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« Un Mauricien pourrait devenir Grand Maître du GODF… »

De notre confrère lexpress.mu – Par Brinda Venkaya

Obédience qui s’est greffée sur l’histoire de Maurice depuis 1778, le Grand Orient de France (GODF) a entériné ses liens étroits, en juillet 2023, par le biais d’une étape mauricienne lors de son tour des villes de France pour célébrer les 250 années de son appellation. Mais où en est-elle en 2023 ? Jacques Helary, Grand Maître Adjoint (Maçonnisme et Juridictions) et Amaresh Ramlugan, (premier Mauricien élu au Conseil de l’Ordre) font la lumière sur quelques pans de cette nouvelle ère.

Qu’exprime le GODF en faisant ce bouquet final à Maurice ?

Jacques Helary (J. H.) : Lorsqu’il s’est engagé sur la commémoration des 250 ans de l’appellation du GODF, Georges Sérignac, le Très Respectable Grand Maître, a souhaité que le GODF communique, non pas pour détruire quoique ce soit et surtout pas le secret de notre ordre, mais simplement sur qui nous sommes réellement. D’abord, c’est dans une œuvre, un engagement de communication et d’expression de la réalité de ce qu’est réellement la franc-maçonnerie et en particulier le GODF. Finir à Maurice, et non pas par un événement parisianiste, était important. C’est comme en franc-maçonnerie ; tout est mêlé, l’intellect, le sentiment, le besoin du sacré. L’île Maurice est une terre de force de la franc-maçonnerie historique et de vivacité sereine, calme, mais active.
C’est la première fois aussi qu’une équipe s’engage autour de notre ère sur une action forte et le fait est que ce n’est pas comme dans les autres régions du monde où ce sont beaucoup d’expatriés, professionnels ou autres. C’est la première fois qu’un représentant mauricien de la franc-maçonnerie entre et agit au Conseil de l’Ordre. C’est une reconnaissance aussi de ce qu’il a fait dans le passé et aujourd’hui.

Quelle est la contribution du GODF à Maurice ?

Amaresh Ramlugan (A. R.) : Le GODF, à travers sa présence depuis 1778, avec la première loge La Triple Espérance, a continué à façonner l’île Maurice. Et beaucoup ne le savent pas. Il y a eu les grands tribuns comme sir Seewoosagur Ramgoolam, le Premier ministre et le premier gouverneur général de Maurice ; Louis Rivaltz Quenette, un clerc de l’Assemblée et un érudit francmaçon, et Louis Léchelle, le premier maire de Port-Louis qui a été vénérable maître à huit reprises, entre autres. À travers la franc-maçonnerie du GODF, l’île Maurice est devenue ce qu’elle est maintenant. Il y a souvent eu une mauvaise perception dans le passé. Cette manifestation publique nous permet d’expliquer ce qu’est la franc-maçonnerie, et de pouvoir la dé-caricaturer. Et aussi de porter, hors de l’obédience et des loges, les valeurs de la franc-maçonnerie à Maurice.

Les familles de maçons qui sont là depuis des siècles, qu’ont-elles fait ?

J. H. : L’accès à votre démocratie, à votre statut entièrement indépendant a été autorisé par les maçons de toutes les familles. Certains maçons sont peut-être restés ancrés dans le besoin de participer activement, durablement, dans les opérations de gestion. Le GODF n’a pas besoin de gens au pouvoir. Ce n’est pas notre objet ; ce n’est pas notre optique ; ce n’est pas notre regard. Mais il faut aussi reconnaître que dans ce territoire, c’est bien la franc-maçonnerie qui a aidé, comme dans d’autres plus tard, à façonner cette réussite. Cela aurait pu être une révolution, mais elle a été une révolution sereine, et beaucoup de francs-maçons étaient impliqués.

Y a-t-il des sanctions au GODF ?

J. H. : La loge peut prendre des sanctions pour un phénomène grave d’attitude dans l’atelier. Après, quand on est maître, en tant qu’élu de la loge, c’est-à-dire cadre du bureau de la loge, il peut y avoir des sanctions qui sont prises soit par le congrès régional soit par la justice interne du GODF. Et là, ça peut être un avertissement ou il peut y avoir un non-lieu. Il y a une enquête poussée qui aboutit à des défauts de comportements dans l’atelier comme des défauts de comportement dans la société civile, je ne parle même pas de choses historiquement pénales.
Aujourd’hui, nous sommes un reflet de la société. Notre composition, c’est celle de la société actuelle. Il y a des actes graves qui peuvent être commis, notamment par des violences faites aux femmes et aux enfants. Chez nous, il y a une rigueur absolue. Évidemment, ce n’est pas nous qui menons l’enquête. Mais si la justice de la République dit que cette personne est condamnable et elle est condamnée, en dernier recours, nous prendrons des mesures d’exclusion. Et puis sur l’appartenance à des associations, des partis prônant la ségrégation ou la différence raciale, entre autres. Notre chambre judiciaire interne y est très vigilante.

Où en est le GODF sur la mixité ?

J. H. : Depuis 2010, c’est la même démarche pour les hommes et pour les femmes. Le Droit Humain est une obédience qui est née mixte. En gros, toutes les autres obédiences ont été créées sexuées. On nous reproche d’avoir été longtemps, et cela fait aussi partie des caricatures, masculine. Mais depuis des années, les choses couvaient. Le Convent de 2010 a formalisé le besoin et l’intérêt humain de passer à la mixité. Nous sommes la seule obédience masculine où les loges peuvent initier les femmes. On ne peut pas parler d’obédience mixte parce que c’est tout nouveau.
La proportion aujourd’hui, en 13 ans, c’est que sur 54 000 membres, 6 000 à 7 000 sont des sœurs. Et elles passent par les mêmes fourches caudines, je vais dire, contrairement à d’autres structures auxquelles il arrive à certains de nous associer, comme les sectes. Il est plutôt difficile d’y rentrer et plus facile d’en sortir.

Le GODF à l’ère digitale pour un Grand Maître adjoint qui est informaticien…

J. H. : Le problème a été à la réouverture après le confinement. J’étais au Conseil de l’Ordre, il y a trois ans, et ça a été délicat parce que nous avons des travaux en tenue qui sont très ritualisés et cela se passe dans une ambiance qui doit être physique. Quand certains ont voulu que les tenues, c’est-à-dire les réunions officielles des ateliers, se passent en visio, cela n’a pas été autorisé par le Conseil de l’Ordre du moment, parce qu’il y avait aussi la protection de l’image et du secret d’appartenance. Nous ne savons pas, quand on se réunit sur Zoom ou autres, où finissent les données, notamment les données d’image. Par contre, l’évolution de la technologie nous permet de faire des réunions. J’avais proposé à ma loge qu’on appelle cela des «venues», ce qui était paradoxal parce qu’on ne venait pas.

Un Mauricien pourrait-il être un Grand Maître du GODF ?

J. H. : Un conseiller de l’Ordre, issu de nos 17 régions, peut se présenter. La nationalité n’a rien à y faire. C’est un système démocratique où chacun est élu. La région élit son délégué, son ou ses conseillers de l’Ordre. Après, c’est le Conseil de l’Ordre qui décide en son sein qui est élu.

Feu Louis Rivaltz Quenette a été un clerc de l’Assemblée nationale et un érudit franc-maçon.
Un timbre commémorant les 200 ans du GODF.

* Suite de l’entretien de Jacques Helary paru il y a un mois. (lire ici)

Les francs-maçons de Sioux Falls célèbrent leur 150e anniversaire

De notre confrère dakotanewsnow.com

Un siècle et demi, c’est long, il y avait donc de nombreuses raisons pour que les membres du Sioux Falls Masonic Center célèbrent son 150e anniversaire. Minnehaha Lodge numéro 5 de Ancient, Free and Accepted Mason a été créé en 1873 et s’est engagé à rendre les hommes bons meilleurs.

Les dirigeants ont déclaré que le maintien des traditions au fil des ans et maintenant près de deux siècles est quelque chose dont ils sont très fiers.

« Les maçons ont été parmi les premiers fondateurs de la ville. Ils ont aidé à développer certains des plans, des rues et des lampadaires. Certains des premiers établissements de la ville », a déclaré Aaron Zahn, le grand maître de l’État du Dakota du Sud.

« C’était la première loge formée à Sioux Falls, nous sommes ici depuis avant le début i.e. depuis 150 ans à faire des œuvres caritatives, à nous impliquer dans la communauté. Et j’espère que nous serons encore là les 150 prochaines années et au-delà », a déclaré Jon Woods, membre du Minnehaha Lodge numéro 5.

