dim 25 septembre 2022 - 17:09

Une philosophie « progressive » pour notre temps

                               Parmi le florilège de phrases toutes faites traduisant l’absence de pensée il en est une particulièrement divertissante. Il s’agit de cette déclaration aussi péremptoire que vide de sens : « Je, nous, les homme(s) ou femme(s) de progrès ». Idem avec le qualificatif « progressiste » qui serait la marque intangible d’une personne de qualité. En bref, si l’on n’est pas progressiste, l’on revient au néant d’un obscurantisme dépassé. Voilà autant d’incantations ne voulant pas dire grand-chose, mais que l’on « chante » (n’est-ce pas cela « l’incantation » ?) pour essayer de se convaincre de leur contenu.

Mais il n’y a pas là-dedans, justement, de contenu. Car ce qui fut la caractéristique d’une époque donnée n’est pas, forcément, pertinent lorsque cette époque s’achève ; ou est en voie d’achèvement. Et continuer à seriner ces rengaines est la facilité des intelligences obtuses et courtes, se satisfaisant de certitudes quelque peu obsolètes. Tout autre est l’élan vital s’exprimant dans la multitude des effervescences contemporaines et qui nécessite que l’on sache penser, au-delà d’une idéologie déjà morte.

Il s’agit de la philosophie progressive. Ce qui nous incite à ne pas confondre la démarche maçonnique et l’idéologie « bourgeoisiste ». Celle-là ayant des racines profondes est pérenne, celle-ci liée à un temps donné est éphémère. Sa caducité étant, maintenant, particulièrement évidente. Il nous faut donc approfondir les aspects les plus radicaux de cet « Homo Latomus » intangible, au travers de la chaîne du temps, et retrouvant une actualité incontournable en cette époque postmoderne.

Pour ce faire, il faut accepter de quitter les sentiers battus de la bienpensance raisonneuse et niaiseuse à la fois. Éclairé par le flambeau de la tradition, celui qui sait penser a, dans un même élan, de la conscience et des entrailles. Pour ma part, c’est ainsi que j’ai, toujours, compris l’heureuse conjonction établie par des esprits aussi différents mais non moins aigus que Descartes et Joseph de Maistre, entre le « bon sens et la droite raison réunis » !

                               C’est, en effet, dans le prosaïsme de la vie quotidienne que s’exprime au mieux la perdurance de la tradition. C’est là que se conforte la solidité des us et coutumes. Ce que déjà Aristote : « Exis », ou Thomas d’Aquin : « Habitus », analysaient comme le terreau à partir duquel pouvait croître le vivre-ensemble. Ce qui nous incite à être à la hauteur de cette vie courante racinée dans une immanence qui n’est rien d’autre qu’une transcendance vécue au jour le jour. Et comment cela s’exprime-t-il sinon par l’importance et la continuité des rituels dans la sociabilité humaine.

                               J’ai déjà montré quels étaient les « fondements et formes du rituel », et en quoi ce dernier participait à une indéniable « Conquête du présent » (PUF, 1979). Comment c’était une manière d’affronter le destin et de lutter contre l’angoisse du temps qui passe. Avant d’être le propre de la liturgie, les rituels sont, essentiellement, vécus au quotidien. Ils sont le fondement même de la culture et constituent une sorte de théologie populaire. C’est-à-dire une manière de penser le sacral. Non pas un sacré extérieur, transcendant, mais vécu d’une manière immanente.

Les rituels ne conscientisent pas, ils ne se verbalisent pas, ou alors a minima. Ils sont ineffables. Mais ils ne manquent pas de structurer la communauté. Ils sont bien, en ce sens, cause et effet d’une indéniable religion séculière. Entendons du siècle, de ce monde-ci ! Là encore un accord entre la sagesse populaire, la démarche initiatique et l’esprit du temps.

En effet, les rituels maçonniques, dont l’importance peut varier suivant les obédiences tout en restant essentiels, ne font que traduire cet immanentisme tenace : comment vivre au mieux, avec les autres, ici et maintenant. Ils sont donc, au sens fort du terme, une éthique, c’est-à-dire un ciment assurant, présentement et sur la longue durée, la cohésion sociétale. Cet immanentisme rituélique ressemble quelque peu à un hymne panthéiste. C’est-à-dire à une célébration de cette vie mondaine. Un exercice d’admiration envers la création continue qui est le bel œuvre humain.

