généraux et de maître symbolique. Il entend concilier son appartenance à la franc-maçonnerie avec une stricte orthodoxie catholique : entre autres, il refuse les thèses qui voyaient en la franc-maçonnerie et l’illuminisme les acteurs d’un complot ayant amené à la Révolution. Il écrit ainsi au baron Vignet des Étoles que « la franc-maçonnerie en général, qui date de plusieurs siècles […] n’a certainement, dans son principe, rien de commun avec la révolution françoise ».
Avec quelques frères de Chambéry, il fonde en 1778, la loge réformée écossaise de « La Sincérité », qui dépend du directoire écossais dont l’âme est Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824), disciple de Joachim Martinès de Pasqually. Il est reçu chevalier bienfaisant de la Cité Sainte sous le nom de eques Josephus a Floribus (ce surnom fait allusion aux fleurs de souci de ses armoiries). Son œuvre reprend les enseignements de la maçonnerie : providentialisme, prophétisme, réversibilité des peines, etc. ; hautement investi dans la vie de cette société initiatique, à la veille du Convent de Wilhelmsbad (1782), il fait d’ailleurs parvenir à Jean-Baptiste Willermoz son célèbre Mémoire au duc de Brunswick. Il entretient par ailleurs une amitié avec Louis-Claude de Saint-Martin, pour lequel il avait une vive admiration, se faisant fort, disait-il, « de défendre en tous points l’orthodoxie », d’où son attrait pour le martinisme.
Lors de son séjour à Turin, en 1793, Joseph de Maistre adhère à la loge de La Stricte Observance (La Stretta Osservanza) qui relève du Rite écossais rectifié. Enfin, à Saint-Pétersbourg, il fréquente la loge de M. Stedingk, ambassadeur de Suède auprès du Tzarnote.
Au total, Joseph de Maistre a joué un rôle actif dans la franc-maçonnerie pendant environ 40 ans, et il est parvenu aux grades les plus élevés du Rite écossais rectifié et du martinisme. Il est répertorié sur la liste des francs-maçons célèbres dans le monde.
Joseph de Maistre a publié en 1782 le Mémoire au duc de Brunswick à l’occasion du Convent de Wilhelmsbad et en 1793 le Mémoire sur la Franc Maçonnerie adressé au baron Vignet des Étoles. Ces ouvrages sont régulièrement commentés ou étudiés comme des éléments historiques.
Propos recueillis par Franck Abed
Franck Abed – Bonjour Monsieur. Merci d’accepter de répondre à nos questions. Avant d’entrer dans le vif du sujet, merci de vous présenter pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore ou qui croient vous connaître.
Marc Froidefont – Je suis agrégé de philosophie et docteur en littérature et poétique. J’ai écrit une thèse à propos de Joseph de Maistre, laquelle a été rééditée en format de poche en mai dernier (Théologie de Joseph de Maistre, éditions Garnier, collection Classiques Jaunes). J’ai également rédigé, pour un plus large public, un petit livre intitulé Joseph de Maistre, la nation contre les droits de l’homme (éditions La Nouvelle Librairie).
Franck Abed – Pourriez-vous présenter dans les grandes lignes Joseph de Maistre et son œuvre ?
Joseph de Maistre est né en 1753 à Chambéry, dans le Duché de Savoie, lequel dépendait alors du Royaume du Piémont-Sardaigne, dont la capitale était Turin. Noble, marié et père de famille, magistrat consciencieux, Maistre eût pu vivre paisiblement à Chambéry, mais la Révolution française vint bouleverser son existence. En septembre 1792, les troupes révolutionnaires françaises envahirent le Duché de Savoie. Maistre, contrairement à d’autres nobles qui s’accommodèrent du régime républicain, fit le choix courageux d’émigrer, et, après quelques péripéties dangereuses, se fixa en Suisse. Là, il vécut plusieurs années modestement, tout en organisant, depuis Lausanne, une propagande royaliste à destination des Savoyards, afin de les mettre en garde contre le régime républicain, tout en espérant une reprise militaire de la Savoie par le royaume du Piémont. Maistre fut aussi chargé par son gouvernement de veiller aux intérêts des quelques compatriotes qui comme lui, avaient émigré. Fonction relativement modeste que l’on pourrait comparer aux rôles d’aujourd’hui d’un consul et d’un agent de renseignement. Les succès militaires de Bonaparte en Italie du Nord mirent à mal les espoirs de Maistre d’avoir un emploi à Turin. Les vicissitudes de la guerre firent qu’il erra un temps, sans ressources, du Val d’Aoste à Venise. En septembre 1799, il fut choisi pour être Régent (c’est-à-dire magistrat) de l’île de Sardaigne. Ce nouvel emploi n’était ni de tout repos ni sans embûches, mais en octobre 1802, Maistre eut la surprise d’apprendre qu’il allait être envoyé comme ambassadeur du Roi de Sardaigne à Saint-Pétersbourg. Maistre écrivit dans son journal : « […] grande et inattendue nouveauté, qui, suivant les apparences, m’ôte pour toujours à la Magistrature, et doit absolument changer mon sort ».
Maistre resta en Russie jusqu’en 1817. Sa fonction d’ambassadeur était en principe modeste, car il représentait un roi, le Roi de Sardaigne, sans grande importance politique ou militaire puisque ce roi avait perdu ses états de terre ferme, à savoir le Piémont. Maistre néanmoins, grâce à ses talents d’homme du monde, sut se faire accepter des salons aristocratiques et fréquenta nombre de gens importants, proches du Tsar. Il eut même la confiance de ce dernier et fut un temps son conseiller officieux. Maistre ayant une propension au prosélytisme, et amenant certaines personnes à se convertir au catholicisme, cela déplut au Tsar, lequel demanda à regret son rappel. Maistre s’installa alors à Turin. Il mourut déçu, car en dépit du retour du Roi en France, il constatait que les principes révolutionnaires, provisoirement vaincus, continuaient cependant à se propager non seulement en France, mais dans toute l’Europe. Il mourut à Turin en 1821.
Franck Abed – Est-il juste sur le plan intellectuel et philosophique d’établir une filiation entre la pensée de saint Augustin et celle de Maistre ?
Votre question est des plus pertinentes car la pensée de Maistre, en de nombreux points, peut être rapprochée de celle de l’évêque d’Hippone. Bien entendu, les différences entre les deux auteurs sont nombreuses, Augustin était évêque, théologien et philosophe alors que Maistre n’était, comme il se désigne lui-même qu’ « un homme du monde », ce qui implique qu’il n’y ait pas toujours chez le second les analyses conceptuelles que l’on trouve chez le premier. En dépit de cela, la filiation que vous suggérez est bien réelle. Si saint Augustin a entrepris de rédiger son grand ouvrage Cité de Dieu, ce fut pour essayer de comprendre un événement inimaginable pour ses contemporains et qui pourtant a eu lieu, plongeant alors le monde civilisé dans la stupeur, à savoir la prise de Rome en 410 par les Barbares. Lorsque Maistre écrivit son premier livre important, les Considérations sur la France, ce fut pour réfléchir sur la Révolution française, laquelle surprit l’Europe entière. Comment était-il possible que la monarchie, pourtant millénaire, pût être renversée et la France chrétienne saccagée ? La réponse de Maistre est la même que celle de saint Augustin : il s’agit d’un châtiment divin, Dieu punissant pour régénérer. Bien que l’Empire fût officiellement chrétien, les Romains étaient affaiblis par la décadence, résultat, entre autres causes, de l’épicurisme ; de même la France de la fin du dix-huitième siècle l’était par l’influence de la philosophie des Lumières, laquelle propageait le sensualisme et l’athéisme. Ainsi saint Augustin et Maistre mettent-ils en avant ce que l’on appelle en philosophie, le providentialisme, c’est-à-dire l’intervention de Dieu dans les affaires humaines, intervention qui se fait, dans le cas de la Révolution française par le biais d’hommes médiocres, lesquels ne sont que des instruments, des fléaux dont Dieu se sert pour châtier leurs contemporains.
Saint Augustin n’est cependant pas le seul auteur de l’Antiquité qui ait influencé Maistre. Il était, pour ce qui est des Romains, un grand lecteur de Cicéron et de Sénèque, et pour ce qui est des Grecs, de Platon, d’Aristote, d’Origène et des Pères de l’Église. Maistre voyait dans l’œuvre de Platon, une sorte de « préface de l’Évangile » et pensait que Sénèque avait dû connaître les Épitres de saint Paul. Ajoutons que Maistre lisait directement, comme tous les gens cultivés de son époque, les textes en grec et en latin, sans donc passer par le biais d’une traduction. Ses registres manuscrits, dans lesquels il rédigeait les commentaires de ses lectures, sont emplis d’extraits d’auteurs de l’Antiquité, et, à ceux que nous venons de citer, il faut ajouter les poètes, notamment Homère, dont Maistre faisait grand cas.
Franck Abed – Quelle place occupe le péché originel dans la pensée maistrienne ?
Le péché originel occupe une place importante, capitale même, dans la pensée de Joseph de Maistre. Chaque catholique sait que le péché originel est lavé par le baptême, mais si ce péché est effacé en tant que tel, certains effets du péché originel n’en demeurent pas moins, à commencer par un affaiblissement de notre volonté et conséquemment une attirance vers le mal.
Les philosophes de l’Antiquité avaient déjà fortement insisté sur le fait que les hommes, bien qu’ayant en eux les notions de bonté et de justice et les approuvant, étaient néanmoins enclins au mal. Sénèque, par exemple, que Maistre citait souvent, ne manquait pas une occasion, dans ses livres et ses lettres, de rappeler cette triste réalité. Maistre, tout comme Leibniz avant lui, et comme ses contemporains les abbés Bergier, Nonnotte et Feller, n’hésitait pas à mettre en avant les vers du poète latin Ovide : « Video meliora proboque, Deteriora sequor » qu’il traduisait ainsi : « Je vois le bien, je l’aime, et le mal me séduit ».
Le christianisme explique cette propension au mal par le péché originel. Saint Paul, dans l’Épître aux Romains en a parlé mieux que quiconque : « Je n’approuve pas ce que je fais, parce que je ne fais pas le bien que je veux ; mais je fais le mal que je hais ». Comment comprendre que les effets du péché d’Adam puissent ainsi affaiblir notre volonté, la rendre si réceptive au mal, alors qu’elle connaît le bien ? C’est un mystère, et comme le remarquait Pascal dans ses Pensées, sans ce mystère, « le plus incompréhensible de tous, nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes ». Joseph de Maistre ne disait pas autre chose. Dans les Soirées de Saint-Pétersbourg, il insiste fortement sur notre dégradation due aux suites du péché originel. Péché, a-t-il écrit, « qui explique tout, et sans lequel on n’explique rien ».
En insistant sur les effets du péché originel, Maistre montrait que toutes les philosophies qui le refusent se condamnent ipso facto à ne pas voir l’homme tel qu’il est. Ainsi Rousseau, lequel refusait le péché originel, qu’il tenait pour une invention de saint Augustin, ne pouvait qu’avoir une idée fausse de l’homme. Tous ceux qui comme lui pensaient et pensent encore qu’il est possible de créer une société parfaite sur terre, sont dans l’erreur : le mal n’est pas seulement une réalité politique, il est en nous en tant que tentation, laquelle vient des effets du péché originel.
