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28/09/24 : Grande Loge Féminine de France – « Temple Ouvert » : À la découverte des travaux maçonniques

Le samedi 28 septembre 2024, à partir de 14h, la Grande Loge Féminine de France (GLFF) vous ouvre les portes de ses temples à la Cité du Couvent, Paris 11, dans le cadre de l’opération « Temple Ouvert ». Cet événement unique dans le paysage maçonnique et ésotérique parisien invite le grand public à découvrir de près les travaux des franc-maçonnes, habituellement réservés à des tenues rituelles.

Les planches, élaborées et présentées par leurs autrices lors des travaux en loge, seront exceptionnellement partagées avec des profanes. Un temps d’échange suivra chaque présentation, permettant aux visiteurs de plonger au cœur des réflexions philosophiques et symboliques de la Grande Loge Féminine de France. C’est une opportunité rare pour s’immerger dans la méthodologie de travail des franc-maçonnes et comprendre les subtilités de leur quête initiatique.

Les thématiques abordées lors de cet après-midi promettent d’être aussi variées que captivantes, allant de la franc-maçonnerie et l’intelligence artificielle, à l’histoire du tablier de la princesse, en passant par la liberté d’expression à travers l’art de la caricature. Chaque présentation sera suivie d’un échange avec le public, renforçant l’esprit d’ouverture et de partage qui caractérise cet événement.

Sceau GLFF
Sceau GLFF

L’inscription est obligatoire pour participer à cette journée, et vous pouvez réserver votre place en précisant le numéro du temple.

Ne manquez pas cet événement exceptionnel au cœur de la franc-maçonnerie féminine !

Infos pratiques

Grande Loge Féminine de France, Cité du Couvent
Grande Loge Féminine de France, Cité du Couvent

Cité du Couvent, 75011 Paris

Tel 06 80 92 97 25  

Métro Charonne – Bus 46, 56, 76

« Chimères » : Quand l’imaginaire devient initiatique

Le vaste univers de l’imaginaire accueille un nouveau joyau : Chimères, une revue audacieuse qui fait son entrée sur la scène littéraire le vendredi 27 septembre 2024.

Sous la houlette des talentueux Victor Battaggion et Anne Besson, et avec le soutien passionné des éditions Télémaque, Chimères aspire à combler un vide dans le paysage culturel. En se définissant comme « la revue qui manquait à l’imaginaire », elle propose un contenu riche et diversifié : interviews, reportages, enquêtes, chroniques littéraires et réflexions autour de la fantasy, qu’elle explore sous toutes ses formes, de la littérature aux jeux de société, en passant par le cinéma et les jeux vidéo.

Sa première couverture, marquée par des tons sombres et la figure imposante de l’acteur Henry Cavill, incarnation du célèbre Witcher, donne d’emblée le ton : Chimères se consacre aux mondes de l’imaginaire. Son titre évoque les créatures mythiques et hybrides de la Grèce antique, symboles d’une créativité sans limites, et d’un foisonnement artistique qui trouve sa plus belle expression dans la fantasy et la science-fiction.

Un genre en pleine expansion

L’imaginaire, autrefois domaine de niche, a aujourd’hui conquis les cœurs et les esprits d’un public élargi. Les succès mondiaux de sagas telles que « Le Trône de fer » de George R. R. Martin ou « The Witcher » d’Andrzej Sapkowski, adaptés à la télévision et en jeux vidéo, ont fait de ce genre un incontournable. Pourtant, malgré cette popularité grandissante, aucun média ne s’était encore aventuré à consacrer pleinement son contenu à ce domaine aussi vaste qu’insaisissable. Chimères relève ce défi avec brio, ravivant le souvenir de publications spécialisées comme la revue Asphodale.

Dans leur éditorial, Anne Besson et Victor Battaggion retracent la genèse de Chimères. C’est une idée « folle » qui les a traversés lors de la codirection de « Fantasy & Moyen Âge » : créer une revue dédiée à la fantasy et aux mondes imaginaires, destinée à un large public. Malgré les obstacles inhérents au monde de la presse, les éditeurs ont tenu bon, animés par la conviction que l’imaginaire, en ces temps incertains, est plus nécessaire que jamais. Chimères devient alors une invitation à l’évasion, à l’espoir, et à la rêverie.

Un objet de collection unique

Dans un monde de plus en plus digitalisé, Chimères revendique fièrement son existence en tant que revue exclusivement papier. Tirée à 35 000 exemplaires, elle se présente comme un véritable objet de collection pour les amateurs du genre, avec un design soigné et des pages dédiées à l’exploration des univers les plus fascinants. Ce choix du papier reflète la volonté des éditeurs de préserver une liberté éditoriale à toute épreuve, soutenue par Stéphane Watelet des éditions Télémaque, et renforcée par une campagne de financement participatif couronnée de succès, atteignant 482 % de son objectif.

Un projet collaboratif et ambitieux

Chimères a réuni autour d’elle une équipe de passionnés, experts de l’imaginaire sous toutes ses formes. Journalistes, écrivains et chercheurs de renom ont prêté leurs plumes pour ce premier numéro : Philippe Peter, spécialiste de la bande dessinée, Bénédicte Coudière, autrice amoureuse de la fantasy et des jeux vidéo, Justine Breton, maître de conférences en littérature comparée, ainsi que Jean Zeid, chroniqueur jeux vidéo, et le célèbre YouTuber Nota Bene. Ensemble, ils tissent une mosaïque de réflexions autour des mondes de la fantasy, entre articles fouillés et chroniques incisives.

Un contenu riche et varié

Pour inaugurer cette aventure littéraire, Chimères place la barre très haut. Une interview exclusive de l’auteur Andrzej Sapkowski, créateur de la saga « The Witcher », trône en une, accompagnée d’un dossier dédié. Robin Hobb, l’autrice de L’Assassin royal, et Enki Bilal, maître de la bande dessinée, enrichissent également les pages de cette première édition.