La loge compte 137 membres actuels.

Le choix laïque d’une intranquille-Témoignage d’une Franco-Libanaise

Présentation de l’éditeur : Tous et tout me menaient à l’islamo-gauchisme : mes origines, mon combat pour la Palestine, mon ancrage à gauche. Dans ma famille, mais aussi parmi mes amis et connaissances, au Liban comme en France, on a voulu m’assigner Arabe défendant les Arabes, musulmane défendant l’islam. Orientale pourfendant l’Occident. Mais je n’ai pas glissé. J’ai réfléchi, remis en cause, réfléchi encore, je me suis obstinée.


« Ce récit, c’est la laïcité qui se déploie et s’épanouit lentement, à la faveur de la trajectoire individuelle d’une Libanaise musulmane que rien ne prédisposait à devenir farouchement laïque, et dont le lecteur découvre le cheminement, du Liban vers la France, de l’islam vers le doute, du nationalisme vers l’universalisme. Une cinglante réponse à tous ceux qui, adversaires de la laïcité, y voient une approche desséchée de l’humain, un refus de tenir compte des parcours individuels, des vécus, des sensibilités, une machine à uniformiser. C’est un récit d’émancipation, un témoignage, un appel aussi. Car comment être tranquille dans un monde traversé par autant de crises, des réfugiés au covid, de la montée de l’islamisme aux atteintes à la liberté d’expression ? Comment ne pas s’interroger sur l’avenir de notre modèle de société, sans cesse soumis aux coups de boutoir de ceux qui, sous prétexte de l’améliorer, menacent en réalité de le détruire ? […] Une formidable leçon de laïcité en acte. » (extrait de la préface)

Biographie de l’auteure

Fidaa H. est enseignante de mathématiques, doctorante en sociologie, militante laïque et écologiste et Famille Solidaire. Elle a accueilli un jeune réfugié afghan dont les péripéties sont relatées dans ce récit.

Nadia Geerts.

[NDLR : Nadia Geerts signe la préface. Elle est une militante laïque, féministe et antiraciste, agrégée et maître-assistante en philosophie et, par ailleurs, lauréate en 2019 du Prix de la laïcité décerné par le Comité Laïcité République (Mention internationale), à qui nous devons, entre autres, L’après-midi sera courte-Plaidoyer pour le droit à l’euthanasie (L’Harmattan, 2018). Un livre qui n’enseigne pas le comment apprendre à mourir, mais aussi et peut-être surtout comment apprendre à faire mourir et à laisser mourir, et ce afin de garantir à chacun, dans des conditions d’égalité, la jouissance de la liberté de conscience en matière de vie et de mort. Un sujet qui, en France, est d’une brulante actualité. En effet, selon l’IFOP, 93 % des Français considèrent que la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de des personnes. Le regard des Français sur la fin de vie en 50 ans a bien changé et une majorité de Français (82 %) se dit favorable à un référendum sur la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. Alors que le point de vue des autorités religieuses et morales, sans compter celui des catholiques traditionnalistes, n’a pas changé depuis le nuit – obscure – des temps !

Mais revenons à ce qui nous occupe aujourd’hui, notamment la présentation de cette belle collection « Débats laïques », chez L’Harmattan. Une collection dirigée par Gérard Delfau. Ce dernier a mené une carrière universitaire. Il est agrégé de Lettres classiques, ancien maître de conférences (1969-1980) à la Sorbonne, puis à l’université Paris VII – Diderot, spécialisé sur les rapports de l’Histoire et de la littérature, puis politique, tout en publiant une douzaine d’ouvrages sur des sujets aussi divers que l’emploi, les services publics et la viticulture.

Gérard delfau

À présent il se consacre à la collection « Débats laïques » qu’il vient de créer, et il multiplie les interventions et conférences sur ce thème. I. Politiquement parlant, il a été sénateur de l’Hérault (1980-2008) et maire – PS (jusqu’en 1998) puis PRG – de Saint-André-de-Sangonis, commune située dans le centre du département de l’Hérault (34), en région Occitanie. Il a été vice-président du Parti Radical de gauche de 2004 à 2008.

Sceau GODF – Crédit photo GODF officiel

Il est membre des loges Fidélité et Travail (Montpellier) et République (Paris), du Grand Orient de France, puissance symbolique régulière souveraine, plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale.

Voici ce que nous apprend le site de L’Harmattan sur sa collection Débats laïques :
« Nombreuses sont les collections qui traitent des religions. En revanche, il n’en existait pas jusqu’ici qui soit consacrée à la Laïcité, alors que celle-ci est devenue un enjeu politique majeur, en France et dans le monde.
Créée en novembre 2015, après la tragédie du Bataclan, la collection Débats laïques avait pour objectif d’engager une discussion de fond sur la dimension historique et philosophique de la Laïcité, sur les conditions de la sortie du Concordat, sur l’exercice au quotidien de la Liberté absolue de conscience et de la liberté d’opinion ; mais elle voulait aussi faire le point sur des sujets controversés, liés à sa mise en œuvre, comme le statut de l’École publique, le droit à l’IVG ou l’accompagnement de la fin de vie, notamment.

 L’Harmattan, créé en 1975 par deux éditeurs issus de la gauche catholique et de l’engagement tiers-mondiste.


Elle compte actuellement 17 titres, tous à dominante théorique. Le moment est venu d’élargir son champ d’investigation, en l’ouvrant à la singularité des personnalités et des parcours de vie. Une biographie de Darwin, théoricien de l’Évolution et penseur agnostique, en offre un bel exemple. Et, bien sûr, les expériences collectives, qu’elles soient associatives ou syndicales, y trouveront leur place.
Les auteurs s’inscrivent dans la grande tradition humaniste, celle des Lumières, de la Révolution française, et des lois de laïcisation de la IIIe République, dont le vote de la loi de Séparation des Églises et de l’État marque l’apogée. Or, ce mouvement d’émancipation se prolonge aujourd’hui dans le combat en faveur de l’égalité des droits des femmes et des minorités sexuelles, et pour le droit à mourir dans la dignité. Et, à chaque fois, cette aspiration se heurte à l’opposition frontale des appareils religieux. Ainsi, les intégristes catholiques ont-ils manifesté contre le mariage des couples de même sexe, aux côtés des représentants de l’islam politique, du Judaïsme orthodoxe et des Évangéliques. Que de chemin, il reste à faire !

Le Liban, en forme longue la République libanaise.


Dans ce but, la collection s’attache à donner la parole et à faire dialoguer, sereinement et sur un pied d’égalité, des femmes et des hommes de confessions ou de convictions philosophiques différentes, qu’ils soient catholiques, protestants, musulmans, juifs, ou encore athées, libres penseurs, agnostiques, tous se reconnaissant comme laïques. Un titre, parmi les 17 ouvrages parus, en résume l’esprit : Citoyens d’abord, croyants peut-être, laïques toujours. Et elle se situe volontairement dans le seul champ de l’argumentation, excluant toute attaque personnelle, contrairement aux pratiques en cours dans les médias et les réseaux sociaux. En ce sens aussi, elle se veut laïque. »

La préfacière nous confie que le récit de cet ouvrage est un « petit bijou. Un bijou de sensibilité, de finesse, de générosité, d’humour, de franc-parler, d’humanisme ».

Si l’intranquillité est un état manifestant ou révélant de l’inquiétude, de l’insatisfaction, notons immédiatement que l’altruisme caractérise Fidaa H. En effet, 50 % des droits d’auteur du livre sont reversés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) qui, rappelons-le, met en œuvre diverses actions dans le cadre de la politique de protection de l’enfance, à des fins de prévention, de repérage des situations de danger ou de risque de danger, et de protection.

L’auteure au grand cœur, dont le prénom indique le chemin, nous compte sa vie. Elle, la Libanaise devenue Française qui longtemps cru qu’elle était Palestinienne. Et de partir des origines de sa famille. D’un petit village frontalier du Sud-Liban, elle nous dit la chance d’avoir vécu dans un milieu familial où aucune différence n’était faite entre filles et garçons ou un père propalestinien, pro-syrien et panarabiste autoritaire, voire totalitaire mais éclairé – instituteur pour elle il exerçait le plus beau métier du monde –, et une mère plutôt faible et peu instruite. L’histoire commence en 2011, mais elle reprend aussi l’historique de la guerre du Liban, de l’hypothétique paix en Galilée, les différentes tentatives de couvre-feu et les invasions de son beau pays.