Maistre a rappelé à ses contemporains la réalité du péché originel que la philosophie des Lumières voulait faire oublier. Ceci dit, si Maistre a insisté sur la dégradation de l’homme due au péché, il n’en demeure pas qu’il a aussi exalté la dignité de l’homme. Il n’y a pas contradiction. Les effets du péché originel font que la volonté de l’homme est blessée, qu’il fait le mal alors qu’il connaît le bien ; la dignité en revanche, est son intelligence, laquelle, justement, lui montre le bien.
Franck Abed – Dans le même ordre d’esprit, certains admirateurs de Maistre ainsi que des détracteurs font de lui un militariste convaincu. Dans les faits, il fut surtout un pacifiste. La guerre était vue dans son esprit comme un scandale de la raison tout en étant une suite ou une conséquence logique du péché originel. Qu’en pensez-vous ?
Vous avez tout à fait raison. Certaines présentations de l’œuvre de Maistre, celles de Cioran ou d’Isaiah Berlin, entre autres exemples, donnent l’impression que l’auteur des Soirées de Saint-Pétersbourg fait l’éloge de la guerre. La réalité est tout autre, comme vous le dites pertinemment. Dans le septième entretien du livre que je viens de citer, se trouve une longue réflexion sur ce qu’est la guerre mais aussi sur ses causes. Ces dernières ont été l’objet de différentes théories que Maistre connaissait et approuvait en grande partie. Montesquieu considérait la guerre comme l’effet de la décadence d’une nation, le luxe et les plaisirs individuels font qu’une nation s’affaiblit et conséquemment elle devient la proie d’autres nations plus combatives. Buffon insistait sur la nature belliqueuse de tout être vivant, végétal ou animal, Hume pensait, qu’en plus de ce fond animalier agressif, les hommes se battent à cause de leurs passions.
Maistre est allé cependant beaucoup plus loin. Selon lui, la guerre n’est pas seulement l’effet de causes civilisationnelles, historiques ou naturelles. La guerre est un paradoxe. Paradoxe par sa facilité, un chef d’État n’a aucun mal à déclencher un conflit, les troupes et la population sont, du moins au début, toujours enthousiastes. Paradoxe par la gloire qui s’attache aux militaires, alors qu’ils vont tuer des gens qu’ils ne connaissent même pas. Paradoxe du sort même de la guerre, certaines victoires ne le sont parce qu’on déclare qu’elles le sont, alors que la situation est parfois indécise sur le terrain. D’autres paradoxes montrent encore qu’il y a quelque chose qui dans la guerre échappe aux belligérants. C’est pourquoi Maistre voyait dans la guerre une intervention divine, un châtiment pour punir et régénérer les nations. D’une certaine manière, la guerre est un des effets du péché originel, car si les hommes avaient une volonté droite, il feraient effort pour s’élever en spiritualité, plutôt que de s’abaisser à des conduites cruelles.
Maistre ne fait pas à proprement parler l’éloge de la guerre. Durant la campagne napoléonienne en Russie, il avait son propre fils au combat qui pouvait à tout moment être tué par les Français. Il avait connaissance des atrocités des batailles et des circonstances particulières des affrontements entre Français et Russes (le froid, les difficultés de logistique etc.). Il faut prévenir les guerres, et pour ce faire, fortifier la foi, laquelle évite les situations de décadence morale.
Franck Abed – Joseph de Maistre, contrairement à de nombreux penseurs de son époque, croyait véritablement à l’historicité des événements bibliques. Il affirme clairement que l’humanité descend d’un couple unique, atteste l’existence du Déluge et analyse avec soin les événements qui se déroulèrent à Babel : multiplication et dispersion des langues. Maistre était donc un défenseur de l’inerrance biblique. Comment l’expliquez-vous ?
Maistre non seulement pensait que l’humanité venait d’un seul couple, mais aussi que Dieu avait donné des connaissances et une certaine sagesse à Adam et ses descendants. C’est ce que les théologiens appellent «la révélation primitive ». Maistre admettait que nos premiers ancêtres avaient des forces intellectuelles et même physiques qui ont été perdues par la suite. Le Déluge était compris par Maistre comme un châtiment divin pour punir les désordres et l’orgueil des hommes. Il est à noter que la notion même de Déluge biblique était très discutée par les savants de la fin du dix-huitième siècle. Croyants et non-croyants étaient d’accord pour admettre la réalité d’une antique immersion des terres puisqu’on avait découvert des traces de vie marine dans les montagnes. Maistre suivait le récit biblique pour affirmer qu’après le Déluge toute l’humanité venait des trois couples, lesquels sont à l’origine du repeuplement de l’univers.
Outre la question du Déluge biblique, un autre sujet était aussi très en vogue à la même époque, c’était celui de l’origine des langues et du langage en lui-même. De nombreux livres ont alors été écrits sur ce thème. Certains émettaient l’idée d’une apparition progressive du langage et des langues. Comment les hommes s’étaient-ils mis à parler ? Y avait-il eu une première langue, dont toutes les autres seraient dérivées ? Autant de questions qui passionnaient les philosophes, et chacun proposait sa théorie. Rousseau, par exemple, soutenait que les hommes avaient d’abord chanté avant de parler. C’est dans ce contexte qu’il faut aborder les réflexions de Maistre concernant la Tour de Babel. Le penseur chrétien Origène, dans l’Antiquité, avait émis l’hypothèse que la dispersion des hommes, en punition de la construction de la Tour, était proportionnée à leur implication dans ladite construction, les hommes allant ainsi plus ou moins loin et ayant dès lors des langues différentes. De cela Maistre retenait l’idée que les langues apparaissant après Babel ne viennent pas du hasard, mais des desseins divins, les langues étant liées aux différentes nations qui les parlent, elles-mêmes étant voulues par Dieu. Ainsi la Bible est-elle pour Joseph de Maistre, comme pour tous les chrétiens, source d’enseignement.
Ceci étant dit, plusieurs remarques s’imposent. Maistre, tout comme Origène que nous évoquions il y a un instant, et comme tous les penseurs chrétiens, notamment ceux de l’Antiquité, distinguait entre ce que dit la Bible et les expressions utilisées par cette même Bible. Maistre remarquait, par exemple, que lorsqu’il est écrit que Dieu confectionna des habits de peau, il ne fallait pas s’imaginer que Dieu eût pour autant tué des animaux, tanné leur peau et pris du fil et une aiguille pour confectionner de tels habits. Il y a donc l’expression littérale et ce qui est donné à penser.
Une autre remarque est que Maistre se méfie des lectures personnelles de la Bible, et d’ailleurs de tout écrit en général. À l’écrit, Maistre préfère la parole, laquelle est vivante. C’est d’ailleurs pour cela que le grand livre de Maistre, les Soirées de Saint-Pétersbourg, est sous la forme d’entretiens entre trois personnages, la vérité du livre étant davantage dans les tours et détours de la discussion que dans le texte lui-même. Concernant la Bible, Maistre pense qu’elle doit être comprise à la lumière des enseignements de la tradition, c’est-à-dire de l’autorité de l’Église.
Franck Abed – Nous savons qu’il appelait Diderot « l’énergumène ». Dans plusieurs de ses écrits il épingle et tance ouvertement Voltaire et Rousseau. Maistre fut-il un adversaire déclaré des penseurs dits des Lumières ?
Maistre, dans le sixième entretien des Soirées de Saint-Pétersbourg, qualifie Diderot d’ « énergumène ». Vous avez raison de le rappeler. Il emploie des termes équivalents, et même plus forts encore, envers Voltaire et Rousseau, mais aussi envers d’autres comme Condillac et Condorcet.
Maistre est un adversaire résolu de la philosophie des Lumières. Cette dernière, selon Maistre, est anti-chrétienne et son aboutissement concret est la Révolution française. Cela ne veut pas dire que Voltaire et Rousseau eussent personnellement approuvé cette Révolution, s’ils l’avaient connue, mais leurs écrits, assurément, l’ont préparée en lui donnant par avance des arguments contre lesquels Maistre a lutté toute sa vie.
Avant la philosophie des Lumières, il y a eu la Réforme à laquelle Maistre s’est également opposé. La Réforme, selon Maistre, avait le tort de préconiser la lecture personnelle de la Bible, sans avoir recours à l’autorité de la tradition. C’était dès lors ouvrir la voie à la réflexion personnelle laquelle peut très vite s’égarer. La philosophie des Lumières a ses antécédents chez Bacon et Bayle, mais elle ne commence véritablement qu’avec Locke. Maistre consacre une grande partie du sixième entretien des Soirées de Saint-Pétersbourg à critiquer, à démolir, devrais-je dire, le philosophe anglais. Le grand livre de Locke, Essai philosophique concernant l’entendement humain a été traduit en français en 1700. Il eut un grand succès comme en témoignent ses nombreuses rééditions, c’est, avec l’Esprit des Lois de Montesquieu et la Nouvelle Héloïse de Rousseau, un des livres les plus lus au dix-huitième siècle. Locke expliquait que toutes nos idées viennent des sens, et que notre esprit se contente de les organiser ; en avançant une telle thèse Locke ouvrait la voie aux matérialistes. Si Locke réservait encore une initiative à l’esprit, ses successeurs feront de ce dernier un simple mécanisme, de sorte que l’on puisse désormais considérer l’homme comme un être purement naturel, sans qu’il soit besoin d’une quelconque référence à un Créateur, c’est-à-dire à Dieu. Ainsi Diderot et surtout d’Holbach en arriveront à des théories athées et conséquemment hostiles au christianisme.
Rousseau est un cas particulier. Maistre admirait son talent littéraire, quoique non sans certaines réserves, mais était un adversaire résolu de ses idées. Rousseau, à la différence des autres auteurs de la philosophie des Lumières, était croyant et en appelait à la conscience, voix de Dieu en nous. Cependant Rousseau niait la réalité du péché originel, et supposait que l’homme était bon par nature et que c’était l’influence de la société qui était corruptrice, ce qui impliquait qu’un meilleur arrangement de ladite société pourrait rendre l’homme heureux. Maistre a récusé toute cette argumentation en montrant la radicale fausseté.
Quant à Voltaire, qui se présente comme le champion de la tolérance, Maistre n’a pas eu de mal à montrer que sa prétendue tolérance n’est qu’une intolérance hypocrite.
Franck Abed – Maistre est souvent décrit comme un défenseur du Trône et de l’Autel, un contre-révolutionnaire, un ultramontain. Pourtant il fut franc-maçon et a entretenu toute sa vie une correspondance avec d’éminents maçons. Comment expliquez-vous ce fait, que d’aucuns, considéreront comme une incohérence ?
Vous avez tout à fait raison, Maistre a été franc-maçon. Rappelons néanmoins que la franc-maçonnerie de l’époque n’était pas celle d’aujourd’hui. L’abbé Barruel, adversaire de la franc-maçonnerie, a expliqué dans son fameux livre Histoire du jacobinisme, que si certains francs-maçons étaient hostiles tant à la royauté qu’au christianisme, et ont conséquemment favorisé, aidé, voire mené la Révolution française, cela n’a pas été le cas de tous les francs-maçons, et qu’il a existé des loges « honnêtes », qu’il qualifiait aussi de « dupes », n’ayant aucune activité subversive.