Ce numéro inaugural se penche sur des thématiques aussi variées que les 50 ans du jeu de rôle Donjons & Dragons, ou les liens entre jeux vidéo et mondes imaginaires. Avec ses 150 pages d’analyses, Chimères propose un panorama complet et captivant pour tout amateur de fantasy, de science-fiction et d’imaginaire.

Rappelons que la relation entre l’imaginaire et la franc-maçonnerie est profonde et complexe, se tissant autour de symboles, de mythes, et d’un langage ésotérique qui invite à une exploration intérieure et spirituelle. L’imaginaire, en tant que capacité humaine à concevoir des mondes autres, des réalités alternatives et des mythologies symboliques, joue un rôle central dans les pratiques et les réflexions maçonniques. Cette nouvelle revue peut intéresser tout(e) initié(e)…

En somme, Chimères s’annonce comme une revue incontournable pour tous ceux qui souhaitent plonger dans les mondes fascinants de la fantasy, et ouvre de nouvelles portes vers des univers où règnent le rêve et la créativité. À découvrir sans tarder en kiosques et en librairies dès le 27 septembre 2024.

1re Fête maçonnique à Wolfenbüttel : « Vivre ensemble des choses précieuses »

De notre confrère allemand regionalheute.de

Wolfenbuttel. Sous la devise « Vivre ensemble des choses précieuses », cet été a eu lieu le 1er Festival de la franc-maçonnerie à Wolfenbüttel qui a proposé au public une série d’événements tels que du théâtre, de la musique, des lectures et de l’art – tous faisant référence à la franc-maçonnerie – jusqu’en septembre. La devise est « Vivez ensemble des choses précieuses ». Le maire de Wolfenbüttel, Ivica Lukanic, a repris le patronage. La loge maçonnique Wilhelm de Wolfenbüttel l’a annoncé à propos des trois piliers.

Les organisateurs du festival sont le district de Basse-Saxe/Saxe-Anhalt de la Grande Loge AFuAMvD (Anciens maçons libres et acceptés d’Allemagne), la Loge maçonnique Wilhelm aux Trois Piliers de Wolfenbüttel, l’Association maçonnique Pegasus pour l’art, la culture et la communication et la Société maçonnique de recherche Quatuor Coronati.

Selon les organisateurs, les événements serviront à « unir les gens dans une époque de défis et à célébrer la beauté de la vie ». L’accent est mis sur l’échange d’idées et de valeurs (franc-maçonniques). Les francs-maçons invitent : « Rassemblons-nous pour partager la passion du bien et du beau en créant une oasis de convivialité et d’inspiration. »

Wolfenbüttel, ville franc-maçonne

Blason de la ville de Wolfenbüttel

Le choix de la ville de Lessing, Wolfenbüttel (chef-lieu de l’arrondissement du même nom en Basse-Saxe et  bien connue comme l’ancienne résidence des princes de Brunswick-Wolfenbüttel), comme lieu de la manifestation n’est pas sans raison. Wolfenbüttel connut ses premiers contacts maçonniques grâce à Lessing (1729-1781), qui travailla comme bibliothécaire ducal à Wolfenbüttel de 1770 jusqu’à sa mort. Le poète probablement le plus important des Lumières allemandes fut accepté en 1771 dans la loge « Zu den drei Rosen » à Hambourg, mais à Wolfenbüttel il fut empêché de fonder une loge maçonnique. Ce n’est qu’en 1847 que la loge de Wolfenbüttel « Guillaume aux Trois Piliers » fut installée le 8 septembre.

Palais de Wolfenbüttel

La franc-maçonnerie, répandue dans le monde entier et comptant environ 2,6 millions de membres (Allemagne : environ 15 000 maçons ramenés aux 83,8 millions d’habitants en 2022), également appelée « l’art royal », est, selon ses propres dires, une association de vie et d’amitié à orientation éthique. Les idéaux fondamentaux sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité. Par leur travail sur la « pierre brute », les francs-maçons aspirent à l’approfondissement spirituel et à la perfection morale ; les pierres ainsi taillées sont destinées à permettre au « temple de l’humanité » de grandir.

Le crime Matteotti. La vérité officielle, les doutes et les analogies

De notre confrère italien giornaleadige.it – par Paolo Danieli

Le 10 juin 1024, il y a 100 ans, avait lieu l’assassinat d’un homme courageux : Giacomo Matteotti. Dans un célèbre discours à la Chambre, il accusa les fascistes d’avoir manipulé les résultats des élections, qu’il considérait donc comme invalides. Peu de temps après, il fut kidnappé et assassiné. N’importe qui aurait remis en question le lien de cause à effet entre son discours et le crime. Mussolini en a assumé la responsabilité historique et morale. C’est la vérité officielle.

Les doutes de son fils Matteo Matteotti

C’est son fils Matteo Matteotti, socialiste comme lui, parlementaire et ministre sous la 1ère République, qui l’a remis en question il y a 40 ans. Un article d’Antonio Landolfi intitulé « La franc-maçonnerie et le crime Matteotti : une autre vérité » publié dans le journal du Parti Socialiste italien « l’Avanti ! » du 27 juillet 1985, rapportait ce que le fils du martyr avait écrit dans son livre « Ces vingt années. Du fascisme à une Italie en mutation ».

Le crime de Matteotti. La vérité officielle, les doutes et les analogies
Matteo Matteotti

Le fils a également parlé du crime dans un article intitulé : « Le roi était derrière la mort de mon père »   dans lequel il affirmait que « l’assassinat de Giacomo Matteotti n’était pas un crime politique, mais un crime commercial. Mussolini n’avait aucun intérêt à le faire tuer. En dessous, il y avait le scandale pétrolier et la longue main de la Couronne. La vérité éclatera bientôt. » Dans l’interview, Marcello Staglieno a noté que le livre soulevait « des questions intéressantes sur l’assassinat de Giacomo Matteotti ; ceux-ci : Vittorio Emanuele III a-t-il joué un rôle décisif dans le crime ? Le roi impliqué dans ce scandale pétrolier (l’affaire Sinclair) dont la presse de l’époque parlait et parlait et, découvert par Matteotti, a manœuvré pour l’assassiner ?