Un hymne adressé au « Grand-Être ». Symbole, justement de cette immense « religion séculière » ayant, tout au long des âges, constitué l’humanité. Religion séculière, « entreprise séculière » ou religion de l’humanité (A. Comte), peu importe. Il suffit de rendre attentif à une transcendance immanente constitutive de la communauté humaine. C’est-à-dire, stricto sensu, ce qui dépasse l’individu et rejaillit sur le groupe.

On n’est plus ici dans le « principe de coupure » (Gilbert Durand) qui caractérisa la modernité et culmina dans l’individualisme moral et épistémologique. Principe étant devenu schizophrène en ce qu’il sépare les divers éléments du donné naturel et social : corps/esprit, naturel/culturel, matériel/spirituel. C’est une sorte de complétude qui est en jeu, un holisme vécu au quotidien et qui assure la dignité de l’humanisme authentique. Le plérôme, l’accomplissement que la théologie chrétienne projetait dans l’au-delà, la perfection que les systèmes socialistes repoussaient vers des « lendemains qui chantent », tout cela, pour la sagesse maçonnique peut se réaliser, hic et nunc, dans le cadre de l’échange fraternel.

Là encore, l’âpre leçon de la tradition nous apprend qu’au-delà de l’universalisme quelque peu normatif, et donc, aplatissant, universalisme fleurant bon les XVIIIe et XIXe siècles, et de ce fait tout à fait dépassés, il faut revenir à ce que Aristote appelait « katholon » : l’universalité, ce qui est commun à tous et à tout.  On ne le redira jamais assez, il faut se méfier des « ismes ». Ce sont toujours des manifestations de la peur. L’universalité, ce commun à tous, en se racinant profond dans les modes de vie en appelle à une sagesse incarnée (c’est cela l’humanisme), qui de plus en plus, s’exprime au quotidien. En particulier dans l’intense exigence du vitalisme juvénile.

Sagesse incarnée de l’immanentisme maçonnique, qu’est-ce à dire, sinon l’acceptation de la mort. C’est-à-dire, accepter la vie et donc la mort. Au travers des rituels figurant la mort symbolique, l’homéopathiser, l’apprivoiser et, ainsi, la faire participer à la plénitude de l’existence. Il s’agit bien là d’une spiritualité séculière, ou encore laïque si on donne à ce terme son sens étymologique, c’est-à-dire plénier.

            En effet dans la fidélité à l’esprit hétérodoxe, propre à la pensée maçonnique, et pour continuer ce questionnement essentiel : en quoi est-elle en phase avec l’esprit du temps » et peut donc répondre à ses défis, il faut rappeler que premièrement ce « laïc » vient de laos : le peuple, « laikos », qui appartient au peuple. D’ailleurs dans les monastères médiévaux, le « frère lai » participe à la communauté, fait partie d’un ordre, tout en gardant son statut laïc : il n’est pas prêtre.

                               Étymologie et exemple instructifs, rappelant la dynamique et authentique sensibilité laïque. Et c’est une falsification de son principe originel, quand l’esprit laïque devient dogmatique, intolérant, voire clérical. Il devient laïcisme : idéologie systématique et excluante. Il se caricature en « laïcard » quelque peu fanatique et vitupérant.

            La laïcité hétérodoxe comprend la « république » comme cette res publica, cette chose publique assurant la cohésion de la diversité. Cohésion a posteriori. C’est-à-dire après bien des essais-erreurs, et d’une manière enracinée dans la vie de tous les jours. Par contre le laïcisme orthodoxe continue le combat désuet d’une République Une et Indivisible où l’Etat Providence n’est que la forme profane d’un Dieu unique et intolérant. D’un Dieu guerrier (Deus Sabaoth), éliminant ce et ceux ne se pliant pas à son vouloir souverain.