L’engagement de Joseph de Maistre dans la franc-maçonnerie fut une activité de jeunesse. Faut-il y voir l’effet d’un certain ennui propre aux jeunes nobles d’une petite ville comme celle de Chambéry ? Les loges locales n’étaient-elles pas d’abord des sociétés de bienfaisance et des occasions de réjouissance ? C’est en ce sens que Maistre essaiera plus tard de se justifier auprès du gouvernement de Turin, lorsque ce dernier eut à son égard une certaine méfiance. Il n’en demeure pas moins que Maistre prit au sérieux son activité de franc-maçon puisqu’il écrivit un projet sur les activités et l’avenir de la franc-maçonnerie, projet dans lequel il préconisait les œuvres caritatives mais aussi l’aide à la réunion des différentes Églises chrétiennes.
Il est vraisemblable que ce qui a intéressé Maistre, dans un tel engagement, c’était la possibilité réelle ou imaginée, de pouvoir découvrir ou lire des livres aux franges du christianisme. Ainsi a-t-il fréquenté différents auteurs, franc-maçons ou proches d’un certain ésotérisme, tel par exemple, celui qui se faisait appeler le Philosophe inconnu, Louis-Claude de Saint-Martin.
Les événements révolutionnaires firent que Maistre quitta la franc-maçonnerie. Il critiqua par après tous les mouvements, franc-maçons, illuministes ou ésotériques qui, d’une manière ou d’une autre, s’opposaient tant au catholicisme qu’à la monarchie. Maistre cependant, savait faire la distinction entre ce qui pouvait dans une lecture ésotérique apporter telle ou telle idée susceptible d’intéresser un chrétien et ce qui était théologiquement condamnable. Quant au fait que Maistre ait pu, bien longtemps après son passage dans la franc-maçonnerie, converser encore avec des francs-maçons, il n’y a là rien d’étonnant, car Maistre, tout en étant ferme à propos des principes, savait apprécier les personnes qui pouvaient avoir des opinions différentes des siennes. Maistre était, comme je l’ai dit il y a un instant, un homme du monde, c’est-à-dire courtois dans les discussions.
Franck Abed – J’apprécie Maistre pour de nombreuses raisons, notamment car il fut un promoteur de la théocratie pontificale et de la souveraineté temporelle du Pape. Ces notions sont aujourd’hui inaudibles pour la majorité de nos contemporains, y compris par celles et ceux qui débattent dans le Grand Forum Public. Pourriez-vous présenter ces deux grandes idées défendues par Maistre ?
Maistre accordait une grande importance aux nations. Il souhaitait que chacune pût garder ses spécificités. Les nations, disait-il, entrent dans les desseins de Dieu, et elles doivent être attentives à préserver leur langue, leurs traditions et leur patrimoine. Il n’en demeure pas moins que le péché originel, ou plutôt ses suites, font que les nations sont naturellement en concurrence, voire en conflit les unes envers les autres. C’est pourquoi Maistre souhaitait que le Pape pût être une sorte d’autorité spirituelle qui fût au-dessus desdites nations. Non que le Pape intervînt dans les affaires politiques des nations, mais qu’il pût intervenir lorsque ces nations s’éloigneraient des principes du christianisme, en déposant, si besoin était, les rois hostiles à la religion. Outre cela, et ce n’est pas le moins important, Maistre pensait que le Pape devait avoir un rôle majeur de défenseur de la chrétienté face à l’Islam. Maistre, dans son livre Du Pape, a fait un grand éloge des souverains pontifes qui ont appelé à combattre les musulmans.
Que le Pape ait aussi une souveraineté temporelle, comme c’était le cas autrefois, c’est-à-dire être lui-même le chef d’un État, cela se comprenait aisément en son temps, puisqu’il fallait que la Papauté elle-même pût avoir des revenus. Ce qui compte le plus est évidemment son autorité spirituelle, laquelle lorsque le Pape s’exprime dans la continuité des traditions de l’Église, est infaillible. Le lecteur d’aujourd’hui ne manquera pas de se demander : que se passerait-il si le Pape se mettait à errer ou à contredire l’enseignement séculaire de l’Église ? Maistre a répondu par avance à une telle objection. Lorsque le Pape Pie VII allait venir à Paris pour couronner Napoléon, Maistre qui pensait que c’était une infamie pour le Pape que de se compromettre avec un héritier de la Révolution, eut pour le souverain pontife ces propos sévères : « […] je lui souhaite de tout mon cœur la mort, comme je la souhaiterais aujourd’hui à mon père, s’il devait se déshonorer demain » (lettre à M. le Chevalier de Rossi, 22 octobre – 3 novembre – 1804).
Franck Abed – Si vous ne deviez conseiller qu’un livre de Maistre ce serait…
L’œuvre principale de Maistre est sans aucun doute les Soirées de Saint-Pétersbourg. Elles peuvent être lues dans l’excellente édition qui a été faite par Pierre Glaudes dans la collection Bouquins. Cette édition comprend aussi quelques autres œuvres de Maistre, et chacune est accompagnée d’une introduction historique et suivie de nombreuses notes explicatives.
Il faut préciser néanmoins que les Soirées de Saint-Pétersbourg sont une œuvre philosophique et théologique, du moins si l’on prend ces deux termes au sens large. Pour le lecteur qui s’intéresserait à l’œuvre politique de Maistre, il faut lire les deux courts livres : les Considérations sur la France et l’Essai sur le principe générateur des constitutions politiques.
C’est dans le cadre du Grand Chapitre Général, haut grade du Rite Français du Grand Orient de France que ces deux ouvrages Repenser la politique sont publiés. Deux tomes, numéro 4 et 5 de la collection des Cahiers du Rite Français qui résonnent comme des enjeux et défis des plus contemporains. « Démocratie sociale ou politique ? » pour le premier, « Du village à la société en réseaux » pour le second.
Préfacés par Philippe Guglielmi, président du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, ces deux opuscules sont le fruit du travail collectif du Chapitre National de Recherche (C.N.R.) sous la direction de Jean-Francis Dauriac.
Jean-Francis Dauriac.
Titulaire d’un DESS en Intelligence Économique, ce dernier a été initié à l’âge de 24 ans au sein de la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale, le GODF. Il en a d’ailleurs été un de ses plus jeunes vénérable maître. Il en rédige l’introduction.
Nous vous proposons la quatrième de couverture :
« Nous avons entrepris de « revisiter nos communs » sur lesquels la démocratie est censée reposer et qui sont à la fois enjeux de société et très présents dans le parcours maçonnique que nous poursuivons (mort d’Hiram, maîtrise de la violence, utilisation de la parole, sens de l’Humain…). Ils nous ont conduit à réfléchir à la citoyenneté que nous avons appelée l’Homme-acteur (au sens de « agissant »). Mais pour agir, il nous faut des moyens, des institutions, des corps intermédiaires, des partis, syndicats, associations… de la politique avec un grand « P ». Tous sont aujourd’hui fragilisés par les mutations et bouleversements de notre époque. Nous leur consacrons dans ce premier tome, quelques regards, qui ne se veulent que des invitations à penser, et des appels à la vigilance… »
Un hommage est rendu au frère Bernard Pignerol, trop tôt disparu, avec la publication d’une de ces dernières planches, donnée devant son chapitre Intersection Prospective, intitulé « Le pas de côté ».
Quant au numéro 5, le second tome, traitant « Du village à la société en réseaux », la quatrième de couverture nous le présente ainsi :
« Nous vivions, pensions, agissions dans un monde découpé de gré ou de force en États-Nations, dans lequel presque chaque territoire avait sa culture, ses lois, son organisation et son mode de relation avec les territoires voisins et avec le reste du monde. Nous voilà à l’ère de l’information et des réseaux sociaux, dans des sociétés numériques, organisées en réseaux de plus en plus déterritorialisées, gouvernées par l’image, développant leurs systèmes, valeurs, nouveau langage, celui de l’image. Cette nouvelle communautarisation ré-interroge, l’universalité et le caractère inclusif des sociétés humaines. Comment retrouver ou ré-inventer les liens sociaux que développaient l’organisation « villageoise » des regroupements humains ? Qu’est devenu l’idiot du village… ? L’initiation maçonnique n’enseigne pas où on va. Mais elle invite à chercher le chemin, c’est ce que nous faisons. Et elle le traduit par une puissante injonction dont beaucoup se souviendront : « Puisqu’il cherche, qu’il passe donc ! »
Le sommaire du N° 5 : Remerciements [Ils s’adressent pour l’essentiel à ceux qui ont contribué à l’élaboration des deux tomes de l’ouvrage Repenser la politique. À commencer par Philippe Guglielmi et Jean-Francis Dauriac, ainsi que les principaux rapporteurs et ou rédacteurs de contributions contribution.]
Philippe Guglielmi, Très Sage et Parfait Grand Vénérable du Grand Chapitre Général.
Préface de Philippe Guglielmi
Introduction de Jean-Francis Dauriac
I. Franc-maçonnerie et modernité II. De la polis à la politique III. Politique, réseaux sociaux, communications
IV. De l’homme acteur à l’action collective V. Liens sociaux et symbolique du village au XXIe siècle VI. Nouveau processus citoyen dans une société en réseaux VII. L’idiot du village Éléments de conclusion.
Hommage à Serge Jacob Jakobowicz : humanisme et universalisme
[NDLR : L’accueil des trois premiers tomes a été un véritable sucés. Comment ne pas continuer sur ce chemin… Le C.N.R. poursuit dons, dans le même esprit la diffusion de ses travaux. Riches et des plus utiles. Il l’explique dans « Les éléments d’introduction pour l’année 2022-2023 », par la voix de son président Jean-Francis Dauriac, en date du 20 septembre 2022.
La littérature maçonnique – immense et intense activité – connaît toujours un bel intérêt de la part d’un public profane il est vrai, mais aussi et surtout à travers l’engouement des sœurs et des frères qui souhaitent persévérer et s’instruire. Ces deux derniers tomes sont aussi, pour nous, un vrai « coup de cœur ».
Le franc-maçon Montesquieu (1689-1755), dans son Esprit des Lois, écrivait : « Il ne s’agit pas de faire lire, mais de faire penser ». C’est exactement cela que nous offrent « Les cahiers du Rite Français ».
Que cette période estivale vous soit faste, douce et belle et que la lecture de ces deus derniers opus vous accompagne !]
N°4 – Repenser la politique – Tome 1 – Démocratie sociale ou politique
N°5 – Repenser la politique – Tome 2 – Du village à la société en réseaux
Mis en page par Conform édition, Juillet 2023, 128 pages chaque ouvrage, 28 € (les deux volumes) + port offert
A la lecture des interrogations de Gil Garibal => Franc-Maçon pour Quoi Faire ? Jissey s’est demandé: ce que penseraient des extra-terrestres un peu lucides en observation des comportements humains sur notre planète ? Une autre façon , peut-être de réactiver le » point de vue de Sirius « ?
Êtes-vous curieux de connaître la franc-maçonnerie et ses symboles intrigants ? L’une des facettes centrales de cette organisation fraternelle est les « Trois Grandes Lumières » – la Sainte Bible, l’Equerre et le Compas.
Dans cet article éclairant, nous allons plonger profondément dans la façon dont ces éléments façonnent l’enseignement et les rituels maçonniques. Partons en voyage pour percer les mystères qui entourent ces emblèmes emblématiques de la franc-maçonnerie.