Matteo Matteotti raconte également qu’au moment du crime, les journaux avaient parlé de son père qui devait signaler un scandale de jeu et de pétrole dont il avait des documents dans le dossier qu’il avait avec lui au moment de son enlèvement.

Et il se réfère également à un autre article de Giancarlo Fusco dans « Stampa Sera » du 2 janvier 1978 dans lequel il écrit : « À l’automne 1942, Aimone de Savoie, duc d’Aoste, a déclaré à un groupe d’officiers qu’en 1924 Matteotti s’était rendu en Angleterre. où il fut reçu, comme franc-maçon de haut degré, par la Loge Respectable « La Licorne Et Le Lion ». Et il a appris par hasard que dans un certain bureau de Sinclair, une société américaine associée à Anglo Persian Oil, le futur BP, se trouvaient deux documents privés. 

Le crime de Matteotti. La vérité officielle, les doutes et les analogies


Dès le début, il est apparu que Vittorio Emanuele III, depuis 1921, était inscrit au registre des actionnaires sans payer un centime ; la seconde a révélé l’engagement du roi à maintenir les gisements du Fezzan de Tripoli et d’autres régions de l’arrière-pays libyen aussi ignorés que possible ». Ajoutant : « Toujours à titre d’hypothèse, début juin un informateur, un certain Thishwalder, se serait présenté à De Bono avec de précieuses nouvelles : Matteotti avait un dossier sur des collusions entre le roi et Sinclair ».

Cette nouvelle a fait sensation. En octobre 1985, ‘Repubblica’ écrivait dans un article d’ Alberto Stabile : « L’hypothèse relie le crime de 1924 à l’affaire pétrolière Sinclair. La Couronne a joué un rôle dans le meurtre de mon père. Le fils de Matteotti réécrit l’histoire » 

Matteotti, observait la presse de l’époque, bien qu’il ne soit pas franc-maçon, avait été reçu par une Loge. L’explication aurait pu être qu’ils voulaient lui fournir des documents pour déstabiliser le régime. Le dossier compromettait le roi et aurait pu faire tomber Mussolini qui confiait en 1945 au journaliste Carlo Silvestri que le crime de Matteotti avait été organisé par des milieux liés à la finance.

L’hebdomadaire « Candido » , fondé par Giovanni Guareschi et dirigé par Giorgio Pisanò , s’est saisi de l’affaire le 30 janvier 1986 en écrivant : « L’assassinat du représentant socialiste a été décidé dans un milieu milanais restreint d’affaires et maçonnique « . Cela aurait été  » La franc-maçonnerie a fait tuer Matteotti pour en rejeter la responsabilité sur Mussolini et par conséquent le forcer à démissionner ».
 Mussolini, s’adressant à sa sœur Edvige, a également déclaré que le crime avait été «une tempête déclenchée contre moi par ceux qui auraient dû l’éviter», faisant référence à certains de ses collaborateurs, De Bono, Marinelli, Finzi et Rossi, presque tous liés à Franc-maçonnerie. Il a également défini le crime comme « un cadavre jeté à mes pieds pour me faire trébucher » .

Tous les morceaux d’une mosaïque qui raconte une vérité différente de la vérité officielle, avec des similitudes avec d’autres meurtres et massacres politiques survenus par la suite. Souvenons-nous de la mort d’ Enrico Mattei , présentée comme un accident d’avion et des massacres survenus pendant les « années de plomb ».

Le crime de Matteotti. La vérité officielle, les doutes et les analogies

Par exemple, jusqu’à hier, tout le monde était convaincu que l’assassinat d’ Aldo Moro avait été planifié, organisé et exécuté par les Brigades rouges . Aujourd’hui, la vraie vérité apparaît. Les Brigades rouges ont commis l’enlèvement et le meurtre. Mais ils étaient dirigés par les services secrets de puissances étrangères dont le but était d’influencer la politique italienne. Comme cela arrive souvent, la vérité éclate petit à petit au fil des années. Et la vérité, outre la juste indignation qui doit rester dans notre mémoire historique, est le meilleur hommage qui puisse être rendu à ceux qui sont morts, comme Giacomo Matteotti, pour ses idées.

Bacchus chez les francs-macs, un banquet d’ordre mythique ! (Épisode n° 1)

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Texte de Pierre Pelle Le Croisa – Illustrations de François Morel.

« À la face rubiconde,
Consultez-vous un buveur ?
Il vous dira qu’en ce monde
Bacchus seul fait le bonheur.
Sans approuver son ivresse,
Je trouve aussi le vin bon,
Quand on boit avec sagesse
À la santé d’un Franc-Maçon. »

Incipit, tiré de : « Le bonheur » par le R :. F :. Lesne (1799), des « Amis Réunis de la Victoire », air : « Aussitôt que la Lumière » in « Cantiques maçonniques » (« Réunion des deux Grands Orients de France – Planches, discours et cantiques – Mémoire II », éd. Mémoires de la Grande Loge, 2013).

EN GUISE DE PRÉMICES…

Cette saynète aspire à distraire, amuser, réjouir. Dans un premier temps, comme le banquet d’ordre dont elle est le thème, elle est simplement une histoire plaisante, pleine de fantaisie, d’émotion et d’humour.

Mais au-delà, elle vise dans un deuxième temps à comparer les banquets d’ordre d’aujourd’hui aux ordonnances des banquets d’autrefois, et plus particulièrement à ceux de l’Antiquité. Cette mise en parallèle fait ressortir les ressemblances et les divergences des uns par rapport aux autres.