Fidaa H. porte témoignage, elle atteste de tout ce qu’elle a pu voir, entendre. Et, désormais, elle partage ! Pour elle la devise de notre République Liberté, Égalité, Fraternité s’accompagne des mots Solidarité et Moralité, qui, pour elle, est synonyme d’éthique.

Ce qui est émouvant, c’est qu’elle confie au lecteur littéralement toutes ces impressions, notamment celles concernant la laïcité versus française. Telle qu’elle l’aperçoit et telle qu’elle la perçoit ! D’en découvrir toutes les arcane set notamment les avantages qui y sont liés.

Avec la laïcité, par exemple, nul besoin de dévoiler sa confession. Elle comprend aussi que « la laïcité est un rempart face au pouvoir religieux, une citadelle imprenable garante de l’ennemi de l’entente entre les hommes ». Mais et surtout pour elle, femme libanaise, musulmane, laïcité rime avec liberté.

Panneau liberté égalité fraternité de la République Française
Panneau liberté égalité fraternité de la République Française

Un livre émouvant. Pourrions-nous dire qu’il s’agisse d’une conversion ? Sûrement. Nous en voulons pour preuve la façon dont Fidaa H. rappelle que certains pays aspirent à la laïcité, synonyme de paix, de liberté, d’égalité et d’émancipation. Comme c’est le cas actuellement de l’Iran. Déclarant, et c’est même la dernière phrase de son livre témoignage, somme toute autobiographique : « Alors nous, Français, il nous faut défendre bec et ongles ce trésor qu’est la laïcité française. »

Et de reprendre, en conclusion, comme pour nous faire toucher du doigt la chance que nous avons de vivre en démocratie, le slogan Zan, Zendegi, Azadi. Trois mots clés signifiant Femme, Vie, Liberté, slogan politique kurde utilisé dans le mouvement national kurde, puis repris dans l’ensemble de l’Iran au cours des manifestations de 2022 qui ont suivi la mort de Jina Mahsa Amini, décédée à l’âge de 22 ans, le 16 septembre 2022 à Téhéran , trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs iranienne pour « port de vêtements inappropriés ».

Un livre à lire et à méditer afin de mieux comprendre la chance, et le bonheur de vivre en France et afin de se remémorer aussi le texte de notre Constitution du 4 octobre 1958 et son Article Premier ; « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Drapeau français.
Sceau du Liban.

Le choix laïque d’une intranquille-Témoignage d’une Franco-Libanaise

Fidaa H.Préface de Nadia Geerts

L’Harmattan, Coll. Débats laïques, 2023, 178 pages, 20 € – Version numérique 14,99 €

Pour commander l’ouvrage sur le site de L’Harmattan – ISBN : 978-2-14-048537-4

Liberté, Égalité, Fraternité
Liberté, Égalité, Fraternité

Les jeunes Réunionnais jugent la Franc-maçonnerie

De notre confrère koafe.info

Beaucoup de légendes existent à La Réunion. Mais il en est une qui interpelle. Celle que certains jeunes véhiculent dans leurs discours en parlant de la franc-maçonnerie.

Il faut dire que cette société discrète mais non secrète comme la fantasmagorie lui prête, ne fait rien pour arranger les choses à moins que ce ne soient les jeunes eux-mêmes qui se contentent de reprendre pour de l’argent content ce dont on a bien voulu leur dire.

Clément XII

Ainsi, dans la bouche de beaucoup de jeunes avec qui nous avons pu discuter, il apparait que la franc-maçonnerie regrouperait des gens riches et puissants qui se livreraient aux pires exactions comme le fait d’enlever des enfants pour les violer, les faire souffrir et boire leur sang qui contiendrait après moult violences de l’adrénochrome une drogue, disent-ils issue de l’oxydation de l’adrénaline.

Cette théorie, on l’a bien compris, est issue des réseaux complotistes où le sensationnel a forcément pignon sur rue et est fort digeste pour des personnes facilement manipulables et ce d’autant plus, comme le disait Jean de La Fontaine, que « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ».

Pour absurde que soit cette théorie, il n’en demeure pas moins, qu’elle est bien ancrée chez certains jeunes Réunionnais qui n’en démordent pas.  Peu soucieux de la vérité, ils y croient dur comme fer. La franc-maçonnerie c’est une secte satanique.

In eminenti apostolatus specula

Ainsi, pour eux, les francs-maçons gouverneraient le monde par leurs puissances occultes. S’il est vrai que des hommes politiques de divers pays ont pu accéder à la magistrature suprême, ces jeunes omettent, voire ignorent que c’est dans un cadre légal et que la franc-maçonnerie participe aux principes de la démocratie et au libre arbitre.

Nourris à la lumière des réseaux sociaux complotistes du 21ème siècle, ils ignorent encore que la haine de la franc-maçonnerie qu’ils ont, n’émane pas forcément d’eux. En effet, au XVIIIème siècle déjà, le pape Clément XII dans sa bulle « In eminenti apostolatus specula » du 28 avril 1738 condamne déjà ceux qui se disent « Liberi muratori ou francs-maçons » à l’excommunication.

D’ailleurs, l’église catholique n’a pas le monopole de cette haine puisque lors de la seconde guerre mondiale, le gouvernement de Vichy, allié des nazis, va lui emboiter le pas en promulguant diverses lois pour interdire toute appartenance à la franc-maçonnerie.

En 1940, le 13 août, une loi vient dépouiller la franc-maçonnerie française de tous ses biens et interdit à tout fonctionnaire d’appartenir à quelle qu’obédience que ce soit.

JORF du 14 août 1940

Le 11 août 1941, le journal officiel publie le nom des hauts gradés de la franc-maçonnerie et fait perdre à des milliers de Français leur emploi ou leur mandat d’élu du seul fait de leur appartenance à des loges maçonniques.

On peut supposer que dans l’inconscient collectif de ces jeunes tout un mécanisme de méfiance à l’égard de la franc-maçonnerie s’est figé, nourri par toutes les légendes urbaines et l’histoire sournoise que d’aucuns leur ont inculquée sans qu’ils ne puissent vérifier par eux-mêmes la véracité.

JORF du 12 août 1941

Clément XII n’a-t-il pas condamné la franc-maçonnerie du seul fait du serment d’allégeance au secret et à l’entraide entre frères bien qu’on puisse d’après les dernières découvertes supposer qu’il ait aussi signé un document que la curie lui aurait présenté sans qu’il ne sache exactement ce qu’était la franc-maçonnerie.

Mais, au sortir de cet entretien,  il n’en demeure pas moins que l’image que se font ces jeunes de 20 ans sur la franc-maçonnerie ne manque pas d’interpeller tant les informations sont erronées et tant ils tiennent pour acquis ce qui leur a été conté.   

Cette méconnaissance si elle peut leur être pardonnée reste toutefois dangereuse quand on sait la perversité de celle-ci dans notre rapport à l’autre comme ce fut le cas à l’égard des Israélites entre 1939 – 1945, qui, du fait de propagandes nazies nauséabondes, finirent par être déportés, tués, gazés par millions.

D’un autre côté, quand bien même pourrait-on leur pardonner en ce que l’erreur est humaine on ne peut toutefois ignorer qu’y persévérer est diabolique comme le dit si bien le dicton latin “errare humanum est, perseverare diabolicum”.

La franc-maçonnerie et les Illuminati

De notre confrère thesquaremagazine.com

La franc-maçonnerie et les Illuminati sont deux sociétés distinctes qui ont capturé l’imagination du public pendant des siècles. Les deux organisations ont fait l’objet de nombreuses théories du complot, de nombreuses personnes pensant qu’elles font partie d’une cabale obscure qui contrôle les événements mondiaux.

Mais quelle est la vérité derrière ces groupes ? Sont-ils réels ou ne sont-ils que des mythes et des légendes ? Dans cet article, nous allons explorer l’histoire de la franc-maçonnerie et des Illuminati, et séparer les faits de la fiction.

L’histoire de la franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle qui existe depuis des siècles. Ses origines sont entourées de mystère, mais la plupart des historiens s’accordent à dire qu’elle est apparue à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle. L’organisation est basée sur les principes de fraternité, de charité et de vérité, et ses membres sont connus sous le nom de francs-maçons.