Comprendre le concept des trois grandes lumières en franc-maçonnerie
Les francs-maçons utilisent trois emblèmes principaux appelés les Trois Grandes Lumières. Ce sont la Sainte Bible, l’Equerre et le Compas. La Sainte Bible est connue comme la Grande Lumière dans la franc-maçonnerie. Il reste ouvert sur l’ autel maçonnique pendant toutes les réunions.
Ces emblèmes ont des significations uniques dans la franc-maçonnerie. Ils représentent la loi morale, le devoir personnel et le lien de l’homme avec Dieu. Par exemple, la Sainte Bible nous conduit vers un bon chemin en enseignant les lois divines.
Différentes loges peuvent également utiliser d’autres livres sacrés en fonction de leur emplacement.
L’équerre montre nos devoirs d’être de bons humains avec une morale ou des valeurs élevées. Comme la façon dont les constructeurs utilisent de vrais carrés pour s’assurer que leur travail est parfait, les francs-maçons suivent une idée similaire en utilisant ce symbole.
Vient enfin le compas signifiant la divinité en nous-mêmes et comment nous nous relions moralement avec les autres autour de nous.
Les trois grandes lumières : un regard en profondeur
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie se composent de la Sainte Bible, de l’équerre et du compas.
La Sainte Bible
La Sainte Bible est une partie vitale de la maçonnerie. Il représente la loi universelle et le lien sacré avec le créateur. Les maçons le considèrent comme l’une de leurs trois grandes lumières. Vous trouverez toujours une Sainte Bible ouverte dans chaque réunion de loge sur l’autel maçonnique .
Être nommé La Grande Lumière dans la Maçonnerie nous dit son importance. Seuls les livres vus comme Volume de Loi Sacrée (VSL) peuvent être mis sur l’autel d’une loge, et ici, ce VSL est notre Sainte Bible.
Cet usage en fait un repère dans l’Ordre et montre à quel point il est indispensable à toutes les loges maçonniques.
L’Equerre
En franc-maçonnerie, le carré a un sens profond. Il signifie faire ce qui est juste. Les maçons s’en servent comme guide lorsqu’ils agissent. Le Maître de la Loge est lié à ce symbole car il doit toujours faire preuve d’un bon comportement.
Le carré peut également indiquer des moments difficiles ou des problèmes auxquels nous sommes confrontés dans la vie. Cet outil est l’une des trois grandes lumières de la maçonnerie qui a beaucoup de valeur et de sens pour tous les membres.
Le Compas
Le compas est un symbole important de la franc-maçonnerie. Ils fait partie des Trois Grandes Lumières et représente l’idée de fixer des limites et de contrôler les passions. Les Compas symbolisent également l’énergie féminine nécessaire à la création spirituelle.
En franc-maçonnerie, il signifient le divin ou le céleste en chaque personne. La position du compas dans les rituels maçonniques représente la progression de nos désirs naturels à être guidé par une puissance supérieure.
Il nous rappelle de nous aligner sur ce qui est juste et juste, apportant de l’harmonie à nos pensées et à nos actions.
Le symbolisme des trois grandes lumières
Découvrez le symbolisme profond derrière ces Trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie. La Sainte Bible représente la loi morale, le carré signifie la moralité et le compas symbolise les limites.
La Sainte Bible : symbole de la loi morale
La Sainte Bible est un symbole important de la loi morale dans la franc-maçonnerie. Il représente les lois universelles et l’héritage spirituel partagé avec le créateur. Lors des réunions de loge, la Bible est ouverte sur l’autel maçonnique.
Différentes loges peuvent utiliser différents livres saints en fonction de leur foi religieuse. La Bible symbolise l’esprit et la volonté de Dieu et est considérée comme le livre divin de l’humanité. Il fait partie intégrante du mobilier de la loge et inspire beaucoup les rituels maçonniques.
L’Equerre : symbole de moralité
Le carré est un symbole de moralité dans la franc-maçonnerie. Il représente la conduite et le comportement appropriés que les membres doivent s’efforcer de maintenir. Le Carré est souvent associé au Maître de la Loge, qui défend les valeurs morales de la fraternité.
Avec ses angles droits et ses côtés égaux, le carré rappelle aux francs-maçons d’agir honnêtement, équitablement et justement dans leur vie personnelle et leurs interactions avec les autres. Cela leur rappelle constamment de garder leurs actions alignées sur les principes d’intégrité et de droiture.
De cette façon, le carré guide les membres dans leur cheminement vers l’amélioration de soi et l’illumination morale.
Le Compas : symbole des frontières
Le compas est un symbole de frontières en franc-maçonnerie. Ils représentent la limitation des désirs et le contrôle des passions. L’angle des compas représente la facilité et l’opportunité, guidant les maçons à suivre un chemin droit.
Avec le Carré et la Sainte Bible, ils symbolisent la limite de conduite envers les autres. Les Compas jouent un rôle crucial dans la transformation d’un homme profane en un maçon spirituel en enseignant la maîtrise de soi et la retenue.
Ils nous rappellent que nous devons nous fixer des limites et respecter les limites des autres, en favorisant l’harmonie et l’équilibre dans nos vies.
Le rôle des trois grandes lumières dans les rituels maçonniques
Les Trois Grandes Lumières de la Maçonnerie sont très importantes lors des rituels maçonniques. Ils guident et apportent la sagesse aux francs-maçons tout au long de leur cheminement dans la fraternité. La Sainte Bible représente la loi morale et est placée ouverte sur l’autel lors des réunions de loge.
Elle sert de rappel des enseignements de Dieu et aide les maçons à prendre des décisions éthiques. L’équerre symbolise la moralité, tandis que le compas représente les limites et la maîtrise de soi. Ces symboles aident les maçons à façonner leurs pensées et leurs actions conformément aux lois et principes universels.
En se concentrant sur ces lumières, les francs-maçons s’efforcent de s’améliorer spirituellement et de remplir leur devoir envers eux-mêmes, leurs voisins et leur Dieu.
L’importance des trois grandes lumières dans la franc-maçonnerie
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie – la Sainte Bible, l’équerre et le compas – ont une immense importance au sein de la fraternité maçonnique. Ces symboles sont introduits au cours du processus d’initiation au 1er degré et jouent un rôle crucial dans la transformation d’un homme profane en un maçon spirituel.
La Sainte Bible représente la loi universelle et l’héritage spirituel que les francs-maçons partagent avec leur créateur. Il sert de guide pour la conduite morale et révèle la volonté de Dieu. Le carré symbolise la moralité, rappelant aux maçons d’être droits dans leurs actions et leurs interactions avec les autres.
Il les encourage à vivre selon des principes éthiques et à aligner leurs actions sur la vertu. Le compas représente la limitation des désirs et la maîtrise des passions. Il enseigne aux maçons à fixer des limites et à maintenir l’équilibre entre leurs aspirations et leurs inclinations personnelles.
Ensemble, ces trois grandes lumières guident les francs-maçons dans leur cheminement vers l’amélioration de soi, l’illumination et l’amour fraternel.
Conclusion
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie – la Sainte Bible, l’équerre et le compas – détiennent un symbolisme important et jouent un rôle vital dans les rituels maçonniques. Ils représentent la loi morale, la moralité et les limites.
Ces lumières guident les maçons dans leur voyage spirituel et encouragent une étude plus approfondie. À travers ces symboles, les francs-maçons cherchent à s’aligner sur les lois universelles et à favoriser un sentiment d’amour fraternel, de soulagement et de vérité au sein de leur fraternité.
FAQ
1. Quelles sont les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie ?
Les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie sont le volume de la loi sacrée (Bible), l’équerre et le compas.
2. Pourquoi ces trois éléments sont-ils importants dans la franc-maçonnerie ?
Ces trois éléments symbolisent les enseignements moraux et spirituels qui guident les francs-maçons dans leur quête de sagesse, de vérité et de croissance personnelle.
3. Comment les trois grandes lumières sont-elles utilisées dans une loge maçonnique ?
Le volume de la loi sacrée est placé sur un autel comme un rappel de la direction divine. Le carré rappelle aux membres d’agir avec équité et intégrité, tandis que le compas représente les limites d’un comportement éthique.
4. Les non-maçons peuvent-ils comprendre la signification de ces symboles ?
Bien que les non-maçons ne saisissent pas pleinement les significations plus profondes associées à ces symboles, ils peuvent apprécier leur représentation de valeurs universelles telles que la moralité, l’intégrité et la spiritualité.
Les Compagnons de Baal est une mini-série française en 7 épisodes de 50 minutes en noir et blanc réalisée par Pierre Prévert. Elle a été diffusée du 29 juillet au 9 septembre 1968 sur la deuxième chaîne de l’ORTF, en deuxième partie de soirée, et assortie d’un carré blanc. Il faudra attendre 1987 pour revoir la série, sur TF1, l’après-midi en semaine. Elle a ensuite été rediffusée par France 4 lors du lancement de la TNT en 2010.
Synopsis
Le journaliste Claude Leroy (Jacques Champreux), en reportage sur un hold-up dans la petite ville fictive de Blaingirey, se retrouve sur la piste d’une société secrète, les Compagnons de Baal, dirigée par leur Grand Maître Hubert de Mauvouloir (Jean Martin). Adorant Lucifer, ils ne reculent devant aucun crime dans le but d’asservir le monde. Accompagné de son acolyte, Pierrot Robichat (Gérard Zimmermann), et d’une jeune fille, Françoise Cordier (Claire Nadeau) rencontrée sur place, Claude Leroy poursuit dans les tréfonds de Paris le Grand Maître, insaisissable sous ses multiples déguisements et identités, afin de lever le mystère sur leur crimes.
Les Compagnons de Baal
Les Compagnons de Baal veulent dominer le monde et sont prêts à tout : formules ésotériques, histoires mystérieuses… Leur projet diabolique se trouve contrarié par un jeune journaliste, son collègue motard, et sa secrétaire. Le trio se lance dans une enquête périlleuse : meurtres, enlèvements, trafic de drogue… et un méchant digne d’un James Bond ! Afficher moins
Claude Leroy, journaliste parisien, se rend dans le Jura pour enquêter sur une vieille affaire de vol de fourgon postal. Françoise Cordier, secrétaire, convoie des documents pour un notaire non loin de là. Tous deux filent droit vers le danger, car une organisation secrète, les Compagnons de Baal, sème le trouble dans la région…
Tandis que Claude découvre la vérité sur le vol du fourgon, Françoise est enlevée par les Compagnons. Ils veulent se débarrasser définitivement d’elle. Claude intervient au péril de sa vie. Pierrot arrivera-t-il à temps pour empêcher le pire ?