            La laïcité hétérodoxe, quant à elle, s’emploie à ne rien déifier. Surtout pas les entités ponctuelles (République, Démocratie, Progrès…) qui risquent, rapidement, de se saturer et, dès lors, de n’être que des fantasmes, fantaisies, fantasmagories ou, plus simplement, des fantômes évanescents dont l’existence même mérite d’être mise en question. C’est bien une telle spiritualité laïque qui est, de plus en plus, répandue dans les modes de vie postmodernes et qui, comme telle, nécessite d’être, théoriquement accompagnée. Pour ce faire, l’apport de la tradition est une aide de choix.

                Souvenons-nous ici de Pascal, « vivre dans l’éternel ». Ce que l’on peut comprendre comme étant cette sorte d’instinct animal ou sociétal, c’est tout un, qui va à l’essentiel, et ne se préoccupe pas de l’accessoire. C’est cela « l’apport de la tradition » : voir les choses « sub specie aeternatis ». Reconnaître que l’éternel gît en nous et que nous n’en sommes que les usufruitiers. Et comme le remarque A. Comte, à diverses reprises, cette jouissance même est réglée par les morts : « ce sont les morts qui gouvernent les vivants ».

            Pour admettre cela, il faut se débrouiller les idées. C’est-à-dire, se purger des conformismes logiques (Durkheim). Voilà qui peut permettre de faire la distinction entre le factuel et l’essentiel.

            Se purger des opinions. En particulier des opinions intellectuelles qui sont, toujours, à courte vue, cela ne s’adresse, bien entendu pas aux gens d’imagination. Au petit nombre admettant que l’on n’est pas maître des idées qui naissent en nous. Que celles-ci viennent de fort loin. De ce milieu, naturel, social, territorial où l’on est plongé. C’est à partir de cela que s’élaborent nos jugements et même nos raisonnements. Il n’y a pas d’idées individuelles, car tels des acteurs, plus ou moins bons, plus ou moins mauvais, nous ne faisons que réciter un texte venant de fort loin. Rhétorique sociétale issue de la lente sédimentation qui, de génération en génération, s’est constituée sous le nom de culture.

            Dès lors, parler de tradition, c’est parler d’une dette morale contractée par rapport à ceux qui nous ont précédés. C’est accepter la soumission à l’ordre naturel des choses, qui est éternel, allant de pair avec l’insoumission vis-à-vis de l’ordre politique du monde, qui lui, est ponctuel.

            Cette concaténation avec ceux qui sont passés (soumission) et avec ceux qui oeuvrent (insoumission) actuellement est symbolisée par la « chaîne d’union » ponctuant tous les rassemblements maçonniques : des tenues régulières aux cérémonies funèbres. Rituellement cette chaîne rappelle ce que l’on doit à la société qui nous a façonné et nous a alimenté physiquement et spirituellement. C’est la reconnaissance que l’individu n’est que l’éphémère produit d’une communauté qui, elle, a la solidité du granit. Il faut se reporter au texte dit à cette occasion et à l’intense attention qu’en général il suscite, pour comprendre la dette morale dont il vient d’être question.

            C’est d’ailleurs à partir de celle-ci que l’on peut éviter l’étonnante confusion que l’on fait, habituellement, entre Progressisme et Progressivité. Le naufrage évident d’un rationalisme conquérant et quelque peu paranoïaque, celui du Progressisme arrogant, pensant résoudre l’énigme du « pourquoi » de la vie, incite à plus de prudence. Il conduit à ce discernement, dont on sait le rôle éminent qu’il joue dans et pour l’humanisme, propre à la philosophie progressive. Celle d’une raison sensible, d’un ratio-vitalisme.