Les premiers maçons étaient des artisans qui travaillaient la pierre, tels que des tailleurs de pierre, des architectes et des ingénieurs. Ils ont formé des guildes ou des groupes pour partager leurs connaissances et leurs compétences et pour réglementer leur commerce. Au fur et à mesure que l’organisation grandissait, elle élargissait ses effectifs pour inclure des non-artisans et elle devenait une société sociale et philanthropique.

Aujourd’hui, la franc-maçonnerie est une organisation mondiale avec des millions de membres. Ses loges se trouvent dans presque tous les pays du monde et ses membres comprennent des personnes de tous horizons, y compris des politiciens, des célébrités et des chefs d’entreprise.

Les origines des Illuminati

Les Illuminati ont été fondés en Bavière, en Allemagne, en mai 1776. Son fondateur, Adam Weishaupt, qui était professeur de droit canonique à l’Université d’Ingolstadt. Weishaupt était un ardent critique de l’Église catholique et du gouvernement bavarois au pouvoir, et il croyait que les sociétés secrètes étaient la clé pour renverser ces institutions.

JOHANN ADAM WEISHAUPT A FONDÉ LES « ILLUMINATI » EN 1776, DANS L’ÉLECTORAT DE BAVIÈRE. INITIALEMENT, L’ILLUMINATION A ÉTÉ DÉSIGNÉE POUR UN GROUPE D’INDIVIDUS EXCEPTIONNELS ET ÉCLAIRÉS DANS LA SOCIÉTÉ. EN EFFET, LE MOT A ÉTÉ ADAPTÉ D’UNE RACINE LATINE, ILUMINATUS, QUI SE TRADUIT DIRECTEMENT PAR « ÉCLAIRÉ ».
IMAGE LIÉE : WIKIMEDIA ATTRIBUTION 4.0 INTERNATIONAL (CC BY 4.0)

Les objectifs des Illuminati étaient ambitieux. Weishaupt voulait créer une société exempte de religion et de superstition, basée sur la raison et la science. Il croyait que les Illuminati pourraient aider à créer un nouvel ordre mondial, dans lequel les dirigeants seraient éclairés et le peuple serait libre.

Les Illuminati ont d’abord réussi à attirer des membres, et ils sont rapidement devenus une organisation puissante. Ses membres comprenaient d’éminents politiciens, écrivains et scientifiques, et il avait des succursales dans plusieurs pays européens. Cependant, le succès des Illuminati fut de courte durée. En 1784, le gouvernement bavarois découvre l’existence de l’organisation et celle-ci est interdite.

La franc-maçonnerie et les Illuminati : connexions et différences

LES ILLUMINATI – TEMPLE SECRET
CRÉDIT D’IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE SQUARE

Les liens entre la franc-maçonnerie et les Illuminati font l’objet de nombreux débats. Certains théoriciens du complot pensent que les Illuminati ont infiltré la franc-maçonnerie et que les deux organisations font partie d’un complot plus large visant à contrôler les événements mondiaux. Cependant, il y a peu ou pas de preuves pour étayer ces affirmations.

Bien qu’il y ait eu un certain chevauchement entre les deux organisations dans le passé, la franc-maçonnerie et les Illuminati sont fondamentalement différents.

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle basée sur les principes de fraternité, de charité et de vérité. Ses membres sont connus sous le nom de francs-maçons et ils ont juré de garder le secret sur leurs activités.

Les Illuminati, d’autre part, étaient une société secrète qui se consacrait au renversement de la classe dirigeante et à l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Ses membres étaient connus sous le nom d’Illuminati et ils ont juré de garder le secret sur leurs activités. Les objectifs des Illuminati étaient bien plus ambitieux que ceux de la franc-maçonnerie, et ses méthodes étaient bien plus radicales.

Les théories du complot Illuminati

LES ILLUMINATI – TEMPLE SECRET
CRÉDIT D’IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE SQUARE

Malgré le manque de preuves liant la franc-maçonnerie et les Illuminati, les deux organisations ont fait l’objet de nombreuses théories du complot. Beaucoup de gens croient que les Illuminati existent toujours et qu’ils contrôlent secrètement les événements mondiaux.

L’une des théories du complot Illuminati les plus populaires est que l’organisation était responsable de la Révolution française. Selon cette théorie, les Illuminati ont infiltré les francs-maçons en France et ont utilisé leur influence pour fomenter la révolution.

Les Illuminati auraient voulu créer le chaos en Europe, afin qu’ils puissent prendre le relais et établir leur nouvel ordre mondial.

Il y a peu de preuves pour soutenir cette théorie, cependant. Alors que certains révolutionnaires français ont pu être influencés par les idées des Illuminati, la révolution a été principalement motivée par des facteurs politiques et économiques, et non par des sociétés secrètes.

Une autre théorie du complot Illuminati populaire est que l’organisation était responsable de l’assassinat du président John F. Kennedy. Selon cette théorie, les Illuminati voulaient empêcher Kennedy d’interférer avec leurs plans de domination mondiale. La théorie est basée sur un certain nombre de symboles supposés et de connexions qui relient l’assassinat de Kennedy aux Illuminati.

Encore une fois, il y a peu de preuves pour soutenir cette théorie. Bien qu’il soit possible que l’assassinat de Kennedy fasse partie d’un complot plus vaste, il n’y a aucune preuve concluante que les Illuminati étaient impliqués.

La franc-maçonnerie moderne et les Illuminati

Aujourd’hui, la franc-maçonnerie et les Illuminati sont des organisations très différentes de ce qu’elles étaient dans le passé. La franc-maçonnerie est une organisation légale et reconnue, et ses membres sont ouverts quant à leur adhésion.

L’organisation est devenue une société sociale et philanthropique, et ses membres travaillent pour soutenir des causes caritatives et promouvoir le bien-être social.

Les Illuminati, d’autre part, sont une organisation largement disparue. Bien qu’il existe encore des groupes qui prétendent être les Illuminati, rien ne prouve qu’ils soient liés à l’organisation d’origine. Les objectifs de domination mondiale et d’établissement d’un nouvel ordre mondial des Illuminati sont largement considérés comme irréalistes et déconnectés de la réalité moderne.

Conclusion

LES ILLUMINATI – TEMPLE SECRET
CRÉDIT D’IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE SQUARE

La franc-maçonnerie et les Illuminati sont deux sociétés complètement distinctes qui ont capturé l’imagination du public pendant des siècles. Alors que les deux organisations ont fait l’objet de nombreuses théories du complot, il n’y a aucune preuve pour étayer les affirmations selon lesquelles elles font partie d’un complot plus large visant à contrôler les événements mondiaux.

La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle basée sur les principes de fraternité, de charité et de vérité. L’organisation est devenue une société sociale et philanthropique, et ses membres travaillent pour soutenir des causes caritatives et promouvoir le bien-être social.

Les Illuminati, d’autre part, étaient une société secrète qui se consacrait au renversement de la classe dirigeante et à l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Alors que l’organisation a réussi à attirer des membres dans le passé, elle a finalement été interdite par le gouvernement bavarois.

Bien que l’histoire de la franc-maçonnerie et des Illuminati soit fascinante, il est important de séparer les faits de la fiction. Les organisations sont fondamentalement différentes et il y a peu de preuves pour étayer les affirmations des théoriciens du complot.

LES ILLUMINATI – TEMPLE SECRET
CRÉDIT D’IMAGE : LA COLLECTION NUMÉRIQUE DU MAGAZINE SQUARE

LES ILLUMINATI BAVAROIS :
L’ASCENSION ET LA CHUTE DE LA SOCIÉTÉ LA PLUS SECRÈTE DU MONDE

By: René Le Forestier (Author), Jon E. Graham (Translator)

L’histoire définitive de l’Ordre bavarois des Illuminati et de son fondateur, Adam Weishaupt

• Détaille l’ascension et la chute de cet ordre célèbre et infâme, y compris sa pénétration de la société bavaroise et sa destruction par le gouvernement bavarois

• Explique les grades, les rituels, les cérémonies et les philosophies fondamentales des Illuminati bavarois et examine les dirigeants de l’Ordre

• Contient le seul enregistrement survivant de documents qui ont été détruits pendant les deux guerres mondiales

L’Ordre bavarois des Illuminati est la société secrète la plus célèbre au monde. Bien qu’ils ne durent officiellement que 11 ans, le puissant sortilège et l’ombre jetés par les Illuminati se profilent encore de nos jours, où son influence peut être vue dans les croyances actuelles en matière de complot et les actions d’individus puissants travaillant dans l’ombre.