Claude surveille la maison d’Hubert de Mauvouloir. Juste en dessous, dans une crypte, se tient le conseil suprême des Compagnons de Baal. Ils élaborent un plan pour dominer le monde, le plan Lucifer. Claude prend en filature un homme jusqu’au train fantôme de la fête foraine de Montmartre. Une macabre découverte l’attend…
Le plan diabolique des Compagnons de Baal se dévoile. Claude, trop gênant, doit être tué. Au commissariat, trois adorateurs de Cosmo-Chronos, signalent la disparition de leur Grand-Prêtre. Françoise, Claude et Pierrot continuent d’enquêter sur Mauvouloir et le professeur Lomer, mais les risques qu’ils prennent pourraient leur être fatals…
Les Compagnons de Baal sont invulnérables. Ils savent tout, sont partout, mais plusieurs caïds veulent quitter l’organisation. Suite aux informations de Pépère, Claude recherche un certain Marchesini. Cette quête pourrait le mener tout droit dans la gueule du loup…
Dans la galerie de zoologie du Museum d’Histoire Naturelle, Claude, Françoise et Pierrot découvrent des sachets de drogue. Ils décident d’aller fouiller la maison du Temple de Cosmo-Chronos. Comment faire pour ne pas être repéré ? Plus tard, la radio annonce la mort de Claude Leroy…
Persuadés que la réponse à toutes les questions se trouve chez Mauvouloir, Claude et Françoise décident de s’introduire dans sa maison, pendant que Pierrot fait le guet. Que vont-ils découvrir ? Où plutôt qui ? Les révélations s’enchaînent, et la confrontation finale est proche…
Le site egaliteetreconciliation.fr dont la rédaction n’est pas spécialement fan, vous propose un complément sur ce même thème :
Ça ressemble à un Mocky dans sa période antipédocriminalité avec Les Ballets écarlates, c’est fait avec peu de moyens mais ça tape fort : ça ne parle pas de crimes pédophiles mais de crimes rituels politiques.
Il s’agit des Compagnons de Baal, une confrérie qui ressemble étrangement à Athanor, cette loge maçonnique qui a commandité des crimes.
Le résumé du premier épisode
Le journaliste Claude Leroy (Jacques Champreux), en reportage sur un hold-up dans la petite ville fictive de Blaingirey, se retrouve sur la piste d’une société secrète, les Compagnons de Baal, dirigée par leur Grand Maître Hubert de Mauvouloir (Jean Martin). Adorant Lucifer, ils ne reculent devant aucun crime dans le but d’asservir le monde. Accompagné de son acolyte, Pierrot Robichat (Gérard Zimmermann), et d’une jeune fille, Françoise Cordier (Claire Nadeau) rencontrée sur place, Claude Leroy poursuit dans les tréfonds de Paris le Grand Maître, insaisissable sous ses multiples déguisements et identités, afin de lever le mystère sur leur crimes. (Wikipédia)
Les Compagnons de Baal, du nom d’un démon mais aussi d’une divinité, Baal ou Baël, « le roi de la partie orientale des Enfers » selon Wiki, c’est le titre d’une série en 7 épisodes diffusée à la fin de l’été 1968 en France.
À l’époque, la télé publique (pas encore privatisée) pouvait proposer une fiction sur ce sujet ultrasensible. Aujourd’hui, ce serait impossible, vu le nombre de filtres imposés justement par les réseaux occultes qui minent notre démocratie. Ils ne vont pas donner de mauvaises idées aux gens et s’autodénoncer !
On n’invente rien : la France, derrière le bel organigramme démocratique officiel, est le pays des réseaux, des clubs et des loges, de l’entre-soi, des communautés et des arrière-cuisines sales. C’est là où en général se prennent les décisions et où sont choisis les hommes de pouvoir. Après, il ne reste plus qu’à faire valider ces choix par le Système, qui se sert d’élections généralement faussées en amont par la propagande médiatique, et en aval par le trucage numérique.
Voici le premier épisode :
On vous laisse imaginer les cris des gardiens de la bien-pensance, c’est-à-dire de l’ignorance du plus grand nombre, si un remake était à l’étude en 2023, avec une petite réactualisation des loges, des hommes, des méthodes. Mais notre Système veille à ce que rien ne passe entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas.
Et quand on parle de ceux qui savent, ce ne sont pas les vaniteux sachants de l’université ou les ambitieux corrompus du dispositif politico-médiatique, mais bien des nouveaux acteurs de l’information, qui ne se laissent pas intoxiquer par la propagande.
Avec ce numéro d’été dont nous pourrions croire qu’il s’agit d’une contribution au trop célèbre marronnier estival, nous sommes heureux de trouver sous la direction du rédacteur en chef, Christophe Devillers, de belles plumes bien connues de nos lecteurs telles que : Annick Drogou, Charles Coutel, Pierre-Yves Beaurepaire et Henri Caillavet (OE). Et un dossier sérieux, pour ne pas dire un sérieux dossier, sur « Le vrai] pouvoir des francs-maçons ».
Nous vous offrons la quatrième de couverture :
L’époque est au dérèglement, social, climatique, démocratique, au point qu’on en soit, en France, au cœur de l’été 2023, à incendier des mairies. Dans ce numéro d’Humanisme, l’essayiste et poète Alain Borer en décrit un de plus, lui qui déclarait il y a quelques mois dans les colonnes du Figaro que « le français subit un grand dérèglement sémantique ».
L’entretien qu’il nous accorde brosse avec panache et précision l’état d’une langue de génie – la nôtre –, malheureusement asservie par nos pulsions plagiaires de modèles économiquement plus puissants. Marc Bloch, modernisateur de l’Histoire, dont nous parle Bertrand Sabot, s’en retournerai dans a tombe, tandis que Missak Manouchian, dont Jean-Pierre Sakoun nous compte la destinée inouïe, la quittera bientôt pour le Valhalla républicain. Il y retrouvera Léon Gambetta, Jean Zay, Pierre Brossolette, Victor Schœlcher ou Joséphine Backer, tous francs-maçons, dont, à eux tous, la Patrie est reconnaissante. Et si c’était là, dans cette immortelle exemplarité, que se nichait le véritable pouvoir des francs-maçons ? […] Je ne bâtis que pierres vives, ce sont les hommes » Rabelais, Le Tiers Livre, 6 »
Nous ne résistons pas à citer, en totalité, cet écrivain chrétien humaniste de la Renaissance François Rabelais (c. 1483-1553), ecclésiastique et anticlérical et considéré par certains comme libre-penseur : : « Les beaux bâtisseurs de pierres mortes ne sont pas écrits dans mon livre de vie ; je ne bâtis que pierres vives, ce sont hommes ». Rabelais nous parle de la construction de l’Homme et de l’humanité. Il nous parle aussi de la vie, dans son sens le plus noble.
Retrouvez dans ce numéro, après l’éditorial, les rubriques Vitriol, Actualité des Lumières, Hommage – Jean Moreau, figure du maçon complet – Discours de la méthode, Pro fanum, Le grand entretien, Histoire, Dossier, Chroniques humanistes, Musique, 7e art, Livres.
L’abonnement à Humanisme seul, ce sont quatre numéros servis dans l’année (Février / Mai / Aout / Novembre). Pour la France métropolitaine : 38 € TTC, soit 40 % de remise immédiate par rapport à un achat à l’unité. Avec un envoi par la poste sous pli neutre et opaque.
Humanisme-Revue des francs-maçons du Grand Orient de France
Le [vrai] pouvoir des francs-maçons
Conform édition, N° 340, Août 2023, 128 pages, 13 € – 16 € port compris
De l’Ordre du Croissant fondé par le “bon Roi René”, aux demeures gravées de symboles alchimiques, en passant par les sociétés secrètes et les fantômes qui hantent les rues du centre ancien, Angers (Maine-et-Loire) fascine.
Celle dite la « ville noire », à cause de ses maisons de schiste et ses toits d’ardoise, ou la « ville blanche » à cause de ses constructions Renaissance en tuffeau, a toujours inspiré les amateurs d’ésotérisme.
Probablement parce que la ville tire son origine d’une sépulture érigée par les premiers chrétiens, à l’emplacement d’un ancien étang asséché, que des fouilles ont récemment mis au jour. Ces nécropoles, construites à partir du IVe siècle, accueillit les premiers évêques de la ville.
La Tapisserie de l’Apocalypse
A IXe siècle, Angers connaît la menace viking. Pour lui résister, le roi de France Charles II le Chauve décide d’installer un représentant sur le promontoire qui domine le Maine. Ces « comtes » prendront peu à peu leur indépendance et fonderont de puissantes dynasties. Le dernier d’entre eux, les Plantagenêts, régnera même sur l’Angleterre ! Chacun peut encore voir aujourd’hui les impressionnants vestiges de son palais à l’intérieur de la forteresse construite par la reine Blanche de Castille, Mère Saint Louis.
Mais c’est un Valois, frère du roi Charles V, qui fit entrer dans les murs du château d’Angers son plus beau joyau : la tenture ou tapisserie de l’Apocalypse. Cette œuvre exceptionnelle a été réalisée par Hennequin de Bruges à partir d’enluminures illustrant l’Apocalypse (terme grec désignant la Révélation) de saint Jean.
Il est composé de six panneaux qui forment au total un ensemble long de près de 140 mètres et représente le dernier livre de la Bible. Il rassemble plus de 200 personnages, animaux, plantes, objets et prophétise l’histoire chrétienne à travers une véritable forêt de symboles ésotériques.
Lieu incontournable, le château des ducs d’Anjou est souvent comparé aux “kraks” des chevaliers, ces édifices fortifiés construits en Palestine et en Syrie par les croisés. Mais c’est le XVe siècle qui lui donnera toutes ses lettres de noblesse et en fera l’un des centres culturels et savants les plus importants d’Europe. Et ce, sous l’influence d’un personnage qui reste encore dans les annales de la ville, le « bon roi René ».
A lire aussi. Un manoir gouverné par l’occultisme en Ille-et-Vilaine
Prince de la Forteresse Noire
Ce mécène, amateur d’art, de peinture, de musique et de littérature était aussi le prince de l’ésotérisme. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’occultisme, il s’est particulièrement intéressé à la quête templière du Saint Graal. Alchimiste, on trouve parmi ses protégés un médecin-astrologue juif, Jean de Saint-Rémy, grand-père de Nostradamus (auteur du célèbre ouvrage Les Prophéties) et spécialiste de cabale (magie ésotérique).
Membre de l’ordre de la Toison d’or, le roi René fonda son propre ordre, celui du Croissant, que l’on peut encore voir à l’angle de la rue Saint-Aignan et de la rue des Filles-Dieu, le « Logis de l’estignier ». Au-dessus de la porte, on peut déchiffrer les armoiries et la devise des chevaliers : « Los en crescent » (les louanges vont en augmentant), surmontée d’un « escarboucle », un écu orné de huit rayons de fleur de lys courant autour un cercle.
Créé en 1448, l’Ordre du Croissant assurait la protection des Angevins. Mais c’était surtout une société secrète, qui célébrait des cérémonies rituelles en hommage à son saint patron, Maurice, moine-soldat, mort en martyr, qui a donné son nom à la cathédrale d’Angers.
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Le spectre du Haut Pressoir
Dans la ville, les histoires de fantômes sont rares mais terrifiantes. C’est le cas de celui de l’ancien « château du diable » qui se dressait autrefois derrière l’église de la Madeleine, rue du Haut Pressoir. Aujourd’hui, il ne reste rien de cette maison maudite, que l’on disait hantée par le fantôme de son dernier propriétaire. Jusqu’à sa destruction en 1978, seuls les mendiants osaient encore fréquenter ce lieu maudit.