Plus avant encore, pour ceux qui voudraient poursuivre la recherche, elle offre dans un troisième temps quelques éclairages tant sur les dieux, l’organisation, les rituels et la pratique des agapes dans le monde gréco-romain de jadis, que sur l’organisation, les rituels et la pratique des agapes de nos jours, dans le monde maçonnique. C’est la raison pour laquelle, même si l’histoire se suffit à elle-même et ne nécessite pas de commentaire, un lexique des termes employés vient conforter le récit, et surtout l’ouvrir vers d’autres réflexions.

Enfin, s’il me fallait ajouter un dernier mot pour introduire à ce banquet d’ordre mythique, je n’en verrais qu’un pour conclure : « Buvons ! »

Pierre-Paul le Candide (Alias Pierre Pelle Le Croisa)

ITALIE : La franc-maçonnerie à l’ère du numérique – l’émancipation sur les réseaux sociaux

De notre confrère italien keyforweb.it

Ces dernières années, la franc-maçonnerie a connu une transformation significative, s’adaptant à la dynamique du monde numérique et tirant parti des réseaux sociaux pour se connecter avec un public plus large. Ce changement permet aux organisations maçonniques de se moderniser et d’atteindre de nouvelles générations de membres potentiels, préservant ainsi une tradition vieille de plusieurs siècles dans un contexte contemporain.

Adaptation aux réseaux sociaux

La plateforme sur laquelle la franc-maçonnerie montre une présence particulièrement active est Facebook. Le choix n’est pas aléatoire : Facebook est principalement utilisé par des utilisateurs âgés de 28 à 50 ans, un groupe démographique qui se situe dans la période de la vie où les gens ont tendance à s’intéresser aux valeurs et aux activités maçonniques. Cette tranche d’âge représente un public idéal pour les loges maçonniques cherchant à élargir leur portée et à recruter de nouveaux membres.

L’Ordre Maçonnique Traditionnel Italien

Parmi les organisations maçonniques les plus actives sur les réseaux sociaux, se distingue l’Ordre maçonnique traditionnel italien ( www.ordinemassonicotradizionale.it ). Cette organisation possède la deuxième page la plus suivie sur Facebook dans le panorama maçonnique italien, immédiatement après le Grand Orient d’Italie. Cependant, ce qui distingue l’Ordre maçonnique traditionnel italien est son haut niveau d’engagement auprès des utilisateurs. La page est constamment mise à jour avec un contenu pertinent et intéressant, qui stimule la participation et l’interaction des membres, depuis les communications sur l’ouverture de nouvelles loges, jusqu’aux articles de blog jusqu’aux vidéos informatives sur les différents aspects de la franc-maçonnerie.

Le succès de l’Ordre maçonnique traditionnel italien sur Facebook peut être attribué à plusieurs stratégies efficaces. La page utilise une combinaison de publications informatives, d’événements virtuels, de discussions ouvertes et de contenu multimédia pour maintenir l’intérêt des utilisateurs. Les discussions sont souvent centrées sur les principes maçonniques, l’histoire de l’ordre et les initiatives actuelles, créant un sentiment de communauté entre les membres et sympathisants.

Impact de la présence en ligne

L’activité croissante de la franc-maçonnerie sur les réseaux sociaux a un impact significatif. Non seulement les organisations sont capables d’atteindre un public plus large, mais elles sont également capables de dissiper les mythes et les préjugés, favorisant ainsi une plus grande transparence. Les réseaux sociaux permettent aux loges de montrer leur côté humain et d’interagir directement avec le public, facilitant un dialogue ouvert et constructif.

L’avenir de la franc-maçonnerie numérique

En regardant vers l’avenir, il est probable que la présence de la franc-maçonnerie sur les réseaux sociaux continuera de croître. D’autres plateformes, comme Instagram et LinkedIn, pourraient devenir de nouveaux champs d’expansion, touchant différentes tranches d’âge et intérêts professionnels. L’adoption de technologies numériques plus avancées, telles que les webinaires et les podcasts, pourrait étendre davantage la portée et l’influence des organisations maçonniques.

En conclusion, la franc-maçonnerie fait preuve d’une remarquable capacité d’adaptation aux temps modernes. L’utilisation stratégique des réseaux sociaux permet non seulement de maintenir vivantes les valeurs et les traditions maçonniques, mais aussi de les renouveler et de les adapter aux besoins et aux attentes des nouvelles générations. L’Ordre maçonnique traditionnel italien, avec son haut niveau d’activité et d’engagement sur Facebook, représente un brillant exemple de la manière dont les organisations maçonniques peuvent prospérer à l’ère numérique.

L’association maçonnique millionnaire ne paie pas d’impôts… car elle loue des chambres

De notre confrère portuguais zap.aeiou.pt

Au Portugal, l’association maçonnique la plus riche est celle du Grand Orient Lusitanien, principale référence maçonnique au Portugal. Elle bénéficie de plusieurs exonérations fiscales controversées, conservant le statut d’Institution Privée de Solidarité Sociale, car elle loue des chambres à des étudiants universitaires.

L’ Internato de São João (ISJ), lié au Grand Orient Lusitanien (GOL), a été créé en 1862 et possède un patrimoine immobilier d’un million de dollars, avec sept propriétés à Lisbonne, évaluées à environ 3,3 millions d’euros. Mais voilà, l’association maçonnique n’a jamais payé l’impôt foncier communal (IMI) sur cette propriété, constate le même journal.

En 2017, ISJ a vendu trois immeubles pour 7,3 millions d’euros. En plus de n’avoir jamais payé l’IMI sur ces biens, il a également omis de payer l’Impôt Collectif sur le Revenu (IRC) sur les plus-values ​​obtenues , une exonération également controversée, selon le journal susmentionné.

L’ association maçonnique bénéficie également d’exonérations du droit de timbre, de la TVA et des taxes communales – tout cela en raison de son statut d’Institution Privée de Solidarité Sociale (IPSS) .