Raison sensible, autre manière de dire ce que l’acte de penser doit au corps, aux sens, au territoire et au corps social. Connaissance incarnée, tributaire de l’apparence, c’est-à-dire du physique, de la physique dans laquelle elle se situe. Ce qui n’est pas sans conséquences : politiques ou triviales. N’est-ce point cela qu’induit cette remarque Pascal : « Si le nez de Cléopâtre eût été plus court, la face du monde en eût été changée. »

Constatation de bon sens s’inscrivant bien dans ce qui constitue les assises maçonniques. Ces « constitutions » qu’il faut comprendre comme un ordre architectural : la construction jamais achevée du Temple de l’humanité. Ordre symbolique, venant de fort loin, et que l’on perfectionnera toujours. Construction continue entrant, tout à la fois, en phase avec le désir d’entreprendre qui est, pour ceux qui savent voir avec lucidité, le propre même de l’imaginaire postmoderne. Imaginaire reposant sur l’idée, on ne peut plus simple, qu’il n’y a de croissance qu’à partir des racines.

            Voilà ce qu’est, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la radicalité de la tradition : parce qu’elle se racine profond, elle présente une pensée alternative. Et l’attractivité de la franc-maçonnerie repose là-dessus. Même si, il faut le dire et le redire, de nombreux francs-maçons ne sont pas sensibles, attentifs ou tout simplement conscients de cela. Cette radicalité, à comprendre dans le double sens que je viens de lui donner, est un élément d’importance du trésor maçonnique.

Qu’est-ce à dire sinon que l’on met toujours ses pas dans les pas de ceux qui nous ont précédés. Ou pour le dire, avec concision, autrement, cette belle formule de Joseph de Maistre : « Nos pères ont jeté l’ancre, tenons-nous y ». Ajoutant, dans une étymologie certainement douteuse mais, et c’est suffisant, donnant à penser, que « ancêtres » vient de « ancien » et « être ». Qu’il n’y a donc de plénitude d’être que dans et par les racines constituant tout un chacun et la communauté en son ensemble. Cet auteur si souvent, et à tort, vilipendé doit, il ne faut pas l’oublier, l’élan de sa pensée à ce que fut, fort jeune qu’il était, son initiation maçonnique.

Par-là est soulignée la profondeur du passé, le dynamisme de la mémoire immémoriale. Le Progressisme, on ne peut plus benêt, se fonde sur l’idée que le passé est révolu. Ce qui ne manque pas de faire des progressistes des nigauds sans grande perspective. La démarche traditionnelle, quant à elle, consiste à voir ce que ce passé nous lègue. Et en quoi, de bien entendu, l’on en est tributaire. Non pas en une conception d’un monde figé, mais bien en ce que j’ai nommé l’enracinement dynamique.

Il est, à cet égard, éclairant de voir le succès des produits locaux, des vêtements ethniques, et d’un point de vue sémantique, l’utilisation de termes tels que : territoire, pays, terroir, et autres thématiques déclinant le souci et le désir des racines, pour comprendre l’actualité d’une pensée traditionnelle en général, de la tradition maçonnique en particulier.

En pendant à ses Mythes fondateurs de la Franc-Maçonnerie (Ed. Dervy), Gilbert Durand, anthropologue enraciné par la culture populaire et dans le terroir qui était le sien, rappelle, en une formule gravée dans le marbre d’une connaissance éternelle, que « ce qui a été est encore pour tout phénomène humain fondamental ». Et citant Fernand Braudel il souligne l’importance de ce qui est impermanent, d’une sorte d’immobilité de l’histoire.

Tout cela nous incite à penser que le Progrès brutal et quelque peu dévastateur, celui qui voulait du « passé faire table rase », est une vue tout à la fois grossière et imprudente. Et sur la « longue durée » l’on constate que cela même qui constitue l’inconscient collectif des peuples est fait de fortes rémanences, de perdurances irréfragables, en bref de pseudo-morphoses. C’est-à-dire que ce qui se présente comme nouveauté n’est, en fait que la modulation d’une forme archétypale.