L’ordre original des Illuminati a été fondé par le professeur bavarois Adam Weishaupt en 1776. Bien que l’ordre ait été interdit et renversé par l’électeur bavarois en 1787, lorsqu’il a pris conscience de l’étendue de son infiltration dans les tribunaux, les écoles et ses propre administration – sa légende et sa profonde influence perdurent encore aujourd’hui.

Retraçant l’ascension et la chute de cet ordre infâme, ce livre – publié pour la première fois en français en 1915 et jamais disponible en anglais auparavant – reste l’histoire définitive de l’Ordre des Illuminati bavarois.

Il offre également un regard révélateur sur le monde qui l’a engendré et façonné : un ferment incessant d’idées révolutionnaires et occultes et les tentatives incessantes de la couronne et de l’église pour les supprimer.

Parmi les autres sociétés secrètes qui ont partagé la scène avec les Illuminati au cours de ces années, citons la Stricte Observance des Templiers, la franc-maçonnerie templière de von Hund et d’autres loges maçonniques que les Illuminati visaient à subvertir à leurs propres fins.

De nombreux documents que l’auteur a consultés pour la rédaction de ce livre ont été détruits pendant les deux guerres mondiales, faisant de ce livre le seul enregistrement survivant de nombreux secrets de l’ordre.

L’auteur explique les grades, les rituels et les cérémonies des Illuminati bavarois ainsi que leurs philosophies fondamentales.

Il peint des portraits saisissants des dirigeants de l’ordre, dont Weishaupt, le baron Knigge et Xavier von Zwack. Il révèle comment Weishaupt a décidé très tôt de renverser la Loge Franc-Maçonne Allemande existante comme un raccourci pour gagner l’hégémonie ésotérique sur le monde occulte, tout cela afin d’étendre l’influence des Illuminati dans la société en général et le gouvernement.

L’auteur fournit également de nombreux détails sur la destruction éventuelle de l’ordre par le gouvernement bavarois.

En plus de sa révélation des secrets peu connus de l’Ordre Illuminati, l’auteur jette également un nouvel éclairage sur une grande partie de la vie occulte de cette époque, y compris les activités de personnages tels que Cagliostro et Mirabeau et d’autres groupes actifs tels que les chapitres francs-maçons, les Rose-Croix et les Martinistes.

LES ILLUMINATI BAVAROIS EN AMÉRIQUE : LA PEUR DU COMPLOT DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE, 1798

Par : de Vernon Stauffer (Auteur)

Une théorie du complot a prospéré en Nouvelle-Angleterre en 1798, détruisant des réputations et des vies, mais peu ont jamais entendu l’histoire. Ce livre captivant relate la montée de l’Ordre bavarois des illuministes, examinant l’atmosphère politique, sociale et religieuse tumultueuse qui a permis à l’organisation de prendre racine aux États-Unis.

L’auteur Vernon Stauffer caractérise l’ambiance en Nouvelle-Angleterre après la guerre d’indépendance, une atmosphère de désaffection religieuse et de confusion politique qui a favorisé le développement et la propagation de la panique et de l’hystérie.

Stauffer retrace les débuts européens de l’Ordre bavarois des Illuministes et la transmission de sa légende outre-Atlantique, culminant dans les effets de l’agitation Illuminati en Nouvelle-Angleterre.

Ce récit strictement factuel n’incorpore aucune conjecture et est enrichi de nombreuses notes de bas de page. Ouvrage convaincant sur l’histoire oubliée, c’est une ressource essentielle pour les lecteurs intéressés par les origines de la théorie du complot dans la pensée sociale et politique américaine.

ILLUMINÉ

ILLUMINATED expose la vérité derrière la société secrète la plus controversée au monde, les Illuminati. Écrit et réalisé par Johnny Royal (« 33 ans et au-delà »), ILLUMINATED révèle les origines, les documents, les rituels et les cérémonies de diplômes des Illuminati, jamais vus auparavant par le public.

le Grand Orient de France s’expose à Maurice

De notre confrère defimedia.info – Par Patrick Hilbert et Marjoreland Pothiah

Plus ancienne obédience maçonnique française, le Grand Orient de France, qui a vu le jour sous cette appellation en 1773 et qui fête donc ses 250 ans, a fait l’objet d’une exposition il y a deux semaines, au Caudan Arts Centre, à Port-Louis. Il s’agissait notamment de faire découvrir la franc-maçonnerie à ceux qui n’en ont qu’une vague idée ou qui souhaitent en savoir davantage, mais aussi d’évoquer son ancrage à Maurice.

Le célèbre corsaire français Robert Surcouf a été initié à la Loge La Triple Espérance, le 22 mai 1776.
Le célèbre corsaire français Robert Surcouf a été initié à la Loge La Triple Espérance, le 22 mai 1776.

« Le Grand Orient de France accorde des patentes à des loges dans plusieurs pays. Maurice, qui se trouvent dans la région 3, compte huit loges du Grand Orient de France, contre une vingtaine à La Réunion. Les membres se rencontrent en principe deux fois par mois », explique un responsable de l’exposition.

La première loge de cette obédience à avoir opéré à Maurice est La Triple Esperance qui a été créée en 1776. Celle-ci est la plus ancienne de la région. À Maurice, l’on compte environ 1 200 francs-maçons, dont approximativement 250 sont membres des loges affiliées au Grand Orient de France.

L’ancien Premier ministre, sir Seewoosagur Ramgoolam a été initié le 5 janvier 1938 à la Loge La Bienfaisance, du Grand Orient de France. En 1975, il s’affilia à la Loge Mozart, à L’Orient de Paris. Le 1er avril 1976, il s’affilia à la Loge La Triple Espérance. Une loge du Grand Orient de France porte son nom.
L’ancien Premier ministre, sir Seewoosagur Ramgoolam a été initié le 5 janvier 1938 à la Loge La Bienfaisance, du Grand Orient de France. En 1975, il s’affilia à la Loge Mozart, à L’Orient de Paris. Le 1er avril 1976, il s’affilia à la Loge La Triple Espérance. Une loge du Grand Orient de France porte son nom.

Samedi, lors d’une conférence publique à laquelle ont assisté environ 250 personnes, Jacques Helary, Grand Maître Adjoint Maçonnisme et Juridiction du Grand Orient de France, et Pierre Mollier, Historien et Conservateur du Musée de la franc-maçonnerie, ont pris la parole.

Vue d’intérieur du Temple de La Triple Esperance durant les années 1900, situé à la rue La Corderie à Port-Louis

De la culture de Vinča à la franc-maçonnerie

De notre confrère thesquaremagazine.com – Par Alex Lishanin

Le lien surprenant entre les techniques de construction anciennes et la philosophie maçonnique moderne.

De temps en temps, nous rencontrions tous un mot que nous n’avions pas entendu depuis longtemps. Récemment, j’ai regardé un documentaire où un vieux mot serbe était utilisé. Le mot « shestarenye » ​​(en caractères latins serbes : šestarenje et en cyrillique serbe : шестарење) se traduit par « encercler » ou « circumnavigation » en anglais. Bien que le mot disparaisse de l’usage courant, il est encore parfois entendu dans la conversation.

Par exemple, on dit parfois qu’un aigle volant haut dans le ciel et faisant des cercles fait « shestarenye », comme le ferait un lutteur libre faisant le tour du monde avec son corps tout en gardant la tête fermement centrée sur le sol.

La forme nominale « shestarenye » ​​se traduit littéralement en anglais par « un sixing ».

La racine du mot « shestarenye » ​​est « shest », qui se traduit par « six » en anglais. Cela devient significatif lorsque nous examinons la signification de « shestar », le mot serbe pour compas.

« Shestar » a aussi ses racines dans « shest », et il se traduit par « un sixer » en anglais (quelque chose qui exécute ou fait six).

Cela soulève la question de savoir comment la langue serbe en est venue à utiliser « sixer » pour décrire un instrument comme des boussoles qui sont utilisées pour dessiner des cercles.

Compas
CRÉDIT IMAGE : ALEX LISHANIN

Pour découvrir la réponse, nous devons revenir 7 500 ans en arrière à l’ère néolithique et à l’aube de la culture Vincha (Vinča – Винча), une civilisation concentrée autour du Danube qui s’est répandue dans la Serbie d’aujourd’hui.

La culture Vincha, qui a succédé à son prédécesseur, la culture Starchevo (Starčevo – Старчево), est considérée comme la première et la plus ancienne civilisation urbaine d’Europe, datant de 5500 avant notre ère.

Les premières colonies de Vincha, à la fois rurales et urbaines, étaient caractérisées par des maisons à fosse circulaire et des maisons à plancher en contrebas.