René Rabault, natif d’Angers, a réuni dans son livre La tour du diable, les faits mystérieux qui se sont déroulés dans cet univers sombre et clos. Tout a commencé avec le richissime Armand Langotière qui, au 19e siècle, habité par le goût du morbide, décide de transformer une demeure familiale ordinaire en un château néo-gothique. Dans la foulée, il tombe amoureux d’une jeune fille qui, sans doute rebutée par son comportement bizarre, préfère entrer en religion et rejoindre le couvent situé de l’autre côté de la route étroite. Du haut de sa tourelle, l’amant rejeté qui voue une attention pathologique à sa beauté se met à épier les nonnes et harcèle sa bien-aimée de messages. Mais ce qui n’aurait pu rester que l’étrange obsession d’un esprit malade va bientôt dégénérer en une sombre histoire de sorcellerie dont tout le quartier va souffrir.
Fasciné par l’irrationnel, Langotière se plonge dans les œuvres de magie noire pour reconquérir la femme de son cœur. Il grave sur les murs de son château des images obscènes de diablotins et de jeunes femmes. Sur la terrasse de la plus haute tour, il anime « pour le plaisir » un mannequin gigantesque qui représente le diable et terrorise le quartier. Personne ne trouve la blague drôle.
Déjà soupçonné d’avoir déguisé la mort de son père en suicide, retrouvé pendu, Langotière est bientôt victime de la rumeur qui l’accuse d’inceste avec sa sœur cadette. Chassé par les voisins, il revient mourir chez lui en 1870, à l’âge de 48 ans. Mais une malédiction pèse désormais sur sa famille, victime de morts suspectes, de drames, de folies et de hantises qui ne prendront fin qu’avec la disparition en 1956 de le dernier descendant…
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La maçonnerie opérative et spéculative est une partie importante de la fraternité moderne de la franc-maçonnerie, qui combine des éléments des deux traditions.
Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une fraternité ouverte aux hommes de bonne moralité, soucieux de leur développement personnel et soucieux d’apporter une contribution positive à leur communauté. La maçonnerie opérative fait référence à l’application pratique des outils, des compétences et des principes de la taille de la pierre, tels que la construction et la construction de bâtiments, de ponts et d’autres structures.
C’était le but initial de la fraternité des maçons, également connue sous le nom de « Métier », et cela remonte au Moyen Âge.
La maçonnerie spéculative, quant à elle, fait référence à l’interprétation philosophique et symbolique des outils et des principes de la maçonnerie opérative.
Elle est appelée « spéculative » car elle implique la contemplation et la spéculation sur les significations plus profondes et les leçons qui peuvent être tirées de l’Artisanat.
La maçonnerie spéculative a commencé à se développer aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme un moyen pour les non-tailleurs de s’impliquer dans la fraternité et d’apprendre des principes et des traditions de l’artisanat.
Maçonnerie opérative
TAILLEURS DE PIERRE OPÉRATIONNELS
CRÉDIT IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE CARRÉ
La pratique de la maçonnerie opérative, qui fait référence à l’application pratique des outils, des compétences et des principes de la taille de pierre, remonte au Moyen Âge.
La taille de la pierre a une longue histoire, avec des preuves de son utilisation remontant aux civilisations anciennes telles que les Égyptiens, les Grecs et les Romains.
Au Moyen Âge, l’artisanat de la taille de pierre était une partie importante de l’industrie de la construction et les maçons ont joué un rôle crucial dans la construction de nombreux châteaux, églises et autres structures qui existent encore aujourd’hui.
La fraternité des maçons, également connue sous le nom de « Craft », s’est développée pendant cette période comme un moyen pour les maçons d’organiser et de réglementer leur métier, et de s’assurer que les normes les plus élevées de qualité et de savoir-faire étaient maintenues.
Au fil du temps, la pratique de la maçonnerie opérative a évolué et changé, mais elle reste une partie importante de l’industrie de la construction moderne, et les maçons continuent de jouer un rôle vital dans la construction et l’entretien de nombreuses structures sur lesquelles nous comptons au quotidien.
Au Moyen Âge, les corporations de métiers jouaient un rôle important dans la pratique de la Maçonnerie opérative. Une guilde artisanale était un type d’organisation qui réunissait des travailleurs d’un métier ou d’un métier particulier, tels que des maçons, des charpentiers, des forgerons, etc.
Les guildes ont été formées afin de réglementer et de protéger les intérêts des travailleurs d’un métier particulier, et elles ont joué un certain nombre de rôles importants dans la société médiévale.
L’une des principales fonctions des corporations de métiers était d’établir des normes pour la qualité du travail produit par leurs membres.
Les guildes établiraient souvent des règles et des règlements régissant les matériaux, les méthodes et les techniques utilisés dans un métier particulier, et elles appliqueraient ces règles par le biais d’un système d’amendes et d’autres sanctions.
Les guildes étaient également chargées de former les nouveaux travailleurs aux compétences de leur métier et de transmettre les traditions et les connaissances de leur métier d’une génération à l’autre.
Dans le cas de la maçonnerie opérative, les guildes d’artisans ont joué un rôle particulièrement important, car elles ont contribué à garantir que les normes les plus élevées de qualité et de savoir-faire étaient maintenues dans la construction de châteaux, d’églises et d’autres structures.
Les guildes ont également fourni aux maçons un moyen de s’organiser et de défendre leurs droits et leurs intérêts, et elles ont contribué à établir le métier de tailleur de pierre en tant que profession respectée et appréciée. Dans l’ensemble, les guildes d’artisans étaient une partie importante de la pratique de la maçonnerie opérative au Moyen Âge, et elles continuent d’avoir une influence sur l’industrie de la construction moderne à ce jour.
Plusieurs lois ou statuts royaux ont été adoptés concernant les ouvriers:
Statut des travailleurs [1351]
En réponse à une pénurie de main-d’œuvre, le parlement anglais sous le roi Édouard III a adopté le Statut des ouvriers en 1351. Son objectif était de contrôler la main-d’œuvre en empêchant les demandes ou les offres de salaires supérieurs à ceux en vigueur avant la peste noire et en restreignant les voyages. à la recherche de meilleures conditions de travail.
« An Acte towching dyvers Orders for Artificers Labourers Servantes of Husbandrye and Apprentises » (1563)
Une réglementation du travail, qui cherchait à bannir l’oisiveté, à faire progresser l’élevage et à rapporter « une proportion convenable » des salaires. L’inquiétude croissante face au nombre d’hommes sans maître, l’augmentation du vagabondage et l’escalade de la criminalité sous-tendent les grandes lignes des conditions de service entre maîtres et serviteurs, dans un effort pour réduire la discorde notoire.
Source : Encyclopédie.com
Apprentissage : La loi a établi de nouvelles règles régissant l’apprentissage et la formation dans l’industrie de la construction, y compris la durée qu’un apprenti devait servir, les tâches qu’il était tenu d’accomplir et les conditions dans lesquelles il pouvait être libéré de son apprentissage.
Réglementation des salaires : La loi a établi de nouvelles règles régissant les salaires pouvant être versés aux travailleurs de l’industrie de la construction, y compris des dispositions relatives au salaire minimum et au paiement des heures supplémentaires.
Réglementation des heures de travail : La loi a établi de nouvelles règles régissant les heures de travail des travailleurs de l’industrie de la construction, y compris des dispositions concernant les périodes de repos et les pauses.
Réglementation de l’industrie de la construction : La loi a établi une autorité centrale pour la réglementation de l’industrie de la construction, qui était responsable de l’application des règles et règlements énoncés dans la loi.
Alors que les guildes étaient encore en mesure de fonctionner dans une capacité limitée, elles ont perdu une grande partie de leur ancien pouvoir et de leur influence, et l’industrie de la construction est devenue plus étroitement liée à la couronne et à l’État. Dans l’ensemble, les changements mis en œuvre par Elizabeth I ont eu un impact durable sur les guildes artisanales de la maçonnerie opérative, et ils ont contribué à façonner l’industrie de la construction moderne telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Lire l’intégralité du Statut des artificiers 1563
Exemples de projets de construction
TRAVAUX DE CONSTRUCTION D’UN BÂTIMENT MUNICIPAL
CRÉDIT IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE CARRÉ
Construire un pont : les maçons travaillant dans la maçonnerie opérationnelle seraient impliqués dans la construction d’un pont, utilisant leurs compétences et leurs connaissances en maçonnerie pour poser les fondations, construire les piliers et les arches et créer la chaussée.
Construire un château ou une fortification : construire les murs et les tours d’un château ou d’une autre fortification, en utilisant leur expertise dans le travail de la pierre pour créer des structures solides et durables.
Érection d’un monument : la construction d’un monument, comme une statue ou un obélisque, en utilisant leurs compétences en sculpture et en taille de pierre pour créer la forme et la forme souhaitées.
Construction d’une église ou d’un temple : construction d’un lieu de culte, comme une église ou un temple, en utilisant leur expertise dans le travail de la pierre pour créer les fondations, les murs et d’autres éléments structurels.
Outils utilisés par les maçons opératifs au Moyen Âge
Ciseaux : Les ciseaux étaient utilisés pour façonner et tailler la pierre, soit à la main, soit à l’aide d’un marteau.
Marteaux : Les marteaux étaient utilisés pour frapper les ciseaux et autres outils, ainsi que pour façonner et mouler la pierre.
Truelles : Les truelles étaient utilisées pour lisser et finir la surface de la pierre, ainsi que pour appliquer du mortier lors de la construction en brique ou en pierre.
Niveaux : Les niveaux ont été utilisés pour s’assurer qu’une surface était horizontale ou verticale, et pour s’assurer que les structures ont été construites pour être correctement équilibrées et stables.
Compas : Les compas étaient utilisés pour dessiner des cercles et des arcs, ainsi que pour créer des angles et des courbes précis.
Fils à plomb : Les fils à plomb étaient utilisés pour s’assurer que les structures étaient construites verticalement et pour s’assurer que les murs et autres surfaces étaient parfaitement droits.
Carrés : Les carrés étaient utilisés pour s’assurer que les surfaces étaient à angle droit les unes par rapport aux autres et pour créer des coins et des bords précis.
Comment la maçonnerie spéculative s’est développée à partir des guildes artisanales
La maçonnerie spéculative s’est développée à partir des guildes artisanales, qui étaient des organisations qui rassemblaient des travailleurs d’un métier ou d’un métier particulier, tels que des maçons, des charpentiers, des forgerons, etc.
Les guildes d’artisans ont joué un certain nombre de rôles importants dans la société médiévale, notamment en réglementant la qualité du travail produit par leurs membres, en formant de nouveaux travailleurs aux compétences de leur métier et en transmettant les traditions et les connaissances de leur métier d’une génération à l’autre. .
MESSIEURS FRANCS-MAÇONS DU XVIIE SIÈCLE
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La maçonnerie spéculative a commencé à se développer aux XVIIe et XVIIIe siècles, comme un moyen pour les non-tailleurs de s’impliquer dans la fraternité et d’apprendre des principes et des traditions de l’artisanat.
Ce développement a été rendu possible, en partie, par le déclin des corporations artisanales et la montée d’un système de réglementation plus centralisé pour l’industrie de la construction, qui avait commencé avec l’adoption du Statut des artificiers par le roi Henri VIII en 1546.
Avec le déclin des guildes, les traditions et les connaissances du métier de tailleur de pierre n’étaient plus aussi étroitement surveillées, et les non-tailleurs de pierre ont pu en apprendre davantage sur le métier et s’impliquer dans la fraternité.