Tradition, initiation (c’est ne l’oublions pas ce qui renvoie à l’initial, à l’origine) qui incite à s’habituer au destin. C’est-à-dire à ce couple fécond, et inéluctable, qu’est la dialogie de la mort et de la vie. Le Progressisme : c’est la prétention de dominer l’Histoire, individuelle et collective, c’est aussi l’ambition de dépasser le malheur et la mort, c’est le cri paranoïaque de la « lutte finale ». La progressivité : c’est au contraire l’acceptation du destin, une homéopathisassion de la finitude, c’est la reconnaissance de la « fosse finale ». En bref, c’est un amor fati. C’est à partir de là que l’humanisme intégral de la tradition maçonnique intègre et enrichit ce que fut le fatum antique, la « Providence » chrétienne, ou même le « Mazzal » juif, toutes choses déclinant le sort, la chance, la « fortuna » donc le destin. Destin pouvant être dynamique. Ce n’est en rien un cul de sac. La sagesse ancestrale le savait bien. Ce que résume, dans L’Énéide, Virgile : « Fata viam invenient », ils trouveront leur route, les destins !

Ces routes, ce sont les « voyages » que la tradition maçonnique fait entreprendre à celui qui sollicite l’initiation. Rappelant la pérégrination fondamentale de cet homo viator qu’est tout un chacun. Route empruntée tout au long de la vie et où l’on s’initie aux arts en général, les arts libéraux, et à l’art de vivre en particulier. Mais, et c’est là où le destin pointe son nez, voyages parsemés d’épreuves. Voyages où bonheurs et malheurs se complètent, en un mixte constant, les uns les autres. Voyages, enfin, où l’on fait l’apprentissage de ce but final qu’est la mort. Au cours des épreuves, cet apprentissage de la mort symbolique est une bonne manière de l’apprivoiser. Là encore sagesse venant de fort loin et promise à un bel avenir !

Michel Maffesoli
Michel Maffesoli, né le 14 novembre 1944 à Graissessac, est un sociologue français. Ancien élève de Gilbert Durand et de Julien Freund, professeur émérite à l'université Paris-Descartes, Michel Maffesoli a développé un travail autour de la question du lien social communautaire, de la prévalence de l'imaginaire et de la vie quotidienne dans les sociétés contemporaines, contribuant ainsi à l'approche du paradigme postmoderne. Ses travaux encouragent le développement des sociologies compréhensive et phénoménologique, en insistant notamment sur les apports de Georg Simmel, Alfred Schütz, Georges Bataille et Jean-Marie Guyau. Il est membre de l'Institut universitaire de France depuis septembre 2008. Il a été initié en 1972,au G:.O:. à Lyon : R:.L:. « Les chevaliers du temple et le parfait silence réunis »

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2 Commentaires

  1. Les rituels ne conscientisent pas, ils ne se verbalisent pas, ou alors a minima. Ils sont ineffables. Mais ils ne manquent pas de structurer la communauté. Ils sont bien, en ce sens, cause et effet d’une indéniable religion séculière. Entendons du siècle, de ce monde-ci ! Là encore un accord entre la sagesse populaire, la démarche initiatique et l’esprit du temps.

    J’ai apprécié votre Planche… Premier temps: la laïcité est un « problème » français… pour moi, travaillant en Suisse, éduquée catholique, il y a longtemps que j’ai séparé les notions Dieu et les religions… donc pas de besoin de laïcité en Loge, seul endroit où les rencontres sont possibles entre SS et FF de tout horizon.
    Deuxième temps: en reprenant le paragraphe ci-dessus, si je vous dis que vivre le Rituel consciemment, de penser à ce que nous disons, ce que nous faisons, contribue d’une manière essentielle à notre propre développement, à notre propre vie intérieure pour être en harmonie avec les autres…
    Nous ne sommes pas des robots venant jouer une pièce de théâtre et boire un verre…
    Qu’en pensez-vous ?

  2. Il est temps de nous rappeler que l’être humain n’est pas qu’une tête pensante en permanence, mais « un corps-esprit »! Sans le corps, pas d’esprit!. Sans « la gestuelle », pas de rituels!
    Le sang qui circule en nous, de la tête aux pieds, est notre « cerveau mobile ».

    En ce sens, ce n’est pas un hasard si les Anglais, « inventeurs » de la franc-maçonnerie, ont été pionniers dans le tir à l’arc et le golf, des sports de précision, alliant précisément le corps et l’esprit.

    Les français, eux, ont popularisé la pétanque, qui de jeu est devenu un sport également.

    A pratiquer, sans modération…pour ne pas perdre la boule!

    Gilbert Garibal

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