Les raisons pour lesquelles la culture Vincha a choisi de construire des maisons de forme circulaire font toujours l’objet de débats.

Certaines théories suggèrent que la forme circulaire représentait la nature cyclique de la vie, tandis que d’autres proposent qu’il s’agissait d’une forme plus facile à construire ou qui offrait une meilleure ventilation et isolation.

Il peut s’agir simplement d’une question de préférence culturelle et de la valeur accordée aux qualités esthétiques et symboliques.

Dans tous les cas, il est clair que l’utilisation des formes circulaires par la culture Vincha a influencé la langue serbe et a conduit à l’utilisation de « shestar » et « shestarenye » en serbe moderne.

Les habitants de Vincha étaient habiles à construire des maisons circulaires à fosse et à plancher creux, ce qui suggère qu’ils avaient une bonne compréhension des formes et des mesures circulaires.

Leur maîtrise de la géométrie peut également être vue dans les motifs trouvés sur leurs poteries et autres artefacts.

La connaissance des relations mathématiques entre le diamètre et la circonférence des cercles était essentielle à la construction de telles maisons.

L’un des éléments de preuve les plus importants de leur compréhension de ces mesures et calculs mathématiques est l’outil connu sous le nom de « sixer » (boussoles) et l’activité connue sous le nom de « sixing » (contournement et utilisation du diamètre du cercle pour diviser le cercle en son égal). pièces), qui à leur époque n’étaient rien de plus que deux bâtons et un bout de ficelle.

À GAUCHE : FAIRE UN CERCLE (L’AUTEUR UTILISE DES BÂTONS ET UNE CORDE – LES COMPAS ORIGINAUX)
À DROITE : DIVISER LE CERCLE
CRÉDIT IMAGE : ALEX LISHANIN

Avec l’avancement de leur civilisation, la culture Vincha a vu l’émergence de maisons de forme trapézoïdale, qui ont été construites dans diverses colonies et se caractérisaient par une urbanisation, un commerce et un développement technologique accrus, y compris l’utilisation de la métallurgie du cuivre.

Lepenski Vir est l’une des célèbres colonies qui se sont chevauchées de Starchevo à la culture Vincha. La société Vincha était harmonieuse et a existé pendant une longue période de paix, car il n’y avait pas de fortifications ou de mécanisme de défense autour de leurs colonies.

Ils étaient basés sur des principes égalitaires où les membres étaient traités de manière égale. Cependant, les développements sociaux, commerciaux et technologiques ont apporté une nouvelle compréhension de la propriété, qui a conduit à un changement croissant de l’égalitarisme vers des concepts de propriété et de contrôle.

Les maisons de forme trapézoïdale construites dans les zones urbaines représentaient le lien avec le monde naturel.

La fonctionnalité suggérée des maisons de forme trapézoïdale était liée à l’organisation sociale et à la construction communautaire.

La standardisation de la taille et de la forme des maisons a permis une utilisation plus organisée et efficace de l’espace, ce qui a facilité les conditions de vie et les interactions sociales.

L’uniformité des maisons renforçait les normes sociales et les valeurs partagées au sein de la communauté. Les maisons de forme trapézoïdale de la culture Vincha avaient de multiples fonctions symboliques et pratiques qui contribuaient à l’organisation et à l’harmonie globales de la société en préservant les idées et les valeurs égalitaires.

SITE ARCHÉOLOGIQUE DE LEPENSKI VIR
CRÉDIT IMAGE : M. AZDEJKOVIC

Selon le Dr Dragoslav Srejović, professeur agrégé d’archéologie à l’Université de Belgrade, les maisons de forme trapézoïdale trouvées dans la culture Vincha étaient des segments découpés dans un cercle, en particulier un sixième de cercle.

Dans son article « Lepenski Vir, la première colonie planifiée en Europe » (Source : Ekistiks, novembre 1974, vol. 38, n° 228) ; Le Dr Srejović décrit les fondations de toutes les maisons de la colonie de Lepenski Vir comme formant « le secteur d’un cercle avec un angle sous-tendu de 60⁰ ».

Il va expliquer que cette forme peut être établie en utilisant uniquement un système de triangulation, et que le triangle isocèle est perceptible dans les fondations de toutes les maisons qui ont été découvertes.

À GAUCHE : PHOTOGRAPHIE D’UN PLAN DE MAISON MONTRANT LA DISPOSITION DES OBJETS DR SREJOVIC
À DROITE : PRÉSENTATION SCHÉMATIQUE D’UNE MAISON TYPIQUE DR SREJOVIC
CRÉDIT IMAGE : EKISTIKS, NOVEMBRE 1974, VOL. 38, N° 228

Le Dr Srejović explique en outre que « pour des raisons pratiques, la pointe du triangle à l’arrière de la maison est coupée et la façade de la maison est toujours prolongée par un arc.

Ces modifications n’ont pas été effectuées de manière arbitraire. L’arrière a été raccourci d’exactement un quart de la hauteur d’un triangle primaire, et la façade s’est prolongée en dessinant un arc à partir du sommet arrière avec un rayon égal à la traverse de la façade.

Il note que les supports des étais principaux de la structure du toit ont été placés de sorte que si des lignes les reliant étaient tracées, un triangle isocèle serait également formé.

Le point central de ce triangle interne coïncide avec le point central du triangle d’origine, de sorte que la fondation de la maison peut être considérée comme une zone tétraédrique développée avec un triangle tronqué à l’arrière.

Cette découverte met en lumière les connaissances avancées en géométrie possédées par le peuple Vincha, ainsi que leur habileté à utiliser ces connaissances pour construire leurs maisons.

En plus des merveilles architecturales fascinantes des colonies de Vincha, une autre découverte intrigante a été faite dans leurs pratiques funéraires.

Les archéologues ont mis au jour des sépultures où les défunts ont été retrouvés assis, les jambes croisées, ce qui a conduit les experts à suggérer que cela avait une signification importante pour les peuples de cette culture ancienne.

Certains ont émis l’hypothèse que la position assise aurait pu être un symbole de renaissance ou de renouveau, représentant un nouveau départ pour l’âme dans l’au-delà.

De plus, l’incorporation de la forme humaine dans la conception des bâtiments, comme suggéré par le Dr Srejović, met davantage en évidence la nature complexe et réfléchie de leur architecture.

SITE ARCHÉOLOGIQUE DE LEPENSKI VIR, SQUELETTE EN POSITION JAMBES CROISÉES.
CRÉDIT IMAGE : M. AZDEJKOVIC
GAUCHE : SQUELETTE EN POSITION JAMBES CROISÉES DR SREJOVIC
DROITE : PRÉSENTATION SCHÉMATIQUE D’UNE MAISON TYPIQUE DR SREJOVIC
CRÉDIT IMAGE : EKISTIKS, NOVEMBRE 1974, VOL. 38, N° 228

Il est fascinant de voir comment les peuples de la culture Vincha ont utilisé leurs connaissances en géométrie pour construire leurs maisons circulaires et trapézoïdales.

L’utilisation de cercles et de triangles dans leur architecture révèle une profonde compréhension des principes mathématiques et une appréciation du monde naturel.

Cette connaissance de la géométrie a été transmise à travers l’histoire et elle est encore utilisée aujourd’hui dans le domaine de la taille de pierre.

De plus, les principes de géométrie et de symbolisme dans l’architecture de la culture Vincha peuvent également être attribués à la franc-maçonnerie.

À GAUCHE : FAIRE UN TRIANGLE (L’AUTEUR UTILISE DES BÂTONS ET UNE CORDE)
À DROITE : TRIANGLE ÉQUILATÉRAL – BASE POUR LES FONDATIONS DE LA MAISON
CRÉDIT IMAGE : ALEX LISHANIN

L’utilisation de cercles, de triangles et d’autres formes dans l’architecture et la maçonnerie, ainsi que leur incorporation dans les enseignements de la franc-maçonnerie, souligne l’importance durable de la géométrie et du symbolisme dans la culture humaine.

Ces principes continuent de nous inspirer à ce jour, nous rappelant la puissance du monde naturel et l’héritage durable des connaissances et de la sagesse anciennes.

De plus, la vision égalitaire du peuple Vincha se reflète également dans la franc-maçonnerie. La croyance de la franc-maçonnerie en l’égalité de tous les hommes, quel que soit leur statut social, est évidente dans ses pratiques et ses symboles.