Cela a conduit au développement de la maçonnerie spéculative, qui impliquait l’interprétation philosophique et symbolique des outils et des principes de la maçonnerie opérative.
Dans l’ensemble, le développement de la maçonnerie spéculative était étroitement lié à l’évolution des corporations artisanales et à la nature changeante de l’industrie de la construction, et il représentait une nouvelle façon pour les gens de s’impliquer dans la fraternité et d’apprendre des principes et des traditions de la Artisanat.
La maçonnerie spéculative fait référence à l’interprétation des outils, des symboles et des principes de la maçonnerie opérative d’une manière philosophique et symbolique. Cette interprétation est basée sur la conviction que les outils, les symboles et les principes de l’Artisanat peuvent être utilisés comme une métaphore de la croissance personnelle et spirituelle, et qu’ils peuvent être utilisés pour enseigner des leçons sur la moralité, l’éthique et l’importance de vivre un bonne vie.
Par exemple, les outils de l’artisanat, tels que le ciseau, le marteau et la truelle, sont souvent utilisés symboliquement pour représenter différentes vertus ou qualités que les maçons sont encouragés à développer, telles que l’honnêteté, l’intégrité et le travail acharné.
De même, les principes de l’Artisanat, tels que l’importance de l’équilibre, des proportions et de la symétrie, sont souvent interprétés comme des enseignements sur l’importance de vivre une vie équilibrée et harmonieuse.
Le concept de vivre une vie équilibrée et harmonieuse est au cœur de nombreuses traditions philosophiques et spirituelles, et c’est aussi un principe important de la franc-maçonnerie. Vivre une vie équilibrée et harmonieuse peut être interprété de différentes manières, mais cela signifie essentiellement rechercher l’harmonie et l’équilibre dans tous les aspects de sa vie.
Maintenir un équilibre entre le travail et les loisirs : Il est important de trouver un équilibre entre le temps et l’énergie que nous consacrons à notre travail et le temps et l’énergie que nous consacrons au repos, à la détente et aux activités personnelles.
Atteindre l’équilibre dans nos relations : Il est important de maintenir des relations saines et positives avec les personnes qui nous entourent et d’éviter de laisser une relation devenir trop dominante ou malsaine.
Trouver l’équilibre dans nos habitudes et comportements personnels : Il est important de rechercher l’équilibre dans la façon dont nous prenons soin de nous-mêmes et de notre corps, et d’éviter de laisser un aspect de notre santé ou de notre bien-être être négligé.
Rechercher l’équilibre et l’harmonie dans le monde qui nous entoure : nous pouvons également rechercher l’équilibre et l’harmonie dans la manière dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure, en étant conscients de notre impact sur l’environnement et en travaillant à créer des changements positifs dans nos communautés.
Dans l’ensemble, vivre une vie équilibrée et harmonieuse peut nous aider à mener une vie plus épanouissante, significative et satisfaisante.
Grâce à l’étude et à la contemplation de ces symboles et principes, les maçons sont encouragés à réfléchir sur leur propre vie et à s’efforcer de devenir de meilleures personnes. Ce processus de réflexion et d’amélioration de soi est au cœur de la maçonnerie spéculative.
L’auto-amélioration est au cœur de la maçonnerie spéculative
La réflexion et l’amélioration de soi font partie intégrante de la maçonnerie spéculative, car elles sont considérées comme essentielles pour la croissance personnelle et pour vivre une bonne vie. Le processus de réflexion implique de prendre le temps de réfléchir à ses actions, ses croyances et ses valeurs, et d’examiner comment elles s’alignent sur ses objectifs et ses aspirations.
Grâce à ce processus de réflexion, les maçons sont encouragés à identifier les domaines de leur vie où ils pourraient apporter des changements ou des améliorations positifs, et à élaborer un plan sur la manière de réaliser ces changements. Cela peut impliquer de fixer des objectifs spécifiques ou de s’engager à travailler sur un domaine particulier du développement personnel.
L’auto-amélioration, à son tour, fait référence au processus de travail actif pour apporter des changements positifs dans sa vie, sur la base des idées et des objectifs qui ont été identifiés par la réflexion. Cela peut impliquer d’adopter de nouvelles habitudes ou de nouveaux comportements, d’acquérir de nouvelles compétences ou de travailler pour surmonter des défis ou des obstacles. En s’engageant dans une réflexion régulière et l’auto-amélioration, les maçons sont encouragés à grandir en tant qu’individus et à vivre des vies plus épanouissantes et significatives. Ce processus est au cœur de la maçonnerie spéculative, car il aide les maçons à aligner leurs actions sur leurs valeurs et à s’efforcer de devenir les meilleures versions d’eux-mêmes. La maçonnerie opérative et spéculative est une partie importante de la fraternité moderne de la franc-maçonnerie, qui combine des éléments des deux traditions. Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une fraternité ouverte aux hommes de bonne moralité, soucieux de leur développement personnel et soucieux d’apporter une contribution positive à leur communauté.
Les principes fondamentaux et les valeurs de la franc-maçonnerie
La franc-maçonnerie est une fraternité fondée sur un ensemble de principes et de valeurs fondamentaux, destinés à guider le comportement et la conduite de ses membres. Certains des principes fondamentaux et des valeurs de la franc-maçonnerie comprennent :
Fraternité : la franc-maçonnerie met l’accent sur l’importance de la fraternité et les liens d’amitié qui existent entre ses membres. Les maçons sont encouragés à se traiter avec respect et gentillesse, et à se soutenir en cas de besoin.
Caractère moral : la franc-maçonnerie met fortement l’accent sur l’importance du caractère personnel, et les maçons sont censés être des hommes de bonne moralité. Cela implique d’être honnête, digne de confiance et fiable, ainsi que d’être respectueux et attentionné envers les autres.
Croissance personnelle : la franc-maçonnerie encourage ses membres à lutter pour la croissance et le développement personnels, et à travailler pour devenir les meilleures versions d’eux-mêmes. Cela implique d’être ouvert aux nouvelles idées et expériences, et d’être disposé à apprendre et à grandir.
Service aux autres : La franc-maçonnerie est une fraternité qui met fortement l’accent sur le service aux autres, et les maçons sont encouragés à être des membres actifs et engagés de leurs communautés, et à travailler pour faire une différence positive dans le monde.
Respect de la diversité : la franc-maçonnerie promeut le respect de la diversité et des droits et croyances des autres, et les maçons sont censés être tolérants et accepter les personnes de tous les horizons.
Dans l’ensemble, les principes et valeurs fondamentaux de la franc-maçonnerie visent à aider les maçons à vivre une vie bonne et significative, et à être des membres positifs et constructifs de leurs communautés.
Brève histoire de la franc-maçonnerie anglaise
La franc-maçonnerie a une histoire longue et complexe, les origines de la fraternité remontant au Moyen Âge. Voici une brève chronologie de l’histoire de la franc-maçonnerie anglaise :
Fin des années 1600 : Le premier enregistrement connu d’une réunion maçonnique en Angleterre est enregistré dans le journal d’Elias Ashmole, qui a assisté à une réunion de la « Compagnie des maçons » à Warrington en 1646.
1717 : La première Grande Loge d’Angleterre est formée à Londres, avec l’intention de rassembler et de réglementer les différentes loges maçonniques qui s’étaient établies dans la ville. Cela marque le début de la franc-maçonnerie anglaise organisée telle que nous la connaissons aujourd’hui.
1723: La première version publiée du «Livre des Constitutions», qui décrit les règles et règlements de la fraternité, est publiée.
Années 1730 : La franc-maçonnerie commence à se répandre au-delà de Londres et du sud de l’Angleterre, des loges étant établies dans d’autres parties du pays.
Fin des années 1700 : la franc-maçonnerie devient de plus en plus populaire, des loges étant établies dans les îles britanniques et dans le monde entier.
Fin du XIXe siècle : Les premières loges pour femmes sont établies, ce qui conduit au développement de la co-maçonnerie, permettant aux hommes et aux femmes d’être membres de la fraternité.
La Grande Loge Unie d’Angleterre (UGLE) a été formée en 1813 lorsque la Grande Loge d’Angleterre et la Grande Loge de la Maçonnerie des “Anciens “ ont fusionné.
Cette fusion a uni les deux principaux volets de la franc-maçonnerie en Angleterre et a établi l'UGLE en tant qu'organe directeur de la franc-maçonnerie en Angleterre, au Pays de Galles et dans les territoires britanniques d'outre-mer.
L'UGLE est la plus ancienne Grande Loge du monde et sa formation a joué un rôle important dans la normalisation et l'organisation de la fraternité maçonnique.
Les Quatre Loges qui ont fondé la Première Grande Loge d’Angleterre en 1717 à Londres.
SCEAU UTILISÉ PAR PREMIÈRE GRANDE LOGE D’ ANGLETERRE SUR LEURS PREMIERS CERTIFICATS MAÇONNIQUES. J. RAMSDEN RILEY – QUATUOR CORONATORUM ANTIGRAPHA VOL VIII 1891.
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La première Grande Loge d’Angleterre, qui a été établie à Londres en 1717, a été fondée par un groupe de quatre personnes connues sous le nom de « quatre anciennes loges ». Ces quatre loges étaient :
The Goose and Gridiron Ale House Lodge : Cette loge a été fondée en 1708 et était basé à la Goose and Gridiron Ale House dans le cimetière Saint-Paul.
The Crown Ale House Lodge : Cette loge a été fondée en 1714 et était basée à la Crown Ale House à Parker’s Lane, près de Drury Lane.
L’Apple Tree Tavern Lodge : Cette logge a été fondée en 1716 et était basée à l’Apple Tree Tavern à Charles Street, Covent Garden.
The Rummer and Grapes Tavern Lodge : Cette loge a été fondée en 1717 et était basée à la Rummer and Grapes Tavern à Channel Row, Westminster.
Ces quatre loges se sont réunies en 1717 pour former la première Grande Loge d’Angleterre, avec l’intention de rassembler et de réglementer les différentes loges maçonniques qui avaient été établies à Londres.
La Grande Loge a été créée comme un moyen de fournir une autorité centrale à la fraternité et d’établir des normes et des règlements pour les loges qui lui étaient affiliées.
Les Grands Maîtres de la première Grande Loge d’Angleterre en 1717 à Londres
La Grande Loge d’Angleterre, également connue sous le nom de Premier Grand Lodge of England, a été fondée en 1717 à Londres.
Les quatre hommes qui ont joué un rôle clé dans la création de cette organisation étaient Anthony Sayer, George Payne, John Theophilus Desaguliers et John Montagu.
Sayer fut le premier Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre, servant de 1717 à 1718. Desaguliers, Paynes et Montagu furent également Grands Maîtres de la Grande Loge à plusieurs reprises.
La Grande Loge d’Angleterre est la plus ancienne Grande Loge en fonctionnement continu au monde et a joué un rôle clé dans le développement et la propagation de la franc-maçonnerie.
Antoine Sayer
ANTHONY SAYER, LE PREMIER GRAND MAÎTRE DE LA PREMIERE GRANDE LOGE D’ANGLETERRE 1749/50 COPIE DU PORTRAIT PERDU PAR JOSEPH HIGHMORE (ÉDITÉ) – IMPRESSION PAR JOHN FABER LE JEUNE.