Mais, dans le cas de l’IMI, les IPSS ne sont exonérés de l’impôt que sur « les bâtiments dans lesquels s’exercent les activités statutaires des institutions », note Público. Par conséquent, seul le manoir de Lisbonne , où se trouve le siège de l’ISJ, devrait être exempté.

La sécurité sociale aurait dû annuler son statut

En 2012, l’ISJ a fermé le foyer pour filles pauvres qui lui a valu le statut IPSS. C’était sa seule activité d’action sociale, mais, malgré cette fermeture, elle a conservé ce statut.

Público souligne qu’à cette époque, la Sécurité sociale aurait dû annuler l’enregistrement de l’ISJ comme IPSS. Mais cela ne s’est pas produit, c’est pourquoi le journal a demandé des explications à l’Institut de sécurité sociale (ISS). La réponse n’est arrivée que huit mois plus tard et elle n’était pas claire.

L’Institut indique que « la Sécurité sociale n’a connaissance d’aucune situation qui pourrait conduire à l’éventuelle annulation de l’enregistrement de ladite entité [ISJ] comme IPSS », cite le journal.

Chambres pour étudiants universitaires

Après la fermeture du foyer en 2012, l’ISJ a modifié ses statuts en 2014, pour inclure la « promotion et la gestion des résidences étudiantes » dans ses objectifs. Les installations du foyer ont ensuite été adaptées pour louer des chambres aux étudiants de l’enseignement supérieur.

Ainsi, pour l’ISS, « la location de chambres aux étudiants répond à un « objectif d’action sociale », même si les revenus de leurs familles ne constituent pas un critère d’admissibilité », souligne Público.

Le membre du conseil d’administration de l’ISJ qui gère le patrimoine, Victor Marques, assure au quotidien que les chambres sont destinées aux « jeunes nécessaires qui viennent étudier à Lisbonne » et que, par conséquent, ils ont accès « à des logements à des prix allant de 275 à 415 euros par mois .

Mais il suppose qu’ « il n’y a pas de critères de sélection spécifiques » et que « celui qui arrive le premier a un avantage » dans les postes vacants.

Público a également constaté que les critères d’admission privilégient « les membres de la famille des membres » . Victor Marques affirme qu’« environ un tiers » des 24 étudiants actuels qui louent des chambres à l’ISJ se trouvent dans cette situation.

Víctor Marques déclare également à Público que l’ISJ envisage de créer d’autres réponses d’action sociale, comme un service de maintien à domicile pour les personnes âgées et une garderie . Mais jusqu’à présent, rien n’a été réalisé sur le terrain.

L’ISJ est l’association avec le plus grand patrimoine de celles qui composent la Grande Oriente Lusitanienne (GOL), la principale référence de la franc-maçonnerie au Portugal.

Público souligne que GOL a créé deux autres IPSS qui n’ont jamais exercé aucune activité.

« L’Appel à la Fraternité » : La franc-maçonnerie, gardienne de l’humanisme dans un monde en crise

L’Appel à la Fraternité formulé par la Grande Loge de France (GLDF) résonne comme un cri à l’unité dans un monde profondément marqué par la montée des extrémismes et des tensions idéologiques. Cet ouvrage de soixante-dix de pages ne se contente pas d’évoquer les pratiques maçonniques, mais place la franc-maçonnerie comme un pilier contre les divisions et les haines contemporaines. Les onze textes rassemblés ici montrent une profonde méditation sur l’état de la société moderne et une réflexion sur la manière dont les principes maçonniques peuvent jouer un rôle essentiel dans le maintien de l’harmonie sociale.

Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France, signe la préface et ouvre l’ouvrage en tenant des propos éclairants.

Il s’agit d’un texte profondément ancré dans la tradition humaniste et spirituelle de la franc-maçonnerie. Dès les premières lignes, il établit un lien entre la situation actuelle, marquée par des crises et des bouleversements sociétaux, et l’impérieuse nécessité de revivifier les valeurs de fraternité, de solidarité et d’universalité. Thierry Zaveroni rappelle que dans un monde où les idéaux de la République française — Liberté, Égalité, Fraternité — sont souvent mis à mal par les tensions sociales, politiques et idéologiques, ces valeurs maçonniques offrent une voie vers une plus grande harmonie sociale.

L’appel à la fraternité en temps de crise

Le texte du Grand Maître commence par souligner les trois siècles d’existence de la Grande Loge de France, qui a su maintenir une lumière d’espoir, même dans les moments les plus sombres de l’histoire. Thierry Zaveroni fait allusion à ces périodes de trouble, pendant lesquelles les idéaux et les valeurs maçonniques se sont affirmés comme des réponses essentielles aux défis de l’époque. Il appelle les francs-maçons à comprendre que la fraternité n’est pas simplement une idée abstraite, mais une pratique quotidienne et tangible qui donne un sens à l’existence humaine.

Selon Thierry Zaveroni, la fraternité est une valeur active et dynamique, qui non seulement unit les individus mais les pousse également à se dépasser, à transcender leurs différences pour œuvrer ensemble à un monde plus juste. Elle est le ciment qui permet de solidifier les liens humains et de lutter contre les fractures sociales et politiques qui menacent les sociétés modernes.

La continuité d’une mission humaniste

Thierry Zaveroni ne se contente pas de dépeindre un monde en crise. Il met également en avant la persistance et l’actualité des idéaux maçonniques dans ce contexte. La Grande Loge de France se présente comme une institution qui, à travers les siècles, a cherché à dépasser les divisions religieuses, politiques et sociales pour offrir une vision universaliste de l’humanité. Zaveroni réaffirme que, face à la montée des extrémismes et des populismes, ces valeurs humanistes prennent une importance cruciale.

Il rappelle que la franc-maçonnerie ne se réduit pas à une simple organisation initiatique ou associative, mais qu’elle constitue un véritable mouvement spirituel et philosophique. Son objectif ultime est de participer à l’élévation de l’humanité entière. Cette quête spirituelle ne s’arrête pas à l’individu ; elle englobe une mission collective qui vise à construire un monde plus éclairé et plus tolérant. La fraternité, dans cette perspective, devient le pilier fondamental de l’action maçonnique.