Le triangle équilatéral représente l’équilibre, l’harmonie et la stabilité, ainsi que les trois principes fondamentaux de la franc-maçonnerie : l’amour fraternel, le soulagement et la vérité. Ces valeurs font partie intégrante de la franc-maçonnerie, et le triangle rappelle l’importance de les respecter.

De plus, les trois degrés d’initiation à la franc-maçonnerie, qui sont représentés par le triangle équilatéral, mettent l’accent sur l’idée de croissance et d’amélioration continues.

L’héritage durable de l’utilisation par la culture Vincha du triangle équilatéral pour leurs maisons de forme trapézoïdale témoigne de l’importance durable des formes géométriques de la nature dans la société humaine.

En conclusion, l’utilisation de cercles et de triangles dans la construction a une riche histoire qui remonte à des milliers d’années, de la conception innovante des maisons de forme trapézoïdale dans la culture Vincha à l’incorporation de ces formes dans l’architecture et le symbolisme de la taille de pierre et franc-maçonnerie.

Il est fascinant de voir comment ces concepts anciens résonnent encore en nous aujourd’hui, nous rappelant l’ingéniosité et la créativité de nos ancêtres.

AIGLE ENCERCLANT LE CIEL
CRÉDIT IMAGE : ALEX LISHANIN

Maintenant, chaque fois que je regarde dans le ciel et que je vois un aigle tourner en rond, je me souviens du mot « shestarenye » ​​qui me ramène dans le temps près de 8 millénaires lorsque nos ancêtres, les premiers constructeurs d’Europe, utilisaient un simple bâton et une corde pour concevoir des maisons complexes. en utilisant la connaissance des méthodes géométriques connues sous le nom de « sixing » ou division d’un cercle en ses six parties triangulaires égales.

C’est un témoignage de la sagesse et de la beauté intemporelles de ces formes, et du désir humain de comprendre et de créer de la beauté dans le monde qui nous entoure.

M. Mecanik et les templiers : un film d’aventure à la “Indiana Jones” à découvrir en famille sur Netflix

Quoi de plus fédérateur qu’un bon film d’aventure pour bien commencer les vacances d’été en famille ? Avec M. Mecanik et les templiers, nouveau né Netflix, petits et grands pourront se lancer dans une incroyable chasse aux trésors qui n’est pas sans nous évoquer les périples d’Harrison Ford dans Indiana Jones, les frasques et gadgets d’un certain agent 007 dans James Bond ou encore les recherches de Tom Hanks dans Da Vinci Code. Car oui, avec cette fiction tout droit venue de Pologne, les mystères ne demandent qu’une chose : être exposés au grand jour. 

UNE CHASSE AU TRÉSOR CAPTIVANTE

Adapté du roman éponyme de Zbigniew Nienacki, ce film vous happera grâce à son sujet qui passionne toujours autant : les Templiers et ses multiples secrets mais aussi grâce à son style vintage très 70’s.  Fidèle au récit original, le synopsis de M. Mecanik et les templiers se lit comme suit :

Ayant trouvé une ancienne croix de templier, un spécialiste de l’histoire de l’art doit faire équipe avec un improbable groupe d’aventuriers pour percer les secrets de la relique.

Côté distribution, outre le personnage principal interprété par Mateusz Janicki, les amateurs de productions polonaises reconnaîtront sans doute des visages familiers de la plateforme au N rouge comme Sandra Drzymalska (Sexify), Jacek Beler (Le Fléau de Breslau), Maria Debska ou Anna Dymna (La Crue).

QUAND SORTIRA “M. MECANIK ET LES TEMPLIERS” SUR NETFLIX ? 

Ce long métrage d’1h50 min réalisé par Antoni Nykowski est disponible en exclusivité sur Netflix depuis le mercredi 12 juillet 2023. A ce jour, le film remporte un franc succès et se classe à la cinquième place du classement des films les plus populaires de la plateforme de streaming

https://youtu.be/JtBGQZvhno4

Lieu symbolique : Paris, ses quais et ses bouquinistes !

Paris « Ville Lumière » – sans doute reviendrons-nous en son temps sur l’origine de ce surnom –, ses quais, nous invitant à de si belles ballades romantiques – du pont Alexandre III à celui de Bercy – et ses bouquinistes… inscrits au patrimoine culturel immatériel français.

Les bouquinistes et Paris, histoire d’Amour en capitales

Lettre par lettre, mot par mot, remontez le fil de l’histoire des bouquinistes et de la plus grande librairie à ciel ouvert de Paris. Et puis partez à leur rencontre sur les quais : passion et expertise seront au rendez-vous. À ce jour, tous les emplacements ont été attribués.

Bouquiniste, milieu XIXe siècle.

Vous avez dit bouquin ?

À l’origine des bouquinistes, il y a le mot bouquin, forme familière de livre. Imprimé pour la première fois en 1459, il est nommé alors « boucquain » et devient « bouquin » vers la fin du XVIe siècle. Il est issu du mot flamand « boeckin » signifiant petit livre (au sens de livre de peu de valeur ou peu estimé), dérivé lui-même du moyen néerlandais médiéval « boek » : livre.

La première apparition du terme « bouquiniste » est relevée dans le Dictionnaire de Trévoux en 1752, avec cette définition : « Qui se dit des vendeurs de vieux livres, de bouquins. » L’exercice de la profession est alors majoritairement masculin. Mais le terme « bouquiniste » apparaît sous les deux genres dans la 8e édition du dictionnaire de l’Académie française, en 1932.

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Le bouquiniste et l’« ouvre-boîte »

Le bouquiniste est bien plus qu’un « ouvre-boite », terme qui dans leur jargon désigne les salariés des bouquinistes qui ne sont pas vraiment du métier. Néanmoins, la boîte, si caractéristique de la profession, est au cœur du métier et a évolué au fil du temps. Les boîtes actuelles sont officialisées en 1891, lorsqu’un arrêté municipal autorise les bouquinistes à laisser leur marchandise la nuit sur le lieu de vente qui leur est concédé. Jusque-là, les livres étaient proposés dans de petites caisses en bois manipulables facilement.

Vers 1900, il est requis que les boîtes doivent toutes être de la même couleur dite « vert wagon », à l’image du premier métropolitain, des fontaines Wallace et des colonnes Morris. Par ailleurs, le couvercle relevé ne doit pas dépasser 2,10 m au-dessus du sol, afin de ne pas boucher la vue.

Et l’Unesco dans tout cela ?

Depuis 1991, les bouquinistes étaient, à tort, associés à l’inscription des Rives de la Seine au patrimoine mondial de l’Unesco. En 2019, Jérôme Callais, président de l’Association culturelle des bouquinistes de Paris, lui-même bouquiniste passionné, lance une campagne qui permet aux « traditions et savoir-faire des bouquinistes des quais » de faire leur entrée au Patrimoine culturel immatériel français (PCI).

Simone Signoret, en 1955.

Quais de Seine ou quai de scène ?

Dès le XVIe siècle, les ancêtres des bouquinistes, colporteurs et « estaleurs » sont à l’œuvre. Le colporteur vend ses livres dans un panier porté au col ou en bandoulière. L’estaleur plus sédentaire vend des livres présentés sur des tréteaux ou à même le sol sur une toile et exerce son métier sur les quelques quais alors maçonnés – quai des Grands-Augustins, incluant celui de Conti, pour la rive gauche et quais de Gesvres et de la Mégisserie pour la rive droite – et, à partir de son achèvement en 1606, sur le pont Neuf.

Jean-Paul Belmondo.

Mais en 1649, sous la pression des libraires, un règlement interdit l’étalage de livres sur le pont. C’est aussi là que se vendait le plus de pamphlets politiques et religieux et autres gazettes à scandales…

Grandes armes de Paris.

La condition des bouquinistes évolue avec le Premier Empire et les évolutions urbanistiques de la capitale. Les quais sont alors pour la plupart maçonnés et les bouquinistes sont définis et reconnus par l’administration qui les assimile aux commerçants publics de la Ville de Paris. Le 10 octobre 1859 est édicté le premier règlement spécifique aux bouquinistes, mais il ne leur est pas encore permis de laisser la marchandise sur le lieu de vente la nuit. Ils doivent remiser chaque soir leurs livres.