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Anthony Sayer (c.1672 – 1741), a été élu premier Grand Maître le 24 juin 1717 (la fête de Saint-Jean-Baptiste ), lors de la formation de la Première Grande Loge d’Angleterre des francs-maçons à Londres.
Il a ensuite servi la Grande Loge en tant que grand directeur principal sous John Theophilus Desaguliers.
On ne sait pas grand-chose de la vie ou de la carrière de Sayer, mais il était un membre éminent de la communauté maçonnique de Londres et était très respecté par ses pairs.
Jean Théophile Desaguliers
JOHN DESAGULIERS, TROISIÈME GRAND MAÎTRE DE LA PREMIÈRE GRANDE LOGE D’ANGLETER RE. IMAGE DU DOMAINE PUBLIC.
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John (Jean) Theophilus Desaguliers était un membre éminent de la première communauté maçonnique et a joué un rôle clé dans le développement de la franc-maçonnerie.
Il est né à La Rochelle, en France, en 1683 et a ensuite déménagé en Angleterre, où il est devenu membre de la Royal Society et un scientifique et philosophe naturel respecté.
Desaguliers a joué un rôle déterminant dans la formation de la première Première Grande Loge d’Angleterre servant de Grand Maître en 1719-1720.
Desaguliers est connu pour ses contributions au développement du rituel et des cérémonies de la franc-maçonnerie, et est crédité d’avoir introduit le diplôme de maître maçon dans la fraternité.
Il était également un défenseur de l’adoption de la Constitution « Antient » des maçons, qui était un ensemble de règles et de règlements pour la gouvernance de la fraternité qui ont été adoptés par la Grande Loge d’Angleterre.
En plus de son travail dans la franc-maçonnerie, Desaguliers était un scientifique et philosophe naturel très respecté et a apporté d’importantes contributions aux domaines de la physique et de la mécanique.
Georges Payne
George Payne (1685-1757), un fonctionnaire anglais de l’Échiquier, a été le deuxième Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre en 1718 et de nouveau en 1720 après la maîtrise de Jean Desaguliers.
Pendant ce temps, il a compilé « Les règlements d’un franc-maçon », qui ont été inclus dans les Constitutions de 1723 de James Anderson.
Payne était maître adjoint en 1725, lorsque Charles Lennox, 2e duc de Richmond était à la fois maître de la loge et grand maître.
Il était très apprécié avec de nombreuses réalisations notables au cours de sa longue carrière maçonnique enregistrées dans les différentes minutes de la Grande Loge.
Cependant, on sait très peu de choses sur la vie de Payne en général, à part quelques références à son travail pour l’Échiquier et quelques informations concernant sa première association avec Jean Desaguliers avant la formation de la Grande Loge.
Jean, 2e duc de Montagu
JOHN MONTAGU, 2E DUC DE MONTAGU (1690-1749)
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John Montagu, 2e duc de Montagu (1690-1749) était un pair britannique et membre du Royal College of Physicians ; il fut le quatrième Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre de 1721 à 1723 ; il a été le premier noble à assumer le rôle.
Les Constitutions de 1723 sont dédiées au duc et il a été noté que sa haute estime et son statut noble ont fait prospérer la franc-maçonnerie et augmenter le nombre de ses membres au cours de son année en tant que Grand Maître.
Montagu était un membre très respecté de la communauté maçonnique et était connu pour ses contributions à la fraternité et à la société en général.
Il a joué un rôle déterminant dans la création du Foundling Hospital, à Londres, en 1739; le premier foyer pour enfants abandonnés.
Philippe, 1er duc de Wharton
PHILIPPE DUC DE WHARTON. DOMAINE PUBLIC.
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Philip Wharton, 1er duc de Wharton (1698–1731) était un puissant homme politique jacobite.
Il a été Grand Maître de la Grande Loge d’Angleterre de 1723 à 1724. Il était un pair actif à la Chambre des Lords.
Après des échecs commerciaux successifs et des pertes financières importantes, Wharton s’installe en Espagne pour rejoindre l’armée espagnole jacobite combattant les Anglais.
Prendre les armes contre son pays natal justifiait une accusation de trahison en 1729.
Philippe, duc de Wharton
Qui était Philippe, Duc de Wharton et était-il le Boulet Libre de la Franc-Maçonnerie ?
plus….
Les buts de la franc-maçonnerie spéculative
• promeut un ensemble de valeurs morales et éthiques, notamment le respect d’autrui, la charité, l’intégrité et la responsabilité personnelle. Ces valeurs peuvent avoir un impact positif sur le comportement d’un individu et contribuer au bien-être général de la société.
• encourage ses membres à être des membres actifs et engagés dans leurs communautés, et de nombreuses organisations maçonniques soutiennent des œuvres caritatives locales et des projets de services communautaires.
• favorise l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie. De nombreuses loges maçonniques offrent des programmes éducatifs et des opportunités à leurs membres d’apprendre et de grandir.
• favorise un sentiment de fraternité et de camaraderie entre ses membres. Cela peut fournir un réseau de soutien pour les individus et aider à bâtir des communautés fortes.
• encourage ses membres à s’impliquer dans leur communauté et à jouer un rôle actif dans la résolution des problèmes sociaux.
• encourage la philanthropie et les dons caritatifs. De nombreuses organisations maçonniques soutiennent diverses causes caritatives, à la fois financièrement et par le biais du travail bénévole.
• offre des possibilités de croissance personnelle et d’auto-amélioration. Grâce à l’étude de ses principes et à la participation à ses activités, les membres peuvent développer d’importantes compétences de vie et un plus grand sens du but.
• encourage le civisme et le leadership responsable. Ses principes d’intégrité et de responsabilité personnelle peuvent aider à développer des leaders solides dans les communautés et les organisations.
• favorise le sens de l’histoire et de la tradition. Il a une longue et riche histoire remontant à des siècles, et ses cérémonies et symboles offrent un lien avec cette histoire et un sentiment de continuité avec le passé.
La franc-maçonnerie est une organisation diversifiée et inclusive, accueillant des personnes de toutes origines et croyances. Cette inclusivité peut aider à promouvoir la compréhension et l’harmonie entre les différents groupes de la société.
Le communautarisme anglo-saxon n’est pas la bonne solution si on veut concrétiser l’universalisme. Des recherches montrent néanmoins des outils simples qui permettent de promouvoir l’universalisme et réduire le favoritisme intra-groupe.
Dans son dernier livre « La jeunesse, l’école et la République», Iannis Roder dresse la liste des difficultés que rencontre actuellement la laïcité dans notre pays, et les menaces que cela représente. Une des causes du phénomène est que nous nous étions en quelque sorte assoupis, protégés croyions-nous par la loi de 1905 qui nous semblait définitivement acceptée. La surprise vient évidemment de la vigueur religieuse de la communauté musulmane, qui semble de moins en moins encline à reconnaître le primat de la loi française.
Parmi les causes de cette situation, Iannis Roder pointe la présence forte du modèle communautariste anglo-saxon. Celui-ci déferle en effet sur le monde par tous les canaux culturels grands ouverts : c’est la Soft Power. Ce modèle paraît plus acceptable aux cultures non chrétiennes probablement parce qu’il n’a pas pour ambition l’universalisme complet. « Venez comme vous êtes », slogan publicitaire de McDonalds, promet de ne pas mettre la pression au nouvel arrivant pour le couler dans le moule local. Et voilà donc plusieurs de nos enseignants qui se retrouvent avec des observations avancées par les élèves telles que : « au Royaume-Uni il y a des policières voilées et ça se passe très bien. »
Quand je dis que le modèle anglo-saxon manque pour moi d’ambition, je le soupçonne en fait d’une sorte d’hypocrisie.
On se borne à juxtaposer les communautés, et le taux de mélange avoisine zéro.
Chaque communauté peut gentiment en son sein dénigrer les autres, ils n’en sauront rien. Mais, premier problème, de temps en temps les discours haineux entraînent des esprits faibles jusqu’au passage à l’acte. Les dirigeants de chaque communauté sont polis mais toujours dans le rapport de force inter-communautés. Le modèle c’est donc aussi une juxtaposition d’intérêts divergents ( les psys appellent ça discrimination aversive : chicos, non ? ) ; mais fraternité = zéro. A ce propos, rappelons que dans 5 états des USA ( donc 10%), les grandes loges ne reconnaissent pas les grandes loges Prince Hall ( = pour les noirs ), en 2023 ? Vous trouvez cette franc-maçonnerie humaniste et universaliste ?
Bref, le communautarisme est directement inspiré de l’altruisme paroissial « aime ton prochain comme toi-même »… pour les autres, tu fais ce que tu veux, les ignorer par exemple, ou pourquoi pas en faire un bouc émissaire. Vous l’aurez compris, je suis pro-laïcité et anti communautarisme (d’autres éléments : L’universalisme : « Nous en sommes à ça… » – article du 24 Mai 2023)
Ci-après je vous parle d’expériences psycho-socio intéressantes, facilitées par le communautarisme, mais partiellement transposables dans notre situation. Un des problèmes rencontrés par les enseignants est que beaucoup de leurs jeunes élèves se définissent d’abord par leur communauté religieuse : identité = religion, et rien d’autre. Il s’ensuit qu’ils acceptent « pour toujours » l’assignation à leur communauté de naissance.
Les psys ont reconnu que cette mono-identité est un frein.
Ils recommandent donc, et intègrent dans leurs expériences, la mise en avant de facettes identitaires multiples, et au moins deux : « messages d’identité duale ».
L’affaire a en fait démarré en 2016 avec un spot publicitaire nommé « nous partageons plus que ce que nous pensons ». Ce spot concernait une télé au Danemark, et a rencontré un immense succès, réussissant de manière très simple à souligner la multiplicité des facettes et états mentaux que nous avons tous : https://www.youtube.com/watch?v=jD8tjhVO1Tc
Rassembler ce qui est épars commence par mettre les points communs en évidence.
Les chercheurs en psychologie néerlandais Strick et Tummers ont voulu aller plus loin. Ils ont produit un film similaire (4 minutes), basé à Utrecht, avec une version locale où il est donc question d’Utrecht et de ses habitants, et une version universelle, identique sauf que verbalement il est question de villes et des résidents. Trois groupes représentatifs de 300 personnes ont été constitués, l’un voyant le film local, l’autre le film universel, et le troisième aucun film. Les trois groupes ont ensuite été interrogés (chaque groupe ensemble dans la salle), permettant les comptages OK/NOK.
Résultat : un tel très court film a néanmoins un impact positif significatif sur plusieurs aspects pro-diversité : favoritisme accordé à son groupe en réduction, soutien de la politique gouvernementale concernée, attitude plus ouverte à la diversité. Peu de différence de résultats entre les deux films, donc pas d’impact « localiste ».
Le groupe qui a été interrogé sans voir de film a nettement moins évolué dans ses avis et attitudes. Notons à ce propos que les comportements anti-discrimination ont été très peu affectés dans les 3 groupes, au contraire donc des avis exprimés. L’impact positif le plus fort apparaît chez ceux qui ont bien perçu le message d’identité duale présent dans le film.
Force est de constater qu’un outil tel que ce film, qui ne prend que 4 minutes, plus quelques-unes de discussion, pourrait être une aide non négligeable pour maintenir la cohésion dans nos écoles.