Un engagement envers la société

Thierry Zaveroni souligne également que cet engagement fraternel doit s’étendre au-delà des loges et toucher la société tout entière. Il fait un appel explicite à l’implication des francs-maçons, mais aussi des citoyens en général, pour que la fraternité devienne une valeur partagée et pratiquée dans la vie quotidienne. Cet engagement envers l’autre, qui est au cœur de la philosophie maçonnique, doit prendre la forme d’une solidarité active, surtout dans un monde de plus en plus divisé.

Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF
Thierry Zaveroni, Grand Maître de la GLDF

Le Grand Maître exprime une certaine urgence dans cette réflexion. Face aux tensions contemporaines, il est crucial que les forces humanistes se mobilisent rapidement et de manière déterminée. L’époque ne permet plus l’indifférence ou la neutralité face aux injustices et aux divisions croissantes. Thierry Zaveroni exhorte chaque franc-maçon, mais aussi chaque lecteur, à s’impliquer dans la construction d’un monde plus pacifique et fraternel.

La préface de Thierry Zaveroni est un appel vibrant à la réaffirmation des valeurs fondamentales de la franc-maçonnerie dans un monde troublé. La Grande Loge de France, avec son histoire riche et ses idéaux forts, se positionne comme un acteur incontournable dans la promotion d’une société plus juste, plus égalitaire et plus fraternelle. Le Grand Maître Thierry Zaveroni termine son propos avec un message d’espoir prudent, en affirmant qu’il est encore possible de voir émerger un avenir meilleur, à condition que chacun s’efforce de vivre et d’agir selon les principes de fraternité, de tolérance et de justice sociale.

Ensuite, le lecteur est plongé dans une réflexion humaniste, où la franc-maçonnerie est présentée comme une force de résistance face aux dérives autoritaires et populistes qui gangrènent les sociétés modernes. Christophe Bourseiller, dans son essai « La franc-maçonnerie, un rempart face aux extrémismes », met en exergue le besoin vital d’unir les hommes autour de valeurs universelles, telles que la tolérance et la liberté de conscience. Les chaînes symboliques apparaissant en arrière-plan sur la couverture renforcent cette idée d’une solidarité humaine, formant une défense contre les forces du mal.

En contrepoint, l’article de Brice Châtel intitulé « Jeunesse et citoyenneté » engage une réflexion sur le rôle crucial des nouvelles générations dans la préservation et la promotion des idéaux maçonniques. Les jeunes sont vus non seulement comme les héritiers de cette tradition humaniste, mais aussi comme les garants d’une citoyenneté active et consciente, prête à affronter les défis d’un monde en pleine mutation. L’idée de citoyenneté, ainsi présentée, se rapproche d’une forme d’engagement éthique où chaque individu est responsable non seulement de ses propres actions, mais également du bien-être collectif.

La franc-maçonnerie se définit ici, tout au long de l’ouvrage, non pas seulement comme une institution initiatique, mais comme une philosophie pratique de la vie. Dans une société où l’individualisme et la fragmentation sociale menacent de plus en plus la cohésion, la Loge apparaît comme un refuge spirituel, offrant des repères clairs pour qui souhaite comprendre le sens profond de l’humanisme. Le lecteur est invité à méditer sur ces valeurs intemporelles, loin des bruits de la vie moderne, dans un espace sacré où l’éthique, la raison et la foi en l’homme deviennent les remparts contre la barbarie.

Un dialogue avec l’histoire et la culture maçonnique

L’ouvrage, tout en traitant des défis contemporains, inscrit la franc-maçonnerie dans une longue lignée d’idées et de pensées historiques. Les références aux Lumières, à la Révolution française, mais aussi aux figures intellectuelles et politiques marquantes telles que Simone de Beauvoir et Marcel Pagnol, tissent un fil rouge culturel entre le passé et le présent. À travers ces figures, la Grande Loge de France cherche à rappeler que son combat pour la liberté et la fraternité n’est pas nouveau, mais s’inscrit dans une tradition continue de défense des droits humains.

La représentation visuelle de « La Liberté guidant le peuple » sur l’une des pages rappelle ainsi la vocation maçonnique de libérer l’esprit humain des chaînes de l’ignorance et du despotisme. Les couleurs vibrantes du tableau d’Eugène Delacroix évoquent les luttes passées, mais elles rappellent aussi que la lutte pour l’égalité et la justice est encore loin d’être terminée. La franc-maçonnerie, telle qu’elle est décrite dans ces pages, aspire à devenir une force morale capable de guider les peuples vers un futur plus juste et éclairé.

Une réflexion philosophique et spirituelle

Les auteurs ne se contentent pas de traiter de la franc-maçonnerie sous un angle historique ou politique ; ils explorent également la dimension spirituelle de l’engagement maçonnique. Une citation, inscrite en lettres rouges sur l’une des pages, résume parfaitement cette quête spirituelle : « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Cet aphorisme, repris de l’Antiquité, révèle la profondeur de la pensée maçonnique, qui invite chaque homme à embrasser l’ensemble de l’humanité, avec ses richesses, mais aussi ses imperfections.

L’ouvrage fait donc la part belle à la réflexion philosophique, notamment en traitant de la notion de fraternité. Cette fraternité n’est pas seulement vue comme un sentiment ou un idéal, mais comme une pratique de vie. Dans les pages consacrées aux jeunes générations, il est souvent fait référence à l’importance de l’action collective, d’une implication dans la société à travers des associations, des engagements citoyens, ou encore des actions concrètes de solidarité. Cela montre que la franc-maçonnerie n’est pas un simple espace de discussion théorique, mais bien un lieu où se construisent des projets et des initiatives en faveur du bien commun.