Bouquinistes, une union à leur façon

L’Association culturelle des bouquinistes de Paris (ACBP) à la tête de laquelle on retrouve Jérôme Callais est une association créée en 2009. C’est la seule association de promotion et de valorisation des bouquinistes des quais de Paris aujourd’hui active. Elle a porté avec succès l’inscription au Patrimoine culturel immatériel français et compte reprendre prochainement le dossier pour obtenir l’inscription de la corporation au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Dans l’association, bénévoles et bouquinistes de profession aident à orienter les adhérents, s’ils en expriment le besoin, vers diverses formations, proposent des visites d’initiation au métier de bouquiniste à des groupes de scolaires franciliens.

Bouquinistes, on commence par où ?

C’est bien à un itinéraire au cœur de Paris que nous invitent les bouquinistes. Lors de l’exposition universelle de 1900, on dénombre déjà 200 bouquinistes sur les quais de la Seine. Aujourd’hui, ce sont 3 km de livres anciens ou contemporains, gravures, timbres et autres revues que l’on peut arpenter. Le tout installé sur les parapets des quais hauts des deux rives de la Seine enserrant les îles de la Cité et Saint-Louis :

– Rive droite: du pont Marie au pont des Arts (du quai de l’Hôtel de Ville au quai du Louvre)

– Rive Gauche: du pont Sully au pont Royal (du quai de la Tournelle au quai Voltaire)

Carte des bouquinistes à Paris

En se promenant près des bouquinistes on peut aussi contempler le Louvre, l’Institut de France, l’hôtel de la Monnaie, la fontaine Saint-Michel, le pont des Arts, l’île de la Cité, la cathédrale Notre-Dame, l’Hôtel de Ville, la Conciergerie, etc.

Déjà sous Napoléon III…

En 1866, les bouquinistes font intervenir Paul Lacroix, plus connu dans l’univers de l’érudition et de la bibliophilie sous le pseudonyme du Bibliophile Jacob (ou P. L. Jacob) auprès de l’empereur Napoléon III. Sa mission est de le persuader de faire renoncer le baron Haussmann à son idée de leur faire quitter les rives de la Seine.

… Succès, ils restent

Les bouquinistes sont autorisés à rester et les boîtes actuelles sont officialisées en 1891, lorsqu’un arrêté municipal autorise les bouquinistes à laisser leur marchandise la nuit sur le lieu de vente qui leur est concédé. Ils peuvent alors exploiter 10 mètres de quai. Mais le 27 janvier 1943, un décret du préfet de la Seine ramène la longueur d’exploitation des quais à 8 mètres.

Une institution

Les bouquinistes ne payent ni taxe ni loyer mais doivent respecter un règlement strict concernant leur commerce. Les emplacements vacants sont attribués et réglementés par la Ville de Paris. Les autorisations d’occupation sont d’une durée de 5 ans. Les bouquinistes doivent ouvrir leur emplacement au moins quatre jours par semaine sauf intempéries. C’est au bouquiniste d’entretenir les quatre boîtes qu’il peut exploiter. Le seul commerce autorisé est celui des vieux livres, livres d’occasion, vieux papiers, gravures. Accessoirement et à l’intérieur d’une seule boîte, il peut vendre des monnaies, des médailles, des timbres anciens, des cartes postales, des objets de petites brocantes ou des souvenirs de Paris. On peut ici rappeler que le credo du bouquiniste qui « est et doit rester fondamentalement un libraire».

Les bouquinistes font le show

Pour sa collection automne-hiver 2018-2019, Karl Lagerfeld (1933-2019), directeur artistique de la maison Chanel et grand amateur de littérature, fait reconstituer sous la verrière du Grand Palais, cadre habituel de ses défilés, la façade de l’Académie française et sa fameuse coupole. Des stands de bouquinistes sont aussi créés, le long desquels défilent les mannequins. Les tailleurs sont gris comme l’asphalte ou les toits en zinc et le final fait apparaître une mariée « académicienne » vêtue d’une veste et d’une longue jupe fendue couleur vert d’eau et ornée de broderies de feuilles d’olivier. Bouquiniste, un métier comme un autre ?

On devient bouquiniste par passion, car les conditions de travail sont plutôt précaires. Les bouquinistes sont ainsi souvent des experts dans leurs domaines. On trouve par exemple des spécialistes du roman policier, de la bande dessinée, de la science-fiction, des arts culinaires mais aussi des arts du livre, de la philosophie, de l’histoire ou des affiches anciennes. C’est donc à une rencontre avec de vraies personnalités que sont invités ceux qui déambulent le long des boîtes et la discussion avec les bouquinistes est souvent passionnante.

Face aux difficultés rencontrés par les bouquinistes du fait de la crise sanitaire et pour leur assurer des ventes, un site internet a été créé. Il est exclusivement réservé et totalement gratuit pour les bouquinistes. Il n’y a pas de transaction en ligne : vous envoyez par mail un bon de commande au bouquiniste qui prendra ensuite contact pour finaliser votre achat, avec accord sur les frais de port et les conditions de règlement.

Les bouquinistes des quais de Seine, maintes fois copiés, jamais égalés !

De nombreux projets de bouquinistes ont émergé dans des villes du monde entier. Aucun n’a jamais eu la pérennité des quais de Seine de Paris. La seule chose que l’histoire est incapable d’expliquer…

Dessin de Bernard Boutet de Monvel. 1930.

Été 2024, les Jeux olympiques sont, hélas, sujet à conflit entre bouquinistes et Mairie de Paris. Ils refusent le déplacement de leurs boîtes l’occasion de ce grand événement sportif. Le très sérieux quotidien Le Monde a même consacré un bel article à la question dans son édition datée du 25 juillet dernier. Article signée Nicole Vulser. Par ailleurs, Hubert Bouccara, de la librairie La Rose de Java à Paris a lancé une pétition le 26 juillet dernier « pour la sauvegarde des bouquinistes ». Près d’une semaine après, elle est à quelques encablures des 50.000 signatures. Le libraire est formel : « Avec l’arrivée des Jeux olympiques, les bouquinistes des quais de la Seine sont directement mis en danger. » Il pointe le manque de garanties de « remontages et de restaurations des boîtes », pour ces « libraires à ciel ouvert » qui ont ce seul emploi et donc cette seule source de revenus. Et d’ajouter : « Il est difficile d’imaginer les quais de la Seine sans bouquinistes, ça revient à détruire l’âme de Paris. » Pour une signataire, « Paris sans les bouquinistes ce ne serait plus Paris », quand une autre rappelle qu’ils « étaient installés bien avant les Jeux olympiques modernes ». Nous comprenons tous nos amis bouquinistes et, à titre personnel, je salue tous ceux que je côtoie régulièrement.

S. Hessel,2012.

« Créer, c’est résister, résister, c’est créer ». Une phrase venant d’un appel solennel lancé par des membres du Conseil national de la résistance. Des paroles de lumière aux heures les plus sombres de notre histoire. Elle a été reprise par le diplomate, résistant, écrivain et militant politique Stéphane Hessel (1917-2013) dans son très célèbre Indignez-vous ! (Montpellier, Indigène éditions, Coll. « Ceux qui marchent contre le vent », 2010).

Sources: paris.fr, Actu.fr

Les bouquinistes
Le cygne meurt en chantant et chante en mourant. Pas la mouette dont la signification spirituelle représente l’adaptabilité et la débrouillardise ainsi que des opportunités et des circonstances favorables.

Loges mixtes plus intelligentes ? La science répond !

La loge n’est en aucune manière un centre d’entrainement social et encore moins thérapeutique. Pourtant, on peut se demander si on travaille plus efficacement sa spiritualité et sa fraternité dans une loge monogenre ou dans une loge mixte. Il est évident qu’aucune étude sociologique sérieuse n’a été réalisée dans les diverses obédiences connues. Qui accepterait d’accueillir dans ses locaux des chercheurs pour confirmer ou infirmer un tel postulat ?

Pourtant, le célèbre MIT de Boston (USA) a mis au point un test QI qui permet désormais d’évaluer l’intelligence des groupes. Jusqu’à présent le résultat de ces recherches semble faire autorité. Il serait donc logique de conclure qu’un groupe est plus intelligent qu’un individu et surtout, tous les résultats confirment que la présence de femmes rend le groupe nettement plus intelligent.

La question qu’il convient donc de poser est :

« Le travail est-il de meilleur qualité dans une Loge mixte que dans une Loge monogenre ? »

Nous vous laissons regarder ce reportage ci-dessous proposé par la chaine Arte qui confirme avec certitude que les groupes ne suivent pas forcément les plus intelligents mais ceux qui parlent le plus fort. Comme cela est étrange !

Il reste maintenant à transposer avec le monde maçonnique (avant d’essayer avec celui de la politique) pour confirmer cette question de la mixité.