En conclusion, L’appel Fraternité de la Grande Loge de France est bien plus qu’un simple ouvrage sur la franc-maçonnerie. C’est un plaidoyer pour un monde plus juste, où les principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont vécus au quotidien. Chaque page, chaque illustration, chaque citation est une invitation à méditer sur l’état du monde et sur la manière dont la franc-maçonnerie peut, par ses valeurs universelles, apporter une réponse aux crises actuelles. Il s’agit là d’un texte profondément humaniste, où se mêlent la sagesse des Anciens et les espoirs des générations futures.

Loin des idées reçues sur la franc-maçonnerie, cet ouvrage montre que les Loges ne sont pas des lieux de secrets, mais bien des espaces de lumière où chacun est invité à participer à la construction d’un monde meilleur.

Attardons-nous sur l’illustration de la première de couverture

Symbolique et minimaliste, elle est un message visuel puissant incarnant les idéaux de la Grande Loge de France. Elle met en scène une main ouverte, accueillante, d’où s’élance une colombe tenant une branche d’olivier. Ce dessin en lignes continues, presque esquissé d’un seul trait, semble simple à première vue, mais il révèle une profondeur considérable dans son symbolisme. Explorons cette image dans toute sa richesse.

La main ouverte : un symbole d’accueil et de fraternité

La main ouverte dans cette image est l’un des éléments les plus évocateurs. Elle se prête à de multiples interprétations symboliques, chacune portant un message humaniste et profondément ancré dans les idéaux maçonniques. D’abord, cette main incarne l’acte d’offrir, la générosité, et l’hospitalité. Elle est tendue vers l’autre, sans condition, sans jugement. Une main ouverte invite à la confiance et incarne la sincérité, des valeurs fondamentales pour la franc-maçonnerie, où la fraternité entre les hommes se veut être l’un des socles de l’engagement spirituel et moral.

Cette posture n’est pas défensive ; elle n’est ni refermée ni sur la retenue. Au contraire, elle invite le monde extérieur à se joindre à elle. L’absence de dureté dans cette main, son mouvement souple, suggère aussi l’idée de soutien. En effet, la main dans cette image semble soutenir la colombe, soulignant la fonction de guide et de protecteur que la franc-maçonnerie s’attribue face aux crises du monde moderne. Ce geste rappelle ainsi que dans un monde fracturé, les francs-maçons tendent une main vers ceux qui ont besoin de lumière et d’orientation.

La colombe : l’esprit de paix et de liberté

Symbole universel de la paix, la colombe, ici, en plein envol, évoque un espoir qui prend son essor. La branche d’olivier dans son bec est une référence directe à la tradition biblique, où elle représente la réconciliation et la fin des conflits. Toutefois, la colombe dépasse les simples connotations religieuses dans ce contexte. Ici, elle incarne une aspiration à la paix universelle et à l’harmonie entre les hommes, des idéaux que la Grande Loge de France défend depuis sa création.

La colombe, par son mouvement ascendant, symbolise également la liberté de l’esprit. Elle s’élève, portée par un élan invisible, échappant à toute forme de lourdeur terrestre. Cette légèreté suggère que la franc-maçonnerie offre à ses membres, et à l’humanité, la possibilité de s’élever au-dessus des mesquineries de la vie quotidienne, des divisions politiques et sociales, pour atteindre une forme de spiritualité où la fraternité et l’amour du prochain priment.

Il est également intéressant de noter que la colombe ne part pas seule. Elle est intimement liée à la main qui semble la libérer tout en la soutenant. Cette interconnexion renforce l’idée que la paix, la liberté et la fraternité sont indissociables et qu’elles nécessitent un acte de volonté humaine pour se manifester pleinement.

L’esthétique en ligne continue : une métaphore de l’unité

L’illustration est réalisée en une ligne continue, sans rupture visible. Ce choix artistique, loin d’être anodin, suggère que les valeurs de paix, de fraternité et de liberté sont intrinsèquement liées. La ligne unique pourrait aussi être vue comme une métaphore de l’unité humaine, où chaque être est connecté à un autre, formant une chaîne ininterrompue.

Cette ligne fluide, sans discontinuité, exprime également une certaine pureté et simplicité, caractéristiques d’un idéal spirituel élevé. En ne multipliant pas les détails, cette esthétique minimaliste invite à la contemplation. Elle dégage une forme de sérénité, où chaque élément trouve naturellement sa place. Le mouvement de la ligne, fluide et continu, suggère la continuité du chemin initiatique que parcourt chaque franc-maçon en Grande Loge de France. C’est un parcours sans fin, où chaque étape, chaque instant est un pas vers la lumière et la vérité.

L’absence de couleurs : une neutralité universelle

Il est aussi crucial de noter l’absence de couleurs dans cette image. Ce choix de monochromie accentue l’universalité du message. La paix, la fraternité, la liberté, ne sont pas des concepts appartenant à une culture, une nation ou une époque en particulier, mais bien des idéaux intemporels qui s’adressent à tous.

Conclusion : une symbolique profonde et universelle

Cette illustration, bien qu’elle soit simple dans sa forme, véhicule un message puissant et profond. À travers cette main ouverte et cette colombe en plein envol, la Grande Loge de France rappelle ses valeurs fondamentales de fraternité, de paix et de liberté. Le trait continu et minimaliste suggère que ces idéaux sont interconnectés et qu’ils forment un tout indissociable.

L’esthétique épurée de l’image nous pousse à la réflexion : dans un monde souvent chaotique, où les conflits et les divisions semblent omniprésents, la paix et la fraternité ne sont pas des concepts abstraits mais bien des réalités que nous pouvons tous atteindre, à condition de tendre la main et d’agir en ce sens.

En somme, cette illustration est une véritable déclaration visuelle, un appel discret mais puissant à l’unité et à l’humanisme.

L’Appel à la Fraternité

Grande Loge de France8, rue Louis Puteaux 75017 PARIS

À télécharger gratuitement.

Les motards maçonniques Widows Sons aident au relais de la coupe caritative

Dans le cadre d’une collaboration inspirante pour une grande cause, les francs-maçons de Northumberland et la Northumberland Widows Sons Masonic Bikers Association se sont mobilisés pour soutenir l’initiative caritative « Morrisons 54 ». Cette année, l’association caritative créée en l’honneur de la fondation de Morrisons en 1954 se concentre sur la collecte de fonds pour soutenir 54 hospices pour enfants à travers le Royaume-Uni. Le relais symbolique de la coupe, où une coupe est transportée d’un magasin à l’autre pour sensibiliser et collecter des fonds, a attiré l’attention des communautés dans tout le pays.

Pour l’étape du relais entre Alnwick et Amble, les francs-maçons du Northumberland, par l’intermédiaire de leur secrétaire provincial, ont suggéré de faire appel aux Northumberland Widows Sons Masonic, bien connus pour leur dévouement aux œuvres caritatives. Les Northumberland Widows Sons, toujours prêts à donner un coup de main (ou une moto !), ont relevé le défi avec enthousiasme, combinant leur amour de la moto avec leur passion pour le soutien de causes importantes.

Le voyage de la coupe d’Alnwick à Amble a été rendu encore plus spécial lorsque Debbie Clarke, responsable du personnel d’Amble et d’Alnwick, s’est jointe à l’événement. Debbie a sauté à l’arrière d’une moto avec Luke Slucock, président du chapitre des Northumberland Widows Sons, pour aider à transporter la coupe. Leur voyage a non seulement porté la coupe symbolique, mais a également mis en évidence l’esprit de collaboration communautaire et d’action collective qui est au cœur de l’initiative Morrisons 54.

Morrisons 54 se consacre à la lutte contre la faim, au soutien en matière de santé mentale et à l’aide aux communautés défavorisées. En organisant des événements comme le relais de la coupe, l’association rassemble des particuliers et des organisations pour collecter des fonds et sensibiliser à ces causes importantes. Les efforts de cette année visent spécifiquement à aider les hospices pour enfants, l’argent récolté dans le Northumberland étant reversé à l’hospice St. Oswald.

Suite au succès du relais Alnwick-Amble, les motards de Northumberland Widows Sons ont été invités à continuer de soutenir l’étape suivante, en transportant la coupe jusqu’à Morpeth. Debbie Clarke, désireuse de poursuivre sur sa lancée, a rejoint avec enthousiasme les motards une fois de plus pour une autre course, veillant à ce que la mission de l’association se poursuive sans problème et attire l’attention de la communauté locale.

L’implication des francs-maçons de Northumberland et des motards maçonniques des veuves de Northumberland démontre le pouvoir de la collaboration pour soutenir des causes qui comptent vraiment. En réunissant différents groupes, l’initiative caritative Morrisons 54 permet non seulement de collecter des fonds indispensables, mais aussi de favoriser un fort sentiment d’esprit communautaire.

Cet événement met en lumière la manière dont les organisations locales et les individus peuvent travailler ensemble pour faire une différence positive. Que ce soit par le biais d’un relais de coupe symbolique ou simplement en se rassemblant pour une cause commune, l’initiative Morrisons 54 de cette année a montré la force et la générosité des communautés à travers le Royaume-Uni. Avec le soutien de groupes comme les Northumberland Freemasons et les Northumberland Widows Sons, l’avenir s’annonce prometteur pour cette œuvre caritative importante.

La franc-maçonnerie c’est quand même pas mal !

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Tout de suite, pourquoi c’est pas mal quand même ? Une question et une réponse classique que nous connaissons, vu que nous avons été et que nous sommes encore souvent confrontés au questionnement du monde profane sur notre appartenance à la franc-maçonnerie. Une sorte de « marronnier » qui nous est personnel et qui nous poursuit tout au long de notre vie de maçon.

Il est vrai que nous vivons dans la dualité : notre vie profane personnelle et notre vie maçonnique. Je m’adresse ici, dans ces propos, plus aux lecteurs qui n’ont pas de vie maçonnique mais qui souvent nous côtoient et qui parfois cherchent à nous rejoindre. C’est un sujet que, personnellement, j’évoque souvent et auquel je suis sans doute confronté du fait que je ne cache pas mon appartenance à ma confrérie.

Les anecdotes ne manquent pas à ce propos. Dernièrement, un ami qui m’a invité dans son émission portant sur l’humour m’a dit que, depuis qu’il m’avait fait venir, ses collègues pensent maintenant qu’il est franc-maçon alors qu’il ne l’est pas. Ils ne le croient pas quand il cherche à démontrer sa non-appartenance. Un classique, me direz-vous, qui ne porte pas préjudice dans ce cas. Remarquez, ils sont persuadés qu’il a travaillé pour Canal+, ce qui n’est pas le cas non plus.

“Pourquoi ? Vous en doutiez !”

Oui, je dis que la franc-maçonnerie, c’est pas mal quand même, mais avec un certain détachement ou plutôt avec un certain recul. Je trouve et je ressens du bonheur d’avoir laissé entrer ce mode d’être et de pensée dans ma vie personnelle.

Cependant, il y a un « mais » qui me fait dire « c’est pas mal quand même ». Ce n’est pas un doute, c’est plutôt un constat par rapport, parfois, à l’image que nous pouvons donner. Banalités, certes, contre lesquelles nous faisons l’objet d’attaques et de critiques que nous subissons depuis tant d’années.

Quand je me retrouve dans le calme et dans la réflexion, quand je me plonge dans les bases de mon édifice, dans le parcours qui m’a permis de construire mon temple intérieur avec tous les outils mis à ma disposition, alors je me dis que ce « c’est quand même pas mal » est faible en fait par rapport à toute la joie et au bonheur qu’il me donne dans ma vie.

Place à la vidéo de la Minute du Grand René :